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 Oops, I did it again [Myrdhin, Valery]

Myrdhin SchafferProfesseur d'Histoire de la Magieavatar
Messages : 59

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5 mai 2008

Myrdhin sent la crise d’hyperventilation venir. Son souffle se raccourcit, et il a l’impression d’étouffer. Comme d’habitude, il a attendu le dernier moment pour venir acheter les ingrédients dont il a besoin. L’angoisse lui ronge tellement le cerveau qu’il ne dort plus, en ce moment. Du moins plus sans potion de sommeil, qu’il fabrique bien sûr lui-même. Il a cette habitude depuis longtemps, mais la récente mésaventure de son ami Alceste le conforte encore plus dans son ressenti : on ne peut pas faire confiance à qui que ce soit, il faut vraiment tout faire soi-même. Car Myrdhin n’a aucune envie de se retrouver transformé en fille lui aussi, il est très bien comme il est, merci bien. Même s’il doit avouer que cela n’allait pas mal à son ancien collègue, la féminité… Il se dépêche de chasser cette pensée de son esprit. Celui-ci semble n’en faire qu’à sa guise, ces derniers temps, surtout lorsqu’il s’agit d’Alceste…et pas uniquement de sa version féminine…pas étonnant que le professeur ne dorme plus alors que de telles pensées l’accaparent bien souvent et le poussent à vaquer à d’autres occupations.

Et donc comme d’habitude, lorsque Myrdhin a utilisé toute sa réserve d’ingrédients pour ses potions, il attend le dernier moment, l’instant où il ne lui reste vraiment plus une goutte ni une miette de rien, pour sortir en racheter, parce que…eh bien, il faut sortir. Et le professeur n’en a que rarement le courage et l’envie. Ce qui fait qu’il se retrouve chez l’apothicaire à l’heure d’affluence, et que les beaux jours arrivant, il fait un peu trop chaud dans la boutique, avec le temps qui se réchauffe et les personnes agglutinées les unes aux autres qui font la queue, Myrdhin au milieu. Trop de gens, de voix, de chaleur, trop d’informations qui affluent à son cerveau. Trop de personnes à surveiller. Il est si facile de tuer quelqu’un dans une foule, il en est persuadé, il n’y aurait qu’à le poignarder, ni vu, ni connu, personne ne faisant véritablement attention. Il se surveille lui-même aussi, prenant garde à ce que l’angoisse ne le gagne pas au point de faire un malaise, ce qui serait en embêtant. S’il tombe et se fait piétiner, hein ? Myrdhin grommelle en son fort intérieur. D’après lui, c’est déraisonnable de laisser autant de personnes entrer dans l’apothicairerie. Si lui-même ne parvient pas à surveiller tout le monde du coin de l’œil, lui qui n’a rien d’autre à faire et l’expérience de surveiller des élèves, comment l’apothicaire le peut-il, lui, tout en vendant ses produits au client à la caisse, qui met d’ailleurs trois plombes à se décider entre deux types de champignons ? N’importe qui pourrait glisser discrètement sa main dans un bac et voler une pincée d’un produit ordinaire, ou se glisser, ni vu ni connu, dans l’arrière boutique et repartir avec une denrée dangereuse. C’est vraiment n’importe quoi, et Myrdhin est outré du manque apparent de sécurité, qui ne semble déranger personne d’autre que lui. Tous des irresponsables…ou tous complices ? songe-t-il brusquement, dans un vent de panique. Ses yeux se promènent sur les visages qui se trouvent à leur portée, cherchant sûrement un criminel notoire dont il aurait vu la photo dans le journal, ou ce voisin tordu qui tournait autour de sa mère auparavant, ou la vieille femme louche qu’il avait accidentellement percutée en arrivant par transplanage sur le Chemin de Traverse. Elle doit lui en vouloir, c’est sûr, au vu du bruit qu’ont fait leurs crânes en se heurtant et du panier qui s’était renversé par terre et qu’elle s’était empressée de ramasser, avec un air que Myrdhin trouve vraiment suspect. Peut-être a-t-elle profité de la confusion de Myrdhin pour lui jeter un sort ? Lui a-t-elle transmis une maladie en le heurtant ? A-t-il une sorte de commotion cérébrale due au choc ? Non, impossible…n’est-ce pas ? Et si c’est pour ça, qu’il a des suées depuis tout à l’heure ? Le professeur essaye tant bien que mal de se raisonner, et se dit que c’est juste à cause de la foule et de la chaleur.

