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 Mais qui a oublié son livre ? [PV: Rachel & Irving]

Irving WhitakerAubergisteEn ligneavatar
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Vendredi 16 décembre 2005

La cloche libéra enfin Irving du pire supplice de Poudlard : Le cours d’Histoire de la Magie. Les élèves de Gryffondor et Serpentard se levèrent et commencèrent à ranger leurs affaires.

*Plus que deux heures de Soin aux Créatures Magiques et c’est les vacannnnces !*

Pressé d’en finir, Irving saisit son sac et le jeta sans ménagement sur son bureau. Le cartable percuta alors son encrier qui s’écrasa au sol, libérant toute son encre par terre.

* Et meeeerde !*


Avec un peu de chance Binns ne l’avait pas vu et il allait pouvoir partir sans avoir à nettoyer quoi que ce soit. Il regarda timidement dans la direction du professeur mais le fantôme le scrutait d’un œil mauvais.

« N’y pensez même pas, monsieur Whitaker ! »

Irving soupira et chercha à tâtons sa baguette dans le fond de son sac. Les derniers élèves quittèrent la salle lorsqu’il la trouva enfin coincée dans la doublure. Il la sortit et la pointa sur la tache d’encre en s’exclamant :

« Regurgite ! »


Une sorte de vomi nauséabonde sortit de l’extrémité de la baguette, gicla sur le sol de la classe et sur le bas de sa robe de sorcier.

« Oups ! Je me suis trompé de sort ! »
dit-il en grimaçant.

Binns secouait la tête visiblement désemparé devant le niveau de magie du Gryffondor.

« C’est Recurvite pas Regurgite, monsieur Whitaker ! »


« Ah oui…C’est vrai ! Recurvite ! »

L’encre et le vomi disparurent mais la puanteur semblait persister. Irving interrogea du regard son professeur : Devait-il tenter un sortilège de « BriseMarine » afin de couvrir l’odeur infecte ? Binns répondit à la question silencieuse légèrement agacé.

« Filez Whitaker ! Vous allez encore être en retard à cause de moi sinon ! »

Puis d’un signe de la tête le fantôme désigna un bureau.

« L’un de vos camarade de classe a oublié son manuel ! Ramenez-le-lui ! »

Irving prit le livre et sortit rapidement de la salle de cours. Il l’ouvrit afin de voir à qui appartenait le bouquin mais son propriétaire n’avait pas mit son nom. A la place Irving trouva à l’intérieur une lettre qu’il parcourut en quête d’indices.

« Rachel,

Peux-tu jeter un œil à ce synopsis et me dire ce que tu en penses.
Je t’embrasse,
Maman. »


Rachel, le livre appartenait visiblement à Wodds, une élève de Serpentard. Irving se mit à courir dans le couloir afin de la rattraper. Il arriva jusqu’à un petit escalier en colimaçon et se pencha. En reconnaissant sa crinière brune quelques étages plus bas il cria :

« Wodds ! Attends ! T’as oublié ton bouquin d’histoire de la Magie !"


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Rachel poussa un soupir de soulagement lorsque la cloche sonna, interrompant ainsi le professeur Binns dans son discours endormant. Les cours d'Histoire de la Magie étaient de plus en plus long... Elle était sûre de ne pas continuer cette matière, après ses BUSEs.

La jeune fille sortit de la salle, perdue dans ses pensées. Elle suivait ses camarades qui allaient au cours de Soins aux Créatures magiques, sans faire attention à ce qu'il se passait autour d'elle.
Dans deux heures, elle était en vacances. Et demain, elle retrouvait son frère et ses parents. Elle allait devoir faire parler Ethan et Eilis... Il lui tardait aussi de revoir ses parents. Ils lui manquaient, même si elle correspondait souvent avec eux. D'ailleurs, sa mère attendait ses critiques sur son dernier synopsis... Elle savait ce qui la perturbait dans le plan que sa mère lui avait envoyé mais sa réponse attendrait le lendemain.


"Wodds ! Attends ! T’as oublié ton bouquin d’histoire de la Magie !"


À l'entente de son nom, Rachel sursauta. Qui pouvait bien l'appeler ? Le reste de la phrase parvint alors jusqu'à elle et elle se retourna. Elle ne reconnut pas immédiatement le Gryffondor qui lui tendait, en haut de l'escalier. Rachel ouvrit son sac, vérifiant les dires de son camrade. Il avait raison, elle avait bien oublié son livre. Elle se morigéna intérieurement.
Son camarade arriva à sa hauteur et lui tendit le bouquin. Rachel le reconnut alors. Irving Whitaker, un Gryffondor qui d'habitude traînait avec des jumeaux qui se ressemblaient beaucoup.


La jeune fille attrapa son livre et le rangea dans son sac. Ou plutôt, tenta de le ranger dans son sac : quelque chose l'empêchait de l'enfoncer correctement. Serrant les dents, Rachel s'agenouilla, et posa son sac par terre. Elle sortit son livre et regarda ce qui bloquait. Elle soupira lorsqu'elle vit qu'il s'agissait d'une simple feuille.


*Je suis vraiment fatiguée... Il me tarde trop de rentrer à la maison et je ne fais plus attention à rien. Reprends-toi, mince !*


Rachel attrapa la feuille et reconnut l'écriture de sa mère. Elle rangea son livre, referma son sac et se releva, la lettre à la main. Elle vit qu'Irving était resté à côté d'elle. Elle le fusilla du regard quand elle s'aperçut qu'il retenait un sourire. Elle n'aiamit pas qu'on se moque d'elle.

Sans l'attendre, elle avança dans le couloir. Elle jeta un coup d'oeil à la lettre et s'aperçut qu'il s'agissait de la dernière de sa mère : le plan de son futur bouquin était agraffé derrière. Rachel s'arrêta net. Pourvu qu'Irving ne l'ai pas vu !

Elle se retourna et revint vers lui.


"Tu as lu ?"


Elle se mordit les lèvres. Il lui ramenait son livre et elle, elle l'agressait presque !


"Enfin...merci. Mais est-ce que tu as lu ma lettre ?"
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Irving dévala l’escalier pour rejoindre Wodds afin de lui rendre son livre. Lorsqu’il arriva à sa hauteur il le lui tendit avec un sourire mais celle-ci l’attrapa sans même le remercier.

*Mais de rien Rachel ! Tout le plaisir est pour moi !*
pensa t-il ironiquement.

