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 Jusqu'à ce que la mort les sépare... [Ouvert à tous]

Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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14 août 2008, Skibo Castle, Dornoch


Le soleil d'août commençait lentement à décliner dans le ciel, englobant le somptueux château d'une lumière orangée. Leopold embrassa la scène du regard, ravi du lieu qu'ils avaient trouvé et qui avait accueilli le mariage, entre autre, de la star moldue Madonna. L'endroit était superbe et pompeux, et marquerait sans aucun doute les esprits de leurs centaines d'invités. C'était exactement ce qu'il avait voulu : transformer une union critiquable par bien des aspects en l'évènement mondain de l'année, supplanter les considérations politiques dans l'esprit de la population par une formidable fête, tellement grandiose que l'on en parlerait pendant des semaines... Quel plaisir que de voir tous ces gens se pâmer devant une Lestrange et son nouveau mari de trente-cinq ans son aîné, songea Leopold en donnant son bras à sa jeune épouse. Le nouveau ministre adressa un sourire à Rosaleen, qui resplendissait dans sa robe de mariée, puis la mena à l'intérieur où allait se tenir le vin d'honneur.

Il ne s'agissait pas d'un mariage d'amour, et pourtant le regard de Leopold, au moment d'échanger les vœux avec Rosaleen, exprimait tout autre chose que son habituelle indifférence. Il ne pouvait nier que la vue de son épouse dans sa tenue de cérémonie était saisissante, tout comme il ne pouvait réfuter ressentir une espèce d'euphorie depuis qu'elle avait dit "oui". Non pas qu'il soit amoureux, non, l'amour était un sentiment ridicule destinée aux plus faibles, mais il ressentait toutes sortes d'émotions confuses à l'égard de sa jeune et tendre épouse. De l'admiration, de l'envie, du désir, une certaine possessivité... Il avait bien l'intention de bâtir un mariage fructueux, en termes d'images mais également en termes d'épanouissement personnel. Car Leopold ne s'était jamais senti aussi épanoui qu'en ce jour. Comment cela aurait-il pu ne pas être le cas, alors que les anglais lui avaient délibérément confié le pouvoir ? Et le pouvoir lui réussissait. Voilà désormais deux mois que Leopold dirigeait le pays pendant que Fiennes moisissait dans une chambre d'hôpital, deux mois durant lesquels il s'était transformé, pour ne pas dire transcendé. Le pouvoir était grisant, tout comme la réussite, et cette soirée en était la parfaite illustration...  

Et ils étaient tous là, ce soir, à se presser dans leurs tenues d'apparat, un verre de champagne ou de vin des elfes à la main, prêts à célébrer le mariage de l'année. Toutes les personnes qu'ils méprisaient, mais également les rares êtres humains - et créatures magiques - qu'il estimait sur cette terre. Ils allaient se régaler, entre la décoration somptueuse et les boissons variées et mets aux goûts recherchés que des serveurs, tous humains, offraient sur des plateaux d'argent. Et le repas serait encore plus fabuleux. Leopold rajusta machinalement son costume, commandé à Swann quelques semaines auparavant, et redressa les épaules en faisant quelques pas dans la pièce.

Son regard parcourut la salle à la recherche de son fils, voulant lui présenter officiellement sa nouvelle belle-mère, mais Dave n'apparaissait nulle part. Décidément, son fils savait se faire désirer ! Quelqu'un se planta alors en face de lui et il reporta bien vite son attention sur le nouvel arrivant, un sourire confiant aux lèvres. C'était sa soirée, sa nuit, aujourd'hui le monde lui appartenait. Et il était si bon de se dire qu'il lui appartiendrait encore demain, et tous les jours suivants...


HRP : Topic sans tours de jeu. Nous avons aussi décidé d'une limite de 600 mots maximum par post afin de permettre un jeu plus dynamique. Tout le monde peut participer, il suffit d'inventer une raison pour que votre personnage soit invité (il, ou sa famille ou l'un de ses amis a des relations...), inutile d'être proche de Rosaleen ou Leopold pour cela puisqu'il y a beaucoup d'invités de tous âges et classes sociales. Bon jeu Choupi



Christoph Waltz, merci à Roy
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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En avisant l’imposante et intimidante bâtisse qui le surplombait, Jeremy se demanda une fois de plus ce qu’il fabriquait là. Bien sûr, il n’aurait pas été très avisé de refuser une invitation au mariage de sa tutrice et amie avec le nouveau ministre, mais il ne se sentait tellement pas à sa place ! Le mariage de Sam et Théo lui revint en mémoire et il poussa un soupir de nostalgie, avant d’adresser un regard à sa compagne pour se donner du courage. Tant que Juliet était là, superbe dans sa robe avec son ventre arrondi, il passerait une bonne soirée. Jeremy espérait néanmoins croiser des têtes connues et amicales car la nuit serait longue, sinon. Avec un peu de chance, il n’y aurait pas que des politicards pressés de discuter la déroute du MIM, ce soir, mais aussi des amis de Rosaleen issus de Lyacon avec qui il pourrait se moquer du professeur Wolowitz ou se plaindre de la nourriture du réfectoire de l’académie ! Jeremy retrouverait ses camarades avec plaisir, après un mois et demi d’été à travailler à l’usine de chaudrons de Bristol pour se faire des sous pour la naissance de Gabrielle. Ce n’était pas que déplacer des marmites à coup de levicorpus toute la journée était abrutissant mais…un peu quand même.

Jeremy glissa sa main dans cette de Juliet avant de monter les quelques marches qui menaient à la pièce où se tenait le vin d’honneur. Son regard se posa sur le lustre de cristal et sur les somptueux arrangements floraux, avant de s’agrandir en reconnaissant un célèbre joueur de Quidditch de l’équipe d’Angleterre et sa femme qui semblait montée sur échasses.

« Notre mariage sera plus classe », commenta Jeremy à l’oreille de Juliet, fronçant le nez en feignant le dédain. « Ou moins tape-à-l’œil… »

Jeremy lâcha un commentaire spirituel sur la robe hideuse d’une mamie de la haute avant d’attraper deux verres de jus de citrouille pour en tendre un à Juliet. Voilà tout l’intérêt des mariages : critiquer, et picoler. Sauf lorsque l’on était enceinte, auquel cas il fallait se contenter des commérages, exercice qui serait facile aujourd’hui avec tout ce qui s’était passé récemment.

« Tiens, voilà Bulstrode, le nouveau directeurs des jeux et sports magiques », commenta Jeremy en désignant un homme d’un air affable qui descendait les verres de vin tout en discutant avec une femme qu’il identifia rapidement comme étant leur ancienne prof de potions. Son ton était moins enjoué lorsqu’il ajouta :

« Adamson a l’air rétablie. J’me demande ce qu’elle va fabriquer maintenant qu’elle n’est plus à Poudlard. »

Les évocations du Bloody Sunday étaient partout, et aujourd’hui encore la tragédie semblait être sur toutes les bouches, tant ses conséquences étaient palpables. Pourtant, personne n’en parlait directement, comme s’il était tabou de le mentionner lors d’un mariage. Et sans doute n’était-ce pas très convenable, car après tout ils étaient ici réunis ce soir pour célébrer l’amour qui unissait deux personnes… Quelle blague ! Comment Rosaleen pouvait-elle épouser ce vieux crouton ? Avait-elle seulement voté pour lui ?! Probablement pas, ou alors non sans une bonne dose d’hypocrisie. Jeremy n’avait rien contre Marchebank mais il ne pouvait nier que glisser son nom dans l’urne lui avait fait bizarre en sachant qu’il approuvait ainsi un homme qui prenait avantage sur son amie. Car c’était bien ce qu’il faisait, satisfaisant ses ambitions politiques ou, plus certainement, ses envies lubriques, en accordant à Rosaleen ce que sa famille désespérait qu’elle obtienne. Un fabuleux mariage, un nom, une classe sociale, oui, elle aurait tout cela, mais à quel prix ?

C’était étrange d’être ici, d’observer Rosaleen s’unir avec un homme qu’elle n’aimait évidemment pas. C’était encore plus bizarre s’il songeait au fait qu’ils s’étaient embrassés moins d’un an auparavant, mais ce n’était pas le genre de choses auquel il était avisé de penser ce soir. A la place, Jeremy fit courir son regard sur l’assemblée, listant intérieurement toutes les personnes qu’il connaissait. Un petit sourire s’étira sur ses lèvres lorsqu’il reconnut une gamine de Poudlard, une petite Serdaigle qui était toujours en train de lui parler à l’époque et qui semblait toujours aussi bavarde, quand elle n’avait pas la bouche pleine de toasts. Son sourire s’atténua nettement lorsqu’il reconnut des membres de la branche Flint de la famille de Juliet, et il pria pour ne pas avoir à leur parler ce soir. Ah, les mondanités, ce n’était vraiment pas son truc ! Son mariage à lui serait beaucoup plus fun, un peu de famille, beaucoup d’amis et beaucoup moins de chichis…


HRP : trois de mes personnages sont là, vous pouvez donc discuter avec Leopold, Jeremy ou Abigail si l’envie vous en prend !



Swann TwilfitPersonnage décédéavatar
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-Non mais tu as vu la robe de Katy Scott ? Merlin Swanny, ne me dit pas que c’est toi qui a dessiné ça !
-Rebecca tu as perdu la tête ! rétorqua Swann en reportant vivement son regard sur sa voisine, tu penses vraiment que je serai capable de vendre un truc pareil !? Elle attrapa les épaules de l’ex-Gryffondor  pour l’obliger à se tourner légèrement afin qu’elle ait dans son champs de vision la toute nouvelle Rosaleen  Marchebank, Voilà, le genre de produit que tu peux trouver chez T&T, ma belle. »

Swann ne se lassait pas d’observer la robe qu’elle avait conçut pour la mariée. Elle avait passé des heures dessus mais elle ne regrettait pas une seule seconde, tant la tenue était ravissante. Rose était arrivée avec ses idées et les deux femmes avaient étroitement collaboré pour dessiner un modèle entièrement sur mesure qui seyait parfaitement à la reine de la journée. L’allure générale était assez traditionnelle –comme l’avait souhaité Rosaleen- mais on retrouvait incontestablement la patte Twilfit dans le choix des matières et dans la coupe du vêtement.
C’était parfait. Nul doute que de nombreuses femmes présentent à ce mariage voudraient avoir une robe similaire pour leur propre union. Réaliser une tenue pour un mariage mondain était toujours une aubaine en terme de marketing et le magasin avait plus que jamais besoin de clients depuis le Bloody Sunday…

« Je reviens, je vais me chercher quelque chose à boire… » Lança alors Swann en s’éloignant. A vrai dire, elle n’avait pas vraiment envie de passer la soirée collée à Rebecca Eldenstein, comme au temps de Poudlard. La commerçante avait de nombreuses connaissances à saluer et c’est bien ce qu’elle comptait faire : Des clients, des collègues et peut-être même certains fournisseurs. Elle se demanda un instant si M. MacFusty avait fait le déplacement jusqu’ici avant de se souvenir que ce genre d’événements ne semblait pas particulièrement l’intéresser.  En tout cas Mildy était présente, elle le lui avait dit. Elle était très certainement installée dans un coin offrant un large panorama sur la pièce où était servi le vin d’honneur, à l’affut du moindre potin. Swann décida donc de retrouver sa future belle-sœur.

Elle fit une pause près du bar, commanda un cocktail sans alcool, et retourna se mêler à la foule des invités.  Toute la population sorcière semblait avoir fait le déplacement pour assister au mariage de leur nouveau Ministre de la Magie. Dans sa déambulation, Swann accordait régulièrement de larges sourires aux convives qui portaient des créations T&T et même aux autres. Si un simple sourire pouvait lui ramener de nouveaux clients, elle n’allait pas s’en priver. Elle prit la direction des escaliers qui desservaient l’étage ouvert sur le rez-de-chaussée et tomba alors nez à nez avec Leopold Marchebank.

« Mais que fait l’homme de la soirée tout seul ? s’exclama Swann en arborant un air mi-plaintif mi-espiègle avant de retrouver son large sourire, laissez-moi vous félicitez de vive voix – c’était elle qui avait écrit la petite carte de félicitation accrochée au cadeau de mariage qu’ils avaient fait avec Jacob, la cérémonie était superbe. Vraiment. »

Elle était consciente qu’il n’aurait surement que quelques secondes à lui accorder et elle espérait secrètement qu’il allait lui parler de la robe de mariée de sa femme.

