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 Charité bien ordonnée commence par soi-même. [Pv Jeremiah]

Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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Une foule considérable s'agglutinait dans l'imposant hall d'entrée du cabaret/casino "Les folies Sorcières", signe que la campagne de Mildred Magpie pour promouvoir cette journée de charité en faveur des pauvres orphelins de Bristol avait fonctionné à merveille. Accoudée à un balconnet en marbre, la rédactrice de Multiplettes pouvait avoir le sourire en voyant cette multitude de porte-monnaies ambulants qui se mouvaient à ses pieds. Nul doute que les fonds récoltés atteindraient les sommets escomptés, et Mildred avait d'ores et déjà de quoi se frotter les mains de satisfaction. Bien entendu l'intégralité de la somme serait reversée dans l'édification d'un orphelinat, Mildred étant ainsi : Elle débordait toujours de générosité apparente! Mais elle n'était également pas du genre à faire les choses à moitié, elle allait profiter de cette divine occasion pour vendre et dédicacer son nouveau roman, dont elle venait tout juste de terminer l'écriture. Revenant à ses premiers amours littéraires, et dans un souci de faire un "buzz-magique" retentissant qui lui apporterait un tsunami de Galions; Mildred Magpie avait apporté une suite à son roman à succès "Les Hauts de Hurlelune". Ce dernier avait été un succès incroyable, l'héroïne Peggy Black ayant touchée et émue une génération entière de lecteurs en mal de romance épique et guimauvesque, il paraissait bien normal de la ressortir du placard à un moment où sa créatrice avait besoin de galions pour mener à bien ses projets pharaoniques. Dès lors, Mildred Magpie espérait ardemment que son nouveau roman "La Mère des Dragons" deviendrait un best-seller du Monde Magique. Au moins il y aurait du monde à la présentation de celui-ci; Car ce qu'il y avait de merveilleux avec les enfants, c'est qu'ils pouvaient atteindre et émouvoir même les cœurs les plus froids! Pour cette bonne cause, Mildred Magpie avait réussit l'exploit de faire venir une foule de bonnes âmes, dans un cabaret inhospitalier tant il était encore en phase de restauration...

Car faute de moyens suffisants, l'avancée des rénovations prenait un retard considérable, ce qui contrariait extrêmement la future gérante de l'établissement. Mildred s'était d'ailleurs considérablement endettée, prenant sur les recettes de Multiplettes pour mener à bien ce gigantesque chantier. Mais rien n'y faisait, et la date d'ouverture initiale du premier septembre de l'année 2008, paraissait devenir illusoire au vue des travaux qu'il restait encore à entreprendre. Bien plus que l'aspect financier, "Les Folies Sorcières" revêtait une importance colossale aux yeux de la sorcière rousse. Il s'agissait d'un projet de cœur, et un hommage posthume à une mère qu'elle avait lâchement abandonnée alors qu'elle était souffrante. Redorer le blason des Folies Sorcières tournait donc à l'obsession dans l'esprit de Mildred Magpie, qui en plus de ses fonctions, œuvrait comme une véritable "contremaître", délivrant des consignes à ses ouvriers. Pour saluer la mémoire de sa mère, la scandaleuse journaliste voulait que ce joyau d'architecture redevienne un lieu incontournable des nuits bristoliennes, voir même du monde magique. Déterminée, elle voulait se donner tous les moyens pour y parvenir, et cette collecte de fonds pouvaient lui octroyer ce coup de pouce salutaire et tant espéré.

Détournant son regard un instant de la foule mouvante, qui attendait en contrebas de pouvoir gravir les marches de l'escalier. Mildred Magpie se tourna alors vers le petit allié miniature, attendait docilement derrière elle. Tommy Rafsten, n'était qu'un petit orphelin de Bristol, qui avait l'art et la manière de pouvoir tirer la larme aux cœurs les plus endurcis. Et pour l'occasion, Mildred Magpie espérait de lui qu'il joue une fois de plus une complainte digne d'un violon pendant un naufrage. La femme vénale et sans scrupule s'accroupit aux cotés du petit malheureux pour lui susurrer les dernières consignes, tout en lui caressant délicatement les bouclettes de chevelure.  

