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 The family [Eliott - Doris - John]

MétamorphomageMolduavatar
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27 Avril 2008


John Warlock, père d'Eliott, leader du SPAM

Si John était nerveux à l'approche de ce déjeuner, il n'en laissait rien voir à personne. Depuis sa sortie de l'hôpital mi-janvier après sa crise cardiaque, Doris lui avait imposé de se reposer et sa femme n'avait pas cédé un pouce de terrain à ce sujet. Il s'était retiré momentanément de la présidence du SPAM en laissant la main à son nouveau second, choisit précautionneusement après l'infâme trahison de Daniel à laquelle il ne préférait pas penser. Il s'était donc retrouvé désœuvré au manoir, à tourner un peu en rond comme un enfant puni dans sa chambre. Néanmoins, il ne pouvait pas nier que cette période de repos lui avait fait du bien et il reprenait peu à peu ses activité, son épouse veillant au grain afin qu'il ne s'épuise pas.

Le fait d'avoir failli mourir lui avait également permis de prendre du recul sur tout ce qui composait sa vie et Eliott et lui avaient essayé de reprendre progressivement contact afin de pacifier leurs relations. Il avait failli perdre son fils en Juillet dernier, lui-même avait manqué d'y passer voilà quelques mois... Aux yeux de John, tout cela lui avait fait réalisé qu'il fallait profiter des choses tant qu'elles étaient encore là et essayait donc d'appliquer cette nouvelle résolution à sa vie. Malheureusement, ce n'était pas pour cela qu'il n'appréhendait pas légèrement cette entrevue, les choses ayant toujours eu tendance à déraper entre Eliott et lui. Doris avait beau lui assurer que tout se passerait bien, John restait sur ses gardes.

L'Hippogriffe cendré à Pré-au-Lard lui avait semblé un bon choix pour ce déjeuner familial en terrain neutre et Doris avait approuvé, toute à sa joie de voir sa famille se réunir un petit peu. Paige finissait son année à Poudlard mais elle n'avait pas pu faire le déplacement étant donné qu'il n'y avait pas de sortie à Pré-au-Lard ce week-end là. Andrew quant à lui avait été invité mais il avait décliné le déjeuner en arguant qu'il avait une audience importante à préparer pour cet après-midi. Doris et lui seraient donc en tête-à-tête avec leur fils cadet et si la situation pouvait sembler délicate, c'est bien parce que ce n'était pas arrivé depuis plusieurs années déjà.

Les époux Warlock se présentèrent aux portes de l'Hippogriffe Cendré quelques minutes avant midi et furent installé à une table un peu isolée mais qui bénéficiait d'une très belle vue sur une partie du village de Pré-au-Lard. Le rendez-vous était fixé à midi mais John avait déjà l'intime conviction que son fils serait en retard : il avait beau avoir reçu une montre pour ses dix-sept ans, la ponctualité n'était pas son fort. Réprimant ce genre de pensées, le but de ce déjeuner n'étant pas de se disputer une nouvelle fois avec Eliott : tous les deux avaient déjà trop donné dans ce domaine. Lorsque Eliott pénétra dans le restaurant, John le suivit des yeux jusqu'au moment où il arriva à leur table.

- Tu es en r...

La remarque avant manqué de lui échapper par réflexe et John se rengorgea, conscient que ce n'était pas le meilleur moyen de commencer une conversation.

- Tu as bonne mine. Comment vas-tu ?

Voilà qui était bien mieux.

Spoiler:
 
Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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A voir Eliott se préparer nerveusement, on aurait dit qu'il s’apprêtait pour un entretien d'embauche, ou une audience au tribunal, mais certainement pas pour un déjeuner familial. D'ailleurs il aurait préféré passer un entretien d'embauche. Il avait toujours trainé des pieds quand il s'agissait de partager un quelconque évènement avec sa famille, parce qu'il savait que cela finissait toujours de la même façon. Mais s'il était particulièrement nerveux aujourd'hui, c'était justement parce qu'il avait à cœur que ce déjeuner ne se termine pas comme tous les autres.

