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 Rendez-vous avec les hippies [Irving & special-guest]

Donald McWildeCinquième annéeavatar
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24 mai 2008


Allongé sur le dos, Donald s'ennuyait profondément. Il avait cherché Ben toute la matinée mais celui-ci restait introuvable. Neils, quant à lui, n'était pas au dortoir puisque Noah était en train de l'aider à faire ses devoirs (sans grand résultat). Restait le meilleur ami du croque-mort, William Derwent qui, assis sur son lit, faisait courir sa plume sur une feuille de parchemin.

« Tu fais quoi ? lui demanda Donald avec la curiosité des jours de pluie.
- J'écris à mon correspondant... daigna l'informer Derwent.
- Pourquoi ? l'interrogea-t-il derechef, sincèrement intéressé de savoir ce qui pouvait bien motiver quelqu'un à écrire de son plein gré, tâche fastidieuse dont son propre temps libre se passait bien.
- Bah, il est sympa, et puis je trouve ça génial de parler avec une personne qui habite à l'autre bout du monde. T'as bien un correspondant toi aussi, non ?
- Ah, tu veux dire ce petit pédant à qui j'ai jamais répondu ? »

Surpris par cette réponse, Derwent leva les yeux de sa missive – et c'était sûrement la première fois qu'il manifestait un brin d'intérêt à l'égard de son camarade de dortoir depuis tout le temps qu'ils cohabitaient.

« Pourquoi ?
- C'est un petit-fils de Sénateur qui parle comme un vieux et qui a un radis coincé dans le...
- D'accord, j'ai compris ! Mais c'est pas une raison. »

Donald ne supportait pas les gosses de riches issus d'une prétendue haute société, suffisants au possible et avec des noms aussi pompeux que Nimbus de Pompadour. Selon lui, il n'y avait strictement rien, dans leur position, qui ne justifie une quelconque supériorité. Une grande carrière, un métier prestigieux ou des actes héroïques rendaient n'importe qui plus méritant qu'un pauvre bougre qui avait eu la chance de naître dans la bonne famille. Ce Lance Radley n'était pas plus Sénateur que Donald était Ministre de la Magie.

« Si encore il n'y avait que ça... Apparemment, il s'attendait à ce que je sois un Lord anglais très distingué. Derwent se fendit d'un sourire goguenard, mais Donald ne s'interrompit pas. Je suis désolé de le décevoir... Enfin non, je suis même pas désolé, je vais pas changer qui je suis pour lui convenir. Moi, j'suis à prendre ou à laisser.
- C'est dommage, t'as même pas essayé...
- Son mépris, il peut se le garder. J'aime pas les snobs.
- Tu es celui de vous deux qui n'a pas répondu à l'autre depuis des mois. C'est un peu toi le snob. »

Il n'avait pas tort. Donald lui jeta un regard mauvais.

« Je ne suis pas snob.
- Eh bien, prouve-le !
- Il veut qu'on discute de politique et d'autres trucs comme ça. T'imagines ? »

Malgré tout, Donald se saisit d'un parchemin déchiré et d'une plume qui avait l'air d'avoir été piétinée par un dragon en colère. Il avait beau faire dix fautes par phrase, n'être absolument pas studieux et manquer parfois de savoir-vivre, il était tout autant capable de débattre sur des sujets politiques ou philosophiques que ce petit prétentieux. Et il allait prouver qu'un fils de simple comptable vaut tout aussi bien qu'un fils de juriste haut placé !

« Salut face de Troll », gribouilla-t-il avec application.

À peine avait-il écrit ces mots qu'il relevait brusquement la tête, comme frappé par la foudre.

« On est quel jour ? Quelle heure est-il ? Il se rua vers son armoire, qu'il ouvrit à grand fracas. Nom de... jura-t-il alors qu'une avalanche d'habits sales l'ensevelissait (pas sa faute si le tambour prenait toute la place là-dedans !) C'est aujourd'hui que... ha ! Il avait fini par dénicher une serviette de plage à motifs de canards entre les gants qu'il avait « empruntés » un jour à Noah et un club de golf cassé. J'avais complètement oublié ! »

Il fourra le tout dans sa besace et la jeta sur son dos avant de quitter le dortoir au pas de course. Traverser le château puis le parc lui prit un certain temps – il manquait d'entraînement : depuis qu'il était plus ou moins pote avec Silverster, les courses poursuites se faisaient plus rares. Enfin, il atteignit les premières maisons de Pré-au-Lard. Contrairement à son habitude, il passa devant les Trois Balais, Honeydukes et Zonko sans s'arrêter, puis tourna à l'embranchement qui menait aux Trois Sangliers. D'ordinaire, il était plutôt partisan des lieux joyeux et vivants, mais s'introduire dans un quartier plus désert du village lui filait des frissons d'excitation qu'il n'était pas près d'oublier. Il avait presque l'impression d'être un criminel. Ce fut tout essoufflé mais bondissant qu'il rejoignit Irving.

« Yop ! lança-t-il pour le saluer. Désolé pour le retard ! »

Quand Irving était rentré de France, Donald avait accueilli la nouvelle avec des cris de joie. Il ne le lui avait pas dit directement, mais son ami lui avait beaucoup manqué. Ils avaient programmé de se retrouver ici, pour sa dernière sortie à Pré-au-Lard, afin de rendre une petite visite à un ami commun.

« Ça gaze ? Alors ça te fait quoi de revenir ici ? »

Tout émoustillé par l'anticipation, Donald était déjà prêt à décoller. Parmi toutes les règles de l'établissement qu'il avait ignorées jusqu'ici, jamais encore il n'avait enfreinte celle-là.
Irving WhitakerAubergisteavatar
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Avec sa paire de claquettes aux pieds, son short de bain fleuri, son tee-shirt d'un groupe de rock moldu, et son étui à guitare Irving détonait quelque peu au milieu de la population de Pré au Lard. Les nombreux élèves en uniforme qui se pressaient dans les ruelles du petit bourg et les résidants vêtus de leur grandes robes de sorciers le regardaient d'un air perplexe. Même si on pouvait penser le contraire, le jeune homme avait pourtant choisi sa tenue avec attention afin de pouvoir se fondre parfaitement dans le décor... La question était surtout de savoir quel décor puisqu'il était clair que le petit village n'était pas sa destination finale. En effet, l'ex Gryffondor passait juste chercher Donald avant de rejoindre un tout autre lieu, bien loin d’ici. Mais en attendant, il devait supporter tous ces regards posés sur lui. D’ailleurs, en cette journée de sortie scolaire, les rues de Pré-au-Lard étaient si bondées, qu´Irving s'attendait  d’être interpelé à tout moment  par un ancien camarade...

" Hey ! L’bouclé ! "
s'exclama alors une voix dans son dos comme pour confirmer ses pensées. Le jeune homme fit volte face pour découvrir son ancien pote de dortoir, Bryan Thompson, accompagné d'une petite rouquine.
- Thompson ! Comment tu vas vieux ?! Demanda Irving en lui serrant la main avant de saluer poliment la jeune fille.
- Bien ! Nikel. J'ai appris que tu étais de retour au pays alors quant j'ai vu ces bouclettes, j'me suis douté que c'était toi... Répondit Bryan en enlaçant les épaules de la petite rousse.

Manifestement, il avait cessé de courir après Georgiana Wright. Pas trop tôt songea Irving en passant une main dans sa tignasse.

-Qu'est ce que tu fais de beaux ici ? Tu viens voir Weaver ? S'enquit alors son ancien camarade.
-Non, répondit l’ex-Gryffondor en balayant du regard les autres personnes dans la rue, Nora passe la journée avec son copain, Grady McNeil, mais j'vais surement les voir un peu en fin d'après midi, ajouta-t-il en souriant légèrement. Il chassa l'image de Nora et Grady lovés sur une banquette du salon de thé de Mrs Pieddodu et,  soucieux de faire dériver la conversation vers un autre sujet il précisa, mais d'abord, j'retrouve Donald, on a prévu une partie d’pêche au bord du lac. L'ancien Gryffondor regarda sa montre et ajouta: D'ailleurs j'ai déjà dix bonnes minutes de retard !
- On va pas te retarder plus alors, lança Bryan avant de regarder amoureusement sa petite amie, on y va mon cœur ?"
Toute souriante, la rouquine acquiesça avec vigueur.
Fier comme un hippogriffe,  Bryan bomba le torse et salua Irving d'un geste de la main.
- Bon ben, A+, vieux !
-Bye, répondit  le jeune homme en les regardant s'éloigner, bras dessus bras dessous, un peu jaloux de leur bonheur évident. Presque tous ses copains étaient casés maintenant : Danny & Carol, Juliet & Jeremy, Nora & Grady, et il se sentait parfois en décalage avec leurs envies et leurs préoccupations même si au fond de lui-même il avait bien envie d’être un peu comme eux.
Heureusement, il y avait encore quelques irréductibles célibataires, comme lui, et Donald faisait justement partie du lot. Son pote était moins sexy qu’une fille mais Irving était tout de même sûr de passer une excellente journée en sa compagnie.

Comme il s'en doutait et malgré son quart d’heure de retard, l’ex-Gryffondor arriva le premier sur le lieu de leur rendez-vous. Le batteur des Dark Boursouf n'était pas connu pour sa ponctualité si bien qu’Irving posa son sac à dos aux couleurs criardes à ses pieds avant de s’appuyer contre le mur d’enceinte de Trois Sangliers. Donald était surement occupé à faire une petite crasse au concierge avant de partir de l’école, songea-t-il en croisant les bras sur son torse.

Au bout de plusieurs minutes durant lesquels il somnola légèrement –bosser de nuit et enchainer avec une sortie n’était pas chose aisée- des bruits de pas se firent entendre dans la ruelle peu fréquentée. Les yeux légèrement embués de sommeil, Irving tourna la tête pour découvrir le piéton qui s’aventurait dans ce coupe gorge :

« Heeeeey, s’exclama-t-il en découvrant un Donald tout essoufflé, V’la l’philosooophe , ajouta-t-il en lui prodiguant une brève accolade, Alors mon vieux, tu t’es fais coincé par Silvester ? demanda-t-il alors que Donald s’excusait pour son retard.

