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 Le monstre aux yeux verts [Klemens]

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9 mai, appart de Val et Klem

Finalement Valery rentre un peu plus tard que prévu. Il avait signifié à Klemens qu'il comptait se coucher tôt, inquiet de sa grosse journée de demain. Mais il trouve toujours que c'est une épreuve, se détacher des bras d'Irina. Ce début de mois est celui de la nostalgie sentimentale, il semblerait. Il a renoué avec trois personnes de son passé lointain en peu de temps et elles flottent dans son esprit comme des petits rappels réguliers. Lui qui a toujours plutôt compté sur sa capacité à nouer des liens rapidement avec les inconnus... Probablement qu'il y a des périodes, comme ça. Un anniversaire, peut-être ? Il y a bien eu celui de la défaire de Voldemort le 2 Mai... Après tout, il était à Poudlard à ce moment-là. Oui, cela doit forcément raviver un certain saudad dans le cœur des gens qui étaient élèves. Et même sans cela, ses années Poudlard ont toujours une place particulière, éminemment exceptionnelle dans son cœur. La plus grande école magique de Grande-Bretagne, rien que ça. Il peut râler contre son système et sa rigidité tout ce qu'il veut... Enfin. La nostalgie n'excuse pas tout ce qui a pu se dérouler pendant ces entrevues. Enfin. Bon.

Tout cela mis à part, Valery est toujours content de rentrer chez lui. A présent que c'est chez "eux" et que "eux" signifie "Klemens et moi". Petit sourire bête alors qu'il laisse l'ascenseur le mener à son étage - car si Valery apprécie le transplanage, il apprécie encore plus apparaitre sur le toit et redescendre par l'ascenseur après avoir regardé le ciel nocturne de Londres. C'est une sorte de petite mégalomanie personnelle. Et il est beau son ascenseur, voila - et qu'il repense à certains épisodes de leur nouvelle relation, à lui et Klem. S'avouer leur amour a été la chose, au final, la plus facile du monde, et si elle a entrainé une longue discussion fatigante, elle a aussi beaucoup apaisé leurs relations. Il voit moins Roy, ces derniers temps, aussi, et c'est... Pas plus mal. Surtout que lorsqu'il le croise, une seule phrase tourne dans la tête de Val et menace de sortir. "j'ai couché avec ta soeur-euh". Jusqu'à présent, il a réussi à se retenir. A ce stade-là, avec le trafiquant, c'est plus du à un bon instinct de survie qu'à quoi que ce soit d'autre.

Il pousse les clés dans la serrure, se demandant si Klem est chez eux, ou s'il dort. Est surpris de trouver porte non verrouillée et la pousse distraitement. Une petite musique de Delibes lui tourne dans la tête depuis quelques jours, depuis qu'il a fait visiter l'AMEA à Sasha et qu'ils y dansaient Coopélia. Ca aussi a contribué grandement à sa nostalgie, d'ailleurs. Revoir quelques anciens camarades, et puis ses profs. Et se revoir à l'âge de Sasha, enfin quelques années plus vieux à peine, découvrir les locaux pour la première fois, puisqu'ils ont changé, ne serait-ce qu'infimement, depuis le temps qu'il les a quitté. Une barre a été remplacée, une pièce agrandie, des sculptures ajoutées dans la cour. Il salue Klemens joyeusement, constatant qu'il est au fond de leur canapé, qui ne lui sert plus de lit depuis presque un mois, maintenant, et fait un crochet au porte-manteau pour y déposer sa veste avant de s'installer près de lui et lui imprimer un long baiser content et amoureux. Oubliant par là même qu'il s'est dit qu'il prendrait une douche chez lui en arrivant plutôt que chez Irina, et qu'il doit encore porter son parfum dans ses cheveux. Et que la présence silencieuse de Klem sur son canapé est inhabituelle.

- Qu'est-ce que tu fais là tout seul ? tu dors pas ?

Urfh. C'est très coupable, comme salutation, non ? Même s'il l'a prononcé d'un ton affectueux et attendri.
Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Klemens termine sa dernière livraison. Il toque discrètement à la porte de l'arrière boutique d'un apothicaire peu regardant sur la marchandise et encaisse l'argent qu'il lui tend. Klem se permet un sourire de remerciement et transplane sans demander son reste. Livreur de produits illégaux veut pas forcément dire sale type avec une tronche de déterré qui sourit jamais. Le loup c'est donné comme objectif d'enlever cette sale image aux gars comme lui. La plupart du temps c'est parce qu'ils ne parlent pas un mot d'anglais. Du coup, c'est plus facile de paraître antipathique pour éviter les questions auxquelles on ne peut pas répondre parce qu'on a pas compris ce qu'on nous demande. Et puis souvent, la vie d'immigré et pas forcément joyeuse non plus. Faut savoir ouvrir les yeux et le reconnaître. Mais Klem trouve qu'il a pas à se plaindre lui, il s'en sort plutôt bien contrairement à d'autres. Il a un toit, un copain et des potes. En plus, ça aide beaucoup que son patron du moment soit son pote, déjà pour la paye, quoique Roy le surpaye pas, loin de là. Mais c'est surtout pour les potions Tue-loup, même si il doit bien avouer qu'il est un peu plus prudent depuis la lune sanglante.