Depuis l'accident de son père en Janvier, ils avaient tous les deux pris conscience qu'ils tenaient trop l'un à l'autre pour gâcher de précieuses années en se disputant constamment, et en s'ignorant le reste du temps. Ce n'était pas facile de rétablir une entente à peu près cordiale après des années de conflit, mais s'ils y mettaient tous les deux du leur, les choses finiraient par s'arranger. Et si Eliott était prêt à mettre de la bonne volonté, il aurait tout de même préféré éviter ce déjeuner en tête à tête avec ses parents.

Il ne s'était pas retrouvé seul avec ses parents depuis des années, et appréciait généralement la compagnie de Paige et Andrew, qui savaient détourner la conversation quand la situation dérapait entre John Warlock et son fils cadet. Mais ni Paige -qui était à Poudlard- ni Andrew ne serait là aujourd'hui. Personne n'empêcherait son père de manifester son mécontentement à l'entente de la nouvelle qu'Eliott avait à lui annoncer.

Parce que oui, comme s'il n'avait pas déjà assez de raisons de redouter ce déjeuner, il fallait aussi qu'il annonce à ses parents qu'il allait se marier. Il aurait bien gardé cette information pour lui encore un temps (jusqu'au mariage par exemple) mais d'après Paige -qui avait été mise au courant la première- cela ne se faisait pas de se marier sans en informer ses parents. Le problème résidait dans le fait qu'il n'était pas encore certain de vouloir inviter ses parents à son mariage. Et il se voyait mal leur annoncer joyeusement qu'il allait se marier, avant de leur préciser qu'ils n'étaient pas conviés à cet évènement. Ils allaient mal le prendre, forcément. Un autre petit problème était que son père détestait Charlotte. L'annonce de son mariage à venir avait donc toutes les chances d'être mal accueillie.

Décidant qu'il ne valait mieux pas être en retard, il avait déjà le malheur d'épouser une née-moldue, autant éviter de donner à son père trop de matière à critiquer. Il lissa le devant de sa chemise, soupira, et transplana pour Pré-au-lard. Une fois arrivé à destination il se dirigea à contrecœur vers l’Hippogriffe cendré. Il n'avait jamais vraiment aimé ce restaurant. On y mangeait très bien, là n'était pas le problème, mais se tromper de fourchette équivalait à un crime de haute trahison, ou presque. Et il n'était pas très doué en fourchettes.

"Vous avez une réservation ? l'interrogea une femme au sourire figé alors qu'il poussait la porte de l'établissement.
-Euh oui, au nom de Warlock " répondit-il en jetant un regard à une imposante pendule qui indiquait précisément 12h03.

La femme haussa un sourcil et le dévisagea avec un regard qui en disait long, mais lui indiqua la table où ses parents l'attendaient déjà. Il s'approcha d'eux en se forçant à sourire. Sourire qui disparut bien vite alors que son père prenait la parole, avec l'intention visible de lui reprocher son retard -de trois minutes ! Contre toute attente, son père se repris et assura qu'il avait bonne mine. Eliott eut du mal à cacher sa surprise mais s'empressa de répondre en essayant d'avoir l'air enthousiaste, et parfaitement détendu. Il ne trompait évidement personne.

"Merci, ce...ça va bien. Et vous ? répondit-il en tirant une chaise pour s'asseoir face à ses parents. Ça va mieux ?" ajouta-t-il à l'adresse de son père.

Il devrait se lancer maintenant. Il n'arrêterait pas d'y penser de toute façon, autant leur dire tout de suite. Il soupira intérieurement. Il s'agissait d'annoncer son mariage à ses parents, il aurait du être impatient, cela aurait du être facile. C'était loin de l'être.

"J'ai une bonne nouvelle."

