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 Rest upon my shoulder [Juliana et Alicia]

Alicia L. JonesMédicomageavatar
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25 août 2008

Alicia quitta l’hôpital d’un pas vif en maugréant contre ses stupides internes qui l’avaient appelé pendant son jour de congé parce qu’ils n’avaient pas été capables de surveiller correctement une patiente durant la nuit, et qu’ils avaient complètement paniqué lorsqu’elle avait été prise de spasmes. Elle avait dû mal à croire qu’elle avait été eux quelques années auparavant. Enfin, l’erreur était humaine, songea Alicia en transplanant à Bristol. Et elle avait suffisamment hurlé sur ses internes l’heure précédente pour qu’ils ne refassent pas deux fois la même erreur – à savoir, faire ingérer le mauvais antidote à une patiente, combinant ainsi son empoisonnement et une hémorragie interne. Alicia avait donc passé une bonne partie de la matinée – voire de la nuit – à l’hôpital, mais était repartie à temps pour ne pas manquer son rendez-vous avec Juliana. Avant cela, elle avait enfilé un short et t-shirt, et avait menacé ses internes pour qu’ils évitent de refaire la moindre bêtise dans le même genre. Vu leurs têtes, ils devaient avoir compris.

Alicia était donc en chemin pour l’appartement de Juliana, sifflotant joyeusement. Depuis l’épisode du Bloody Sunday, elle partageait ses journées entre sa petite-amie et l’hôpital. Elle s’inquiétait toujours pour la jeune femme, et rechignait à la laisser seule. Elle avait prit un jour de congé aujourd’hui, et avait demandé à Juliana de lui réserver sa journée également. Elle comptait bien la faire changer un peu d’air ! Après tout, ça ne pourrait pas lui faire du mal, de briser un peu la routine qui s’installait depuis la mort de son père… Oui, vraiment. Faire une petite pause, prendre un petit moment rien que pour elles deux, Alicia se réjouissant d’avance de cette idée. Elle essaierait de bannir tous les sujets de conversations qui attristaient la jeune et allait tout faire pour lui rendre son sourire merveilleux.

Remontant la promenade des marins, Alicia s’arrêta devant l’immeuble de Juliana et monta les escaliers pour rejoindre son appartement. Elle toqua quelques coups à la porte et offrit un sourire à la jeune femme lorsqu’elle lui ouvrit la porte.

« Hey ! » souffla-t-elle en s’avançant vers Juliana pour entourer sa taille de ses bras et capturer ses lèvres.

Elle se détacha un peu de l’étreinte sans quitter la jeune femme des yeux. « Comment tu vas ? » s’enquit-elle en lui caressant doucement la joue.

Elle avait tout de même besoin de savoir comment sa petite-amie tenait le coup. Si Alicia s’était fait renier par sa famille, elle n’avait jamais perdu quelqu’un de proche, et ne pouvait pas savoir ce qu’on pouvait ressentir dans ces moments là. Cependant, elle avait bien vu sur Juliana les ravages qu’avait fait la mort de son père.

« Tu es prête ? » lança-t-elle ensuite. « Tu vas adorer l’endroit où on va… » lança Alicia avec un sourire mystérieux.

Elle l’espérait du moins, songea la jeune femme, qui elle, était ravie de cette expédition.



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Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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Juliana essuya ses larmes du revers de la main et se força à repousser les couvertures. S'extirper du lit un jour de congé n'avait jamais été un problème pour elle auparavant, mais tout avait changé depuis la mort de son père. A vrai dire, dès qu'elle ne travaillait pas, elle avait du mal à faire autre chose que penser à son père. Il lui manquait affreusement et elle commençait à réaliser que le temps passait sans lui, que la vie se poursuivait immanquablement. Que sa vie se poursuivait. Cela paraissait...irréel. Heureusement, du fait de sa nature sociable et enjouée, Juliana avait tout un entourage pour la supporter. Il y avait les McNeil, bien sûr, mais Juliana avait quelque peu pris ses distances avec sa famille depuis l'accident, ne supportant pas l'ambiance endeuillée qui s'instaurait fatalement lors de leurs rencontres. Ce dont elle avait besoin, c'était d'amis qui lui occupaient les idées efficacement, soit en la divertissant - Juliana avait rarement passé autant de temps à errer dans les bars en plus ou moins bonne compagnie - soit en la concentrant sur ce qui était important, désormais.

