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 L'art de déplier une poussette sans doctorat [Juliet]

Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
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7 Septembre 2008

Le magasin pour bébés et enfants sorciers "Magibule" avait pignon sur une petite rue adjacente à la voie principale du Chemin de Traverse et se vantait de vendre absolument tous les accessoires indispensables pour les femmes enceintes et les parents. C'était une collègue du BDA, déjà mère de trois enfants, qui lui avait conseillé d'aller y faire un tour et en cette fin d'après-midi ensoleillée, Charlotte poussa donc la porte de la boutique. L'endroit était plutôt grand et semblait se répartir sur deux étages remplis de poussettes magiques - elles passaient les escaliers toutes seules - de vêtements de bébés - avec notamment une collection "Maisons de Poudlard - sans oublier les vêtements de femmes enceintes, les landeaux auto-berceurs, les biberons qui vous hurlaient dessus si la température du lait était trop élevée et les jouets de bébés qui allaient du balai pour enfant aux poupées Circée. Un peu perdue dans ce nouvel univers, Charlotte fut rapidement abordée par une vendeuse qui lui donna une liste des indispensables à acheter pour la naissance d'un premier enfant.

C'était la première fois qu'elle se retrouvait à faire des achats pour le bébé, même si elle s'était déjà surprise à regarder les petits vêtements dans les centres commerciaux. Elle s'était toujours dit qu'ils avaient bien le temps - la naissance était prévue pour début février - mais maintenant qu'elle voyait tout ce qu'il fallait acheter, il était clair qu'elle et Eliott devraient s'y pencher plus sérieusement. Ils avaient déjà décidé qu'ils ne déménageraient pas, ayant une deuxième chambre pour accueillir le bébé, mais il fallait encore meubler cette dernière. Elle monta donc au deuxième étage, parmi tous les meubles pour enfants, s'égarant entre les berceaux et les tables de change. Elle était en train d'observer un cosy en forme de nuage absolument adorable et tout doux quand un bruit attira son attention. Une jeune femme, de l'autre coté de la pièce - au rayon poussettes - était en train de s'échiner à en déplier une, visiblement sans trop de résultats, sûrement par aidée par son tour de taille plutôt impressionnant, sûrement significatif des dernières semaines de grossesse. Et dire qu'elle se plaignait ! La vendeuse de l'étage semblait être redescendue au rez-de-chaussée, aussi Charlotte s'approcha-t-elle, coinçant une mèche de cheveux blonds derrière son oreille.

-  Vous voulez de l'aide ? interrogea-t-elle avec un sourire.  Je pense qu'on ne sera pas trop de deux !

Elle avait déjà entendu que les poussettes moldues pouvaient être difficiles à déplier alors elle n'osait pas imaginer les magiques... Il fallait presque être Ingénieur Nimbus pour en comprendre le fonctionnement, au vu des modèles qu'elle avait croisé !


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Juliet était énorme, et elle ne s’y habituait pas. Il avait été très étrange de voir son ventre grossir pendant ces huit derniers mois, elle qui avait toujours eu la taille plutôt fine. Depuis quelques temps, elle peinait à marcher, avait mal au dos, et était persuadée que, si jamais elle tombait, elle pourrait dévaler des kilomètres en roulant sur elle-même. Bref, Juliet était enceinte, accouchait le mois prochain, et se rendait compte qu’elle avait encore beaucoup à faire avant d’accueillir Gabrielle. Si la chambre du futur bébé était déjà prête, elle persistait à croire qu’il lui manquait toujours quelque chose. Pourtant, elle avait bien compté qu’elle avait plusieurs biberons, un berceau, un landau… Mais, un peu angoissée par la naissance de son premier enfant, Juliet avait prit son courage à deux mains, et s’était rendue avec son énorme ventre dans un grand magasin sur le Chemin de Traverse. L’expédition n’avait pas été simple, pour la simple raison que chaque déplacement la fatiguait toujours un peu. Elle avait une excuse, songea-t-elle, elle allait accoucher le mois prochain.