Il avait parlé avec un enthousiasme où pointait une trace d'inquiétude, mais conserva son sourire. Après réflexion il n'était pas certain que son père et lui soit d'accord sur le coté "bonne nouvelle". Tant pis.


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Doris Warlock, mère d'Eliott

Doris jeta un dernier coup d’œil à son reflet avant de rejoindre son époux dans le salon. Elle esquissa un léger sourire à son attention tandis qu'elle ajustait sa cape sur ses épaules. La peur de le perdre ne la quittait plus depuis qu'il avait eu son malaise en Janvier dernier. Elle avait vraiment cru lorsqu'elle l'avait vu étendu sur le sol que c'était la fin. Heureusement, cela n'avait pas été le cas, il s'était relevé et il vivrait encore de nombreuses années. Doris y veillerait. Plus d'activités trop éprouvantes, un train de vie sain et sans stress. Voilà tout ce qu'il fallait à John désormais. Et elle était là pour le chaperonner, elle se doutait qu'elle était peut-être agaçante parfois à trop le couver mais elle refusait de le perdre, pas maintenant. Comment ferait-elle sans lui ? Elle pourrait compter sur ses enfants, c'était certain mais elle avait encore besoin de John malgré tout. Elle était trop jeune pour être veuve. Alors elle surveillait son époux en le mettant au repos.

Aujourd'hui faisait néanmoins exception, un sentiment de joie et d'appréhension étreignait le cœur de Doris Warlock. La joie de revoir son fils Eliott et l'appréhension qu'une fois encore, la rencontre finisse de façon désastreuse. Eliott et John avaient toujours eu l'art de se disputer les rares fois qu'ils se voyaient, elle savait pourtant que le père et le fils s'aimaient profondément. Elle le voyait mais elle se demandait véritablement si un jour les deux hommes réussiraient à mettre leur fierté de côté pour s'accepter tels qu'ils étaient. L'angoisse était d'autant plus présente qu'ils ne seraient que tous les trois. Andrew avait décliné l'invitation en prétextant un rendez-vous d'affaire, Doris le soupçonnait d'éviter son frère après la dispute qu'ils avaient eu après l'attaque cardiaque de leur père mais après tout, ce n'était pas à elle de s'en mêler, ils étaient suffisamment grands pour régler leurs histoires. Elle trouvait juste cela triste et dommage de ne pas pouvoir réunir ses deux fils à cause de petites querelles. Quant à Paige, elle était coincée à Poudlard et Doris ne l'inviterait pas à braver les règlements pour qu'elle les rejoigne.

Ils ne seraient donc que trois ce midi. Un scénario qui ne présageait nullement la joie et la bonne entente. Elle la première était tendue, comment aurait-il pu en être autrement pour les deux autres ? D'un autre côté, elle était très heureuse que la faiblesse cardiaque de son mari ait permis un rapprochement familial. Eliott reparlait à son père et Doris en était heureuse. Elle qui avait toujours détesté les périodes de froid entre les deux hommes. Qui pendant une période ne voyait son fils que lorsque son père était absent. Elle avait beaucoup souffert de cette distance que son fils lui imposait. Peut-être aurait-elle dû prendre sa défense plus souvent, peut-être était-ce une erreur de sa part. Mais John pouvait se montrer si catégorique dans ses choix et ses décisions. Elle avait deux autres enfants qui avaient également besoin d'elle, pour l'équilibre de sa famille, elle ne pouvait pas prendre parti. Elle se contentait de rester neutre même si elle était profondément blessée par ces déchirements familiaux.