Ça lui faisait plaisir de revoir la bonne bouille de son copain ! Ils s’étaient rapidement croisés le 2 mai sans avoir vraiment le temps de profiter l’un de l’autre. Mais aujourd’hui, ils avaient à cœur de rattraper le temps perdu après cette année passée loin l’un de l’autre. Donald lui demanda d’ailleurs ce que ça lui faisait de revenir ici et Irving haussa les épaules tout en renfilant les brides de son sac à dos.

« Bah j’uis content, expliqua-t-il simplement, ça fait plais’ de s’balader dans les rues d’Pré-Au-Lard, et ça fait doublement plaisir quant on sait qu’on doit pas rentrer au château l’soir, ajouta-t-il en se baissant pour attraper son étui à guitare. Il décrocha un clin d’œil à son pote avant de poursuivre, j’ai amené ma gratte, j’me suis dit qu’ça pourrait être sympa d’se faire un p’tit bœuf, comme au bon vieux temps. »

Les deux jeunes gens se dirigèrent alors un peu à l’écart dans une petite impasse remplies de poubelles. Irving s’assura que personne ne les avait vus avant de se tourner vers Donald.

« Bon perdons pas d’temps. J’ai croisé Thompson et j’lui ai dit qu’on allait à la pèche sur le lac, l’ex-Gryffondor pouffa de rire avant de surenchérir, Sérieux. Toi et moi, à la pèche. C’te blague ! »

Il ricana encore quelques secondes en les imaginant posés au bord du loch avec leurs cannes à pèche assis dans des sièges pliables puis il tendit une main en direction de Donald :

« Alors, prêt pour enfreindre le règlement ? »
Irving jubilait littéralement à l’idée d’emmener Donald en vadrouille sans l’accord de la directrice. Lors de son conseil de discipline en France on lui avait prêté une réputation de mauvaise fréquentation, et finalement, le concept lui plaisait.
«  Si ça peut t’rassurer, j’l’ai déjà fait avec Nora et elle est pas morte. » lança-t-il avant de marquer un petit temps d’arrêt, j’parle de Transplanage, hein. »

Il connaissait le goût du philosophe pour les mots d’esprits et les boutades pourries aussi il préférait préciser.

Après ce petit aparté, Donald se décida finalement à lui donner la main afin de se faire escorter. Irving ferma les yeux et se concentra alors sur sa destination : Du sable, des vagues, un camping. Aussitôt les poubelles autour d’eux disparurent et le sol se déroba sous leurs pieds  pour laisser place à la désagréable sensation de Transplanage. Mais moins d’une seconde plus tard, ils se posèrent de nouveau sur la terre ferme. Aussitôt, une bourrasque de vent s’engouffra sous les vêtements d’Irving et une odeur marine emplit ses poumons. Il avait réussit ! L’ex-Gryffondor ouvrit les yeux et laissa échapper une exclamation en découvrant le  panorama qu’ils avaient sous les yeux.

« YOUUUUHHHHOOOUHH ! cria-Irving aux anges avant de se tourner vers Donald, Regarde ça vieux ! » Ajouta-t-il en écartant les bras.

La baie de Bude était tout simplement superbe avec sa lande balayée par le vent et ses surfeurs tentant de dompter les rouleaux en contre bas.C’était magnifique ! Bien plus beau qu’une impasse remplie de poubelles en tout cas !  Irving observa ce spectacle pendant de nombreuses minutes et s’en détourna finalement à contre cœur.

« Bon. C’est pas l’tout mais faut qu’on trouve son van. Il m’a dit qu’il logeait au p’tit camping derrière la plage, expliqua Irving en montrant les taches multicolores en bas du promontoire, on y va ? interrogea-t-il avant de prendre la route.
Après une petite marche dans la bruyère les deux copains débouchèrent enfin devant l’entrée du camp. Irving balaya les différents emplacements du regard et s’arrêta sur un Van bleu avec de grosses fleurs roses collées dessus. D’après la description qu’on lui avait faite, c’était celui-là. D’un mouvement de la tête, Irving invita Donald à le suivre mais lorsqu’ils arrivèrent à proximité du fameux  véhicule ils ne virent personnes…



Irving Whitaker
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A la lueur de l'aube naissante, une silhouette finit par se détacher sur la ligne d'horizon. C'était lui... Le regard perdu dans le lointain, celui que l'on surnommait dans le milieu "Le surfeur d'argent" attendait patiemment l'instant propice ou il pourrait dompter les éléments déchainés. Face aux puissantes vagues qui venaient s'écraser sur la berge, il n'éprouvait aucune forme de crainte. De quoi aurait peur, après tout? Ses pectoraux d'aciers, sa musculature taillée pas des heures et des heures d'efforts intensifs l'avaient rendu aussi insubmersible que le dieu des océans lui-même. Cet athlète unique ne faisait pas que glisser sur la vague, il volait littéralement au-dessus des flots, à tel point qu'il était devenu une sorte de légende vivante dans le milieu du surf. Face à lui, même le grand Kelly Slater n'était qu'un vulgaire têtard. Honolulu n'était plus la capitale du surf! Le monde entier avait désormais les yeux braqués sur la Cornouailles et les plages de Bude, berceau du prodige et de cet incroyable phénomène incarné par le Surfeur d'Argent.  

Soudain la brise se leva, et une vague plus haute que les autres se dessina. En harmonie parfaite avec Dame Nature, le surfeur d'argent se redressa sur sa planche, tel un fauve prêt à bondir sur sa proie. Son regard de prédateur fixait la masse liquide qui s'avançait inexorablement vers lui. Nullement impressionné, il balaya d'un geste souverain une mèche qui lui barrait le visage, et dans la seconde qui suivit, le spectacle grandiose put enfin débuter. Le surfeur d'argent donna l'impulsion magique qui le propulsa au cœur de la vague énorme, et tout ce qui suivit ne fut que pure poésie. L'homme surfait comme personne, chacun de ses mouvements s'apparentant à une sorte de pas de danse défiant toutes les lois de la gravité. L'homme se transforma même en dauphin, lorsque prenant de la vitesse, il bondit au-dessus des flots dorés par l'aurore!  

Cette glorieuse cabriole arracha alors un petit cri d'extase à la jeune admiratrice qui le contemplait depuis la plage; une bimbo venue dont ne sait où, pour admirer le demi-dieu dans sa joute aquatique. Allongée à même le sable fin, l'inconnue se mordilla la lèvre inférieure en signe de désir, alors que ses mains agrippaient fougueusement le sable. Même si le surfeur d'argent demeurait inaccessible pour une femme de son envergure, la jeune femme en chasse s'en fichait éperdument, préférant s'accrocher à un fantasme illusoire plutôt que de revenir à la réalité. Lorsqu'il sortirait de l'eau, elle savait qu'elle aurait alors la chance inouïe de pouvoir admirer et approcher ce rêve éveillé, et celà n'avait pas de prix. Peut-être aurait-elle même droit à un sourire? A un clin d'œil? Alors que son cœur battait la chamade, faisant frémir ses poches de silicones, une silhouette malingre vint tout à coup obscurcir son champ de vision.

"Chouchou...? Beignet...? "

Non... Danny n'avait définitivement pas les attributs physiques ni même la stature du Surfeur d'Argent, et rapidement sa présence fut des plus malvenues. Certes Danny avait une bonté d'âme, une loyauté bien au-dessus de la moyenne, mais ce n'est pas ce qui attirait pour l'heure la superficielle jeune femme. Pas plus que les chouchous ou autres beignets qui allaient à l'encontre du régime "Pomme-salade" de la future mannequin. Elle le dévisagea alors cruellement, lorgnant sur son physique atypique de poulpe anorexique en train de dessécher sur la plage. Désireuse de l'éjecter au plus vite, elle lui expédia alors une cinglante critique...

'Nan mais dégages quoi! Tu me gâches la vue, mais grave! " Elle marqua un temps d'arrêt avant d'ajouter. " En plus y'a personne sur la plage, c'est quoi ce délire!? Non mais allô quoi, c'est le matin, "nobody on the beach"! Et tu veux quand même vendre ta merde? "

Danny jeta un regard perplexe sur la plage déserte. En effet, on pouvait même entendre les grains de sables bruisser entre eux, seul un cri de mouette troubla le silence de la plage désertée. Danny s'était probablement trompé d'horaire pour vendre ses chouchous, et il commençait même à fatiguer à force d'aligner les kilomètres sur les plages gigantesques de Cornouailles, ainsi chargés comme une mule.

"C'est pas faux... "

La bimbo pointa une direction afin de l'éjecter pour de bon. "Alors dégage, espèce de boloss! "

Ah le merveilleux monde moldu! Sublime dans toute son intolérance et sa superficialité! Danny poussa un long soupir, se résignant à perdre davantage de temps avec cette odieuse méduse échouée. Il était loin le temps où les insultes l'affectait. Nombreuses étaient les épreuves qu'il avait dû traverser durant l'année écoulée : entre la disparition de Duke, son départ de Poudlard, la fin des Dark Boursoufs, le divorce de ses parents, perdre de vue Artémis... Bref, désormais son âme s'était aguerrie, passant du stade marshmallow ramolli à celui de Fraise Tagada endurcie aux rudes épreuves de la vie. Danny était devenu un homme, sur qui, les insultes et le mépris ricochait comme des gouttes d'eau sur le plumage d'un canard. Danny abandonna l'insolente au QI de noisette à sa contemplation et se résigna également à vendre des chouchous aux mouettes ou autres crustacés de la plage déserte. Il voulait rentrer chez lui. Depuis son retour en Cornouailles, Danny Sneals multipliait les petits boulots de saisonnier pour pouvoir se payer un emplacement dans le camping municipal de Bude, et vendeur de chouchous était ce qui rapportait le mieux. Enfin de quoi subvenir maigrement à ses besoins et à ceux de sa nouvelle petite amie, Carol Jewinsky. Car oui! Depuis quelques temps, Danny n'était plus célibataire, rencontrant son âme-sœur lors d'une soirée bien enfumée par les racines de Mandragore. Carol vivait avec lui depuis deux mois déjà, à l'arrière d'un petit Van, stationné dans le camping municipal de Bude, et rien ne semblait altérer le bonheur du couple. Ce n'était peut-être pas une vie de grand luxe, mais Danny s'en fichait éperdument. Peu lui importait d'avoir à manger des hérissons en brochette, il avait une fille qui dormait à ses cotés, et qui supportait ses couinements nocturnes, et cela suffisait à faire de lui, le plus heureux des hommes. Danny se laissait aller à des pensées empreinte  d'une béatitude amoureuse, lorsqu'il s’arrêta net!