La vengeance... Cette idée l'obsédait et lui permettait de continuer à vivre. La colère, la rage qui l'habitaient chaque fois que les souvenirs terrifiants du Bloody Sunday lui revenaient en tête s'amplifiaient de jour en jour. Ainsi grandissait en elle une part de noirceur qu'elle n'avait jamais tout à fait soupçonné. D'un naturel optimiste et volontaire, Juliana avait toujours su se concentrer sur les aspects positifs de sa vie pour aller de l'avant, mais la mort de son père l'avait bouleversé si profondément qu'elle ne parvenait plus à relativiser comme elle le faisait auparavant. Juliana avait besoin de s'investir dans l'avenir de sa ville et de son pays et, bien loin d'éviter les manifestations en dépit du Bloody Sunday, elle participait à toutes les réunions syndicales et associatives possibles. Son discours s'était radicalisé, elle en avait conscience, mais c'était plus fort qu'elle. Juliana avait toujours vécu la vie de façon extrême et elle vivait son deuil de la même façon. Elle comptait honorer la mémoire de son père, un militant dans l'âme, quelqu'un qui savait se battre pour un monde meilleur, contre les injustices. C'était ainsi qu'il avait vécu, ainsi qu'il était mort, et Juliana comptait reprendre le flambeau...

Un coup d'oeil à son horloge la sortit brusquement de ses sombres pensées et elle réalisa qu'elle devait s'activer si elle ne voulait pas qu'Alicia la trouve ainsi. Juliana s'appuyait beaucoup sur sa petite-amie depuis la mort de son père mais elle restait énormément en retenue, dissimulant l'ampleur de son désarroi. Leur relation était encore si jeune, si frêle ! Juliana en était encore à apprivoiser l'idée d'aimer une femme lorsque tout cela était arrivé et ces considérations étaient passé au second plan depuis deux mois. Elle s'était contenté de marmonner une vague explication pour sa famille quant à la présence d'Alicia à l'enterrement de John et s'était appuyé sur Alicia pour obtenir du réconfort et se sentir entourée. Mais Juliana n'osait pas lui révéler ses pensées les plus intimes et les plus extrêmes, consciente qu'elle avait déjà de la chance que sa petite-amie n'ait pas fuis face à son deuil. Alicia était quelqu'un de plus pondéré et elle n'était pas sure qu'elle comprenne les tourments qui l'habitaient et ce besoin d'obtenir une sorte de réparation pour la mort de son père. Aujourd'hui serait donc réservé à la détente et elle se demandait ce que la jeune femme avait prévu.

Après une longue douche brûlante, Juliana se hâta d'enfiler des vêtements légers et de se maquiller pour dissimuler ses yeux rougis. Elle passait un dernier coup de brosse dans ses cheveux sombres lorsque quelques coups furent frappés à la porte. Juliana offrit à Alicia son premier sourire de la journée et glissa ses bras autour de sa nuque pour l'embrasser.

"Hey toi", répondit-elle d'un ton doux, glissant un regard appréciateur sur sa petite-amie. Elle était vraiment très jolie, songea-t-elle en sentant son humeur remonter en présence de la jeune femme.

"Ca va", mentit-elle en accrochant un sourire à ses lèvres. "Tu m'intrigues... Où est-ce qu'on va ?"




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Alicia L. JonesMédicomageavatar
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Alicia ne rebondit pas sur le mensonge de Juliana, et se contenta d’hocher doucement la tête en lui prenant la main. Elle n’avait pas besoin d’être psychomage pour comprendre que sa petite-amie répondait automatiquement à cette question. Elle ne pouvait pas se targuer de connaître la jeune femme depuis des années, mais elle pouvait clairement percevoir quand elle n’allait pas bien… Or, depuis la mort de son père, les yeux de Juliana semblaient éteints. Elle ne retrouvait plus cette lueur qui apparaissait dans son regard lorsqu’elle se mettait à rire, ou qu’elle était amusée par une situation. Juliana était différente – elle était en deuil – et Alicia essayait de la soutenir comme elle le pouvait. Elle ne voulait pas non plus pousser Juliana aux confidences, mais désirait être présente si elle souhaitait lui parler de ses souffrances. En attendant, elle tentait par tous les moyens de lui changer les idées, d’être à ses côtés.

« Loin d’ici ! » lança-t-elle.

Elle plongea son regard dans le sien, avant d’esquisser un léger sourire. Elle ferma ensuite les yeux, se concentrant sur la destination qu’elle avait choisie. Il y avait une éternité qu’elle n’était pas allée là-bas, mais doutait que le lieu soit différent. Les deux jeunes femmes transplanèrent, et, quelques secondes plus tard, étaient au bord d’un joli lac, entouré d’une plaine verdoyante. Alicia eut un sourire réjouit en contemplant les alentours. Elle avait passé tous ses étés ici, lorsqu’elle était plus jeune et qu’elle allait chez les parents de sa mère.

