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 Make me over, I'm all I want to be. [Nelly]

Adrian CalderMolduavatar
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Samedi 14 juin 2008

Les examens étaient terminés. Pour la première fois depuis sept ans, Adrian pouvait se promener dans Poudlard sans se dire qu’il ferait mieux de réviser ses cours, aujourd’hui le Serpentard était un elfe libre ! Pourtant il avait l’impression de n’avoir jamais été aussi occupé que depuis qu’il était sorti, un énorme sourire aux lèvres, de son épreuve de sortilèges. Bientôt il allait quitter Poudlard, pour de bon, il lui fallait préparer ce départ, faire tout ce qu’il n’avait pas eu le temps ou l’envie de faire plus tôt, partir avec l’idée en tête qu’il avait été utile à cette école, qu’il avait fait quelque chose qui valait la peine de s’en souvenir.
A cet effet il avait dressé une liste de choses à faire et dont il rayait les objectifs à mesure qu’il réussissait une tâche. Ce n’est donc pas innocemment qu’il s’était dirigé vers la salle des arts, il avait essayé de localiser Nelly en posant des questions aux gens de son année, mais personne ne semblait l’avoir vue et s’il y avait bien un endroit où personne n’allait sauf elle, c’était cette salle. A première vue on aurait dit un vieux placard délabré qu’on aurait agrandi. Métaphoriquement c’était en effet un placard dans lequel on jetait tous les « artistes » de l’école. Poudlard n’était pas connu son programme artistique et la culture sorcière elle-même ne pouvait pas être qualifiée de fondamentalement tournée vers l’art, ils avaient les balais, deux trois chansons et c’était fini.
Comme il pouvait s’y attendre, Nelly était là et, comme il l’avait prédit, elle était seule.

« Heyyyyy, Nelly ! Ça va ? »

Il avait pris un air enjoué, avait souris, tout ce qui figurait dans le manuel du bon camarade de classe qui tombe par hasard sur quelqu’un. Bon ils n’étaient pas vraiment camarades de classe. Et ce n’était pas vraiment du hasard. Mais les compétences étaient transférables. Il ne connaissait pas tant que ça la jeune fille, il l’avait déjà croisée, il lui avait déjà parlé une ou deux fois et ils avaient de nombreuses connaissances en commun, mais cela s’arrêtait là, elle était un peu… « artiste ». Et flippante aussi. Comme si cela ne suffisait pas elle avait décidé de passer toute sa vie avec son petit frère, façon de parler. Rien que d’y penser Adrian avait envie de se frapper la tête contre le mur, cette fille avait tant de choses à comprendre si elle voulait un jour avoir une vie sociale digne de ce nom. Sans se séparer de son sourire, histoire de ne pas avoir l’air de venir lui annoncer que son crapaud s’était suicidé, il décida d’aller droit au but.

« Dis, on peut parler cinq minutes ? »

Yeux de chaton, ça marchait toujours avec les filles.



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Nelly HorrocksPréfèteavatar
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La fin de l'année. Le moment de l'année où les élèves passaient leurs journées dans le parc à discuter, rire et chanter -parfois-. Les examens étaient finis et les cinquièmes et septièmes années fêtaient ça sans cacher leur joie. Les journées étaient longues, le temps chaud et c'était à l'intérieur, au frais, que Nelly aimait passé du temps. Pas qu'elle n'aimait pas sortir ou qu'elle ne supportait pas la chaleur mais elle aimait bien se retrouver seule, de temps en temps, entre des murs frais. Et elle aurait tout l'été pour profiter du temps, étendue sur un transat en maillot de bain au bord de sa piscine. Une envie de dessiner lui prenant les tripes au cours de la journée, elle s'était donc décidée à passer le reste de la journée enfermée dans la salle des arts en seule compagnie des outils artistiques présents dans la pièce. La Serpentarde avait pensé à sa chouette, qu'elle adorait dessiner, comme sujet et elle s'était d'abord rendue à la Volière pour prendre sa chouette avec elle et était redescendue dans les couloirs en direction du repaire des artistes. C'était donc avec plaisir qu'elle pénétrait dans la salle des arts, en vêtements légers, sa chouette sur son bras, pour passer un dernier jour et quitter comme il se doit la salle qu'elle préférait de tout le château. Elle laissa Sérafyna s'envoler gracieusement vers un chevalet tandis qu'elle débarrassait une table pour y poser une feuille et tout ce dont elle avait besoin. Pendant ce temps, la chouette s'occupait à tirer du bout du bec un fil de laine provenant d'un panier posé sur une pile de pots de peintures, l'air très intéressé. Son matériel prêt et ses lunettes sur son nez, Nelly fit déplacer sa chouette sur le dossier du sofa, en face de la table où elle s'assit.

