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 The Golden age [Lilly & Klem]

Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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3 mai 2008

Klem s'était arrêté dans un bar. Il ne savait pas son nom et ça n'avait pas vraiment d'importance en fait. Il s'était dit que ça aurait pu être sympa d'aller voir Roy mais ce n'était pas de cette compagnie là dont il avait besoin. Il avait donc stoppé dans le premier bar qui avait croisé sa route. Il aurait bien rejoint Valery à l'appartement mais il n'y était pas. Donc pas de câlins pour ce soir. Il était étrangement frustré. Ce n'était pas une frustration physique comme il avait déjà pu en avoir. Non, là c'était plus profond. C'était comme si son esprit ne pouvait plus s'empêcher de penser à lui. Il avait un peu espéré que leur relation deviendrait... différente, que Valery serait quand même plus avec lui. Mais en fait non, rien n'avait changé sauf que des fois, ils se disaient "je t'aime". Finalement, Klemens avait plus ou moins eu ce qu'il voulait. Seulement, il avait l'impression que ça ne suffisait pas. Et ça le perturbait et ça le frustrait.

Pourtant, il avait fait des efforts lui, il avait été moins voir ses amants. Il avait même prévenu Alceste. Mais il se rendait compte que ses efforts ne servaient à rien. Donc finalement, il allait revenir à ses bonnes vieilles habitudes. Val ne faisait rien de son côté, pourquoi devrait faire des concessions ? Ce fut donc dans cette optique qu'il pénétra dans le bar avec pour mission de ne pas repartir seul. Le seul hic, c'est qu'il eut beau se mettre au comptoir tout seul avec un verre devant lui, il n'arrivait pas à trouver une personne digne de son intérêt. Autrefois, il n'aurait pas chipoté mais il n'arrivait pas à se sentir réellement attiré. Ni par cette jolie brune là-bas, ni par l'autre beau gosse à l'autre bout de la pièce.

Il poussa un soupir et vida son verre d'une traite avant d'en commander un autre. Ce n'était peut-être pas très conseillé de dépenser son argent comme ça. Il n'avait toujours pas retrouvé de boulot fixe. Roy l'aidait comme il pouvait en lui donnant du travail, il se doutait qu'il ne lui donnait pas les plus salissants mais il rapportait suffisamment pour qu'il puisse payer le loyer de l'appart et ses potions. Même si concrètement, après ça, il ne lui restait plus rien. Mais il n'avait pas envie de penser à ses problèmes financiers, il n'avait envie de penser à rien. Juste oublier tout son entourage dans une douce torpeur embrumée aux senteurs entêtantes d'un quelconque parfum fleuri ou sucré peu importait.

Son regard tomba alors sur une jolie chevelure blonde. Elle lui rappelait un peu celle de Val. Lorsque la jeune fille tourna le visage dans sa direction un sourire s'étira sur ses lèvres. Il n'y avait aucune raison qu'il ne profite pas de la vie non plus. Val ne se gênait pas lui, il allait en faire de même. La jeune femme lui semblait tout à fait charmante. Il était certain de passer un très bon moment. Il embarqua son verre et se dirigea vers la jolie blonde. Il posa son verre sur la table et posa son regard charmeur sur elle, un sourire engageant aux lèvres.

"Bonsoir, je peux m'asseoir ?"

Il fit volontairement ressortir son accent. Il avait remarqué que ça marchait plutôt bien avec les gens l'accent. Rien que sur Alceste par exemple et il était sûr que Valery n'y était pas insensible non plus. Il allait falloir qu'il arrête avec Valery maintenant. Il n'était pas le centre de son monde et c'était hors de question qu'il le devienne.