"Alors mon chou, tu te sens prêt? Tu n'as qu'à faire comme on a dit... Tu racontes ton histoire, en n'omettant surtout aucuns détails tristes : Comme la mort de ton papa docker écrasé par une caisse, ou celui de ta maman qui a succombé d'une overdose dans la voie des miracles. Si cela te fait pleurer, ce n'est pas grave, il faut que cela sorte. Mais grâce à toi, mon cœur, nous pourrons te construire une grande et belle maison, avec un jardin où tu pourras faire du poney. Et attends, tu vas voir... "

Mildred Magpie extirpa alors de la poche de son tailleur rose, un sachet contenant toutes sortes de friandises, qu'elle brandit devant le regard admiratif du petit Tommy.

"Si tu es gentil et sage, et que tu fais ce que je t'ai enseigné, et bien... Ces jolis Ballongommes du Bullard seront pour toi! "

Emerveillé par le sachet de confiserie, Tommy Rafsten sautilla sur place comme une petite sauterelle!

"Oh oui! oh Oui! J'veux faire des bulles! S'vous plait m'dame, juste un seul! "

Mildred Magpie lui adressa son plus beau sourire, avant de retirer son instrument de chantage. Les sucreries donnait le pouvoir de contrôler l'esprit des enfants, de manière bien plus facile et moins dangereuse que le sortilège interdit de l'Impérium. La rédactrice de Multiplettes s'adressa au petit orphelin d'une voix empreinte de douceur.

"Ils seront bientôt à toi, mon ange! Le temps d'un petit discours et tu pourras faire toutes les bulles que tu veux! "

Après avoir délivrée une dernière caresse sur la joue de son protégé, Mildred Magpie se redressa enfin pour s'adresser à la foule, depuis le balconnet. Elle usa de sa baguette, et d'un Sonorus, pour amplifier sa voix et la faire résonner contre les parois du grand hall.

"Très cher peuple de Bristol, je vous souhaite la bienvenue et je tiens d'ores et déjà à vous remercier d'avoir répondu si massivement à l'appel lancé en faveur de nos pauvres orphelins de Bristol. A mes yeux, cela ne prouve qu'une chose, celle que le peuple de Bristol a du cœur et un esprit d'entraide qui demeure inégalé dans le Monde Magique! Nous ne pouvons plus laisser nos enfants sans famille d'accueil, et sans un toit sous lequel s'abriter. Il est impératif de leur tendre la main, avant qu'il ne soit trop tard. C'est pourquoi, j'ai décidé d'organiser cette collecte de fonds salvatrice pour leur venir en aide. Je compte sur votre générosité et vos dons, pour faire que ces enfants défavorisés puissent profiter d'un avenir meilleur. L'intégralité de la somme récoltée par les ventes de mon dernier livre sera directement reversée dans la construction d'un orphelinat sur la promenade des Marins. Je vous accueillerai tous autant que vous êtes pour une séance de dédicace privée dans mon bureau, où j'espère que prouverez la grande générosité qui vous habite! Maintenant, je laisse la parole au petit Tommy, un jeune orphelin de notre bonne vieille ville de Bristol, et qui sera à n'en pas douter l'un des nombreux bénéficiaires de cette soirée caritatives. "

Mildred se pencha vers le petit orphelin pour lui chuchoter des encouragements à l'oreille, et lui glisser le sachet de friandises dans la poche.

" Vas-y mon ange, c'est à ton tour... "

Puis Mildred Magpie s'éloigna en direction de son bureau. Toutes la soirée, et même la nuit sans doute, elle allait accueillir des honnêtes citoyens de Bristol. En larmoyant Tommy commençait à réciter les détails tragique de sa vie, et Mildred ne put s'empêcher de sourire devant le talent d'orateur du petite garçon. Entre ses sanglots, il arrivait à glisser des paroles poignantes d'émotions, qui allaient inévitablement aider la foule présente à se délester de leurs galions. Avant de pénétrer dans l'office qui allait servir de lieu d'accueil pour les dédicaces, Mildred donna ses consignes à son fidèle elfe de maison Scribouillard qui allait revêtir le costume de portier pour l'occasion.

