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 Round 2 [James]

Marlene BarclaySage-femmeavatar
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6 Septembre 2008

Une demi-heure avant le couvre-feu, la nuit était déjà tombée sur Poudlard mais cela ne changeait rien à l'ambiance lugubre que pouvaient avoir les cachots de l'école. Peu d'élèves aimaient s'y aventurer en dehors des cours de potions et des Serpentard mais Marlene avait toujours aimé cet endroit, de manière tout à fait étonnante d'ailleurs, elle qui n'était pas vraiment courageuse. Mais il fallait dire que c'était l'un des endroits les plus tranquilles de l'école et elle connaissait tous les recoins de ces boyaux qui serpentaient sur le château. En tant que Serpentard, c'était un peu son coin à elle, étant donné que leur Salle Commune s'y trouvait. Et puis ils avaient un certain charme quand on regardait bien.

Quoi qu'il en soit, Marlene avait fuit la Salle Commune bruyante en cette première soirée de week-end afin de pouvoir finir son livre tranquillement. Elle se serait bien réfugiée dans son dortoir et dans son lit pour passer la soirée au chaud à bouquiner mais l'idée de se retrouver face à Lauren et Samantha pendant de longues heures ne l'enchantait pas plus que cela. Il s'était écoulé deux mois depuis la soirée de fin d'année mais elle était quasiment certaine qu'on ne trouvait pas plus rancunière que McGowan, surtout que cette dernière semblait vivre complètement sous les ordres de Miller. Elle s'était donc installée dans un coin des cachots, pas très loin de l'entrée dans la Salle Commune, sous une torche et emmitouflée dans sa cape pour se protéger un peu du froid. Elle aurait peut-être dû s'installer de force dans le dortoir, songea-t-elle en frissonnant légèrement. Après tout, elle était Préfète-en-Chef, elle pouvait leur donner des ordres ou des retenues ! Elle ne réalisait pas encore vraiment cette nomination complètement inattendue. Elle n'était même pas préfète ! Mais elle n'allait pas s'en plaindre, même si elle n'était pas encore du tout à l'aise dans son nouveau poste. Demain était organisée la première réunion de l'année et cela l'angoissait, de devoir faire face à tous ces gens qui la jugeraient sûrement... Heureusement, Marlene était quelqu'un d'organisé et méthodique et elle avait déjà quelques idées à présenter pour prouver aux gens - et se prouver à elle-même - qu'elle n'avait pas été nommée au hasard.

Ce qui l'embêtait, c'était son homologue. James Carter. James Carter qui l'avait embrassée dans le train avant qu'ils ne se retrouvent dans le compartiment des préfets de manière horriblement embarrassante. Elle avait chassé ces deux évènements honteux de son esprit - elle parlait bien évidemment des baisers - et était bien décidée à ignorer Carter le plus possible le reste de l'année, s'en tenir à des relations strictement professionnelles même si elle ne pouvait pas le voir en peinture. C'était une excellente résolution, se convaincs-t-elle en replongeant dans sa lecture.

Plusieurs élèves étaient passés devant elle pendant quelques minutes sans vraiment la remarquer - et elle n'avait pas levé la tête de son livre, Les Hauts de Hurlelune de la célèbre Mildred Magpie dont elle adorait littéralement la plume - mais ce fut un bruit de pas plus hésitant qui la coupa un peu de sa lecture, curieuse. Les élèves de Serpentard ne s'attardaient pas, ils savaient exactement où allaient. Elle releva les yeux pour tomber évidemment sur... James Carter. Merlin lui en voulait. Ce dernier avait l'air de chercher quelque chose et son esprit revint immédiatement à ce qui était arrivé dans le train une semaine plus tôt. Gênée, elle releva le livre à hauteur de ses yeux, bien décidée à ignorer cet abruti qui se croyait tout permis. Elle lui avait de toute manière dit de ne plus l'approcher et il était hors de question qu'elle lui donne la satisfaction de pouvoir lui parler en dehors des réunions préfectorales. C'était un crétin, se répéta-t-elle. Un mal appris, un malotru, un imbécile, un goujat, un fils de Botruc, le dernier des idiots, un hypocrite, un donneur de leçons, un...

Sa litanie d'insulte fut interrompue lorsque James s'approcha d'elle, n'ayant visiblement pas compris son message de la dernière fois, ses oreilles sûrement bouchées par son immaturité chronique. Abaissant lentement son livre, Marlene releva la tête, le visage fermé.

- Qu'est-ce que tu me veux, Carter ? 


   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James arpentait les couloirs de Poudlard, à la recherche de Clara. A défaut de l’avoir trouvé ni dans la Grande Salle, ni dans la Salle des arts, ni dans la bibliothèque, il avait prit le chemin des cachots, persuadé qu’elle s’y trouverait. Les mains dans les poches, il étouffa un bâillement et accéléra le pas. Plongé dans ses pensées, il n’entendit pas une petite voix l’appeler, et ne releva la tête uniquement lorsqu’il sentit qu’on tirait sur sa robe de sorcier.

« Hé ! » reprit la petite voix pour attirer son attention.

James baissa les yeux vers un petit de première année qui l’observait avec de grands yeux, et fut surpris d’avoir interpellé. Il lui fallu quelques secondes pour se rappeler qu’il avait été nommé préfet-en-chef et que, par conséquent, il était devenu celui à qui on s’adressait en cas de question ou de problème.

« Oui ? » l’encouragea-t-il en affichant un sourire bienveillant sur son visage.

« Je voulais savoir… C’est par où la salle commune des Serdaigle, déjà ? » lui demanda-t-il rapidement, les joues rouges.

James lui indiqua le chemin, avant de lui proposer de le raccompagner – ce que le jeune Serdaigle refusa immédiatement. Tous ses nouveaux copains allaient se moquer de lui s’il avouait ne pas avoir retrouvé son chemin seul ! Le Poufsouffle le laissa donc partir, amusé de la situation. Il se remit par la suite en marche, triturant son badge de préfet-en-chef qui était attaché au niveau de sa poitrine. Lorsqu’il l’avait reçu, durant les vacances d’été, il avait tout d’abord pensé à une erreur : lui, préfet-en-chef ? Mais il n’avait jamais été nommé préfet tout court ! Non, ce n’était pas possible – le professeur Mason avait dû se tromper. Et pourtant, ce n’était pas le cas. Lui – James Mark Carter – était le nouveau préfet-en-chef. Grady et Ashley n’avaient cessé de se moquer de lui depuis la rentrée et James les menaçait – sans sérieux, évidemment – de les mettre en retenue.

En soit, ce statut lui plaisait. Il avait gagné en autorité et en maturité ces dernières années, et il faisait un plutôt bon préfet-en-chef, à son goût. Ce qui lui plaisait moins, c’était l’autre préfète-en-chef, à savoir Marlene Barclay. Après leur dispute – et leurs baisers – dans le train, James était parti furieux dans le wagon réservé aux préfets-en-chef… Et était tombé sur la jeune fille, non sans surprise. Comment une fille comme Marlene avait pu être nommée préfète-en-chef ? C’était tout simplement impossible – et complètement stupide (sans vouloir offenser le professeur Greengrass.) Barclay n’avait rien d’une personne qu’on allait voir lorsqu’on avait une question, un problème… Elle allait seulement terrifier les première année avec son visage froid ! James réprima un ricanement, et tourna à l’angle d’un couloir. Il perdit instantanément son sourire lorsqu’il aperçu la jeune fille, adossée contre le mur. Il allait passer son chemin dans lui adresser la parole – il ne manquerait plus que cela ! Toutefois, Marlene était à Serpentard, peut-être pourrait-elle lui dire où se trouvait Clara… Et puis, elle était son homologue, après tout, ils pouvaient bien s’adresser la parole sans s’étriper, n’est-ce pas ? Il s’avança, avant de lever les yeux au ciel face à son ton agressif.

« Pas besoin de monter sur tes grands chevaux… » soupira-t-il en haussant les épaules. « Je voulais juste te demander si tu savais où se trouvait Clara ? Je la cherche depuis un bout de temps. »
Marlene BarclaySage-femmeavatar
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Pas besoin de monter sur ses grands cheveux ? Il était tout à fait cohérent qu'elle soit méfiante vis-à-vis de lui. Carter pouvait se faire passer pour un bon samaritain auprès du tout-Poudlard mais elle, elle n'avait pas oublié ce qu'il lui avait balancé au visage lors de leur dispute du Poudlard Express. Et puis cela faisait sept ans qu'ils ne pouvaient pas se voir en peinture et elle ne voyait pas pourquoi elle devrait lui parler en dehors des réunions préfectorales. Ils s'entendraient cordialement pour l'image et pour garder une crédibilité devant les autres préfets mais sinon, elle ne voyait pas pourquoi elle devrait faire des efforts avec cet abruti fini. Aussi, peu décidée à coopérer - surtout qu'il l'avait embrassée alors qu'elle ne le voulait absolument pas et elle n'en n'était toujours pas remise - elle haussa un sourcil circonspect.