"Oh bordel de troll mes potes...! Vingounet...! Donald...! C'était aujourd'hui...! "

Son esprit s'enflamma soudainement, alors qu'il se rendit compte qu'il avait totalement zappé la venue des deux dark boursouf de potes! "Cours Danny, cours!". Ne lâchant point ses cagettes remplies à ras bord de chouchous et de beignets, il se mit à courir aussi vite qu'il put. Ses pieds s'enfonçaient dans le sable, mais rien ne pouvait altérer la divine motivation de retrouver ses amis. Au fur et à mesure de sa course, l'ancien poufsouffle semait sur son passage chouchous et beignets, sans que cela ne le dissuade de lâcher l'encombrante cagette. Danny était sur le point d'établir un record, alors que sa course n'était que motivée par l'idée de retrouver ses compères. C'est alors que Danny quitta la plage... longea une voie ferroviaire... ignora le danger... s'engouffra dans un tunnel... manqua se faire balayer par un train... traversa un champ... chuta une première fois dans un bourbier...se releva au courage... traversa l'autoroute au mépris du danger... provoqua un accident... chuta une seconde fois contre le parapet... se faufila dans un buisson d'aubépines... chuta une troisième fois dans ce même buisson... s'extirpa au mental des ronces qui lui tailladaient sa chemise a fleurs... sauta par dessus la barrière du camping... renversa le matériel de pêche de monsieur Robinswood... Chuta une quatrième fois sur un tendeur de tente... et il finit enfin par apercevoir la silhouette si familières de ses amis. Il voulut les appeler, mais au lieu de cela, il cracha ses poumons deux bonne minutes...

Reprenant difficilement son souffle, il haleta quelque temps au sol, avant de se relever pour rejoindre ses amis. Trempé de sueur, sa chemise lui collant la carcasse, il finit par se présenter à eux.

"Hey... mes potes... je suis là... " Danny l'écume au lèvres, éprouvait les pires difficultés à s'exprimer, et se contenta de leur faire le signe "Peace" de sa main libre. Après une minute d'inspiration-expiration, les mots revinrent tandis qu'un sourire venait illuminer le visage du poufsouffle.

"Comme je suis trop heureux de vous revoir...! Venez dans mes bras mes boursoufs...! "

La cagette vide encore dans une main, Danny se rua alors sur Donald pour l'enserrer dans ses bras. Puis ce fut au tour de Irving de recevoir son étreinte empestant la sueur. Danny se permit même le luxe de lui faire claquer un bon gros câlin baveux sur la joue de son bouclé adoré. L'ancien blaireau finit par se reculer, un sourire béat au coin des lèvres. Il jeta un regard bête sur la cagette vite, avant de la tendre à ses amis.

"Et hop.. Un cadeau de bienvenue... j'avais des chouchou et des beignets dedans... mais j'étais tellement pressé de vous revoir que j'en ai semé la totalité... m'enfin une cagette ça reste toujours utile, hein...? "

Danny jeta un regard attendri sur ses poteaux, avant de les interroger. Bien qu'il correspondait régulièrement avec Irving, et qu'il connaissait leur vie respective dans les grandes lignes, Danny voulait savoir les dernières nouvelles.

"Alors vous d'venez quoi...? Et Juliet...? Elle pouvait pas venir...? "

Par la barbe enchantée de Merlin, que c'était bon de retrouver ses amis!


Donald McWildeCinquième annéeavatar
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« Même pas », avait nié Donald quand Irving lui avait demandé s'il s'était fait coincer par Silverster. Cependant, si aucune retenue n'était la cause de son retard, il avait bel et bien passé plus de temps dans le bureau du concierge ces derniers mois. De son plein gré, aussi curieux que cela puisse paraître. En effet, parmi chaque personne de son entourage auprès de qui il avait déjà sollicité un peu d'aide ou une oreille attentive, rares étaient celles qui avaient répondu favorablement – et dans ce cas, ils le faisaient par charité. En général, son père agissait comme s'il n'existait pas, sa mère ne l'écoutait pas vraiment et son frère n'hésitait pas à le rabaisser. Il s'était rendu compte que l'ancien Serdaigle était le seul à lui prodiguer des conseils avisés sans pour autant l'enfoncer dès qu'il faisait une bêtise – selon Donald, qualité assez rare chez un adulte pour être remarquée.

En ce moment même, Irving évoquait le plaisir qu'il éprouvait à l'idée de ne plus avoir à rentrer au château le soir. C'est justement ce de quoi Donald avait parlé à Silverster, le soir après avoir revu son ami pour la première fois depuis un an. Il avait appris que celui-ci avait désormais un boulot et ne reviendrait plus à Poudlard, malgré sa scolarité inachevée. Si la plupart de gens semblait désapprouver l'idée, Donald la trouvait excellente. Plus de profs tyranniques, plus de cours ennuyeux, plus de règles stupides ! La liberté absolue ! L'émerveillement des premières années s'était envolé, et maintenant il ne rêvait que d'une chose : sortir de cette prison qu'était Poudlard. Le Gryffondor était fermement convaincu que rester enfermé dans ces salles de classe ne menait à rien. La vie ne s'apprenait pas dans les livres. Selon lui, rien ne valait l'expérience... Ce n'était pas devant une carte qu'il connaitrait l'Angleterre, ni devant un manuel qu'il saurait se débrouiller dehors ! Il avait toujours préféré lancer des sorts plutôt que de mesurer leur trajectoire, et si l'un ne servait à rien sans l'autre, il était tout de même tenté de suivre l'exemple d'Irving et de se jeter à corps perdu dans la vie active.

Donald avait argué que les cours ne lui serviraient jamais à rien, qu'il n'arriverait nulle-part en poursuivant ses études, qu'il était trop nul de toute façon. Alors à quoi bon ? En gros, il avait ressorti tous les reproches que sa famille lui balançait depuis des années, preuve qu'il avait fini par en faire des convictions. Par il ne savait quel miracle, Silverster avait pourtant réussi à le dissuader de commettre une erreur qu'il pourrait regretter son existence durant. Ce mode de vie convenait peut-être à Irving, mais Donald allait sur ses quinze ans à peine. Il était encore trop jeune pour savoir ce qui l'attendait et décider si tôt de se fermer des portes. Depuis cette conversation, l'adolescent se posait des questions. Si le concierge lui avait dit ça, c'est qu'il le pensait capable de réussir, d'accomplir quelque-chose – il serait bien le seul ! Mais Donald, à défaut d'y croire lui-même, était heureux d'avoir quelqu'un pour croire en lui.

Il s'ébroua brusquement. Depuis quand avait-il ce genre de pensées ? Il était à Pré-au-Lard avec l'ancien guitariste des Dark Boursouf, lequel lui parlait justement d'emporter son instrument pour un petit morceau sur la plage.

« Super cool ! s'exclama Donald. Par contre ma batterie rentrait pas dans le sac », railla-t-il ensuite. Ça faisait une éternité qu'il n'en avait pas joué. Malheureusement, ce style d'instrument n'était pas des plus appréciés à Poudlard, et il ne savait toujours pas lancer de sort d'insonorisation. Tiens, voilà qu'il commençait à comprendre l'utilité de rester à l'école...

Pendant ce temps, ils s'étaient déplacés dans une impasse plus étroite. Ils n'avaient pas de temps à perdre, les jours de congé passaient si vite ! Donald éclata d'un rire tonitruant à l'anecdote que lui raconta Irving avant de se souvenir qu'ils étaient censés rester les plus discrets possible.

« Toujours prêt à enfreindre le règlement ! » confirma-t-il malicieusement, avec un clin d'œil complice pour son comparse.

Apparemment, l'idée leur plaisait autant à l'un qu'à l'autre. Pour sa part, Donald s'estimait trop sage depuis quelques temps. Il devait se ressaisir !

« Ah, t'aimerais bien ! se moqua-t-il quand Irving parla de le faire avec Nora, avant d'en revenir au transplanage. Pas besoin de me rassurer, j'ai pas peur ! » affirma le Gryffondor d'un air bravache, tout en bombant le torse.

Néanmoins, il agrippa la main d'Irving un peu plus fort qu'il n'aurait dû.

« Euh, Irving, te rate pas quand même ! J'ai pas envie qu'ils retrouvent entre les poubelles mon bras comme pièce à conviction ! »

Aussitôt, Donald se sentit entraîné dans un tourbillon violent et étiré dans toutes les directions en même temps, cela en une demi-seconde. À l'arrivée, il eut simplement le tournis mais heureusement, pas de nausée – tenter deux fois par semaine d'escalader un Saule Cogneur en pleine forme, ça vous forge l'estomac. Alors, il prit conscience du lieu radicalement différent où il se trouvait et en eut le souffle coupé. La mer, immense et déferlante, s'étalait à l'infini. Les rochers de la baie se découpaient dans la lumière, brisant les vagues en explosions d'écume. Donald, les yeux pleins de soleil, prit une grande inspiration salée et se mit à crier au même instant qu'Irving. Il avait toujours rêvé de faire ça ! Sans se retenir davantage, il se mit à courir sur les dunes, tout droit vers la mer, laissant là son ami admirer le paysage. Un sentiment d'exaltation l'avait envahi tout entier : deux minutes plus tôt, il était encore dans une ruelle de Pré-au-Lard... il ne pouvait croire qu'il était désormais ici, des nuages de sable se soulevant à chaque pas et le vent faisant claquer son t-shirt tâché de jus de citrouille.

« C'est plutôt pas mal chez lui, lança Donald en revenant vers Irving. Je m'installerais bien un petit campement dans le coin, pour pouvoir cramer des chamallow autour d'un feu de camp le soir, sur la plage. »

Irving proposa alors de se rendre au petit camping qui se trouvait derrière.

« C'est parti mon kiki ! » annonça Donald en guise d'assentiment.

Ils rejoignirent un sentier recouvert de végétation et l'empruntèrent jusqu'à atteindre un kaléidoscope de tentes et de caravanes diverses et variées. L'exotisme du lieu plut à Donald.

