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 Is this how we grow old? [Rachel]

Adrian CalderMolduavatar
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Dernière édition par Adrian Calder le Jeu 14 Aoû 2014 - 22:32, édité 1 fois
Lundi 28 juillet 2008

« La prochaine fois que ces gamins se ramènent tu me les dégages fissa, on n'a pas besoin de ça ! »

Adrian acquiesça, réussissant parfaitement à cacher un sourire amusé. Les journaux racontaient avec un ton alarmiste que le chemin de traverse était déserté, ce qui était certain, c'était que la boutique Weasley était toujours aussi appréciée. D'un coup de baguette magique, le gérant de la librairie nettoya le pavé des tâches nauséabondes que les bavboules avaient laissées en explosant, c'était la troisième fois ce matin que le même groupe de gosses passait en mitraillant les vitrines, la première fois que Fleury & Bott était sa cible, en règle générale ils déversaient tout leur stock avant la ménagerie, mais les autres boutiquiers avaient réagit et ils avaient des munitions jusqu'ici. Le jeune « homme » regardait avec un air amusé une vieille femme crier sur la bande de garnements qui partait en riant de plus belle pour couvrir les leçons lancées à la cantonade.

Il n'avait eu qu'à attendre qu'une dizaine de minutes pour qu'ils repointent le bout de leur nez, à première vue il ne les avait jamais vu ce qui, pour un élève qui se targuait de connaître absolument tous les élèves de Poudlard, était quelque peu vexant. D'un coup de baguette magique il s'assura que les bavboules n'endommagent rien en explosant, mais à voir l'expression sur le visage de son patron, il comprit bien vite que cela ne suffirait pas et se lança à la poursuite des enfants. S'il avait vu par où ils étaient partis il aurait pu transplaner, mais le moment où il avait tourné la tête avait été le moment où ils avaient tourné les pieds, de plus cela lui offrait un genre de pause autorisé, non, demandé, par son supérieur, il comptait bien en profiter.

Tachant d'estimer au mieux la vitesse de course d'un gamin de onze ans tout trempés il décida de tourner dans la seconde ruelle à droite, se maudissant de ne pas mieux connaître les lieux. Les Calder avaient plutôt l'habitude du pays de Galles, ils faisaient certes leurs courses scolaires à Londres, mais ils n'allaient pas aussi loin. Et de toute façon dans "chemin de traverse", il y avait chemin, pas "ruelle à moitié écroulée", mauvaise foi familiale oblige.

Au bout de cinq minutes de course il dut se rendre à l'évidence, ils connaissaient mieux les lieux que lui, pourtant il était sûr de presque les avoir eu à un moment, avec un peu de chance il leur aurait fait peur. Bredouille il transplana non loin du perron de la boutique dans laquelle il travaillait et reprit son poste sans regard désapprobateur du gérant, signe que les délinquants n'étaient pas revenus, en tout cas il avait quelques suggestions de Gryffons de choix pour le Choixpeau en Septembre.

Le temps était au beau fixe, il en était presque triste de devoir rentrer dans la boutique, presque, il n'aimait pas particulièrement le grand air, c'était trop... grand. Il surveillait l'attitude de la grand-mère de tout à l'heure quand deux évènements eurent lieu simultanément. Premièrement des pas sur le pavé attisèrent à nouveau la colère du gérant qui ne put s'empêcher de crier un "Non, mais ils vont se casser quand ?" suivit d'un sourire satisfait quand les trois garnements finirent leur course dans les pattes d'un policier alors qu'ils essayaient de viser la devanture de l'alchimiste. Deuxièmement la sonnette de la porte indiqua l'arrivée d'un nouveau client, ce qui fit se retourner Adrian, amusé par le cri de son supérieur à cet instant précis il ne put qu'afficher un sourire mi complice mi rieur quand il reconnut la personne en question. Il se doutait qu'elle ne prendrait pas la phrase pour elle, mais il pouvait s'empêcher d'imaginer ce qu'il se serait passé si elle l'avait fait, nul doute que ce tyran du lundi s'en serait voulu.

"Hey, ça va ?"

La courtoisie commerçante l'obligeait à saluer tous les clients, le fait de les connaitre excusait la forme.



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- Rachel, il serait temps que tu ailles chercher tes fournitures pour la rentrée ! Avec tout ce qu'il se passe, j'ai peur que tu n'aies plus rien si tu attends encore le 30 aout !