Sérafyna ne bougeait pas. A vrai dire, elle avait l'habitude que sa maîtresse la dessine. Elle optait généralement pour une position confortable, la tête sous une aile, piquant une petite sieste, ou se positionnait sur une seule patte, les yeux mi-clos. Aujourd'hui, elle se contentait de faire sa toilette, gonflant son plumage pour l'astiquer avec son bec, comme pour se faire présentable avant de se faire dessiner. Nelly observait son sujet avec intérêt avant de tracer le moindre trait. Même si elle l'avait dessiné plusieurs fois avant, elle s'exigeait que chacun de ses dessins soient le mieux réussis possibles. Les bracelets qui ornaient son poignet gauche tintant et cognant sur la table à chacun de ses mouvements. Cela faisait à peine dix minutes qu'elle avait commencé sa tache qu'un jeune homme pénétra dans la pièce en la saluant joyeusement. S'il se trouvait qu'elle était en train de peindre, vu le mouvement qui ressemblait vaguement à un bond qu'elle venait de réaliser, elle aurait éclaboussé toute son oeuvre de peinture et aurait maudit d'un simple regard l'individu jusqu'à sa sixième génération. Heureusement pour lui, elle n'était qu'en train de dessiner et le seul trait en travers de sa feuille pouvait s’effacer. Elle leva les yeux et reconnut Adrian Calder, un septième année de sa maison. Il pouvait s'estimer heureux de ne pas l'avoir fait sursauter en pleine peinture le gaillard.

" -Salut Adrian ! Ça va très bien, et toi ? Qu'est-ce qu'y s'passe ?" demanda-t-elle en quittant ses lunettes pour scruter le jeune homme du regard.

Pourquoi était-là ? Que se passait-il ? Pourquoi venait-il parler à une quatrième année comme elle au lieu de fêter la fin de ses examens et de l'année avec ses camarades ? Adrian lui demanda ensuite s'il pouvait discuter. La Serpentarde haussa un sourcil, se demandant ce que lui voulait son charmant interlocuteur. Elle l'invita à s'asseoir avec elle sur le sofa en remontant rapidement des mèches de cheveux lui tombant devant les yeux, par simple habitude face à un charmant jeune homme lui faisant les yeux doux. Sérafyna poussa un hululement quand ils se laissèrent tomber sur le canapé usé et retourna se percher sur son chevalet.

" -Oui bien sûr, je t'écoutes !" dit-elle sans en demander plus, préférant le laisser s'exprimer.

Elle se positionna sur le canapé de manière à être face à lui et posa ses coudes sur ses genoux, curieuse.



Kit par Irving Choupi
Adrian CalderMolduavatar
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Adrian aimait bien être en septième année. Ca faisait de lui l’un des plus vieux de l’école et les gens étaient en général respectueux avec les élèves plus vieux. Bien sûr, il y avait des exceptions, mais dans l’ensemble on les laissait tranquilles et on ne discutait pas trop quand ils demandaient quelque chose de pas trop contraignant. Cerise sur le gâteau, quand on venait les ennuyer il y avait toujours la fameuse excuse du « je dois aller bosser mes A.S.P.I.C. », tout le monde comprenait et les laissait tranquille. C’était littéralement la meilleure année de sa vie. Dans quelque mois il serait le petit jeune, le première année de la vie, un peu chouchouté encore, ça allait, Adrian craignait surtout l’âge où plus personne ne le trouverait chou, mais où il n’aurait toujours pas d’autorité, le quatrième année par excellence.
Pour l’instant cependant, il savourait le fait que Nelly n’avait pas bronché, avait abandonné ce qu’elle était en train et faire et l’avait invité à s’asseoir. Le tout avant qu’il n’ait eu le temps de dire aguamenti. Il alla s’asseoir comme proposé et se tourna pour lui faire face. Pendant sa recherche il avait eu le temps de penser à la façon dont il allait abordé le souci, mais il était tout de même hésitant. Peu importe, il ne serait pas dit qu’Adrian était un joueur qui ne se sacrifiait pas pour son prochain ! Nerveusement ses mains se trouvèrent et commencèrent à bougeotter avant qu’il ne s’en rende compte et y mettre fin en en posant une sur le canapé.

« En fait j’ai remarqué que tu avais souvent tendance à chantonner dans les couloirs. Il marqua une pause, cherchant ses mots. Et je me demandais pourquoi. Nouvelle pause gênée. Parce que tu sais, y a pas beaucoup de musique à Poudlard, alors je me demandais d’où ça te venait ! »

Courage 0. Adrian 1. Il n’avait pas osé raconter à la jeune fille que cela inquiétait la moitié de ses camarades – estimation réalisée par Adrian, mais en laquelle il avait foi-, un peu comme Sneals deuxième du nom. Il n’avait pas peur que Nelly se réveille en pleine nuit pour tuer tous ses camarades de dortoir en fredonnant,  mais tout le monde n’avait pas son ouverture d’esprit.
En attendant la réponse de la Serpentard, il regarda le dessin qu’elle était en train de faire avant qu’il n’arrive, c’était manifestement une chouette et au bruit qu’il avait entendu en entrant, c’était probablement la chouette de la jeune fille. Il regarda le volatile un instant avant de se reconcentrer sur le dessin. Elle était loin d’avoir fini de ce qu’il en déduisait, mais pour le moment c’était prometteur, il ne s’était jamais intéressé à ce qu’elle faisait, mais il devait admettre qu’elle s’en sortait plutôt pas mal. Mieux que lui en tout cas, pensa-t-il en se rappelant la dernière partie de Pictionnary qu’il avait faite, même portail était compliqué à faire deviner dans son monde.