Wodds semblait énervée et elle s’échinait à vouloir faire rentrer son livre dans son sac. Irving lui aurait bien dit que c’était la lettre de sa mère qui coinçait, mais comme Rachel ne l’avait pas remercié précédemment, il décida de la laisser trimer en se taisant. Il la regarda pendant de longues secondes, le sourire aux lèvres.
Après maints essais, elle s’agenouilla par terre et découvrit enfin l’origine du problème. Elle retira la missive, fourra son manuel dans son sac et se releva en jetant à Irving un regard noir.

* Décidément, c’est pas aujourd’hui que je vais entendre un Merci !*


Wodds fit volte-face et le planta, là, dans le couloir. Alors qu’Irving se disait qu’il ne comprenait rien aux femmes, Rachel s’arrêta et revint sur ses pas.

*Tiens ! Elle revient pour me remercier !*

« Tu l’as lu ? »

*Ah…bah…non ! Les gens respectent les tyrans du genre d’O’Connor mais les gars sympas qui ramènent les livres oubliés, tout le monde s’en fout ! Et même pire ! On les méprise et on les agresse !*

Irving s’apprêtait à répondre par une provocation mais Rachel ajouta :

"Enfin...merci. Mais est-ce que tu as lu ma lettre ?"

* PAR MERLIN ! Ai-je bien entendu ? Etait-ce un merci ?*


Comme la Serpentard avait fait un effort de politesse, Irving décida de répondre sincèrement :

« Ton nom n’était pas écrit sur le livre alors j’ai cherché l’identité du propriétaire ailleurs et c’est là que je suis tombé sur ce courrier qui t’était adressé… »

En gros ça voulait dire « Oui j’ai lu ta lettre » mais Irving pressentait que ce n’était pas le genre de réponse à faire à Rachel. Mais c’était vrai, il avait parcourut des yeux le synopsis de Jean Wodds, la mère de sa camarade, car c’était une auteure qu’il aimait particulièrement. Elle écrivait des livres policiers bien sanglants. C’était d’ailleurs le seul type de littérature qui avait grâce aux yeux d’Irving.

« Tu pourras dire à ta mère qu’elle a eu une très bonne idée pour son prochain livre : L’enquêteur qui est en fait le meurtrier ! Ouah ! Fallait y penser ! »


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Pourvu que...

"Ton nom n’était pas écrit sur le livre alors j’ai cherché l’identité du propriétaire ailleurs et c’est là que je suis tombé sur ce courrier qui t’était adressé…"

Ça voulait dire quoi, ça ? Pour savoir que le livre lui appartenait, il avait forcément dû lire la lettre. Mais avait-il vu le synopsis, derrière ? Pourvu qu'il ne se soit contenté que du recto... Elle n'osait pas imaginer la réaction de sa mère...

*Ou plutôt, tu n'oses même pas penser à lui annoncer que quelqu'un avait vu le plan de son dernier livre... Surtout que dans moins de trois mois, il doit être publié : elle n'aura jamais le temps d'inventer autre chose...*

"Tu pourras dire à ta mère qu’elle a eu une très bonne idée pour son prochain livre : L’enquêteur qui est en fait le meurtrier ! Ouah ! Fallait y penser !"

Rachel ne put réprimer un sursaut. Il l'avait donc vraiment fait ? Et en plus, il le criait sur tous les toits ! Elle regarda autour d'elle, angoissée. Personne, ouf !

"Mais tais-toi ! Tu...rohhh !"

Elle serra les poings de frustration. Puis se reprit, consciente que si elle voulait Irving se taise, elle allait devoir se montrer plus calme. Rachel ferma les yeux et prit une profonde inspiration. Elle les ré-ouvrit et regarda le garçon en face d'elle.

"Alors...d'abord, on va en cours, d'accord. Et Whi...euh...Irving...Tu..."

*Mais exprime-toi, mince ! Parler sans agressivité n'est quand même pas hors de ta portée !*

La jeune fille commença à marcher, essayant de formuler sa phrase clairement dans sa tête. Comment lui faire comprendre que son silence était plus qu'important ? Cela pouvait paraître ridicule, sa mère n'était pas mondialement connue. Mais ses livres avaient de plus en plus de succès et la sortie de son prochain bouquin était déjà fixée : elle devrait même aller à Londres pour une séance de dédicaces ! Quoi de plus normal que sa mère s'angoisse plus que d'habitude à propos de ses personnages, de la trame,...etc ? Rachel et Ethan commençaient aussi à stresser au fur et à mesure que la date butoir se rapprochait : leur mère voulait mettre un maximum de suspens et par conséquent, était très pointilleuse, leur demandant leur avis sur presque tous les chapitres. Et l'autre qui criait la fin du bouquin dans tout Poudlard !

*Et tu veux expliquer tout ça en deux mots ? Tu es folle, ma parole...*

"Irving...Il faut que tu me promettes de rien dire, d'accord ? Parce que c'est assez important et..."

Rachel poussa un soupir de découragement. Finalement, il ne lui tardait plus du tout de rentrer chez elle.
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Dès qu’Irving eut finit son compliment sur l’intrigue du synopsis, Wodds sursauta violement en lui demandant de se taire. Il la regarda avec de grands yeux interrogateurs.
Dans sa lettre, la mère de Rachel semblait en proie à de terribles doutes concernant la chute de son histoire. Irving avait juste voulu la rassurer, rien de plus.

"Alors...d'abord, on va en cours, d'accord. Et Whi...euh...Irving...Tu..."

Wodds semblait faire tous les efforts du monde pour se contrôler. Elle se mit à marcher en cherchant visiblement le meilleur moyen pour formuler ce qu’elle avait à dire. Irving décida de l’accompagner tout en la scrutant du coin de l’œil. De toute manière, ils se rendaient au même endroit car ils partageaient le cours de soins aux créatures magiques. Elle avait de l’aile gauche du château jusqu’au parc pour enfin arriver à exposer ces pensées. Après avoir descendu une flopée de marche elle prit enfin la parole.

"Irving...Il faut que tu me promettes de rien dire, d'accord ? Parce que c'est assez important et..."