A cette pensée, elle sentit un frisson lui parcourir l’échine. Toutes les mères de son entourages pouvaient bien essayer de la rassurer au sujet de l’accouchement, elle ne croyait absolument pas à leurs bonnes paroles. Elle attendait de voir pour le croire, répondait-elle toujours lorsque sa mère lui assurait que ce n’était pas aussi effrayant qu’on pouvait le penser. Pour s’occuper l’esprit, elle préparait donc la naissance de Gabrielle. Aujourd’hui, elle flânait dans le rayon des poussettes de Magibule, et les observait avec attention. Elle avait déjà un landau, que son père et sa petite-amie leur avait offert, mais savait qu’elle devrait investir dans une poussette tôt ou tard, lorsque Gabrielle grandirait.

Malheureusement, le système des poussettes magiques était encore plus compliqué que celui des poussettes moldues – ce qui n’était pas peu dire ! Et la jeune femme essayait d’en déplier une – en vain. A vrai dire, son ventre de femme enceinte ne l’aidait pas vraiment, puisque ses mouvements étaient considérablement limités. Elle soupira profondément et inspecta la poussette pour trouver le fonctionnement. Au même moment, une jeune femme blonde s’approcha pour lui proposer son aide.

« Je ne dis pas non ! » lança Juliet en lui offrant à son tour un sourire. « Je pense qu’il faut avoir fait dix ans d’étude après Poudlard pour comprendre le fonctionnement de ces poussettes… » plaisanta-t-elle.

Soulagée d’avoir quelqu’un pour lui venir en aide, Juliet poussa un léger soupir.

« Je m’appelle Juliet, ravie de vous rencontrer. » se présenta-t-elle. Elle nota intérieurement que la jeune femme en face d’elle était également enceinte – de quelques mois, quatre peut-être, estima-t-elle. « Vous avez été abandonnée par votre petit-ami pour vos courses de naissance ? » demanda Juliet en souriant, heureuse d’avoir quelqu’un avec qui échanger.



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- J'ai bien peur de n'être qu'ASPICS + 3, malheureusement ! répondit-elle avec amusement.

Bon, elle était tout de même Auror, ce qui était plus qu'honorable quand on connaissait la difficulté de pouvoir rentrer et faire ses armes au BDA. Mais il est vrai que les études étaient de toute manière plus courtes dans le monde magique, de par le système d'apprentissage que les sorciers affectionnaient tout particulièrement. On pouvait avoir un véritable emploi dès la sortie de Poudlard et on montait les échelons en apprenant avec les plus anciens et en prenant du galon et de l'expérience. Ce n'était pas un mauvais système en soi, quand on y pensait bien. La société magique du Royaume-Uni tournait ainsi depuis des centaines d'années et ne s'en sortait pas si mal, même si des détracteurs pointaient régulièrement du doigt les erreurs des débutants. Elle avait voté MIM lorsque Fiennes s'était présenté mais elle avait pas été en reste pour décrier le projet d'université, qui avait retiré quelque peu les Aspirants Aurors à l'entière formation du BDA. Enfin, avec l'échec cuisant du MIM, il y avait fort à parier que les jours de l'université magique étaient comptés... Ce qui n'arrangeait pas leur histoire de trouver quelqu'un qui avait fait dix ans d'études après Poudlard !

- Charlotte, ravie également, se présenta-t-elle en tendant la main à Juliet. Elle semblait un peu plus jeune qu'elle, la petite vingtaine peut-être, mais visiblement très sympathique puisqu'elle embraya tout de suite pour faire la conversation. Il ne semblait pas très emballé par une analyse comparative détaillée de la maniabilité des poussettes, malheureusement ! répondit-elle en souriant. Le vôtre non plus ?

En réalité, elle était à peu près certaine qu'Eliott aurait été heureux de faire des achats pour le bébé avec elle et d'ailleurs, Charlie comptait revenir avec lui pour faire les choix définitifs. Son passage lui permettait de se faire une idée ou de commencer à acheter certaines choses de bases, elle en avait d'ailleurs une liste dans son sac, offerte par Sainte-Mangouste.

- Mais je suis certaine que nous n'avons pas besoin d'eux pour se débrouiller ! lança Charlie en se penchant sur la poussette, essayant d'analyser l'ensemble. Peut-être en poussant sur ce petit bitoniau là ou en tirant de ce coté-ci ? C'est votre premier enfant ? reprit-elle en essayant de pousser une barre avec son pied.