Des flashs apparaissent encore de temps en temps mais heureusement ses cauchemars ont disparu. Il ne sait pas vraiment si c'est sa ballade chez les Aurors qui lui a été bénéfique ou alors le temps qui passe et qui fait son oeuvre tout simplement. Il doute que ce soit son entrevu avec les forces de l'ordre. Il n'en garde pas forcément un très bon souvenir. Enfin, tout cela est derrière lui désormais. Il remet l'argent de sa livraison à Roy, passe un petit moment à discuter avec lui de tout et de rien avant de l'abandonner avec un petit sourire aux lèvres. Il a une certaine idée de la façon dont il va occuper sa soirée et Valery en fait parti. Surtout qu'il lui a affirmé qu'il rentrerait tôt ce soir là. C'est donc tout guilleret qu'il transplane juste devant la porte de l'appartement. Qui est fermée à clé. Val n'est sans doute pas encore rentré, il fait jouer son jeu de clés dans la serrure et tourne la poignet pour entrer. Le studio est vide de toute présence humaine mais cela n'inquiète pas le loup-garou qui se met à l'aise dans l'optique d'attendre son petit-ami et de lui offrir un accueil chaleureux.

Mais Val ne rentre pas. Et Klem attend désespérément sur le canapé que son amant daigne venir le rejoindre. Il sent un petit pincement lui serrer le cœur et il commence à essayer d'imaginer avec qui Valery peut bien passer sa soirée. Sans doute une personne beaucoup plus intéressante que lui. Quelqu'un qui attire le danseur qui le laisse admiratif et qui lui fait oublier qu'il est en couple et que son supposé amoureux l'attend à la maison. Klemens s'en veut de penser comme ça, ils étaient tombés d'accord sur le fait qu'ils étaient dans une union libre. Mais le lycanthrope ne supporte plus cette situation. Il n'arrête pas d'imaginer son amant avec d'autres hommes, d'autres femmes que lui et cela le rend fou. Il se roule en boule sur le canapé et attend encore et encore. Il s'endort presque. Il est complètement réveillé lorsqu'il entend le son caractéristique de la porte d'entrée qui s'ouvre.

Il ne bouge pas d'un pouce, il n'a pas l'intention de se lever et d'aller accueillir Valery comme un bon toutou. Il n'est pas et ne sera jamais un chien. Alors il reste assis sur le canapé et il boude. Le danseur ne semble rien remarquer puisqu'il s'approche de lui, heureux comme une fleur qui vient d'éclore. Il l'embrasse chaleureusement, Klem se laisserait presque amadouer mais il est trop blessé dans son amour propre et surtout, il sent l'odeur que les cheveux de son compagnon dégagent. Il sent le parfum. Le parfum de femme. Alors comme ça, il était avec une fille pendant que lui, il se morfond au fond du canapé ?

"Non, je dors pas. Je t'attendais."

Son ton est dur, son regard polaire. Il n'y a rien de doux ni de chaleureux chez lui à cet instant. Il est juste incroyablement blessé dans son amour propre et il a bien l'intention de le faire comprendre à Valery.

"Je sais même pas pourquoi je me suis donné cette peine puisque visiblement, toi tu t'es bien amusé."

Klemens jete un regard noir à son colocataire. Il sait même pas pourquoi il reste là à essayer d'obtenir quelque chose. Val va juste le regarder avec ses yeux d'ahuris et lui dire qu'il comprend pas. Le jeune homme se lève donc du canapé passablement énervé et se dirige sans un mot de plus vers sa chambre, enfin l'ancien dressing de Valery, et claque la porte.


Klemens Dabrosky
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Valery décolle ses lèvres de la bouche de Klem aussitôt que son cerveau enregistre à quel point son amant est fâché. Petit mouvement de recul, et il s'installe sur le canapé à côté de lui, inquiet, ramène ses jambes sous lui.

- Tu m'attendais ? Oh, je suis désolé, je rentre un peu tard... Klem ?


Il ne s'attendait pas à un tel reproche. Avant qu'il n'ai pu faire quoi que ce soit, et, effectivement, arborant une tête d’incompréhension pure, Val regarde Klem s'éloigner et claquer la porte de sa chambre. Il reste sur le canapé, mortifié, un instant. Réfléchissant à ce qui a pu déclencher une telle réaction. Le loup-garou ne lui a jamais, jusqu'à présent, fait de coup comme ça, depuis qu'ils sont amants. S'il n'est pas étranger au ressentiment, Klem a toujours eu la décence d'avoir des raisons claires ou facilement devinables. Valery se gratte le crâne, déclenchant une exhalaison de parfum féminin, subtil mais clairement présent. Oui, bon, d'accord, peut-être que c'est pas génial de venir l'embrasser alors qu'il avait sa bouche le long du cou d'Irina il y a une heure. Mais Klemens était supposé dormir, pas faire le santon sur son canapé en attendant que le danseur rentre chez lui. Bon.

Valery passe devant la porte de l'ancien dressing sur son chemin vers la salle de bain. Il l'effleure du bout des doigts mais décide d'attendre que Klem se calme un peu avant d'aller essayer de calmer le jeu avec lui. Valery se sent dans un état d'agitation disproportionné par rapport à ce qui a pu se passer. Le fait de savoir que son chéri lui en veut le met dans tous ses états, et ne pas connaitre la cause lui semble difficilement supportable. Il ne pensait pas qu'être amoureux voulait dire qu'on avait le flanc exposé aux humeurs de la personne que l'on aime, qu'on le veuille ou non. Que le moindre petit accroc dans la jolie trame de leur amourette puisse le mettre dans un tel état de détresse. Il se force à aller se doucher, Valery, et ne pas tambouriner à la porte de Klemens bêtement jusqu'à ce qu'il ouvre. Laver sa lassitude et ses émotions lui fait du bien. Il reste peut-être, au final, un peu longtemps sous le jet, à nettoyer ses cheveux de toute trace de découche, redoutant leur interaction, de plus en plus. Arrête enfin le robinet et prend son courage à deux mains, ainsi qu'à peine le temps d'enfiler un boxer avant de se pointer devant la porte, et toquer.

