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 Shouldn't talk about it [Roy & Aaron]

Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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23 août 2008

Il avait besoin d'un verre. Ca commençait à devenir une habitude, mais il avait du mal à s'en empêcher. Oh, il n'avait rien d'un ivrogne. Il avait juste pris la mauvaise habitude de saluer chaque mauvaise nouvelle qui lui tombait dessus en sifflant un verre de Whisky Pur Feu. Pour les bonnes nouvelles, c'était du Vin des Elfes, mais il n'en avait pas bu depuis… le mois de mars, au moins!

Accoudé sur le bar, Aaron contemplait le liquide ambré d'un air résigné. Il associait la boisson à tout ce qui pouvait être négatif, et commençait à être écoeuré d'y être fatalement ramené. Il y avait eu la mort de Kelsey - le début de la fin. Il avait oublié le nombre de verres qu'il avait vidé, et même les détails de sa rencontre avec Swann lui échappait. Il n'en gardait qu'un souvenir de soulagement, mais sans pouvoir aller jusqu'à dire "à chaque chose, malheur est bon".  Il y avait eu le Bloody Sunday. Le choc, tout d'abord, d'avoir été pris au piège dans la foule, d'avoir vu la mort en face. Le corps qui s'abattait lourdement devant lui surgissait encore dans ses cauchemars. Puis, le verdict: Fiennes n'était plus en état de gouverner. Un verre encore - au moins un. Son psychomage disait qu'il était en phase de destructuration pour la mort de Kelsey, parce qu'il n'arrivait plus à regarder les photos d'elle, si réconfortantes les premiers mois, sans ressentir cruellement son absence. Il lui disait aussi qu'il fallait qu'il fasse le deuil de la "période Fiennes" de la même manière qu'il pleurait Kelsey.

"N'importe quoi."

Comme s'il en savait quelque chose, le psychomage. Une chose dont Aaron était certain, c'est qu'il n'arrangeait pas ses affaires. Mais la nouvelle du jour valait bien de commencer à le faire, ce deuil. Non content d'avoir été élu après sa trahison au parti qui l'avait propulsé sur le devant de la scène politique, Marchebank mettait un point d'honneur à démanteler tout ce que Fiennes avait construit: il avait déjà fermé l'université d'Aberystwyth (non que cela lui manque) et annoncé son projet de démembrer le DOM. L'idée passait encore. Mais que le service dans lequel travaillait Aaron se retrouve propulsé aux Catastrophes Magiques était intolérable. Parce que cela faisait de Jacob Dalhiatus son supérieur direct.

"N'importe quoi." répéta-t-il à son verre.

Désormais, il se fichait bien que Dalhiatus soit fiancé à Swann. A vrai dire, il n'avait plus pensé à elle depuis la mort de Kelsey, qui avait agit comme un électrochoc. Il était en paix avec tout ce qui pouvait être antérieur à cet évènement tragique, à défaut d'être en paix avec toutes les horreurs postérieures. Mais cela ne changeait rien au fait que Dalhiatus restait un crétin décérébré qui, lui, continuerait à lui tenir rigueur d'être l'ex de sa copine. Merlin devait en avoir après lui, pour lui enlever tout ce qui donnait un sens à sa vie: il avait perdue une amie, une petite-amie, un mentor, et maintenant on s'en prenait à son dernier refuge. Son travail allait devenir une longue suite de tâches insipides et douloureuses, à n'en pas douter.

"NON !" s'écria-t-il dans un brusque accès de révolte.

Il laissa son verre plein sur le comptoir et sorti à grandes enjambées frustrées du bar. Non, il ne voulait pas. Il ne savait pas au juste ce qui l'avait mis en colère à ce point, mais il refusait d'être le larbin d'un pseudo Sang-Pur arriéré et amer. Il refusait qu'on lui arrache encore une fois le peu de choses qu'il avait.

"Si ça continue, je retourne chez les moldus" menaça-t-il en tournant au coin de la rue sans regarder où il mettait les pieds.

BANG ! Sa marche rapide et colérique lui valu de rentrer dans la personne qui arrivait de l'autre côté de la rue. Ils se retrouvèrent tous deux par terre, pendant qu'Aaron lâchait une floppée de jurons qui auraient fait hurler sa mère. Relevant la tête, il reconnu l'inconnu. Il ne l'avait vu qu'une fois, mais il s'en souvenait très bien. Il ne vit même pas son poing se lever pour aller s'écraser sur la figure de l'homme.