Elle voulait croire que cette rencontre ne provoquerait pas une fois encore une guerre. Elle ne savait pas si elle serait capable d'en supporter une de plus. Mais lorsqu'elle s'installa à la table de l'Hippogriffe Cendré aux côtés de John, elle ne laissa rien paraître des ses appréhensions. La publicité du lieu laissait espérer que les deux hommes n'oserait pas faire d'esclandre. Elle se contenta donc d'attendre son cadet avec un sourire aux lèvres, priant pour que John ne fasse aucune remarque lorsqu'elle constata qu'Eliott avait trois minutes de retard. Son sourire se fana quelque peu et ses yeux se fermèrent un quart de seconde lorsqu'elle entendit les premiers mots de son époux. Elle s'arrêta de respirer un instant, prête à poser sa main sur celle de John pour l'apaiser et lui demander de ne pas commencer les reproches lorsqu'il se tut de lui même à la surprise générale. Le sourire de Doris s'agrandit davantage alors qu'elle fixait désormais son fils. Il avait l'air en bonne forme quoiqu'un peu fatigué peut-être.

"Nous allons bien. Je surveille ton père pour qu'il n'en fasse pas trop... Tu sais comment il peut-être parfois. Et toi, comment vas-tu ? Tu as l'air fatigué."

Doris glissa un œil vers son époux alors que son sourire se faisait amusé. Elle prit un air mi-surpris, mi-ravi lorsque son fils annonça qu'il avait une bonne nouvelle à leur annoncer. Peut-être enfin le genre de nouvel que John attendait. Pourtant, face à la nervosité d'Eliott, elle eut un mauvais pressentiment. Le sentiment que ce que leur cadet allait leur annoncer n'était pas forcément une bonne nouvelle pour tout le monde. Elle n'en montra rien et invita Eliott à parler d'un sourire apaisant.

"J'ai hâte d'entendre ton excellente nouvelle, mon chéri."
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John Warlock

- Mais je vais très bien, Doris, répliqua John avec l'impatience des malades lassés d'être couvés.

Il s'était plutôt bien remis de sa crise cardiaque, les Médicomages avaient dit que ce n'étaot qu'une alerte mais qu'il devait néanmoins se ménager. Et il ne faisait que ça, se ménager ! Il avait cédé pour un temps la direction du SPAM et Andrew l'avait remplacé dans beaucoup de tâches, où il réussissait avec brio. John était fier de voir son fils ainé suivre son chemin mais il aurait également apprécié qu'on arrête de le traiter comme un enfant : il commençait très sérieusement à s'ennuyer à force d'être cantonné à la maison, comme s'il était déjà à la retraite. Mais il savait que si sa femme était si soucieuse de sa santé, c'était parce qu'elle l'aimait et que son problème cardiaque le soir du Nouvel An lui avait fait très peur. Il adressa un sourire à Doris en serrant sa main dans la sienne pour l'apaiser, néanmoins pas décidé à continuer à ce rythme de vieux sorcier.

Quoi qu'il en soit, l'heure n'était pas à discuter de son état de santé - on en parlait déjà bien trop souvent à son goût - puisque Eliott semblait avoir quelque chose à leur annoncer, d'un ton un peu trop enthousiaste pour être honnête. La dernière fois, c'était pour annoncer qu'il partait vivre dans le monde moldu, la fois d'avant, qu'il ferait des études sur les moldus après ses ASPICS et la fois encore d'avant pour leur dire qu'il avait choisi Étude des Moldus comme matière complémentaire. Il ne voyait pas vraiment ce qu'il pourrait leur annoncer de pire... Et pourtant, avec Eliott, John n'était jamais sûr de rien. Il était parfaitement capable de leur annoncer qu'il partait élever des chèvres moldues en Mongolie. Un peu tendu, John prit néanmoins sur lui pour garder une attitude neutre et se tourna vers son fils, la main de Doris toujours dans la sienne.

- Nous t'écoutons.

Avec une grande attention...

Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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Eliott se crispa face au ton agacé de son père, qui en avait visiblement assez que tout le monde s'inquiète de son état de santé. Il pouvait comprendre son impatience, ayant eu le même ressenti après son accident au mois de Juin, mais il avait espéré trouver son père dans de meilleures dispositions. Les choses étaient déjà assez difficiles entre eux quand John était de bonne humeur. Conscient que le sujet était sensible, Eliott se garda de faire la moindre remarque sur la santé de qui que ce soit et se contenta de rassurer sa mère quant à son propre état de fatigue.