Rachel termina sa phrase par un long soupir. Irving comprit enfin ce que la jeune Serpentard avait du mal à expliciter : Elle pensait qu’il allait surement vendre la mèche et raconter la fin du prochain livre de Jean Wodds à qui voulait l’entendre. Même si il aurait certainement pu se faire quelques galions en revendant l’information à la Gazette du Sorcier, ce n’était pas le genre d’Irving de détruire le travail des autres. Il s’empressa donc d’ajouter :

« J’vais rien dire ! T’inquiète pas ! J’aime bien ce qu’écrit ta mère. Ma sœur m’a prêté plusieurs de ses livres. Mon préféré c’est « Le Loup-Garou du Chemin de Traverse» j’adore le passage ou le loup déchiquette l’Auror ! C’était vraiment écrit de manière réaliste avec le sang qui gicle et les membres arrachés ! C’était vraiment cool !»

Irving se rendit compte qu’il s’était peut-être légèrement laissé emporter en mimant la scène avec de grands gestes. Il se racla la gorge et reprit plus posément :

« Et sinon, t’écris toi ? »



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Rachel regardait par terre, cherchant des excuses à présenter à sa mère. Sauf qu'elle n'était pas excusable. Elle se maudit intérieurement.

"J’vais rien dire ! T’inquiète pas ! J’aime bien ce qu’écrit ta mère. Ma sœur m’a prêté plusieurs de ses livres. Mon préféré c’est « Le Loup-Garou du Chemin de Traverse» j’adore le passage ou le loup déchiquette l’Auror ! C’était vraiment écrit de manière réaliste avec le sang qui gicle et les membres arrachés ! C’était vraiment cool !"

Elle sursauta, relevant la tête. La première chose qui lui vint à l'esprit, c'est que son camarade n'allait rien dire. La seconde fut qu'elle ne contrôlait plus ses réflexes. Elle nota ensuite que visiblement, Irving aimait beaucoup les livres de sa mère - ce qui d'ailleurs, était surprenant, elle l'imaginait pas lire du tout. Elle eut un petit sourire en le voyant s'agiter lors de son explication, un sourire qui s'élargit au souvenir de l'origine de cette scène dans le livre.
Ethan et elle était allés au cinéma pour voir un film dont elle ne se souvenait plus le nom. Ils avaient été tellement déçus par l'histoire qu'en rentrant chez eux, ils avaient imaginé une quantité de scénarios alternatifs relativement incroyable. Et Ethan avait commencé à partir dans ses délires culinaires, imaginant une bagarre de plats, entre le sucré et le salé. Rachel avait demandé ce qui arriverait à un humain qui arriverait au milieu de la bataille. Et sa mère en avait tiré cette fameuse scène, entre le loup-garou et l'auror.
Comment avait-elle fait les liens entre son intrigue et la conversation de ses enfants ? Un mystère que Rachel n'avait jamais réussi à élucider.

"Et sinon, t’écris toi ?"

Rachel revint dans le présent, surprise par la question de son camarade. Elle le dévisagea, étonnée que quelqu'un lui pose une question si... personnelle. À vrai dire, mis à part avec quelques Serpentards et certaines personnes de sa classe, elle ne parlait à personne. Et personne ne l'abordait. Alors qu'Irving, avec qui elle n'avait jamais eu de discussions de plus de deux mots, lui demande quelque chose sur elle était plus qu'étonnant.

*Qu'est-ce que je dois répondre, là ? Si je lui en dis trop, c'est risqué, pour moi... Oui, mais tu as promis quelque chose à Ethan, cet été, et il va te demander des noms demain...*

Rachel secoua la tête. Et répondit à Irving, sur un ton qu'elle espérait amical. Ou du moins, plutôt neutre, différent du ton agressif qu'elle employait régulièrement.

"Non. Je n'écris pas, je n'aime pas tellement ça. Je préfère lire. Et puis, écrire, c'est s'ouvrir aux autres..."

*...je trouve ça trop dangereux. Je me satisfais à moi-même.*

"Et toi ? Tu préfères lire ou écrire ?"

Rachel doutait qu'Irving écrive, mais après tout... Enfin, elle posait plus la question par simple politesse et aussi, pour arrêter de parler d'elle. Elle n'aimait pas ça.
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"Non. Je n'écris pas, je n'aime pas tellement ça. Je préfère lire. Et puis, écrire, c'est s'ouvrir aux autres...Et toi ? Tu préfères lire ou écrire ?"

Irving fut étonné que Rachel veuille poursuivre la conversation. C’était une fille plutôt solitaire habituellement. En classe, elle s’asseyait fréquemment toute seule et même lorsqu’elle déjeunait à la table de sa maison, elle ne parlait pas à grand monde.

« Ni l’un ni l’autre. En fait je n’aime pas vraiment lire d’ailleurs : Il a fallut que ma sœur insiste pendant plusieurs mois pour que j’ouvre un bouquin de ta mère ! En vrai, je déteste la lecture, mais je dois avouer que «Le loup garou du chemin de Traverse » est bien plus prenant que notre bouquin d’Histoire de la Magie ! »


En effet, Irving faisait partit de ses gens pour qui la lecture était un calvaire. Lorsqu’on lui imposait un livre à lire, la première chose qu’il faisait c’était de regarder le nombre de pages, ensuite, si celui-ci était conséquent, il regardait la taille des caractères de la police d’écriture. Plus le corps de la typographie était petit, plus grand était le soupir d’Irving !
Sa sœur Judy, amateur de littérature sorcière et moldue avait décidé de le convertir doucement à la lecture. Pour elle c’était impossible que l’on n’aime pas lire et elle avait inventé une devise qui illustrait sa philosophie : « Les livres c’est comme les baguettes, il faut trouver celui qui est fait pour nous ! »
C’était en partant de ce principe qu’elle avait conseillé les livres de Jean Wodds à son frère.
Subitement une idée germa dans la tête d’Irving :

« Tu penses que ta mère accepterait de signer un autographe pour ma sœur ? »

Judy fêtait bientôt son anniversaire, c’était l’occasion de faire un cadeau original et personnalisé.

« Tu sais, c’est une grande fana de lecture ! Elle a fait de hautes études en littérature chez les Moldus et maintenant elle enseigne même pour eux ! Les sorciers disent que les Cracmols sont des êtres sous-développés mais c’est qu’ils ne connaissent pas Judy ! »


Irving s’interrompit brusquement en se rendant compte qu’il en avait peut-être trop dit. Il se souvenait de la biographie de Jean Wodds, imprimée sur la quatrième de couverture du livre. Cette femme était une sang-pur et sa propre fille était à Serpentard. Même si depuis la guerre la maison vert et argent ne véhiculait plus les mêmes idées, Irving se racla la gorge l’air gêné.