- Clara... ?

Évidemment qu'elle voyait de qui il voulait parler. Clara Guipure était plutôt populaire au sein de l'école, James aussi et forcément, tout le monde savait qu'ils étaient amis. Elle aurait bien voulu elle aussi, pouvoir faire partie de ces élèves appréciés par beaucoup de monde, que tout le monde connaissait. Elle jalousait Guipure sur ce point, comme elle en jalousait beaucoup d'autres, de Kessy Brooks à Nora Weaver. Mais ce n'était pas le cas et elle devait faire avec. Du coup, pour compenser, elle avait jubilé devant les articles de Multipliettes sur la mère de Guipure, traitait Kessy Brooks d'idiote superficielle - en espérant devenir secrètement sa copine - et cela la faisait se sentir un peu mieux. Quoi qu'il en soit, elle n'avait vraiment pas envie d'aider Carter, bien au contraire.

- Peut-être qu'elle te fuit. Je la comprendrai en même temps, elle doit déjà bien avoir assez de boulets à ses pieds, continua-t-elle en plongeant - faussement - le nez dans son livre.


   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James se retint de lever les yeux au ciel lorsque Marlene supposa que Clara le fuyait. Cette fille avait le don de le faire sortir de ses gonds – ce qui était très rare, réellement. Mais il ne savait pas pourquoi, avec Marlene, c’était physique : ils ne pouvaient pas se voir. En soit, il ne savait pas ce qu’il avait clairement contre elle – il n’avait jamais bien su d’où était parti leur première dispute. Et James était plutôt du genre à se faire apprécier par tout le monde, et à essayer d’apprendre à connaître ses camarades. Mais Barclay… C’était plus fort que lui, il ne pouvait juste pas. Et, à vrai dire, il n’avait même pas envie d’essayer de l’apprécier – elle n’avait pas qu’à être aussi pénible et méprisante à chaque fois qu’ils se parlaient, en même temps !

Bon, certes, James l’avait peut-être un peu mérité – mais seulement un peu. Il fallait dire qu’il n’avait pas été tendre lors de leur dernière conversation dans le train, et qu’il l’avait embrassé deux fois. Mais Marlene n’était pas en reste ! Elle l’avait giflé deux fois et n’avait pas été particulièrement sympathique avec lui non plus. Donc il pouvait avouer qu’ils avaient tous les deux des torts. Mais aujourd’hui, c’était elle qui avait commencé à être agressive alors qu’il voulait seulement lui poser une question ! Cela ne démontrait pas toute son immaturité ? Sûrement, songea James en croisant les bras.

« Si tu le dis. » répondit James en haussant les sourcils. « Tu es le boulet de qui, toi, pour être assise toute seule dans le couloir ? » il laissa passer quelques secondes. « Ou alors c’est juste que tout le monde te déteste ? »

Ce ne serait pas impossible, en soit – Marlene était si désagréable ! Le Poufsouffle ne voyait absolument pas comment on pouvait apprécier une fille si méprisable, froide et intolérante.
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Marlene aurait aimé être de ces filles à la répartie cinglante en toutes circonstances, du genre qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qu'on respecte autant que l'on craint. Mais malheureusement, elle n'était définitivement pas ce genre de filles et rares étaient les fois où elle trouvait le courage de répondre. Ce qui c'était passé dans le train était l'une de ces exceptions, tout simplement parce qu'à ce moment là, elle se sentait dans son parfait bon droit - elle maintenait que c'était sa Patacitrouille - et était toute auréolée de la fierté qu'elle ressentait à porter le badge de préfète-en-chef. Mais une semaine s'était écoulée et remettre les peids à Poudlard lui avait rappelé - comme après chaque fin d'été - ce que c'était de passer toute une soirée seule dans la Salle Commune sans que personne ne vienne lui adresser la parole, elle qui avait espérer que cela changerait avec sa nouvelle fonction. Même les premières années semblaient préférer s'adresser à Carter !

Alors quand son gentil homologue se chargea de lui renvoyer ce fait à la figure, Marlene ne sut que répondre. Elle aurait pu dire qu'elle avait Emma, citer les filles avec qui elle déjeunait parfois comme des amies proches et adorables avec qui elle partageait tout, elle aurait pu arguer qu'elle était trop sollicitée dans la Salle Commune et cherchait donc un peu de tranquillité dans le couloir, pour pouvoir lire en paix. Et évidemment, pendant qu'elle aurait prononcé ces mots, sa joyeuse - et imaginaire - bande de copines serait passée et elle aurait pu planter Carter là, entourée d'amis sympathiques et qui l'appréciaient. Mais le couloir était désespérément vide en dehors de Carter - qui était loin d'être un ami ou tout simplement de l'apprécier - et Marlene n'avait pas le soutien de ses camarades parce qu'elle était toute seule, même si elle aimait à prétendre le contraire.

Sentant ses yeux s'humidifier, elle papillonna des paupières et baissa la tête sur son livre afin de permettre à ses cheveux de dissimuler son visage et ses yeux rouges. Elle ne pleurerait pas devant cet abruti, elle refusait de lui laisser cette satisfaction là. Les mots de James tournaient méchamment dans sa tête - tout le monde te déteste - et elle s'efforça de reprendre sa lecture malgré ses yeux embués, ce qui était d'ailleurs une piètre tentative étant donné qu'elle ne voyait plus rien. Elle lui aurait bien dit de partir en inventant une localisation imaginaire à Guipure mais n'avait pas envie d'être trahie par la faiblesse dans sa voix. Après tout, Carter n'était pas idiot et comprendrait vite le message. Ce n'était pas comme s'il avait des raisons de s'attarder, après tout.


   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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S’il y avait bien quelque chose que James haïssait par-dessus tout, c’était bien le fait de faire pleurer quelqu’un – et les filles en particulier. Il n’était absolument pas habitué à être méchant, de base, et était relativement sensible aux larmes – même s’il ne l’avouerait jamais, merci pour sa virilité. Aussi quand Marlene papillonna des yeux pour cacher le fait qu’ils étaient humides, le Poufsouffle se sentit tout de suite mal. Il était vrai qu’il n’avait pas été très sympathique dans ses propos… « Mais c’est elle qui a commencé ! » souffla une petite voix dans son cerveau – la voix de la mauvaise foi, sans aucun doute. Mais en soit, James s’en fichait - presque – de savoir qui avait commencé ou non. Il avait fait pleurer Marlene, et, étonnement il était gêné par ça.

Il l’observa quelques instants, hésitant sur la conduite à tenir. Devait-il s’en aller ? La laisser seule ? C’était visiblement ce qu’elle demandait. Oui, mais dans ce cas, il serait catalogué comme le « goujat de service » chez la jeune fille, et, probablement, le coup des larmes allait le torturer un peu. S’excuser alors ? Il retint une grimace. Il s’agissait de Barclay, tout de même ! Le jeune homme se reprit, et tenta de se raisonner. Certes, il n’aimait pas la jeune fille, mais ce n’était pas comme s’il était autorisé à la traiter n’importe comment non plus ! C’était étrange, cette fille avait le don de le mettre dans tous ses états, pour une simple pique.

Après quelques instants gênants où il reste immobile, les bras ballants, James se laissa tomber à côté de la préfète-en-chef. Il resta silencieux encore un moment, ne sachant pas quoi dire – il fallait avouer que le Poufsouffle n’était pas très doué avec les mots, surtout dans ce genre de situations.