- Je voudrais un bonhomme de neige.


Long soupir.

- Klem ? Excuse. C'était effectivement pas super classe de ma part.... Mais je pensais que tu serais couché à cette heure. Je pouvais pas t'ignorer dans ton canapé pour aller me doucher... J'aurais peut-être du. Tu dors ?

Peut-être, après tout, qu'il est resté suffisamment longtemps sous l'eau chaude pour que Klemens se soit endormi, misérablement, dans son lit, à bouder. Son coeur se serre. Il ne veut tellement pas se fâcher avec Klemens ! Pourquoi les choses ne sont-elles jamais simples ?

- Klem ?
Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Klem profite du calme de sa chambre pour se calmer. Il ne sait même pas pourquoi il s'emporte comme ça, les règles du jeu avaient pourtant été établies dès le départ. Un couple libre. Pas de prises de tête, pas de crises de jalousies, on peut voir qui on veut, quand on veut, où on veut. Sauf Roy. Parce que draguer Roy, c'est malsain. Ça entraîne des questions sur les sentiments qui rentrent en jeu. Il n'a pas oublié que Valery a été, ou est encore, amoureux du trafiquant. Mais là, le parfum que Val véhicule est typiquement féminin, pas Roy donc. Il ne comprends pas son élan soudain de colère. Il sait pas pourquoi il en veut comme ça au danseur. Serait-il devenu possessif ? Ne veut-il donc plus de liberté. Celle qui était si chère à ses yeux il y avait à peine un mois. Il ne comprend pas, il ne comprend plus. Il est un peu perdu, noyé dans tous ses sentiments qui l'envahissent et le submergent. Il pousse un soupir et se laisse tomber sur son lit.

Il écoute le bruit de l'eau couler dans la douche et ferme les paupières. Il voudrait pouvoir arrêter ce flot continue de colère qui le remplit quand il pense à Vaery avec cette fille sans visage. Mais il n'y arrive pas. Est-ce que c'est ça la jalousie ? Ce sentiment de colère, de trahison et de tristesse le tout emmêlé. Il aimerait que ça disparaisse, il aimerait redevenir comme avant et ne pas être enchaîné à toutes ses contraintes qui lui embrument l'esprit, le coeur et le corps. Pourquoi il ne prend plus autant de plaisir qu'avant avec ses autres amants ? Pourquoi il a l'impression de trahir Valery à chaque fois ? De trahir son amour et la confiance qu'il lui porte. Ils s'étaient mis d'accord pourtant. Mais lui, il n'y arrive pas. Et il se déteste pour ça. Parce qu'il va irrémédiablement restreindre Val mais si il laisse passer, c'est lui qui souffrira. Et il ne veut pas souffrir. Il est égoïste Klem. Il veut tout avoir, ses amants et l'amour inconditionnel de Valery.

Mais ça ne fonctionne sans doute pas comme ça le vrai amour. Il pousse un nouveau soupir et se roule en boule sur son lit. Il se redresse immédiatement lorsque la voix du danseur retentit contre la porte. Il se raidit légèrement et fronce les sourcils. Il ne comprend plus rien là.Pourquoi il lui demande un bonhomme de neige ? Il laisse ses questions pour plus tard et écoute les excuses de Valery. Des excuses qui n'en sont pas vraiment. Klemens écoute en silence. Ce n'est pas son geste qu'il regrette, c'est le fait qu'il s'en soit aperçu. A l'entendre, on croirait un reproche. Pourquoi tu m'as attendu ? Comme si il devait vraiment répondre à ça. Il sent la colère remonter en lui. Non, il ne dort pas. Il a juste envie de lui hurler à la figure qu'il n'est qu'un sale imbécile.

Il finit tout de même par se lever de son lit pour aller ouvrir le porte en silence. Il retourne s'asseoir sur le lit, le visage fermé, inexpressif. Il lève ensuite son regard sur Valery. Cet imbécile ne comprend vraiment rien. Comme si le fait qu'il ait pris une douche va changer quoique ce soit, comme si c'était vraiment ça le problème. Non, ce n'est pas ça. Valery est à lui et à personne d'autre. Pensée égoïste qu'il chasse immédiatement mais qu'il ne peut s'empêcher de voir se réaliser un jour néanmoins.

"Non, je ne dors pas. Dommage hein ?"

Klem pousse un soupir. Pourquoi il se montre agressif comme ça ? Ce n'est pas vraiment la faute de Val au fond. C'est lui qui ne sait plus ce qu'il veut.

"Ecoute Val... C'est pas le fait que tu sois venu m'embrasser en sentant la fille qui me dérange. Enfin si, ça me gêne mais c'est surtout que... je pensais enfin... je sais pas ce que je croyais mais t'as dit que tu rentrais tôt. Et finalement, tu découches, va voir ailleurs. Et oui, ça me dérange. De penser que t'es avec une autre alors que moi, j'suis tout seul à la maison."

Il détourne le regard. Il a l'air malin lui maintenant. Il se sent bête à un point qu'il s'enferme dans un silence boudeur pour ne pas avoir à regarder Valery ou même pour ne plus avoir à lui répondre.