Séverine avait raison évidemment, mais il fallait avouer que Rachel n'avait pas très envie de se rendre sur le chemin de traverse. Avec ce qu'il s'était passé ces derniers jours, tous les lieux sorciers étaient complètement désertés. On se serait cru lors de la dernière guerre. Enfin, d'après les descriptions qu'elle avait pu en lire en tout cas. Rachel n'avait pas connu la guerre de 98, elle vivait en France à l'époque et n'avait que 5 ans quand elle s'était terminée. Elle était alors trop jeune pour s'intéresser à la politique étrangère. Elle n'apprit en fait ce qu'il s'était passé que lors de sa deuxième année d'étude, en intégrant Poudlard. Comme elle se faisait charier d'être complètement ignorante à ce sujet, elle avait alors entreprit de lire quelques articles de l'époque. On ne pouvait pas vraiment parler de cherches, mais c'était déjà ça de pris.

C'était donc la première fois de sa vie que la Gryffondor voyait le chemin de traverse complètement vide. Elle qui était si gaie, si animée en temps normal avait un coté un peu sinistre, voire glauque. Certaines vitrines étaient placardées, les couleurs semblaient grisées , ternes, mais ce qui était le plus pesant, c'était ce calme. On n'entendait plus les gens rire, commenter la sortie du dernier balai, les hiboux hululer, les chats miauler. Un silence de mort.

Réprimant un frisson en resserrant son petit gilet, Rachel se mit en chemin. Elle songea aux dernières semaines qu'elle avait passé et à quel point le soleil de la Méditerranée lui manquait. Ces quelques semaines dans son pays natal, chez sa grand-mère maternelle, lui avait fait beaucoup de bien. Elle qui était d'habitude très pâle arborait maintenant une peau halée parsemée de tâches de rousseurs. Ses cheveux avaient blondis par endroit, lui donnant l'air d'avoir utilisé une potion d'éclaircissement pour se faire des mèches. La météo n'était pas mauvaise pourtant, on aurait même pu dire qu'il faisait très beau pour un temps londonien. Mais justement, c'était un temps londonien. Le soleil avait beau briller, la température n'était pas exceptionnelle et il y avait toujours ce vent froid insupportable sans qui Rachel aurait pu se promener en robe à bretelle.

La rouge et or eut un sourire en passant devant la boutique Weasley. Cette dernière détonnait de part la joie qu'elle exprimait. Elle vit un groupe de gamins sortir de la boutique, des sac remplis de petites billes pleins les mains et courir dans la rue en rigolant. Elle en reconnu deux qui étaient en première année à Gryffondor lors de la dernière année scolaire. Les autres lui étaient inconnus. Elle passa chez madame Guipure pour s'acheter de nouvelles robes et en ressorti quelques longs instant plus tard sous les yeux soulagés de la vendeuse. Rachel avait toujours du mal à prendre des décisions. Surtout quand celles-ci étaient aussi insignifiantes que "Quelle modèle choisir ?".

Prochaine étape : Fleury et Bott !  

Au moment où elle franchit le seuil de la librairie, des voix crièrent un plus loin dans la rue. En se retournant, Rachel aperçu les gamins croisés plus tôt faisant affaire avec policier. Elle sourit malicieusement. Tel qu'elle connaissait le plus vieux des gamins, il allait réussir à filer entre les doigts de la justice. Il y eut un autre cri, plus rauque et plus proche cette fois."Non, mais ils vont se casser quand ?" Connaissant un peu le personnage qui tenait la boutique, Rachel ne pu s'empêcher de lui jouer un petit tour. Prenant l'air choqué qu'elle avait si souvent vu chez les hautains parisiens, se redressant de toute sa hauteur (c'est-à-dire malheureusement pas bien haut), elle lui adressa la parole sur un ton qu'elle voulait glacial.

- Je vous demande pardon ?

Le gérant changea de couleur. De rouge, il devint gris. Son expression était tellement mortifiée que Rachel du tourner la tête pour ne pas éclater de rire. Elle croisa alors le regard du vigile et un grand sourire s'épanouit sur son visage lorsqu'elle le reconnu. Elle lui adressa un clin d'oeil complice alors qu'il s'adressait à elle.

- Ma foi, pas trop mal. Un peu dur de rentrer après tout ce soleil mais bon...

Vérifiant alors que le propriétaire était occupé à autre chose, elle fit alors signe à Adrian de le suivre dans une allée de la librairie à l'abri des regards.