"Mon beau Scribouillard, tu les fais rentrer un par un, je veux donner un coté plus intime à cette collecte, et tant pis si cela nous prends la nuit. Je tiens à offrir un bon mot à chacune de ces bonnes âmes! Compris? "

Scribouillard opina de la tête, et les entretiens pouvaient enfin débuter. Mildred se mit à l'aise, se délestant de sa veste de tailleur rose. Puis Scribouillard entrouvrant la porte pour laisser passer le premier généreux donateur, c'est avec un sourire éclatant qu'elle accueillit celui-ci. Les joues de Mildred s'empourprèrent légèrement à la vue du beau jeune homme au teint exotique qui se tenait face à elle. Et une sensation de déjà vu étreignit son âme, comme si ce premier arrivant avait croisé sa route dans un proche passé. Elle conserva son sourire alors qu'elle tendant sa main délicate et blanche dans sa direction.

"Bienvenue, jeune homme! Et merci de nous faire don de votre générosité! " Mildred marqua un petite temps d'arrêt avant de poursuivre. "Est-ce moi qui me trompe, ou nous sommes nous déjà rencontrés? C'est étrange, votre visage me semble si familier... "

Elle dévora un instant des yeux ce beau jeune homme, qu'elle aurait préférer avoir en dessert plutôt qu'en entrée de son gala de charité.


Jeremiah YarrowMolduavatar
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Qui n'avait pu entendre parler de la charité de Mildred Magpie ? Habitant sur la marina de la Promenade, Jeremiah n'avait pu échapper à la nouvelle. Néanmoins, la seule raison pour laquelle il se décida à y aller fut ce livre, posé depuis des jours sur son bureau. Il l'avait trouvé chez sa soeur, planqué au milieu de ses recherche. Un vieux livre insoupçonné, écrit par Mildred des années auparavant. Elle avait bien changé depuis et quand il avait étudié la couverture, il s'était étonné qu'elle en soit l'auteur. Elle possédait donc bien des secrets inavoués ! Il n'avait pas lu le livre en entier, juste quelques pages en diagonale et avait été étonné par son écriture des plus passionnées. Pas de coeur de loup garou, pas d'amour impossible. Du mystère, du suspense et... Et bien beaucoup de choses qui lui parlaient aujourd'hui pour ses propres écrits, d'ailleurs. Etait-il possible qu'il s'agisse d'une autre Mildred Magpie ? Pourtant unique, Jeremiah était bien curieux de savoir ce qui avait pu se passer pour qu'aujourd'hui elle en soit à... Attirer les jeunes pucelles en manque d'amour gratuit. Quoiqu'il en soit, il se souvenait bien d'elle et en profiterait bien pour lui rendre une petite visite improvisée.

Pourtant, il détestait la foule, ce n'était pas du tout sa tasse de thé. De chez lui, il pouvait voir les travaux depuis quelques mois mais il ne s'en était jamais approché, la bâtisse n'étant pas sur son chemin. Une fois au pied des pierres, il fut impressionné par tout le travail que Mildred Magpie avait déjà réalisé. Et il savait qu'elle obtiendrait toujours ce qu'elle désirait. De la même façon qu'il ne crut pas un mot de toute son assistance. Il en eut même un rire dissimulé, dans le fond de la foule. Il ne doutait pas qu'elle oeuvre pour le bien de tous mais il s'imaginait bien quelques magouilles pour y parvenir. Des faux semblants, des raccourcis, dirons-nous. Pour ça, il l'admirait. Mildred était douée. C'était une femme à qui tout réussissait, ambitieuse et acharnée. Il fallait lui reconnaître une certaine beauté dans sa résistance.