« J’suis désolé… J’aurais pas dû dire ça. » s’excusa-t-il platement, le regard fixé sur le mur en face de lui. « Je le pense même pas, d’ailleurs. » rajouta-t-il. Il posa sa main sur son avant bras et le pressa doucement. « Pleure pas hein, j’me suis juste emporté, c’était stupide ! »

Il lui offrit un petit sourire. Même s’il n’appréciait pas Marlene et qu’il ne savait pas comment on pouvait l’aimer, il devait bien se douter que tout le monde ne la détestait pas. Après tout, si O’Connor avait pu avoir des amis, Marlene Barclay devait sans doute en avoir aussi ! A vrai dire, elle était tout de même plus sympa qu’O’Connor.
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Cela faisait quelques longues secondes que Marlene fixait le même mot sur sa page, tentant de chasser les larmes qui embrouillaient son regard. Tout le monde disait que James Carter était quelqu'un de gentil, après tout, c'était un Poufsouffle et qui n'aimait pas les Poufsouffle ? A cet instant précis, elle aurait bien fait passer quelques blaireaux sous les roues d'une voiture en fonctionnement mais après tout, puisque tout le monde la détestait, cela ne devrait pas changer grand-chose. Et Carter qui restait planté là comme un idiot ! Ne pouvait-il pas tout simplement la laisser tranquille ? Elle ne pouvait pas rester dans son dortoir à cause de Miller et McGowan, n'aimait pas vraiment la Salle Commune et elle n'avait même pas le droit à un peu de paix au fin fond des cachots. Il allait vraiment qu'elle trouve un endroit où personne ne la trouverait jamais ! Et tandis qu'elle faisait défiler la liste des lieux déserts du collège - les escaliers de la tour d'Astronomie, le recoin du couloir du quatrième étage, les interstices entre les serres - elle sentit Carter s'assoir à coté d'elle et elle releva légèrement la tête pour lui jeter un regard mi-hostile mi-circonspect tandis que ce dernier fixait le mur d'en face.

Elle aurait pu s'attendre à beaucoup de choses, mais pas à ce qu'il s'excuse. Après tout, la dernière fois qu'ils s'étaient disputés, il ne s'était pas excusé pour une noise. Au contraire,a près l'avoir embrassée - et donc contrainte à fuir le wagon - il avait eut l'air plutôt fier de lui. Elle-même ne s'était pas non plus excusée, il est vrai, mais lui n'avait pas du tout eu l'air vexé parce qu'elle avait dit, tandis qu'elle avait eu la boule au ventre à regarder tous les plans servis au festin. Arrête un peu les Patacitrouilles. Elle se souvenait encore du ton employé et du regard qu'il lui avait balancé en prononçant les mots. Quand il affirma qu'il ne le pensait même pas, elle eut un petit rire jaune. Menteur. Évidemment qu'il le pensait, les Poufsouffle n'étaient-ils pas censés être un modèle de vertus et d'honnêteté ? Que des bêtises ! Mais Carter ne voulait sûrement pas qu'on dise qu'il faisait pleurer ses camarades de classe, cela faisait mauvais genre pour sa réputation. Elle fixa sa main lorsqu'il la posa sur son bras avant de s'essuyer les yeux et de coincer ses cheveux derrière ses oreilles.

- Clara est montée dans son dortoir plutôt tôt, je ne pense pas qu'elle redescendra.  

Elle l'avait vue tout à l'heure en sortant de la Salle Commune avec son bouquin.

- Tu la cherchais pour quoi ?

Quitte à être là, autant faire la conversation. Après tout, ils devaient se forcer à travailler ensemble toute l'année, cela serait déjà un bon début.


   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James retint un soupir lorsque Marlene essuya ses larmes. Il se rendait compte qu’il avait été bien trop loin et s’en voulait pour ça. Il n’avait jamais voulu la faire pleurer. A vrai dire, le Poufsouffle était quelqu’un de réellement gentil, qui cherchait souvent le meilleur chez ceux qu’il rencontrait. Marlene avait été l’exception, et il ne savait pas pourquoi il avait agit ainsi envers la jeune femme. Certes, il ne l’appréciait pas, mais ce n’était pour autant qu’il devait l’insulter comme un vulgaire O’Connor ! A vrai dire, à première vue, Marlene incarnait tout ce qu’il haïssait par-dessus tout. L’intolérance, la méchanceté, la suffisance. Il en avait eu marre, brusquement, d’être gentil avec tout le monde. A cela, il fallait rajouter un trop plein d’émotion ainsi que la peine qu’il traînait depuis juin dernier d’avoir perdu son ancien camarade de chambre, Danny Sneals. La gentillesse ne lui avait pas paru nécessaire, face à Marlene.

Oh, il n’allait pas se cacher derrière des excuses. Oui, il avait été odieux envers la jeune fille – et elle aussi, d’ailleurs – et il le reconnaissait. Mais maintenant qu’il était là, assit à côté d’elle dans le silence, il se sentait un peu honteux, un peu gêné. Et James, dans les moments où il était gêné, ne savait absolument pas comment agir. Aussi, il se contenta de garder le silence. Ce fut Marlene qui prit la parole la première, lui expliquant que Clara était montée dans son dortoir. Il haussa les épaules, se résignant à ne pas voir la jeune femme avant demain.

« Rien d’important, j’avais juste besoin de savoir si elle et Emma voulaient bien qu’on se retrouve demain près des serres, avec Amy. » lança-t-il. « Amely Anderson et Emma Blackbonnes. » précisa-t-il à l’intention de la jeune fille, au cas où elle ne voyait pas de qui il s’agissait.

« Mais bon, tant pis, j’irais les voir demain au petit déj ! » il jeta un coup d’œil à sa montre. « De toute façon ça va bientôt être l’heure du couvre-feu… On prend la ronde dans l’aile gauche ce soir, c’est bien ça ? » demanda-t-il à Marlene en tournant vers la tête vers elle pour l’observer.

L’emploi du temps de préfet-en-chef était bien plus chargé que ce qu’il s’était imaginé… Mais il aimait avoir cette responsabilité, à laquelle il s’était acquitté avec joie – sous les moqueries d’Ashley et Grady, qui ne cessaient de le tanner sur son nouveau statut.
Marlene BarclaySage-femmeavatar
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C'était sûrement la première fois en près de six ans de cohabitation qu'ils parlaient calmement et c'était une sensation assez étrange aux yeux de Marlene. En même temps, ils ne pouvaient pas vraiment passer l'année à s’agresser mutuellement s'ils voulaient faire du bon travail en tant que préfèts-en-chef. Elle ne savait pas ce qu'en pensait James mais elle-même était bien décidée à faire honneur à la charge qui lui avait été confiée et elle ne laisserait personne se mettre en travers de son chemin pour cela : elle voulait absolument faire bonne impression pour pouvoir profiter de cette chance inespérée d'améliorer drastiquement son dossier scolaire et réaliser ses ambitions.

- Je sais qui est Emma Blackbonnes, répondit Marlene en refermant son livre tout en glissant un marque-page "Peggy Black" dans ce dernier pour ne pas perdre sa page. Nous sommes même amies, ajouta-t-elle sur un air de défi, ses pupilles sombres plantées dans celles de James.

Alors comme cela, personne ne la supportait ? Qu'est-ce que cela faisait d'apprendre que quelqu'un qu'il estimait pouvait l'apprécier ? Car aux yeux de Marlene, c'était la réalité : Emma et elle étaient en train de devenir de bonnes amies. Elle s'entendaient bien, avaient plein de points communs, notamment leurs goûts littéraires et elle était certaine qu'elles pouvaient rester très longtemps en bons termes. Satisfaite et rassérénée par cette légère vengeance - ses répliques lui venaient toujours après ce qui était d'ailleurs très agaçant - Marlene se redressa imperceptiblement.

Lorsque James la questionna sur leur ronde de ce soir - parce qu’évidemment, ils allaient devoir passer la soirée ensemble alors qu'elle aurait préféré être tranquille - elle farfouilla dans son sac de cours pour en ressortir le petit planning des rondes qu'elle s'était fait sur un joli papier à lettres, d'une écriture soignée. Sans un mot, elle sortit sa baguette magique et fit une copie de ce dernier avant de le tendre à James. C'était d'abord pour le coté pratique - pour qu'il n'oublie pas bêtement de faire une ronde - mais elle avait également la satisfaction de lui prouver qu'elle était bien plus renseignée et organisée qu'elle. Même si certes, ce soir, c'était en effet une ronde dans l'aile gauche. Il fallait voir le bon coté des choses : avec un peu de chance, elle rentrerait au dortoir assez tard pour que Lauren et Samantha soient déjà endormies. Mieux elle les croisait, mieux elle se portait ! Ces filles étaient folles, il n'y avait pas d'autres explications. Un silence un peu inconfortable s'installa alors entre eux deux et Marlene ramena ses genoux contre elle, posant son menton dessus. Ce fut finalement sa curiosité qui l'emporta, puisque cette question lui avait traversé l'esprit plusieurs fois depuis le fameux épisode du train.

- Tu sors avec Clara Guipure ?


   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James hocha doucement la tête lorsque Marlene mentionna Emma comme son amie. Il ne savait pas que les deux jeunes filles s'entendaient bien, et, à vrai dire, il n'avait pas souvenir qu'elle ait déjà parlé de Marlene en sa présence. Emma était bien libre d'apprécier qui elle voulait, après tout... Même si le jeune homme avait du mal à concevoir qu'elle puisse apprécier la préfète-en-chef et lui, alors qu'ils se détestaient cordialement. Leurs comportements étaient tout de même radicalement opposés ! Peut-être pas autant qu'il le croyait... Toutefois, il était certain que Marlene était bien plus organisée que lui, au vu du petit planning qu'elle venait de sortir... James était bien plus du genre à mémoriser les rondes (et, quand bien même il pourrait oublier, Amely était là pour lui rappeler absolument toutes ses occupations.).