- Non, ça va très bien, répondit-il avec un sourire qui se voulait rassurant.

Ce n'était pas tant la fatigue que l'inquiétude qui lui donnait mauvaise mine. Alors qu'il expliquait à ses parents qu'il avait une bonne nouvelle à leur annoncer, il se rendait bien compte qu'il y avait peu de chances pour que cette nouvelle leur apparaisse comme quelque chose de positif. Il avait quelques espoirs du côté de sa mère -et était prêt à la laisser organiser tout ce qu'elle voulait si elle se rangeait de son coté- mais se doutait bien que son père n’apprécierait pas ce qu'il s’apprêtait à lui dire. Non seulement il aurait préféré que son fils cadet, à l'instar de l'ainé, épouse une sang-pur issue d'une bonne famille, mais également parce qu'il semblait détester personnellement Charlotte.

Quelques années ou quelques mois plus tôt, il n'en aurait sans doute rien eu à faire , que ses parents n'aiment pas sa fiancée. Il se serait probablement contenté de leur annoncer son mariage en passant par Paige ou Andrew, sans s'inquiéter le moins du monde de leur opinion sur la question. Mais l'avis de ses parents, s'il n'impacterait aucunement sa décision d'épouser Charlotte, avait retrouvé une certaine valeur à ses yeux. Il avait vu à quel point son conflit avec son père avait affecté sa famille -il suffisait de voir comme sa relation avec son frère en avait pâti- et il ne voulait pas revivre ça. Depuis le nouvel an lui et son père avaient retrouvé un semblant de relation, et aucune dispute n'avait éclaté entre eux depuis. Leurs rapports restaient distants, mais cordiaux, et c'était déjà une nette amélioration.

Eliott ne voulait pas risquer de briser ce fragile équilibre, et hésita donc un instant à cacher la vérité un peu plus longtemps. Ses parents l'observaient avec un calme apparemment, pourtant il pouvait sentir leur appréhension, comme s'ils redoutaient quelque chose. Il soupira intérieurement face à l'absurdité de la situation. C'était de son mariage dont il s'agissait, il allait épouser la femme qu'il aimait et qu'il était certain d'aimer pour le reste de sa vie, c'était un heureux évènement. Ses parents devraient se réjouir pour lui, non ? Profitant de cet élan d'optimiste insensé, il se lança.

"On va se marier, avec Charlotte."

Il ponctua sa phrase d'un sourire un peu forcé, guettant la moindre des réactions de son père et priant intérieurement pour qu'un serveur ait la bonne idée d'intervenir maintenant.



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Doris Warlock, mère d'Eliott

Doris poussa un léger soupir lorsque John s'agaça. Peut-être était-elle un peu trop envahissante, en effet. Mais c'était plus fort qu'elle, elle avait eu si peur le jour du nouvel an. Elle reporta son attention sur Eliott qui lui affirmait qu'il allait parfaitement bien à son tour. Il semblait que le fait de minimiser son état de santé était un trait familial. Elle n'insista pas davantage et attendit patiemment que son fils leur annonce sa bonne nouvelle. Sa main reposait dans celle de son époux et elle attendait avec une étrange angoisse les futures paroles d'Eliott. Sans s'en rendre compte, elle avait retenu son souffle et lorsque les mots du jeune homme parvinrent à ses oreilles, elle inspira profondément alors que sa main se crispait dans celle de John. Un sourire naquit cependant sur ses lèvres.

"Mais c'est formidable, Eliott. Félicitations !"