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"Ni l’un ni l’autre. En fait je n’aime pas vraiment lire d’ailleurs : Il a fallut que ma sœur insiste pendant plusieurs mois pour que j’ouvre un bouquin de ta mère ! En vrai, je déteste la lecture, mais je dois avouer que «Le loup garou du chemin de Traverse » est bien plus prenant que notre bouquin d’Histoire de la Magie !"


Comme elle s'y attendait, Irving n'aimait ni lire, ni écrire. C'était d'ailleurs surprenant qu'il ait lu un des livres de sa mère. Mais si, contrairement à lui, Rachel dévorait tous les livres que lui tombaient sous la main, elle était entièrement d'accord avec Irving à propos de l'Histoire de la Magie. C'était tellement barbant...


"Tu penses que ta mère accepterait de signer un autographe pour ma sœur ? "


Rachel ouvrit de grands yeux étonnés. C'était la première fois qu'on lui demandait ça. À vrai dire, peu de gens faisait le lien entre elle et sa mère. Celle-ci serait très flattée de la demande d'Irving. Ça pardonnerait peut-être le fait qu'il ait lu son scénario...


"Tu sais, c’est une grande fana de lecture ! Elle a fait de hautes études en littérature chez les Moldus et maintenant elle enseigne même pour eux ! Les sorciers disent que les Cracmols sont des êtres sous-développés mais c’est qu’ils ne connaissent pas Judy !"


Rachel retint un sifflement admiratif. Faire des hautes études chez les Moldus était synonyme pour elle d'une grande difficulté : elle admirait son père en partie pour ça. Et des études en littérature lui semblaient d'autant plus difficiles, car cela signifiait avoir une culture littéraire très importante.


"Je suis sûre que Maman lui signera un autographe. Surtout si elle sait que ta soeur enseigne la littérature."


L'air gêné d'Irving fit froncer les sourcils à la jeune fille. Qu'avait-elle manqué ?

*Tu perds tes habitudes, ma vieille ! Si tu étais plus méfiante, tu n'aurais pas répondu de suite, et tu aurais tout écouté !*


"Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai..."


*On apprend plus en écoutant qu'en posant des questions ! Pourquoi est-ce que tu ne t'écoutes plus ?*

Rachel se mordit la langue. Elle ne comprenait pas pourquoi elle agissait comme ça. Ses trois règles d'or étaient pourtant d'écouter et de se taire, de ne parler qu'en cas de nécessité - et dans ce cas, de faire des phrases les plus courtes possibles, et troisièmement, de ne pas se confier aux autres, ni de s'occuper d'eux. Pourquoi agissait-elle comme ça ? Parce qu'il s'agissait du livre de sa mère ? Ou parce qu'elle revoyait sa famille le lendemain ?
Irving WhitakerAubergisteEn ligneavatar
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Lorsque Rachel affirma que sa mère signerait volontiers un autographe à Judy, Irving fut soulagé.
La guerre était finie depuis plusieurs années maintenant, mais les blessures datant de cette période étaient encore vives. Les Cracmols, à cette époque étaient assez mal considérés mais visiblement les Wodds ne faisait pas partie de ses familles de sang-purs donneuses de leçon.
Irving voulut adresser un sourire à la Serpentard mais lorsqu'il se tourna vers elle il découvrit son visage fermé. Elle avait dû percevoir le moment d'hésitation d'Irving quelques secondes plus tôt car elle poursuivit en disant:

"Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai..."

"Non, non ! y a rien... C'est juste... je pensais que..."


Comment formuler cela délicatement.

*Je pensais que tes parents étaient peut-être d'anciens mangemorts sanguinaires ayant participé à l'extermination massive des nés-moldus et des cracmols? ...Je suis sûr que tu peux faire plus délicat Irving !*

"je pensais que ta mère doit être très occupée avec ses scénarios, la sortie de son livre et tout ça... ! Mais bon, si tu me dis que ça ne la dérange pas je te note le nom de ma sœur ! Elle sera ravie d'avoir un autographe de Jean Wodds pour son anniversaire !"

Irving ouvrit le sac qu'il tenait en bandoulière et sortit un vieux parchemin qui trainait au fond. Celui-ci était couvert de petits dessins, de signes et d'inscriptions sur les "Bizarr'Sisters". Irving le coinça entre ses lèvres afin d'avoir les deux mains disponibles pour chercher sa plume introuvable tout en marchant. Quant il la récupéra enfin sous la doublure (*il faut absolument que je recouse ce maudit trou !*) il se rendit compte qu'il avait renversé toute son encre en histoire de la magie. Il retira le parchemin de sa bouche et lança:

"Merde j'ai plus d'encre ! Tu peux me dépanner ?"



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"Non, non ! y a rien... C'est juste... je pensais que..."


Rachel dévisagea Irving, méfiante. Elle n'avait pas été attentive, elle n'avait pas écouté une seule phrase et voilà. Elle ne comprenait pas où Irving voulait en venir, mais il paraissait mal à l'aise. Qu'avait-il pu bien dire ?


"Je pensais que ta mère doit être très occupée avec ses scénarios, la sortie de son livre et tout ça... ! Mais bon, si tu me dis que ça ne la dérange pas je te note le nom de ma sœur ! Elle sera ravie d'avoir un autographe de Jean Wodds pour son anniversaire !"


La jeune fille haussa les sourcils. Il ne tenait apparemment pas à lui dire ce qui l'avait gêné, son hésitation était . Et Rachel n'aimait pas ne pas comprendre, surtout quand cela tournait autour de sa famille. Elle regarda pensivement Irving fouiller dans son sac, cherchant des indications pour comprendre ce qui avait bien pu se passer dans la tête du garçon, pour qu'il ait cette hésitation.


*Au moins, j'ai trouvé moins doué que moi avec les sacs. Mais il a quand même le mérite de fouiller dans son sac tout en marchant, et sans rien faire tomber.*


Finalement, Irving se tourna vers elle, lui demandant de l'encre. Elle ouvrit son sac, attrapa la bouteille d'encre dans la poche intérieure et la tendit à Irving.
Elle ne se rendit compte de son geste qu'ensuite.


*Tu n'as jamais prêté tes affaires à qui que ce soit. Personne ne te les a jamais demandé. Tu es en train de faire une véritable révolution, ma vieille ! Calme-toi, mince !*


Elle eut tout de même une pensée pour son frère. Elle l'entendait presque, la félicitant pour sa sociabilité, insistant pour qu'elle continue. Pesant le pour et le contre, elle se décida à parler de nouveau, tandis qu'Irving écrivait.