« Ben dis donc, c'est kitch ! » s'exclama-t-il une fois arrivé devant un Van bleu vif à fleurs roses.

Sur incitation d'Irving, il s'en approcha et put lui aussi constater qu'il n'y avait personne d'autre qu'eux dans l'emplacement. Il se hissa sur la pointe des pieds et colla son front à une vitre pour tenter de distinguer une présence à l'intérieur. En réalité, Donald était très curieux de savoir comment Danny avait agencé son Van pour un usage quotidien (où mettait-il son lit ? Avait-il gardé ses exemplaires de Sexy Witch ?) Il s'imaginait s'endormant à côté d'une route pour se réveiller au bord de la mer, voyageant de ville en ville dans cette maison sur roues, poussé par le vent... la vie bohème lui vendait du rêve.

« Hého ! Y a quelqu'un ? »

Donald cessa ses appels suite à l'œillade courroucée que lui asséna un vacancier dans son transat. Il n'eut pas besoin de renouveler ses efforts car, à ce moment-là, la silhouette de Danny se matérialisa au loin. Cagette vide à la main, trempé de sueur, haletant et échevelé, il ralentit soudain l'allure qu'il tenait visiblement depuis un bon moment jusqu'à échouer devant eux, tel un poulpe hors de l'eau. Donald se rendit compte qu'il souriait béatement. Si fort qu'il en avait des crampes aux joues...

« Danny ! » s'écria-t-il avant de se retrouver prisonnier d'une étreinte pas très virile à laquelle il s'empressa de répondre. Il laissa ensuite Danny sauter sur Irving et ne put s'empêcher d'être attendri devant le tableau de deux amis de longue date, réunis sur la plage de Bude.

« C'est pas grave pour les beignets, répondit-il avec une pointe de regret – c'était bien connu, Donald avait constamment faim. Néanmoins, il était très reconnaissant au Poufsouffle d'avoir pensé à leur offrir pour cadeau de bienvenue son propre gagne-pain, énième preuve de son grand cœur. Il haussa donc les épaules et attrapa la cagette vide qui leur était tendue. Merci ! »

Danny leur demanda alors ce qu'ils devenaient et si Juliet n'avait pas pu venir.

« Eh bien, figure-toi qu'avec vous tous partis je sais pas où et HBF derrière les barreaux, cette année a été bien plus calme que la précédente. Après avoir failli passer au conseil de discipline, je me suis un peu fait oublier des profs... mais c'est pour mieux revenir l'année prochaine. »

À cette idée, Donald eut un sourire carnassier. Puis il enchaîna :

« Pour Juliet, j'en sais rien par contre ! »

Il adressa un regard interrogateur à Irving. Quand celui-ci lui avait proposé de voir Danny, il s'était dit que Juliet avait peut-être quelque chose de prévu. Après tout, comme dirait l'oncle Ed, elle avait un boursouf dans le tiroir...
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Imitant Donald, Irving se hissa sur le marche-pied du van pour regarder à l’intérieur du véhicule. Danny était bien capable de roupiller au fond de son lit en ce moment même ! Mais contre toute attente, l’ex-Gryffondor ne vit personne hormis la bouille ronde de McWilde collée sur la vitre opposée. Le jeune homme ne résista pas à la tentation de lui faire une brève grimace hideuse  –Oui, les gryffondor sont joueurs- puis il descendit de la marche et se planta au milieu de l’emplacement, les deux mains posées sur sa taille.

« Bon, ben, on a plus qu’à attendre ! »

Danny était toujours à la bourre de toute manière. Il se souvenait que même Nora s’était fâchée contre lui pour des retards à l’entrainement et aux sélections de quidditch, c’est pour dire ! Donald tenta bien de l’appeler dans le camping, en vain. Toutefois les deux compères ne patientèrent pas très longtemps puisque l’ancien Poufsouffle ne tarda pas à débouler dans leur champ de vision : Vêtements déchirés, cheveux emmêlés avec des brindilles, visage ruisselant de transpiration, écume aux lèvres… Pas de doute possible, son vieux pote n’avait pas changé !

« Yeeeaaaahhh Daaannnny ! »
s’exclama-Irving en écartant les bras croix pour l’accueillir.
Les deux amis s’étreignirent quelques secondes durant lesquels l’ex-poufsouffle déposa un bisou bien baveux sur le visage de son copain.

« Oh Bordel de Troll ! Dan’ ! » Grommela Irving pour la forme. Il  s’essuya la joue sur son épaule mais son air offusqué ne trompait personne. Le large sourire qu’il afficha par la suite témoignait en réalité de sa joie de recevoir un tel accueil de la part de son copain.
D’ailleurs Danny révéla alors qu’il avait même prévu de leurs amener un cadeau de bienvenue pour fêter dignement leur arrivée mais malheureusement les beignets et chouchous s’étaient renversés sur le sol et il ne lui restait plus que la cagette à offrir. Du Danny tout craché : Bourré de bonnes intentions mais un peu gauche quant il s’agissait de les réaliser. Donald remercia chaleureusement l’ex-Poufsouffle en saisissant le présent et Irving embraya sur la lancée du Philosophe :

« La cagette c’est déjà super… comme ça on pourra faire un feu et manger un barbeuk’ à midi, proposa-t-il, pragmatique, en croisant les bras sur son torse.

Un petit barbecue avec ses deux potos, en voila une bonne idée ! Songea-t-il en regardant tour à tour Donald et Danny qui venaient d’entamer une conversation. Ces deux là  ne s’étaient pas revus depuis l’année dernière aussi l’ex-Gryffondor les laissa échanger sur leur parcours respectif. Irving afficha toutefois un léger sourire lorsque Donald admit qu’il s’était un peu calmé cette année :

« Alors comme ça Silverster a réussi à t’mater !? »
s’exclama-t-il dans l’unique but de chambrer son jeune ami qui avait toujours mit un point d’honneur à se présenter comme un rebelle indomptable. Il ricana quelques secondes et répondit finalement à la question de Danny :

« Ben moi, rien d’neuf depuis la dernière fois. J’bosse toujours de nuit à l’hôtel. Ça va. C’est cool. Les gars d’l’équipe sont sympas. Les clients……hum… pas toujours mais certains m’filent des pourboires d’tarés, donc bon…» Il haussa vaguement les épaules. Son job n’était pas particulièrement passionnant mais ça lui permettait de payer sa nourriture et son appartement. Il n’en demandait pas plus.
« Et toi Dan’ ? Carol devait pas être là aujourd’hui ? » S’enquit-il alors, un peu curieux à vrai dire de rencontrer enfin la nouvelle petite-amie de son pote. Irving espérait sincèrement que Carol était moins coincée que Sophie Kirte, la précédente chérie préfète du Poufsouffle, avec laquelle il n’avait jamais eu aucune affinité.
Toutefois, Danny ne répondit pas immédiatement à sa question et préféra évoquer un tout autre sujet, l’absence de Juliet la chanteuse charismatique du groupe qu’ils formaient tous les quatre à Poudlard.

« C’est vrai ça ! J’aurais pu lui dire d’venir ! lança-t-il soudainement en fronçant les sourcils.

Initialement, ce n’était pas un regroupement des anciens Dark Boursouf mais il devait avouer que la présence de la jeune femme aurait rendu cette journée parfaite. Les DB, enfin réunis tous les quatre, comme au bon vieux temps. Merlin, comment avait-il pu ne pas y penser plus tôt !

« Faut qu’on lui envoie un hibou ! s’exclama-t-il alors avant de reprendre un ton plus bas afin d’éviter que le voisin d’emplacement dans sa chaise longue ne l’entende, ou mieux, un patronus ! Qui sait faire ça ? » questionna-t-il en regardant tour à tour ces deux camarades, Vous savez, c’est l’sort où tu penses à un truc heureux et pfiiiiiiiiouuuuuut, t’as un animal qui sort d’ta baguette. »

C’est vrai qu’il était sensé être le plus expérimenté des trois, songea-t-il alors. Donald n’était qu’en quatrième année, les patronus n’étaient pas encore au programme et quant bien même, la magie n’était pas autorisée à l’extérieur de Poudlard pour  les sorciers de premier cycle, quant à Danny, s’il y avait une personne encore moins doué en magie qu’Irving sur terre c’était malheureusement lui…

« Putain, c’t’équipe d’baguettes cassées qu’on fait… »
souffla Irving en entrainant ces deux camarades en direction du van.  

Il avait eu quelques cours sur les Patronus en DCFM lors de sa cinquième année mais il n’avait jamais réussi à en faire un, si bien qu’il ne savait même pas ce qu’était son animal totem. Comme il avait arrêté cette option après les BUSE, il n’avait pas eu l’occasion de renouveler l’expérience mais ça ne coutait rien de réitérer l’expérience aujourd’hui, loin du regard des campeurs moldus.  Les trois copains rejoignirent donc l’intérieur du véhicule de Danny et tirèrent les rideaux pour se retrouver partiellement dans la pénombre. Ca sentait un peu le chacal là-dedans mais Irving voulait au moins essayer de prévenir Juliet! Il savait qu’un hibou serait bien trop long à arriver aussi il sortit sa baguette et commença à réfléchir à voix haute :

« C’est quoi déjà la formule ? Spiero Patronum ? Piero ? Spero ? »


On n’avait pas tous les jours l’occasion de combattre des détraqueurs après tout.

« Spero Patronum ? »


Oui, c’était ça. Bon, maintenant il lui fallait une pensée heureuse. Ça c’était le plus facile. Il était tellement bien en ce moment qu’il n’avait que l’embarras du choix : Il se sentait libre de toutes contraintes, il était content d’avoir retrouvé ses amis et  d’avoir été accueillit à bras ouvert. Il se sentait accepté et apprécié tel qu’il était, et il n’y avait pas plus grande source de joie que cela pour lui.  Irving invoqua donc les visages radieux de ses camarades lors de ses différentes retrouvailles : L’étonnement puis la joie de Juliet, le sourire de Donald, le bisou baveux de Danny, l’étreinte de Nora…

« Spero Patronum » murmura-t-il.

Un faible filet argenté se matérialisa pour former une masse informe et mouvante dans les airs. Irving écarquilla de grands yeux, littéralement bluffé par ses propres capacités, BORDEL DE TROLL ! » s’exclama-t-il alors, bien incapable de quitter des yeux ce truc bizarre.