Sûrement, songea-t-elle après-coup. A moins qu'elle ne s'y soit pris très tôt après Poudlard !


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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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« Le mien se plaint de connaître le magasin par cœur, je n’allais pas lui imposer une énième visite ! » plaisanta Juliet en songeant que Jeremy n’aurait pas refusé de l’accompagner. Au contraire même, il était plus de genre à apprécier la boutique, et la jeune femme le trouvait particulièrement adorable lorsqu’il s’extasiait devant les tétines, les biberons, ou encore les vêtements pour bébés… Bien qu’elle lui ait fait la promesse de ne rien révéler (histoire de ne pas ruiner sa virilité). « Mais il faut dire qu’à la base, j’étais venue cherche un body. Je ne sais pas du tout pourquoi je suis arrivée dans le rayon des poussettes… Je réfléchis à un investissement pour l’avenir ! » lança-t-elle en souriant, avant de tourner le regard vers cet engin du diable.

Le landau offert par son père et Annabelle lui semblait bien plus simple au niveau du fonctionnement, et Juliet était certaine qu’il conviendrait parfaitement pour les premiers mois ! Mais il était plus judicieux d’investir rapidement dans une poussette – son médicomage lui avait rappelé de nombreuses fois que les enfants grandissaient très vite, surtout pendant les premiers mois de leur vie. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme à cette pensée. Si on lui aurait dit, huit mois plus tôt, qu’elle serait en train de penser à ces choses là, elle aurait probablement rit de la situation. Cela avait bien changé, et elle s’était doucement habituée à l’arrivée de Gabrielle, qui serait là incessamment sous peu. De la même façon, elle n’aurait jamais cru que Jeremy s’adapterait si rapidement à la situation. L’ancien organisateur de la soirée mousse allait devenir père, et il semblait parfaitement heureux de son rôle…

« Oui, c’est mon premier ! » répondit Juliet en posant une main sur son ventre. « Vous aussi ? » demanda-t-elle ensuite, avant d’appuyer avec son pied sur une pédale rouge de la poussette, qui accepta – enfin ! – de s’ouvrir. « C’est encore plus magique que la première fois où j’ai découvert Poudlard ! » commenta Juliet en riant, devant la vision de la poussette dépliée – mais quelle idée de faire des choses pareilles aussi. « Merci de votre aide, je pense que j’aurais eu du mal à m’en sortir sinon ! » Juliet fit rouler la poussette d’avant en arrière, puis reporta son attention sur Charlotte. « Il semblerait que vos ASPICS+3 aient été utiles ! D’ailleurs, vous exercez quel métier ? » interrogea-t-elle, curieuse.

Au moins, pour elle, la réponse serait rapide. Plus jeune, elle avait toujours été persuadée qu’elle voulait poursuivre sa carrière dans le Quidditch professionnel. Dorénavant, avec sa grossesse, son mariage avec Jeremy, son installation avec lui, elle ne savait absolument plus ce qu’elle voulait réellement faire.



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- Ces boutiques sont absolument chronophages, confirma Charlotte en riant. Ce sont les Pitiponks du shopping !

Ces petites créatures des marais attiraient les voyageurs égarés à l'aide de leur douce lumière avant de les noyer dans les marécages. Il fallait avouer que la métaphore correspondait plutôt bien aux boutiques de puériculture qui regorgeaient de gadgets en tout genre et autres mignonnitudes qui poussaient assurément à dépenser des fortunes. Charlie n'avait qu'à regarder autour d'elle pour voir des centaines de choses qu'elle voudrait acheter et elle était certaine que cette prodigalité ne s'arrêterait pas de sitôt ! Mais après tout, avoir un bébé nécessitait beaucoup d'équipement et acheter des choses utilitaires faisait plutôt d'elle une future maman responsable et soucieuse de la qualité de vie de son bébé qui allait avoir besoin de choses primordiales. Comme cet adorable cosy nuage par exemple.

- Oui, c'est mon premier aussi, c'est tout récent !