Klemens Dabrosky
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Lilly poussa la porte d’un bar en soupirant. Elle adressa un sourire au gérant, avant de s’installer seule à une table. Elle commanda un whisky avant de se caler contre le dossier de sa chaise, éreintée par la journée qu’elle venait d’avoir. Elle avait passé une nuit abominable, et s’était réveillée à chaque heure. Sa journée n’avait pas contribué à améliorer son humeur, et elle s’était forcée à sortir un peu dans la soirée, pour se changer les idées, mais n’était pas certaine de rester bien longtemps. Le temps de boire un verre, songeait-elle en ramenant ses cheveux blonds sur une épaule, alors qu’un serveur apportait sa consommation. C’était un peu triste, de venir seule dans un bar, et de boire seule. Pourtant, elle avait essayé d’avoir de la compagnie, pour passer cette soirée, mais en vain. Charlotte était de garde, Daniel et Izzie sortaient dîner au restaurant ensemble, et elle n’avait pas eu envie de se joindre aux autres Oubliators, au Circée. Aussi, elle était entrée dans un bar qu’elle aimait bien, et s’était décidée à prendre un verre, puis de rentrer directement chez elle.

Un verre, et seulement un, se rappela-t-elle alors qu’elle avalait une gorgée de sa boisson. Elle devait se lever demain, pour travailler, et elle préférait ne pas arriver au QG avec une gueule de bois. Et puis, Lilly se connaissait bien, à chaque fois qu’elle buvait trop, elle faisait de mauvaises expériences. Elle embrassait Eliott, elle trompait Jensen avec Adonis… En quelques mots, elle n’avait plus vraiment de jugement en matière d’homme lorsqu’elle était ivre. Enfin, il fallait se demander si elle en avait un lorsqu’elle était sobre, songea-t-elle avec une pensée pour son ancien amant, qu’elle n’avait pas vu depuis des mois, et dont elle digérait encore l’annonce du mariage.

Toutes ses bonnes résolutions s’envolèrent lorsqu’elle sentit un regard peser sur sa nuque. Elle tourna légèrement la tête pour apercevoir un jeune homme assit au bar, qui regardait dans sa direction. Elle lui adressa un léger sourire avant de reporter son attention sur son verre, en reprenant une gorgée. L’inconnu finit par se lever pour se diriger vers elle, et Lilly ne sut pas dire si elle en était heureuse ou non. Elle décida de laisser les choses se passer, et lui adressa un petit hochement de tête lorsqu’il arriva à sa hauteur.

« Oui, bien sûr ! » répondit-elle lorsqu’il lui demanda s’il pouvait s’asseoir.

Elle l’observa quelques instants et nota son accent étranger. Pour quelqu’un qui avait beaucoup voyagé comme Lilly, c’était toujours une expérience de rencontrer une personne qui venait d’un pays différent du Royaume-Uni. Cependant, l’accent ne lui disait rien. Un pays de l’est, peut-être, songea-t-elle.

« Lilly Callaghan, enchantée. » se présenta-t-elle en offrant un sourire à l’inconnu en face d’elle.

Elle n’avait pas fréquenté beaucoup d’hommes, depuis sa rupture avec Jensen. Elle s’était éloignée de Leopold, et n’avait pas eu envie de voir quelqu’un. Cette tristesse – ou plutôt cette mélancolie – l’avait dissuadé de fréquenter un homme. Il y avait eu quelques histoires d’un soir, qui la laissaient pensive, presque un peu honteuse.

« Excusez-moi, on doit sûrement vous poser souvent la question mais… Vous êtes originaire d’où ? Votre accent n’a pas l’air très anglais. » lança-t-elle en vrillant son regard dans celui de son interlocuteur.


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

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- Eluard

Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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La jeune femme lui offrit un joli sourire ce qui termina de le mettre en confiance. Il le lui rendit et termina de s'installer face à la jolie blonde qui se présenta. Ses lèvres s'étirèrent davantage. Lilly, ce n'était pas trop difficile à prononcer, c'était simple et joli. Il n'eut pas le temps de se présenter qu'elle lui demandait déjà de quelle origine il était. Il se permit un léger éclat de rire avant de reporter son attention sur Lilly.

"En effet, je ne suis pas anglais. Je viens de Pologne. Klemens Dabroski, pour vous servir."