« Je vous souhaite beaucoup de bonheur à tous les deux. »

Petit regard en direction de Rose, comme ça, l’air de rien.


Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis arriva sur le lieu de la réception avec un sourire de façade aux lèvres. Dire qu'il était heureux d'être là aurait été un mensonge. Cette soirée s'annonçait plus proche d'une torture que d'un amusement. Et pourtant, il devait tenir les apparences et afficher une franche camaraderie avec Leopold Marchebank. Outre le mariage avec Rosaleen qu'il avait encore un peu de mal à digérer, c'était rajouté une mutation dont il se serait bien passé. Il savait qu'il aurait dû se sentir flatté d'une telle offre, qu'il aurait dû être beaucoup plus reconnaissant et que c'était quelque chose qui ne s'était jamais vu auparavant. Sous-directeur de Poudlard à vingt-quatre ans. Une opportunité comme on en voyait rarement et Adonis ne pouvait pas se permettre de refuser. Mais cette mutation se soldait également par son écartement du monde politique. Leopold ne voulait pas l'avoir dans ses pattes et il lui faisait sentir. Peut-être était-ce également sa façon de lui faire payer le fait qu'il ait continué à courtiser Rosaleen malgré ses avertissements. Il aurait sans doute mieux fait de l'écouter, il aurait moins souffert.

Il n'en voulait pas à son ancien directeur de département pour le mariage, il en voulait à la mariée. C'était elle la première concernée après tout. Elle qui lui avait fait miroiter certains espoirs désormais envolés. La blessure avait cicatrisé mais la cicatrice n'avait pas disparu, elle resterait sans doute encore de longues années. Rongeant son âme et le rendant encore plus insensible qu'il ne l'était déjà. Un cœur de pierre. Et pourtant, pour les convenances, il était venu accompagné. Arriver seul à ce genre de soirée et à son âge aurait entraîné un peu trop de questions. Il était temps qu'il se marie, l'ultimatum de son oncle était encore présente. Plus que jamais maintenant que Daphné avait arrêté la date de son mariage avec Andrew Warlock. A son bras, se trouvait la charmante et glaciale Caecilia Selwyn. La jeune femme attisait les curiosité grâce à sa beauté mais les prétendants étaient bien vite éconduits à cause de sa froideur et de sa langue acérée.

Le jeune sous-directeur avait su passer outre et lui avait proposé un marché. Il lui faisait la cour pendant un certain temps, il finirait sans doute par la demander en mariage pour les convenances et pour arranger leurs familles mais en aucun cas, il ne serait question de sentiment. Il la laisserait faire sa vie de son côté et elle en ferait de même pour lui. Ils tiendraient leurs rôles en société et chacun d'eux serait satisfait par cet arrangement. Il poussa un soupir et passa les portes de l'imposants manoir qui accueillait l'événement. La démesure semblait être le maître mot de cette réception. Son regard s'arrêta un instant sur Rosaleen dans sa magnifique robe de mariée et son cœur se serra. Il détourna le regard et se dirigea vers le buffet entraînant Caecilia à suite. Il lui tendit un verre avec un sourire, s'en prit un également et lui annonça qu'il allait saluer quelques personnes, la laissant ainsi passer la soirée comme elle l'entendait.

Il aperçut Leopold Marchebank avec Swann Twilfit, la future madame Dalhiatus, le nouveau second du nouveau ministre. Une once de jalousie lui assombrit légèrement le visage avant qu'il ne se reprenne et se dirige tout sourire vers eux. Il salua quelques connaissances, les remercia pour leurs félicitations et s'arrêta à la hauteur du nouveau marié et de son invitée.

"Toutes mes félicitations, monsieur le ministre. Miss Twilfit, comme toujours vous êtes divine."


Adonis Greengrass
MétamorphomageMolduavatar
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Isadora Flint, grand-mère de Juliet Wilson



Isadora Flint balaya les lieux du regard, et les approuva d’un sourire. C’était un endroit élégant et raffiné, idéal pour un mariage. La grand-mère de la petite Lestrange avait du goût, sans aucun doute – et Marchebank avait l’argent. La vieille dame n’avait pas longtemps hésité avant d’accepter l’invitation au mariage – après tout, on en parlait comme de l’évènement mondain de l’année, surpassant même le traditionnel réveillon des Nimbus de Pompadour. Et Isadora espérait bien que cette soirée ne connaîtrait aucune annonce aussi malvenue que choquante, comme celle que le jeune Théo Nott avait prononcée lors de la soirée du 31 décembre. Heureusement, ce dernier avait eu la décence de ne pas se montrer au mariage de son ex-fiancée. Comme quoi, il devait lui rester quelques notions des bonnes manières que sa pauvre mère lui avait inculquées, avant qu’il ne la trahisse sans pitié. La jeunesse d’aujourd’hui n’avait réellement aucune valeur ! songea Isadora en tournant la tête vers Helen Harris, qui était assise à côté d’elle.

Helen avait toujours été une très bonne amie, et les deux vieilles femmes se retrouvaient régulièrement pour prendre le thé. Elles étaient en ce moment assise côte à côte, dégustant ce que les elfes leur avaient servi quelques minutes plus tôt. Evidemment, la coutume était d’aller présenter ses félicitations aux mariés, mais Isadora préférait attendre un peu – pour l’instant, les deux semblaient occupés et en pleine conversation avec leurs proches. Aussi, elle observait l’assemblée avec attention. Les grands-parents de la jeune fille semblaient être ravis de la voir – enfin – se marier. Il était vrai qu’après avoir été fiancée trois fois sans que cela ne donne de suite, il y avait de quoi perdre espoir… Mais, finalement, Rosaleen Lestrange s’était trouvé un mari, qui avait bien plus du double de son âge. Les motivations des Lestrange étaient sans doute financières, et quant à celles Leopold Marchebank… Isadora n’en savait rien, puisqu’il ne « gagnait » rien dans ce mariage. Cela dit, épouser une toute jeune fille d’à peine vingt ans devait être particulièrement flatteur pour l’homme qui venait à peine de divorcer.

« On dirait que les Lestrange vont pouvoir se relever de leur misère avec l’aide des Marchebank… » commenta Isadora en observant la grand-mère de Rosaleen.

Son attention fut cependant détournée par l’arrivée de sa petite-fille et de son fiancé. Fronçant les sourcils, la vieille dame les suivit du regard, surprise de les voir là. Le ventre imposant de Juliet était couvert par une jolie robe bleue, et Isadora eut tout le loisir d’observer l’homme blond qui l’accompagnait, et qu’elle n’avait jamais encore rencontré. Un blond à l’allure un peu débraillée, jugea-t-elle. Elle avait toutefois étudié l’arbre généalogique des Baker avec attention, et, d’un point de vue théorique, ce Jeremy se rapprochait plus du sorcier de Sang-Pur que Juliet elle-même. Toutefois, Juliet avait le sang Flint, ce qui, aux yeux d’Isadora, faisait toute la différence.

« Comment va Cassandre, votre petite-fille ? » interrogea Isadora en reportant son attention sur Helen. « J’ai entendu dire qu’elle et ses parents avaient quitté le pays pour gagner l’Amérique… Est-ce vrai ? »
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Pour une fois qui n’était pas coutume, c’était Jeremy qui l’avait emmené à une réception mondaine, et non le contraire. Enfin réception… Mariage plutôt, rectifia Juliet, en avisant l’énorme bâtisse vers laquelle ils se dirigeaient. En ce 14 août 2008, on célébrait les noces de Leopold Marchebank avec Rosaleen Lestrange. Célébration un peu curieuse, quand on y pensait bien, puisque Rosaleen avait vingt-et-un ans, et que son nouveau mari en avait cinquante-six… Pour Juliet – à peine moins âgée que la jeune femme – la différence était vraiment beaucoup trop conséquente. Et puis, pouvait-on parler de mariage d’amour ? Probablement pas, songea-t-elle. Toutefois, elle ne connaissait pas vraiment les deux mariés. Mais Rosaleen venait d’une famille traditionnelle, et, après avoir été fiancée trois fois, il n’était pas impossible que son mariage ait été arrangé par ses grands-parents… Après tout, elle n’avait été mise au courant de ses fiançailles avec Théo que le jour même… Enfin, pensa Juliet en observant la jeune femme, resplendissante dans sa robe de mariée, ce n’était pas comme si elle était en mesure de dire quoique ce soit…

« Et plus amusant. » rajouta Juliet lorsque Jeremy évoqua leur propre mariage.

On parlait du mariage de Leopold Marchebank – leur nouveau ministre d’ailleurs – comme de l’évènement mondain de l’année. Certes, le lieu de réception était magnifique, la robe de Rosaleen était fabuleuse, et tout le beau-monde était présent, mais il manquait quelque chose d’important pour Juliet : l’ambiance festive. Elle voulait s’amuser à son mariage, avoir tous ses amis auprès d’elle… Mais, objectivement, il s’agissait d’un très beau mariage… Si l’on oubliait les robes des grands-mères, comme venait de le faire remarquer Jeremy.

« Je crois que Bulstrode est un bon ami de Marchebank, ça m’étonne pas qu’il soit devenu directeur… » elle haussa les épaules. Les politiciens avaient de plus en plus de mal à trouver grâce à ses yeux, après l’horreur du Bloody Sunday. Elle avait voté pour le FREE aux dernières élections parce que le programme l’attirait. Toutefois, Marchebank venait de former son parti, et Juliet était consciente que son vote n’était pas forcément très prudent… Après tout, le FREE n’avait encore rien fait, rien prouvé. Et on connaissait à Marchebank une tendance à changer régulièrement de parti…

« Oh, Adamson est là ? » s’exclama la jeune femme en scrutant la foule. Elle la repéra, et salua d’un sourire son ancienne enseignante. « Je ne sais pas… Je trouve ça franchement dommage qu’elle ne soit plus à Poudlard. Elle n’a vraiment pas de chance, la pauvre… Après l’année qu’elle a passé avec Sorden… »

Le regard voilé, Juliet s’efforça à penser à de choses plus positives qu’au Bloody Sunday. Son attention fut détournée par une femme qui les observait, assise à une table.
« Chéri ? Ne regarde surtout pas à gauche. » le prévint-elle en se retenant de rire. « Il y a ma grand-mère, assise à côté d’Helen Harris. Helen Harris. Comme Edmund Harris, notre ancien prof. Et crois-moi, tu n’as pas envie de les rencontrer en même temps. » plaisanta-t-elle en riant. Allez viens, on va présenter nos félicitations à Rosaleen, on ira la saluer après ! » décida-t-elle en lui prenant le bras

Ce n’était pas qu’à sept mois de grossesse elle commençait à rester debout longtemps, mais un peu quand même.

« Merlin, je crois que ce mariage doit valoir dix fois ce que gagne un employé Nimbus par an… Je ne suis pas sûre que ce soit très audacieux avec toutes les manifestations qu’il y a en ce moment… » murmura-t-elle à son fiancé.

Elle esquissa un sourire pour Rosaleen lorsqu’ils arrivèrent à sa hauteur.

« Toutes mes félicitations, Rosaleen ! La cérémonie était magnifique. » déclara Juliet.



Kit par Irving Ship
Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
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Les yeux de Rosaleen se posèrent sur l'alliance qui était venue s'ajouter à sa bague de fiançailles. Elle était mariée. Après des années à courir après cet accomplissement, à enchainer les fiançailles avortées, voilà qu'elle était mariée. Rosaleen Electre Marchebank, Mrs Marchebank. C'était à la fois impressionnant et étrange de laisser derrière elle le nom de famille qui l'accompagnait depuis vingt-et-un ans, ce nom qu'elle avait mis tant de temps à apprivoiser pour au final l'aimer et le défendre. Marchebank était beaucoup plus consensuel, il est vrai même si c'était désormais le nom de famille du nouveau Ministre de la Magie. Qu'elle avait épousé. Quelle belle revanche sur la vie quand on y pensait bien : l'enfant oppressée à Poudlard, la fille de Mangemort, la nièce de Bellatrix Lestrange, désormais première dame de la société magique de Grande-Bretagne. Sa grand-mère avait failli défaillir le jour de l'élection et ce n'est pas parce que le SPAM avait eut de mauvais résultats. L'ascension sociale de Rosaleen dépassait toutes les espérances et à voir Daria Rosier rayonner ainsi, on aurait pu croire que c'était elle la mariée du jour. Elle était revenue dans son élément : les réceptions somptueuses et le monde du luxe.