 « Merci ! lança-t-il en observant le petit planning des rondes, constatant non sans une petite pointe de fierté qu'il avait effectivement raison. Bon, il va pas falloir qu'on tarde alors, on doit commencer notre ronde dans pas longtemps ! » ajouta-t-il avec entrain.

En soit, les rondes des préfets-en-chefs étaient plutôt amusantes, du point de vue du jeune homme. Cela avait un certain charme, de se promener dans l'école, la nuit, écoutant les bruits du vieux château. En tant que PeC, ils possédaient également le privilège de donner ou retirer des points, ce qui était un avantage non-négligeable. C'était un peu le pouvoir suprême dans Poudlard ! Depuis la rentrée, il avait retiré uniquement cinq points à un petit Gryffondor de troisième année qu'il avait surpris à lancer des bombabouses dans un couloir – même si c'était parfaitement le genre de choses qu'il aurait été capable de faire au même âge !

La question de Marlene le tira brusquement de ses pensées, et il tourna vers elle un regard curieux. Quelques mois plus tôt, James l'aurait probablement rabroué, tant l'affaire « Clara » le touchait. A présent, il se sentait presque apaisé à propos de ça. Evidemment, rien n'était réglé, mais il avait fini par tirer un trait sur la jeune fille. Il fallait vraiment être un idiot de première pour croire que quelque chose pourrait se passer entre eux ! Elle était si distante avec lui, presque froide, et avait recommencé à lui mentir, James aurait pu y mettre sa main à couper tant il la connaissait bien. Alors il s'efforçait simplement d'être son ami, sans chercher à aller plus loin. Parfois, il se surprenait même à être agacé par elle et la distance qu'elle instaurait entre eux. Cela ne lui plaisait définitivement pas, et il trouvait ce comportement presque hautain de la part de sa meilleure amie.

 « Non, non, on ne sort pas ensemble. » avoua James.  « C'est une de mes meilleures amies, je la connais depuis sa première année, comme Amy ! » ajouta-t-il avec un sourire.  « Et j'ai rencontré Emma un été, en France, dans un camping – on ne revenait pas de la coïncidence ! On a commencé à se rapprocher à ce moment. C'est vraiment une chouette fille. » déclara-t-il.  « Ca fait longtemps que tu la connais ? » demanda-t-il, en tournant la tête vers Marlene pour l'observer avec curiosité.
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Marlene jeta un regard circonspect à James lorsqu'il annonça que l'heure de leur ronde était bientôt arrivée. Cinq minutes auparavant, il se moquait d'elle avec méchanceté et voilà qu'il semblait ravi à l'idée de la soirée qui les attendait. Il n'y avait pas à réfléchir : Carter n'était vraiment pas net. Derrière ses airs - tout à fait hypocrites, qu'on se le dise - de Poufsouffle sympathique et de bonne humeur se cachait visiblement un déséquilibré. Peut-être même un schizophrène, songea Marlene qui tenait sa grande connaissance du domaine de la psychiatrie des séries policières qu'elle regardait le samedi soir durant les vacances. Ou peut-être qu'il n'était pas rancunier, finit-elle par conclure après avoir effleuré l'idée d'annoncer à tout le monde que le préfet-en-chef était sûrement atteint d'une grave maladie mentale. Elle-même avait un peu de mal avec ce concept tant elle gardait en mémoire toutes les injures qui lui étaient faites, cultivant une rancœur hors du commun à l'égard des auteurs de ces soufflets.

Quoi qu'il en soit, elle allait devoir faire un effort notable puisque James et elle étaient cette année amenés à se fréquenter plutôt régulièrement : avoir envie de le frapper à chaque rencontre n'était sûrement pas la bonne manière de nouer une collaboration paisible et efficace. Valait mieux discuter cordialement, comme la personne civilisée qu'elle était assurément. Elle hésitait encore un peu pour James mais après tout, les Poufsouffle n'étaient-ils pas censés être les élèves sociables de l'école ? Et si cette discussion pouvait lui permettre d'étancher sa curiosité et de chasser de son esprit une question qui la taraudait depuis leur voyage en train jusqu'à Poudlard... A la fois surprise et satisfaite que James lui réponde, elle se redressa imperceptiblement, saisissant entre ses doigts le bout de sa tresse pour la faire tourner. Ainsi, ils n'étaient qu'amis ? C'était plutôt étonnant... Certes, Clara était sortie avec ce bêta de Victor Lloyd l'année dernière mais elle était plutôt sûre de ce qu'elle avait vu. Pourtant, elle n'en dit rien. Du moins pour le moment : elle aimait avoir toutes les cartes en main avant de s'engager dans un sujet.

- Plutôt, oui, mentit-elle lorsque James lui demanda si elle et Emma se connaissaient depuis longtemps. Tout le monde se connait chez les Serpentard. Mais nous sommes vraiment devenues amies l'été dernier. Il s'avère que nous avons plein de points communs !

Marlene assortit sa dernière réplique d'un sourire en coin qui n'avait rien d'innocent. James pensait qu'Emma était une chouette fille, pour reprendre ses termes, et si Marlene était effectivement d'accord, elle savait également qu'elle avait en effet beaucoup de points communs avec sa nouvelle année. Les deux jeunes filles s'entendaient vraiment bien, n'en déplaise à Carter et ses jugements de valeur. Satisfaite, elle se releva, rangeant son livre dans la poche de sa robe.

- On y va ? lança-t-elle.

Elle n'était pas particulièrement pressée mais elle n'avait pas très envie de donner à James la possibilité d'argumenter sa position quant au fait qu'il appréciait visiblement beaucoup Emma tandis qu'il la méprisait au plus haut point. Marlene n'était pas courageuse : elle ne s'épanouissait pas dans l'affrontement direct et préférait de loin changer de sujet pour éviter les ennuis.

Tandis qu'ils prenaient leur ronde dans le silence, croisant les derniers élèves qui se dépêchaient de rejoindre leur Salle Commune avant le couvre-feu - avec les évènements tragiques de l'année dernière, aucun manquement à ce dernier ne serait toléré - l'esprit de Marlene revenait sans cesse aux propos de James. Pourquoi cela la tracassait autant, elle n'en savait rien. Mais quoi qu'il en soit, elle aimait comprendre ce qui se passait autour d'elle, même si cela ne la concernait pas et comptait bien avoir le fin mot de l'histoire.

- Je me disais... Tu as quand même une drôle de vision de l'amitié, pour un Poufsouffle, lança-t-elle en rompant le silence. Je t'ai vu avec Clara Guipure à la soirée de fin d'année il y a deux ans, révéla-t-elle d'un ton badin.

Elle n'avait pas vraiment bu ce soir là, juste un ou deux verres pour faire comme tout le monde.

- C'est un drôle de passe-temps, ça, d'embrasser les filles qui passent, railla-t-elle en se tournant vers lui.


   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James marqua un temps d’arrêt lorsque Marlene lui avoua qu’elle avait trouvé plein de points communs avec Emma. Avec Emma ? Sa Emma ? Celle avec qui il était ami depuis plus de deux ans ? Celle qui le faisait rire et qu’il admirait autant ? Amie avec Marlene ? Le jeune homme dévisagea cette dernière, qui ne lui laissa pas le temps de disserter sur ce sujet, puisqu’elle se leva en lui proposant d’y aller. Cela était étrange, tout de même, songea James alors qu’il la suivait. Emma et Marlene étaient comme le jour et la nuit ! C’était comme s’il associait Amely avec Pilli, c’était impossible ! Si James avait fait preuve d’un peu moins de mauvaise foi, il aurait pu reconnaître que Marlene et Emma pouvaient en effet s’entendre, et que par conséquent, Marlene ne devait pas être une personne si détestable que ça. Mais ils étaient déjà en train de se parler sans se sauter à la gorge : chaque chose en son temps !

Il fut tiré de ses pensées par la jeune fille qui lui reprocha sa vision de l’amitié. Etonné, James posa sur elle un regard interrogateur. Elle pouvait dire qu’il était hypocrite, susceptible même malhonnête si elle le voulait, mais il ne voyait pas comment elle pouvait critiquer son sens de l’amitié. Il avait toujours été un bon ami, présent, fidèle, loyal. Il avait formé de fortes relations depuis qu’il était entré à Poudlard, et se savait plutôt apprécié de ses camarades. Toutefois, la précision de Marlene l’éclaira, et il réprima un sourire face à sa question, s’arrêtant face à elle lorsqu’elle se retourna vers lui.