Il inclina légèrement la tête pour effectuer une petite courbette un peu ridicule pour singer les manières des nobles. Il redressa la tête et lui retourna un sourire éclatant de malice. Il aimait rire, il était là pour s'amuser et il ne penserait pas à Valery ce soir. Il penserait juste à la jolie blonde qui lui tenait compagnie. Il était heureux de ne pas être seul.

"J'imagine que vous êtes anglaise. Dites moi si je me trompe."

Il esquissa un léger clin d'oeil, il ne pensait pas se tromper, il était même plutôt certain de son coup. Une blonde au teint de porcelaine. Elle aurait très bien pu être d'origine nordique mais elle n'avait aucun accent qui l'indiquait. Pas la moindre petite trace d'accent non anglophone.

"Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je déteste la solitude."

Son regard se fait un peu plus intense. Il évite toutes les questions professionnelles ou trop personnelles. Il se moque de savoir si elle est en couple ou dans une relation difficile. Il veut juste l'amener à se détendre et à passer un agréable moment en sa présence. Il parle beaucoup pour ne rien dire dans ce genre de situation et il pousse généralement à la consommation d'alcool. Il ne sait pas si il devra y avoir recourt avec Lilly, elle a l'air assez réceptive pour qu'il ne parte pas dans des extrêmes d'ingéniosité pour la faire craquer. Il n'a pas vraiment envie de le faire non plus.


Klemens Dabrosky
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Lilly hocha la tête lorsque l’inconnu en face d’elle se présenta comme étant Polonais. Elle n’était jamais en Pologne, songea-t-elle, ni dans aucun pays à l’est de l’Europe. Depuis quelques temps, son envie de voyager était revenue, plus forte que jamais. Mais la jeune femme savait que ce n’était pas raisonnable, qu’elle ne pouvait partir comme ça, du jour au lendemain, en laissant derrière elle son travail. Après son mariage, elle avait pris un congé pour partir à l’étranger quelques temps. Elle avait ressenti le besoin de s’éloigner, de partir de l’Angleterre qui lui pesait, l’étouffait. Elle avait eu l’impression d’être enserrée dans un étau, après l’échec de son mariage. Alors elle était partie – partie pour ne plus croiser Jensen au ministère tous les jours, partie pour ne pas faire face au regard de sa mère, partie pour pouvoir exprimer sa tristesse sans retenue. Si c’était elle qui avait mis fin – et pas de manière la plus délicate qui soit – à son mariage, elle avait senti quelque chose se briser en elle, lorsqu’elle était rentrée chez elle, après avoir abandonné Jensen devant l’autel. Ca avait été le retour à la réalité, après des mois de déni, de silence, de fuite. Parce que la réalité, elle se l’était prise en pleine figure, et ce n’était jamais agréable. Divorcée avant même d’être mariée, privée de son meilleur ami, emplit de regrets et d’amertume, amante d’un homme qui avait l’âge d’être son père. Lilly sentit un sourire ironique poindre sur son visage. Elle le masqua en portant son verre à ses lèvres, avant de reporter son attention sur le dénommé Klemens.

« Effectivement je suis anglaise. » confirma-t-elle en hochant la tête.

Ses origines n’avaient rien d’exotiques – sa famille vivait en Angleterre depuis plusieurs générations. D’ailleurs, sa blondeur et son teint pâle l’indiquait clairement. Elle s’apprêtait à continuer la conversation, lorsque le jeune homme lâcha une phrase qui eut don de la faire sourire. Elle baissa les yeux vers son verre, secouée d’un petit rire.

« Ce n’est pas très original. » lança-t-elle en relevant la tête, vrillant un regard malicieux dans celui de Klemens.

Elle avait rencontré plusieurs hommes, ces derniers mois. Dans des bars le plus souvent, comme Adonis Greengrass pour ne citer que lui. Elle avait ainsi remarqué que l’approche des hommes étaient souvent la même. Parfois, elle se laissait prendre au jeu, parfois non. Ce soir, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle recherchait auprès de Klemens.