Et pourtant, c'était Rose la mariée même si elle avait encore du mal à réaliser après avoir échangé les vœux avec Leopold. Le mariage était prévu de longue date mais Rosie avait fait beaucoup de préparation à la dernière minute, après avoir passé - et réussi - ses examens de fin d'année, la diplômant officiellement du premier cycle de l'Académie Lycaon. Heureusement, tout avait pu être près à temps même si l'organisation l'avait beaucoup fait hésiter, tant la somme qu'elle avait entre les mains pour organiser la cérémonie différait de ce que lui donnaient ses grands-parents pour les petits diners qu'ils orchestraient. Elle avait eut carte blanche et à voir ainsi le lieu de réception - splendide - décoré, elle avait fait les bons choix même si elle allait devoir s'habituer également à son nouveau niveau de vie. Elle répondit sincèrement au sourire de Leopold lorsqu'il lui tendit le bras et fit quelques pas dans la salle où se tiendrait le vin d'honneur. Ce mariage dépassait toutes ses espérances tant tout semblait parfait : cela ne pouvait qu'être suspect.

Elle avait réussi à combler les espérances de ses grands-parents avec un parti dont ils n'osaient même pas rêver et ne renonçait pas pour autant à ses rêves et ses ambitions aux cotés de Leopold qui lui laissait continuer ses études : l'année prochaine, Rose se spécialiserait en étude des métamorphoses animales et leurs influences sur l'esprit humain. Et surtout, elle n'aurait plus à s'inquiéter de l'argent et de l'avenir qu'elle réservait à Oreste avec la présence de Leopold à ses cotés. Le mieux étant qu'elle éprouvait une réelle affection pour son nouveau mari qu'elle tenait en haute-estime et qui était adorable avec elle, au point qu'elle avait fini par oublier toutes ses appréhensions quant à ce mariage. Que pouvait-elle demander de plus ? Et tandis qu'elle souriait à la foule, l'expression de joie sur son visage était sincère. Elle aperçu ses sœurs et son frère, tous sur leur trente-et-un, Oreste impressionné de se trouver là. Sa grand-mère se précipita vers elle pour lui présenter ses félicitations et Rose eut toutes les peines du monde à l'écarter pour laisser la place aux autres invités.

Elle était en train de recevoir les félicitations d'Owen Harper - qui l'avait regardé de manière intense et étrange - lorsque son regard se posa sur la porte et sur sur le couple qui venait de la franchir. Adonis et Caecilia. Son amie Caecilia - même si leurs relations s'étaient distendues suite au coming-out de Théo, Rose n'ayant pas supporté l'attitude de la jeune femme - qui était parfaitement au courant de ce qui s'était passé avec Adonis. Soufflée, Rose mis quelques instants à reprendre ses esprits et releva la tête en retrouvant machinalement un sourire - comme on lui avait appris à faire - pour accueillir les nouvelles personnes qui étaient venues la saluer. Elle reconnut Jeremy et sa fiancée avec soulagement et leur adressa un sourire sincère, heureuse de voir que son ami avait répondu présent à son invitation. Elle avait aussi invité Théo et même si cela l'attristait, elle pouvait comprendre son absence...

- Merci Juliet, bonsoir Jeremy, je suis sincèrement heureuse de vous voir ici ce soir, ça signifie beaucoup pour moi, affirma-t-elle avec un sourire.  Tu es ravissante aussi Juliet, la maternité te va bien ! ajouta-t-elle en baissant les yeux sur le ventre arrondi de la fiancée de Jeremy.

Elle n'avait pas compris pourquoi tout le monde avait été si surpris que Jeremy et sa fiancé décident d'avoir un enfant à leur âge. Aux yeux de Rose, il n'y avait rien de choquant une fois qu'un couple était établi. La seule chose qui aurait pu la faire tiquer était le hors-mariage mais puisqu'ils allaient régulariser la situation... Les gens oubliaient vite que ce genre de choses avaient été la norme un jour ! Et puis elle était certaine que Jeremy ferait un très bon père et elle était bien décidée à l'aider à continuer à Lycaon. Quant à Juliet, la grossesse lui seyait très bien, elle semblait épanouie ! N'était-ce pas le plus important ?

-  Pour quand est prévu la naissance, déjà ?

Elle avait toujours aimé les enfants et avait hâte de voir ce bébé. Enfin, avec une mère aussi jolie, il était fort à parier qu'il ferait tourner les têtes dans quelques années ! Justement, en parlant d'enfant, elle écarta la traine de sa robe d'un revers de main pour éviter que deux d'entre eux la piétinent en passant en courant juste à coté, s'amusant visiblement à tournoyer parmi les invités et les serveurs. Elle était tombée amoureuse de cette robe au premier regard, dès que Swann lui avait montré le résultat fini. C'était la robe dont elle avait toujours rêvé, à la fois classique mais moderne et surtout plus qu'élégante. Elles avaient imaginé le patron ensemble et au moment où Rose l'avait enfilé, elle en était tombée amoureuse.


Avatar par Outlines

Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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Le temps semblait s'arrêter autour d'elle, alors que Mildred Magpie venait de passer en mode "chasseuse". A l'affut de la moindre bribe de conversation qui puisse alimenter son moulin à scandale, elle tendait l'oreille en passant à coté des divers groupes d'invités qui composaient ce sublime mariage. Le vin d'honneur avait le mérite de faire se délier les langues, et pour rien au monde, elle n'aurait voulu manquer cet instant propice à une explosion de scoop. De-ci de-là, elle pouvait entendre des remarques futiles concernant la robe extravagante d'une convive, les rumeurs d'alcoolisme concernant l'oncle d'untel, bref le genre d'allusion qui tournait en boucle dans tous les mariages du monde. Mais Mildred capta des critiques bien plus croustillantes, comme celle que les Lestrange voulait par ce mariage redorer l'image et la santé financière du blason familial, ou encore le fait que Leopold Marchebank et fidélité ne faisaient pas bon ménage. Mais dans un but purement opportuniste et calculateur, Mildred et Multiplettes n'apporterait aucun crédit à ses rumeurs extravagantes, car ce mariage devait vendre du rêve et de l'espoir à un Monde Magique qui en manquait cruellement depuis le Bloody Sunday...

Surtout que la cérémonie avait tout bonnement été superbe, Leopold et Rosaleen formant un couple princier. A l'échange des alliances, Mildred avait même retenue une larme d'émotion, certes factice mais une larme quand même. Faisant léviter son appareil photographique, la rédactrice de Multiplettes les avaient littéralement mitraillés, afin de pouvoir faire la première page de son journal, avec la photo du couple le plus glamour du moment. S'il ne faisait aucun doute pour elle que Leopold Marchebank s'imposerait par son charisme, Mildred Magpie fut absolument scotchée par le potentiel médiatique de la future première dame. Avec ses yeux de biches, il suffisait que Rosaleen Marchebank s'occupe d'une mission humanitaire, pour devenir la nouvelle coqueluche du Monde Magique. Pour façonner une image idyllique du couple ministériel, Mildred comprit très rapidement qu'elle devait obtenir rapidement l'exclusivité d'une entrevue. Si Leopold Marchebank, dans un but de soigner son image, semblait jusqu'alors vouloir éviter sa compagnie, alors elle se concentrerait sur sa jeune conquête!

Tel un aileron de requin fondant sur sa proie, Mildred Magpie traversa la foule des convives d'un pas assuré. Mais, elle perdit quelque peu de sa fière allure, alors que son regard se posa sur Margot Adamson, l'ancienne directrice de Poudlard. Cette dernière se trouvait dans le sillage qui la conduisait auprès de Rosaleen Marchebank, et il valait mieux l'éviter, tant la rédactrice de Multiplettes n'avait pas été tendre avec elle dans l'un de ses articles. Elle l'avait présentée tout de même présentée comme une défaitiste gavée d'anxiolytiques. Mildred fit mine de dompter une mèche rebelle, pour dissimuler son visage, puis elle bifurqua soudainement pour tomber nez-à-nez face au prétentieux William Scavo! Le journaliste de Gringotts Times était accompagnée d'une jeune fille, probablement sa progéniture. Même si elle le haïssait ouvertement, ce n'était ni le moment, ni le lieu pour provoquer un esclandre! C'est donc avec un sourire aussi mielleux que hypocrite qu'elle accueillit celui qui avait comparé Multiplettes, à un torchon indigne d'un caniveau. Mais que faisait-il ici? Cela ne plaisait définitivement pas à Mildred, qui luttait pour paraitre aimable.

"Monsieur Sca-vo! Mais quelle belle surprise de vous retrouver à ce mariage! Je ne pensais pas que Gringotts Times s'intéressait aux événements mondains. Mais dites-moi... C'est votre fille que je vois? N'est-elle point trop chou dans sa robe de princesse?"

Mildred Magpie braqua alors un regard exagérément admiratif sur la jeune poupée qui accompagnait son concurrent journalistique. Comment un aussi jolie brin de fille pouvait porter les gènes d'un père aussi pathétique? Puis sans même se soucier des distances, Mildred pinça amicalement la joue de celle-ci, faisant ainsi étalage de ses débordements tactiles.

"Vous voyez, je ne pensais pas pouvoir vous congratuler un jour, monsieur Scavo. Mais là, je dois reconnaitre que vous êtes capable parfois d'accomplir des prodiges... " Mildred arbora alors une expression faussement inquiète. "Je me suis laissée entendre dire que votre journal était au bord de la faillite, vous m'en voyez navrée... "

Mildred jetait un coup d'œil inquiet à sa exclusivité Rosaleen, qui semblait discuter avec une autre femme. Mais où était Jacob quand elle avait besoin de lui?


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Dave Marchebank

Si Leopold ne trouvait pas son fils, c’était bien parce que ce dernier ne voulait pas qu’on le trouve. Il s’était sciemment éloigné du lieu où se tenait le couple, autour duquel s’amassaient des invités venus les féliciter. Dave était plutôt bon au jeu des mondanités et de l’hypocrisie. Mais pas cette fois. La froideur se lisait dans son regard. Il n’avait aucune envie d’aller féliciter les mariés, et il ne ferait pas semblant.

Capricieux ? Oui, quelque part, mais qui était le plus capricieux entre lui et son père ? Quelle était cette idée saugrenue d’épouser une femme de trente-cinq ans sa cadette ? Quelles étaient ces façons de mettre son fils sur le fait accompli ? Il avait rencontré Rosaleen après leurs fiançailles, son père lui avait annoncé qu’elle serait sa future épouse, et voilà, rien de plus. A aucun moment, Dave n’avait eu son mot à dire. Puisque son avis ne comptait pas, eh bien, il resterait parfaitement silencieux et sans avis envers les mariés du jour. Pas de félicitations, pas de parole désapprobatrice non plus. Rien. Il serait Dave l’invisible.

Dave l’invisible était toutefois parfaitement voyant de ce qui se passait autour de lui. Il n’aimait pas l’ampleur ministérielle -et c’était le cas de le dire- que prenait ce mariage. Son père devait avoir en tête de se réconcilier avec le peuple en offrant une telle réception, ouverte à tous, et surtout à n’importe qui, jugeait Dave en promenant son regard peu avenant sur la salle. Des journalistes devaient se trouver aux quatre coins de la pièce. Il ne pouvait même pas laisser libre cours à sa colère, on ne savait jamais quelles oreilles traînaient près de soi, et nul doute qu’en tant que fils du marié, il était sous les feux des projecteurs lui aussi. Dave était peut-être furieux contre son père, mais il ne souhaitait pas porter préjudice à sa carrière de ministre qui débutait. Dans d’autres circonstances, il se serait bien plus réjoui de l’élection de Leopold. Pour le moment, Rosaleen Lestrange était comme le poison qui gâchait le goût de cette victoire.

Il ne comprenait même pas ce choix ! Qu’avait-elle pour elle, à part sa beauté et sa jeunesse ? Dave ne pensait pas son père si attaché aux apparences. Il avait fait l’effort mental de mettre Meredith Warlock hors de l’équation, de laisser de côté toute la subjectivité d’un fils méfiant envers celle qui allait si vite remplacer sa mère dans le coeur de son père. Mais même là, Rosaleen était à ses yeux un bien mauvais choix. Il n’aimait pas l’idée d’être lié à une famille déchue et de bien mauvaise réputation telle que les Lestrange-Rosier. Il y voyait même une erreur de calcul de la part de son père. Epouser une femme si jeune, avec un si lourd passif, allait forcément faire jaser, et qu’est-ce qu’ils en tireraient ? Rien, Dave ne voyait pas ce que Rosaleen pourrait leur offrir, elle ne possédait rien. Ils allaient la sortir de sa misère, et son père se collerait en retour une réputation d’un amateur de jeunes filles, voilà.