- Tu pourrais m'expliquer rapidement ce qu'il s'est passé ? J'ai entendu parler d'une révolution, chuchota-t-elle.
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Rachel avait été parfaite, l'air sur la tête du gérant était... magnifique, au fond de lui il devait bien se douter qu'elle avait compris à qui elle s'adressait, mais cette petite partie de doute qui l'avait saisi était suffisante pour qu'il s'en veuille... et donc qu'il s'éclipse rapidement, grommelant quelques « désolé » et prétextant devoir refaire le rayonnage du côté soins aux créatures magiques. Plus beau encore, Adrian avait une excuse pour discuter, il fallait bien rassurer la clientèle sur le savoir vivre de la boutique ! De toute façon la grand mère qu'il surveillait n'était... qu'une vieille, les vielles ne volaient pas, c'était prouvé, ou du moins ça devrait l'être. Ce n'est pas tant son teint ou son accent, auquel il s'était habitué et qui s'était affaibli avec les années, qui lui rappela la triste vérité, mais bien le fait qu'elle parle de soleil. Il existait des gens sur cette planète qui ne passaient pas leur mois de juillet en Angleterre, des gens qui affrontaient des températures supérieures à 22° et parfois même une semaine entière sans pluie. Pourtant Adrian n'était pas à plaindre, il vivait près de la manche, ça faisait moins rêver que les vagues du Pacifique sur les plages de Santa Barbara, mais il était d'ici, il s'était habitué au temps britannique et au fond il fallait peut-être mieux qu'il ne bouge pas trop, le retour serait difficile, sa camarade était un bon exemple des gens déprimés par le retour à la pluie, il préférait être un peu désespéré tous les jours.

« Du soleil ? Whoah t'as du au moins aller jusqu'au sud de la Tamise ! »

Lorsqu'elle l’entraîna à l'écart il se crut retourné à Poudlard, quand tous les élèves évitaient avec soin de se faire prendre alors qu'ils avaient plus envie de parler que de travailler à la bibliothèque... sauf que techniquement, aujourd'hui, c'était lui le « bibliothécaire » qui s'assurait du calme de la boutique. Il resta interdit pendant de longues secondes en entendant sa question. Il avait naïvement pensé qu'elle était allée voir sa famille en France, mais aux dernières nouvelles le pays du fromage avait accès à de nombreux moyens de communication, peut-être était-elle allée en Afrique ? Ce devait être ça.

" Oh ? Ça ? Juste une bande de gamins qui s'amuse, j'appellerais pas ça une révolution."

De tête il pouvait nommer une vingtaine de personne qui l'aurait frappé en moins d'une demi seconde pour avoir dit ça, mais si Rachel ne savait rien de ce qui s'était passé c'est probablement qu'elle n'avait perdu personne dans cette histoire, ou que personne de sa famille n'avait été blessé, il passait juste pour quelqu'un avec un humour douteux, au lieu d'apparaitre comme un connard à l'humour douteux, la différence n'était pas flagrante pour certaines personnes, mais elle comptait à ses yeux.

Reprenant un air plus sérieux il rassembla ses idées pour trouver la meilleure façon de tourner son explication, toutes les idées qui lui venaient étaient soit loin en dessous de la réalité, soit bien trop sombres pour une journée qui n'avait pas si mal commencé. Finalement il décida de simplement décrire les faits, rien que les faits, c'était déjà beaucoup à dire, elle comprendrait vite le reste.

"Fiennes était venu faire un discours, les gens étaient pas content, Nimbus surtout, ça a commencé à s'agité et puis c'est parti en live, y'a eu des morts et tout, dit comme ça il avait l'impression de suggérer qu'il n'y en avait pas eu énormément, se reprenant il ajouta, beaucoup quoi. Les aurors ils ont rien su faire c'était horrible on m'a dit."

Ce qui intéressait sa camarade c'était ce qui s'était passé depuis, elle était encore à Poudlard quand ça avait commencé, c'était la fin qui importait, mais il avait besoin de recommencer à zéro, pour sa propre compréhension également, c'était plus simple de se raccrocher à ce qu'il avait assimilé. Depuis un mois tout s'était enchainé très vite et il n'était pas certain d'avoir tout compris.