Klemens Dabrosky
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Valery regarde Klem le fuir avec quelque chose proche du désespoir. Cela se passait si bien entre eux, ils commençaient à construire quelque chose d'apaisé... Il en avait l'impression, en tout cas. Il emboite le pas de son amant et reste debout, les bras ballants, au milieu de la pièce qui semble encore un peu impersonnelle, malgré les vêtements qui trainent et les affaires de Klem. C'est qu'il n'en a pas beaucoup, des affaires, et une partie non négligeable vient de Valery. L'espèce d'amertume agressive dans la voix du loup fait lever les mains au ciel à Valery, excédé d'être accusé comme ça d'avoir outrepassé des règles informulées dont il n'a jamais été mis au courant. Il lui avait semblé que c'était clair, pourtant, entre eux. Klemens lui-même lui a demandé que rien ne change. Alors il n'a rien changé. Et maintenant... Et maintenant... Peut-être qu'il s'emballe. Que ce n'est pas une crise de jalousie, mais que Klemens se sentait réellement tout seul, ce soir et qu'il a agit, qu'il a réfléchi sans vraiment de logique, enferré dans sa vexation. Il n'est pas immunisé à ce genre de réactions lui non plus, il comprends. Et puis l'épisode avec Jacek, où il a appris que son aimé a eu une sœur, autrefois, et que ce n'est plus le cas doit être encore frais dans la mémoire du loup. Probablement qu'il n'est pas très difficile de s'imaginer qu'une porte silencieuse trop longtemps signifie le dégout, signifie l'éloignement. Valery soupire, sa colère crevée comme un ballon, et il s'installe sur le lit, près de Klem. Tient à lui appliquer un long baiser, peu pressé, tendre, un long échange d'excuse.

- Désolé, Klem. J'ai pas vu le temps passer. Je voulais pas te laisser tout seul à la maison si tu étais triste. Tu aurais pu m'appeler ou quelque chose, je serais revenu plus tôt...

Il le pense vraiment, sur le coup, même s'il ne sait pas exactement s'il a envie d'être dérangé par Klem lorsqu'il est avec quelqu'un d'autre. Plus parce qu'il n'aimerait pas être surpris par Klem avec un ou une autre, parce qu'il imagine très bien l'expression de tout le monde. Valery apprécie de compartimenter sa vie sexuelle et amoureuse. Il glisse sa main sur la nuque de son amant, joue doucement avec les cheveux qui se trouvent là, masse attentivement. Il se doute que ce n'est pas facile de voir des fantômes de son passé surgir et être étalés au grand jour, subitement. Il se souvient d'à quel point il semblait avoir besoin de savoir qu'il est aimé, qu'on est présent pour lui. Il aurait juste pu le dire, et oui, bien sûr, il serait revenu. Nouveau baiser, et il met les demandes du polonais en application.

- Je t'aime. Je voulais pas que tu restes tout seul. Je suis là.

Valery ne se doute pas que le souci est plus profond, plus ancré qu'un simple spleen isolé dans la soirée, et espère que cela va aller mieux, s'il se colle contre Klemens et l'entoure de ses bras et le laisse apprécier le fait qu'il sort à peine de la douche et qu'il est somme toute presque à poil.

- Je suis là, promis.

Long sourire et les yeux dans les yeux. Il n'aime tellement pas être fâché contre lui. C'est inhumain, comme sensation. Il ne s'en rendait pas compte. Les émotions des gens si elles ont pu atteindre Val, ont toujours été accueillies froidement, disséquées, jugées superflues, ou bien mignonnes, ou bien justes, mais sans que cela ne brule un trou dans la poitrine de Valery comme s'il les ressentait lui-même. Klemens est la personne qui compte le plus pour lui, et leur relation n'a jamais semblé tout à fait solide, au final. Toujours grêlée de non-dits, encore maintenant il en découvre, régulièrement, et toujours bâtie sur les fondations de liberté qui font que Klem a disparu pendant un mois et n'est revenu que par miracle. Alors bien sûr, lorsqu'il est fâché, peut-être Val peut-il penser que c'est la fin du monde, qu'il va juger que c'était mieux avant, au final, qu'ils étaient aussi bien lorsqu'ils n'étaient qu'amants et que rien n'entachait leur amitié insouciante, dépourvue de profondeur amoureuse, dépourvue de sens réel. Il pense comme cela ainsi parce qu'il a vu ce que cela donne lorsqu'ils ont une relation significative, autre qu'uniquement amicale, mais il sait que ce qu'ils partageaient avant lui suffisait et était satisfaisante et sécuritaire, au final. L'amitié entre lui et Klemens semblait solide et à l'épreuve de tout. Leur amour, d'un autre côté ? C'est bien moins clair. Valery enchaine les contradictions mentales avec rapidité et se sent, au final, épuisé et perdu.
Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Klem perd toute colère ou toute jalousie dès lors que Valery vient s'asseoir sur le lit à ses côtés. Dès qu'il commence à le cajoler. Il sait quoi faire et où toucher pour le dérider. Il ne peut plus rester fâcher bien longtemps. La culpabilité de son emportement déjà présent aide encore plus à perdre toute contrariété qu'il a pu ressentir auparavant. Il se love contre son compagnon et se laisse dorloter. Il écoute ses mots d'excuses et ses promesses. Chaque mot d'amour s'imprime dans son esprit. Il sait que Valery l'aime, il doit juste s'en souvenir lorsqu'il n'est pas avec lui dans ses bras. Il veut égoïstement l'avoir pour lui tout seul. Mais Valery ne lui appartient pas. Le seul fait de pouvoir penser qu'il devient aussi possessif qu'une personne qu'il a connu dans son passé l'effraie. L'idée de pouvoir lui ressembler un peu dans son chantage affectif. Il niche sa tête dans le cou de Valery et respire son odeur. Il lui promet d'être là pour lui, avec douceur et générosité. Comme un autre, dans un autre temps.