Las de répéter les mêmes pensées qui lui tournaient en boucle dans la tête dès que cette irritante blonde apparaissait dans son champ de vision, et surtout frustré de ne pas pouvoir laisser sa langue tout libérer, Dave errait à la recherche d’un visage connu, si possible sympathique, avec qui il pourrait se changer les idées. C’était dingue comme personne ne trouvait grâce à ses yeux, à cet instant, alors que les invités venaient par centaines. Heureusement, il finit par reconnaître le visage d’Adonis Greengrass dans la foule. L’associé de son père était un homme que Dave estimait. Un homme si jeune et déjà si bien placé au ministère ne pouvait qu’être un second modèle pour lui. Leur faible écart d’âge permettait toutefois d’avoir des relations détendues, pas forcément cérémonieuses.

« Bonsoir Adonis. »

Dave parvint à lui adresser un sourire sincère, malgré sa mauvaise humeur, en arrivant à sa hauteur. Il était à mille lieux de se douter qu’Adonis partageait la même désapprobation que lui de ce mariage. S’il l’avait su, Dave aurait peut-être sauté sur l’occasion pour cracher enfin tout ce qu’il avait à dire. Mais ce n’était pas le cas, et pour le moment, il pensait surtout à chasser le sujet des mariés de ses pensées. Précisément, Adonis lui offrait la diversion rêvée.

« Mon père m’a dit que vous alliez nous rejoindre à Poudlard cette année… Félicitations pour votre promotion. »

Il ne savait pas si le mot promotion était le mot exact, passer du Ministère à Poudlard pouvait autant s’avérer gratifiant que dépréciatif, tout dépendait des ambitions de la personne.

« C’est une autre paire de manches d’avoir de l’autorité sur des gamins, il y a quelques cas à Poudlard, je vous préviens, vous risquez de regretter votre poste au ministère » plaisanta t-il.

Il ne savait pas non plus qu’il n’était pas le seul à qui Leopold n’avait pas laissé le choix.
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Helen Harris, mondaine, mère d'Edmund Harris
Helen avait toujours adoré les mariages qui étaient à ses yeux la meilleure cérémonie frivole de l'année. De plus, cela la ramenait toujours à son propre mariage - assurément la cérémonie de l'année mille neuf-cent-quarante-trois - et elle se faisait toujours un grand plaisir de commenter chaque petit détail de la réception, de la robe de la mariée en passant par les ronds de serviette sans oublier les composition florales ou les boutons de manchettes des témoins. Mais en cette jolie soirée d'Août, Helen n'était pas d'humeur à discuter gaiement avec ses amies et elle se forçait à faire bonne figure, ses cernes dissimulés sous une bonne couche de poudre et un sourire factice au coin des lèvres, de ceux qu'on lui avait appris à arborer alors qu'elle n'était alors qu'une jeune fille.

Dans deux jours, cela ferait un mois qu'Edmund était parti. Déjà un mois... Le temps semblait filer à toute vitesse dans son malheur, la projetant dans l'avenir, comme si elle n'avait pas le droit de prendre un moment pour pleurer son dernier fils. Quatre enfants. Quatre beaux enfants plein de santé, trois fils, une fille. La première guerre du sang lui avait pris Alan et Peter, en même temps, brutalement. Oh, elle leur avait dit pourtant ! A prendre des risques, à se pavaner, à s'opposer aux Mangemorts, à le crier partout ! Ce n'était plus du courage, c'était de la bêtise. Ils avaient été assassinés. Elle pouvait passer pour une mère horrible, parce qu'elle l'avait senti venir. Mais ils avaient toujours été si butés qu'ils n'avaient rien voulu entendre de leur vieille mère, deux jeunes hommes dans la force de l'âge, persuadés que le monde leur était dû, qu'ils pourraient le conquérir facilement.

Il lui était resté deux enfants. Edmund et Elizabeth Mary, les plus raisonnables, les plus sages, les plus posés. A eux, il n'aurait jamais rien dû leur arriver, ils étaient bien trop sages, ils l'avaient toujours été. Toujours plongés dans leurs livres et dans leurs études, très éloignés de leurs frères et des aventures de ces derniers. Et pourtant... Les yeux d'Helen se posèrent sur sa fille, à quelques pas de là, entourée de ses enfants et de son mari, ainsi que de sa belle-fille. Il lui restait un enfant. Elle devait avoir vécu trop longtemps, personne n'était censé survivre à ses enfants, surtout pas elle. Elle poussa un soupir et sortit de ses pensées en entendant Isadora lui parler et ce fut comme sortir la tête de l'eau : le boucan produit par l'assemblée l'envahit de nouveau et elle s'efforça de faire bonne figure. Helen avait connu de nombreux deuils, dans sa longue vie, mais elle n'avait jamais laissé la mort prendre le pas sur elle. Elle avait Elizabeth, elle avait Daniel, elle avait ses petits-enfants, bientôt des arrières-petits-enfants... Même si elle l'avait souvent souhaité, la vie d'Helen ne s'était jamais arrêtée en même temps que celle de ses enfants.

- C'est vrai. Ma nièce, la mère de Cassandre, était pressée de quitter le pays, j'ignore pourquoi. Sans doute n'approuve-t-elle pas le programme de notre nouveau Ministre.

Helen releva la tête, posant ses yeux sur le nouveau marié.

- En même temps, qui l'approuve ?

A part les démunis, les marginaux et toutes les classes sociales peu recommandables. Helen soupira. Au moins, son Edmund n'aurait pas à subir cela, elle l'imaginait déjà s'emporter devant le journal, un air désapprobateur sur le visage.

- Cassandre va étudier une année à Salem, Edmund en avait parlé à ses anciens collègues avant de... La voix d'Helen se brisa et elle posa ses mains tremblantes sur ses genoux. C'est votre petite-fille que j'aperçois, en compagnie de ce jeune homme débraillé ? interrogea-t-elle d'une voix un peu chevrotante que d'usage.
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Maïlenna Sampthon - 15 ans, Poufsouffle

Maïlenna tentait tant bien que mal de cacher l'impression que lui faisait le manoir où se déroulait la réception. Elle évoluait dans les pièces depuis un moment, s'émerveillant de la richesse du lieu, et commençait à se pavaner avec des airs de propriétaire. Lorsqu'elle avait appris que la réception de mariage du Ministre serait ouverte à tous, elle avait hésité à venir. Mais elle était désormais ravie de son propre culot.

Il lui avait suffit d'appeler le Magicobus pour se rendre d'abord sur le chemin de Traverse. La robe de soirée T&T lui avait coûté particulièrement cher, elle était même largement au dessus de ses moyens. C'était toutes ses économies depuis trois ans. Elle avait choisi avec soin, songeant qu'elle la remettrait certainement pour des futures réceptions auxquelles elle comptait bien assister. Quant à la coiffure, elle avait pu se l'offrir grâce à l'argent qu'elle avait dérobé à Akuti.

Elle renifla en songeant à sa soeur aînée, qui portait le prénom d'une princesse mais représentait l'incarnation de la vulgarité. Dire qu'elle-même avait été baptisée Chandra! Enfant, elle avait trouvé la signification merveilleuse. La lune représentait alors l'inaccessible endroit où elle logeait tous ses rêves. Elle incarnait le malaise de Chandra dans ce monde qui ne lui convenait pas. Puis elle avait appris que ses pressentiments étaient justes: elle n'avait pas sa place chez de vulgaires moldus, elle était spéciale, destinée à de grandes choses. Depuis son entrée à l'école, elle avait détesté son prénom. La lune n'était qu'un astre fadasse qui disparaissait une fois par mois, n'était visible que dans l'obscurité, et qui, particulièrement chez les sorciers, était synonyme de malheur. Dès sa deuxième année, elle avait insisté pour qu'on l'appelle Maïlenna, et désormais seuls sa famille utilisait son nom d'origine. Maïlenna Sampthon, cela sonnait plutôt bien. Elle n'allait pas s'appeler Elisabeth, comme la moitié de l'aristocratie. Il n'y avait qu'une Maïlenna, et le tréma forçait les gens à insister sur son prénom, ce qui la ravissait. Cela donnait l'illusion très confortable que l'on faisait attention à elle.

Une fois qu'elle eu fait le tour du propriétaire, Maïlenna se mis en quête d'une personne à qui parler. Ses lectures lui enseignaient qu'il était inconcevable de rester seule dans un tel lieu, surtout pour une femme. Cela faisait de vous un arriviste mal intégré, et Maïlenna avait à coeur de s'intégrer. Elle repéra Swann Twilfit qui discutait avec Leopold Marchebank, mais n'osa pas s'approcher du Ministre lui-même. Depuis peu, la compagnie de Swann lui semblait inappropriée. Elle l'avait admirée lorsqu'elle n'était que la fille d'un inconnu qui utilisait son talent pour la mode pour se hisser parmi les grands de ce monde. Mais depuis, Swann avait trouvé (et perdu, mais cela ne changeait rien) un père, elle était devenue l'héritière d'une fortune importante. Quel besoin avait-elle de continuer à travailler, avec tous les partis d'Angleterre à ses pieds? Le travail usait prématurément les femmes, il suffisait de regarder sa propre mère. Swann avait séduit Jacob Dalhiatus, qu'attendait-elle pour laisser tomber son fardeau et chérir sa future progéniture? Non, Maïlenna ne comprenait pas.

Elle respectait bien plus Rosaleen Marchebank, qui avait accompli tout ce qu'elle rêvait de devenir un jour. Un beau mariage avec l'homme le plus puissant d'Angleterre. Certes vieux mais cela comptait-il vraiment, si l'amour était en jeu? Rosaleen continuait ses études, surement pour passer le temps en attendant de s'installer convenablement et de tomber enceinte. La jeune Poufsouffle n'osa cependant pas se diriger vers la première dame non plus.

En revanche, son regard fut attiré par Adonis Greengrass - fils de Galina Greengrass et d'Apollon Selwyn, cousin par alliance avec Andrew Warlock - nouveau sous directeur de l'école. Jeune et beau comme le dieu dont il portait le prénom. Il était en compagnie de Dave Marchebank - fils du Ministre et de Meredith Warlock. Deux personnes fort intéressantes à fréquenter. Dave était l'un des meilleurs partis du moment. Il ne semblait avoir personne en vue. Oh, Maïlenna avait bien remarqué le manège d'Emma Blackbonnes, mais cette cruche n'oserait jamais attirer l'attention de Dave. Elle, en revanche, pouvait tenter sa chance.

Maïlenna inspira un bon coup, rajusta nerveusement sa robe, redressa les épaules et arriva près des deux hommes en battant des cils.

"Bonsoir, Dave" dit-elle d'une petite voix aïgue. Il affichait une expression qu'elle ne parvint pas à déchiffrer. "Je voulais simplement féliciter ta famille pour la réception" Elle baissa la tête, candide, puis se tourna vers Adonis. "Monsieur Greengrass… Je veux dire, professeur! Félicitations pour votre nomination. J'ai hâte d'être dans l'un de vos cours, vous avez assurément beaucoup d'expériences avec les créatures magiques. Je suis sûre que nous apprendrons des choses pa-ssio-nnantes!"
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Adonis resta à peine quelques minutes près de Leopold. Il n'avait pas réellement envie de s'éterniser, juste le temps d'échanger quelques mots et il repartit comme il était venu tout en prenant bien soin de ne pas s'approcher de Rosaleen. Sa haine contre la jeune femme s'était un peu apaisée mais il n'était toujours pas prêt à lui reparler ni à lui pardonner tout de suite. Elle lui avait brisé le cœur et il n'allait pas s'en remettre d'un claquement de doigt. Le fait de la voir resplendissante dans sa robe de mariée était encore un coup de plus. Il ne pouvait s'empêcher de penser que ce devrait être lui à ses côtés. Que cette fête devrait être en son honneur. Il poussa un soupir, il fallait qu'il arrête de ressasser tout ça, il n'arrivait qu'à se faire encore plus de mal.