« Je suis censée vous dire que je déteste la solitude également, vous me proposerez ensuite de « rassembler nos solitudes » ou de nous « tenir mutuellement compagnie » avec un clin d’œil suggestif qui correspond bien à la situation, je me trompe ? » poursuivit-elle avec candeur.

Elle ne savait pas ce qu’elle faisait non plus, à vrai dire. Elle termina son verre en une gorgée, et indiqua au serveur de lui en apporter un autre. Lilly observa ensuite Klemens, un léger sourire sur le visage.

« J’accepterais, donc, et vous me demanderez si je souhaite trouver un endroit un peu intime pour finir cette « conversation ». J’ai tort ? » demanda-t-elle en riant, avant de remercier le serveur qui lui apporter un nouveau verre. Elle le porta à ses lèvres. « Je ne suis pas si novice que ça. » lança la jeune femme en haussant les épaules.

Elle soupira, un sourire toujours affiché sur le visage. Puis se penchant légèrement au dessus de la table, elle vrilla son regard dans celui de Klemens.

« Donc, oui, je déteste la solitude. » conclut-elle, secouée d’un petit rire, en posant une main sur l’avant-bras du jeune homme.


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Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Klem hoche légèrement un petit sourire aux lèvres. Il a vu juste pour la nationalité de la jeune femme. Il va un peu plus loin dans la démarche sans réellement savoir ce qu'il fait. C'est plus un automatisme qu'un réel désir. Mais il ne peut pas s'en empêcher, les vieilles habitudes reprennent toujours le dessus. Toutefois, il ne s'attend pas à la réponse de son interlocutrice. Il écarquille les yeux de surprise avant d'éclater de rire. Il s'est fait avoir et il le reconnait. Cette Lilly est très forte et très intéressante. Loin de toutes ses autres filles qui se seraient sans doute laissées prendre et avec qui au final, il aurait passé un bon moment sans plus.

"Je reconnais que je manque d'originalité."

Il retrouve son sérieux et commande un deuxième verre en même temps que la jeune femme. Il semble qu'elle n'a pas terminé d'expliquer les techniques peu subtiles des hommes en matière de drague. Son sourire s'agrandit lorsqu'elle pose sa main sur son bras et qu'elle conclue en donnant son accord pour passer un peu de temps avec lui. Il pose sa main sur la sienne sans quitter son regard des yeux.

"Hum... il me semble que maintenant je dois dire un truc du genre... "Nous pouvons nous tenir mutuellement compagnie alors." Dites moi si je me trompe. Je recommencerais."

Il cligne de l’œil de façon subjective avant d'esquisser un sourire qui démontre son amusement. Et soudain, ce n'est plus seulement une soirée pour essayer de rendre Valery moins important dans sa vie. C'est juste un moment plaisant à passer en compagnie d'une jeune femme tout à fait plaisante. Il ressent le besoin de faire plus ample connaissance, il ne veut pas que la soirée termine trop vite sauf si c'est ce que Lilly souhaite évidemment.

"Je dois reconnaître que c'est la première fois que je me fais démasquer. Ou alors d'habitude les femmes ne relevent pas mon manque de subtilité."

Il rit doucement et plonge ses lèvres dans son verre. Il n'a pas lâché son interlocutrice des yeux.

"Alors si ça ne vous dérange pas. Expliquez moi comment m'y prendre pour éviter d'utiliser la même approche que tous les autres. Mon objectif désormais est de convaincre les non-novices."

Petit sourire mutin et clin d'oeil complice. Il espère que Lilly s'amuse autant que lui, il s'en voudra si ce n'est pas le cas.