"Du coup Fiennes il était presque mort, Donald il avait la honte et c'est le père du gobelin qui a pris le pouvoir en attendant les élections, il a fait un nouveau parti pour dire que les scrouts à pétard sont nos amis, tu vois le genre quoi. Il marqua une pause, il ne savait pas du tout si sa camarade pouvait adhérer aux principes du FREE, si t'as pas d'amis prend un curly, quand y'en a marre, y'a malabar, t'es pas content vote FREEdent (dictateur Directeur Énervé Nouvellement tyrannique Trampoliné, comme un parachute, mais en moins dangereux), est-ce que Rachel n'était pas contente ? Loin de vouloir parler politique il ramena la conversation sur un terrain qu'il connaissant mieux, les autres élèves. Le père de Dave, t'imagines ?"

Lui, n'arrivait pas à se faire à cette idée, c'est qu'il en tenait une couche le Marchebank junior, si le père était pareil, le pays courrait à sa perte.



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- Oh ? Ça ? Juste une bande de gamins qui s'amuse, j'appellerais pas ça une révolution.

Sans trop savoir pourquoi, cette remarque la fit rire. Il n'y avait qu'Adrian pour transformer une situation atroce en un événement désinvolte. Quand tout cela avait commencé, Rachel était encore à Poudlard. Elle avait vaguement entendu parler de la situation, mais étant en période d'examen super stressante, elle avait passé trop de temps en bibliothèque pour réellement en apprendre sur la situation. Ensuite, dés la fin de l'année, elle était partie avec sa mère en vacances, la privant de ce fait, des informations concernant la suite des événements.

Elle écouta Adrian lui faire un topo concis de la situation. Il commença par lui expliquer le fameux jour du discours (qui se trouvait être l'avant-veille de son examen d'histoire de la Magie) et du renversement du gouvernement. Elle avait déjà entendu cette histoire mais elle ne le coupa pas, attendant patiemment qu'il raconte ce qu'il s'était passé pendant son absence. Quand il eut fini son récit, elle passa la main dans ses cheveux, comme toujours lorsqu'elle ne comprenait pas quelque chose ou qu'elle avait besoin de se concentrer. Fiennes, c'était le premier ministre, enfin, l'ancien, ça, elle le savait. Elle avait vaguement suivi cette histoire de Nimbus, un drame social, beaucoup de personnes licenciées du jour au lendemain, ok. Qui était Donald, ça, c'était une autre histoire. Un nouveau parti ? ENCORE UN ? Comment diable voulez-vous qu'elle s'en sorte si tout change tout le temps ?

- Je suis désolée de te le dire... Mais votre système politique est vraiment très compliqué !

Son entourage avait souvent tendance à l'oublier, mais cela ne faisait que 3 ans que Rachel habitait en Angleterre et, même si elle maitrisait beaucoup mieux la langue qu'à ses débuts, elle avait encore beaucoup de difficultés avec certains aspects typiquement British, comme la nourriture, le climat, l'histoire du pays et surtout, les moeurs. Heureusement, au grand soulagement de la lionne, Adrian la ramena vers un sujet qu'elle maitrisait mieux : Poudlard.

- Dave... Dave Marchebank ? demanda-t-elle, choquée. Et bien, si le père est comme le fils, on n'est pas rendu !

Un blanc suivi sa dernière réplique. Sans trop savoir pourquoi, Rachel éprouva alors le besoin de s'expliquer. Non, la France n'était pas un pays de bouseux sans hiboux ni journaux... Elle ne savait pas tellement comment expliquer sa non-connaissance des événements sans paraitre complètement ridicule. Oh tant pis ! Elle poussa un petit soupir et se lança.

- J'étais coincée chez ma Grand-mère dans un trou perdu en plein milieu des alpes maritimes. Elle s'arrêta un instant, hésitant à continuer. Ma grand-mère est une ... Comment tu dis déjà ? Hermine ? Elle ne sort jamais de chez elle, vit de ses propres ressources, enfin, tu vois le genre. En plus, elle s'est lancé dans un de ses trips qui consiste à dire que vu qu'on est en vacances, on se doit de se déconnecter de tout, que dans notre monde actuel, on en sait trop et que ce n'est pas sain, blablabla... Elle a carrément lancé un sort pour éloigner les hiboux et brouiller tous les moyens de communication.