Il fut tiré de ses pensées par une voix qu'il ne reconnut pas au premiers abords. Un sourire se dessina néanmoins sur ses lèvres lorsque ses yeux s'arrêtèrent sur la tête bouclée de Dave. Il prenait tout juste conscience qu'il était resté seul dans son coin avec son verre de champagne. A croire qu'il voulait rester seul. C'était évidemment ce qu'il souhaitait mais les personnes autour ne devaient pas en avoir conscience. Il hocha la tête lorsque le jeune Marchebank le félicita pour sa nomination à Poudlard.

"Salut Dave. Comment vas-tu ?"

Il était loin de se douter que le jeune homme possédait la même rancoeur que lui à l'encontre de ce mariage. Il poussa un léger soupir à sa dernière remarque et laissa une légère grimace lui échapper alors qu'il posait ses lèvres sur son verre.

"Merci, il esquissa un léger sourire faussement amusé avant de poser son regard sur Dave. Je regrette déjà le ministère. Mais je ne vais pas me laisser faire par une bande d'adolescents pré-pubères."

Il laissa son regard parcourir l'assemblé avant de se rendre compte de sa remarque. Il se reprit légèrement avec un sourire pour montré qu'il ne s'en prenait pas à Dave directement. Il l'aimait bien ce gosse. Il le trouvait intelligent et il avait de l'ambition. Il n'oubliait cependant pas qui était son père.

"Evidemment, je ne parle pas de toi. Je compte d'ailleurs sur ton soutien à Poudlard."

Il esquissa un léger clin d'oeil à son attention alors qu'une jeune fille approchait dans leur direction. Adonis se redressa légèrement alors qu'elle saluait Dave, peut-être une amie à lui. Elle n'était pas désagréable à regarder. La voix un peu trop aiguë et elle ne semblait pas avare de compliments. Il esquissa un sourire poli alors qu'elle s'adressait à lui. Il se demanda un instant comment, elle pouvait savoir autant de choses alors que la nouvelle n'avait pas encore été annoncée publiquement.

"Et bien merci. Vous me direz à la rentrée si j'ai su rendre mon cours passionnant dans ce cas, Miss... ?"

Il vrilla son regard clair dans celui de la jeune fille avec un sourire. Il était peut-être déjà temps de se trouver des alliés dans cette école après tout. Il lui semblait qu'il lui serait difficile de se faire une place à Poudlard. D'autant plus qu'il était imposait par le Ministère. Il se rappelait parfaitement de Dolores Ombrage et il n'avait pas réellement envie de répéter les mêmes erreurs.


Adonis Greengrass
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William Scavo
44 ans, Journaliste économique au Gringotts Time


Le regard bleu ciel de William Scavo s'arrondit brusquement lorsqu'il se fixa sur la grande femme à l'air de prédatrice qui venait d'entrer dans son espace vital. Diantre ! Mildred Magpie, en chair et en os, se trouvait face à lui, son abominable sourire de hyène accroché à ses lèvres brillantes. Qu'avait-il fait pour mériter cela ? Bien sûr, William aurait dû se douter qu'elle serait présente. Une fouineuse opportuniste aux dents longues comme Mildred ne pouvait tout simplement pas rater une telle occasion d'entâcher la vie de quelqu'un d'aussi important que le nouveau ministre de la magie. Si ses souvenirs étaient bons, Mildred l'avait déjà fait par le passé, donc elle se rabattrait sans doute sur la jeune mariée, pourtant radieuse. Mais il faisait confiance à ce vautour pour dénicher quelque ragot suffisamment croustillant pour alimenter son torchon, avec Rosaleen Marchebank en première page. Sans doute n'hésiterait-elle pas à déterrer le passé sombre de sa famille ou bien à rappeler les nombreuses fiançailles de la jeune femme... Cette harpie ne méritait pas le nom de journaliste.

Seule une petite ridule le long de son front exprima son déplaisir de se voir ainsi alpaguer par une telle personne. William était un gentleman et il restait poli en toute occasion, même s'il considérait que Mildred ne méritait pas vraiment le respect qu'il lui accordait. C'était à cause de publications telles que Multiplettes que la presse perdait de son prestige. Pour un journaliste sérieux tel que William, Mildred Magpie était une honte pour l'ensemble de la profession.

"Miss Magpie, quel exquise surprise, en effet !", répondit-il en esquissant son petit sourire grinçant qui, pour une raison qui lui échappait, faisait toujours son petit effet sur les femmes frivoles. Ce que Mildred était assurément mais il n'était certainement pas son genre, et il savait que son animosité envers elle était réciproque. Sans doute se sentait-elle menacée par son intelligence, sa culture et sa plume supérieures, à moins qu'elle n'aime pas la franchise avec laquelle il s'exprimait lorsqu'on lui demandait son avis sur Multiplettes... Allez savoir.

William retint un claquement de langue agacé lorsque Mildred se mit à pouponner Aby, gagatisant devant sa fille. Bien sûr, qu'Aby était la septième merveille du monde, mais c'était SA merveille, et il n'aimait pas que les ongles manucurés et dégoûtants de Mildred touchent la joue de son adorable fille. Elle écrivait Multiplettes avec cette main, enfin, un peu de décence ! Le journaliste jeta un coup d'oeil à Abigail, curieux de savoir quelle opinion elle aurait de Mildred qui représentait le strass et les paillettes qui avaient toujours fait rêver sa fille. Un éclair de fierté passa au fond de son regard lorsque Aby se contenta d'un bonjour poli, observant avec une certaine méfiance cette femme qui, elle pouvait le sentir, déplaisait profondément à son père. William et sa fille avaient toujours été très proches et très complices, si bien qu'ils étaient bien souvent capables de se comprendre d'un regard.

"Abigail est prodigieuse, c'est certain, et croyez-le ou non, mais elle me ressemble plus qu'à sa mère", commenta-t-il avec un petit rire. Son épouse était d'ailleurs aux abonnés absents, ayant déclaré qu'elle avait mieux à faire que d'assister à une cérémonie ennuyeuse avec un tas de personnes qu'elle ne connaissait pas. Cette femme allait le rendre fou, c'était d'ailleurs déjà le cas depuis maintenant deux ans, car il n'y avait plus Aby à la maison et ils avaient de plus en plus de mal à mettre de l'eau dans leur vin... Leur fille ne se rendait compte de rien, bien évidemment, la tête encore pleine des images idylliques qu'elle avait de ses parents et du couple qu'ils formaient. La main de William vint se poser sur l'épaule d'Aby qu'il serra affectueusement, comme pour la protéger. Il ferait tout pour elle.

"Mon journal n'est absolument pas au bord de la faillite", répondit William à Mildred d'un ton ennuyé. "Encore une fois, vos informations sont erronées, vous m'en voyez navré... Mais vous devez commencer à avoir l'habitude. N'est-ce pas monsieur Marchebank, justement, à qui vous avez été obligée de verser des indemnités pour cette histoire ridicule de harcèlement ? Quel dommage, vraiment, mais il fallait oser s'attaquer à un homme de cette envergure avec de fausses accusations. J'imagine que vous n'êtes pas ravie de le voir succéder à monsieur Fiennes... Enfin, avec un peu de chance, il n'est pas rancunier."

Son sourire s'agrandit et il leva son verre jusqu'à ses lèvres pour savourer une gorgée de champagne. Cette rencontre fortuite n'était pas si terrible, finalement.
Swann TwilfitPersonnage décédéavatar
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Comme elle l’avait pressentit Swann ne resta pas longtemps seule auprès du nouveau Ministre puisqu’elle fut rapidement rejoint par Adonis Greengrass. S’ils avaient partagé un temps la même salle commune à Poudlard, Swann était bien trop jeune pour lui avoir parlé durant leur scolarité. Elle le connaissait comme étant un élève plus âgé particulièrement brillant, en couple avec une certaine Poufsouffle, Cornélia Parkes, si ses souvenirs étaient bons. Ils s’étaient recroisés sur le tard, lorsque Swann avait intégré, par l’intermédiaire d’Edmund, le cercle fermé des mondanités réservées aux familles de sang-purs.

Le visage de Swann s’assombrit légèrement au souvenir de son défunt père. Alors qu’elle l’avait cru tiré d’affaire après le Bloody Sunday, il avait été emporté quelques semaines plus tard des suites de ses blessures. Cela avait été un nouveau coup dur dans la vie personnelle de la jeune femme après ses interrogations au sujet de Jacob suite à leur violente dispute.  A vrai dire, elle n’aurait pas pensé que la mort d’Edmund puisse autant l’affecter. Ils avaient découvert leur lien de parenté seulement deux ans plus tôt, si bien qu’ils n’avaient pas vraiment entretenu une relation père/fille conventionnelle. Pourtant Swann avait appris à apprécier son géniteur. Parler de complicité entre eux aurait été mentir mais ils avaient réussi  à construire quelque chose. Un attachement basé sur le respect mutuel et c’est seulement lorsqu’il était parti que Swann s’était rendu compte qu’il y avait également une composante essentielle dans leur relation, la confiance.
Malgré ses nombreux défauts, Edmund était une personne auprès de qui elle aurait pu confier ses doutes au sujet de son futur mariage. Il n’aurait pas cherché à les divulguer ou à les instrumentaliser contre elle, elle en était certaine, alors qu’elle se méfiait nettement plus de « Mémé Harris » sur ce point. Avec elle, Swann savait qu’elle n’avait pas le droit à l’erreur. D’ailleurs sa grand-mère était non loin de là, occupée à cancaner avec « Mémé Flint ». Si elle n’allait pas les saluer immédiatement,  l’ex-préfète était persuadée qu’Helen allait en faire une montagne…

« Je vous prie de m’excuser. » souffla-t-elle auprès de Leopold qui était de toute manière déjà accaparé par d’autres convives.

Swann se fraya un chemin parmi la foule et tenta de refréner les battements de son cœur qui venait de s’accélérer. Elle n’avait jamais été particulièrement à l’aise en présence de la doyenne de la famille Harris mais ce malaise s’était amplifié depuis la mort d’Edmund. Helen venait de perdre son troisième fils et Swann se demandait sincèrement comment elle faisait pour ne pas sombrer dans la folie. Enterrer trois de ses enfants devait être une expérience tellement horrible que l’ex-préfète n’arrivait pas à trouver les mots pour apaiser la douleur que sa grand-mère devait ressentir. Elle aurait voulu la soutenir, sincèrement, mais Swann n’avait jamais été douée pour ses choses là alors elle s’était contenté des condoléances d’usage et s’était efforcée de ne pas craquer devant elle lors de l’enterrement… Au fond elle n’était même pas certaine qu’Helen ait besoin de soutien. De l’extérieur, cette femme était un roc mais il s’agissait peut-être une carapace qu’elle s’était forgée à force d’être malmené par la vie… Impossible de le savoir.

« Lady Harris, Lady Flint. »
lança-t-elle en saluant les deux femmes d’une discrète révérence, Je suis heureuse de vous revoir, comment vous portez-vous ? » demanda-t-elle en masquant parfaitement la gêne que cette entrevue lui inspirait.
Elle posa son regard bleu sur sa grand-mère et lui accorda toutefois un léger sourire.


Jacob DalhiatusDirecteur de Départementavatar
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Bien plus qu'un invité de prestige, Jacob avait de quoi éprouver une fierté toute légitime de se retrouver à ce mariage. En le choisissant comme témoin de son union avec Rosaleen, le nouveau ministre de la magie lui envoyait un message des plus clairs : Celui qu'il venait définitivement de faire son entrée dans le cercle des proches du nouveau ministre de la magie. Et cette preuve de soutien n'avait pas de prix, dans un monde ou les alliances se révélaient aussi fragile que les ailes d'un papillon piégé dans une bourrasque. Mais avant même les consentements échangés lors de ce  mariage, Leopold et Jacob avaient également formulés une promesse secrète; un pacte de non trahison et de loyauté absolu de l'un envers l'autre. Une charte invisible visant à protéger leur intérêt commun et le pouvoir qu'ils avaient glané de bien triste manière. Bien plus qu'un témoin, Jacob Dalhiatus s'imposait en sentinelle. Le gardien d'un terrible secret qui les avaient conduits dans les hautes sphères du pouvoir, mais qui pouvaient tout aussi bien les propulser entre les murs de la prison d'Azkaban. Si l'un excellait dans la lumière tandis que l'autre se complaisait dans l'ombre, le destin des deux hommes semblait irrévocablement lié.