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Face à Adrian, Nelly scrutait le regard du jeune homme, cherchant à savoir ce qu'il lui voulait. Pour qu'il vienne ici, uniquement pour lui parler, c'est bien parce qu'il avait quelque chose d'assez important à lui dire. Mais quoi ? Elle s'imagina tout un tas de scénarios dans sa tête, en passant par les plus tentants aux plus loufoques. Elle le jaugea à nouveau du regard. Rien dans son attitude ne trahissait quelque chose. A part ses mains qui se joignirent un instant dans un geste gêné. La Serpentarde fit comme si elle n'avait rien vu, par politesse pour Adrian. Elle haussa un sourcil surpris sans la moindre retenue sur ce qu'il lui révéla ensuite. Elle s'attendait à tout sauf à ça. C'était bizarre de parler à quelqu'un uniquement pour ça... Ou alors il ne savait pas trop par quoi commencer la discussion et la lançait la-dessus, songea-t-elle sans plus de réflexion puisqu'elle pensait Adrian assez lucide pour ne pas se planter dés le début d'une conversation... Ou pas ? On en apprenait tous les jours. Tandis qu'il jetait un œil au dessin qu'elle était en train de faire à son arrivée, elle imagina que, peut-être, Adrian était curieux des autres et que, de ce fait, il voulait en savoir un peu plus sur elle, apprendre à la connaître. A même pas un mois de la fin de l'année et de la fin de sa scolarité au château ? C'était étrange tout de même... Mais elle ne le fit pas remarquer et se contenta de sourire au jeune homme, sourire du genre celui que l'on fait quand on nous révèle une chose et qu'on ne sait pas quoi répondre.

" -Je chante si souvent que ça ?" demanda-t-elle d'abord en un petit rire. "Et bah je les connais de la culture anglaise !" dit-elle comme si c'était une évidence. "Enfin, moldue !", préféra-t-elle préciser.

Il ne savait peut-être pas qu'elle était née-moldue. Après tout, la maison Serpentard à son complet ne le savait pas forcément. Sauf si les stéréotypes des nés-moldus étaient toujours actifs dans cette maison si basée sur le rang du sang autrefois, là, par contre, toute la maison devait le savoir et on la traitait dans son dos. Mais elle s'en ficherait bien dans ce cas, elle était née-moldue, et c'était comme ça, peu importe ce qu'on lui dirait. Et la vision sur les nés-moldus ayant bien changée depuis, elle s'estimait assez à l'abri des remarques. Et si le Choixpeau magique l'avait envoyé dans cette maison, c'est bien qu'elle y avait sa place, qu'elle était faite pour cette maison, peu importe le sang qui coulait dans ses veines. Elle s'arma d'un autre sourire et se redressa pour faire face à la possible réaction d'Adrian.

" -Je suis née-moldue, tu ne le savais pas ? C'est pour ça, je connais les chansons moldues," expliqua-t-elle. Son sourire s'effaça pour laisser place à un froncement de sourcils. "Pourquoi ? Ça pose problème ?", demanda-t-elle en scrutant le jeune homme, une légère pointe de défi dans la voix.

Elle croisa ses bras sur son ventre en attendant sa réponse.



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Lorsqu’elle lui demanda si elle chantait souvent, il fallut toute sa force de volonté pour ne pas dévoiler directement la raison de sa visite, il lui arrivait parfois de faire preuve de subtilité et en l’espèce, c’était en train de se produire, il se contenta donc d’un sourire poli, sentant qu’elle avait quelque chose d’autre à dire. Sans qu’il ne comprenne bien pourquoi, elle lui annonça qu’elle avait des parents moldus… Adrian était… ravi de le savoir, bien qu’un peu interloqué. Ses parents n’étaient pas moldus, mais il écoutait de la musique, pensait-elle que tous les sorciers s’enfermaient chez eux en buvant du thé et en écoutant de la musique de chambre ?