"les stylos moldus sont beaucoup plus pratiques, tu ne trouves pas ?"
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Rachel lui tendit son pot d’encre. Tout en descendant l’escalier de marbre, Irving coinça de nouveau le parchemin et la plume dans sa bouche afin d’ouvrir le flacon, il déposa le bouchon de celui-ci dans son sac pour se libérer une main pour attraper sa plume qu’il trempa dans le liquide noir.

"les stylos moldus sont beaucoup plus pratiques, tu ne trouves pas ?"

Irving haussa les sourcils et s’arrêta net sur une marche.

« Tu connais des moldus ? » souffla t-il, le parchemin entre les lèvres.

Il retira ce dernier et précisa le fond de sa pensée.

« Comme tu étais à Serpentard…je pensais que…enfin…tu sais… avec tout ce qui c’est passé pendant la guerre… »

*Irving, Arrête !*

«… Je me disais… que tu n’aimais peut-être pas beaucoup les moldus… »


*Irving tu t’enfonces ! Rattrape-toi !*

« …mais-visiblement-c’est-pas-le-cas !
précisa t-il précipitamment,... puisque tu aimes leurs stylos ! » conclut-il avec un sourire crispé.

*Espèce de vieille goule ! « Puisque tu aimes leurs stylos ! » tu pouvais pas trouver mieux, non ?! *

Il tendit le pot d’encre à Rachel l’air gêné, puis il se plongea dans la contemplation de son parchemin sur lequel il écrivit distinctement dans un coin « Judy O’Brian ». Il déchira le bout de papier et le donna à la Serpentard.

« Tiens, c’est le nom de ma sœur…Ta mère peut signer avec un stylo moldu… Judy trouvera ça…cool ! »

*MAIS ARRÊTE AVEC CETTE HISTOIRE DE STYLO !*


Voulant à tout prix changer de sujet, il farfouilla dans son sac à la recherche, cette fois, du bouchon du flacon d’encre. Il le récupéra rapidement (*Miracle*) reboucha alors la fiole que Rachel tenait encore entre ses mains et avec un sourire sincère il ajouta.

« Merci pour l’encre ! C’est gentil de m’en avoir prêté ! »



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Dès qu'elle eut fini sa phrase, Rachel eut la surprise de voir Irving s'arrêter. Elle n'aurait pas dû écouter son frère : il ne fallait pas engager la conversation mais plutôt laisser les autres parler, contrairement à ce qu'il lui avait dit.


« Tu connais des moldus ? »


Rachel tourna la tête vers Irving. Elle le regarda fixement, d'un air neutre, ne voulant rien révéler de ce qu'elle pensait. Ses réflexes revenaient.


« Comme tu étais à Serpentard…je pensais que…enfin…tu sais… avec tout ce qui c’est passé pendant la guerre… »


C'était donc ça qui le gênait ? Le fait qu'elle soit à Serpentard ? Que sa maison ait joué le mauvais rôle, pendant la guerre ? Rachel serra les dents. Elle était fière d'être à Serpentard. Il était plus utile d'être rusé et audacieux que stupide et inconscient.


«… Je me disais… que tu n’aimais peut-être pas beaucoup les moldus… »


*Mais tu es stupide, ma pauvre ! Si seulement tu étais attentive, tu comprendrais plus vite !*

Elle n'avait pas compris qu'il la croyait pro-Sang-Pur. Même si elle n'aimait pas qu'il mette tous les Serpentards dans la même case, ses épaules se détendirent, imperceptiblement. D'autant plus qu'Irving semblait vraiment très mal à l'aise, de devoir lui dire ça en face.


« …mais-visiblement-c’est-pas-le-cas !... puisque tu aimes leurs stylos ! »


Rachel haussa les sourcils. C'était quoi le rapport avec les stylos ? Machinalement, elle reprit sa bouteille d'encre sans quitter Irving des yeux. Elle attendait qu'il dise quelque chose d'autre avant de prendre la parole : il ne donnait pas l'impression d'avoir fini.
Il lui tendit un bout de parchemin où il avait écrit le nom de sa soeur. Visiblement, le parchemin avait déjà dû servir à pour d'autres choses car le verso était griffonné.


« Tiens, c’est le nom de ma sœur…Ta mère peut signer avec un stylo moldu… Judy trouvera ça…cool ! »


Rachel réprima le sourire qui lui venait aux lèvres. Il y tenait vraiment, à ce stylo ! Son camarade semblait vraiment s'en vouloir. Il était rouge d'embarras et ne savait plus où se mettre. Il finit par lui rendre son bouchon et elle rangea la petite bouteille dans son sac.


« Merci pour l’encre ! C’est gentil de m’en avoir prêté ! »


Rachel reprit sa marche. Elle sentit qu'Irving la suivait - de toute façon, ils allaient au même endroit - et elle ouvrit la bouche, ne sachant pas trop quoi dire.

Elle n'avait pas l'habitude de continuer une conversation mais elle allait devoir le faire. Parce que si elle se fichait totalement de ce que les autres pensaient d'elle, il était absolument hors de question de laisser sous-entendre qu'elle était anti-moldu, ou quelque chose de ce genre : ce serait comme renier son père.
Oui, mais comment expliquer ça calmement à Irving, elle qui parlait sans détour ?

*Je vais être plus rapide que lui, ça, c'est sûr !*


"Mon père est moldu. Les modus surpassent les sorciers dans bien des domaines. Ne mélange pas tous les Serpentards. La plupart ne pensent pas comme tu le crois"


Ce n'était pas son habitude, de défendre les autres, loin de là. Mais la jeune fille s'était sentit obligée de prendre la défense de sa maison. Elle n'aimait pas les préjugés, surtout ceux de cette ampleur.
Irving WhitakerAubergisteEn ligneavatar
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"Ton père est moldu ! Mais c'est génial ! T'as l'électricité chez toi ?" s’enquit Irving avidement, j'ai demandé au professeur Mason si le système électrique était au programme en cours d'Etudes des Moldus malheureusement on ne le verra pas car ça crée des interférences avec les ondes magiques...C'est vraiment dommage !"

Irving était littéralement passionné par cette invention et il partageait d'ailleurs l'avis de Rachel sur le fait que les moldus étaient bien plus débrouillards que les sorciers. La preuve, ils avaient inventé un système complexe composé de milliards de fils, de câbles, de prises et d'interrupteurs pour s'éclairer alors que les sorciers n'avaient qu'à prononcer un simple "lumos".