C'est pourquoi Jacob se comportait en témoin modèle, lui, l'homme ténébreux qui détestait ce genre de cérémonie pompeuse qui débordait de superficialité et de formules toutes faites, du genre : "Ne trouvez-vous pas que la robe de la mariée est somptueuse "; "Maintenant c'est le temps des enfants... " ou encore " Ils forment un couple admirable! ". Derrière leur artifices et leurs beaux ensembles, les gens qui peuplaient ce fastueux mariage ne valaient pas mieux qu'une meute de charognards affamés. Jalousie, hypocrisie, faux-semblants, ce genre de cérémonie n'était pas un endroit pour un cœur tendre. Tout y était question de prestige et d'intérêt. Dans son cynisme absolu, Jacob était persuadé que l'exercice du pouvoir aurait suffit à rendre glamour même le plus hideux des trolls de ce maudit monde magique.  Alors pourquoi voulait-il se sacrifier à cet exercice avec Swann? La réponse tenait en deux choses : D'une part, il voyait en cela une manière de réparer un manquement du passé, et d'autre part il voulait s'assurer de la fidélité infaillible de le jeune gérante de Twilfit&Tattings.

Mais avant de se préoccuper de son propre mariage, Jacob se soucia en priorité de celui de son nouvel allié. En témoin attentif, il nota un détail dangereux, et le genre de grain de sable qui pouvait enrayer la belle mécanique de leur projet. A l'autre bout de la table, le brigadier de la police magique Damian Trudy, semblait prostré dans un chagrin infini, alors qu'il avait sans doute abusé de liqueurs et de vin des Elfes. Cet homme bien trop émotif au gout de Jacob, avait participé à sa manière au Bloody Sunday, en étant l'un des membres de la police magique corrompus qui avaient honteusement tiré sur la foule, afin de provoquer un mouvement de panique. Jacob s'était chargé lui-même de le soudoyer, et il pensait jusqu'à peu s'être offert un homme des plus loyaux. Mais voila que ces derniers temps, l'idiot se laissait emporter par un sentiment de culpabilité qui s'avérait aussi destructeur que dangereux. Jacob ressentit un léger picotement derrière la nuque, alors que des sanglots de Damian Brody commençaient à alerter l'attention de certains convives.

Instinctivement, Jacob Dalhiatus chercha alors à capter l'attention de Leopold. Ce dernier scrutait l'assemblée, et leurs regards finirent par se croiser. D'un geste du menton, l'ancien oubliator lui désigna l'origine du danger. Jacob Dalhiatus n'attendait qu'une consigne de son supérieur pour intervenir...


Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Dernière édition par Leopold Marchebank le Dim 28 Sep 2014 - 17:29, édité 1 fois
A la vue de la délicieuse fiancée de Jacob, Leopold esquissa un sourire charmeur. S’il y avait bien une personne pour rivaliser avec la mariée ce soir, c’était Swann Twilfit…

« L’homme de la soirée est délaissé au profit de son épouse et de sa robe somptueuse, que voulez-vous, je ne fais pas le poids face à tant de beauté… », répondit-il avec malice. « Je vous remercie, Swann, et je suis ravi que Jacob et vous soyez présents. Je vous souhaite de connaître le même bonheur, en espérant que de nombreuses Garden Party nous réunissent tous les quatre dans le futur ! »

Il s’apprêtait à glisser un compliment à Swann sur sa tenue lorsqu’ils furent rejoints par un couple qui fit soulever un sourcil étonné à Leopold. Il s’était à moitié attendu à ce qu’Adonis se dégonfle et ne vienne pas au mariage, ce dont il aurait eu du mal à lui tenir rigueur. Pourtant, et en dépit de la jubilation qu’il éprouvait en paradant avec Rosaleen sous le nez d’Adonis, il était heureux que le jeune homme soit présent ce soir. Une certaine rivalité s’était peut-être insinuée dans leur relation récemment, rivalité que Leopold ne faisait rien pour apaiser, mais il éprouvait malgré tout une étrange affection pour ce jeune pyromane qu’il avait pris sous son aile et qu’il avait en quelque sorte formé.

« Je vous remercie, monsieur Greengrass, c’est un plaisir de vous voir ici ce soir, et en si charmante compagnie… J’ai cru apercevoir miss Selwyn à votre bras un peu plus tôt. »

Leopold glissa un regard appréciateur à Adonis avant d’ajouter, sur le ton de la confidence :

« Je tenais à vous remercier, Adonis, pour continuer à m’accorder votre confiance. Vous ne le regretterez pas. »

Il se doutait que son cadet ne devait guère apprécier d’être relégué à Poudlard et ainsi tenu éloigné de la scène politique. Après tout, Leopold ne pouvait nier que cela avait été pour lui une façon, non seulement de placer un homme de confiance à un endroit très stratégique, mais également de rappeler au fougueux jeune homme que c’était lui qui avait le pouvoir et qu’il serait bien mal avisé de le défier. Cela dit, si cela pouvait passer pour une punition pour la cour qu’Adonis avait fait à Rosaleen, Leopold ne reléguait pas pour autant Adonis aux archives. Il comptait lui donner un véritable pouvoir à Poudlard en lui accordant la possibilité d’opérer de véritables réformes au sein de l’école, avec une grande latitude pour le faire. Il attendait néanmoins que la frénésie du mariage et son voyage de noces soient passés pour lui parler de tout cela… Devenir jeune ministre et jeune marié le même mois était un challenge qui lui faisait parfois regretter que les journées ne durent que vingt-quatre heures.

Swann puis Adonis prirent vite congé, laissant la place à d’autres convives souhaitant tous lui présenter ses félicitations. Tant de mondanités le lassèrent vite et il fut ravi de retrouver la compagnie de son meilleur ami, Gordon, avec qui il put enfin parler d’autre chose que de la cérémonie ou de la politique pour commenter les derniers transferts des joueurs de Quidditch. Le championnat allait bientôt reprendre et, pour un homme comme Gordon, c’était nettement plus important que le score du FREE aux élections. Leopold savait pertinemment que son meilleur ami n’avait pas voté pour lui mais cela ne l’empêchait pas de passer d’excellents moments en sa compagnie. Hélas, comme toutes les bonnes choses ont une fin, Leopold comprit rapidement qu’il n’était plus l’heure à la légèreté et à l’amusement. Son regard venait en effet de croiser celui de Jacob qui semblait le prévenir d’un danger en la personne d’un homme sur le point de s’effondrer dans son coin, alertant l’attention des autres convives…

Alarmé, Leopold délaissa rapidement son ancien témoin de mariage pour le nouveau, et traversa la salle en direction de Jacob. Affichant un large sourire destiné à masquer son inquiétude, Leopold gratifia son acolyte d’une accolade avant de glisser un regard discret vers Damian Trudy dont les sanglots devenaient de plus en plus bruyants.

« Jacob, mon cher témoin ! Quel plaisir de te voir ce soir à mes côtés. Des amitiés telles que la nôtre sont précieuses et c’est un véritable soulagement de savoir que je peux toujours compter sur toi en cas de problème… »

Son regard soucieux se planta dans celui de Jacob, l’exhortant silencieusement à faire quelque chose pour régler définitivement le cas de cet homme qui semblait décidé à entacher un mariage jusque-là parfait. Lui-même était bien trop surveillé ce soir pour faire quoi que ce soit… Heureusement, il avait l'homme de la situation à portée de main. Son regard trouva naturellement celui d'Ezequiel, qui s'était discrètement mêlé aux invités. Leopold resserra son noeud de cravate, signe convenu pour la soirée, afin d'indiquer à son garde rapproché qu'il avait besoin de ses services, puis désigna Jacob à son attention d'un signe de tête. A eux deux, ils sauraient régler ce petit incident...




Christoph Waltz, merci à Roy
Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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« Très bien » fut sa réponse évasive, quand Adonis lui demanda comment il allait. Il serait suspect que le fils du marié fasse une tête d’enterrement. Dave devait s’efforcer de contrôler son image, pour ce soir. Sans pousser l’hypocrisie jusqu’à se forcer à paraître heureux, il pouvait au moins se vêtir de son expression indéchiffrable, et rester poli et souriant quand on lui parlait.

Il préféra diriger la discussion sur Adonis plutôt que sur lui, c’était moins risqué. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas croisé l’associé de son père, il avait été surpris en apprenant sa mutation à Poudlard. Bien sûr, travailler dans cette école vous assurait un certain prestige dans la société sorcière, mais à sa place, Dave se serait senti comme si on lui avait coupé l’herbe sous le pied… Adonis avait été récemment promu sous-directeur de département, il avait encore tant de choses à réaliser au ministère, pourquoi son père lui avait ôté cette opportunité si vite ? La seule réponse qui venait à Dave était qu’il souhaitait placer quelqu’un de confiance à Poudlard, c’était compréhensible, mais il aurait pensé qu’Adonis refuserait le poste. Il essaya de déceler ce que l’homme pensait, derrière ses paroles, en observant discrètement ses gestes. Il crut voir une certaine crispation, il pouvait le comprendre. Professeur à Poudlard était peut-être un poste envié, mais pas pour Adonis Greengrass. Il avait toujours semblé à Dave qu’il avait des ambitions toutes autres que de s’occuper d’une ribambelle de gamins rebelles. Adonis lui avoua d’ailleurs qu’il regrettait le ministère. Il s’apprêtait à lui demander pourquoi il n’avait pas refusé, dans ce cas, mais il fut interrompu par une remarque qui le fit sourire.

« Ah, vous commencez déjà à faire du favoritisme pour le fils du ministre ? plaisanta t-il, avant de retrouver un certain sérieux. Il aurait lui aussi un certain mal à considérer Adonis comme les autres professeurs, sans doute ne le ferait-il pas d’ailleurs. Après tout, à quoi servait d’avoir des relations si l’on en tirait aucun profit ? Bien sûr, vous pouvez compter sur moi. »

Il aimait bien Adonis, il n’avait jamais songé à lui mettre des bâtons dans les roues, bien au contraire. Ce serait peut-être l’occasion de connaître davantage l’associé de son père, qu’il côtoyait depuis longtemps, et de qui il ignorait pourtant tant de choses.

Leur discussion fut interrompue par l’arrivée d’une jeune fille que Dave crut avoir déjà croisée à Poudlard, mais pour dire de qui il s’agissait précisément… Il en était incapable. Il hocha poliment la tête à ses félicitations. La bonne conduite voulait que Dave retienne un « T’es qui, toi ? » et trouve une manière plus subtile de lui faire révéler son identité, l’air de rien. Heureusement Adonis lui épargna une démonstration de jongleur, toujours délicate à faire quand une personne venait vous adresser la parole en ayant l’air de vous connaître, mais que ce n'était pas votre cas. Dave n’eut donc qu’à attendre qu’elle se présente, avant de faire comme s’il n’avait jamais ignoré le nom de cette fille. Sampthon ne lui disait rien, elle ne devait pas être affiliée à des Sang-Purs. Le mariage était après tout une réception ouverte. Il y avait peut-être d’autres de ses camarades de Poudlard dans le manoir, Dave n’avait pas vraiment fait attention. Avant de tomber sur Adonis, il ne recherchait pas vraiment la compagnie de qui que ce soit.

En toute honnêteté, il n’aimait pas beaucoup l’idée que n’importe qui -surtout des élèves de Poudlard- puisse assister au mariage. Certes, son père était dorénavant un personnage public, bien plus qu’avant, mais y avait-il besoin d’étaler à la face du monde ce qui aurait dû être une réception en famille ? La vérité était que Dave était agacé par cette cérémonie, qu’il aurait voulu qu’elle n’ait jamais lieu, surtout pas en si grande pompe. Qu’il y ait autant de curieux amassés pour un évènement dont il n’était même pas fier, encore moins heureux, ne l’agaçait que davantage. Malgré son grand sourire et ses compliments, Dave se sentait méfiant vis à vis de Maïlenna qu’il venait de classer dans la catégorie de ces curieux indésirables, d’autant plus qu’elle avait tout l’air d’être toute seule. Il n’en laissa rien paraître, s’afficha une mine polie et un sourire de convenance, même si son regard avait une légère lueur d’âpreté. Il ne cherchait pas forcément à la mettre en difficulté, surtout à savoir ce qui l’avait poussée à venir ici. Ce fut le moment où un serveur passa près d’eux avec un plateau chargé de coupes du breuvage que son père avait choisi comme vin d’honneur, et Dave nota que leur invitée n’avait pas de verre à la main. Il en profita pour lancer la conversation :

« Tu aimes le vin des Elfes, Maïlenna ? Il attendit sa réponse, le temps de faire signe au serveur pour qu’il leur propose des coupes. Je n’ai pas encore eu l’occasion de faire le tour de tous les invités, il y a sans doute d’autres de nos camarades, ici… Tu es venue avec quelqu’un ? »



Merci Vivi
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Maïlenna Sampthon

"Sampthon. Maïlenna Chandra Sampthon."