« Heu »

Son charisme l’étonnait parfois, il se vantait toujours de savoir quoi dire et quand, mais là il n’était pas bien sûr de savoir quoi répondre à sa camarade, la seule phrase qui lui venait à l’esprit c’était « cool pour toi », mais cela ne l’aiderait probablement pas à se faire entendre par la suite. S’il continuait à laisser partir la conversation dans tous les sens il n’arriverait jamais à son idée et cela serait gênant, il manquait de temps pour aider la jeune fille, l’année était bientôt terminée et il ne tenait de toute façon pas à passer ses journées avec elle juste pour le plaisir de placer ce qu’il avait à dire au moment où elle serait la plus à même de l’entendre.
Il décida donc de le dire maintenant, tant qu’elle ne le détestait pas encore.

« Un peu, tu sais, chanter comme ça en plein couloir c’est… bizarre. » un peu comme les poupées dans les films d’horreur songea-t-il sans pour autant oser l’avancer, il ne connaissait pas Nelly assez pour la comparer à une poupée tueuse. C’était dommage, elle était née-moldue, elle aurait compris la référence. Peut-être même aurait-elle sourit. Ou alors il se serait pris une gifle et elle serait sortie de la pièce en oubliant son dessin, lui laissant le soin de lui rapporter ses affaires sous les regards curieux de la salle commune, dans le doute mieux valait se taire.



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A l'entendre, le fait qu'elle soit née-moldue ne changeait rien aux choses. Il se contenta d'un "euh" qui trahissait son inintérêt et Nelly éprouva le même sentiment que s'il lui avait dit "c'est cool, mais je m'en fous un peu là en fait". Durant son moment d'hébétement, elle le regarda pendant quelques secondes, le regard vide, spirituellement déconnectée, avant de se reprendre et lever une main comme si elle jetait quelque chose par dessus son épaule.

" -Peu importe, ça change rien."

Un silence s'installa. Adrian semblait réfléchir à ce qu'il allait dire. Finalement il se lâcha.
Nelly ne comprit pas tout de suite ce qu'il lui disait. Elle resta un instant muette en se repassant la phrase d'Adrian dans son cerveau ralenti. Chanter... Couloirs... Bizarre... Bizarre ? Mais en quoi était-ce bizarre ? Chantonner était pour elle si... naturelle, c'en était presque un tic, un réflexe, quelque chose qu'elle ne contrôlait plus, ça venait tout seul, instinctivement, chaque fois qu'elle se trouvait seule sans avoir à faire quelque chose qui lui demandait l'intégralité de son cerveau, en marchant dans les couloirs, effectivement, en dessinant, en se lavant -mais qui ne chantait pas sous sa douche ?-, ou encore en cours quand elle se trouvait assez loin du prof et entourée d'élèves patients qui supportaient ces vocalises silencieux incessants. Elle ne comprenait donc pas du tout pourquoi Adrian trouvait ça si bizarre... Il la pensait étrange, effrayante ? Comme une fille ayant des troubles psychiques et comportementales ? La voyait-il comme une échappée d'hôpital psychiatrique ?

" -Je ne vois pas en quoi ça pourrait être bizarre, répliqua-t-elle sur la défensive. Tu y vois un inconvénient ? Je chantonne juste, c'est tout. Je ne suis pas non plus au milieu des couloirs debout sur une estrade à reprendre les plus grands titres, dans ce cas, j'exigerai qu'on me paye. Mais là je chante juste pour moi, si les autres en profitent, tant mieux pour eux et tant pis s'ils n'apprécient pas, juste qu'ils n'en tiennent pas compte et qu'ils ne viennent pas me voir en me prenant pour une demeurée ! Et si t'es tellement gêné par ça, tu n'avais qu'à te boucher les oreilles chaque fois que tu me croisais dans les couloirs."

Elle avait parlé calmement, bizarrement, et n'était pas montée dans les tours. Elle avait été sincère avec son camarade et espérait avoir était comprise. Elle se leva du sofa défoncé en remontant une mèche de cheveux qui lui tombait sur la bouche et retourna s'asseoir devant son dessin, pas pour s'éloigner d'Adrian puisque la table sur laquelle elle s'appuyait était à côté du canapé mais de manière à faire autre chose. Elle remit ses lunettes sur son nez et regarda le jeune homme par dessus les verres.

" -Tu étais juste venu me dire ça ?"