Klemens Dabrosky
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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« Réunir nos solitudes. » corrigea Lilly avec un sourire amusé aux lèvres lorsque Klemens lui proposa de se tenir mutuellement compagnie. « C’est plus poétique. Et un peu ridicule. » rajouta la jeune femme après quelques secondes de réflexion. « Mais ça plait aussi. »

La soirée prit tout de suite un tournant plus amusant. Ils n’étaient plus un homme et une femme qui se faisaient des avances, mais deux inconnus qui plaisantaient sans vraiment se connaître. Et c’était agréable, songea-t-elle en offrant un clin d’œil au jeune homme en face d’elle. Il ne la connaissait pas – ni elle, ni son passé. C’était reposant, de pouvoir repartir à zéro avec quelqu’un qui n’avait pas fait parti de son passé. Elle se sentait tout de suite plus encline à rire, à plaisanter.

Elle fut justement secouée d’un rire lorsque Klemens lui avoua que c’était la première fois qu’il se faisait démasquer. Elle hocha la tête, masquant son sourire en portant son verre à ses lèvres. Combien de fois s’était-elle laissé prendre au jeu, elle aussi ? Combien de fois avait-elle affirmé que la solitude la dérangeait, dans le seul but de ne pas rentrer seule le soir ? Souvent – peut-être trop souvent, considérant qu’elle était fiancée à ce moment-là. Aujourd’hui, elle avait eu envie de discuter, de faire traîner les choses. Et, à son plus grand plaisir, Klemens était rentré dans son jeu.

« On ne voudrait pas blesser vos égos d’hommes forts, virils, et puissants… » le taquina-t-elle, alors qu’il affirmait que d’ordinaire, les femmes ne relevaient pas son manque de subtilité. « Je suis ravie d’être la première à vous  en faire la remarque, alors. »

Elle avala une gorgée de sa boisson, vrillant son regard dans celui de son interlocuteur. Elle lui sourit, avant de l’écouter lui demander des conseils pour approcher des femmes avec originalité. Cette requête lui tira un éclat de rire. Elle reprit ensuite son sérieux, avant de lui donner son accord avec une fausse gravité.

« Il faut que tu sois inventif ! » s’exclama-t-elle, passant sans même s’en rendre compte du vouvoiement au tutoiement. « Et évite d’utiliser la même technique avec toutes les femmes, c’est comme ça que les clichés sont créés… » conseilla-t-elle en faisant tournoyer doucement l’alcool dans son verre. « Et ne propose jamais à une femme de « continuer cette conversation dans un endroit plus intime » dès la troisième minute de conversation. C’est rabaissant. » commenta-t-elle en terminant son verre.

Elle eut un sourire en coin, et observa longuement Klemens.

« Je ne sais pas comment draguer une femme. Mais si tu fais preuve rien que d’un tout petit peu de subtilité, ça changera des gros lourds qui peuvent nous accoster dans la rue. Et puis la politesse, sans en rajouter des tonnes, c’est toujours bien, aussi. Etre inventif, c’est le mot d’ordre. Ça plait, forcément. Et si c’est un peu ridicule, tant pis ; le ridicule fait rire. »  

L’alcool était en train de lui monter à la tête, et son discours était de plus en plus décousu.

« Par contre, le truc de l’accent polonais… Ça fonctionne. » elle eut un petit rire. « Je ne sais pas pourquoi, mais ça fonctionne toujours. »

Les français avaient toujours aimé son accent, lorsqu’elle était en voyage là-bas.

« Alors… » commença-t-elle avec un regard malicieux, en glissant sa main dans celle du jeune homme. « On recommence ? »


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Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Le sourire de Klem s'agrandit lorsque Lilly le reprend. Il étouffe un rire et secoue légèrement la tête amusé.

"C'est sûr que "Réunir nos solitudes", ça change tout. On sent la profondeur de la phrase."