Charlotte Meyer ne faisait pas l'unanimité dans la famille, loin de là même. Mais si c'était elle qu'avait choisi Eliott, elle devait se faire une raison et l'accepter malgré le fait qu'elle ne soit pas la belle-fille idéale. Elle avait longtemps gardé l'espoir que son fils épouserait une femme de leur rang mais elle aurait dû se douter que ce jour n'arriverait jamais. Il ne partageait pas leurs convictions et cela depuis qu'il était enfant. Pourquoi cela aurait-il changé subitement ? En quoi le choix de son épouse aurait-il été différent de ses convictions ?

"J'espère que vous serez heureux."

C'était tout ce qu'elle souhaitait pour ses enfants. Elle savait également que John ne partagerait pas son enthousiasme. Elle se doutait qu'il aurait quelque chose à redire et elle craignait plus que tout les paroles que son mari n'allait pas tarder à prononcer. Il était resté silencieux trop longtemps déjà. Elle jeta un regard hésitant vers son époux avant de sourire à Eliott pour le rassurer. Du moins, essayer. Et dire que ce repas devait les réconcilier. Elle n'était plus certaine du bien fondé de la manœuvre.
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John Warlock, père d'Eliott

La main de son épouse dans la sienne, John fixait son fils cadet, attendant que ce dernier se décide à prendre la parole. Malgré son air impassible, le père de famille n'était pas en reste et se doutait bien dans le fond de la véritable raison de ce déjeuner. Après tout, n'était-ce pas une évolution cohérente ? Les mots d'Eliott, lorsqu'il lui annonça son futur mariage avec l'Auror Meyer, ne furent pas une surprise. Il ne savait pas depuis quand son fils fréquentait la jeune femme mais cela faisait déjà plus d'un an étant donné qu'elle était présente au chevet d'Eliott après son accident. Il savait par Andrew qu'ils vivaient ensemble - avant le mariage, quelle idée - et il était donc logique que cela arrive un jour...

Mais même si John s'y était attendu, cela ne signifiait pas que cela le réjouissait. Il n'avait pas abandonné l'idée qu'Eliott finisse par revenir dans le droit chemin, que ce soit par amour de sa famille ou pour l'amour d'une femme de la bonne société d'ailleurs. Il y avait de nombreuses jeunes filles qui auraient pu plaire à Eliott en même temps qu'à ses parents mais il s'était coupé si longtemps du monde qui était le sien qu'il n'était même pas surprenant qu'il choisisse de faire sa vie avec une jeune femme qui n'avait rien d'une fille de bonne famille. Le mariage sonnait terriblement définitif et faisait entrer Charlotte Meyer dans leur famille de manière plus que concrète : que ce soit sur les arbres généalogiques ou dans la question de l'héritage, cette union ne pourrait pas être ignorée, au plus grand agacement de John qui ne portait pas vraiment sa future bru dans son cœur. Laissant Doris lancer les félicitations d'usage - il n'avait pas très envie de faire des politesses - il savait que son fils n'apprécierait sûrement pas les propos qu'il mourait d'envier de lui tenir et il ne voulait pas rompre le lien si fragile qui se nouait de nouveau entre eux. C'est pourquoi au lieu d'un sec "pourquoi ,", John se contenta de prendre une longue gorgée d'eau avant de se tourner vers son fils.

- Le mariage n'est pas un engagement à la légère. Es-tu sûr de ton choix ? Vous êtes encore jeunes, vous ne vous connaissez pas tant que ça.

C'était plutôt diplomatique, il aurait pu dire bien pire, et John avait veillé à ne pas évoquer le mot erreur, terme qui lui venait pourtant à l'esprit lorsqu'il pensait à une union de son fils et de Charlotte Meyer. C'était la fougue de la jeunesse, l'emportement amoureux des premiers temps... Ce n'était pas cela qui faisait une union solide. Un bon mariage était un mariage raisonnable, lui et Doris en étaient la preuve vivante.
Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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Eliott se détendit légèrement et adressa un sourire sincère en réponse aux félicitations de sa mère. Il était soulagé d'avoir au moins un de ses parents de son coté, même si ce n'était pas vraiment celui des deux dont il craignait le plus la réaction. Malgré cet échange qui se voulait chaleureux, l'ambiance autour de la table restait tendue. Et pour cause, son père n'avait pas encore ouvert la bouche, et semblait vouloir se noyer dans son verre d'eau.