"Aïe" grogna-t-il en ramenant sa main douloureuse. Ca ne faisait même pas du bien.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Les fois où Roy passait une journée du côté légal de Bristol étaient rares, la plupart du temps, lorsqu’il passait dans les alentours de l’avenue des Douze Chênes, c’était pour se rendre dans la Voie. Mais cette fois-ci, il avait passé son après-midi aux abords du port de Bristol, dans un endroit tout à fait plaisant où Mildred l’avait attendu pour lui montrer les avancements des travaux du cabaret. La première fois qu’il l’avait vu, elle avait passé un long moment à lui vanter les mérites de l’emplacement, et il était vrai qu’un tel édifice, dressé fièrement comme un imposant rocher face à la mer, attirerait forcément les regards. Le cadre était enchanteur, et Mildred s’était correctement assurée que l’intérieur le soit tout autant. C’était un joli projet, Roy le reconnaissait volontiers. Voir sa cliente -devenue son associée à présent- faire preuve d’un tel enthousiasme et d’une telle imagination pour leur futur cabaret-casino rassurait le trafiquant sur un point : Mildred serait parfaitement capable de le gérer et de s’occuper de toute la partie mondanités, pendant que lui soutirerait du projet ce qu’il était venu y chercher. Une planque bien confortable pour blanchir son argent, et un lieu où faire tourner d’autres affaires. Mildred lui avait assuré qu’elle saurait fermer les yeux et le couvrir, si nécessaire.

Roy sortait donc plutôt satisfait de cet entretien. Il marchait avec l’automatisme de l’habitude dans les rues de Bristol, les pensées complètement occupées par ce qu’il pourrait faire de la partie casino des Folies Sorcières. Ses trafics n’avaient toujours concerné que des marchandises, il ne s’était jamais occupé de jeux ou de paris. C’était pourtant un marché très prolifique. Cette possibilité inattendue d’évolution vers d’autres commerces le laissait aussi excité que prudent. Il lui faudrait trouver des associés dignes de confiance, il ne pourrait pas tout gérer à la fois, même avec Jayce.

Il en était là de ses réflexions, et à quelques pas de l’Avenue des Douze Chênes, quand une voix l’en tira. Il entendit simplement le mot « moldu », prononcé sur un ton vindicatif. Le temps qu’il redresse la tête, c’était trop tard. Un jeune homme déboula sans prévenir au tournant de la rue, et le percuta de plein fouet. Sur le sol, Roy accusait le coup, alors que l’autre, à terre également, déversait une flopée d’injures, chose que le trafiquant prit assez mal. A qui était la faute ? S’il y avait quelqu’un qui avait le droit de se montrer insultant ici, c’était lui !

« Tu pouvais pas regarder où tu marchais ? C’est ça, reste encore à moitié sur moi ! » râlait-il en grimaçant, alors qu’il essayait de repousser le corps du malotru.

Mais il se redressa de lui-même, laissant Roy décoller son buste du sol. Le temps qu’ils échangent un regard, Roy eut l’idée qu’il allait entendre des excuses, comme les choses étaient normalement sensées se passer… Mais non. Son dos cogna à nouveau le bitume, alors qu’il se prenait un poing en pleine figure, qu’il n’avait, il lui semblait, pas mérité. Mais par les roustons de Godric, de qui ce gamin se moquait-il ?

Un éclair de fureur traversa le regard du trafiquant, alors qu’il prenait son agresseur par le col et le faisait rouler sur le côté. Par-dessus lui, Roy le secouait par à-coups secs, sans se soucier du goudron que sa tête pouvait taper.

« C’était le moment où t’étais sensé t’excuser de m’avoir bousculé, sale morveux, ta mère t’a pas appris la politesse ?! »

La seule chose qui retint Roy de lui faire sa fête, c’était l’endroit dans lequel il se trouvait. Une bagarre de rue attirerait forcément l’attention ici, il n’était pas sur la Voie des Miracles où c’était monnaie courante, mais à trois pas de l’avenue la plus fréquentée de Bristol sorcier. Se retrouver dans les bureaux de la police Magique était bien le dernier de ses souhaits. Il relâcha le jeune homme, non sans le secouer une dernière fois. Puis il se releva totalement, porta la main à son nez. Voir ses doigts revenir rouges réveilla sa colère, alors qu’il laissait son mépris exploser, face à celui qui sentait encore bien l’alcool :

« Putain mais t’es pas clair ou quoi ?! On peut savoir ce qui t’as pris de me frapper ? »

Si lui l’avait reconnu, le souvenir d’avoir croisé le brun quelques mois plus tôt à la sortie d’un appartement ne revenait pas à Roy. C’était loin, et Roy était encore trop furieux pour faire un effort de mémoire.


Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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Apparemment, le gars avec qui Kelsey l'avait trompé n'avait rien d'un enfant de choeur. Il le secouait, lui cognant la tête contre le sol avec une brutalité qui n'avait même pas l'air de le choquer. Aaron gémit plusieurs fois sous le choc, et lorsque l'inconnu le lâcha, il resta un moment affalé, incapable de réfléchir. La tête lui tournait, il sentait son maigre repas lui remonter la trachée, et chaque respiration était douloureuse. Au bout de quelques secondes, ce fut un pur instinct de conservation qui le poussa à se relever laborieusement pour mettre un peu d'écart entre son agresseur-agressé et lui.

Le jeune homme s'appuya sur ses jambes, cherchant à retrouver sa respiration, pendant que l'autre explosait. Il ne réfléchissait pas beaucoup, ces derniers temps, mais il savait qu'il fallait bien qu'il fournisse une réponse à l'homme face à lui. Tant qu'à faire, autant être honnête: il ne savait pas vraiment quel mensonge crédible inventer, et un simple "j'étais énervé, t'étais là" serait sûrement plus mal reçu que la vraie raison de sa colère. Et puis, il avait bien envie de dire les choses.

"Je t'ai croisé… chez Kelsey" souffla-t-il finalement entre deux respirations sifflantes. "J'étais… son copain. Ca me démangeait depuis un moment."

En fait, dit comme ça, c'était ridicule. Roy n'en avait certainement rien à faire de Kelsey, il avait sans doute déjà oublié son prénom. Mais Aaron défendait quand même un peu sa virilité. En vain et très tardivement, mais c'était toujours ça de pris sur tout ce qu'il avait perdu ces derniers mois.


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Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Les explications du jeune homme mirent un certain temps à faire effet chez Roy, qui le regardait maintenant avec suspicion. Oui, il l’avait peut-être bien croisé en sortant de chez la jeune femme, il ne savait plus, il n’avait pas fait attention. Il se rappelait de Kelsey, en revanche, il s’en rappellerait encore quelques temps, après tout, Roy ne s’était pas senti fier d’avoir couché avec elle quand il avait appris son âge. Ca garçon devait probablement être aussi jeune qu’elle. Lui par contre, jeune ou pas, Roy ne regrettait pas de l’avoir brutalisé. Lui était avis que c’était exactement par ce genre de correction qu’on forgeait le caractère des têtes brûlées de son genre. En tout cas, c’était ainsi que le trafiquant s’était forgé, il n’avait pas connu d’autre méthode. Et Aaron Finnigan avait encore beaucoup de choses à apprendre, songeait-il, alors qu’il lui renvoyait l’infidélité de Kelsey à la figure. Tout s’expliquait, Aaron avait été blessé dans sa virilité. Rien de plus normal qu’il ait cherché à marquer son territoire en lui sautant dessus. Il avait simplement l'air d'avoir omis que Roy avait sa fierté aussi et n’allait pas le laisser faire.

« T’étais ? releva t-il, haussant les sourcils avec dédain. Et alors quoi, elle t’a largué après ça ? »

Cela faisait un moment que Roy n’avait pas eu de nouvelle de Kelsey, il ne se doutait pas de ce qui lui était réellement arrivé. Quand il l’avait froidement quittée ce matin de mars, il avait veillé à ce que d’autres de ses gars s’occupent de lui ramener sa dose, et le dossier Kelsey avait été définitivement fermé dans son esprit. Il ne surveillait pas le détail de chaque vente que pouvaient faire ses vendeurs, il leur passait simplement des listes et veillait à ce que l’argent qu’on lui ramène corresponde à la quantité de marchandise qui quittait ses stocks. Savoir que tel ou telle accro à la mandragore avait cessé de consommer ne l’intéressait pas, tant qu’on le remplaçait par un autre client, ce qui était toujours le cas. A choisir, on manquait plus de dealers que de sorciers désespérés, dans cette triste Angleterre. Le trafiquant en était là de ses pensées, alors qu’il essuyait une dernière perle de sang à son nez, tout en maudissant intérieurement son agresseur. Ce ne fut pas tant pour mettre les points sur les i que pour appuyer un peu plus là où cela faisait mal que Roy ajouta  :

« J’ai forcé personne, hein, j’y peux rien si ta copine était une allumeuse que t’as pas su retenir. »

Savoir que ce n’était pas le cas ne l’aurait probablement pas retenu mais il aurait juré que Kelsey n’avait aucun homme dans sa vie quand il l’avait rencontrée. Elle avait été si prompte à essayer de le séduire ! Cela dit, lui aussi avait Juliana au même moment, et il n’avait même pas essayé de résister aux avances de la danseuse. Lui et Kelsey ne s’étaient pas si mal trouvés cette nuit-là, finalement.


Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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Roy était complètement à côté de la plaque, mais ses piques étaient douloureuses à entendre quand même. Elles avaient un arrière goût de vérité, de ce qui aurait pu se passer. Lorsqu'ils avaient été ensemble, Aaron n'avait jamais aimé penser à Kelsey comme un allumeuse, et c'était encore moins le cas depuis qu'elle était partie. Pourtant, c'était une partie d'elle, c'était d'ailleurs la seule part d'elle que Roy avait connu. Car Aaron pouvait au moins se targuer d'avoir été le seul à voir au-delà des apparences. Darren aurait pu avoir cette chance, mais son emportement et son orgueil l'en avait toujours empêché.

"Connard !" se contenta-t-il de siffler en réponse aux moqueries de Roy.

Il hésita à lui dire la vérité. Dans son esprit, la terre entière savait que Kelsey était morte. L'entrefilet en page 34 de la Gazette sur le sujet revenait au même, pour lui, que si elle avait fait la une. Mais non. Kelsey était morte anonymement en territoire moldue, tuée de la façon la plus moldue qui soit, probablement par un drogué moldu doublé d'un psychopathe, aussi les sorciers ne s'en souciaient-ils pas. Le MIM avait échoué, après tout. Pourtant, le monde aurait du se soucier du sort de Kelsey. Oui, elle était peut-être une allumeuse. Mais Aaron n'acceptaient pas les mauvaises langues qui disaient "normal que la Pouf de Poufsouffle finisse comme ça, ce genre de tenue, ça attire les violeurs". Parce que Kelsey était plus qu'une allumeuse. C'était la fille qui avait sauvé des dizaines de Sang-Pur en tuant le Vengeur Masqué. Et c'était surtout la fille qu'il aimait. Alors, Aaron se décida à le dire à Roy. Parce qu'il fallait bien que quelqu'un sache.

"Elle est morte, abruti !"

C'était la première fois qu'il le disait.


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Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Savoir ce qui était réellement arrivé à Kelsey eut le mérite de faire taire Roy quelques secondes. La nouvelle fut brusque, mais pas surprenante aux yeux du trafiquant, qui songea aussitôt à l’overdose, par automatisme. Kelsey n’était pas la première cliente qu’il perdait de cette manière, c’était un fait qui le laissait de marbre, à force. Tout au plus ressentit-il une forme de déception, parce que malgré tout, si l’on omettait comment s’était terminée leur rencontre, il avait apprécié cette nuit avec elle. Mais il ne la connaissait pas, l’indifférence l’emportait donc.

Ce n’était pas que Kelsey soit morte qui ennuyait le trafiquant, c’était que son petit ami se soit cru permis de passer ses nerfs sur lui. Il laissa son regard glisser de haut en bas sur Aaron. Il comprenait mieux certaines choses, l’aspect pathétique de ce garçon, sa soudaine violence envers lui, qui était après tout un inconnu. Roy avait senti une odeur d’alcool sur lui, tout à l’heure, mais il n’avait pas l’air ivre, juste en proie à la douleur et la colère… Les plus compréhensifs lui auraient trouvé des excuses, mais ce n’était pas la tasse de thé de Roy. Il n’allait pas s’adoucir et compatir à la peine d’un garçon qui l’avait frappé, et venait de l’insulter, qui plus est. Et puis, cela ne lui ferait pas de mal d’être un peu secoué, décida le trafiquant. Ses mots furent aussi durs que le regard qu’il posa sur le jeune homme.

« Et donc tu cognes sur des inconnus pour te défouler ? Ressaisis-toi, mon pauvre vieux, le monde ne va pas s’arrêter de tourner pour ta nana. C’était une droguée, fallait s’y attendre. »

Il ne songea même pas au fait qu’Aaron était peut-être ignorant de ce détail, ni qu’il se trompait sur la nature de la mort de Kelsey. Il avait tiré ses conclusions tout seul sans rien demander, pour mieux mettre les pieds dans le plat, pour ne pas changer.


Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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"Je cogne quelqu'un que j'aurai du cogner dès le départ" grommela Aaron.