« Mes grands-parents habitaient un peu plus haut, derrière la colline » indiqua-t-elle à Juliana. « On passait toutes nos après-midi ici, avec Adrian, pendant les grandes vacances. Il adorait être ici. Dès qu’il pleuvait, il courrait dehors pour chercher des escargots, et on leur construisait une maison. » expliqua Alicia en riant, alors qu’elle se revoyait, enfant, courir dans la boue, savourant le fait que ses parents ne soient pas là pour la voir, la surveiller et la réprimander.

Elle incita Juliana à s’asseoir et sortit de son sac à main un petit panier. D’un coup de baguette magique, elle lui rendit sa taille initiale.

« Pique nique ! » s’exclama Alicia, avant de justifier. « Bon, je sais que ça fait très rendez-vous romantique d’adolescentes, mais je me suis dit que ça nous ferait du bien d’avoir un peu de temps pour nous… » souffla-t-elle en caressant la joue de sa petite-amie. « Cela dit, on n’est pas obligées de manger maintenant, il n’est pas très tard. » fit-elle en consultant sa montre d’un coup d’œil. « Si tu n’as pas faim, on peut toujours aller se baigner, ou se promener, ou ne rien faire… On fait ce que tu veux aujourd’hui ! » déclara-t-elle en souriant.

Le temps était agréable, il faisait chaud, mais un léger vent soufflait, pour que la température reste supportable. Alicia observa les alentours, contente d’avoir amené Juliana ici. En observant la jeune femme, elle eut l’impression de sentir son cœur battre plus fort dans sa poitrine. Elle l’aimait, réellement. Elle le lui avait dit, d’ailleurs, lors du Bloody Sunday, mais sa petite-amie ne devait pas l’avoir entendue – ou, si elle l’avait entendu, elle ne devait plus s’en souvenir, tant son état était critique. Sans trop savoir pourquoi, Alicia se sentit rougir. Elle se fustigea mentalement : comme si cela avait une quelconque importance, en comparaison avec ce que Juliana traversait depuis un peu plus d’un mois…



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Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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Partir loin d'ici était exactement ce dont Juliana avait besoin. Un air de surprise et de ravissement naquit sur son visage lorsqu'elle ouvrit les yeux et vit l'endroit à Alicia l'avait emmenée. Faisant quelques pas en direction du lac, elle inspira à pleins poumons avant d'adresser un sourire reconnaissant à sa petite-amie. Elle avait été formidable depuis la mort de son père, semblant deviner ce qui lui ferait du bien, même si au fond il n'y avait rien qu'elle ne puisse faire pour effacer sa peine. Elle suivit du regard la colline qu'Alicia lui indiquait, pouvant tout à fait l'imaginer, enfant, courant ici et jouant avec les escargots. La surprise n'était pas terminée puisqu'Alicia sortir un panier à pique-nique de nulle part, faisant naître un petit rire attendri chez Juliana.

Glissant ses bras autour du cou d'Alicia, elle plongea son regard dans le sien et s'exclama :

"C'est parfait." L'adolescence n'était pas très loin, de toute façon, et Juliana n'avait jamais eu de petit(e)-ami(e) suffisamment attentionné pour lui réserver ce type d'attentions. Alicia se distinguait par tant d'égards de tous ses anciens soupirants, que Juliana était immensément soulagée de ne pas la voir fuir devant son deuil. Comment retrouverait-elle sinon quelqu'un avec qui elle se sentait si bien ? Bien sûr, Juliana n'avait jamais été du genre à lancer de longues déclarations d'amour et d'éternité, consciente que les relations allaient et venaient, mais cette fois-ci elle sentait que la situation était différente. Elle ne savait pas si Alicia voyait les choses de la même façon, mais à en juger par la façon dont elle se comportait avec elle, elle comptait bien leur donner une chance.

Dévorant sa délicieuse petite-amie du regard, Juliana décida qu'elle n'avait rien envie de faire du tout avant de lui avoir dérobé quelques baisers. Un air malicieux au fond des yeux, elle fit basculer Alicia dans l'herbe verte avant de lancer une attaque bisous-chatouilles, jusqu'à ce que les deux sorcières soient terrassées par leurs rires et protestations. Ah, cela faisait du bien, songea Juliana en s'allongeant dans l'herbe, son regard perdu sur les quelques nuages qui flottaient paresseusement dans le ciel. Elle se sentait déjà mieux et plus détendue. Le simple fait de quitter l'atmosphère survoltée de Bristol, et pas pour rejoindre celle, pesante, de la cité Nimbus, lui donnait l'impression que dix kilos s'étaient envolés de ses épaules. Sans doute avait-elle besoin d'un changement permanent de décor, mais elle ne parvenait pas à s'y résoudre. Il y avait toute sa vie à Bristol, sa ville d'adoption qu'elle aimait de tout son coeur et dans laquelle elle se voyait vivre de nombreuses années. Pourquoi devrait-elle s'en aller sous prétexte qu'une bande de mafieux sans scrupules étendaient leur marché noir et réglaient leurs comptes au nez et à la barbe des aurors ? C'était sa ville, et elle se battrait pour elle, même si c'était douloureux. Des journées telles que celle-ci lui permettraient de tenir.