Kit par Irving Choupi
Adrian CalderMolduavatar
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Raté. Il aurait dû se douter que la jeune fille le prendrait mal, à vrai dire il s’en était douté, il avait simplement sur estimé l’intelligence de sa camarade, cela lui arrivait rarement, mais il était toujours décevant de réaliser que l’on s’adressait à un mollusque quand on espérait avoir en face de soi l’intelligence d’un chien. Il haussa un sourcil surpris alors qu’elle finissait son monologue. Etait-elle idiote à ce point ? Oui, il trouvait cela étrange qu’elle s’amuse à donner un récital tous les quatre matins, mais il aurait trouvé cela encore plus étrange de se boucher les oreilles à chaque fois qu’il la croisait, étrange et irrespectueux. Adrian avait bien des défauts, certaines personnes à Poudlard pourraient en parler pendant des heures sans s’en lasser, pourtant, ces personnes –sûrement jalouses de son charisme- ne s’aventureraient jamais à dire qu’il était intolérant. Cela ne le gênait pas qu’elle chante parce qu’il n’appréciait pas sa voix, cela le gênait qu’elle chante parce qu’il savait que d’autres trouvaient qu’elle avait un grain. Bien évidement il ne s’agissait pas ici de donner des noms, elle n’avait pas assez pour marchander ce genre d’informations avec lui.
Malheureusement pour lui, Nelly sorti la phrase cataloguée losers « tant pis pour eux s’ils ne m’aiment pas », il ne manquait plus qu’elle lui parle ensuite de son élevage de poney et de son amour du chocolat, Adrian se serait cru dans une mauvaise série américaine. Il fallait qu’elle comprenne qu’elle n’était pas dans son poste de télévision, la fille que personne n’apprécie ne va pas subitement sortir avec le capitaine de l’équipe de Quidditch qui aura vu sa profonde sensibilité et la protégera du reste de sa bande, opposant son amour aux quolibets. Pendant un moment cette pensée lui donna envie de vomir, il n’aimait pas les niaiseries et en voir une assise devant lui n’était pas pour lui plaire.

« Je n’avais pas réalisé que tu préférais que les gens parlent dans ton dos plutôt que de venir te voir. Continue de chanter tant que tu veux Nelly, ça commençait justement à manquer de sujets de conversation en soirée, mais je suis sûr que tu peux y remédier. »

Le sourire qui accompagna la fin de sa phrase ne suffit pas à en cacher le ton froid. Si elle ne voulait pas se faire aider, il avait définitivement mieux à faire, des gens apprécieraient qu’on les aide, des chats perdus, des S.D.F., l’amicale des joueurs de Bavboules, le fan club d’Hellsoft… Nul besoin de perdre son temps à sauver ce qui n’y mettait pas du sien, ce serait comme offrir un kit de contraception à Kessy Brooks, ça part d’une bonne intention, mais tout le monde sait qu’elle finira enceinte avant 20 ans de toute façon. Plusieurs fois.

« Oui, c’est tout, je ne vais pas te déranger plus longtemps, je me doute que tu as besoin d’être seule, parler de tout ça avec ta chouette. »

Il avait peut-être été un peu vil sur la dernière phrase, il s’en voudrait probablement le lendemain, mais pour l’instant il ne voyait qu’une gamine trop fière pour admettre ses problèmes. Joignant le geste à la parole il se leva pour sortir de la salle.



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Nelly HorrocksPréfèteavatar
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Il était fort. Très fort. Les paroles d'Adrian résonnèrent dans sa tête et elle avait l'impression d'avoir reçu un coup de couteau dans le ventre. Apparemment, elle était tombé sur plus fort qu'elle. Elle ne se laissait que rarement embobiner par les autres. On ne la lui faisait pas la manipulation mentale à elle, c'était son truc. Bien qu'en ce moment, elle ne menait personne à la baguette. Elle se rendait compte qu'Adrian était en train d'essayer de s'immiscer dans les compartiments les plus personnels de sa vie privée par delà des conseils qu'il voyait sûrement utiles et bénéfiques. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Elle n'imaginait pas une seule seconde qu'Adrian Calder soit venu en ami. Elle serra son crayon dans ses doigts suite à sa dernière réplique. Elle leva les yeux vers sa chouette. Quelques secondes lui suffiraient pour la jeter sur Adrian. Elle écarta cette pensée en songeant que sa chouette ne serait sûrement pas partante et observa un moment sa baguette, posée sur la table. Un seul sort dans le dos d'Adrian et elle serait satisfaite. Un maléfice du Saucisson serait parfait, elle le laisserait là, seul et immobile, jusqu'à ce que quelqu'un le retrouve ou qu'elle annule le sort. Un Stupéfix serait peut-être mieux, mais elle n'en avait jamais lancé et dans les deux cas, elle courait certainement de gros ennuis. Elle mit fin à ses pensées quand Adrian se dirigea vers la porte et toute trace de colère disparut de son visage pour laisser place à de la surprise. Pourquoi abandonnait-il si facilement ? D'expérience personnelle, elle savait que quand on tenait quelqu'un, on ne lâchait pas si facilement l'affaire. Alors pourquoi lâchait-il le morceau ? Une pensée si contraire à son raisonnement qu'elle lui parut impossible s'imposa à son esprit. Il n'était pas venu en ennemi, il était venu lui parler en ami pour son bien et non pour empoisonner son vivant. Elle se détendit et abandonna une nouvelle fois son dessin.