Aussitôt, la masse se mit à diminuer comme si le charme avait été rompu. Irving n’était plus du tout concentré sur ses pensées positives et semblait complètement abasourdi. Il tenta toutefois de sauver les meubles, et ne sachant pas trop comment s’y prendre pour envoyer un patronus messager, il récita très vite :

« Trouve-Juliet-Wilson-et-dis-lui-d’venir-au-camping-de-Bude ! »

La forme disparut aussi soudainement qu’elle était arrivée mais Irving était bien incapable de savoir si le message était parti ou non. Il n’était même pas sûr d’avoir agit comme il le fallait. Ne devait-il pas penser au destinataire plutôt que de le dicter au patronus ? Ou alors peut-être que le sortilège enregistrait tout ce que vous disiez, au quel cas, Juliet allait recevoir un beau « Bordel de Troll » dans les oreilles…Oh Merlin !

« Vous pensez qu’ça à marché ? » finit-il par demander à ces deux copains.

Il repensa alors à la masse tordue qui s’était matérialisée quelques secondes plus tôt. Elle n’avait pas pris la forme d’un animal en particulier. Certes, avec un peu  beaucoup d’imagination on aurait pu voir quatre longues pattes se dessiner mais il fallait vraiment aller le chercher loin…

« J’espère qu’mon patronus est pas un licheur sinon c’est trop la honte… » finit-il par dire en attendant un éventuel signe de Juliet qui ne viendrait peut-être jamais…

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Le rendez-vous de Juliet avec Joy s’était très bien passé, et la jeune femme avait quitté pré-au-lard, heureuse d’avoir revu son amie. Leur relation n’avait pourtant pas très bien commencé, songea Juliet avec un sourire amusé, alors qu’elle repensait à la première fois où elles s’étaient réellement parlées. Pourtant, les choses avaient évolué – à vrai dire, elles avaient grandi, chacune de leur côté – et de cette évolution était née une belle amitié. Après le café qu’elles avaient pris ensemble, Juliet était donc rentrée à Aberystwyth, sans savoir ce qu’elle allait faire durant le reste de la journée. Elle n’avait aucune envie de faire la sieste, ni d’être seule. Peut-être Sam ou Aaron seraient à la maison ? Ou alors, elle pouvait aller voir Théo ! Oui, elle devait bien l’aider à planifier son mariage, qui n’était que dans quelques mois ! Par Merlin, dire que Théo allait se marier. Dire qu’elle allait se marier. Elle se sentait si loin de cette jeune fille qu’elle avait été, à Poudlard. Pourtant, ses années à Poudlard étaient encore toutes proches… Elle n’avait pas réellement eu le choix de gagner en maturité : sa vie le lui avait imposé. Il avait fallu faire face d’abord à son statut de joueuse professionnelle, ainsi qu’à la presse, puis à l’accident de son père. Elle avait dû assumer sa grossesse, prendre une décision, une des plus importantes de sa vie.

Étonnement, sa grossesse ne l’avait pas anéantie, comme cela avait été le cas de nombreuses femmes victime de l’affaire Chaudrillon. Peut-être parce que Juliet n’avait jamais prévu précisément sa vie sur le long terme. Trop de facteurs entraient en compte pour qu’elle affirme ne pas vouloir d’enfants avant trente ans, ou ne pas vouloir se marier juste après Poudlard. Elle avait simplement pris les choses comme elles venaient, et avait fait face aux décisions les unes après les autres. Elle avait toujours fonctionné comme cela. Elle était bien consciente qu’il fallait que ça change : on n’élevait pas un enfant sans prévoir l’avenir, mais pour l’instant, cette façon de raisonner l’avait bien aidé.

Juliet erra quelques instants dans la maison, cherchant vaguement une occupation, avant de se laisser tomber sur le canapé et de tendre le bras pour attraper un magasine sur le Quidditch qu’elle avait acheté hier mais qu’elle n’avait pas eu le temps de lire. Elle était toujours un peu nostalgique en repensant à la période où elle jouait avec Flaquemare, mais ce sentiment se dissipait vite. Elle avait choisi d’arrêter, et elle l’avait fait de son plein gré. Elle constata avec plaisir que Flaquemare se débrouillait plutôt bien – leurs résultats étaient bons.

Juliet était donc tranquillement assise dans son canapé, lorsqu’un patronus se matérialisa dans son salon. Elle fronça les sourcils, surprise, ne reconnaissant ni sa forme ni à qui il appartenait. Elle se leva.

« BORDEL DE TROLL ! » fut la première chose que le Patronus-messager lui délivra, la faisant sursauter violemment. Elle eut un éclat de rire après ça, reconnaissant la voix de son ami Irving. Curieuse elle attendit la suite du message, qui ne tarda pas à venir. « Trouve-Juliet-Wilson-et-dis-lui-d’venir-au-camping-de-Bude ! » entendit-elle ensuite, avant que le patronus argenté ne se dissipe, laissant une Juliet perplexe. Le camping de Bude ? Pourquoi Irving voulait-il qu’elle vienne au camping de Bude ? Elle resta immobile, interdite, quelques instants, avant d’être frappée par un éclair de lucidité. Il y avait Danny au camping de Bude ! Et sûrement Irving, donc. Peut-être même Donald, songea-t-elle avec un sourire, tentée à l’idée de rejoindre ses amis. Elle n’hésita pas bien longtemps, et remit ses chaussures avant d’attraper son sac et de fourrer dedans tout ce dont elle avait besoin.

Quelques secondes plus tard, elle transplanait. Une fois arrivée au bord de la mer, elle dû attendre quelques instants, les yeux fermés, que la sensation de malaise se dissipe. Depuis qu’elle était enceinte, tous ses transplanage lui donnaient encore plus la nausée. Son médicomage l’avait d’ailleurs prévenu qu’elle ne pourrait bientôt plus transplaner – c’était plus prudent pour le bébé – alors Juliet profitait encore des derniers instants que la liberté du transplanage pouvait lui offrir  – au diable la nausée ! Une fois remise, donc, elle observa les alentours, marchant un peu au hasard dans le camping. Elle ne savait pas trop où elle allait, ni ce qu’elle cherchait.

« Excusez-moi ? Vous ne savez pas où habite Danny Sneals, par hasard ? » demanda-t-elle à deux passants, qui se promenaient main dans la main.

Ces deux là lui indiquèrent une direction, qu’elle s’empressa de suivre, profitant du climat du bord de mer de ce mois de mai. Ne plus habiter au bord de la mer allait lui manquer, songea Juliet en passant entre les caravanes. Elle avait adoré pouvoir se balader sur le sable pendant cette année – c’était une chose qui l’apaisait étrangement. Elle était toutefois heureuse de déménager dans la ville un peu plus animée qu’était Bristol ! Juliet fut tirée de ses pensée par une conversation, dont les voix ne lui étaient pas complètement inconnues… En effet, alors qu’elle bifurquait vers la droite, elle tomba sur Donald, Irving et Danny.

« Salut vous trois ! » s’exclama-t-elle avec un grand sourire réjouit, alors qu’elle avançait à grand pas pour les serrer tous les trois dans ses bras, heureuse de les voir.

« C’est génial de vous voir ! Comment ça va ? » s’enquit-elle. « Donc c’est ici que tu vis maintenant Danny ? C’est super, tu dois te plaire ! » déclara la jeune femme en jetant un coup d’œil autour d’elle.



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Danny nageait dans un bonheur indicible, alors que Donald et Vingounet venaient de rejoindre son palace pour hippies. L'ancien Poufsouffle avait du mal à en croire ses yeux, mais ses amis étaient bien là, devant lui, en chair et en os. Telle une baleine ayant découvert un banc de plancton, il s'était jeté sur eux, et les écoutait parler tour à tour, ne pouvant point réprimer des petits cris de satisfaction saccadé à chaque fois qu'ils s'exprimaient. Donald paraissait heureux de disposer d'une cagette vide comme cadeau de bienvenue, car avec lui l'expression "Il n'y a que le geste qui compte" prenait toute ampleur. Irving avait même proposé l'idée d'en faire du combustible pour un barbecue, ce à quoi Danny fut bien obligé de rétorquer que c'était impossible.

"Heu, je suis désolé mon pote... Mais pour le barbeuc, je crois que cela va pas être possible... Dans la caravane d'en face, on a une voisine sénile que l'on surnomme "Maggy la Fripouille" et elle voit d'un mauvais œil nos petites fêtes enflammées... Elle est complètement tarée et elle nous fout la trouille à Carol et moi ... la dernière fois, elle s'est incrustée et a joué les bonimenteuses... Pfffff... elle a osé me dire que je me transformerai bientôt en sardine, et que Carol accoucherai d'un noyau de cerise... Bref, elle est complètement siphonnée du bulbe la mamie... et je préfère pas donner d'eau au petit moulin qui tourne dans sa tête... "

Danny écouta Donald lui raconter que les choses s'étaient bien calmée depuis que HBF croupissait à Azkaban, et même lui paraissait s'être assagi, ce qui eut le mérite de faire sourire Irving. Danny s'empressa de se joindre à son pote.

"Je peux pas le croire... Toi sage...? Alors ce fourbe de Sylvester est l'homme le plus veinard que je connaisse... en plus de sortir avec la plus belle infirmière du monde magique, voila que j'apprends qu'il n'a plus d'adversaire à la mesure de sa vigilance... ça craint...! Cela me ferait presque regretter d'avoir quitté Poudlard... "

Irving embrailla sur son activité professionnelle, au sein d'un hôtel de nuit. Un boulot plutôt cool au demeurant où il semblait récolter de nombreux pourboires. Danny essaya d'imaginer son ami bouclé en tenue de majordome, apportant une bouteille de champagne dans une suite nuptiale.