"Merci de m'avoir emmené ici, Ali", murmura-t-elle en suivant un strangulot nuageux des yeux. "Je ne sais pas ce que je ferai sans toi."

Non seulement cet endroit était apaisant, mais elle avait l'impression de plonger dans l'enfance d'Alicia en se trouvant ici et de la connaître un peu plus intimement. Jugeant qu'elle était sur le point de sombrer dans le sentimentalisme, Juliana se remit promptement sur ses pieds et attrapa la main d'Alicia pour la relever d'autorité.

"Allons nous baigner !"



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Alicia L. JonesMédicomageavatar
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Alicia accueillit avec un sourire le baiser de sa petite-amie, avant de protester lorsque cette dernière se mit à la chatouiller. La médicomage renonça à repousser Juliana – qui avait plus de force qu’elle, de toute façon – et se mit à contre-attaquer à coup de chatouilles. Non mais ! Vite épuisées à force de se tortiller dans tous les sens, les deux jeunes femmes arrêtèrent leur combat, et s’étendirent dans l’herbe, essoufflées. Calant sa tête contre l’épaule de Juliana, Alicia contempla le ciel, un léger sourire fixé sur son visage. Les paroles de sa petite-amie lui firent plaisir ; elle avait bien eu raison de l’emmener ici. Elle avait eu peur d’en faire trop, mais avait préféré prendre le risque. Et, à en juger par le sourire de Juliana, cela en avait valu la chandelle.

Alicia devait avouer qu’elle se sentait bien ici aussi, bien mieux qu’elle ne s’était sentie depuis un mois. C’était un lieu apaisant, loin de Londres et ses manifestations, loin de Bristol et sa révolte. C’était comme si elles étaient à des milliers de kilomètres de leurs vies ordinaires, de leurs problèmes, et de leurs peines. Et ce n’était pas pour déplaire à la médicomage ! Elle déposa un bisou sur la joue de Juliana, les joues roses.

« C’est normal. » affirma-t-elle. « Je ne sais pas ce que je ferais sans toi non plus, à vrai dire… » répondit-elle en glissant sa main dans la sienne.

La présence de la jeune femme dans sa vie était une bénédiction pour Alicia. Certes, la période était difficile, depuis la mort du père de Julia, mais être à ses côtés était une chose fabuleuse, que la médicomage n’aurait échangée pour rien au monde. Elle sortit brusquement de sa niaiserie lorsque sa petite-amie se remit debout avant de l’inciter à se lever.

« Ca marche ! » lança Alicia en se débarrassant de ses chaussures et de quelques uns de ses vêtements.

Elle attendit que Juliana fasse de même, avant de s’avancer vers le lac. Elle goûta l’eau du pied – elle n’était pas trop froide, pour une fois ! Se glissant derrière sa petite-amie, Alicia lui déposa un baiser dans le cou, avant de se pencher pour lui souffler à l’oreille :

« Ca, c’est pour les chatouilles… »

Sans plus de cérémonie, elle poussa la jeune femme pour qu’elle tombe dans l’eau. Hilare, Alicia la regarda émerger avant de plonger à son tour pour la rejoindre. Elle l’observa avec un grand sourire innocent, en papillonnant des yeux.



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Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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Un frisson de plaisir parcourut le corps de Juliana lorsqu'elle sentit les lèvres d'Alicia contre son cou. Son sourire s'agrandit et elle ferma les yeux de bien-être, avant de se figer à l'entente des paroles de sa petite-amie. Elle n'eut pas le temps de se préparer psychologiquement au contact de l'eau froide sur sa peau, et encore moins de se défendre contre l'attaque injustifiable d'Alicia. Juliana se débattit dans l'eau avant de retrouver la surface et de laisser échapper un cri propre à réveiller les morts :

"Aaaah !!! Espèce de vile Serpentarde sournoise !"

Pour se réchauffer autant que pour exprimer son indignation, Juliana nagea jusqu'à Alicia en grelottant et s'accrocha à son cou telle une pieuvre.

"C'est vraiment super méchant de faire ça", protesta-t-elle en tentant de couler la médicomage en guise de revanche. "Bien plus que les chatouilles parce que j'ai pas pu me défendre et que t'as même pas eu la décence d'attendre avant de plonger, que je puisse te faire un calin mouillé et froid..."