Les deux élèves sortirent sur le perron du château et Irving rabattit son écharpe autour de son cou. Il jeta un œil en direction de sa voisine qui faisait de même. Ce devait être la plus longue conversation qu'il avait eue avec elle depuis cinq ans. Wodds était une fille discrète qui ne parlait déjà pas beaucoup aux Serpentards alors entretenir une discussion de plus de deux minutes avec un Gryffondor, cela tenait du miracle ! Il se souvenait qu’au début de leurs études, Rachel trainait souvent avec son frère et ses amis plus âgés. Cela la rendait un peu inaccessible, comme si les gens de son année de l’intéressaient pas, elle préférait visiblement la compagnie des individus plus matures. Irving n’avait donc jamais essayé de rentrer en contact avec elle. Et puis à cette époque, Josef et Jared étaient encore là, les trois acolytes se suffisaient à eux même.


Le froid glacial de décembre le fit sortir de ses rêveries. Les deux élèves devaient encore traverser tout le parc et Irving ne voulait pas laisser s’installer un silence pesant entre eux : Il préférait toujours parler pour ne rien dire plutôt que de marcher en silence. Il décida donc d’embrayer sur le cours auquel ils se rendaient :

« Que penses-tu de Weasley, tu trouves que c’est un bon prof ? »



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Si elle avait de l'électricité ? Elle avait vécu plus de la moitié de sa vie dans une maison moldue, alors oui, l'électricité, elle connaissait. Et elle s'était rendu compte qu'on en devenait très vite aussi dépendant que les sorciers l'étaient de la magie. Alors mélanger les deux...non, ce ne serait pas une bonne idée. On ne saurait plus se débrouiller par soi-même.


« Que penses-tu de Weasley, tu trouves que c’est un bon prof ? »


À la question de son camarade, Rachel haussa les épaules.

Si Weasley était un bon prof ou pas, à vrai dire, elle n'en savait trop rien. Ce n'était pas les rares cours auxquels elle était attentive et concentrée qui lui permettraient de répondre. La matière ne l'intéressait pas plus que ça - elle l'avait plus prise pour connaître les animaux qu'elle risquait de croiser. Mais il avait l'air passionné par ses cours, une qualité que Rachel respectait.


"Oui, sans doute."


Irving n'aimait pas trop le silence, d'après ce qu'elle avait pu voir. Elle eut un petit sourire, se rappelant son frère, qui lui répétait toujours de se lier avec des bavards : on finissait toujours par parler autant qu'eux, juste par mimétisme.
Son sourire s'élargit en pensant à la tête qu'il ferait lorsqu'elle lui dirait qu'elle en connaissait un.

*Il ne m'a rien dit au sujet d'Eilis et de lui, c'est normal que je ne lui ai pas parlé de mes amis.*

Enfin...amis...connaissance plutôt. Ou "personnes avec lesquelles elle avait parlé". Elle ne pouvait pas considérer Irving et Harmonie comme des amis : trois mots ne suffisaient pas pour accorder une confiance totale à l'autre. Et Rachel était plutôt méfiante.
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Rachel répondit brièvement à la question sur Weasley. Visiblement, elle aimait mieux parler de sa famille que de son professeur de Soin au Créatures Magiques aussi sexy soit-il ! Irving ne se laissa pas démonté et, sans que la Serpentard ne lui ait posé la question, il donna son avis sur le professeur.

« Moi je le trouve cool,… Tu savais qu’il faisait partie de la famille de Potter ? Sa sœur est la femme du survivant ! »

Irving était bien entendu un inconditionnel d’Harry Potter . Il était très fier d’avoir été affecté dans la même maison que lui, même s’il ne partageait visiblement pas ses compétences en Magie. Potter avait sauvé beaucoup de monde…Peut-être même que Rachel ne serait pas là pour discuter avec lui, si le survivant n’avait pas tué Voldemort. Certes le mage noir ne s’en était prit, au départ, qu’aux né-moldus, mais surement qu’avec le temps, il aurait condamné les sang-mêlés également. Le père de Wodds était moldu et il avait certainement souffert de son statut pendant la guerre. Sans même réfléchir, Irving décida d’interroger sa camarade sur ce point.

« Ton père a été obligé de se cacher pendant la guerre ? Il a fui le pays ? »

Lorsqu’il posa cette question il se souvint subitement de ce que sa mère lui avait dit lorsqu’il était rentré à Poudlard : « Ne questionne pas tes camarades sur la guerre, peut-être que certains d’entre eux ont perdu un proche pendant la bataille, comme Jared et Josef. »
Irving, jusqu’à aujourd’hui, avait toujours suivi le conseil maternelle et il espérait ne pas avoir fait d’impair en abordant ce sujet avec Rachel Wodds.


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« Moi je le trouve cool,… Tu savais qu’il faisait partie de la famille de Potter ? Sa sœur est la femme du survivant ! »

Non, vraiment Irving n'aimait pas le silence. Rachel enfonça le nez dans son écharpe pour dissimuler son sourire.

Elle hocha ensuite la tête. Oui, elle savait que le prof de Soins aux Créatures Magiques avait un lien avec Harry Potter. Comme tous les Weasley d'ailleurs. D'ailleurs, sa mère les avait amenés, Ethan et elle, une fois dans la boutique de Weasley & Weasley. Ils avaient vraiment été impressionnés.

« Ton père a été obligé de se cacher pendant la guerre ? Il a fui le pays ? »

Rachel releva la tête, surprise qu'Irving pose cette question. Elle n'avait vraiment pas l'habitude qu'on s'intéresse à sa famille. Après une brève hésitation, elle décida de lui répondre.

"Pendant l'année de la Terreur, on est allé en Irlande, chez mes grands-parents."

*Tu es d'une politesse, ma fille...*

"Et toi ? Tu es resté en Angleterre ?"