"Merci, répondit Eliott à sa mère avec un sourire, plus pour briser le silence qu'autre chose. On a pas encore choisi de date, ce sera certainement l'année prochaine, au printemps."

Il ne savait même pas pourquoi il lui racontait ça alors qu'ils n'étaient pas encore décidé à les inviter à l'heureux évènement. A vrai dire il aurait été prêt à dire n'importe quoi pour combler le silence. Il préférait parler -même de n'importe quoi- plutôt que d'écouter ce que son père avait à dire, parce qu'il savait que cela n'allait pas lui plaire. Il le devinait rien qu'à l'expression de son visage et à ce silence qui durait depuis trop longtemps. Il fouilla la salle du regard à la recherche d'un serveur ou d'une serveuse qui puisse les sortir de cette situation avec une intervention salvatrice, en vain.

Son père prit finalement la parole et sa réponse fut, évidement, désapprobatrice. Eliott devait toutefois noter l'effort d'avoir cherché d'autres arguments que "c'est une née-moldue". Il y avait du progrès. Conscient que c'était à son tour de faire des efforts, il se retint de répondre que c'était sa décision, et qu'il apprécierait que son père ne la critique pas, pour une fois. Ils commençaient à retrouver un semblant de relation, il ne voulait pas tout gâcher par une parole malheureuse, comme il se savait capable de le faire.

"Je suis sûr, répondit-il avec aplomb. On y a bien réfléchi."

Faux, il avait demandé Charlotte en mariage sur un coup de tête, au milieu d'une patinoire dans laquelle ils se trouvaient illégalement et sans bague. Mais son père n'avait pas besoin de savoir cela. Ce qui importait était que c'était une décision qu'il ne regrettait pas et dont il était certain qu'elle le rendrait heureux.

"Et puis, toi et maman vous êtes bien mariés au bout d'un an..." Et ils étaient toujours mariés aujourd'hui.

Que son père ne vienne pas lui faire la morale à propos de leur âge ou de la durée de leur relation ! Eliott avait bien du mal à le croire, mais il était possible que des années plus tôt, John Warlock se soit montré tout aussi impulsif et amoureux que son fils ne l'était aujourd'hui. A moins qu'il n'ait été poussé vers le mariage par ses propres parents, c'était une autre possibilité. Mais Eliott aimait penser que ses parents avaient fait un véritable mariage d'amour tant leur union lui avait toujours paru inébranlable.


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Doris Warlock, mère d'Eliott

Doris esquissa un sourire à l'intention de son fils alors qu'il la remerciait et annonçait qu'ils n'avaient pas encore fixé la date mais que le mariage aurait sans doute lieu au printemps. Il lui faudrait trouver une robe pour l'occasion, elle refusait d'aller au mariage de son fils vêtue n'importe comment. Même si il aurait sans doute lieu en monde moldu. Chose qu'Eliott s'était bien gardée de leur dire. Mais elle n'était pas dupe, la famille moldue de la mariée ne pourraient décemment pas venir en monde sorcier. Il fallait préserver le secret magique. Elle espérait juste que John accepterait cela. Mais même sans l'approbation de son mari, elle comptait bien assister au mariage de son fils. La vie était trop courte pour qu'ils puissent tous rester fâcher éternellement.

Elle retint un soupir de soulagement face aux paroles de son époux. Il aurait pu être beaucoup plus cassant que cela. Elle le connaissait suffisamment pour savoir que ce mariage ne lui plaisait pas. Mais il fallait se faire à l'idée. Eliott semblait vraiment amoureux de sa Charlotte. Et elle voulait avant tout que ses enfants soient heureux. Peu importe les choix qu'ils fassent. Même si évidemment, elle aurait préféré que son cadet se marie avec une jeune femme de bonne famille. Mais elle ne connaissait pas personnellement cette Charlotte Meyer et ne pouvait donc pas se faire un avis impartial. Elle n'avait que l'opinion de John et Andrew. Même si les hommes de la famille Warlock semblaient assez d'accord sur l'opinion qu'ils se faisaient de la jeune femme.