Continuant de raler tout en s'accrochant à Alicia pour l'obliger à nager à sa place, Juliana décida de ponctuer ses paroles par des petits baisers, ce qui rendait sa diatribe nettement moins convainquante.

"Et ensuite tu me regardes avec ton air trop mignon, là, comment je suis censée résister, moi..."

Ce n'était pas comme si elle avait vraiment envie de résister, de toute façon. Cela faisait un bien fou de passer ce moment avec Alicia, d'agir comme deux adolescentes romantiques et stupides, ce qu'elles étaient encore un peu d'ailleurs. Retrouver le sourire faisait du bien, finalement, elle ne le ressentait pas comme une trahison à l'égard de son père mais plutôt comme quelque chose de sain. Juliana se détacha d'Alicia et fit quelques brasses somnolentes, savourant la sensation de l'eau qui glissait autour d'elle et du soleil qui réchauffait son visage. Une sensation de plénitude l'envahit et elle fut prise d'une bouffée d'affection pour sa petite-amie, vers qui elle nagea à nouveau pour glisser ses bras autour de son cou. Elle plongea son regard dans le sien, un sourire un peu niais s'étirant aussitôt sur son visage. Son pouls s'accéléra alors qu'elle murmurait :

"Je t'aime, Ali."

Elle l'avait déjà dit auparavant, mais pour la première fois, cela ne voulait pas simplement dire "j'aime passer du temps avec toi", "tu es un petit copain acceptable" ou encore "cette nuit était géniale". Cette fois, elle le pensait vraiment, dans toutes les fibres de son corps : Alicia était devenu le centre de sa vie. Elle était prête à tout pour elle, à bousculer ses plans et ses certitudes, à faire tous les efforts du monde. Autrefois, elle avait dit ces mots plus tôt, mais avec Alicia, Juliana avait voulu attendre. Parce qu'Alicia elle-même ne le lui disait pas, déjà, mais aussi parce qu'elle sentait que c'était important, qu'elle s'engageait dans quelque chose de plus sincère, de plus sérieux. C'était une certitude déboussolante, d'autant plus qu'elle n'empêchait pas Juliana de rester un peu sur la réserve avec sa petite-amie, de ne pas oser lui dévoiler ses pensées les plus intimes et notamment celles reliées à son deuil. Sans doute était-ce justement parce qu'elle l'avait aimée si fort et si vite qu'elle se sentait obligée de se censurer un peu, consciente qu'elles étaient assez différentes l'une de l'autre, qu'elles ne se connaissaient pas si bien et qu'Alicia ne s'était engagée à rien. Mieux valait prendre son temps que de subir une immense déception...

Pour autant, Juliana avait envie qu'Alicia sache à quel point elle était importante pour elle. La vie était trop courte pour ne pas la vivre à fond avec la personne qu'elle aimait, elle s'en rendait compte plus que jamais...



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Alicia L. JonesMédicomageavatar
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Nageant sur place, Alicia regardait sa petite-amie s’indigner de son geste avec une lueur amusée dans les yeux, se moquant silencieusement de la voir râler. A vrai dire, elle la trouvait plus qu’adorable à grogner, accrochée à son cou. Elle accueillit ses baisers avec un sourire en coin, soutenant la jeune femme contre elle en faisait glisser ses bras dans son dos.

« Ah oui, je te regarde avec un air trop mignon, moi ? » s’étonna Alicia en souriant. « C’est faux, je ne fais jamais ça… » assura-t-elle en riant, avant d’embrasser la jeune femme.

Un sourire flottait sur les lèvres d’Alicia lorsque Juliana rompit l’étreinte pour aller faire quelques brasses, visiblement apaisée. La médicomage poussa un léger soupir de contentement, parfaitement heureuse. Passer la journée ici avait été la meilleure idée qu’elle n’avait eue depuis bien longtemps. Cela était tellement bon, de pouvoir agir comme bon leur semblait, bien loin de leurs problèmes quotidiens. Alicia sentait le poids qu’elle avait dans l’estomac depuis l’épisode du Bloody Sunday disparaître légèrement, et elle en était infiniment ravie. Juliana semblait bien aussi, et avait une expression qu’elle n’avait jamais cru revoir sur son visage. Elle contempla sa petite-amie, alors que cette dernière nageait vers elle, et accueillit son étreinte avec un plaisir non dissimulé. Elle s’apprêtait à prendre parole, quand Juliana la prit de court.