*C'est déjà mieux. Un petit pas pour les autres et un grand pas pour Rachel Wodds !*
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« Moi je suis resté à Sheffield, répondit Irving en calant ses mains dans ses poches, mes parents sont des sang-mêlé depuis plusieurs générations, du coup ils ont pu continuer à travailler normalement. Mes deux sœurs ainées avaient, heureusement, déjà quittés Poudlard et Judy étudiait dans une faculté moldue. Du coup la guerre n’a pas trop changé ma vie, j’avais juste plus le droit de trainer dans les rues de la cité ouvrière de Nimbus ! »

Irving repensa même avec nostalgie à cette période. Il se voyait en compagnie des jumeaux, caché dans le grenier de leur petite maison en train de jouer aux Aurors et aux Mangemorts. Comme ils pouvaient être naïfs à cette époque là ! Ils n’avaient vraiment pas conscience de ce qui se tramait autour d’eux. Les trois acolytes se fichaient bien de la guerre, tant qu’ils étaient ensemble.

« Ça a du être difficile de quitter tes amis et ta maison pour partir en Irlande.»


Irving osait à peine imaginer sa vie, si à huit ans, il avait dû quitter l’Angleterre en laissant derrière lui les jumeaux et les dédales de la Cité Nimbus. Bien sûr, cela valait bien mieux que d’être emprisonné pour des motifs improbables mais la perspective de devoir tout abandonner du jour au lendemain lui faisait froid dans le dos.

« Partir d’un coup, comme ça… Prendre juste ce dont tu as besoin... T’as dû avoir peur, non ? »



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Rachel leva les sourcils, d'un air étonné. Difficile de tout quitter ? Hum...non, elle ne se souvenait pas d'avoir ressenti ça. À vrai dire, dans l'école moldue de son quartier, elle n'avait pas vraiment d'amis. Tous les enfants s'entendaient bien, mais il n'y avait pas d'affinités particulières. Elle avait toujours trop admiré son frère pour se mêler avec les autres.

"Non. C'était un peu comme..."

La jeune fille s'interrompit, cherchant ses mots. Elle ne voulait pas parler pendant des heures et elle n'arrivait pas à formuler clairement ce qu'elle avait ressenti.

"Comme un grand voyage. Comme si on était les héros d'une histoire."

Cette année en Irlande ne lui avait pas amené de mauvais souvenirs. Elle était dans son monde, entourée de sa famille, et la guerre n'avait jamais été une question très importante. Bien sûr, les conversations tournaient toujours autour mais Rachel n'avait jamais voulu y accorder trop d'importance. Réflexe futile d'une gamine de 7 ans.

Elle cligna des yeux, revenant dans le présent. Elle n'était pas sûre qu'Irving ait compris ce qu'elle avait voulu dire.


"Tu as dit que tu habitais dans une des cités de Nimbus ?"

La phrase était sortie de sa bouche avant qu'elle n'ait eu le temps de la retenir. Ethan disait vrai : les bavards, ça vous amenait à parler.
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Irving écouta attentivement la réponse de sa camarade emprunte de poésie.

*La guerre ? Un grand voyage dont on est le héros ? Elle est un peu toquée la Wodds !*


Irving était toujours mal à l’aise avec des gens nettement plus cultivés que lui. Ceux qui faisaient de belles phrases avec des comparaisons, des métaphores et tous ces trucs ! C’est pour ça qu’il n’avait pas d’ami chez les Serdaigle qui étaient beaucoup trop érudits pour lui… La réponse de la jeune Serpentard était d’ailleurs digne de cette maison !

*Cela aurait plu à Harris*
pensa t-il.

"Tu as dit que tu habitais dans une des cités de Nimbus ?"

Le visage d’Irving se fendit d’un large sourire car il allait pouvoir parler de son petit paradis terrestre.

« Oui, j’habite la baraque 386 du quartier ouvrier de Nimbus de Sheffield. Beaucoup de gens trouvent ces cités très laides mais je peux te garantir que je n’ai jamais rien vu de plus beau !
répondit-il avec enthousiasme, toutes les maisons sont identiques, les unes à côté des autres, expliqua-t-il en accompagnant ses paroles de grands gestes des bras, elles sont délimitées entre elles par des murets en brique hauts d’un mètre cinquante environ. Il y a plus de cinq-cents baraques desservies pas un dédale de ruelles et de passages divers. La cité est toujours dans le brouillard à cause des grosses cheminées de Nimbus : Les potions dans lesquelles on trempe les manches des balais sont hautement volatiles. Ca donne au quartier ouvrier un côté fantomatique ! C’est superbe ! » conclut-il en souriant.

Il connaissait le quartier Nimbus comme sa poche et la cité n’avait aucun secret pour lui. L’été il livrait la Gazette du Sorcier dans chaque baraque pour se faire un peu d’argent de poche. Ils connaissaient tous les raccourcis et il trouvait toujours un petit mot à dire aux habitants du quartier. Le « p’tit Irving » faisait partie de la vie de la cité ouvrière et il était très fier d’appartenir à cette communauté.
Le gryffondor était réellement heureux de pouvoir évoquer la cité Nimbus, il n’aurait jamais cru pouvoir parler de ça un jour avec Rachel Wodds. Il avait envie de s’arrêter là, au milieu du parc, afin d’avoir le temps de lui raconter toutes les petites anecdotes qu’il connaissait sur son quartier. Malheureusement il distinguait très clairement la silhouette du professeur Weasley en lisière de forêt qui les attendait pour le cours.

« En tout cas, si un jour ta mère veut écrire un livre sur la cité Nimbus, il y a vraiment de quoi faire ! Et sinon, toi avant de partir pour l’Irlande, tu habitais où ? » demanda t-il en poursuivant sa marche en direction de la forêt interdite.


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Irving aimait vraiment sa cité. Il s'emportait tellement en la décrivant que Rachel s'écarta, ne voulant pas risquer de se prendre sa main dans la figure. Elle se maintient cependant à ses côtés : pas question de s'arrêter, elle voyait le prof d'où elle était.

Un dédale de ruelles, des maisons identiques, du brouillard,...Elle ne voyait pas vraiment la beauté du lieu mais elle imaginait parfaitement l'atmosphère. Le côté fantomatique de la cité, Rachel se le visualisait très bien. Une atmosphère propice au suspens et à des histoires où le brouillard emprisonnerait...

*Eh, t'emballes pas quand même !*

"En tout cas, si un jour ta mère veut écrire un livre sur la cité Nimbus, il y a vraiment de quoi faire ! Et sinon, toi avant de partir pour l’Irlande, tu habitais où ?"

*J'imagine même pas la tête à Maman si je lui donnais la description d'Irving... Si même moi, j'imagine un tas de truc, je n'ose pas penser au roman qu'elle nous sortirait !*

"Je lui transmettrais l'idée."

Irving ouvrit de grands yeux surpris. Rachel se mordit les joues pour ne pas sourire.