Elle passa rapidement sur son second prénom. Elle n'aimait pas l'annoncer, mais après avoir réussi à s'introduire en une phrase auprès du sous directeur, il serait dommage que cet effort s'avère vaint à la rentrée des classes lorsqu'il ne trouverait pas son prénom d'emprunt sur la liste des élèves! Son ascension sociale passait par son carnet d'adresse, et elle espérait bien ajouter les deux noms de ses interlocuteurs dans son répertoire. Ce qui semblait bien parti: elle avait du faire bonne impression puisque Dave - le fils du ministre! - lui proposa un verre de Vin des Elfes. Du vin des Elfes! Elle sentit l'appréhension lui nouer la poitrine. Elle connaissait le prix de ce breuvage et n'espérait pas en goûter avant des années. Par ailleurs, elle n'avait que quinze ans. Cela se faisait-il de boire de l'alcool malgré tout? Oh, chez ses moldus, ce n'était pas un problème, mais elle se trouvait là dans un univers bien plus distingué… Maïlenna ne résista pas à l'envie. Après tout, il aurait été malpoli de refuser!

"J'en prendrais volontiers" accepta-t-elle gracieusement.

Elle pris la coupe qu'on lui tendit, tentant de contrôler le tremblement de ses mains. Elle tenait délicatement le verre, mais à deux mains, et le porta lentement à sa bouche. Une petite lampée de liquide s'introduisit dans sa gorge et la jeune fille fit tous les efforts du monde pour contenir sa grimace. C'était ça, qui était si cher? Ce liquide âpre? Enfin, elle se souvenait de ce que disait Kimberley: c'était à force d'en consommer qu'on appréciait. Et Kimberley en consommait beaucoup. Aussi la Poufsouffle avala-t-elle poliment sa boisson et reporta son attention sur Dave, qui lui posa une question facile.

"C'est Emma qui m'a proposé de venir. Emma Blackbonnes… Tu la connais?"

Bien sûr, qu'il la connaissait! Maïlenna avait assisté à leur baiser durant la soirée de fin d'année. Baiser qui s'était mal soldé, certes, mais cela ne comptait pas. Le fait était: Emma et Dave se connaissaient, et il ne pouvait le nier. D'ailleurs, elle avait trouvé cette soirée d'un ennui mortel. Tous ces gentils anglais bien propres sur eux, qui se persuadaient que LA soirée de fin d'année était le lieu de tous les vices, qui se vantaient de boire de la Bierraubeurre et de fumer de la Mandragore… Elle les aurait volontiers invité aux "soirées" qui se déroulaient en bas de son immeuble. C'était l'antre de la luxure même. Akuti, ses copines prostituées, ses copains dealers, un paquet d'argent sale et des motos qui couvraient le bruit des disputes. Bon, d'accord: toutes les filles vêtues à la Kelsey Lorgan ne vendaient pas leurs corps, et les garçons étaient sans doute plus consommateurs que caïd. Mais consommateurs réguliers, et ça changeait tout.

A vrai dire, Emma n'avait pas vraiment invité Maïlenna. Voir pas du tout. Les deux filles se connaissaient vaguement car Maïlenna avait plusieurs fois abordé Emma dans les couloirs sous divers prétextes. Connaître une Préfète Sang-Pur était un atout non négligeable, et Emma, après ses mésaventures avec Ana Sorden, était sans doute en recherche d'amis. Maïlenna y avait vu une occasion rêvée. D'autant plus qu'elle ne mentait pas vraiment: Emma et elle avaient évoqué le mariage ensemble. Elle ne se rappellerai sûrement plus du contenu précis de la conversation, et Maïlenna avait besoin de paraître invitée. Même si la réception était libre, cela faisait mauvais genre de venir par soi-même.
Jacob DalhiatusDirecteur de Départementavatar
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Tout en surveillant du coin de l'œil le problème Damian Trudy qui paraissait ne plus contrôler ses épanchements alcooliques, Jacob fut soulagé de voir le marié fendre la foule dans sa direction. Son signal d'alerte avait fonctionné, et les deux hommes devaient se montrer discrets pour ne point éveiller les soupçons des autres invités. Derrière son sourire éclatant de façade, Leopold savait dissimuler à la perfection ses pensées les plus secrètes. Jacob, quant à lui, savait rester de marbre, ne laissant son visage s'imprégner d'aucune forme d'émotion. Quand le ministre de la magie fut à sa hauteur, Jacob saisit immédiatement le message qui se dissimulait derrière les éloges de leur amitié.

"Mon cher Leopold, tu devrai savoir que vivre sans amis, c'est comme mourir sans témoin. C'est un honneur dont j'espère m'acquitter à la perfection, même si tu sembles particulièrement bien entouré aujourd'hui... " Jacob conserva un sourire figé, son regard déviant légèrement sur un homme de main de Leopold qui les surveillaient à quelques encablures. Puis dans une dernière accolade, Jacob lui murmura doucement à l'oreille. "Pour qui dispose d'un bon marteau, les problèmes ne sont que des clous... "

Parfois Jacob se demandait s'il n'avait pas davantage de complicité avec son ami Leopold, que lors de ses échanges avec sa fiancée Swann. Toutes en usant de métaphore, il venait de faire comprendre à son Ministre que pour solutionner le problème Trudy, il avait besoin de l'aide d'un de ses hommes de main. Jacob Dalhiatus ne souhaitait pas intervenir directement et provoquer l'esclandre. Une fois le message délivré par Leopold à son garde personnel; Jacob fit mine de se servir une coupe de vin des Elfes, de manière afin de s'approcher de celui-ci. Jacob avait croisé cette baguette d'élite en quelques occasions, et son Ministre ne tarissait pas d'éloges à son sujet. Sans même lui jeter, un regard Jacob s'adressa à lui sur un ton badin.

"Alors monsieur White... Comment se passe cette intronisation dans l'arène du pouvoir? J'imagine que vous préfériez vous retrouver dans un panier de crabes. Un peu comme votre ami la-bas, comment s'appelle-t-il déjà? " D'un geste du menton, Jacob désigna le confrère aviné de Ezequiel White. " Cela n'a que peu d'importance, demain tout le monde aura oublier son nom. C'est malheureux, mais je pensais que vous teniez mieux l'alcool dans la police. A moins que ce ne soit une vertu exclusivement réservée à la classe politique... "

Jacob se retourna vers l'homme de main Leopold, en veillant à ce que aucune oreille indiscrète ne puisse intercepter ses propos.

"Vous voudriez faire de la politique, monsieur White? Si c'est le cas, je ne vous donnerai qu'un seul conseil. Celui que la politique ne consiste pas à faire taire les problèmes, mais plutôt à faire taire ceux qui les posent. Si vous voyez où je veux en venir, je pense que nous n'avons plus rien d'autre à nous dire. Au plaisir de vous revoir monsieur White! "

Jacob posa son verre, et s'en alla rejoindre sa future épouse qui était encerclée par cette vieille peau de momie Harris, et d'une autre grand-mère inconnue. Si Jacob ne connaissait pas la seconde, il n'aimait carrément pas le première, bien trop mégère à son gout. Nul doute, que les discussion devaient consister à détruire tous ce qui ne datait pas du siècle dernier. Jacob tenta de délivrer sa future épouse.  

"Et bien ma beauté! Te voila en charmante compagnie! Comment allez-vous mesdames? Ce mariage n'est-il point admirable? Je suis désolé mais je crains devoir vous dérober Miss Twilfit, une simple broutille à régler... "

Les deux amoureux s'esquivèrent alors incognito en direction des jardins...


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Hors jeu:
 


Ezequiel White, Baguette d’Élite préposé à la surveillance rapprochée du Ministre


Contrairement aux autres invités du cocktail, Ezequiel n’était pas particulièrement détendu. Il n’avait ni gouté aux petits fours, ni au vin des elfes. Il faut dire qu’on ne pouvait pas le qualifier, à proprement parler, de « convives» même s’il faisait très certainement partie des rares personnes qui connaissaient Léopold assez intimement –du moins, autant que l’on pouvait connaitre un politique.

S’il était là aujourd’hui, c’était uniquement pour remplir sa mission de garde du corps.
Ezequiel observait l’assistance d’un œil attentif. Il scrutait scrupuleusement chaque personne qui s’approchait un tant soit peu du ministre, guettant le comportement de tous ceux qui venaient le saluer. Toute la population sorcière d’Angleterre semblait avoir été invitée, ce qui rendait la surveillance rapprochée de Leopold encore plus difficile. D’autant plus que le ministre avait insisté sur deux points. Sa garde rapprochée devait être la plus discrète possible, quant à lui, il devait rester accessible pour tout le monde. Chaque invité de son mariage devait avoir l’opportunité de lui serrer la main, de le féliciter ou de l’embrasser s’il le souhaitait.

Ce n’était pas une mince affaire pour la petite équipe chargée de le protéger même si ses gardes du corps étaient habitués aux exigences du bonhomme qui ne reculait devant rien pour faire grimper sa cote de popularité.

Tout se déroulait relativement bien, du moins, jusqu’à ce que Dalhiatus, le n°2 du nouveau gouvernement n’attire l’attention de Leopold sur un invité un peu trop bavard… Damian Trudy. Le policier retint un soupir lorsque son regard acéré se posa sur son collègue. Il le savait. Il avait prévenu Alan : Trudy était trop faible, il était du genre à vous claquer dans les doigts pile au mauvais moment. Instinctivement, Ezequiel se rapprocha de son patron et scruta la foule autour de lui tout en écoutant les propos que Leopold destinait à Jacob. Lorsque ce dernier prit congé, le policier croisa brièvement le regard du ministre qui lui indiqua de rejoindre fissa le directeur de département. Le policier ne quitta son poste que lorsqu’un autre agent des Baguettes d’élite vint le remplacer puis il rejoignit Dalhiatus qui ne faisait vraiment pas parti des hommes qu’il appréciait. Jacob éprouvait un malin plaisir à faire de longues phrases alambiquées quand trois mots suffisaient pour se faire comprendre: « Faites. Taire.Trudy. » C’était simple pourtant non ?

Quoiqu’il en soit, Ezequiel ne s’abaissa même pas à répondre aux petites piques du politique tant il était déjà tourné vers l’organisation de cette nouvelle mission. Il ne s’agissait pas de bruler les étapes en agissant trop vite, aussi, au lieu de rejoindre directement Damian Trudy, il prit la direction des toilettes. Personne ne remarqua l’homme d’une quarantaine d’années qui y pénétra et personne non plus ne vit ressortir un vieillard à la place. Le métamorphomage s’était parfaitement grimé et même son costume avait changé d’aspect. Il traversa la salle de réception d’un pas lent (que lui imposait son soi-disant grand âge) et il se posta face à Trudy qui cuvait son vin en reniflant.


-Damian ?
Trudy releva ses yeux larmoyants et fronça les sourcils.
-Qui êtes-vous ?


- Enfin, c’est moi, Arthur. Vous ne vous souvenez pas de moi ?

Ezequiel afficha une mine soucieuse avant d’observer les convives qui s’étaient massés autour de l’invité éploré. Il leur accorda un sourire empreint de tristesse –comme si ce pauvre Damian n’en était pas à sa première perte de repère- puis il reporta son attention sur son collègue.

-Venez mon ami. Nous allons prendre l’air quelques minutes, je suis sûr que cela vous fera le plus grand bien.

Bienveillant, il lui attrapa doucement le coude pour l’inviter à se lever.

-Arthur ? Mais Je… je .. je n’connais pas d’Arthur, de toute manière vous n’pouvez pas m’comprendre…Personne ne peut m’comprendre… j’ai fait des choses… Des choses horribles… Reprit Trudy en passant une main crispée sur son visage.