Elle rougit légèrement après cette révélation. Séverine Rose, sa mère, travaillait pourtant au ministère de la Magie, elle aurait dû être la première à vouloir rester informée, mais non, elle s'était pliée aux désirs de sa propre mère. Il faut dire que Marie-Eve Dalpes était connu pour son autorité naturelle. Elle était gentille comme un coeur mais n'essayiez pas de lui désobéir ! Rachel avait alors passé un mois à se dorer la pilule avec quelques bons bouquins, les pieds dans l'eau de la petite rivière qui descendait dans le jardin de sa grand-mère, coupée du monde comme jamais. Elle repensa alors aux dernières révélations d'Adrian et une pensée désagréable lui traversa l'esprit et avant qu'elle ne pu s'en empêcher, elle s'entendu demander sur un ton prudent :

- Tu n'as... perdu personne... ce jour-là ?
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Adrian prit un air offensé quand elle osa critiquer l'organisation politique anglaise, il ne savait pas grand chose sur l'organisation politique du monde magique français, mais leur moldus avaient élu un nain, ils ne pouvaient pas se permettre de critiquer !

"C'est simple pourtant ! Il y a des méchants qui ne doivent pas agir et pour ça on élit des gentils qui n'agissent pas."

C'était mentir, le MIM avait agit, c'était d'ailleurs ce que lui reprochaient beaucoup de personnes dans la société, mais sur d'autres points ils n'avaient rien fait et c'est également ce qu'on leur reprochait, les gens étaient rarement d'accord avec leurs dirigeants de toute façon, c'est pour ça qu'on faisait des élections régulièrement, détester la même personne trop longtemps rendait les gens fous.

"Tu m'étonnes !"

Il ne s'étala pas plus sur le cas Marchebank, que cela lui plaise ou non -et ça ne lui plaisait pas vraiment- Leopold était quelqu'un d'important maintenant et souligner à quel point son fils était un cas, un guide du comment ne pas se faire apprécier, une ode au ratage de vie, n'était peut-être pas la meilleure des choses à faire.

Il l'écouta se plaindre avec attention, s'il y avait bien une chose à laquelle il était bon c'était pour écouter les gens et bien sûr pour se souvenir et utiliser ce qu'il avait entendu. De plus il fallait bien avouer qu'imaginer Rachel en train de récolter ses abricots avait quelque chose de rafraichissant. Généralement les élèves restaient des élèves, il n'imaginait pas ceux-ci vivre, ils étaient à l'école, ils allaient en cours, ils mangeaient, parfois même ils travaillaient, mais il ne les figurait jamais dans leur vie de famille, ce qui était assez troublant en cette période estivale, disparaissaient-ils pour revenir à la rentrée ? Certes non ! A la mention du sort Adrian laissa échapper un rire, il savait comment marcher les sorts destinés à éloigner les moldus, il s'agissait généralement de leur suggérer d'aller à un endroit auquel ils devraient se rendre, dans le cas des hiboux, il était curieux de savoir comment ça marchait. a quoi pouvait-on faire penser un hiboux pour qu'il se détourne de sa destination ? Et surtout, des animaux avaient-ils été blessés lors de l'élaboration de ce sort ?

"Je compatis, ceci dit j'ai le droit à toutes les communications que je veux et j'aurais bien échangé, tu as meilleur teint que moi ! Adrian était certes naturellement basané, mais le bronzage du au soleil était toujours plus joli à voir. Quoiqu'à bien y penser mon français se résume à bonjour je aime citron", son accent était désespérant et il avait presque honte d'avoir ouvert la bouche.

A la question suivante il répondit rapidement d'un geste de la tête. Non, il n'avait perdu personne, pourtant... Pourtant dans ce genre de situation on avait l'impression de tous perdre quelqu'un ou quelque chose peut-être, un peu d'espoir c'était certain.

"Non, non, juste des blessés, mais ça va mieux. J'ai eu de la chance."

La chance ? Etait-ce qu'il s'était passé ? Il y avait des gens à tuer et quelques malchanceux avaient été tirés au sort ? Les morts avaient-ils juste joué de malchance ? C'était une idée assez dérangeante dans le fond. Sa révélation et sa question avaient eu l'air de mettre Rachel mal à l'aise et Adrian lui-même n'avait pas envie de s'étaler sur le sujet, il avait l'impression que tout le monde n'avait que ces évènements à la bouche, la vie était tellement plus que le 15 juin.

"Au fait, tu es rendue en cinquième année c'est ça ? Tu sais déjà quelles matières tu vas essayer de poursuivre l'année prochaine ?"



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"Je compatis, ceci dit j'ai le droit à toutes les communications que je veux et j'aurais bien échangé, tu as meilleur teint que moi ! Quoiqu'à bien y penser mon français se résume à bonjour je aime citron"

Rachel éclata de rire. C'était si bon de se retrouver ses amis, surtout des personnes comme Adrian qui trouvaient toujours un mot pour détendre l'atmosphère. Elle ne s'était pas rendue compte avant ce moment à quel point ses amis l'avaient manqué.