« La soirée de fin d’année… » commença James avec une petite grimace.

Par Merlin, cette soirée avait réellement mit un bazar monstrueux dans sa vie. Ce baiser qu’il avait échangé avec Clara avait été un pur désastre, et la honte qu’il éprouvait pour l’avoir oublié n’aidait en rien. Depuis ce jour, sa relation avec la jeune fille avait radicalement changée. Eux qui avaient été si proches depuis des années étaient devenus froids, distants, comme deux anciens amis, que même l’évocation de leur passé commun ne parvenaient plus à faire sourire. James en avait été attristé, avait essayé de se rattraper, mais s’était heurté à la distance que Clara avait imposé entre eux, ce ravin qu’il avait essayé de franchir. Puis, il s’était lassé d’échouer, et avait décidé de laisser faire le temps faire son effet. Peut-être que dans quelques mois, tout irait mieux ?

« C'est compliqué. J'avais beaucoup bu et... Bref.. » expliqua-t-il, sans entrer dans les détails : il n’allait pas commencer à raconter sa vie entière à Marlene !

« Ce n’est pas un passe-temps ! » se défendit-il. « Je ne me suis jamais donné comme défi d’aller embrasser toutes les filles de Poudlard, heureusement ! »

James esquissa un petit sourire en s’avançant vers Marlene.

« Et même si c’était mon passe-temps, d’embrasser les filles qui passent… Ce serait le tien, de me gifler ? » railla-t-il en souriant. « Ça doit être tout à fait plaisant, ma joue semble faîte pour ça, à ce que j’ai cru comprendre… »
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La grimace de James arracha à Marlene un bref sourire amusé qu'elle réprima aussi vite. Elle n'avait pas envie d'être amusée, James Carter ne l'amusait pas, il l'énervait. C'était tout aussi simple que cela et il était hors de question qu'elle se fasse avoir comme toutes ces filles un peu idiotes qui rêvassaient au nouveau préfet en chef. D'ailleurs, il n'y avait aucune raison qu'elle se fasse avoir et toutes ces pensées étaient complètement idiotes. Tout comme James Carter. Elle avait posé cette question uniquement pour satisfaire sa curiosité et comprendre les quelques bruits de couloir qui avaient circulé à ce sujet : à Poudlard, rien ne restait secret bien longtemps.

- C'est bien pour cela que ne bois pas, répondit-elle avec mesquinerie lorsque James plaça sa petite histoire avec Clara Guipure sur le compte de l'alcool.

Ce n'était pas tout à fait vrai. Aux soirées de fin d'année, elle buvait comme tous les autres, pour avoir l'air cool et détendue et pour ne pas passer pour une de ces filles ennuyantes et coincées comme Amely Anderson. Néanmoins, elle faisait toujours attention à la quantité qu'elle consommait afin de garder le contrôle de ses nerfs : Marlene avait l'alcool triste et ne supportait pas l'idée d'éclater en sanglots au milieu de toute une assemblée de camarades de classe. Elle avait abandonné l'idée de faire un jour partie des filles cools et populaires de l'école mais faisait toutefois très attention à ce que les gens qui la connaissaient pouvaient penser d'elle, c'était mieux que rien. Marlene cultivait une image de fille sage et gentille et il n'y avait bien que James Carter - et Lauren et Samantha - pour penser le contraire.

Elle se força à ne pas reculer lorsque son homologue fit un pas vers elle parce qu'elle ne voulait pas paraître impressionnée. Elle ne l'était pas d'abord : James ne l'impressionnait pas et elle ne pensait pas du tout à ce qui s'était passé dans le train parce qu'elle avait absolument chassé cet évènement insignifiant de son esprit. Elle releva le menton pour le défier du regard en oubliant son cœur qui battait à tout rompre d'appréhension - elle n'aimait pas s'affirmer - et croisa ses bras sur sa poitrine.

- Tu avais entièrement mérité chacune de ces claques, affirma-t-elle. Et c'est bien plus correct que d'embrasser les gens contre leur gré, parce que ça, c'est très désagréable.

L'idée qui lui passa à l'esprit à cet instant précis était complètement insensée mais elle ne pouvait renier le fait que face à James elle se sentait en position de faiblesse et que cela serait un moyen de rétablir l'équilibre. Il était bien plus sûr de lui qu'elle ne l'était d'elle et cela lui donnait l'assurance de faire certaines choses qu'elle n'oserait même pas faire en rêve. Dans sa vie, Marlene n'avait jamais rien fait d'audacieux, elle avait toujours fait attention à rester dans sa zone de confort et James la bousculait. Et elle détestait cela au plus au point. Alors elle ne sait pas vraiment ce qui guida son geste, entre l'envie de rétablir les choses, de se prouver quelque chose à elle-même voire même une envie de revanche. Quoiqu'il en soit, elle dénoua ses bras, se hissa sur la pointe des pieds et sans même y penser, glissa une main dans la nuque de James avant de l'embrasser. Ce n'était pas la première fois que cela arrivait mais c'était la première fois qu'elle en prenait l'inititive, ce qui donnait à ce baiser une saveur toute autre. Après quelques secondes, elle se sépara de lui et reprit place sur ses pieds comme si de rien n'était.

- Tu vois ? Très désagréable.

Son ton était ironique et elle faisait comme si de rien n'était mais son cœur battait la chamade tandis qu'elle réalisait réellement ce qui s'était passé. Elle avait embrassé un garçon de son propre chef - même si elle ne l'aimait pas - et venait de prouver qu'elle ne faisait pas que subir et cette victoire résonnait dans son esprit.    


   
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« Je n’avais pas mérité toutes ses claques ! » protesta James. « Pas la deuxième en tout cas. » rectifia-t-il ensuite. « Et ce n’est pas si désagréable que ça de m’embrasser, je vais finir par me vexer ! » finit-il en souriant, narquois.

Cette joute verbale l’amusait plus qu’autre chose, finalement. Marlene avait du répondant, et c’était quelque chose qu’il appréciait chez elle. Elle n’en restait pas moins détestable, mais un peu plus supportable, disons. Quand elle ne lui lançait pas plusieurs piques à la minute, elle était même presque fréquentable ! Et puis, il fallait bien qu’ils parviennent à travailler ensemble pendant toute une année, n’est-ce-pas ? Alors s’ils pouvaient éviter de se hurler dessus à la moindre occasion… Même si, James devait bien l’avouer, c’était presque étrange, d’avoir une conversation normale avec Marlene Barclay. Où étaient donc passés ses airs supérieurs, et ses manières suffisantes ?

James était donc plongé dans ses pensées, lorsqu’il sentit la main de la jeune fille se glisser derrière sa nuque. Interloqué, il planta son regard dans le sien, les sourcils froncés. Il ne comprit son intention que lorsqu’elle posa ses lèvres sur les siennes. Surpris, le jeune homme mit quelques secondes avant de réagir, et finit par répondre à son baiser en glissant ses mains dans le dos de Marlene. Ce baiser lui procura une étrange sensation, et il était bien forcé de reconnaître qu’il l’appréciait – encore plus que lorsqu’ils s’étaient embrassés dans le train. Marlene finit par rompre l’étreinte, laissant James penseur, un sourire en coin sur les lèvres.

« Donc là, c’est le moment où je suis censé te gifler pour m’avoir embrassé ? » questionna James en replaçant distraitement une mèche de cheveux de Marlene derrière son oreille. « Et ne mens pas, je suis certain que tu n’as pas trouvé ça désagréable ! » lança le jeune homme.

Voilà une bien étrange relation, songea-t-il en observant Marlene. Il n’arrivait d’ailleurs pas à la définir, tant il avait des sentiments et des impressions contradictoires. Il ne l’aimait pas – ça non ! – et pourtant elle ne le laissait pas indifférent pour autant. Il ne la supportait pas, mais appréciait ses baisers. C’était perturbant, et à la fois plaisant, de ne pas savoir comment la jeune fille allait réagir, de ne rien pouvoir prévoir, de tout laisser au hasard.

Les mains toujours posées dans le dos de Marlene, James finit par se pencher pour lui déposer un baiser dans le cou, avant de se reculer, le sourire aux lèvres.

« Je suis même sûr que tu as envie de recommencer ! » affirma-t-il en riant. « A moins que tu arrives à trouver une excuse plausible pour justifier ce baiser… » termina-t-il en posant sur elle lui regard plein de défi.
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- Te prends pas trop au sérieux ! répliqua Marlene lorsque James affirma que l'embrasser n'était pas si désagréable que cela.