"Avant la guerre, j'habitais à côté de Londres. Mais je ne regrette pas d'en être partie."

Là-bas, ils habitaient dans une petite maison, où Rachel et Ethan devaient partager leur chambre. Maintenant, ils avaient chacun une chambre qui faisait presque le double de l'ancienne et ils avaient même un jardin. Ils habitaient pourtant en ville, mais avoir un père professeur au Collège avait des avantages.
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Lorsque Rachel émit l’hypothèse de parler de la cité à sa mère, Irving la dévisagea émerveillé. Avec un peu de chance Jean Wodds s’intéresserait vraiment au quartier Nimbus et elle le choisirait comme consultant : Il lui ferait visiter la cité et lui dévoilerait le moindre secret. Elle trouverait ses histoires passionnantes et déciderait d’adapter la vie du jeune garçon (enfin les quinze premières années) dans un best-seller de centaines de pages. Le gryffondor imaginait déjà la couverture du roman avec écrit en lettre d’or : « Irving Whitaker et la cité Nimbus. » Ca sonnait tellement bien. Au dos, une photo de Jean Wodds et de lui devant l’Usine où travaillaient ses parents… Hum, oui c’était vraiment une bonne idée… En plus l’écrivain pourrait faire plusieurs tomes : « Irving Whitaker et le balai magique », « Irving Whitaker et le brouillard ensorcelé », « Irving Whit…

"Avant la guerre, j'habitais à côté de Londres. Mais je ne regrette pas d'en être partie."

Le Gryffondor revint sur terre en entendant la réponse de sa camarde. Londres. Cette ville le fascinait.

« Je ne connais que King-Cross là-bas. Je ne suis jamais allé sur le Chemin de Traverse car on a un magasin de fourniture scolaire directement accolé à l’Usine Nimbus : Ca évite au patron que les employés prennent leur journée pour se rendre à Londres ! Mais j’aimerai bien visiter la capitale, surtout les quartiers moldus. Mme Mason nous a parlé de Camden Town ! A ce qui parait c’est un quartier très jeune rempli de disquaires et de librairies… T’y es déjà allé ?

Irving regarda le professeur Weasley qui les attendait, à quelques mètres de là, les mains sur les hanches. Il était vêtu d’un short et d’une chemise aux manches déchirées qui laissait entrevoir sa musculature avantageuse.

* J’en connais un qui veut attraper froid pour aller se faire soigner par la jolie Miss Bloomwood !*

Irving esquissa un sourire, et attendit que Rachel réponde.


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Irving n'était jamais allé sur le Chemin de Traverse ? Rachel le dévisagea, ne pouvant dissimuler sa surprise.

Le Chemin de Traverse, c'était au moins aussi important que Poudlard ! Y aller faire ses courses pour la rentrée, ça faisait partie d'un truc, du... Et il n'y était jamais allé ? Le pauvre...
Quand à Londres, Rachel aimait bien la ville : il y avait une ambiance qui plaisait à la jeune fille. Cependant, elle y allait plus souvent depuis qu'elle était à Poudlard que quand elle habitait dans la banlieue. Pour dire à quel point elle était sortie de Croydon.

*En même temps, j'avais sept ans quand j'en suis partie...*


"Je ne connais pas vraiment Camden Town mais ma mère y va de temps en temps."


Rachel vit alors le professeur Weasley qui les regardait, les mains sur les hanches. Elle ne put s'empêcher de sourire devant sa tenue. Il était en chemise et en short alors qu'eux avaient le nez dans leur écharpe. Était-ce une particularité de famille ou était-ce juste lui qui était un peu fou ?
Elle baissa la tête et accéléra. Ils n'étaient pas si en retard, non ?
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Ils arrivèrent enfin devant leur professeur de Soin au Créatures Magiques qui les scrutait d’un œil interrogateur.

« Excusez-nous professeur, on avait oublié quelque chose en Histoire de la Magie ! »


Ça ne servait à rien de rentrer dans les détails. Weasley n’avait pas besoin de savoir qu’Irving avait renversé son encre, que pour nettoyer sa bêtise il s’était trompé de sort, qu’il avait donc projeté du vomi partout dans la salle de Binns, que Rachel avait oublié son livre, que lui-même avait été obligé de le lui ramener et qu’une grande conversation était née suite à tous ces évènements !

Comme les deux retardataires s’étaient excusés Weasley parla à la classe du sujet d’études du jour : Les Vivets dorés. C’était des petits oiseaux, ancêtres vivant du Vif d’or. Le professeur en possédait un qu’il faisait voleter autour de lui. Irving profita de sa démonstration pour se rapprocher de Rachel qui sortait déjà de quoi prendre des notes.

« Dommage que tu ne connaisses pas Camden Town, chuchota-t-il, en tout cas je compte sur toi pour l’autographe ! » ajouta-t-il avec un clin d’œil.

Il avait fallut attendre cinq ans pour qu’ils s’adressent la parole… C’était plutôt fou quant on y réfléchissait. Irving haussa les épaules et pensa :

* Après tout, mieux vaut tard que jamais !*



[ What a Face Fin du RP pour Irving What a Face ]


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« Excusez-nous professeur, on avait oublié quelque chose en Histoire de la Magie ! »

Rachel remercia mentalement Irving de les excuser. Depuis qu'elle était à Poudlard, elle considérait que s'excuser était un signe de faiblesse*. Même après des professeurs Du coup, elle essayait toujours de se débrouiller pour qu'ils n'aient rien à lui reprocher (mis à part ses notes).
Oui, c'était ridicule, mais les réflexes avaient la vie dure.

* Enfin, cela dépend des quels *

Elle n'en revenait toujours pas. Elle avait discuté avec Irving Whitaker. Elle, Rachel Wodds avait parlé d'elle, de sa famille avec un élève de Poudlard.

Elle sortit rapidement de quoi à noter le cours, estimant qu'après son retard, il vaudrait mieux se montrer attentive. Irving finit cependant la conversation, lui rappelant l'autographe. Rachel hocha la tête en souriant. Elle allait ramener deux cadeaux pour Noël : sa mère allait être aux anges de signer un autographe pour la soeur d'Irving et son frère n'allait pas en croire ses oreilles quand elle lui raconterait son trimestre. D'ailleurs, elle non plus n'y croyait pas.



FIN DU SUJET


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Mais qui a oublié son livre ? [PV: Rachel & Irving]

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