-Allons Damian, souffla Ezequiel d’une voix calme et posée qui contrastait avec son bouillonnement intérieur. Cette saloperie de Trudy n’allait pas vendre la mèche, il en faisait le serment,  Je sais par quoi vous êtes passé…Je sais tout ça… Venez… Venez avec moi.»

De l’extérieur, il s’agissait d’un gentil grand père qui voulait éviter que son ami se ridiculise devant tout un parterre d’invités. Une femme accorda même un sourire reconnaissant à Ezequiel /Arthur tandis qu’il accompagnait ce pauvre bougre alcoolique dehors. Les deux hommes traversèrent la pièce cahin-caha et rejoignirent lentement les jardins sous les plaintes de Damian.

« Plus jamais… Pourquoi j’ai fait ça ?...Pourquoi ? »
souffla ce dernier en s’asseyant sous une tonnelle.

Trudy était une véritable loque. C’était triste à dire mais il ne tiendrait pas longtemps. Il finirait par craquer et tous les entrainer dans sa chute. Ezequiel ne pouvait pas prendre de risques, aussi, il s’assura qu’il s étaient parfaitement seuls avant de reprendre son physique  d’origine.
« White ?...Mais…mais c’est toi ? »

Ezequiel resta quelques secondes silencieux avant de s’accroupir devant l’homme pour se mettre à sa hauteur.

« Moi aussi ça me le fait. »


Nouveau silence.

« Je me demande pourquoi j’ai accepté de tirer sur des innocents, juste pour du fric. »

Ezequiel scruta Trudy, ses yeux gonflés, ses joues humides. Il avait presque pitié. Presque.

« On vaut mieux que ça, toi et moi, n’est-ce pas ? »


Le silence entre les deux hommes fut seulement  rompu par le chant d’un vivet doré au loin, et par la musique du mariage, qui filtrait en sourdine à travers les arbres. Damian renifla plusieurs fois, sans quitter des yeux Ezequiel, et se décida finalement à prendre la parole:

« White ? »
« Hum ? »
« … Pourquoi tu… Pourquoi t’avais pas ton apparence pour venir me chercher ?»

Ezequiel soupira et regarda quelques secondes le parterre de rose un peu plus loin. Il reporta alors son attention sur Trudy et esquissa un sourire avant de répondre :

« Damian. Tu le sais déjà. »

Le plop caractéristique d’un transplanage d’escorte retentit alors, laissant le banc totalement vide.

*Fin pour Ezezquiel*
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Isadora Flint approuva les paroles d’Helen d’un hochement de tête significatif, en posant son regard sur le nouveau ministre qui se mariait aujourd’hui. Comme à son habitude, elle avait voté SPAM, le seul programme qui se rapprochait de ses opinions politiques. Selon elle, le monde sorcier devait être conservé comme il était, et non complètement bouleversé par des réformes aussi inutiles qu’incapables d’aboutir à un véritable avancement. La société telle qu’elle l’était avant l’élection de Fiennes était acceptable aux yeux de Mrs Flint. Mais après le passage de ce ministre qui ne réfléchissait pas plus que son petit-fils de treize ans, elle avait espéré que son successeur serait apte à rétablir l’ordre. Aussi, elle avait donné sa voix au SPAM avec plaisir – le jeune Andrew Warlock n’était pas son père, mais n’était pas si mal non plus – et elle avait méprisé le FREE, ce nouveau parti moderne, qui privilégiait le droit des créatures magiques avant tout. Et, si elle n’avait pas été surprise de voir un tel parti apparaître – et encore moins que son leader soit Leopold Marchebank – elle était tombée des nues lorsqu’il avait été élu. Certaines personnes avaient donc voté pour lui, en toute conscience. Les gens étaient fous.

« Son mandat se déroulera comme celui d’Alan Fiennes. » prédit-elle. « Beaucoup d’admiration au début pour ses idées novatrices, avant de sombrer dans le chaos et d’être détesté par le peuple. Les nouveaux partis finiront tous ainsi. »

La vieille femme finit par détourner les yeux du nouveau ministre, et contempla la foule. Si elle n’aimait pas Leopold Marchebank, elle devait avouer que sa nouvelle femme, la petite Lestrange, avait beaucoup de goût. La somme qui lui avait été donnée pour ce mariage avait sûrement joué dans la réalisation, mais ce serait mentir de dire que la réception n’était pas somptueuse. Sans doute Rosaleen devait être étonnée d’être au centre de l’attention dans un tel évènement, après avoir vécu des années dans la misère des Lestrange, songea Isadora, avant de reporter son attention sur Helen.

La voix chevrotante de son amie lui noua la gorge, sans qu’elle n’en dise mot. La mort d’Edmund Harris avait été une blessure en plus pour Helen, qui avait perdu ses trois garçons. Toutefois, la vielle femme préféra ne pas s’appesantir sur le sujet – cela ne se faisait pas, d’évoquer de telle chose en public.

« Je suis persuadée que Cassandre s’épanouira parfaitement à Salem, c’est une école très prestigieuse. » commenta-t-elle, avant d’observer sa petite-fille, lorsque Helen la mentionna. « Oui, c’est elle. Je n’ai jamais rencontré ce jeune homme, mais je compte bien demander à Juliet de nous présenter. » lâcha-t-elle en haussant légèrement les sourcils. « Je suis curieuse de voir quel genre d’individu il est… Au moins, c’est un sorcier, il ne sera pas pire que le premier mari de ma fille. » finit-elle en soupirant légèrement. Elle ne savait pas ce qu’elle avait fait avec Adriana, mais les choses avaient complètement dégénéré. Heureusement qu’il restait encore ses trois autres enfants pour relever le niveau – du moins, l’espérait-elle… « Votre petite-fille a l’air de se porter à merveille. » commenta-t-elle ensuite en observant la jeune femme qui évoluait dans la réception comme si elle était dans son élément. « Comment trouvez-vous son fiancé ? Le mariage est prévu pour quand ? »
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Il est vrai qu'au cours de sa longue vie, Helen Harris avait vu les Ministres défiler et aucun n'était jamais vraiment resté. Elle avait connu les deux guerres - et ses enfants aussi, paix à leurs âmes - et si les gouvernements d'avant ces tragiques évènements avaient eut une certaine stabilité, ceux post-guerres semblaient se défaire les uns après les autres, les partis politiques étant malmenés par l'opinion publique. Le FREE connaîtrait cela ceux, comme l'affirmait très justement Isadora. Leopold Marchebank se pensait supérieur à eux, les autres grandes familles, mais il devait ce qu'il était à sa famille et à son éducation, justement. Ses pauvres parents se retourneraient sûrement dans la tombe s'ils voyaient les projets politiques de leur fils, Helen en était persuadée. Il n'y avait plus qu'à espérer que sa jeune épouse influe un peu sur eux mais elle ne comptait pas sur ce fait : la petite Lestrange avait toujours été effacée.

- Cassandre pourrait s'épanouir n'importe où, j'en suis persuadée, affirma Helen avec fierté. C'est une Bones après tout et nous avons toujours su composer avec ce que le monde nous offrait.

Elle-même n'avait-elle pas réussi à épouser le meilleur parti de sa génération alors que personne ne s'y attendait ? Elle avait toujours su obtenir ce qu'elle voulait dans la vie et sa petite Cassandre tenait d'elle sur ce point. Sa petite-fille saurait assurément se faire sa place dans le monde et ceci sans l'aide de personne. Quant à son autre petite-fille, que venait de mentionner Isadora, Helen devait reconnaître qu'elle faisait sa fierté. Elle avait eu des doutes au début - la vendeuse de chez T&T quand même ! - mais Swann semblait avoir évolué dans ce monde toute sa vie. Les gênes Harris, assurément. Depuis la mort d'Edmund, elle n'en n'était que plus attachée à cette dernière, trouvant auprès de sa petite-fille un peu de son fils, même s'il ne l'avait pas élevée. Elle s'apprêtait à répondre à la question de son amie lorsque Swann s'approcha justement tandis que Helen lui adressait un sourire étonnamment accueillant.

- Je m'efforce d'aller au mieux avec les épreuves que nous donne la vie, répondit-elle en s'efforçant de ne laisser aucune trace de chagrin transparaître sur son visage. Et vous, mon enfant ? Je sais que nous ne nous voyons pas très souvent, mais cela me ferait très plaisir que vous passiez nous voir au manoir.  

Daniel et elle y passaient encore plus de temps que d'habitude, tout comme Elizabeth-Ann qui vivait très mal la mort de son frère, de qui elle était très proche. La jeune Maisie McMillan était également beaucoup là, se reposant en raison d'un début de grossesse qui ravissait néanmoins toute la famille. Helen avait appris cette leçon depuis longtemps : malgré les décès, la vie continuait et il fallait faire avec. Malheureusement, elle n'eut pas le temps d'approfondir cet entretien avec sa petite-fille puisque Jacob Dalhiatus vint la lui ravir.

- Monsieur Dalhiatus, le salua Helen d'un ton pincé. Je vous remercie de vos sincères condoléances, lança-t-elle d'un ton affable même si ses yeux posaient sur le Directeur de Département un regard tranchant. Elle n'avait pas croisé ce dernier depuis la mort d'Edmund - qui aurait dû être son beau-père - et ne pardonnait pas l'outrage qu'il venait de lui faire en bafouant la plus simple des politesses et en ne mentionnant même pas la mort de son fils.

Elle l'observa s'éloigner d'un air carnassier avant de reprendre ses esprits en entendant la voix d'Isadora.

- Un parvenu, lança-t-elle en se redressant. J'ignore ce que Swann lui trouve : ce n'est même pas l'attrait de l'argent, l'héritage de son père est trop important. Vous me connaissez Isadora, souffla Helen en se penchant vers son amie, ce n'est pas mon genre de faire du mauvais esprit, mais j'espère que ces fiançailles n'iront pas jusqu'au mariage. Si Merlin m'entend...
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La conversation des deux vieilles femmes fut interrompue par l’arrivée de Swann Twilfit, qu’Isadora accueillit avec un sourire aimable. Cette petite était délicieuse, songea-t-elle en laissant Helen parler. Et quelle histoire avait-elle ! Découvrir qu’Edmund Harris était son père, puis intégrer la Haute Société avec une telle facilité, cela n’était décidément pas donné à tout le monde – loin de là ! Mais la jeune Swann s’était débrouillée à merveille, et semblait avoir intégré l’étiquette si particulière de cette sphère. Helen devait s’en réjouir, songea Isadora en l’observant. Ah, si seulement ses propres petits-enfants pouvaient prendre exemple sur cette jeune femme ! Entre Juliet qui avait décidé d’épouser le premier homme venu, et Marcus qui, lui, refusait de leur présenter sa compagne, Isadora commençait à craindre pour la pureté du sang de la lignée Flint.

Alors que la vieille femme s’apprêtait à questionner Swann sur son entreprise, son fiancé la rejoignit. Dardant un regard méprisant sur cet homme, Isadora le salua toutefois poliment. Elle observa le couple s’éloigner, secouant légèrement la tête. Jacob Dalhiatus représentait exactement ce qu’elle n’aimait pas dans cette « nouvelle société sorcière ». Descendant d’une famille qui s’était enrichie, il était incapable de respecter l’étiquette, de parler poliment à ses ainées, et de faire preuve de bonnes manières. Appeler miss Twilfit « beauté » avait suffit pour crisper Isadora.

« Je vous comprends parfaitement, Helen. Cet homme n’a aucune manière, et semble se comporter comme un adolescent refusant de grandir. Il est tout de même aberrant que l’on confit à des personnes comme lui un service entier du ministère ! » déclara Isadora en prenant une gorgée de Vin de Elfes. « Et connaissant l’indépendance de votre petite-fille par rapport à son travail, il m’étonnerait fort que ce soit le pouvoir de Dalhiatus qui motive ce mariage ! Autant je peux parfaitement voir les raisons de ce mariage entre la jeune Lestrange et Leopold Marchebank, autant il est vrai que les fiançailles de miss Twilift et monsieur Dalhiatus me laissent perplexe. »

Malheureusement, le jeune couple semblait très soudé.

« Je prie pour que Merlin vous entende, mon amie. » affirma la vieille femme. « Et je prie également pour qu’il nous protège de ce nouveau Ministre… L’avenir de la Haute Société me semble bien compromis… » murmura-t-elle. « D’ailleurs, avez-vous eu des nouvelles des Nimbus de Pompadour ? Depuis le scandale, je n’entends que très peu parler de Clarissa ! »

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