A vrai dire, s'il n'y avait pas les changements de son corps pour venir concrétiser cette grossesse, Charlotte aurait encore un peu de mal à y croire. L'idée que dans quelques mois, elle tiendrait son bébé contre elle... C'était effrayant mais en même temps, plus elle s'investissait dans cette maternité à venir, mieux elle se sentait. Elle essayait de rattraper le temps qu'elle avait perdu dans ses angoisses et questionnement pour profiter au mieux de cette période et se diriger vers la naissance de manière sereine. Elle se connaissait : plus les choses seraient organisées et préparées, mieux elle se sentirait. Elle avait besoin de prévoir pour parer à toutes les éventualités et elle comptait bien profiter de son relâchement au travail pour se familiariser avec sa maternité à venir, même si honnêtement, l'idée d'être maman était encore bouleversante.

- Quel accomplissement ! rit-elle lorsque la poussette s'ouvrit sur une remarque amusante de Juliet. Ce fut un plaisir de vous aider ! Puis il faut bien que je m'entraine aussi, ajouta-t-elle en posant ses yeux sur la poussette. A coup sûr, ce ne serait pas ce modèle ! Si c'était pour être en difficulté tous les matins...

Il y avait tellement de choses à penser avant la naissance du bébé : le suivi médical, le mode de garde puis toutes les choses à acheter... Elle allait devoir faire des tonnes de listes et de tableaux et le pire était sûrement que cette idée la réjouissait : Lilly mourrait de rire si elle l'apprenait.

- Je suis Auror ! répondit Charlie avec fierté lorsque Juliet lui demanda ce qu'elle faisait dans la vie. Depuis quelques années déjà. Enfin, je ne suis plus sur le terrain depuis que je suis enceinte mais... Je continue quand même à enquêter et à superviser des jeunes Aurors du QG !

Elle s'était animée au moment où elle avait prononcé le nom de son métier - de sa passion - et n'avait pas pu retenir le grand sourire qui s'était imposé sur son visage en pensant à ce qu'elle faisait. Charlotte vivait pour son métier et s'en tenir éloignée pendant un an lui faisait un vrai pincement au cœur même si elle savait qu'elle faisait cela pour la sécurité du bébé.

- Et vous ?


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Avoir un bébé, cela signifiait, pendant neuf fois, préparer sa venue. C'était une façon de s'investir dans cette maternité, et Juliet y prenait plaisir. Elle avait été d'abord un peu gênée de rentrer dans les magasins pour enfants, comme si elle ne s'y sentait pas à sa place, mais cette sensation s'était vite dissipée, et elle y évoluait à présent librement. Elle s'y rendait souvent avec Jeremy - qui, s'il essayait de le nier, adorait ce genre de magasins - et parfois avec ses amies, qui lui vantaient sa chance. De la chance, Juliet en avait, oui. Elle allait avoir un enfant - et c'était une chose particulièrement merveilleuse - et elle allait se marier avec le père de ce dernier, qui était, à n'en pas douter, l'homme de sa vie. Mais cette chance n'était pas arrivée sans sacrifices, malheureusement, et la jeune femme ressentait toujours un petit pincement au cœur lorsqu'elle pensait à sa carrière de joueuse professionnelle - pincement qui était toutefois bien inférieur à la joie qu'elle pouvait ressentir.

"Auror ? Ça doit être passionnant !" s'exclama Juliet en observant la jeune femme en face d'elle. "Vous devez adorer votre métier." lança-t-elle en remarquant le grand sourire qui s'était affichée sur les lèvres de Charlotte lorsqu'elle s'était mise à parler de son travail. Elle adorait les personnes comme ça, qui pouvaient parler de ce qu'elles faisaient avec les yeux brillants : on sentait qu'elles étaient vraiment passionnées, qu'elles pouvaient en parler des heures durant. Juliet avait besoin de ressentir cette passion pour se lancer dans une formation, un travail. Et c'était sûrement ça qui la bloquait le plus dans sa recherche d'emploi...

"J'étais poursuiveuse chez Flaquemare, jusqu'à fin février." répondit Juliet. "J'ai intégré le club après ma sortie de Poudlard, fin août, et j'y suis restée un an et demi, environ, avant d'apprendre que j'étais enceinte. J'ai quitté le club - le Quiddich n'est réellement pas le meilleur milieu pour élever un enfant ! Donc je suis en pleine réorientation." expliqua-t-elle.