Il esquisse un nouveau sourire avant de boire une gorgée de sa boisson. Il reporte son attention sur la jeune femme et l'écoute prodiguer des conseils. Et il explose de rire lorsqu'elle parle de leurs ego. Si elle savait. Il y a bien longtemps qu'il a perdu le sien en ce qui concerne ce genre d'activité. Mais il est heureux que Lilly ne sache rien de son passé chargé. Une personne qui ne connaît rien de ses secret, de son état lycanthropique, de ses meurtres, de sa débauche. Cela change. Il a l'impression qu'on ne le juge pas ou que l'on n'a pas pitié de lui pour une fois et c'est agréable. Il sait bien que Roy et Valery s'inquiètent pour lui. Qu'ils ont passé un espèce de pacte pour qu'il ne se sente pas seul et pour le materner. Mais parfois, ça l'étouffe. Il sait bien que c'est lui qui est en recherche d'affection et qui a peur d'être rejeté mais cela n'empêche pas que parfois, il aime la solitude et il apprécie qu'on ne cherche pas à le ménager.

Il joue avec son verre pendant que Lilly lui explique comment il doit s'y prendre. Il note l'inventivité. Il sait parfaitement que le "allons ailleurs" au bout de trois minutes est lourd mais parfois, c'est justement ce qu'elles recherchent. En fait, pour lui, le secret c'est l'adaptabilité. Il fait mine de suivre très sérieusement et hoche la tête d'un air concentré, à la limite de la crispation. Et reperd son sérieux quand la jeune femme évoque son accent qui fonctionne. Il esquisse un sourire charmeur.

"C'est ma petite botte secrète et j'ai même pas à me forcer vu que je l'ai pas complètement perdu."

Et ne le perdra sans doute jamais complètement. Il aime s'en servir, il lui a sauvé la mise plus d'une fois. Son sourire s'agrandit lorsque la jeune femme pose sa main dans la sienne. Il referme ses doigts dessus et commence à caresser doucement sa paume du bout du pouce sans la lâcher du regard.

"Oui, recommençons."

Il se racle la gorge, prend un air faussement sérieux et relève les sourcils en une marque de séduction complètement nulle juste pour faire rire Lilly. Il esquisse un sourire et plonge son regard dans le sien avant de retrouver son accent très prononcé.

"Bonsoir. Moi demande pardon à vous mais je pas très bien connaître ici. Vous aidez moi peut-être ? Ici, personne ami de moi. Peut-être nous parler et vous apprendre mieux anglais à moi ?"

Petit sourire penaud et regard de chien battu. Ca marche à chaque fois, il le sait. Il ne peut donc pas retenir son sourire légèrement victorieux.

"Alors ? Conquise ?"


Klemens Dabrosky
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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« Exactement. » approuva Lilly, un sourire malicieux aux lèvres, lorsque Klemens insista sur la profondeur de l’expression « réunir nos solitudes ». C’était parfaitement la phrase qui avait tendance à la faire fuir… ou éclater de rire. Pour elle, c’était le stéréotype même de l’homme des séries pour adolescents qu’elle avait regardé, plus jeune, avec Charlotte.

La jeune femme joua quelques instants avec son verre, le regard plongé dans celui de Klemens. Elle se sentait légère – bien plus qu’elle ne l’avait été ces derniers temps – et avait envie de rire continuellement. Il y avait bien longtemps qu’elle ne s’était pas détendue ainsi, autour d’un verre, avec un homme qu’elle ne connaissait pas. Et, avec Klemens, elle avait l’impression que c’était encore différent de ses autres rencontres, dans ces autres bars. Il n’y avait pas de pression, ni la nécessité d’échanger des regards suggestifs, des paroles tendancieuses. Il s’agissait simplement d’un bon moment, entre deux inconnus. Ce soir, elle n’était plus Lilly Callaghan, celle qui avait quitté son fiancé à leur mariage, celle qui l’avait trompé. Elle n’était plus cette femme qui avait été dépressive, lorsqu’elle était revenue de l’étranger. Elle était simplement une fille dans un bar. Quant à Klemens, elle ne le connaissait pas, n’avait jamais entendu parler de lui – tout comme lui n’avait jamais entendu parler d’elle. Il était simplement un homme dans un bar.