"Sympa comme boulot... Sauf que la musique d'ascenseur des hôtels doit finir par te taper sur le système, non...? Pour ma part lorsque je vends pas des chouchous sur la plage, je bosse à la piscine municipale de Bude, où je me suis spécialisé dans un cours d'Aquagym pour le troisième âge... C'est sympa, sauf quand des mamies te jettent leurs hauts de bikini en pleine face... J'avoue que c'est pas vraiment le genre de groupies que j'imaginais, quand j'étais à vos côtés, et que je voulais devenir une star du rock... mais bon, j'ai pas à me plaindre...! Et puis je suis un homme maqué maintenant... " Irving s'enquit alors de savoir si Carol serait de la partie ce à quoi Danny rétorqua en renvoyant une question à propos de l'autre grande absence: "Nope, elle bosse ma sirène... Mais sinon, vous m'avez pas répondu... Elle est passée où notre tigresse du rock...?  Vous lui avez pas dit d'venir...?

Irving proposa alors de lui envoyer un message magique, en lui expédiant un spectro machinchose, enfin un sortilège que Danny n'avait jamais réellement assimilé durant sa scolarité magique, plus accaparé à dévorer des yeux la belle Artémis Nott. Quelque peu gêné par cet aveu de faiblesse, et se réfugiant vers son pote Donald; Danny préféra écouter Irving qui chercher au fin fond d sa mémoire le nom d'un sortilège.

"Désolé mec... J'peux pas t'aider... C'est tellement loin tout ça... Nous les moldus, pour avertir nos potes, on s'envoie des SMS par portable ou des Pokes sur Internet... c'est rudement plus pratique, et du coup, ma baguette me sert exclusivement de support pour planter des grillades... alors tu vois quel genre de sorcier, je suis devenu... " Danny lorgna vers les rideaux de la caravane de Maggy la Fripouille, qui venait imperceptiblement de mouvoir. "Par contre, si tu veux faire d'la magie, vaudrait mieux qu'on rentre à l'intérieur d'mon palace...! "

Danny se dirigea alors en premier vers son van, sans se soucier du chat noir qui croisa sa route. La petite porte de son habitation pivota sur ses gonds en grinçant, et dévoila un intérieur en désordre et d'où émanait une odeur assez aigre, masqué par des senteurs parfumées d'encens. Rangeant d'une main maladroite son bordel, Danny désigna de l'autre main, un petit canapé cramoisi à ses potes. Irving semblait être le seul à même de pouvoir contacter Juliet, ce qui ne dérangeait pas Danny sur ses lacunes en matière de magie. D'ailleurs Donald ne bougeait pas l'ombre d'une baguette également, signe qu'il en était sans doute au même stade d'incapacité.

"Alors Vingounet... Tu te souviens pas d'la formule...? Tu crains grave comme sorcier...! C'est pas vrai  Donald qu'il est pas doué notre bouclé...? " dit-il avec une mauvaise foi bien assumée, tout en expédiant une petite tape amicale sur l'épaule de son complice Donald. Mais très vite, Irving trouva le nom de l'incantation et psalmodia une vulgaire formule, tout an agitant dans les airs sa baguette. Danny ouvrit des grands yeux ronds, en voyant une masse informe se matérialiser dans les airs avant de disparaitre. Danny ne réussit pont à contenir sa surprise et réagit à la suite d'Irving.

"T'es certain que tu pensais à un truc heureux là...? Parce que ton machin, on aurait dit une bouse sur pattes...! J'crois qu'en voyant cette chose, elle va fuir au loin notre Juliet... "

Danny finit par s'esclaffer, surtout quand Irving pria pour que son Patronus ne soit pas un Licheur. Puis il finit par jouer son rôle de maitre de cérémonie, en s'adressant à ses hôtes sur un ton désinvolte.

" J'vous sers un truc...? " Tout à coup une étincelle brilla dans le regard vide de Danny, qui leva son index en l'air, dans une posture digne du E.T de Spielberg. "Oh attendez...! Je sais avec quoi nous allons pouvoir trinquer, afin de fêter dignement nos retrouvailles...! Mais où l'ai-je donc rangé...? "

Danny chercha alors sur une petite étagère sur laquelle s'entassait toute sortes de choses innommables. Dans sa quête pour retrouver le dit objet, Danny fit tomber un petit miroir qui se brisa au sol. Mais il n'y porta guère attention, lorsqu'il posa enfin la main sur une vieille bouteille au contenu saumâtre. Le visage victorieux, il déposa devant ses amis une fiole à l'intérieur de laquelle croupissait une créature difforme dans un stade avancé de putréfaction. La tête de Danny pivotait de Irving à Donald, comme s'il attendait une réponse de la part de l'un d'eux.

"Mais voyons, vous ne le reconnaissez pas...? " Danny marqua un temps d'hésitation, puis ne voulant point faire durer le suspense, il finit par dévoiler le secret de cette liqueur ragoutante. "M'enfin les amis, c'est mon crapaud Duke...! Vous ne saviez pas que je l'avais récupéré après sa chute? Pour conserver un souvenir, j'ai glissé ce qui restait de lui dans de l'alcool de mirabelle que j'avais piqué dans les sous-sols des Trois-Balais... Je m'étais juré d'ouvrir cette bouteille et d'en boire un verre, le jour ou Duke obtiendrait sa vengeance sur cette horrible bonne femme d'Ana Sorden... Et quelle plus belle revanche  pour Duke, que de voir les Dark Boursoufs enfin réunifié et HBF à Azkaban; vous ne trouvez pas...? Alors qui veut trinquer avec moi...? "

Mais Danny discerna des voix à l'extérieur du Van, ce qui le détourna quelque peu de son service et de l'affreuse bouteille.

"Haannn...! Mais on dirait que c'est la voix de Juliet, non...? Nous trinquerons plus tard, allons l'accueillir à l'extérieur...! "

Danny ouvrit la porte du Van, et se glissa à l'extérieur pour organiser un comité d'accueil digne de ce nom, à la jolie chanteuse des Dark Boursoufs. Danny posa alors son regard vibrant d'émotion sur Juliet.

"Que Merlin soit loué...! Julieeeeeeeeeet...! Comme c'est bon de te revoir...! "

Danny écoutait à peine les paroles de la jeune femme, alors qu'il encerclait la taille de son amie. A peine remit de ses émotions, Danny jeta un regard intrigué sur le ventre arrondit de la jeune femme, puis il laissa se libérer sa maladresse légendaire.

"Bah dis donc, il faudrait peut être un peu lever le pied sur la Bierraubeurre ma Juliet...! Je plaisante, hein...! Tu as l'aire en forme dans tout les sens du terme... On s'apprêtait à trinquer à la gloire de nos retrouvailles...! Tu ne serais pas contre un petit verre à ce que je vois, non....? "

Danny fit un petit geste en direction de l'intérieur du Van, ou l'attendait Duke au fond de sa bouteille.


Donald McWildeCinquième annéeavatar
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« Je vous interdis de dire des trucs pareils ! protesta Donald quand ses deux amis se moquèrent de sa prétendue sagesse. J'ai pas fini de leur donner du fil à retordre, à Poudlard. Tenez, je parie qu'avant la fin de l'année, je ferai une bêtise si grosse qu'elle vaudra assez d'heures de retenues pour composer un album entier ! »

Il ne croyait pas si bien dire...
Irving s'était mis à leur parler de ce qu'il faisait pour gagner sa vie, à savoir un boulot nocturne dans un hôtel. Il n'avait pas l'air très emballé par sa description mais, Donald s'en rendait maintenant compte, certaines situations ne permettaient pas de faire le métier de ses rêves – en avoir un, de métier, c'était déjà pas mal.

« Irving le groom, ricana-t-il, avant d'enchaîner avec une question qui n'attendait pas vraiment de réponse : Comment tu fais pour rentrer toutes ces bouclettes sous le bonnet ? »

À son tour, Danny leur apprit qu'il était prof d'aquagym à la piscine municipale, ce qui soulagea grandement Donald : ainsi, tous les chouchous que le Poufsouffle avait éparpillés sur la plage en venant à leur rencontre ne constituaient pas l'intégralité de son salaire mensuel ! Il ne mourrait pas de faim à cause d'eux ! D'autant plus qu'il ne semblait pas vivre seul dans sa caravane, si on en croyait les dires de ses deux comparses à propos d'une certaine Carol dont Donald n'avait jamais entendu parler. Le qualificatif « ma sirène » l'éclaira bien vite sur la nature de sa relation avec Danny... Une petite amie ? Une vraie ? Donald était aussi curieux qu'Irving de la rencontrer, mais apparemment, ce n'était pas à l'ordre du jour. Après tout, ils auraient tout le temps de faire connaissance avec elle une autre fois. L'invitée du moment était une toute autre personne puisqu'une réunion spéciale Dark Boursouf se profilait à l'horizon !

« Trop lent », objecta-t-il à l'idée d'un message par hibou. Ils n'avaient pas ce genre d'animal sous la main et puis, même si c'était le cas, Juliet ne les rejoindrait pas avant des heures. Finalement, Irving se décida pour un Patronus en demandant qui savait en faire.

« Sûrement pas moi ! s'écria tout de suite Donald. Le sorcier le plus compétent du groupe en expliqua le processus avec un « pfiiiiiiiiouuuuuut » très convaincant. Mes sincères excuses, je ne suis qu'un humble sorcier de premier cycle, même si j'ai jamais vraiment compris ce que ça signifie, ni à quel moment exactement on passe en deuxième cycle... Ça doit aussi vouloir dire que les seuls sorts qu'on m'ait appris, eh ben, ils servent à pas grand chose. En plus tu me connais, je suis pas trop de ceux qui suivent le cours de DCFM... »

Heureusement, Danny en était au même stade d'incapacité puisqu'il se réfugia derrière lui avant de confesser son ignorance. Donald fut frappé par les mots qu'il employa : « nous les Moldus », comme si, pour se désigner, c'était parmi eux qu'il s'incluait. Ainsi donc, l'ancien Poufsouffle avait réellement coupé tous les ponts avec la société sorcière. Il s'était réintégré chez les Moldus au point de se considérer comme l'un d'entre eux, un être sans magie. Ce qu'il n'était pas ! Des pouvoirs s'étaient bel et bien manifestés et avaient fait de lui un Sorcier. Mais Danny ne le niait pas pour autant, il avait simplement adopté le mode de vie qui lui convenait le mieux. Il avait Internet dans son Van, il avait un portable et c'était bien pratique, quant à sa baguette, c'est au dessus d'un barbecue qu'il en faisait le meilleur usage. Si vivre comme un Moldu le rendait heureux, alors peut-être qu'au fond, il en avait toujours été un.