C'était toujours un peu douloureux d'évoquer sa carrière, même si elle tentait de rester optimiste. Elle allait bien retrouver quelque chose qui la passionnait autant que le Quidditich ! Mais plus les mois passaient, plus elle doutait d'elle et de ces capacités. Après avoir envisagé le journalisme sportif, elle avait abandonné l'idée de rester dans le milieu du Quidditch : elle préférait prendre un tout nouveau départ, dans une toute nouvelle branche.

"Ce n'est pas facile, je dois bien l'avouer ! J'étais tellement certaine de vouloir devenir joueuse de Quidditch, lorsque j'étais encore à Poudlard, que je n'ai pas envisagé autre chose." et c'était sûrement sa plus grande erreur : le milieu sportif était un monde sans pitié. "Vous avez toujours voulu devenir Auror, vous ?" interrogea Juliet en observant la jeune femme.



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- Si vous saviez ! répondit Charlotte en riant lorsque Juliet lui dit qu'elle devait adorer son métier.

Ce n'était pas à ses yeux qu'un simple moyen de gagner sa vie, c'était une passion, une vocation. Elle était heureuse de se lever tous les matins pour se rendre au BDA et chaque dossier lui procuraient le même intérêt que les précédents. Elle aimait tout dans son métier, des procédures aux duels, de ses collègues à la paperasse. A chaque fois qu'elle enfilait son badge, elle avait l'impression de se sentir à sa place et c'était quelque chose qu'elle n'avait jamais retrouvé ailleurs. Même dans les moments les plus difficiles de sa vie, elle se raccrochait à ce travail qu'elle aimait tant et qui la suivait depuis des années déjà. Elle ne pouvait pas imaginer de faire autre chose, elle ne pouvait pas imaginer d'arrêter et savait déjà à l'avance que son congé maternité serait une période douloureuse quand bien même la naissance du bébé la réjouissait. Être Auror était une part de ce qu'elle était et elle n'y renoncerait pour rien au monde, cela la rendait trop heureuse.

- Je peux comprendre ! acquiesça-t-elle tandis que Juliet lui racontait son parcours professionnel, de Flaquemare jusqu'à sa démission.

Ainsi elle avait vu juste, la jeune femme devait avoir vingt-ans ou vingt-et-un, avec cette histoire d'ASPICS qui avaient brûlés voilà deux ans. Il devait être douloureux d'avoir dû renoncer à un parcours à laquelle on aspirait vraiment - même si c'était un choix - et Charlotte adressa un sourire à Juliet en songeant qu'elle avait du courage. Si elle même était tombée enceinte quelques années plus tôt, durant ses années d'Aspirante, elle n'aurait sûrement pas gardé le bébé. La situation était bien différente aujourd'hui mais Charlie savait qu'elle n'aurait pas pu se pardonner - et dans un certain sens, pardonner à cet enfant - de l'avoir détournée du métier qu'elle aurait voulu faire. Heureusement, ce n'était plus le cas aujourd'hui : elle accueillait l'idée de devenir mère avec une relative sérénité, tout en sachant parfaitement qu'elle ne renonçait pas à la vie dont elle avait rêvé en faisant cela. Avoir des enfants avait toujours fait partie de ces plans, c'était juste arrivé plus tôt que prévu... Eliott et elle pourraient gérer ça, elle en était désormais intimement persuadée. 

- Je vois ce que c'est, répondit Charlotte quand Juliet lui confia ne jamais avoir envisagé un autre métier que joueuse de Quidditch. J'ai toujours voulu devenir Auror, depuis ma quatrième année en fait ! Avant j'avais un peu envisagé Médicomage, comme beaucoup, mais ça m'est passé !

Ses parents auraient aimé qu'elle se dirige dans cette voie. Peut-être qu'elle s'y serait épanouie mais en attendant, elle aurait manqué d'action, à son avis !

- Le contexte est un peu particulier, j'étais en quatrième année sous la dictature de Voldemort, j'avais été cachée dans un autre pays tandis que mes amis étaient restés à Poudlard et s'étaient même parfois battus... Quand je suis revenue, et que j'ai appris que de nombreux Mangemorts et sorciers du régime étaient en fuite, traqués par les Aurors, ça m'a donné envie de les aider, d'apporter ma pierre à la paix.