- Ahah ! Avec ça, tu aurais fait des ravages à Beauxbâtons !

Elle se rappela alors son ancienne école, palace imposant au milieux de jardins français où pas un brin d'herbe n'était plus haut qu'un autre. Elle songea aux fleurs rangées par couleurs, tailles et espèces. Elle repensa aux règles de l'établissement qui désignait non seulement comment s'habiller (après tout, Poudlard avait aussi un uniforme) mais également comment se coiffer, se maquiller, se déplacer, ... Il n'y avait aucune place pour l'improvisation dans cette école, aucune place pour développer sa propre personnalité. Elle songea enfin à quel point sa place n'était pas là-bas, mais ici. Poudlard ressemblait à un joyeux bordel en comparaison. Rien n'a de place, l'organisation est... chaotique, un peu comme ce qu'il se passait dans sa tête. Pas de rangement, juste de l'imagination.

Quand la pensée horrible des pertes occasionnées par la révolte de juin traversa l'esprit de la rouge et or et qu'elle posa sa question, Adrian la rassura tout de suite et Rachel pu pousser un soupire de soulagement. Il est beaucoup plus facile de parler d'événements lorsque l'on n'est pas directement touchés. Ainsi, on peut être choqué des guerres dans le monde, des massacres qui ont lieu à des milliers de kilomètres sans pour autant être concernés, mortifiés, endeuillés par ces pertes. Aux yeux de Rachel, le 28 juin était du même acabit, si ce n'est que le lieu du drame était cette fois tout proche. Carrément proche en fait, vu qu'elle s'y trouvait actuellement.

- Tant mieux. J'espère que ça va aller pour eux.

Une fois encore, Adrian sauva la conversation en changeant de sujet, partant vers quelque chose de moins glauque, moins révoltant. Poudlard, les cours, les BUSEs ! Que voulait-elle faire plus tard ? Aux yeux de Rachel, le monde était trop grand, il comportait de trop nombreuses possibilités. Comment n'en choisir qu'une ? Qui plus est, comment décider à son âge de ce qu'elle fera pendant la plus grosse partie de sa vie ? Il fallait trouver un métier qui corresponde à son caractère, quelque chose qui lui plaira pendant toutes ces années. Mais quoi ? Auror ? Médicomage ? Ouvrir une boutique ? Devenir professeur ? Journaliste ? Elle se voyait bien journaliste. Affrontant les dangers d'un pays en guerre pour recueillir et diffuser des informations au nom de la liberté d'expression. Pourquoi pas médicomage ? L'adrénaline fournie quand la vie d'un autre sorcier est entre tes mains doit être exceptionnelle !

- A vrai dire, je n'en sais absolument rien. Je pense que je vais essayer d'en réussir le plus possible, histoire de retarder les décisions qui s'imposent. Et toi, c'est quoi ta prochaine étape ? Virer le grincheux et lui voler sa bout...

Un événement attira son attention, l'empêchant de terminer sa phrase. Une petite dame assez âgée venait d'apparaitre au bout de l'allée. Elle était en train d'essayer fourrer un gros volume dans sa besace déjà bien remplie. Quand elle croisa mon regard et vu Adrian, elle tourna les talons et couru vers la sortie. Rachel eut le temps de penser qu'elle était incroyablement rapide pour son âge et sa taille avant que Adrian n'intervienne.
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"C'est mon petit côté exotique, ça a du charme, ça fait rêver les lointaines contrées d'Angleterre, qu'est-ce que tu crois ?"

Il ponctua sa phrase d'un clin d'œil complice. Ils n'apprenaient pas de langue étrangère à Poudlard, c'est à peine s'ils y apprenaient l'anglais, il se demandait si c'était la même chose à Beauxbâtons, les cultures sorcières de chaque pays étaient encore très séparées alors que les moldus multipliaient tant les échanges que c'était à se demander si le mot frontière avait encore une signification. Quoi qu'en disent les politiques les mondes mondes étaient encore si différents, il y avait tant à faire qu'Adrian se demandait souvent s'il ne serait pas plus sage de rien faire, ça avait marché pendant longtemps...

Il ouvrit la bouche en signe de surprise quand il entendit les plans de la jeune fille, continuer le plus de matières possible était une idée saugrenue, les Serdaigle y pensaient, les Poufsouffle aussi bien évidement, mais il avait toujours pensé que les gryffons étaient plus raisonnables, même son frère avait compris qu'il y avait tellement plus de choses à faire que de travailler comme un fou pendant les deux dernières années d'école, les deux qui valent la peine d'être vécues, la vie étudiante avant l'âge. Il s'apprêtait à la conseiller quand un air sur son visage et un bruit de sac qui craque le fit se retourner.