« Très bien, fais-nous visiter ton nid, lança Donald avec enthousiasme. Il feula en direction du chat noir qui fila devant eux, puis répliqua à l'exclamation d'Irving qui les traitait de baguettes cassées : Hé face de Troll, je te signale que c'est ton idée le Patronus, je pensais que tu savais en faire ! »

Il suivit tout de même ses deux amis à l'intérieur du véhicule. Quelques pas lui suffirent pour reconnaître le bordel caractéristique de Danny, ainsi qu'une odeur assez forte qui l'accompagnait partout où il allait. Donald s'effondra sur le petit canapé désigné, ravi de prendre un peu de repos, tandis qu'Irving fouillait dans sa mémoire à la recherche de la formule. Bien entendu, Danny ne rata pas l'occasion de chambrer gentiment l'ex Gryffondor tout en sollicitant le renfort de Donald.

« Bien sûr que c'est vrai ! renchérit-il. Tu crains Vingounet. Celui-ci se rappela de la bonne incantation à ce moment-là, si bien que Donald modéra son propos : Bon, certes pas doué, mais déjà plus doué que nous... »

Aussitôt, une masse argentée se forma dans les airs, sans prendre pour autant l'apparence d'une créature connue et recensée. Donald, qui ne s'attendait pas du tout à ce que le sortilège fonctionne, fixa intensément l'ébauche de Patronus avec une fascination non dissimulée. Qu'est-ce que cela pouvait bien être ? Un Vaudelune, peut-être ? Une fois l'invitation transmise, Irving leur demanda s'ils pensaient que ça avait marché.

« Non, répondit Donald immédiatement. Aucune offense envers tes talents de magicien, Irving, mais... non. »

Danny donna une assez bonne description de la chose en la qualifiant de bouse sur pattes, puis Irving s'inquiéta que ce soit un Licheur – ce serait vraiment la honte, Donald en convenait.

« Qui sait, c'est peut-être un poulpe, tenta-t-il pour rassurer (maladroitement) son ami, je suis cent pour cent sûr d'avoir vu des tentacules. Enfin, cinquante pour cent sûr. »

Danny leur proposa ensuite à boire. Intrigué par ce qu'il avait à leur servir, Donald leva les yeux vers une petite étagère qui ployait sous le poids de son chargement. Comment un si petit espace pouvait-il supporter tant d'objets ? Il fallait avouer que la nouvelle maison du jeune homme n'était pas bien grande, il avait dû peiner à entasser là-dedans tout ce qui lui était nécessaire. Une seconde fois, Donald s'imagina à la place de leur hôte, passant le restant de ses jours entre ces murs. Loin de tout... Il comprit qu'il ne pourrait jamais emprunter le même chemin car il serait incapable de s'exiler ainsi. Contrairement à Danny, il sentait qu'il faisait partie de la société dans laquelle il évoluait. Il y avait sa place, peut-être même un rôle à jouer comme Silverster le lui avait dit, alors qu'il n'était et ne serait jamais qu'un bon à rien dans la société moldue. Il avait beau être né parmi eux, il n'était pas comme eux. Un Sorcier, voilà ce qu'il était, n'en déplaise à ses parents. Le fossé était désormais trop grand entre eux et lui pour qu'il songe à jour à y retourner comme l'avait fait Danny. Le monde sorcier était devenu son monde.

« Je ne dis pas non à un petit rafraichissement ! s'exclama Donald. Je meurs de soif. Danny, en farfouillant dans son bazar, déclencha la chute d'un petit miroir qui se brisa sur le sol. Sept ans de malheur ! plaisanta Donald en se penchant pour ramasser les éclats tranchants. Attends, je vais te nettoyer ça... »

À l'instant même où il remontait ses épis par dessus la table, fut posée devant eux une fiole au contenu si immonde qu'il n'eut soudain plus soif du tout. Cela lui coupa même l'appétit, phénomène exceptionnel et extrêmement rare. Le Gryffondor avait déjà vu pas mal d'horreurs dans sa vie (il lui était même arrivé de contribuer à leur élaboration), mais l'aspect de cette boisson les dépassait toutes. Avec Danny, il fallait s'habituer à approcher de très près ce genre de rituel peu ragoutant... Celui-ci leur demanda s'ils le reconnaissaient.

« On dirait le Patronus d'Irving... » fit remarquer Donald, les yeux rivés sur la bête informe qui se décomposait dans le liquide. Son nez frémissait de dégoût mais il ne pouvait détacher son regard de l'horrible spectacle.

Danny leur révéla qu'il s'agissait de Duke, son défunt crapaud, et qu'il l'avait plus ou moins conservé dans l'alcool de mirabelle en attente du jour où ils pourraient tous trinquer à leur revanche sur Sorden. Donald déglutit à cette perspective peu enchanteresse. La fin était proche... Mais soudain, l'attention de Danny fut détournée par des bruits en provenance de l'extérieur. Juliet, arrivée à bon port ! Sauvés par le gong ! Donald se précipita hors du Van et se retrouva enfermé dans une étreinte générale. Tout le monde parlait plus ou moins en même temps, entre Danny qui couvrait la nouvelle arrivée de ses cris de joie, et Donald qui entreprenait de répondre en même temps à ses questions :

« Ça va super, surtout depuis que tu es là ! Tu tombes pile au bon moment... »

Il préféra éloigner de son esprit l'image du breuvage qu'ils étaient sur le point de boire avant l'apparition de la jeune femme. L'adolescent la regarda de haut en bas, impressionné. À vrai dire, il se sentait presque intimidé. Il s'était habitué à être le plus jeune du groupe, surtout depuis que ses trois amis avaient tous quitté Poudlard, mais Juliet était devenue... une grande personne ! Surtout avec cette rondeur au niveau du ventre, comme Danny le lui fit élégamment remarquer.

« Euh, mon pote, je crois que tu fais erreur... »

Donald laissa la concernée faire les présentations nécessaires, mais déjà Danny les invitait de nouveau à trinquer à la gloire de leur retrouvailles. C'est qu'il y tenait vraiment ! En y repensant à deux fois, il avait beaucoup souffert de la chute mortelle de Duke. Donald possédait lui-même un crapaud, il pouvait comprendre qu'un simple verre en l'honneur de cet être cher avait de la valeur aux yeux du maître attristé. Quel meilleur moyen de venger sa mémoire que de fêter tous les quatre réunis l'incarcération de celle qui les avait séparés ? Cela semblait si important à Danny que Donald sentit ses réticences diminuer. Il suivit les autres à l'intérieur du Van et, s'asseyant sur le canapé rouge, il réalisa qu'il allait le faire. Pour son ami.

« Bon, Danny, je peux t'emprunter des verres ? » En effet, Donald n'avait pas spécialement envie de poser ses lèvres sur le goulot poisseux de cette bouteille crasseuse. Il disposa les quatre verres en cercle et versa un petit fond dans chacun d'entre eux. « Pour commencer », précisa-t-il.

Il lança un « Santé ! » et entrechoqua son verre contre ceux des autres, songeant que ça détruirait sûrement la sienne. Puis, désireux d'épargner à l'un d'entre eux au moins le supplice qui suivrait, il ajouta : « Je viens d'y penser, l'alcool de mirabelle ne doit pas être très bon pour le petit Dark Boursouf en devenir qui végète dans le ventre à bière de Juliet... »

Donald lorgna le contenu de son verre, un peu écœuré.

« Danny, t'as pas un peu de sirop de cerise pour diluer le tout ? Tu comprends, je suis encore très jeune, je peux pas boire un truc trop fort... »

Allez, c'était l'affaire d'une gorgée ! Il était un Gryffondor, oui ou non ? Donald leva son verre et se mit à déclamer :

« Je souhaite porter un toast en l'honneur du très aimé et regretté Duke, et de la victoire écrasante des Dark Boursouf sur le mal incarné, j'ai nommé HBF, qui croupit en ce moment même à Azkaban ! »

Sur ces mots, Donald but d'une traite la boisson innommable. Son visage se déforma d'une grimace, vira au vert et, en un rien de temps, il se rua sur la porte du Van pour régurgiter tripes et boyaux dans la pelouse, sous le regard médusé d'un honnête touriste chinois qui le prit en photo.


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Une bouse sur patte ou un poulpe ?
Irving grimaça en entendant les suggestions de ses amis quant à la nature de son patronus. Pourtant, même s’il n’était pas sûr que la forme ait parfaitement rempli sa mission de messager, il éprouvait quant même une once de fierté d’avoir réussi cette petite prouesse.  Dire que son professeur de DCFM s’était arraché les cheveux pour lui enseigner ce sort et qu’il venait enfin de le réussir, ici, dans un vieux van fleurant bon la mandragore au milieu d’un camping moldu… Enfin « réussir », cela restait à prouver mais Irving ne pouvait pas s’empêcher d’espérer. Donald et Danny ne semblaient pas se rendre compte à quel point cet acte magique était important pour l’ex-gryffondor. Ils étaient bien trop occupés à le vanner pour penser à le féliciter si bien qu’Irving leur en voulu d’être aussi peu sensibles à son exploit…
Un brin vexé, il faut le dire, il s’enferma dans un silence boudeur et se mit à guetter une éventuelle arrivée de Juliet par la fenêtre encrassée du vieux combi. Si seulement elle avait pu recevoir son message ! Cela le conforterait dans l’idée qu’il était plus prompt à progresser en magie en dehors de l’école que dans le cadre strict d’une salle de classe. Indifférent aux deux Dark Boursouf ingrats qui s’agitaient autour de lui, il se mit à se ronger l’ongle du pouce, tout en observant les allées et venus des campeurs d’un air anxieux. Il ne détacha son regard de l’extérieur que lorsque Donald évoqua la ressemblance frappante entre une créature en décomposition baignant dans l’alcool et son patronus.
Faute de répartie plus convaincante, Irving se borna à lever son majeur en direction du philosophe avant de s’accroupir à la hauteur de la bouteille.

« Bordel de troll… On est vraiment censé reconnaitre un truc ? »
questionna-t-il en inclinant la tête sur le côté mi-dégouté mi fasciné.