Mais il oublia vite ce détail lorsque Roy mentionna le fait que Kelsey était une droguée. Il le savait, bien sûr. Il avait vu les marques sur ses bras, il avait parfois senti l'odeur de la Mandragore sur des vêtements. Kelsey travaillait au Sucré, avec Killian Gray. Elle collectionnait tout ce qu'il y avait de mauvais pour la santé. Mais ils n'en avaient jamais parlé. Leur couple était une petite chose trop peu solide pour qu'il se permette de le mettre en danger en la mettant au pied du mur. Et puis, on ne gagnait rien à vouloir changer de force la personne que l'on aimait. Swann avait essayé, avec le résultat qu'ils connaissaient. Aaron pensait avoir le temps de sensibiliser Kelsey, de la rassurer et de l'aimer suffisamment pour qu'elle n'ait plus besoin de tout cela.

"Quel rapport? On l'a assassinée" répondit-il automatiquement, avant même d'avoir analysé une information qui ne lui paraissait pas capitale.

Certes, il le savait. Mais il y avait le savoir, le soupçonner fortement, et l'entendre. Un sentiment désagréable se répandait lentement en lui, une sorte de froideur, comme il réalisait ce que venait de dire l'autre. Il l'avait su, et elle était morte. Ca n'aurait du avoir aucune importance, être un détail secondaire, parce que ça ne changeait rien. Pourtant, le malaise était bien là, et il ne savait pas quoi en faire, parce qu'il ne savait même pas pourquoi cela le dérangeait. Peut-être parce que cela écornait l'image qu'il gardait de sa petite-amie. Il avait commencé par ne voir que ses défauts avant de déconstruire la façade qu'elle montrait à tous pour découvrir la véritable Kelsey, et la douleur n'avait fait que sublimer ses qualités. Il avait simplement oublié que la façade était autant une partie d'elle que ce qu'elle renfermait. Il n'avait pas envie de s'en souvenir.

"Et de toute façon, comment tu le sais?"

C'était difficile de résister à la tentation d'entendre parler d'elle, pourtant. Que ce soit en bien ou en mal.


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Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Assassinée ? Kelsey aurait donc eu des ennemis et des ennuis assez conséquents pour se faire abattre ? Roy n’aurait jamais imaginé qu’elle finirait de la sorte. La seule fois où il l’avait rencontrée, elle lui était apparue comme une jeune femme joueuse, mais pas dangereuse. Mais après tout il ne la connaissait pas. Et on ne savait pas ce qui traînait dans son bar douteux. Roy tombait comme tous les autres dans l’hypothèse facile qu’elle avait tout simplement eu l’infortune de tomber sur un taré qui avait voulu abuser d’elle. Kelsey était si facile à juger, quand on la voyait que comme celle jouait avec le feu avec ses tenues aguicheuses et l’environnement malsain dans lequel elle s’était laissée tomber. Il était si tentant de se dire que quelque part, elle avait récolté ce qu’elle avait semé, et Roy ne l’avait pas assez côtoyée pour envisager autre chose. Pour lui, l’affaire était classée. Ses interrogations resteraient sans réponse, car il ne comptait pas discuter d’une danseuse qui était sortie de son esprit avec un garçon qu’il n’appréciait déjà pas. Il avait d’autres chats à fouetter. Il balaya donc la question d’Aaron d’un haussement d’épaules, répondant au plus court pour s’en débarrasser :

« C’est moi qui lui vendait sa came. »

Il se fichait bien qu’Aaron le sache, il pouvait même le dénoncer si cela lui chantait, il n’apprendrait rien aux Aurors. S’il n’avait pas d’ennuis avec la justice, c’était surtout parce qu’il n’était pas le genre de grosse frappe que les Aurors pistaient. Démanteler la pègre en arrêtant tous les petits revendeurs revenait à affronter l’Hydre de Lerne. Peu importait le nombre de têtes coupées, elles repoussaient toujours plus nombreuses qu’avant. Les Aurors préféraient les utiliser comme mouchards pour obtenir des informations sur les gros caïds, ou pour arranger leurs propres affaires, entre autres.

« Et ta copine était plutôt bien enfoncée dans sa dépendance, elle fumait pas que de la mandragore si tu veux tout savoir, voilà le rapport. A ce train-là, y avait peu de chances pour qu’elle meure entourée de tes gosses. Maintenant, si t’as fini de réparer ta virilité… termina t-il, annonçant qu’il allait le planter là. C’est mieux pour toi que tu me recroises pas dans un endroit plus calme. »

Il espérait dissuader le jeune homme de tenter la moindre autre approche avec lui, car il ne serait pas tant clément si ce début de bagarre devait se répéter ailleurs. Puisqu’il n’avait plus rien à ajouter, il commença à faire quelques pas pour contourner Aaron.


Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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Il était tombé sur le dealer de Kelsey? Aaron réalisa soudain dans quel pétrin il s'était fourré, et ses traits se tirèrent. Et lui qui croyait qu'il s'agissait simplement d'un paumé du Sucré! Il tenta de se raisonner et de percevoir Roy comme un sous-revendeur sans importance, mais même cette perspective n'était pas rassurante. Les gens qui fréquentaient l'allée des Embrumes ou la Voie des Miracles n'étaient jamais… fréquentables, justement. Et même si Aaron se savait doué en Défense, son interlocuteur était certainement bien plus rôdé que lui en matière de combats…

D'ailleurs, Roy l'enfonçait encore en racontant les déboires de Kelsey. Bien sûr, pour lui, ça n'avait aucune importance, et des Kelsey, il devait en croiser à la pelle. Combien de fois Aaron avait-il entendu ce refrain depuis mai dernier? Il y avait ceux qui le lui disaient cash, ceux qui tentaient de cacher cela derrière des jolies formules, ceux qu'il entendait discuter entre eux… Autant de gens pour condamner Kelsey et leur couple par la même occasion, comme si, finalement, c'avait été une bonne chose que la jeune femme meure si tôt, libérant son petit ami d'un avenir catastrophique. Ca le faisait hurler de rage, mais il ne pouvait pas lutter contre le monde entier. C'était plutôt le monde entier qui luttait contre lui, d'ailleurs.

Pris d'une brusque inspiration, il rattrapa Roy.

"Eh. T'en aurais? De la Mandragore?"

Il ne savait pas trop pourquoi il lui demandait ça. Pour se rapprocher vainement de Kelsey? Parce qu'il était fatigué de lutter? Par esprit de contradiction? Peut-être un peu tout ça.


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Roy était sur le point de quitter la rue, estimant que l’affaire était close. Ses pensées allaient reprendre leur cours qui avait été interrompu par cette courte incartade, mais une nouvelle fois, Aaron le retint. Roy ne cacha pas son ennui lorsqu’il lui posa une question pour le moins… inattendue. Il enfonça les mains dans ses poches, posa un regard plutôt méfiant sur Aaron. Il avait du culot pour lui demander de la mandragore, après l’avoir agressé de la sorte. L’espace d’une seconde, il faillit l’envoyer balader, mais la conscience professionnelle du trafiquant revint bien vite. Roy n’était pas du genre à cracher sur des clients potentiels, aussi têtes à claques soient-ils. Il n’était pas forcé de faire ami-ami avec ce garçon pour ça, après tout.

« T’es vraiment pas net comme gars, hein. » finit-il par répondre, après un court instant de silence, sans cacher son scepticisme. Il jeta un bref regard autour de lui. Le lieu était problématique, il n’allait pas lui vendre de la mandragore comme ça, en plein milieu de l’Avenue des Douze Chênes, fréquentée par la moitié de Bristol. « Pas ici. »

Par chance, Roy connaissait des endroits tout proches où ils pourraient discuter tranquillement. Les bars pas très regardants pullulaient dans la ville, ils n’avaient même pas besoin d’aller bien loin.

*****

Ce mec n’était décidément pas net, songea de nouveau le trafiquant, attablé à un comptoir de bar. La situation ne l’était non plus, mais Roy refusait d’essayer de comprendre pourquoi il se trouvait à prendre un verre avec Aaron. Décidé à régler rapidement cette histoire, il posa vite la question qui l’intéressait :

« T’en veux combien ? »


Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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Aaron regardait son fond de verre, bien décidé à ne pas en boire plus. Il se demandait déjà trop souvent ce qu'il lui passait par la tête ces derniers temps. Quelle idée d'aller frapper le dealer de Kelsey puis de lui demander de la drogue? Qu'est-ce qu'il croyait, que ça allait la ramener? Les gens comme Roy n'étaient certainement pas capables de parler de la jeune femme comme Aaron aurait aimé en entendre parler. Personne n'en était capable, en fait, sauf peut-être Darren ou Jeremy. Mais le premier n'était pas au courant, et Aaron avait vraiment du mal à s'ouvrir à son autre ami qui s'épanouissait pendant que lui s'enfonçait dans une spirale de malheur. C'était masochiste, mais il n'y pouvait rien.