Il reprend sa surveillance et son analyse des visages, et finit par en rencontrer un connu. Celui de Valery Aster. Dont il ne connait pas que le visage. Il pense un instant à fuir. Le jeune homme n’a pas changé d’un iota, et se trouve à moins de deux mètres de lui. Les mêmes cheveux blonds, les mêmes yeux captivants. Il a à peine moins une tête de gamin que sept ans auparavant, mais a visiblement gagné une bonne dizaine de centimètres, puisqu’il est plus grand que lui, à présent. Il a gagné en muscles, aussi, on dirait, et ce n’est pas pour déplaire à son ancien professeur, qui se sent obligé de détourner le regard lorsqu’il se rend compte du cheminement de ses pensées. L’attirance est toujours là, c’est indéniable.

Myrdhin non plus n’a pas beaucoup changé. Il va le reconnaître, c’est sûr. D’ailleurs, Valery tourne la tête dans sa direction. Myrdhin ne peut plus fuir, convaincu que s’il ne l’a pas déjà identifié, c’est une question de milliseconde, et feint de ne l’apercevoir qu’à l’instant. Il fait un pas vers lui, et perd sa place dans la queue. Sa présence l’intrigue.

« Tiens, Valery Aster. Cela faisait…longtemps. Que faites-vous là ? »

L’a-t-il suivi ? Probablement, se dit Myrdhin, qui ne croit pas aux coïncidences. Et il recommence à angoisser. Peut-il le faire chanter sept ans après ? Ou veut-il recommencer à le harceler comme il l’avait fait ? Quoique, Myrdhin cèdera certainement beaucoup plus facilement. Il soupire alors qu’il fait ce constat. C’est désespérant. N’a-t-il rien de mieux à faire que de se jeter joyeusement dans la gueule du loup ?

« Je me demandais ce que vous deveniez. Comment allez-vous ? »

Et ce n’est pas faux. Ne serait-ce que parce qu’il a vécu dans l’angoisse qu’il lui cause un jour des ennuis. Et puis parce que, il doit bien l’avouer, il a d’assez bons souvenirs de Valery. Qui ressurgissent de manière encore plus nette que d’ordinaire maintenant qu’il a son ancien élève sous les yeux. Et qui font rougir Myrdhin. C’est inconvenant, et fait presque regretter à Myrdhin de s’être montré aimable avec le jeune homme à l’instant. Il peste intérieurement. Moment durant lequel le professeur d’Histoire rougit, détourne le regard et feint de s’intéresser à la mouche qui s’obstine à se cogner frénétiquement contre la vitre en vrombissant si fort qu’on l’entend encore malgré les nombreuses voix qui résonnent dans la pièce trop exiguë. Il a encore honte. Et s’en veut beaucoup de ne pas regretter plus que cela leurs actes passés. Il a du mal à détacher Valery des mots « élève », « interdit » et « honte ». Mais il n’est plus son professeur, à présent, n’est-ce pas ? Et il avait presque sagement repoussé les avances du jeune homme jusqu’à ce qu’il ne soit plus son élève. Ils ont certes un peu dépassé les bornes avant ça, à l’époque mais… au fond, où était le mal ? C’était Valery qui avait commencé, d’abord, songe-t-il de manière assez puérile. Et certes, il n’avait que faiblement protesté. Et cela s’était parfois retourné un peu contre lui. Comme la fois où il l’avait plaqué contre un mur. Pour lui dire d’arrêter d’insister. Au départ. Léger retournement de situation, cette fois-là. Mais l’intention y était, il vous le jure. Croix de bois, croix de fer, et tout et tout.

Il secoue imperceptiblement la tête pour se forcer à revenir au présent. Ce n’est vraiment pas le moment de divaguer. Il se méfie du jeune homme. Il a peur qu’il les trahisse, les dénonce, et de perdre son poste, des années après, à cause de ce sale gosse qu’il n’a pas su repousser vraiment. Mais s’il est resté muet toutes ces années, pourquoi parlerait-il maintenant ? Il s’est montré plutôt digne de confiance, jusqu’ici, et Myrdhin voudrait bien que cela continue ainsi. Une pointe d’envie commence déjà à refaire surface. Qu’il ne cherche même pas à refouler. Foutu Valery. 

HRP : Je m'excuse platement pour le titre   C'était plus fort que moi, les forces obscures, toussah, toussah  


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