Il retire sa tête de ce cocon réconfortant et plonge son regard dans celui de Valery. Il s'en veut de se montrer aussi égoïste et de ne penser qu'à lui et à son petit bonheur personnel. Il ne se soucie pas du tout de ce que peut ressentir Val à ce moment, il se comporte comme lui. Il ne veut pas lui ressembler, même pas un peu. Il se mordille la lèvre inférieure et embrasse tendrement son amant. Il lui caresse doucement les cheveux avant de le regarder d'un regard triste.

"Je suis désolé d'être comme ça. D'avoir constamment besoin d'être rassuré et de ta présence. Je ne pense pas à toi dans ces moments mais qu'à moi. Je suis d'un égoïsme. Excuse moi Valery."

Il veut se faire pardonner. Il embrasse doucement son cou, puis son épaule, descend vers sa clavicule, parsème son corps de baiser brûlant, espérant faire oublier son coup d'éclat passé. Mais il aimerait bien savoir avec qui Val passe son temps. Juste pour ne plus s'inquiéter, pour savoir qui il doit surpasser pour avoir son amant le plus possible pour lui tout seul.

"Val ?, petit silence. Tu me dirais avec qui tu es quand t'es pas avec moi ? Je veux bien te dire moi si tu veux."

Il plonge son regard intense dans celui de son amant, le supplie du regard. Il doit très certainement avoir sa petite tête de chaton au bord de la noyade. Cette pensée lui rappelle un surnom oublié de son passé. Il frissonne et ramène ses pensées dans l'instant présent. Il implore des yeux "s'il te plaît amour fait ça pour moi". Il sait que c'est encore une façon de faire déloyale mais il ne sait pas comment faire pour continuer cette situation sans faire souffrir Val.


Klemens Dabrosky
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Valery découvre une nouvelle facette de Klemens depuis qu'ils sont ensemble. Avant il se réchauffait à sa passion pour se rassurer sur le fait d'être apprécié, de ne pas être seul. C'était plutôt simple à entrevoir, surtout que cela fait longtemps qu'il le connait, il sait le lire, au moins un peu, depuis le temps. Certains éclairages récents comme sa lycanthropie et le sort de sa petite sœur ont aidé à comprendre d'où vient un tel besoin d'attention constante, de renouvèlement effréné de ses amants. C'est très loin de la simple démarche d'esthète qui pousse Valery à rencontrer beaucoup de gens et à finir dans le lit de beaucoup de gens. C'est un besoin bien plus vital que la simple badinerie du danseur.
A présent... A présent sa demande s'est beaucoup plus concentré sur lui, éparpillée qu'elle était sur plusieurs amants et beaucoup d'insouciance. Il n'a jamais du s'occuper du polonais autant que depuis qu'ils sont ensemble. Néanmoins... Cela ne lui déplait pas. Klemens a toujours entretenu son côté maternel, à vrai dire. Il a toujours eu la compulsion de lui offrir des vêtements pour qu'il soit beau et de la nourriture à emporter pour qu'ils puissent regarder la télé ou jouer au poker tranquillement dans son appart. Alors bien sûr qu'il lui pardonne d'être en demande ainsi. Il comprends, il pense comprendre, d'une certaine façon. Lui avoir dit qu'il l'aimait a probablement déclenché une vanne de secours, un "oh mon dieu il m'aime est-ce vrai il faut que j'en sois certain régulièrement". Il comprends. Alors il l'embrasse encore et lui sourit et s'installe sur ses genoux face à lui, mettant à profit son état de sortie de douche.

- S'il te plait, ne t'excuse pas. Je sais que tu as besoin d'être rassuré. C'est pas grave, d'accord ? Ca me dérange pas. Mais c'est toi qui a voulu que rien ne change, à la base, tu t'en souviens, hein ?

Il commence à lui embrasser le cou, parfaitement motivé malgré qu'il revienne juste de visiter une amante... Mais ce que lui dit Klemens à présent le fait stopper et froncer les sourcils. Il le repousse en arrière de façon un peu vexée et se lève de ses genoux pour aller mettre un t-shirt et un de ses sacro-saints pantalons de yoga ligneux dont Roy se moque, coupant court à leurs câlins.

- Klem, tu me chantes quoi. Pourquoi tu veux savoir avec qui je couche ? Qu'est-ce que ca peut te faire ? Tu les connais même pas, en plus, la plupart, à quoi ça t'avancerais ? Puis non, je veux pas savoir spécialement qui sont les tiens. 'M'en fiche, tu fais ta vie. C'est quoi cette idée, là ?

Cela s'apparente trop à du flicage pur et dur pour que Valery apprécie. Sur le principe, que Klemens sache avec qui il couche lui importe peu. Le loup-garou connait déjà pas mal de noms, à ce propos, résultats de longues soirées arrosées à discuter performances et comparer les amants de l'un et de l'autre en se moquant de leurs attributs ou leur façon de se débrouiller, parfois, certaines fois sous le regard atterré de Roy qui ne peut pas vraiment partager ses expériences côté masculin et n'a pas toujours envie d'en entendre parler (mais ne se privait pas pour renchérir dès que le sujet revenait sur les filles). Mais ça n'est pas une question motivée par le besoin de potins et la franche camaraderie. Il y a le poison insidieux de la jalousie et de l'incertitude dans chaque mot et... Non, ça ne lui convient pas du tout. Il fait un geste d'impuissance adressé à son amant, il ne sait pas quoi faire, pas quoi penser. Essaie de ne pas s'énerver, cela ne changerait rien au problème. Mais la tête que lui fait Klemens n'aide pas.