Quand Roy lui demanda combien il en voulait, Aaron hésita un moment, imagina ce que Seamus dirait s'il le voyait. Cette vision fit immédiatement fondre sa résolution et il but son verre cul sec. Il n'avait pas envie de reculer maintenant, il n'en avait pas les trippes, mais il ne les avait pas non plus pour transgresser un interdit moral sobre. Aaron avait toujours considéré la drogue comme l'ultime décrépitude. Les rares fois où il avait fumé de la mandragore, il s'était répété que ce n'était pas vraiment en consommer. Il avait fermé les yeux sur les pratiques de Kelsey parce qu'il préférait sauver leur relation plutôt que de coller à sa morale au détriment de tout. Et voilà qu'il se retrouvait à vouloir en acheter en son nom. Pour quoi, au juste? Il n'en savait rien.

"Pas beaucoup. Pareil qu'elle au début."

Il disait ça parce qu'il n'avait aucune idée de la dose minimale, ou normale. Et encore moins du prix.

"Tu veux combien? Et quand?"

De toute façon, c'était juste un moyen de se rapprocher d'elle, se répétait-il. De se souvenir d'une partie de sa personnalité. Ca n'était jamais qu'une pièce sur l'autel qu'il lui construisait, qui s'insérerait entre la photo chez les moldus et son débardeur préféré. Ce paquet, il ne l'ouvrirait jamais, n'est-ce pas?


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Roy CalderChef de la mafiaavatar
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La réponse évasive d’Aaron fit froncer les sourcils à Roy, qui trouvait de plus en plus étrange son comportement. « Pareil qu’elle » ? Que cherchait-il à faire ? Il avait l’air d’avoir pris sa décision sur un coup de tête, mais Kelsey ne se droguait pas comme ça, pour essayer, elle était réellement dépendante et cherchait sans aucun doute à oublier un profond mal-être, comme tous ceux qui étaient dans son cas. On ne choisissait pas de prendre du Volubilis pour sa première fois, c’était prendre un certain nombre de risques, dont n’étaient d’ailleurs pas prémunis même ceux qui avaient l’habitude de se droguer. Cependant, Roy était dealer et non médecin, il n’était pas celui qui tiendrait le discours qui parlerait de la dangerosité de ses produits, même si avoir un client qui mourait d’une overdose restait un peu embêtant pour lui : c’était toujours un client de moins. Par ses questions et son air incertain, il devinait qu’Aaron ne s’était jamais drogué et qu’il n’avait pas vraiment l’air de comprendre dans quoi il se lançait. Aussi préféra t-il tout de même le prévenir :

« Elle prenait un truc assez fort. Même, vraiment fort. Sept Gallions pour une dose. Forcément, les produits plus forts étaient plus chers. Je peux t’en avoir quand tu veux, c’est pas un problème, ça. »

Non, le problème c’était plutôt si Aaron était réellement prêt à prendre la même chose. Il se doutait que la mort de Kelsey le rendait malheureux, peut-être même désespéré, et sans doute qu’il avait plein d’autres problèmes dans sa vie. Roy se moquait de le savoir, tous ses clients avaient des soucis, de toute manière. Son boulot à lui était justement de leur vendre ce qui pourrait leur faire du bien, au delà de tout jugement de valeur. Alors il hésita sur la suite. Il n’était pas son psy après tout. Mais il était de nature curieuse, et le comportement du jeune homme le laissait sceptique.

« T’es sûr que c’est ce que tu veux ? »


Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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Sept Gallions? C'était énorme, songea Aaron lorsque Roy lui "décrivit" le produit. Enfin, il ne connaissait pas le premier prix du marché de la drogue, mais sept gallions, c'était le prix d'une bonne cuite à la bierreaubeurre, autant dire un certain nombre de verre. Peu importait, Aaron avait le moyen de se le payer. Il n'avait pas vraiment dépensé beaucoup ces derniers temps, sa paye dormait au fond de son compte à Gringotts.

"Je peux payer ça" répondit-il en écartant la question d'un geste de main.

Car plus il y avait de questions, plus il était difficile de s'en tenir à sa décision. Le trafiquant semblait s'en apercevoir puisqu'il lui demanda s'il était sûr de lui. Non, il ne l'était pas, et cela se voyait. Mais il avait demandé, il n'était plus question de faire demi-tour. Il ne savait pas ce qu'il faisait. Cela lui avait semblé une bonne idée, sur le coup. Plus les minutes passaient et moins il le pensait, mais il était borné.