Danny leur révéla alors qu’il s’agissait de Duke, le crapaud qu’Ana Sorden avait assassiné près d’un an plus tôt. Irving fronça imperceptiblement les sourcils suite à cette déclaration et tourna lentement la tête en direction de son ami.

« Dan’, dis-moi qu’tu as utilisé la magie pour faire rentrer cet animal dans cette bouteille… S’te plait, ne tue pas le peu d’innocence qu’il me reste… »

Pourtant quelque chose lui disait que son camarade avait accompli cette prouesse « à la moldue », ce qui arracha une grimace de dégout au jeune homme qui se releva en secouant la tête de gauche à droite. Il chercha le regard de Donald, espérant que celui-ci saurait trouver les bons mots pour refuser ce verre d’alcool de mirabelle mais le salut arriva de l’extérieur. En effet, une silhouette bien connue des trois garçons venait de faire son entrée dans le camping.

« C’est Ju’ ! s’écria Irving, ça a marché ! jubila-t-il avant d’arborer un air passablement revanchard en lâchant un  « AH ! » aussi bref que sonore.


Il poussa la porte du van, fier comme un hippogriffe et trop heureux de pouvoir esquiver l’alcool de Duke.

« Juliet ! s’exclama-t-il pour l’interpeler, Tu as eu mon message ? Ah ah ! Trop cool ! T’as bien compris c’que j’disais ? C’était pas trop haché ? s’enquit-il d’un air soucieux.

Les campeurs retraités qui jouxtaient l’emplacement de Danny échangèrent un regard étonné et commentèrent pourtant l’excellente qualité du réseau mobile dans le camping pendant que les quatre membres des DB se retrouvaient.
Irving quant à lui ne pouvait pas être plus heureux. Il pouvait dorénavant envoyer des messages à l’aide de son patronus informe. Il avait presque envie de convoquer toute la petite bande des anciens de Poudlard pour fêter ça ! Pourtant, il se contenta d’observer Danny et Donald qui découvraient manifestement la grossesse de leur amie commune. Merlin, était-ce lui qui était parti un an ? Il ne comprenait pas pourquoi ces trois là ne s’étaient pas vus durant son absence… Quel gâchis ! Songea-t-il en posant une main sur les épaules de Juliet et  Donald.

« Les Dark BoursouF comme au bon vieux temps ! lâcha-t-il avant d’ajouter machinalement, faut fêter ça ! »

Saisissant la perche tendue, Danny leur proposa donc un verre pour honorer dignement leur retrouvaille.
« Z’etes sûr qu’vous voulez pas faire un tour sur la plage plutôt ? » tenta-Irving en pointant du pouce la direction dans son dos. Non ? »

Non. Manifestement, il n’allait pas couper à la « Duke’s Mirabelle ». L’ex-gryffondor se maudit mentalement d’avoir relancé sans le vouloir cette idée mais il suivit ses trois acolytes dans le van. Il tira un petit tabouret bancal et  s’installa avec les autres DB autour de la table crasseuse. Donald avait manifestement décidé de prendre les choses en main puisqu’il leur servit quatre verres du liquide sordide. Même s’il n’avait aucune envie de consommer Duke, il était hors de question pour Irving de se défiler. Son honneur de gryffondor et sa virilité étaient en jeu, rien que ça ! Il feignit donc une totale maitrise de la situation et fit tourner le liquide dans son verre à hauteur d’œil. Merlin, il y avait des petits morceaux de peau de crapaud spongieuse qui flottaient à la surface.

« C’est con qu’tu puisses pas boire d’alcool Ju,  j’aurais vraiment -mais vraiment- aimé trinquer avec toi… lança-t-il en coulant un regard vers son amie, mais t’inquiètes pas, dès qu’ton futur mini-blondin aura quitté ton chaudron, tu pourras goutter à ce merveilleux alcool magnifié par la décomposition et les sécrétions post-mortem de Duke. On t’mettra un verre d’côté juste pour toi… Promis ajouta-t-il d’un air goguenard.

Juliet n’allait pas s’en tirer à si bon compte. Foi de Dark Boursouf !

Donald leva alors son verre pour porter un toast  et Irving l’imita en concluant la tirade de son ami par un tonitruant :

« A Duke ! »


Il fit claquer son récipient contre ceux de ses camarades et but le breuvage d’une traite comme on avale un médicament que l’on déteste. Il dut lutter de nombreuses secondes pour ne pas rejoindre Donald à l’extérieur pour recracher ce tord boyaux. Quant il entendit vomir le philosophe, il porta une main devant sa bouche et ferma les yeux pour contrôler le haut-le-cœur que lui inspirait le gout de moisi de la liqueur et le bruit du vomissement.
Mais, au prix de nombreux efforts,  il parvint à se maitriser. Son visage plus blanc que les fesses d’Arhen Keller en disait pourtant long sur son état nauséeux mais il esquissa tout de même un vague sourire qui se voulait victorieux avant de se lever. Il tituba jusqu’à la porte du combi et enjamba Donald pour lui faire face.

« Alors mon vieux, c’est qui la face de troll maintenant? demanda-t-il puérilement avant de reporter son attention sur Danny et Juliet, Il faut qu’on écrive une chanson sur la Mirabelle de Duke ! C’est obligé !»



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Juliet serra ses trois amis contre elle, un immense sourire sur les lèvres. Cela faisait tellement du bien de les retrouver ! Durant toute l’année, elle avait regretté de ne pas les voir. Mais il y avait Irving en France, Danny dans son camping, Donald à Poudlard, et elle avait eu tant à faire avec ses entraînements de Quidditch. Les occasions s’étaient faîtes rares, puis impossibles. Et cela lui avait réellement manqué. Le petit groupe qu’ils avaient formé été plus qu’important pour elle. La jeune femme se souvenait encore de la retenue qu’elle avait passé en compagnie des trois garçons, de leurs paroles, de ce qu’ils avaient décidé de faire. Un groupe de musique. Parce que la musique aidait à affronter les maux, avait déclaré Irving. Et c’était vrai. Durant les mois où elle avait répété avec les Dark Boursoufs, elle s’était sentie nettement mieux. Dans les chansons qu’ils écrivaient, dans les mélodies qu’ils jouaient, dans leurs conversations, elle pouvait y mettre sa douleur, elle pouvait être elle-même, sans craindre le moindre jugement. Les Dark Boursouf l’avaient aidé à se stabiliser, à grandir. Elle avait vécu une expérience formidable, qu’elle avait été triste de voir se terminer. Enlacer les garçons aujourd’hui lui donnait l’impression d’être complète, d’avoir tout retrouvé.

« C’était à toi cet espèce de strangulot aplati ? » se moqua Juliet lorsqu’Irving lui demanda si elle avait reçu son Patronus. « Bon, la forme est un peu à revoir, mais sinon c’était très bien ! » affirma la jeune femme en souriant. « Qu’est-ce que c’est bon de vous revoir tous ! » s’exclama-t-elle une nouvelle fois en passant un bras autour des épaules de Donald.

Tant de choses avaient changées, en l’espace d’un an ! C’était étonnant, et Juliet n’était pas certaine de pouvoir lister tout ce qu’elle avait expérimenté cette année. Mais quel gâchis, de ne pas avoir pris le temps de se voir, songea-t-elle en posant son regard sur les trois garçons. La remarque de Danny la tira de ses pensées, et elle esquissa un petit sourire en glissant un regard à Irving.

« Si tu savais ce que je donnerais pour boire une bièraubeurre… » soupira Juliet. C’était tout de même cruel de condamner une personne à boire du jus de citrouille. « Ça fait quatre mois que j’ai pas touché une goutte d’alcool ! » annonça la jeune femme avec un sourire en coin. « Tu ne peux même pas savoir à quel point j’étais désespérée lorsque le médicomage m’a dit que j’en avais pour neuf mois entier… » plaisanta-t-elle en lançant un clin d’œil à Donald et Danny.

Toutefois, elle se mit à bénir son médicomage lorsqu’elle aperçu la bouteille d’alcool que Danny gardait dans sa caravane. Juliet réprima un haut-le-cœur lorsqu’Irving lui expliqua de quoi il s’agissait. C’était tellement Danny de faire ce genre de choses, songea-t-elle. Qui d’autre irait mettre en bouteille son crapaud, dans un alcool de Mirabelle ? C’était bon, de les retrouver.

« J’suis vraiment désolée de ne rien pouvoir boire Danny, j’honorerais Duke par ma pensée ! » affirma-t-elle, avant de balancer un coup de coude à Irving. « Oh, t’en fait pas tu sais ! J’veux surtout pas te priver de ce plaisir, je m’en voudrais… Bois en autant que tu veux Vingounet ! » lui lança-t-elle, goguenarde.

« Plaisir », il fallait le dire vite, vu la réaction de Donald, qui sortit bien rapidement de la caravane pour recracher tout l’alcool ingurgité – Merlin comme elle le comprenait ! Elle observa la bouteille, toutefois curieuse. Elle se demandait bien quel goût cela pouvait avoir, l’alcool de Mirabelle dans lequel avait trempé un crapaud en décomposition pendant plus d’un an…

« Fais pas trop le fier toi, j’te parie une mornille que tu fais la même chose avant le déjeuner… » souffla Juliet à Irving, avant de poursuivre à voix haute : « A la mémoire de Duke, notre crapaud bien-aimé, et aux DB, qui vaincront toujours ! » s’exclama la jeune femme.

Qui vaincront toujours… Qui survivront toujours ? se demanda-t-elle, en observant tour à tour ses trois amis. Elle l’espérait, de tout son cœur. Elle n’avait aucune envie de renoncer une deuxième fois à cette unité, à ce groupe qu’ils formaient tous les quatre.

« Ça, c’est une idée ! » répondit-elle lorsqu’Irving proposa d’écrire une chanson sur La Mirabelle de Duke. « Vous n’avez pas oublié qu’on doit être les prochaines stars de notre génération ? Va falloir travailler dur ! » commenta Juliet en riant.

Sur ces mots, Juliet se laissa tomber sur la banquette de la caravane.

« Les Dark Boursoufs en concert sur la scène du Chemin de Traverse… Ça sonne toujours aussi bien ! »

En disant ça, Juliet n’avait aucune idée que, dans quelques semaines, les Dark Boursoufs allaient perdre un de leur membre…
[HRP]RP clôturé sauf si veux répondre, Donald [/HRP]



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