Et c’était agréable, cet anonymat, c’était reposant, songea Lilly en baissant les yeux vers leurs mains enlacées. Elle releva le regard lorsque Klemens accepta de recommencer son approche. Silencieuse, elle hocha la tête, et l’observa, les sourcils légèrement haussés, avant de commencer à rire face à sa mimique. Rire qui redoubla lorsque Klemens prit la parole et accentua tellement son accent que cela en devenait risible. Lilly se força à le regarder dans les yeux, avant de secouer la tête de gauche à droite lorsqu’il lui demanda si elle était conquise, avec un sourire victorieux sur le visage. D’une certaine manière, elle était reconnaissante envers lui de la faire autant rire, alors qu’il ne le connaissait pas – de prendre le temps de parler avec elle, de plaisanter.

« Malheureusement, non… » souffla-t-elle doucement en se penchant légèrement par-dessus la table.

Elle laissa passer quelques secondes, durant lesquelles elle l’observa attentivement, sensible au charme que le jeune homme dégageait.

« Il faudra revoir tout ça… » lâcha-t-elle alors, avec un sourire aux lèvres. « Mais ne le prend pas personnellement, c’est rare, d’y arriver du premier coup ! » le taquina-t-elle.

Elle s’interrompit alors, s’interrogeant sur la suite de la soirée, sur ses envies. Elle hésitait, mais avait envie de prolonger ce moment avec Klemens – et aucunement de retrouver son appartement calme et silencieux. La jeune femme se mordilla distraitement la lèvre inférieure, posant un regard interrogateur sur son interlocuteur. Et pourquoi pas ? songea-t-elle. Si elle se sentait bien, si elle en avait envie, si elle était sûre de son choix. Oui, mais après ? Eh bien, après, elle aviserait, décida-t-elle alors qu’elle sentait un sourire naître sur son visage.

« Heureusement que ce n’est pas la seule façon de conquérir une femme… » murmura-t-elle, avant de glisser une main derrière la nuque de Klemens, et de capturer ses lèvres.

Elle laissa le baiser se prolonger, expérimentant la sensation de ses lèvres contre les siennes, qu’elle trouva plaisante. Lilly finit par rompre l’étreinte, et se recula pour sourire au jeune homme, avant de finir d’une traite son verre, sans le lâcher du regard.


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Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Le rire de Lilly est comme une musique à ses oreilles et son sourire s'agrandit légèrement. Il ne sait pas depuis combien de temps il se sent tendu, pris au piège dans un océan de malheur qui s'enchaîne les uns sur les autres mais il est indéniablement tendu. Il y a d'abord eu les révélations de Jacek, puis la pleine lune et enfin l'annonce de la maladie de Valery. Toutes ces choses qui pèsent sur son quotidien sans qu'il ne s'en rende réellement compte. Toutefois, cela ne semble plus avoir d'importance alors qu'il discute paisiblement avec la jeune femme. Il s'amuse réellement et passe un agréable moment. Bien sûr, il aime Valery de tout son coeur, de toute son âme et si il venait à le perdre il serait anéanti mais le danseur est aussi devenu un sujet d'inquiétude permanent. Et ce soir, il ne veut pas s'inquiéter, il veut juste redevenir celui qu'il était avant, l'insouciant, celui qui enchaînait les nuits d'un soir sans histoire.

Il sent l'excitation le parcourir alors que Lilly se penche sur la table pour approcher son visage du sien. Son sourire s'agrandit et il éclate de rire lorsqu'elle avoue ne pas avoir été convaincu par son petit numéro. Ce n'est pas étonnant, il a surjoué volontairement. Il hausse un sourcil interrogateur alors qu'elle lui suggère de revoir tout ça et explose de rire à nouveau alors qu'elle décrète que la perfection ne s'obtient pas au premier essai.

"Je suis déçu quand même. Je pensais que tu tomberais directement sous mon charme."