" -Pourquoi est-ce que tu fais ça ? demanda-t-elle simplement au dos du Serpentard. Elle se leva et s'approcha d'Adrian pour attraper son bras et le retourner face à elle. Pourquoi tu fais ça ? Elle leva la tête pour plonger son regard dans les yeux du jeune homme. Elle plissa les siens comme pour sonder l'esprit de son camarade. Elle tenait toujours son bras, l'obligeant à rester. Pourquoi tu es venue me voir, moi, pour ça ? Toi, Adrian Calder, qu'as tu à faire de la vie des autres ? Qu'as tu à faire d'une gamine traumatisée comme moi qui chante dans les couloirs en espérant y trouver un refuge au monde extérieur ?"

Son ton avait baissé au fur et à mesure pour ne devenir plus qu'un murmure. Elle était à la fois intriguée et intimidée, sans savoir pourquoi. Plus elle y pensait, plus elle se rendait compte qu'elle ne savait rien d'Adrian. Ses ambitions, ses préoccupations, ses désirs, ses faiblesses... Elle ne le connaissait pas. Tout comme lui ne la connaissait pas. Et elle ne pouvait donc pas dire ce qui l'avait poussé à venir lui dire ça. Elle se dressa sur la pointe des pieds pour s'approcher de son visage.

" -Qui est-tu, Adrian Calder ?" souffla-t-elle.



Kit par Irving Choupi
Adrian CalderMolduavatar
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Adrian esquissa un sourire en entendant la jeune fille l’appeler dans son dos, pour une seconde encore elle était prête à l’écouter. Une seconde, c’était tout ce dont il avait besoin pour lui faire comprendre qu’elle courrait à sa perte si elle continuait de se comporter comme si elle était seule au monde. Ne voyait-elle pas que les gens qui la regardaient un peu de travers, se disant qu’elle était un peu excentrique seraient ceux qui demain décideraient, ou non, de l’embaucher ? Poudlard était une vitrine et elle était la perruque rosâtre mise de travers sur un mannequin, au mieux on en riait, au pire on trouvait ça dérangeant.

Au moment où elle le fit se retourner son sourire disparut pour laisser la place à un regard plus sévère, plus adapté à la scène dont ils étaient les acteurs. Il resta de marbre en l’entendant déclamer son monologue de petite fille traumatisée qui trouvait la vie "trop d4rk" depuis que Bob n’avait pas voulu l’emmener au bal de promo. Adrian ne savait pas à quoi elle pouvait faire référence, peut-être avait-elle vraiment vécu quelque chose de triste, peut-être était-elle simplement trop assidue dans ses lectures et ressortait des phrases qu’elle avait trouvé dans la dernière B.D. qu’elle avait trouvée, il s’en fichait, ce qu’elle avait vécu était loin d’être dans la top-liste de ses préoccupations, ce qu’il fallait c’était qu’elle aille de l’avant. Plus elle avançait dans son histoire et moins elle parlait fort, comme si elle était de moins en moins certaine de ce qu’elle voulait lui dire, ou de ce qu’elle voulait lui cacher, à la fin elle était même obligée de se dresser vers lui pour parler. Si quelqu’un était entré dans la pièce à ce moment-là, Adrian aurait bien été embêté d’expliquer ce que faisait son visage à quelques centimètres de celui de la gamine. Qui était-il ? Quelque chose du genre conseiller d’orientation au vu de ce qui venait de se passer, rapidement il se demanda si Mme Silvester avait des compétences en psychologie, une intervention était plus que nécessaire avec cette fille.

D’un geste doux il la repoussa légèrement, préférant garder une distance de confort entre eux, il n’était pas du genre à être mal à l’aise en présence d’une fille, mais celle-là le faisait un peu flipper et elle était bien trop jeune pour qu’il se permettre une telle proximité. Conscient qu’elle attendait une réponse, il connecta ses neurones à toute vitesse, cherchant l’angle d’approche le plus approprié ? Compatissant ? Il n’était pas si bon acteur. Moqueur ? Il ne tenait pas à se faire gifler aujourd’hui. Froid ? Il savait faire.
« Qui voulais-tu donc que j’aille voir ? alors que ces mots franchissaient ses lèvres deux neurones lui soufflèrent quelque chose, il s’engageait sur un terrain glissant, très glissant, après une seconde de réflexion cependant, il décida de les écouter, au diable la galanterie. Ton frère ? Il a l’air plus mature, mais ce serait mal venu de ma part, non ? Il n’osa pas ponctuer sa phrase d’un sourire narquois, mais l’envie y était. Je me fiche bien de ton traumatisme, tu penses peut-être être la seule à avoir vécu des choses compliquées ? Réveille-toi princesse, aucun prince charmant ne viendra t’embrasser, le temps des fées est passée, on réveille les gens à coup d’électrochocs maintenant. Arrête de te morfondre, le monde extérieur n’est pas un danger, tu te mets en danger toute seule en t’isolant, grandis un peu, gamine. »