Alicia la dévisagea longuement, après sa déclaration, un sourire niais se dessinant sur ses lèvres. Elle repoussa doucement une mèche mouillée qui était venue chatouiller le visage de la jeune femme, et vrilla un regard infiniment doux dans celui de Juliana. Elle n’arrivait pas à mesurer la chance qu’elle avait d’être avec une personne si formidable que Juliana. Elle se sentait comme emplie de joie, de certitudes, de confiance. Elle savait qui elle aimait, elle savait qui la rendait heureuse, et qui elle voulait rendre heureuse, par tous les moyens possibles. Même si cela impliquait de changer tout son monde, de renverser toutes ses opinions, de faire des choses qu’elle n’aurait jamais cru pouvoir faire avant. Elle voulait bien tout faire, tout essayer, tout expérimenter, tout réussir, pour Juliana.

« Je t’aime aussi, Julia. » lui souffla-t-elle, les joues roses.

Elle l’aimait, oui. Elle en était certaine, et le dire aujourd’hui avait une saveur toute particulière, bien différente de celle qu’elle avait pu avoir lorsqu’elle s’était déclarée, lors du Bloody Sunday. La dernière fois, ces trois mots avaient un caractère désespéré, comme une sorte de prière, comme si elle avait besoin de lui dire, quoiqu’il lui arrive. Aujourd’hui, elle avait pu les dire plus posément, plus calmement, en étant persuadée que Juliana serait toujours en vie dans dix minutes, dix heures, dix jours, dix ans.

Alicia glissa une main derrière la nuque de sa petite-amie pour attirer son visage vers elle, avant de capturer ses lèvres en un long baiser, tandis que sa deuxième main se posait dans le creux de son dos. Elle garda Juliana ainsi, contre elle, durant plusieurs instants, avant de la relâcher quelque peu, juste assez pour pouvoir l’observer attentivement.

« Je te l’avais déjà dit. » avoua-t-elle en se mordillant la lèvre inférieure. « Lorsque tu étais inconsciente, sur le Chemin de Traverse. Mais ça ne comptait pas vraiment, je ne suis pas sûre que tu m'aies entendu. » commenta-t-elle, avec un instant de réflexion. « Je t’aime. » répéta-t-elle. « Je t’aime réellement, Juliana, et j’ai l’impression que je n’ai jamais aimé quelqu’un comme je t’aime toi. Et je suis là pour toi, tu sais ? Toujours, tous les jours, à n’importe quelle heure, pour n’importe quoi. » précisa Alicia, sans lâcher Juliana du regard. « Dès que tu le voudras. » murmura-t-elle en laissant glisser une main sur la joue de sa petite-amie, étant persuadée que Juliana saurait ce à quoi elle faisait référence.

Déposant un nouveau baiser sur ses lèvres, Alicia contempla sa petite-amie, sans pouvoir retenir un sourire.



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Juliana ne put retenir un large sourire quand Alicia répondit à sa déclaration, et elle répondit à son baiser en la serrant dans ses bras. Une sensation de chaleur et se bonheur répandit en elle, lui donnant l'impression de revivre. Pourquoi s'était-elle sentie si seule, si désespérée, pendant si longtemps ? Elle n'était pas seule, elle avait Alicia, sa petite-amie, qui était là pour elle et qui, loin d'être effrayée par l'intensité de ses sentiments, se sentait prête à s'engager dans leur relation. Certes, cette dernière était encore frêle et naissante, mais elle n'en était pas moins sincère. Juliana sentit ses joues rougir sous le regard doux de la jeune femme, à l'entente de ses paroles lourdes de sous-entendu. C'était rassurant de savoir qu'Alicia l'aimait comme elle-même l'aimait, et qu'elle se sentait prête à parler de tout avec elle, y compris de la mort de son père... Mais pouvait-elle réellement tout lui dire ? Et si Alicia avait encore une image un peu trop idyllique de Juliana ? L'aimerait-elle autant si elle savait ce qui se tramait dans sa tête ?

Juliana n'avait pas envie de penser à cela maintenant. La seule façon de s'en assurer était encore de s'ouvrir à la jeune femme, au moins un peu. Elle en avait besoin, de toute façon. Elle avait l'impression d'être une cocotte-minute prête à exploser et il vallait mieux relâcher un peu la pression...

"Je n'ai jamais ressenti ça pour personne non plus auparavant", répondit-elle doucement. Et c'était vrai, qui d'autre qu'Alicia pouvait lui faire ressentir une telle complétude, un tel apaisement ? L'impression d'être au bon endroit, avec la personne personne ? Certainement pas Roy, ni aucun de ses ex d'ailleurs.

"Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi", avoua-t-elle en se détachant de sa petite-amie pour faire quelques brasses. Elle avait froid, et puis il lui paraissait plus facile de parler sans la regarder dans les yeux. Juliana n'avait jamais été du genre à faire de longs discours sur ses sentiments et ses états d'âme, laissant cela aux filles de son dortoir qui se faisaient les ongles, pendant qu'elle partait s'entraîner au Quidditch expulser ses émotions négatives à coups de batte. Et quand elle était énervée contre quelqu'un, elle lui criait dessus, voire lui jetait un sort, et puis on n'en parlait plus. Cela lui paraissait bien plus constructif que de garder des rancoeurs interminables et de ressasser comme le faisaient certaines de ses amies, mais voilà, cette fois, il n'y avait personne sur qui crier. A part peut-être l'ex ministre Fiennes, mais l'homme n'était déjà plus vraiment en état de recevoir ses doléances... Alors Juliana se trouvait désemparée face à ces émotions si fortes qu'elle ne savait comment expulser, dont elle ne pouvait se débarrasser. Elle avait bien tenté de casser des choses ou de crier sur des tombes - sous le regard désapprobateur des petits vieux de la cité - mais cela n'avait pas vraiment aidé. Peut-être qu'Alicia pouvait le faire...

"Depuis la mort de mon père j'ai parfois l'impression d'être...constamment en colère. Je ressasse à l'intérieur de moi et parfois je bous de rage et de tristesse et... Ca me fait beaucoup de bien de passer du temps avec toi."

La jeune femme passa la tête sous l'eau comme pour s'éclaircir les idées puis, parcourue par un frisson, proposa :

"Est-ce qu'on peut sortir ? J'ai un peu froid."

La perspective d'être enveloppée par l'étreinte rassurante d'Alicia lui paraissait plus engageante que celle de nager dans une eau à la température glaciale.



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Alicia L. JonesMédicomageavatar
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Alicia observa Juliana s’éloigner pour faire quelques brasses, sans faire le moindre mouvement. Elle l’aimait – elle l’aimait réellement. Mais parfois, la jeune femme restait un pur mystère pour elle. Comme si elle intériorisait tout, qu’elle refusait de la laisser connaître ses sentiments. Parfois, elle aurait aimé que Juliana se dévoile à elle, qu’elle lui parle, qu’elle lui fasse comprendre ce qu’elle ressentait. Pourtant, Alicia n’était pas du genre à dévoiler absolument tous ses sentiments au premier venu. Mais c’était différent : Juliana était sa petite-amie, et elle sentait qu’elle pouvait se confier à elle. Pour une personne réservée comme Alicia, cette impression était plutôt rare, et elle était réellement heureuse de ressentir cela vis-à-vis de la jeune femme.

Lorsque cette dernière lui expliqua en quelques phrases comment elle se sentait depuis la mort de son père, la médicomage préféra garder le silence et se contenta d’hocher doucement la tête.

« Oui, viens, on sort. » approuva Alicia en nageant vers le bord du lac.

Elle se hissa à l’extérieur et tendit la main à Juliana pour l’aider à sortir à son tour. Les deux jeunes femmes retournèrent à l’endroit où elles avaient laissé leurs affaires, et Alicia entreprit de sortir de son sac deux serviettes pour qu’elles puissent se sécher. Elle était bien consciente qu’il lui suffisait d’un petit sort pour être sèche, mais il faisait tellement beau qu’elle trouvait cela bien plus agréable de sécher au soleil.

« T’as faim ? » demanda Alicia, en sortant de son sac plusieurs boîte contenant de la nourriture. « Bon, ce n’est pas vraiment une question. » avoua-t-elle. « Tu as intérêt à avoir faim, j’ai de quoi nourrir un régiment ! »

Laissant un petit silence s’installer, Alicia observa sa petite-amie, sans dire un mot. Elle finit par se rapprocher, et se positionna derrière elle en l’enlaçant. Toujours silencieuse, elle prit le temps de penser à ce que Juliana venait de lui confier. Elle n’avait jamais connu de pertes dans son entourage, mais la médicomage en connaissait un rayon sur la colère, sur l’incompréhension, sur ce sentiment d’être abandonnée, d’être presque à la merci du monde. Lorsque son père l’avait renié, elle n’avait pu nier qu’elle était blessée. Mais ce n’était rien en comparaison à l’expression de sa mère, au moment où elle avait cessé de la défendre pour se ranger du côté de son mari, comme si elle était consciente de perdre à jamais sa fille, et qu’elle l’acceptait, qu’elle cédait. Alicia avait été en proie d’une colère monstrueuse après cela – et l’était parfois toujours.