"Non mais..."

Il avait pourtant parié que les vieilles dames étaient honnêtes, il n'y avait plus de morale dans ce monde ! Elle se hâta vers la porte, songeant probablement transplaner dès qu'elle aurait franchi la porte, malheureusement pour elle Adrian était là, formé par les plus grands, embauché pour ses qualités exceptionnelles et surtout, capable d'attraper sa baguette sans la faire tomber. D'un geste rapide il ferma la porte avec un air toujours aussi étonné, le livre qu'elle avait essayé de voler traitait des recettes de cuisine et de potion faisable à partir de divers ingrédients facilement trouvables et censés améliorer le sommeil et la qualité de vie. Quel genre de personne irait acheter ça ? Quelle personne chercherait à le voler ? Une fois le contenu du sac examiné il envoya la dame vers son responsable, le partage des tâches était inhérent au bon fonctionnement de toute organisation, il en était persuadé. Il retourna ensuite vers Rachel qui devait être en train de profiter de l'instant pour essayer de trouver ses livres. En haussant les épaules il revint rapidement sur l'évènement.

"Le prix de la culture ! puis il se souvint de ce qu'il avait à lui dire avant d'être grossièrement interrompu par ce vol de très haut niveau, pourquoi multiplier les matières ? La plupart du temps les métiers te demandent de très bonnes notes dans deux ou trois matières maximum, si tu poursuis tout tu auras des notes moyennes partout ! A moins que tu sois aussi bosseuse qu'Anderson, mais dans ce cas autant aller consulter direct, Poudlard est immense et génial, tu ne veux pas garder des souvenirs que de la bibliothèque, si ?"



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C'est fou tout de même ! Quatre-vint-sept ans et devoir voler dans les magasins. Soit cette femme était cleptomane depuis toujours soit les temps avaient vraiment changés, poussant les petites dames responsables à commettre des crimes. Adrian avait réagit avec rapidité et efficacité. Elle-même n'avait pas été aussi rapide pour comprendre la situation. Il faut dire que, pour une gryffondor, elle n'avait pas encore eu tellement d'occasion de prouver son courage. Avant de gagner Poudlard, Rachel s'était beaucoup renseignée sur le collège. La répartition en maison l'avait quelque peu désarçonnée. Comment pouvait-on résumer les gens par quelques traits de caractère ? Tous les étudiants ne faisaient donc preuve de ruse lorsque leur devoir n'avaient pas été fait ou qu'ils étaient surpris à un endroit interdit ? N'y avait-il que les Serdaigles pour être intelligents ? Le courage n'allait-il pas de pair avec la loyauté ? A quoi bon avoir du courage si on n'a aucune cause, aucun être à défendre ? La jeune étudiante qu'elle était se demandait alors à quel groupe elle appartenait. Elle se sentait un peu des quatre. A la fois courageuse, loyale, rusée et semblait-il pas trop stupide. Tout cela était bien stigmatisant. Néanmoins, Rachel connaissait la valeur que chacun accordait à ce système de maison, aussi ne s'était-elle jamais aventurer à le critiquer ouvertement. D'ailleurs, elle-même s'attachait à son blason et elle se sentait à sa place parmi l'esprit Gryffondor car, ce qu'elle n'avait pas compris à l'époque et qu'elle voyait clairement à présent, c'est qu'une maison n'est pas qu'un adjectif, c'est un état d'esprit. Toutes les personnes ayant des manières de penser, de vivre similaires se trouvaient dans la même maison. Quelqu'un, un jour avait alors essayé de réduire cela en un mot pour chaque maison, mais c'était bien plus que ça.

Elle réfléchissait à tout cela pour ce qui semblait être la millième fois tandis qu'elle cherchait ses livres pour la rentrée parmi les nombreux rayons de la boutique, checkant sa liste que le hibou de l'école, fatigué d'essayer de la trouver dans les montagnes françaises avait fini par déposer chez elle, à Londres, accompagné de la désormais habituelle lettre de rentrée.

Le prix de la culture !

Rachel sursauta. Dans ses pensées, les yeux dans le vide, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle fixait Adrian qui revenait depuis trente bonnes secondes. Il la prit alors de cours en reprenant leur conversation, délaissée quelques instant plus tôt. Il fallut quelques instant à Rachel pour revenir à la réalité et se concentrer sur ce qu'il disait.