Il esquisse un moue boudeuse avant de plonger son regard dans celui de la jeune femme et d'étirer ses lèvres en un sourire légèrement charmeur. Il aperçoit son mordillement de lèvre et son sourire s'agrandit, c'est souvent un bon signe les petits mordillements. Il peut sentir le changement d'attitude dans le regard de Lilly et son sourire s'efface légèrement alors qu'il rapproche son visage du sien sans réellement s'en rendre compte. Il la laisse glisser une main derrière sa nuque et lui rend son baiser. Le prolongeant. Il passe une main dans ses cheveux qui glisse lentement sur sa joue lorsqu'elle se recule. Il laisse apparaître un petit sourire satisfait sur ses lèvres alors que ses yeux brillent d'une lueur amusée.

"Et si nous allions continuer cette conversation dans un lieu plus intime."

Son sourire s'agrandit davantage alors qu'il porte son verre à sa bouche pour le vider dans une fausse nonchalance parfaitement masculine.

"Je suggère qu'on aille chez toi. Mon appartement est beaucoup trop en bazar pour accueillir qui que ce soit."

Il craint surtout de tomber nez à nez avec Valery et de mettre Lilly dans une position inconfortable. Il doute que Val lui fasse une crise de ménage alors que lui même ne se prive pas pour aller voir ailleurs. Et c'est en quelque sorte la close de leur contrat, pas de prise de tête entre eux. Mais il se sent tout de même mal à l'aise à l'idée d'emmener Lilly dans leur appartement surtout si il peut l'éviter. Il esquisse un léger sourire et repose son verre vide sur la table sans lâcher la jolie blonde du regard, attendant une réponse de sa part.


Klemens Dabrosky
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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« C’est désespérant ! » se moqua Lilly lorsque Klemens lui proposa de continuer leur conversation dans un lieu plus intime. « Autant me demander immédiatement de… » commença-t-elle avant de finir sa phrase en lui murmurant au creux de l’oreille.

La jeune femme se recula alors, contemplant l’homme qu’elle venait de rencontrer. Encore ? se demanda-t-elle. Allait-elle encore se laisser séduire par le premier homme qu’elle rencontrait, dans un bar ? Allait-elle encore le ramener chez lui, passer une nuit avec lui, et le quitter le lendemain matin ? Oui, décida-t-elle en souriant à Klemens. Mais parce que cette fois, elle sentait que c’était différent des autres fois. Elle ne savait pas pourquoi, mais quelque chose chez Klemens lui plaisait, quelque chose qui faisait qu’elle avait envie de passer la nuit avec lui, mais qu’elle avait également envie de devenir son amie. Et puis, ils avaient passé une bonne soirée, jusque là, Lilly ne voyait pas pourquoi cela devrait s’arrêter ainsi…

« Mon appartement, c’est parfait. » approuva-t-elle, sans le lâcher des yeux, une lueur de défi dans le regard.

Elle finit son verre d’une traite et le reposa sur la table, avant de décrocher un clin d’œil à Klemens. La jeune femme se leva ensuite, tituba légèrement, et fouilla dans son sac à la recherche de monnaie pour payer ses consommations. Elle compta les pièces qu’elle avait au creux de la main, puis les laissa sur la table, avant d’attraper la main du jeune homme pour le conduire dehors.

« Ca a peut-être marché cette fois. » commença-t-elle, une fois à l’extérieur du bar. « Mais sache que ça ne fonctionne pas avec toutes les femmes ! » expliqua Lilly, son ton sérieux contredit par son sourire en coin. « Va falloir que tu continues à t’entraîner. » souffla-t-elle en se hissant sur la pointe des pieds pour embrasser Klemens.

Elle lui saisit la main avant de le faire transplaner dans l’appartement dans lequel elle venait d’emménager. Son chat miaula lorsqu’ils arrivèrent – visiblement réveillé par le bruit qu’ils faisaient – avant de déguerpir après avoir fixé le nouvel arrivant. Lilly haussa les épaules, et reporta son attention sur Klemens. Elle posa ses lèvres sur les siennes, et commença à le déshabiller. Une fois encore.

RP terminé


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

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The Golden age [Lilly & Klem]

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