Kit par
Nelly HorrocksPréfèteavatar
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Adrian la repoussa gentiment sans pour la peine lui répondre.  Au contraire, il ne chercha pas vraiment à s'expliquer. Qui aurait-il pu aller voir ? Et bien elle n'en savait rien... Un première année mal intégré, un élève plongé dans ses révisions et qui aurait besoin de soutien ou il pouvait se lancer dans une action humanitaire moldu, aider des SDF, des personnes âgées peut-être même aller dans des pays en développement pour y installer un accès à l'éducation... Quelque chose du genre. Mais au lieu de ça, il venait la voir pour lui dire d'arrêter de chanter dans les couloirs. Il soulignait le fait qu'il se moquait royalement de son traumatisme et que le monde n'était pas un danger. Mais alors pourquoi était-il venu lui dire ça ? Plus la discussion avançait, plus Nelly se rendait compte qu'elle se demandait sans cesse la même chose depuis qu'Adrian avait mis un pied dans la pièce. Aïe. Voilà qu'il l'attaquait par la seule faille de sa carapace. Il essayait de la raisonner par les émotions. C'était peut-être le seul moyen de prendre le dessus sur elle dans une conversation. Encore pire, il touchait la corde sensible en évoquant son frère. Rien de mieux pour la faire chuter. Adrian semblait la connaître mieux que personne alors qu'elle, elle ne le connaissait pas du tout. Elle ne savait rien qu'elle puisse utiliser contre lui. Il semblait avoir la capacité de fouiller dans son esprit, de détecter ses moindres failles, ses moindres faiblesses. Savait-il tout cela ou était-ce seulement de la chance ? Elle resta donc un instant sans voix ne sachant quoi faire. L'entendre évoquer Mike l'avait complètement chamboulée. Elle se décida finalement à avouer ses faiblesses sans pour autant oublier son agacement.

"- Tu as sans doute raison...," dit-elle dans un soupir comme si cette phrase lui avait été arraché de la gorge.

La suite arriva naturellement. La meilleure défense, c'était l'attaque.

"- Je devrais peut-être ouvrir les yeux et arrêter d'essayer de me protéger des abrutis dans ton genre... On doit accepter son destin, le monde est fait comme il est, on ne peut pas le changer."

C'était le fond de sa pensée et elle le disait avec franchise, comme à son habitude. Ce n'était pas destiné à blesser Adrian, ni à l'énerver. C'était dit avec honnêteté, sans tabou, elle n'avait rien à cacher. Elle n'essayait pas de le manipuler, pour cela, il aurait fallu mentir, et c'était contraire à ses principes.

"- Et toi, il faudrait peut-être que tu arrêtes de te prendre pour le prince charmant qui sauve les demoiselles en détresse, rajouta-t-elle, un sourire narquois naissant au coin de ses lèvres. Mais je suis contente de constater que je ne suis pas la seule tarée à me croire dans un conte de fées."

C'était à son tour maintenant. Elle allait marcher dans le même sens que lui.

"- Ah et au fait, je fredonne juste, alors je ne vois pas ce que les gens peuvent trouver de dérangeants dans des Hmmm hmm hmmmm..."



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Adrian se retint de lever les yeux au ciel –ou plutôt au plafond-, bien sûr qu’il avait raison. Avoir raison était son activité favorite et il s’y employait du matin au soir, il n’avait certes pas besoin de l’approbation d’une gamine pour s’en rendre compte, il apprécia cependant qu’elle le reconnaisse, cela lui donnait un sursaut d’espoir quant à l’intelligence de sa camarade et il était toujours ravi de voir qu’il laissait Serpentard entre de meilleures mains qu’il n’en avait peur. Certes ils avaient Miller, elle ne devait plus avoir grand-chose à faire à part travailler, la moitié de Poudlard avait la trouille quand elle la croisait, l’autre moitié prenait sur elle pour continuer à agir comme avant. Malheureusement ils avaient aussi McGowen et le seul espoir qu’elle rendre service à sa maison serait que Serpentard remporte la coupe de Quidditch… autant dire qu’ils étaient mal barrés. Avec Nelly… il y avait deux types de personnes qui n’avaient pas d’amis, ceux qui travaillaient trop pour leur propre bien et les « artistes », Adrian méprisait les deux catégories, mais comprenait au moins la première. Quand on n’avait ni la beauté, ni l’argent, ni l’influence, ni la popularité, ni l’intelligence, il fallait bien se mettre à travailler, les artistes eux, se pensaient même trop biens pour avoir à travailler, ils avaient étés choisis pour éduquer les foules et sacrifiaient leur hygiène pour promouvoir l’art sous toutes ses formes tel Jésus donnant sa vie pour racheter l’âme des pêcheurs. Si sa grand-mère l’avait entendu penser il aurait passé une très mauvaise année et "apprendre à fermer son esprit" s’ajouta de lui-même à la liste des choses à faire avant Noël.