A défaut d'avoir pu le faire durant sa quatrième année, où elle avait été cachée et protégée ce qui lui avait sûrement sauvé la vie.

- Trois ans après, j'étais diplômée et j'entrais au BDA comme Aspirante. Et j'y suis toujours, conclut-elle en riant. Le même plaisir d'y aller chaque matin ! C'est un métier passionnant et enrichissant qui m'apporte beaucoup de choses.

C'était le deuxième amour de sa vie. Après Eliott. Ou le troisième. Après le chocolat.

- Vous n'avez pas songé aux forces de l'ordre, en guise de réorientation ? Il y a toujours de l'embauche. Puis il y a aussi la Police Magique, évidemment. Mais nous sommes mieux, tout le monde le sait, précisa-t-elle malicieusement.

La rivalité entre les deux services remontaient presque à leur création, les Aurors récupérant sans cesse les grosses enquêtes et leur prestige leur permettant régulièrement d'empiéter sur la juridiction des policiers magiques ce qui les agaçait prodigieusement, de manière compréhensible évidemment. Mais Charlotte prêchait pour sa paroisse : l'élite de la magie, c'était eux et leur métier était cent fois plus intéressant que les contrôles de vitesse au dessus du Chemin de Traverse.


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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet écouta Charlotte lui raconter son parcours professionnel avec attention. Elle avait déjà entendu dire que beaucoup de jeunes qui avaient vécu l'année de la Terreur s'étaient orientés vers les forces de l'ordre, mais que beaucoup avaient fini par abandonner. Alors c'était toujours un plaisir de voir une personne parler de son métier avec autant de passion. Car la jeune femme semblait réellement aimer ce qu'elle faisait, et c'était probablement la chose la plus importante. Évidemment, avoir une bonne situation, pouvoir s'assumer financièrement était également primordial. Mais par-dessus ça, Juliet considérait que le travail devait une source de motivation, et non pas au contraire un fléau.

Et c'était d'ailleurs cela qui était un véritable casse-tête avec sa réorientation. Car si d'un côté elle avait envie de fournir une stabilité à sa famille, d'un autre, elle ne se voyait pas faire quelque chose qu'elle détestait, quelque chose qui ne lui donnerait pas envie de se lever le matin. Pouvoir allier les deux semblait être l'idéal, mais elle n'avait pas encore trouvé comment. Petit à petit, elle commençait à laisser tomber cette envie de rester à tout prix dans la branche du sport. Certes, elle resterait ainsi dans son domaine, mais elle avait l'impression que cela ne ferait que rendre les choses encore plus difficile, tant le vol, le jeu, les matchs lui manqueraient.

"Non, jamais." avoua Juliet lorsque Charlotte lui demanda si elle avait déjà pensé aux forces de l'ordre comme réorientation.

En y réfléchissant bien, ce n'était pas absurde, comme idée. Elle avait obtenu les notes pour, à ses ASPICS, et elle avait toujours eu envie d'un métier qui ne la couperait pas de l'action, qui la pousserait à se dépasser, tout en servant une cause en laquelle elle croyait.

"Mais maintenant que vous le dîtes... J'y réfléchirais, assurément." lança Juliet avec un sourire. "En tout cas, c'est toujours un plaisir d'entendre quelqu'un aussi passionné et amoureux de son métier !" s'exclama-t-elle avec sincérité.

Il fallait dire que c'était de plus en plus rare - malheureusement.

"Mais vous devez être en congé maternité non ? Ou du moins, j'imagine qu'on ne vous laisse plus aller sur le terrain ?" Cela semblait logique, vu les dangers. "Vous ne le vivez pas trop mal ?" demanda Juliet en plaisantant.

En plaisantant à moitié seulement, à vrai dire. Elle, elle vivait très mal le fait de ne plus rien pouvoir faire de ses journées, et ce depuis des mois et des mois.