« Tu sais, c’est normal c’est en colère contre tout, contre tout le monde, et d’en vouloir au monde entier. » commença doucement Alicia en déposant un baiser sur la nuque de Juliana. « C’est normal d’en vouloir à un passant que tu croises de n’être pas mort à la place de ton père. Et c’est tout aussi normal de vouloir te venger. » Alicia posa sa tête sur l’épaule de Juliana. « Le seul truc, c’est de trouver quelque chose pour te défouler. Quand mes parents m’ont renié, j’ai passé des heures au boulot – je n’en sortais quasiment pas. Je ne dis pas que c’était sain, loin de là, mais ça m’occupait tellement l’esprit que je n’y pensais plus. Un jour, je me suis rendue compte que je n’avais plus envie d’être en colère. » déclara-t-elle simplement en posant ses mains sur le ventre de Juliana. « Ça prendra le temps qu’il faudra, mais je te promets que ça ira mieux. » assura Alicia. « En attendant, moi, je suis là. Je suis toujours là pour toi. Tu le sais, hein ? Toujours là, et pour tout. »

Elle lui effleura doucement la visage avant de lui saisir le menton pour lui faire tourner la tête afin de lui voler un baiser.



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Juliana s'enroula dans une serviette et entreprit de se frictionner les jambes, trop pressée pour attendre que les rayons du soleil ne réchauffent naturellement sa peau. Bien vite, son attention fut détournée de ses membres gêlés par les boîtes pleines de nourriture qu'Alicia sortait de son sac. La jeune femme avait vraiment pensé à tout, songea Juliana avait un sourire affectueux.

"Cette fois ça y est, je suis affamée !"

Son estomac grognait après la petite baignade qui l'avait mise en appétit, et elle commença à inspecter le contenu des boîtes, quand Alicia vint l'enlacer. Son sourire s'agrandit en sentant sa petite-amie blottie contre elle et elle se reposa contre elle en silence, profitant de l'étreinte tandis que ses paroles précédentes raisonnaient encore dans son esprit. Visiblement, c'était aussi le cas d'Alicia, puisque la jeune femme revint sur les confidences que lui avait fait Juliana quelques minutes auparavant. Elle évoqua le fait que ses parents l'avaient renié et Juliana ponctua ses paroles d'un hochement de tête.

La serveuse n'avait jamais compris comment des parents pouvaient renier leur enfant pour quelque chose d'aussi anodin que leur orientation sexuelle. Surtout un enfant aussi adorable qu'Alicia, qui n'avait pas dû leur causer beaucoup de soucis dans la vie... Oh, l'orientation sexuelle n'était pas anodine pour tout le monde, Juliana avait bien conscience du fait que la majorité des sorciers avaient un problème avec ça, mais cela la dépassait. L'amour que l'on avait pour son enfant ne devrait pas être conditionné par le fait qu'il aime les femmes ou les hommes... Pourtant, elle-même n'avait toujours rien dit à sa famille. Son père était mort sans savoir, et sa mère ne savait pas plus, car Juliana avait l'exemple peu réjouissant de la famille d'Alicia sous les yeux et car elle préférait garder pour elle son couple loin des critiques que l'on pourrait lui faire.

Juliana attrapa la main d'Alicia et la serra doucement entre la sienne, écoutant les paroles sages de la médicomage. Pourtant, elle n'était pas vraiment convaincue. Peut-être était-il normal d'éprouver toutes ces émotions mais pourrait-elle réellement ne plus avoir envie d'être en colère ? Cela semblait bien facile, comme solution. Décider que tout allait mieux, brusquement, que la mort de son père ne l'affectait plus... Juliana ne fonctionnait pas ainsi. Elle était quelqu'un de volontaire, mais il y avait certaines choses qu'elle ne pouvait simplement décider d'oublier. Elle n'avait pas envie d'être en colère, elle n'avait pas envie de se sentir comme cela, elle préférerait largement profiter de journées comme celle-ci sans ressasser sa peine... Mais c'était plus fort qu'elle.

La jeune femme répondit au baiser d'Alicia puis se tourna complètement pour lui faire face.

"Si tu dis que ça passera...", souffla Juliana avec un sourire en demi-teinte, qui trahissait sa peine. "Merci d'être là, Alicia. Et je serai là pour toi aussi, pour quoi que ce soit."

Envahie par une bouffée de tristesse, Juliana attira Alicia dans ses bras et la serra contre elle un long moment, tirant du réconfort de son contact. Elle finit par déposer de petits baisers le long de son cou puis par s'écarter légèrement de la jeune femme, son estomac se rappelant à elle.

"Alors, ce repas ? Qu'est-ce que tu as amené de beau ?", s'enquit-elle finalement en se penchant sur les boîtes. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les deux jeunes femmes s'étaient penchées sur le contenu du repas, pressées de satisfaire leurs estomac.
RP terminé



Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
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Rest upon my shoulder [Juliana et Alicia]

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