"Poudlard est immense et génial, tu ne veux pas garder des souvenirs que de la bibliothèque, si ?"

- Bien sûr que non !

Elle réfléchit un instant à ses arguments. Elle n'y avait jamais pensé. Elle avait choisi cette solution comme une porte de secours, un moyen facile de ne pas devoir prendre de décision, la repousser à plus tard. Rachel avait toujours eu du mal à prendre des décisions. Elle y réfléchissait pendant des lustres, pesant le pour et le contre de chaque situation, reportant toujours le moment fatidique mais pourtant, à chaque fois, elle finissait par la prendre sur un coup de tête. Il avait raison évidemment. Ce n'était pas une bucheuse. Elle avait horreur d'étudier. Rachel adorait le pratique. Les cours de sortilège, de potion, de défense contre les forces du mal, ... Par contre, tout ce qui demandait de l'étude pure, comme l'astronomie ou l'histoire de la magie était un vrai calvaire.

- Tu as raison. C'est pas moi de bosser comme une folle. Tu as fini à quelle heure ? Tu veux pas venir prendre un glace chez Fortarôme ou quelque chose ?

Comme toujours, quand ça devenait délicat, elle changeait de sujet. Elle n'avait pas envie de parler de son incapacité à décider. De toute façon, ce sera comme d'habitude, elle décidera de son avenir quand elle n'en aura plus le choix. Elle remonta les livres qui glissaient contre sa poitrine et commença à se diriger vers le comptoir pour régler ses achats.
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Rachel n’avait pas l’air d’être bien convaincue du plan dont elle venait de lui parler, mais elle ne semblait pas certaine que le sien soit bien meilleur à ses yeux, il reconnaissait cet air sur le visage de la jeune fille, celui que presque tous les cinquièmes années arboraient à un moment ou l’autre de l’année et qui semblait vouloir dire « achevez moi, je préfère mourir maintenant que d’affronter les BUSES ». Adrian n’avait jamais eu ce problème, il avait décidé dès sa première année qu’il ne suivrait que quatre matières à partir des BUSES, il lui était resté la question de savoir lesquelles. Là encore il ne s’était pas posé autant de questions que ses camarades, l’étude des moldus et la divination pour pouvoir garder un rythme de sommeil sain, botanique parce que Londubat était quelqu’un d’intéressant à avoir dans sa poche et sortilèges… parce qu’il fallait bien qu’il bosse de temps en temps. Le reste de ses deux dernières années ? Soirées dans la salle commune, excursions dans les couloirs, après-midi sur les berges du lac à regarder les premières années en train d’être traumatisés par leurs cours de vol. Et d’autres activités qu’il n’avouera jamais. C’était ainsi que les jeunes devraient vivre, Rachel était cool, elle ne devait pas tomber du côté sombre de Poudlard, on commençait par travailler les cours de métamorphose et puis un jour on finissait par faire ses devoirs d’histoire de la magie et retrouver Marchebank pour une soirée jus de citrouille autour d’un livre de potions. Adrian frissonnait rien qu’à y penser.  

Il posa une main sur l’épaule de la gryffondor et désigna les étagères poussiéreuses de l’autre. « C’est pas humain de bosser comme une folle. Gobelin peut-être songea-t-il avant de s’arrêter de penser un moment, il fallait qu’il arrête de penser à ce… cette chose, si certaines personnes étaient dans sa tête il n’aurait pas fini d’en entendre parler. Quoi qu’à bien y penser il y avait certainement des choses plus choquantes dans ses pensées quotidiennes.  Je finis à cinq heures ! » continua-t-il avec une grimace.

Pourtant, Adrian aimait bien son travail, c’était tranquille, peu prenant intellectuellement parlant et il pouvait observer tous les clients à sa guise sans que personne ne s’en offusque, il était payé pour surveiller les moindres faits et gestes des sorciers passant par la boutique, de pratiquement tous les sorciers d’Angleterre avec des enfants pour ainsi dire. C’était génial.
Quand elle se dirigea vers la caisse il s’écarta pour la laisser passer, son travail s’arrêtait là, elle n’avait rien volé, mieux encore elle allait acheter quelque chose. Avec l’impression du devoir achevé il retourna à ses activités habituelles non sans lui confirmer. « Cinq heures piles, ne soit pas en retard ! »

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Is this how we grow old? [Rachel]

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