- Et arrête de tirer cette tête alors que tu sais que tu me demandes un truc injuste.


Il a un peu envie de lui jeter un truc mou au visage par dépit. Genre cette chaussette, là.
Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Klemens hoche légèrement la tête. Il se souvient bien avoir demandé que rien ne change. Il le veut encore un peu, il veut tenir éloigné de lui ce sentiment de jalousie qui naît en lui. Il ne veut pas faire de Valery sa possession, il ne veut pas l'obliger à sacrifier ce qu'il est réellement, il ne tient pas non plus à ce qu'il se marque pour montrer qu'ils s'appartiennent mutuellement. Il y a certains schémas qu'il ne veut pas reproduire. Il n'a pas l'intention de devenir un geôlier pour son compagnon. Il ne veut pas de ça entre eux, pas de contraintes et pas d'obligations.

Il croit que la tempête qu'il a provoqué s'est apaisée mais il prononce des paroles malheureuse qui dépassent sa pensée et Valery s'emporte, le repousse et part bouder dans un coin de la pièce. Klem soupire et baisse un peu la tête honteux. Il ne sait pas trop ce qu'il lui prend et il a un peu peur que tout cela dégénère. Peut-être qu'un jour si il juge que sa volonté de possession va trop loin, il décidera de tout arrêter. Pour le bien du danseur. Pour leur bien à tous les deux. Il s'en veut un peu de s'être laissé surprendre à demander une telle chose.

Il se passe une main nerveuse dans ses cheveux et se lève pour aller enlacer le dos de Valery. Il lui embrasse le cou et respire son odeur. Elle est apaisante. Il ne veut plus penser à ses doutes, ni à ses peurs. Juste faire confiance à Valery. Il peut faire ça, il lui a promis d'être là pour lui, il ne lui reste plus qu'à laisser le temps faire son oeuvre, effacer complètement ses cicatrices pour qu'il arrête de penser qu'il pourrait devenir ce qu'il redoute d'être.

"Excuse moi. Tu as raison, c'était stupide de te demander ça. Je sais même pas pourquoi je l'ai fait. Tu me pardonnes ?"

Il lui embrasse le cou une nouvelle fois, essayant de se faire pardonner comme il peut. Il espère ne pas être allé trop loin tout de même.


Klemens Dabrosky
InvitéInvité


Valery a remarqué que Klemens lui embrassait toujours le cou lorsqu'il voulait quelque chose. Ici, se faire pardonner. Mais le danseur n'est plus de très bonne humeur, la faute aux sautes de celle de son amant, et il se dégage de son étreinte gentiment, mais en boudant très clairement. Le temps d'attacher les liens de son pantalon, et il est déjà radouci, n'arrivant pas à en vouloir bien longtemps au loup. Il revient s'assoir sur le lit que Klem vient de quitter et le contemple. Lui indiquant de venir auprès de lui.

- On va discuter, d'accord ? Gentiment. Viens.

Ses yeux bleus détaillent les traits de son amant. Son ombre de barbe, sa bouche trop facilement boudeuse, ses pommettes saillantes, sa tête de petit chien. Il se demande comment il a pu ne pas savoir qu'il était un loup-garou, des fois. Il a trop une tête de loup-garou. Il est content qu'il n'ai pas de cicatrices sur le visage. Il serait probablement sexy avec, mais Valery le trouve bien trop choupi pour que ce soit une amélioration. Il cueille sa joue dans une paume et l'embrasse doucement, comme préambule.

- Bon. Est-ce qu'il y a quelque chose sur lequel on doit revenir dans notre arrangement ? Parce que qu'à la limite si tu veux me demander quelque chose, et que c'est pas en boudant, et que c'est pas en réagissant de façon virulente comme ce soir, je veux bien considérer. Et si éventuellement tu peux me dire pourquoi tu as besoin de ceci ou cela, tes doutes, etc... Je t'en prie. Je...

Ses traits se creusent sensiblement. Il ramène ses mains autour de ses propres coudes opposés, dans une sorte d'élan de fragilité. Il ne se sent pas très bien tout à coup. Pas exactement ce qu'il ressent lorsqu'il va avoir un malaise, mais c'est dans cette branche. Juste moins tangible, moins matériel. C'est couplé à son inquiétude et les résidus de cette dispute qui l'ont tant inquiété, sur le moment. Il soupire, accuse un peu le coup, et puis lui sourit, pour ne pas l'inquiéter.

- C'est juste que j'aime vraiment, vraiment pas me fâcher avec toi, okay ? Ça arrivait presque jamais quand on était simplement potes. J'ai pas envie que ça devienne quelque chose qui nous ronge maintenant qu'on est en couple. Okay ?

Ses mains glissent dans celles de son amant. Elles ont toujours la même taille, à peu de choses près. Val n'est toujours pas une petite chose fragile. Pourquoi est-ce qu'il en a tellement l'impression, alors ? Il s'est même forcé à reprendre du poids, un peu. Il ne mangeait plus beaucoup.

- Et je veux... J'ai pas envie de foirer notre couple. Même si tu me demandes des sacrifices, du coup.