Il ne put répondre qu’un « exactement » moqueur à sa seconde phrase et la voilà déjà qui reprenait la parole, elle avait manifestement tout un tas de choses à lui dire, c’était en un sens rassurant parce qu’elle avait quitté l’air dément qu’elle avait il y a quelques minutes de cela et il était donc à peu de choses près persuadé de parler à la vraie Nelly et non pas à un esprit qui se serait emparé d’elle –prouvant par là qu’il était un peu stupide parce qu’il y avait plus intéressant à hanter-. Il laissa échapper un petit rire, voilà, c’était ça qu’il fallait, qu’elle se défende, qu’elle lui fasse regretter ce qu’il venait de dire. Bon, le niveau n’était pas très haut et elle se moquait d’elle autant qu’elle se moquait de lui, mais l’idée y était, il lui manquait juste un peu d’expérience. Il resta cependant interdit devant sa dernière phrase, il avait mal entendu n’est-ce pas ? Elle ne pensait pas vraiment lui faire du tort en disant ça ? Il fallait croire que si et cela lui fit échapper un rire franc qu’il ravala quelques secondes plus tard, conservant malgré tout un regard amusé.

« Sérieusement ? Il haussa un sourcil. C’est tout ce que tu as ? Ta répartie s’est arrêtée à onze ans ou quoi ? Et puis d’ailleurs si tu t’intéressais à des trucs plus adultes que tes dessins, tu verrais ce qu’il y a de dérangeant là-dedans. Il marqua une pause puis un air effaré, avant de donner l’impression de se confondre en excuses. Mes excuses majesté, j’oubliais que les princesses comme vous gardaient ce genre de choses pour la grande nuit, me pardonnerez-vous un jour ? » Et il accompagna ces mots d’un baisemain et d’un grand sourire qui ne manqua pas de contredire l’air désolé qu’il s’était efforcé d’afficher.



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Nelly HorrocksPréfèteavatar
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Nelly resta impassible face aux critiques d'Adrian. Droite comme un I elle le fixait droit dans les yeux, consciente désormais de son petit manège. Critiquer, faire du mal et surtout remporter la conversation étaient ses buts premiers. Les siens aussi. Ils étaient tout deux dans une impasse. Lui voulait la raisonner par des réflexions cinglantes et elle ne voulait pas s'abaisser à ses désirs. Ils ne remporteraient pas la discussion ni l'un ni l'autre. Elle voyait Adrian comme le genre de garçon fier et prétentieux qui ne se laissait pas embobiner par les autres et elle même était trop fière pour flancher face à un jeune homme comme lui. Elle ne réagit pas quand Adrian la critiqua à nouveau et masqua son agacement. Néanmoins, elle afficha un sourire amusé à la fin de sa tirade lorsqu'il s'inclina en faisant mine de se confondre en excuses. Toujours souriante et amusée elle s'avança majestueusement, telle une princesse s'approchant d'un guerrier à ses genoux. D'un geste délicat et gracieux elle attrapa la main du Serpentard entre ses doigts et se baissa pour y déposer sur le dos un baiser du bout des lèvres.

" -Je vous pardonne mon cher, je vous fait grâce de ma grande bonté, dit-elle d'une voix impérieuse."

Elle tourna les talons et parcourut des yeux la pièce en quête d'un objet idéal pour mettre en oeuvre son idée. Sur une étagère remplie de pots de peintures et à moitié masquée par un vieux tissu jaune décoloré, trônait une petite coupe vide en argent couverte de poussière, sûrement oubliée là par un élève. Elle attrapa la coupe, souffla dessus pour enlever la poussière et la tendit doucement à Adrian.

" -Acceptez ce présent mon brave en signe de ma gratitude. En effet, je fus troublée par cette discussion mais elle fit naître en moi une certaine allégresse."

Elle s'était bien amusée, il fallait le dire.

"-C'est donc en vous offrant ce trophée que je vous nomme premier troubadour de la coure. Je ferai appel à vous et vos divertissements en des jours mornes et gris."

Être le bouffon favori de la princesse Horrocks, quel honneur. Elle tourna les talons et alla récupérer ses affaires sur la table où elle dessinait plus tôt. Elle présenta son bras à sa chouette qui, en un appel de langue, quitta son perchoir pour se poser sur le bras de sa maîtresse. La jeune femme se dirigea ensuite théâtralement vers la porte en adressant un signe de tête à son interlocuteur.

" -Maintenant si vous le voulez bien, je vais regagner mes quartiers. Vous pouvez disposer, bonne journée à vous."

Elle adressa un sourire victorieux au Serpentard et ferma la porte derrière elle. Elle garderait en tête ce que lui avait dit et conseillé Adrian, mais elle ne l'appliquerait jamais, évidemment.




FIN POUR NELLY



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Make me over, I'm all I want to be. [Nelly]

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