C'est juste qu'elle n'avait aucun point de comparaison, voilà tout. Puisqu'elle n'avait aucune expérience en la matière, rien ne lui attestait qu'il embrassait bien. Peut-être que les autres garçons le faisaient beaucoup mieux que James Carter et qu'il était tout simplement horriblement arrogant ; elle n'avait jamais eu de doutes sur ce point d'ailleurs. Si on lui avait expliqué ce qui se passerait cette année quelques mois auparavant, elle ne l'aurait pas cru. Au contraire, elle aurait trouvé l'idée assez traumatisante parce qu'elle détestait Carter et ce depuis des années, depuis qu'ils se connaissaient : se retrouver à l'embrasser dans des couloirs vides n'avait jamais fait partie de ses plans pour sa septième année.

Elle n'avait pas la moindre idée des véritables motivations qui l'avait poussée à embrasser son homologue de nouveau et elle n'avait pas envie de s'y pencher. Cela n'avait rien de romantique - elle aspirait à beaucoup plus pour une vraie relation, merci pour elle - et pourtant c'était horriblement plaisant et définitivement agréable, comme elle eut le loisir de constater lorsque James glissa ses mains dans son dos. Elle s'était toujours demandé ce que cela pouvait faire, d'être avec un garçon, et cela correspondait parfaitement à ses espérances. C'était grisant, nouveau et lorsqu'ils se séparèrent, la première idée qui lui vint à l'esprit fut de recommencer. Elle rougit lorsqu'il glissa une de ses boucles brunes derrière son oreille et le sarcasme fut la seule chose qui lui permit de garder la face.

- Parce que les Poufsouffle frappent les filles, maintenant ? railla-t-elle. Et dans tes rêves.

Évidemment qu'elle avait trouvé ça agréable mais c'était surtout extrêmement perturbant. Elle ne l'aimait pas, il l'agaçait une fois sur deux et pourtant, elle avait envie de l'embrasser. C'était donc ça l'adolescence ? Ce qui faisait glousser les filles dans les couloirs ? Elle eut un frisson lorsqu'il l'embrassa dans le cou et se dégagea pour camoufler sa gêne et l'effet que cela lui avait fait.

- Bas les pattes Carter ! Je t'ai embrassé pour la même raison que toi dans le train : pour le plaisir de t'embêter, voilà tout. Ne va pas te faire d'idées !

Cette situation était bien trop étrange et inhabituelle, surtout pour Marlene qui n'avait jamais flirté avec un garçon jusqu'ici. A vrai dire, même si c'était nouveau et un peu embarrassant, c'était plutôt... amusant.

- Tu n'es pas aussi irrésistible que tu aimes à croire, tu sais.  


   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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« Les filles frappent bien les Poufsouffle. » répondit James.

Ce qui, selon lui, était une chose tout à fait aberrante. Marlene l’avait giflé – deux fois – et pour des raisons parfaitement injustifiées. Bon, il avait peut-être un peu dépassé les limites la première fois, mais la deuxième… Etait-ce de sa faute si elle s’était autant rapprochée ? Et si – par le plus grand des hasards – le train avait soudainement pris un virage un peu serré ? Certes, il avait trébuché, mais il n’y pouvait strictement rien ! Bon, il avait peut-être mis un peu de tant à réagir, mais c’était uniquement parce qu’il était surpris de se retrouver à embrasser la fille qui était en train de l’insulter quelques secondes plus tôt ! Bref, tout cela pour démontrer que Marlene Barclay avait la gifle facile et que frapper des Poufsouffle n’était décidemment pas humain.

D’ailleurs, James l’attendait, la gifle, lorsqu’il se redressa après avoir embrassé Marlene dans le cou. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait fait ça : sur le moment, cela lui avait semblé être une idée parfaitement judicieuse. Et pourquoi, d’ailleurs, prenait-il autant de plaisir à l’embrasser ? Il ne l’aimait pas, pourtant ! Ah ça non, il ne l’aimait pas, et il en était certain ! C’était étrange, songea-t-il en se passant une main derrière la nuque. C’était étrange, parce qu’il se sentait comme attiré par elle, et qu’il n’était pas – mais alors vraiment pas du tout ! – attiré par les pestes comme Marlene Barclay. Mais ce n’était rien, tenta-t-il de se rassurer en reportant son attention sur la jeune femme. Il était seulement légèrement confus après le baiser qu’ils avaient échangé, voilà tout !

« Le plaisir de m’embêter ? Comme si tu avais besoin de m’embrasser pour m’embêter… » railla James.

Il fallait dire que pour le faire sortir hors de ses gonds, Marlene avait un talent incroyable – c’était probablement la seule à réussir  un tel exploit. En même temps, lorsqu’elle le voulait, la Serpentard pouvait être particulièrement agaçante et méprisable. Ce petit ton condescendant mal caché derrière un sourire hypocrite… James ne supportait pas ce comportement. Mais, lorsqu’elle agissait normalement, elle pouvait être presque fréquentable – ce qui perturbait hautement le Poufsouffle, qui ne savait sur quel pied danser.

« Je ne me crois pas irrésistible ! » se défendit-il. Et c’était vrai, il ne pensait absolument pas qu’il avait un charme phénoménal qui avait le don de faire tomber toutes les filles dans ses bras comme Marlene semblait le croire – loin de là, même. « Mais, Barclay… » commença-t-il en souriant.

Il s’approcha légèrement d’elle, et baissa la tête vers elle pour croiser son regard.

« Avoue, que tu as apprécié ce baiser ! » lança-t-il, très sérieux. « En fait, non, tu n’as même pas besoin d’avouer quoique ce soit, je le sais. Tu ne me résistes pas, c’est tout ! » plaisanta-t-il. Il laissa passer quelques secondes, puis, gêné par ce qu’il venait de dire – notamment parce que ces phrases pouvaient éventuellement s’appliquer à lui – il corrigea : « Je plaisante, hein ! Enfin, presque. Tu peux au moins reconnaître que c’était agréable ! » finit-il en redressant les épaules.
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- Les filles frappent un Poufsouffle, corrigea Marlene.

Que James ne fasse pas l'innocent : ces coups avaient été parfaitement justifiés et elle ne les regrettait pas puisque cela semblait être le seul moyen pour que son camarade comprenne. Marlene n'avait jamais été très douée avec les mots et dans les moments où elle était déstabilisée ou se sentait attaquée, en danger, l’agressivité était sa seule réponse et lui paraissait alors entièrement légitime. Dans le cas de l'épisode du train, cela avait été la seule réponse à sa confusion et à sa colère, il fallait bien l'avouer. Mais elle ne le dirait jamais à voix haute : Carter serait bien trop heureux de la voir faire une concession et Marlene préférait camper sur ses positions quitte à s'enfoncer dans la mauvaise foi la plus totale s'il le fallait.

A vrai dire, elle ne savait pas vraiment dans quelle direction aller à cet instant précis. Auparavant tout était clair : elle ne pouvait pas supporter cet abruti de James Carter et à vrai dire, c'était sûrement le cas. Elle n'aurait même pas pu dire ce qui lui était passé par la tête au moment de l'embrasser. Une envie de revanche ? De se prouver à elle-même quelque chose ? Ou à Carter ? Elle n'en savait rien. La seule chose qu'elle savait - même si elle détestait se l'avouer et qu'elle se refusait à y penser plus de quelques secondes - c'est qu'elle avait apprécié ces quelques instants, ces quelques baisers. Et ce fait était tellement contradictoire qu'il aurait pu donner des maux de tête au heurtoir de la Salle Commune de Serdaigle, songeait Marlene.

- Tu parles ! répliqua-t-elle. T'es prétentieux comme un coq !

Comment pouvait-on avoir envie de gifler quelqu'un aussi fort et en même temps de... l'embrasser ? Enfin à cet instant précis, c'est plutôt Marlene qui avait envie de se donner des claques pour chasser ce genre de pensées idiotes de sa tête même si c'était plutôt difficile avec Carter qui s'amusait à s'approcher d'elle, l'obligeant à relever les yeux pour pouvoir le regarder en face. Elle fit mine de s'étouffer lorsque James affirma qu'elle ne pouvait pas lui résister - non mais pour qui se prenait-il celui là ? - et prit une mine offusquée. Elle pouvait parfaitement lui résister et il n'était même pas question de résister puisqu'elle n'avait (presque) aucune tentation. Toute cette histoire ne voulait rien dire, ce n'était que du vent. Des trucs d'adolescents : c'était hormonal, voilà tout. Après tout il suffisait de voir les soirées de fin d'année pour pouvoir appliquer cette théorie. Marlene aurait aimé avoir le culot de sortir cette hypothèse - plus qu'une hypothèse, une explication même - sans sourciller et avec aplomb mais elle savait qu'elle se mélangerait de manière pitoyable dans ses explications et finirait par sourciller et rougir. Surtout que Carter était un Poufsouffle et que ces bêtes-là étaient plutôt tenaces et qu'il ne lâcherait pas avant d'avoir eu ce qu'il voulait, comme avec la Patacitrouille dans le train.