Oui, il vient plus ou moins d'accepter que Klemens lui demande d'arrêter de voir ses amants. Il en a conscience. Il l'assume. Enfin... Il va essayer.
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Le jeune homme accuse le coup lorsque Valery s'éloigne de lui. Il lui en veut et il boude encore. Il ne lui pardonnera pas facilement sa demande un peu trop osée. Il baisse la tête, soupir et se passe une main désemparée dans les cheveux. Il n'aime pas cette situation, cette discussion et leur dispute. Il voudrait que tout soit simple. Il voudrait ne pas être jaloux des gens avec qui Val partage le lit. Il ne se rappelle pas d'avoir été jaloux comme ça il y a cinq ans. Peut-être parce qu'il avait la certitude que Mikhail ne le tromperait jamais ou peut-être parce que ce n'était pas réellement de l'amour sincère. Il l'a aimé, c'est certain mais pas de la même façon que Valery. Il pense que ce n'était pas un amour sain. C'était une relation pourrie, basée sur la domination. Klem n'était rien d'autre qu'un objet vraiment bien traité. Un peu comme un jouet favori. On l'aime, on l'adule pendant un temps mais lorsqu'il commence à nous lasser, on essaye de le dompter, de le faire à notre image. Klem a aimé ce cadre, cette rigidité qu'il n'avait presque pas connu. Il pouvait faire tout ce qu'il voulait, finalement, on ne lui disait rien, on ne s'inquiétait pas pour lui, on ne faisait que dire qu'il n'était pas un exemple et qu'il était décevant. Mais rien pour le cadrer comme un enfant en a besoin. Mikhail lui a apporté tout ça mais il a été trop loin beaucoup trop loin.

Il ne veut pas de ça pour sa relation avec Valery parce qu'il ne l'aime pas de la même façon mais il est jaloux et il n'arrive pas à l'endiguer. Ce n'est pas parce qu'il veut le dominer ou le posséder, c'est juste parce qu'il voudrait qu'ils arrivent à vivre l'un de l'autre, qu'ils arrivent à une sorte de partage et satisfaction mutuelle sans pour autant rentrer dans l'abusif. Il ne sait pas comment se faire comprendre ni comment s'expliquer. Il connait le besoin de liberté qui habite le danseur, il a la même. Il l'a développé, il l'a précautionneusement entretenu. Il s'assoit à côté de son amant et laisse sa joue se reposer sur la main de Val, il ferme les yeux pour mieux apprécier la sensation de sa peau sur la sienne. Son amant lui propose de revenir sur leur accord, sur les détails de leur couple, il n'est pas contre. Il lance un regard de gratitude au danseur avant de le teinter d'inquiétude face à la faiblesse soudaine du jeune homme. Il se rapproche de lui sur le lit et pose la main sur son épaule. Question muette pour savoir si tout va bien.

Il ne dit rien en rapport avec son malaise, fait comme si rien ne s'était passé. Klem le dévisage, le couve du regard. Il est inquiet, Valery a une tendance à vouloir cacher sa maladie à faire croire croire que tout va bien lorsque ce n'est pas le cas. Il aimerait que son amant se confie plus à lui mais encore une fois, il ne parle de rien. Il continue à parler comme si il ne s'était rien passé. Le lycanthrope baisse un peu la tête honteux lorsqu'il évoque leurs disputes plus fréquentes depuis qu'ils sont en couple. Comme si tout aurait été plus simple si ils étaient restés simplement amis. Klem ne veut pas revenir en arrière. Il est trop heureux de ce qu'il construit au jour le jour avec le danseur. Il l'embrasse lorsqu'il a terminé de parler, lorsqu'il avoue ne pas vouloir foirer leur couple. C'est bien qu'il a une signification à ses yeux, qu'il y tient plus qu'il n'y paraît. Il met tout son amour dans son baiser. Il l'aime. Il l'aime tellement que son coeur en exploserait presque. C'est une sensation réellement nouvelle pour lui. Il n'a plus peur d'avouer ce qu'il ressent.

"Moi non plus je veux pas qu'on le foire."

Il esquisse un sourire à son concubin, pose la main sur sa joue et plonge son regard dans le sien.

"Je t'aime Val. Mais... y a des fois où... je suis jaloux. Parce que je t'aime tellement que j'arrive pas à m'enlever de la tête des images où t'es avec d'autres gens que moi. Et... ça... ça me fait mal. J'suis désolé. J'ai cru que je pourrais accepter l'idée qu'on fasse comme avant mais c'était une erreur. Parce que depuis que t'as dit que tu m'aimais, tout à changé."

Il esquisse un petit sourire penaud et baisse le regard pour le poser sur sa cuisse. Tout à changer, sa vision du monde et de l'avenir. Ses préoccupations aussi ont changé. Il n'est plus tout à fait le même. Il se passe inconsciemment la main sur son épaule marquée. La cicatrice le picote parfois. Mais il peut oublier tout cela désormais. Il a réussi à se reconstruire et à retrouver l'amour. Le vrai cette fois. Il ne souffrira pas avec Valery, il le sait. Il pose sa tête sur son épaule et respire son odeur. Elle est si apaisante. Tout en lui est parfait. Tout est bien et tout ira bien tant qu'ils seront ensemble.


Klemens Dabrosky
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Valery voit bien que Klemens n'est pas dupe sur son état de santé. Mais... Non, c'est une discussion pour un autre jour. Il ne veut pas l'inquiéter plus. Il veut le préserver. Klemens a supporté beaucoup trop de choses, il a le droit d'être un peu égoïste, un peu insouciant, une fois dans sa vie. Si le danseur peut lui apporter cette insouciance, il le fera avec gratitude. Il sourit à travers le baiser, le ressentant exactement comme son compagnon le lui donne. Cela lui amènerait presque les larmes aux yeux et il se cache un instant près de Klemens, profitant de son étreinte, pour éviter qu'il ne le remarque.
Il est si bien avec lui. Il arrive presque à douter qu'il y ai eu une époque où il n'était pas amoureux de lui. Ces trois ans depuis qu'il le connait semblent plongés dans un flou artistique, semblent entremêlés et presque sortis de nul part, dépourvus de contexte. Ou plutôt enchâssés dans une continuité qui échappe à Valery. Il a l'impression de l'avoir toujours eu à ses côtés. Que se mettre en couple avec lui est, au final, la chose la plus naturelle qu'ils aient pu faire. Que tous leurs instants, toutes leurs paroles convergeaient irrémédiablement vers un tel moment, où ils s'embrassent en sachant qu'ils n'aiment mutuellement rien de plus au monde que l'autre, ici présent.