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Charlotte eut un sourire lorsque Juliet lui affirma qu'elle penserait aux forces de l'ordre pour sa réorientation. Elle passait la moitié de son temps à parler de son métier - son entourage n'en pouvait déjà plus depuis quelques années - alors autant que cela serve à quelque chose ! Auror restait un métier assez prisé mais pas encore assez à son goût. Il est vrai que les conditions d'accès - les entretiens notamment - étaient très compliquées mais il arrivait souvent que des jeunes arrivés dans le métier décident d'arrêter après quelques mois. Évidemment, l'entraînement était extrêmement difficile, surtout la première année et elle avait elle-même failli laisser tomber plusieurs fois dans des moments de découragement intenses, mais cela valait le coup de s'accrocher. Certains pensaient aussi qu'ils étaient tous des Harry Potter en herbe et passaient leur temps à traquer des mages noires de la trempe de Voldemort tout en détruisant des Horcruxes. La réalité était tout autre : ils ne trouvaient pas des Voldemort ou des Grindelwald à tous les coins de rue - et heureusement - et les mages noirs qu'ils traquaient étaient bien souvent des sorciers ordinaires qui s'étaient laissés happer par une magie moins ordinaire...

Le plus gros de leur métier consistait en des enquêtes de longues haleines qui finissaient souvent par des arrestations multiples. La Voie des Miracles et l'Allée des Embrumes étaient leur terrain de chasse et ils traquaient les objets interdits, les sorciers qui usaient des Impardonnables, les trafics d'objets qui n'avaient pas leur place sur le territoire. Ils surveillaient les criminels notoires, les tueurs en séries, s'occupaient des morts suspectes qui nécessitaient des enquêteurs plus qualifiés que ceux de la PM (quoi qu'en disent ces derniers, d'ailleurs !). Ils travaillaient en collaboration avec de nombreux autres métiers, que ce soient les membres de la Justice Magique dans leur globalité, du Mangenmagot aux avocats mais aussi avec les différents experts du Ministère, les Oubliators, les archivistes, les Langue-de-Plomb mais également avec les équipes de Sainte-Mangouste, Médicomages et légistes sur le terrain. Ils croisaient toutes les franges de la population, des trafiquants de Bristol aux maris violents de Londres. Ils ne savaient jamais de quoi seraient faits leurs journées, s'ils interviendraient sur le terrain ou passeraient la journée à mener des interrogatoires, qu'ils utiliseraient leurs baguettes ou se contenteraient de planquer devant les maisons des suspects... Oui, il n'y avait pas à tergiverser, Charlotte aimait son métier. Elle aimait chaque journée, chaque aspect - si ce n'est la paperasse - et aimait se sentir utile. Elle aimait aider les gens, se dire qu'elle contribuait à la sécurité de la société, elle aimait se dire qu'elle avait apaisé un peu une victime en l'accompagnant du mieux qu'elle pouvait à sa petite échelle ou qu'elle avait mis quelqu'un en sécurité parce qu'ils avaient arrêté des sorciers dangereux. t si elle pouvait passer ce feu à quelqu'un, faire naître une vocation, alors elle n'en serait que plus heureuse.

- Réfléchissez-y, vraiment, assura Charlie. Je pense que vous pourriez avoir une bonne surprise. Vous savez quoi ? Je vais vous donner mon adresse postale, si vous avez des questions ou si vous voulez en reparler après votre accouchement, proposa-t-elle avec un sourire. On pourra aller prendre un café !

Elle fouilla dans son sac pour trouver un papier et un stylo et griffonna ses coordonnées sur une vieille publicité T&T. Tandis qu'elle finissait de noter son nom de famille, Juliet l'interrogea sur son congé maternité et elle eut un rire.

- Ne m'en parlez pas ! lança-t-elle en lui tendant le papier. Je suis coltinée au bureau toute la journée ! Je vais corriger des rapports, faire mes procédures en retard... Puis aider mes collègues, faire du rangement dans nos vieux dossiers... Tout ce que j'aime ! Ça me rappellera mes années d'Aspirante, ajouta-t-elle avec malice.

Les deux jeunes femmes discutèrent encore un peu un moment, avant de se séparer par faute de temps, mais Charlie quitta la boutique avec le sentiment du devoir accompli : à tous les cours, elle croiserait rapidement le nom de Juliet Wilson sur un dossier de candidature du BDA...

FIN DU RP



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L'art de déplier une poussette sans doctorat [Juliet]

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