- Bien, concéda-t-elle à contre-coeur. C'était agréable. Mais ce petit jeu entre toi et moi - elle se désigna de l'index avant d'en faire de même avec James, profitant de ce mouvement pour le faire reculer d'une légère pression sur le thorax - ne va pas continuer. Il est hors de question que l'on passe nos rondes de préfet à s'embrasser. Parce que je ne veux pas t'embrasser. Et tu ne veux pas m'embrasser. C'est bien compris ?

Après tout, Marlene Barclay n'était décidément pas le genre de filles qui embrassaient en secret des garçons dans les couloirs. Surtout des garçons qu'elle ne pouvait pas voir en peinture et surtout qu'elle refusait de voir en peinture un jour. 


   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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Lorsque Marlene concéda que leurs baisers étaient agréable, James laissa un large sourire apparaître sur ses lèvres, heureux de l'entendre. C'était peut-être stupide, mais il se sentait presque soulagé. Il n'était pas le seul à apprécier leurs moments d'intimité - et donc, peut-être pas le seul à être confus à ce propos. Pourquoi avait-il tant envie d'embrasser la Serpentard, alors qu'il la trouvait insupportable ? Pourquoi ressentait-il cette envie de la prendre dans ses bras, alors qu'ils passaient - quasiment - tout leur temps à se disputer. James n'aimait réellement pas cette confusion. Car les choses, jusqu'alors, avaient été relativement simples : quand il s'était rendu compte que Kessy lui plaisait, ils avaient pris le temps de discuter un peu, de se connaître, et s'étaient mis en couple, voilà tout. Pourquoi diable les choses devaient-elles se compliquer avec des sentiments contradictoires ?

"Tu veux qu'on arrête ?" demanda James en reculant, l'ombre d'un sourire sur les lèvres.

Il ne savait pas vraiment quoi en penser. D'un côté, il n'avait pas réellement envie de se retrouver à embrasser Marlene au détour de chaque couloir - parce qu'il ne voulait pas embrasser Marlene ! Et puis, les gens finiraient par savoir - tout se savait à Poudlard - et on les considérerait comme "en couple". Et ça, James ne le souhaitait pas, n'est-ce pas ? Parce qu'il n'aimait pas la jeune femme, que ce soit bien clair ! D'un autre côté, l'idée d'arrêter ce "petit jeu" entre lui et Marlene lui semblait presque difficile au vu des moments qu'ils avaient déjà passé ensemble.

"Très bien." fit-il avec le regard de celui qui n'en croit pas un mot.

Il fit un mouvement pour s'écarter, et se ravisa au dernier moment pour se pencher à son oreille.

"Mais je te signal que c'est toi qui est à l'initiative de ce "petit jeu"." souffla-t-il, avant de se redresser.

Il s'éloigna réellement de la jeune femme, et enfonça ses mains dans les poches de son jean, l'observant sans un mot. Puis, tirant le planning qu'elle lui avait donné tout à l'heure, il reporta son attention sur la feuille de papier.

"Bon, on ferait bien d'y aller..." déclara-t-il. "Notre ronde est dans l'autre aile du château, le temps qu'on y soit, ce sera déjà l'heure." Il laissa quelques secondes de silence. "Tu viens ?" lâcha-t-il finalement, avec un sourire enjôleur.

Parce qu'il n'était pas décidé à laisser Marlene tranquille tout de suite.
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Est-ce qu'elle voulait qu'ils arrêtent ? Une version honnête de Marlene aurait répliqué que non car embrasser James était définitivement trop agréable et qu'elle avait définitivement trop envie de recommencer pour mettre sciemment un terme à cette étrange habitude. Mais Marlene arrivait à se mentir à elle-même aussi bien qu'aux autres aussi musela-t-elle toute envie qui impliquait James Carter, si ce n'est de se tenir le plus loin possible de lui, aussi croisa-t-elle ses bras sur sa poitrine et releva-t-elle le menton pour avoir l'air assurée.

- Oui.

De toute manière, c'était la meilleure décision à prendre. Elle rêvait de grand amour, de petit-ami qui l'aimerait très fort et d'une vraie relation sérieuse, un peu comme Emma et son Dave. Elle ne voulait pas d'une relation étrange où elle était partagée entre l'agressivité et la tendresse, elle ne voulait pas passer sa dernière année cachée dans un coin parce qu'elle n'avait pas envie qu'on la voit avec James Carter alors que toute personne qui les connaissait un peu savait qu'ils ne pouvait pas se supporter. Elle n'allait pas sortir avec James Carter et honnêtement - cette fois-ci - elle n'en n'avait pas envie. Ils n'avaient aucun point commun et des valeurs aux antipodes et elle n'était pas amoureuse de lui. Elle était juste... attirée. Physiquement. Sauf que Marlene avait été élevée dans la ferme idée qu'une fille ne fréquentait pas un garçon à moins de sortir avec lui, elle ne voulait pas être assimilée à des filles comme Kelsey Lorgan. Pour un garçon, c'était moins grave mais pour une fille... Alors voilà, il n'y aurait rien. Puis de toute manière, se répéta-t-elle une nouvelle fois tandis qu'elle croisait les yeux bruns de James, elle n'en n'avait pas envie.

- Très bien, répéta-t-elle simplement, le cœur battant.

Elle pensait que l'affaire était réglée jusqu'au moment où James se pencha vers elle pour lui murmurer que c'était elle qui avait commencé ce petit jeu, son souffle chaud effleurant sa peau. En réalité, c'était lui qui avait tout commencé, en l'embrassant véritablement pour être son premier baiser autrement que par accident. Elle avait relancé le jeu tout à l'heure, certes, mais James ne s'était pas défilé pour autant, bien au contraire ! C'était une question de fierté avant tout, elle ne voulait pas rester sur la touche et subir ce qui s'était passé dans le train. Elle releva les yeux sur lui sans mot dire lorsqu'il s'éloigna comme si de rien n'était avant de sortir de sa poche le planning qu'elle lui avait doublé et suggérer tranquillement de reprendre la ronde. Sérieusement ? Alors c'était tout ? Cela ne lui faisait rien du tout ?

- Et tu ne me dis rien ? Tu n'as pas trouvé ça agréable, toi ?

Parce que c'était quand même plutôt vexant qu'il abandonne comme cela.  


   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James était prêt à partir lorsque la question de Marlene l'arrêta. Il se retourna vers elle, sans savoir quoi répondre. Il ne lui disait rien ? Non. Non, parce qu'elle avait déjà dit tout ce qu'il y avait à dire : c'était agréable, mais ça s'arrêtait là, n'était-ce pas ce qu'elle désirait ? Et James était prêt à respecter sa volonté, vraiment. Mais... Mais il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir cette sensation de regret. Oh, il ne l'avouerait jamais, évidemment ! A vrai dire, il préférait être collé tous les week-end avec Greengrass plutôt que de faire savoir à Marlene Barclay qu'il avait envie de l'embrasser.

Parce qu'il était là le fond du problème : il avait envie d'embrasser Marlene, et ce n'était pas normal. Parce qu'il n'aimait pas Marlene. Il ne pouvait pas l'aimer, il était son exact opposé ! Ils n'avaient tout bonnement rien en commun : elle était organisée là où il était le dernier à prendre plaisir à planifier quoique ce soit, elle était à Serpentard et lui à Poufsouffle, elle était individualiste quand lui pensait aux autres, elle était plus ambitieuse que lui, il était plus sociable et extraverti qu'elle... Le seul intérêt qu'ils semblaient avoir en commun était les patacitrouilles ! Bon, en soit, s'il cherchait un peu plus profondément, il pouvait facilement leur trouver d'autres points communs : tous les deux étaient né-moldus et ils avaient vécu une enfance assez semblable puisque leurs pères étaient tous deux militaires. Et aussi - et surtout - ils semblaient tous les deux attirés physiquement par l'autre.

Malgré ça, James ne savait pas ce qu'il voulait. Si, il avait envie de l'embrasser - il avait même une folle envie de l'embrasser, de glisser ses mains dans son dos, et de la tenir contre lui. Mais il ne pouvait pas ! Marlene n'était pas sa petite-amie - et elle ne le serait probablement jamais. Parce qu'ils ne s'aimaient pas - et ne s'appréciaient même pas un peu, à vrai dire. Pourtant... Pourtant le Poufsouffle ne parvenait pas à s'ôter cette idée, cette envie de la tête. Il réalisa qu'il avait esquissé un mouvement vers la jeune fille, et s'arrêta en cours de route, laissant retomber son bras le long de son corps. Ce. N'était. Pas. Raisonnable. Et puis, il n'en avait même pas le droit.