"Non, c'est pas ce que je veux" dit-il un peu abruptement. "Je voudrais qu'elle soit vivante et qu'on soit en train de s'engueuler parce que je veux qu'elle aille en désintox. Mais on n'a pas toujours ce qu'on veut."

L'homme face à lui le savait sûrement. Aaron n'avait pas la moindre idée de la façon dont Roy s'était retrouvé à dealer de la drogue, et en soit, il s'en fichait. Mais il présumait que ça n'avait pas été sa vocation première et que, même dans l'hypothèse où il tirait le meilleur parti de sa situation actuelle, il avait du abandonner d'autres choses avant de s'y consacrer. Conscient qu'il avait sans doute été un peu violent face à un homme qui n'était certainement pas un pacifiste, il tempéra ses propos d'un haussement d'épaule. Ce qu'il ajouta, c'était autant pour calmer la situation que parce qu'il avait besoin de le dire à voix haute, d'exprimer sa culpabilité. Et tant pis si Roy s'en foutait.

"On n'en a jamais parlé. Je me suis toujours dit que ça viendrait au bout d'un moment, qu'on avait tout le temps... Pour le coup, c'est moi qui ait tout le temps. Alors autant savoir pourquoi."

C'était un pourquoi bien vague. Pourquoi elle prenait ça, pourquoi elle était morte, pourquoi elle avait couché avec Calder... Encore qu'au vu des prix qu'il pratiquait, il avait sans doute la réponse à cette dernière question.


Sing me a song of a lad that is gone
Say, could that lad be I?
Merry of soul he sailed on a day
Over the sea to Skye
Billow and breeze, islands and seas
Mountains of rain and sun
All that was good, all that was fair
All that was me is gone

Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Roy avisa sans rien dire le jeune homme à sa façon d’écarter d’un geste de la main la question de l’argent. Sept Gallions, ce n’était pas une somme insurmontable, mais elle pouvait tout de même vite devenir très conséquente, quand on était un client régulier. Aaron ne paraissait même pas s’en préoccuper, et pourtant, il était jeune -de l’âge de Kelsey, vingt ans tout au plus. Gosse de riche ? C’était l’hypothèse la plus probable, estimait Roy, plus probable en tout cas que de penser qu’il gagnait un salaire confortable pour son âge. Ah, il commençait à voir les contours de ce couple singulier. Lui, le fils à papa, et elle, la fille de mauvaise vie. L’attrait des différences, tout cela. Le gentil petit ami qui essayait de la mettre sur le droit chemin.

Sur ces hypothèses simplistes, Roy l’entendit reconnaître qu’il ne voulait pas prendre de drogue, sans pourtant rien perdre de son obstination. Il n’avait pas le moins du monde l’air d’hésiter, ou de remettre en question sa décision. Sourcils froncés, Roy l’écoutait mais ne saisissait pas tout du raisonnement du jeune homme. Il devait être vraiment désespéré et perdu pour trouver dans son geste une façon de se rapprocher de sa petite amie. Ou… vraiment amoureux. Roy n’avait jamais ressenti ce genre d’élan pour une femme, encore moins pour une qui l’avait trompé, ou lui avait menti. A la place d’Aaron, il n’aurait pas perdu son temps avec Kelsey, mais Roy n’était pas conseiller conjugal, encore moins responsable de ce garçon, ni même intéressé par sa personne, au fond. S’il voulait risquer sa santé pour une femme qui n’était plus là, eh bien, ce n’était pas à lui de lui dire que c’était du gâchis. Ils ne se connaissaient pas, après tout.

Après un petit silence, Roy estima qu’il n’avait rien à ajouter. Il se leva en laissant quelques pièces sur la table pour payer sa consommation, puis conclut leur échange sur un ton égal :

« Reviens devant ce bar à neuf heures, ce soir, avec les gallions. Y aura un autre gars que moi pour te filer la came. Il n’attendra pas plus de cinq minutes donc sois à l’heure. »

Et surtout certain de ton coup, songeait le trafiquant. Roy aurait pu lui vendre du Volubilis immédiatement. Un message à un de ses mulets pour qu’il lui ramène ce qu’il fallait et le tour était joué en quelques minutes. Mais si Roy ne savait pas quoi dire à ce garçon désespéré, il pouvait tout de même faire un geste, à sa manière. Lui laisser le temps de réfléchir lui serait peut-être salvateur… Ou pas, mais ce ne serait déjà plus son problème.


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Shouldn't talk about it [Roy & Aaron]

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