"Oui enfin... ce n'est pas tout à fait la même chose entre ton père et moi, Eliott."

C'était même totalement différent. Ils venaient du même milieu et puis, ils étaient relativement sûr de ce qu'ils faisaient. Même au bout d'un an. Et leur monde fonctionnait énormément au mariage arrangé alors finalement, c'était une bénédiction que Doris ait trouvé John Warlock à son goût en plus de répondre aux critères que ses parents exigeaient. Donc non, Eliott ne pouvait pas comparer sa situation à la leur. Ce n'était pas du tout le même contexte. Et puis, il fallait bien dire ce qui était, à l'âge d'Eliott, ils étaient quand même beaucoup plus responsable que lui. Eliott n'était encore qu'un enfant au fond. C'était son petit garçon.
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John Warlock, père d'Eliott

Quand Eliott lui affirma qu'il avait bien réfléchi à ce mariage à venir, John dû faire un effort pour ne pas échanger un regard entendu avec son épouse. Leur fils cadet n'avait pas été réparti à Gryffondor pour rien et il possédait l'impulsivité caractéristique de cette maison. John aurait pu parier que cette demande en mariage s'était fait sur un coup de tête, son fils soudain épris de l'idée fixe d'épouser Charlotte Meyer. Et toujours en bon Gryffondor, Eliott ne démordrait sûrement pas de cette idée, encore moins si on le contredisait. Plus on essayerait de le pousser vers autre chose, plus son esprit de contradiction le maintiendrait auprès de sa toute nouvelle fiancée.

Il avait beau comparer les deux situations, tout était différent pour Doris et lui : ils avaient fait un mariage raisonnable car ils venaient du même milieu, avaient les mêmes objectifs de vie - se poser et construire une famille - les mêmes éducations et possédaient de surcroît de nombreux points communs dans leurs intérêts, ce qui leur permettait d'avoir des conversations enrichissantes et variées, même au bout de trente ans de mariage. Il avait vu Eliott et Miss Meyer ensemble une seule fois, aux fiançailles d'Andrew, mais il était certain qu'ils finiraient par se séparer et que son fils retrouverait la raison pour se poser avec une personne de bien meilleure composition. Rosaleen Lestrange était encore célibataire, bien qu'on murmure le nom d'Adonis Greengrass, et même si John avait des retenues sur les familles de Mangemorts - rapport à son image d'homme politique - il valait toujours mieux une Lestrange ou une Rosier qu'une Meyer.

Il tut néanmoins ce genre de pensées, bien conscient de l'équilibre précaire qu'il était en train de nouer avec son fils, préférant garder un silence poli. S'il contredisait Eliott, ce dernier ferait tout pour lui prouver qu'il avait tort et foncerait encore plus vite vers ce mariage. En revanche, s'il laissait les choses faire... Qu'on se le dise, John voulait le bonheur de son fils. Mais ce n'était pas une épouse carriériste - dans un boulot d'hommes, qui plus est - et impulsive qui ferait de lui un homme heureux. De plus, ils étaient bien trop jeunes : son fils n'avait pas d'emploi stable pour subvenir aux besoins de sa famille et il n'allait quand même pas dépendre de sa femme ! Les tensions auraient à coup sûr raison de ces fiançailles, il suffisait de laisser le temps faire son œuvre. Eliott trouverait la femme qui lui correspondait vraiment en temps et en heure, John n'avait pas de doutes là-dessus.

- Bien, fit-il mine de capituler. Si tu es sûr de toi...

Même les Gryffondor finissaient par revenir à la raison.

FIN DU RP
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