Peut-être bien qu'il doit essuyer discrètement une larme lorsqu'ils se séparent. Une larme assortie d'un sourire, quelque chose qui ne résulte que de l'émotion, pas forcément de la détresse. Qui est causée par leur dispute, et puis maintenant leur proximité, le chaud et le froid en si peu de temps lui a embué les yeux. Il conserve ses mains dans celles de son compagnon et l'écoute et essaie de comprendre. A vrai dire il comprend très bien, et son aveu formulé résonne dans sa tête. Tellement qu'il en oublie momentanément le reste de la phrase pour retourner ces mots encore et encore. Je t'aime tellement.

Qu'est-ce qui serait arrivé si Klemens n'avait pas eu la force de lui avouer, ce soir-là après son cauchemar ? Valery serait-il arrivé à dénouer ses sentiments tout seul ? Très probablement que non. Bourrelé de culpabilité envers Roy comme il l'était. Marqué par le regard choqué, vexé de son amant lorsqu'il a appris pour cette malheureuse incartade, cet infortuné baiser. Valery peut se convaincre tout ce qu'il veut qu'il était dans un moment de faiblesse, saoul et misérable mais en toute sincérité il était dans cet état par sa propre main uniquement. Enfin, il digresse. Ses yeux se ferment brièvement et il revient dans le moment présent et il analyse le reste de la discussion.

- Klemens... Je... C'est étrange, d'accord ? Je pensais pas que quelque chose comme ça arriverait. Je pensais que t'étais pas prône à la jalousie.

Il fait un petit mouvement de tête sur le côté en précisant.

- Enfin je pensais pas que tu étais du genre à être amoureux non plus alors peut-être que ça se recoupe, au final. Enfin. Je considère que c'est étranger à mon fonctionnement. Mais je...

Il teste le tranchant de ses incisives du bout de sa lèvre inférieure, cherchant à formuler du mieux qu'il peut. Il ne veut pas blesser Klemens. Il veut faire passer le bon message.

- Je tiens à toi et je ne veux pas te faire de mal. Si m'imaginer avec d'autre gens t'es insupportable... Je veux bien essayer de ne plus en voir.

C'est un grand engagement, de sa part. Et il a un peu peur, déjà, de ne pas arriver à le tenir. Mais avec de la volonté et des précautions peut-être qu'il peut tenir un moment, puis éventuellement maintenir l'illusion encore un peu. Et s'il déclare forfait il aura néanmoins essayé de faire quelque chose qui ne lui serait jamais venu à l'esprit d'accepter auparavant. N'est-ce pas là une grande preuve d'amour ?
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Klem rit un peu, lui non plus ne pensait pas être sujet à la jalousie, c'est un sentiment un peu étrange et il comprend un peu mieux certaines choses. Des violences de son passé inexpliquées. Et pourtant, il ne pardonne pas tout le mal qu'on lui a fait, peut-être qu'il devrait, peut-être qu'il est temps d'oublier mais il n'y arrive pas, il a beaucoup trop souffert, il a beaucoup trop été humilié. Mais il comprend un peu mieux la motivation et la colère qui peut naître lorsque l'on sait que son amant est avec d'autres personne. Il sert un peu plus la main de Valery dans la sienne lorsqu'il semble chercher ses mots, il essaye de lui donner un peu de force pour qu'il puisse exprimer ce qu'il ressent. Il est surpris par la suite néanmoins. Il ne savait pas que le danseur serait prêt à ça pour lui, il sait à quel point il tient à sa liberté de mouvement.

Le jeune loup l'embrasse timidement comme pour le remercier. Il ne sait pas quoi dire, il n'y a sans doute rien de plus à ajouter. Son amant vient de lui prouver son amour une fois de plus. Il a l'impression que toute les concessions viennent de lui. Il se sent un peu coupable de devoir lui demander ça. Tout ce qu'il sait pour l'instant, c'est que si jamais il n'arrive pas à tenir son engagement il saura qu'il a essayé tout de même. Il cache son visage dans son cou et respire son odeur.

"Merci, Valery. Je t'aime miec."

Il espère qu'il ne prendra pas cette déclaration d'amour juste comme une récompense de ses efforts. Ce n'est pas juste ça, il est sincère lorsqu'il prononce ces mots. Il ne les dit pas souvent et jamais à la légère. Ils sont bien trop important et précieux pour être lâché comme ça à tout bout de champ. Il y a une véritable signification derrière chaque mot. Il soupire légèrement et ferme les yeux. Il se laisse bercer par le son du pouls de son amant dans les oreilles.

"Au fait, je suis désolé de l'attitude de mon frère l'autre soir."

Il ne va pas mentir en disant que ce n'est pas son comportement habituel avec lui mais il se sent un peu gêné que Roy et lui aient dû assister à le bouffonnerie de son aîné. Et il se sent gêné de ne leur avoir rien dit pour Kaszia, c'était un peu stupide de sa part maintenant qu'il y pense.


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Le monstre aux yeux verts [Klemens]

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