Parce que pour autant qu'il en savait, Marlene ne voulait rien avoir à faire avec lui. Ne l'avait-elle pas giflé la première fois qu'ils s'étaient embrassé ? Et ne venait-elle pas de dire qu'elle voulait qu'ils cessent leur petit jeu ? Et puis, lui non plus ne voulait rien avoir à faire avec Marlene, la question ne se posait même pas ! Il voulait juste... Voilà, il voulait juste l'embrasser. Il ne voulait pas l'aimer, seulement l'embrasser. Les sourcils de James se froncèrent à cette pensée : ce n'était pas très correct de vouloir ça. Il n'était pas de ceux qui passaient leur temps à embrasser des filles sans désirer officialiser les choses...

"Si, j'ai trouvé ça agréable..." lâcha finalement James en vrillant son regard dans celui de Marlene.

Plus qu'agréable, même. Mais aussi particulièrement perturbant. Les choses ne pouvaient-elle pas être simples, tout simplement ?

"Je ne t'aime pas, Barclay." finit par déclarer le jeune homme en se rapprochant d'elle une nouvelle fois. "Mais j'ai excessivement envie de t'embrasser." souffla-t-il. "Ça te suffit, comme réponse ?"

Parce qu'il n'en avait pas d'autre à lui donner...
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Les bras croisés sur sa poitrine, Marlene observait James qui s'était interrompu de marcher lorsqu'elle l'avait invectivé. A vrai dire, elle n'avait pas vraiment réfléchi en faisant cela, elle avait été vexée de le voir sans aller comme si de rien n'était. Parce que cela venait dire qu'il s'en fichait - et elle s'en fichait aussi, elle tenait à le dire - mais qu'il s'en fichait encore plus qu'elle. Surtout qu'il l'avait forcée à avouer que ces baisers avaient été agréables et qu'il n'avait pas fait de même et elle avait encore l'impression de s'être fait avoir. Depuis toujours ils comptaient les points entre eux, leur relation était faite de piques et d’agressivité et malgré cette nouveauté que constituaient ces contacts physiques, Marlene ne comptait pas se laisser avoir et perdre la partie.

Il esquissa un mouvement vers elle et elle se raidit instinctivement. A vrai dire, elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle faisait, de ce qu'ils faisaient. Elle n'avait aucune expérience en la matière et à vrai dire, James était le premier garçon qu'elle approchait un tant soit peu de près. Mais tout ce qui se passait était loin de convenir à ses schémas - comme dans les Hauts de Hurlelune par exemple - et Marlene était le genre de filles qui aimaient les schémas et les convenances. Les filles bien sortaient avec des garçons, elle ne se contentait pas de les embrasser sans but dans les couloirs même si elle en avait envie. C'était ce qu'elle avait appris dans les magasines. Elle n'avait parlé de tout cela à personne, même pas à Emma, et n'avait à vrai dire pas grand-monde pour en parler. Elle ne se voyait pas parler de garçons avec son père - qui lui avait interdit d'en fréquenter de toute manière - ni avec son grand frère qui ne comprendrait sûrement pas.

Elle releva les yeux vers James lorsqu'il lui avoua qu'il avait aussi trouvé ça agréable - elle n'était pas la seule alors et c'était étrangement rassurant - et se força à ne pas reculer - ou ne pas avancer - lorsqu'il fit un pas vers elle. Ainsi donc, ils en étaient rendus au même point. Elle n'aimait pas James Carter et n'avait pas envie de l'aimer : elle aurait pu faire la liste de tout ce qui l'exaspérait chez lui les yeux fermés. Il ne l'aimait pas non plus alors ils en étaient au même point. Et il avait envie de l'embrasser... Tout comme elle à cet instant précis alors qu'il se tenait tout près. Ce n'était même pas logique. Et pourtant... C'était le cas. Pour tous les deux.

- Ça me suffit, murmura-t-elle.

Bien. Que faisaient-ils maintenant ? Ils ne pouvaient décemment pas se voir juste pour s'embrasser, non ? Ça c'était ce que faisaient Killian Grey et Kelsey Lorgan et encore : ils ne faisaient pas que s'embrasser. Marlene rougit à cette idée et elle baissa les yeux sur ses bras croisés, retraçant du regard le tressage de son bracelet de fils. Après tout, ils ne faisaient rien de mal, non ? Et si personne ne venait à le savoir... C'était juste une expérience. Pour voir ce que ça faisait d'être un peu proche d'un garçon. Et personne ne le saurait. Ils n'avaient de comptes à rendre à personne si ce n'était à eux-même. Et elle en mourrait d'envie, juste pour retrouver encore une fois cette sensation. Ce n'était pas un crime, non ? Certes, les choses voulaient qu'on sorte avec le garçon qu'on embrassait mais elle pouvait faire autrement non ? Juste pour une fois. Pour quelques fois. Et personne ne le saurait.

- Je ne t'aime pas non plus, Carter. En réalité, je te déteste, déclara-t-elle en relevant ses yeux sombres vers lui. Mais...

Elle fixa James du regard quelques instants tandis que les dernières hésitations s'agitaient dans son esprit. Et puis tant pis, décida-t-elle en fermant les yeux quelques secondes. Sans hésiter, elle se hissa sur la pointe des pieds et glissa ses bras autour de la nuque de James pour l'embrasser, un long baiser cette fois-ci, différent des trois premiers. Elle savoura pleinement la sensation nouvelle, le cœur battant et l'envie de ne jamais arrêter. Ils finirent néanmoins par se séparer, le souffle un peu court, les joues un peu rouges pour Marlene et elle laissa planer un court silence avant de reprendre la parole.

- Personne ne saura, d'accord ? Et... On est pas obligés d'en parler entre nous ou d'y réfléchir. C'est juste... comme ça.


   
le premier jour du reste de ta vie

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James allait se reculer lorsque la phrase de Marlene le retint sur place. Il la dévisagea quelques secondes, comme pour s'assurer que ce n'était pas un rêve. Celui lui suffisait, réellement ? Marlene Barclay acceptait cette relation avec lui ? Il avait dû mal à y croire, tant il pensait que la haine que lui vouait la jeune fille était supérieure à cette attirance qu'elle pouvait ressentir à son égard. Et peut-être que c'était toujours le cas, songea James. Mais qu'importe. Le Poufsouffle avait beau la détester, il était bien forcé de reconnaître que ce qu'il éprouvait pour elle était réel - c'était purement physique évidemment, mais c'était bien là.

Le jeune homme hocha la tête quand elle affirma le détester - à force, il avait fini par le comprendre, et c'était réciproque. Cependant tout résidait dans ce mais qu'elle venait de prononcer. Il ne l'aimait pas, mais il avait envie de l'embrasser. Il ne la supportait pas mais il aimait la serrer contre lui. Elle parvenait toujours à le faire sortir de ses gonds mais il n'avait aucune envie qu'elle s'en aille. Toutes ces contradictions perturbaient James, mais pas autant que Marlene, qui venait de se rapprocher de lui. Il l'observa longuement, et glissa ses mains dans son dos lorsqu'elle passa ses bras autour de son cou. Il ferma les yeux lorsqu'elle l'embrassa, et profita pleinement de ce baiser - qui lui procurait une sensation toute autre que leurs autres baisers. Ils ne s'embrassaient plus pour avoir le dessus, pour avoir le dernier mot, mais simplement parce qu'ils appréciaient ça.

Ce fut à regret que James se sépara de Marlene, le souffle court, et l'envie inexplicable de recommencer, encore et encore. Il approuva d'un mouvement de tête lorsque la jeune fille déclara que personne n'en saurait rien. Sur ce point, ils étaient d'accord. James n'avait pas réellement envie que cette nouvelle relation parvienne aux oreilles des autres élèves. Il ne souhaitait pas passer pour le nouveau Killian Gray, merci pour lui ! Et puis, il préférait garder ça pour lui. Si Amely - ou pire, Clara ! - étaient au courant de cette histoire, il pouvait être certain qu'elles ne le lâcheraient plus - et il  n'était pas certain d'apprécier leurs commentaires. Peut-être mettrait-il Grady au courant... Ou alors Emma, puisqu'elle connaissait Marlene !

"Juste comme ça." répéta James, avant de se pencher vers Marlene pour capturer ses lèvres une nouvelle fois.

Le six septembre fut le premier soir où Marlene et James arrivèrent en retard - et un peu honteux - à une ronde. Et ce n'était pas le dernier.

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Round 2 [James]

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