Il y avait foule et Jerry songea qu'approcher Mildred dans ces circonstances n'était pas une bonne idée. Il n'aurait pu la rencontrer seule. Peut-être aurait-il dû attendre un autre jour plus clément où elle aurait été moins occupée. Pourtant, voilà qu'on leur accordait une entrevue individuelle. Jeremiah ne put cette occasion et on le laissa passer devant. Les autres semblaient bien trop intimidés et/ou préféraient lancer l'assaut avec un inconnu histoire de prendre la température. Voilà qui lui allait très bien. Ainsi, il serait plus vite dehors et obtiendrait plus rapidement ses réponses. Jeremiah n'était pas un impatient, mais il était pressé. Il entra dans la pièce indiquée et fut reçu par cet immense sourire qui était si propre à Mildred. Il y répondit avec plus de réserve et serra sa main. Son visage semblait toujours familier à qui l'avait rencontré une fois. On ne pouvait pas dire qu'il passait inaperçu. Encore moins avec son accent.

– Je crois oui. J'ai travaillé pour vous quelques semaines, il n'y a pas si longtemps. Jeremiah Yarrow. Ainsi, je profite de l'occasion pour prendre de vos nouvelles.

Il sourit un peu plus et haussa les sourcils avec admiration. Si Mildred était douée pour les apparences, Jerry l'était pour les flatteries.

– C'est un bel endroit que vous avez là ! Je suis impressionné ! Mais je ne désire pas empiéter sur le temps précieux de mes confrères, je ne suis ici que pour une visite de courtoisie, en réalité. J'ai trouvé ceci... - Il baissa la tête pour lui présenter le vieux livre découvert chez sa soeur - et j'ai voulu vous en féliciter. C'est un excellent livre, je me demandais si c'était bien vous ! Pourquoi ne plus faire profiter de vos talents au monde ?

La flatterie était là. Mais la moquerie l'était aussi, sous couvert de sourire et de sociabilité. Avec celui-ci, il avait découvert chez sa soeur toute l'oeuvre de Mildred. Chaque jour, il en découvrait un peu plus sur sa soeur et comprenait un peu moins sa disparition.


Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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Une satisfaction presque obscène éclaira le visage de Mildred Magpie, quand Jeremiah Yarrow lui révéla son identité. Tandis que les souvenirs du passage éphémère de son ex-employé lui revenait en mémoire, le regard lubrique de la rédactrice rousse se promena dangereusement sur la silhouette du séduisant jeune homme à l'accent si étrange. Enfin, Mildred remettait un nom sur cette adorable gueule d'ange, et elle ne tarda pas à s'extasier et demander de ses nouvelles.

"Mais bien sûr! Comment ne pas se souvenir de vous?! Jeremiah Yarrow de la rubrique "Créatures et Faits-Divers"! Je me souviens encore de votre travail de pigiste chez nous, et notamment de cet article édifiant sur ce pauvre petit noueux du Pays de Galles retrouvé torturé au fin fond d'une cabane de jardin. Par Merlin que cette petite créature était émouvante avec ses petites pattes arrières arrachées ! Mais vous êtes resté quoi, un mois parmi nous? Quel dommage... " Les lèvres de Mildred se crispèrent de déception. "J'aimais votre style et votre plume, et je me suis toujours interrogée sur les circonstances exactes de votre départ précipité. Doué comme vous l'étiez, vous auriez rapidement pu gravir des échelons de Multiplettes... "

Oui mais voila, pour les jeunes et beaux stagiaires de Multiplettes, gravir des échelons impliquait bien souvent de faire grimper aux rideaux leur rédactrice en chef. Un prix dont n'était pas toujours disposé à payer les jeunes employés empreints d'une certaine éthique professionnelle. Mais par le biais de multiples chantages, Mildred Magpie savait profiter de sa position, et pousser aux vices de pauvres âmes innocentes. En effet, de part le contexte économique délétère de Bristol, de nombreux jeunes chômeurs se retrouvaient dos au mur, et se montraient prêts à tout pour obtenir enfin un emploi fixe. Avant tout le monde, Mildred Magpie avait comprit comment utiliser cette misère social à des fins personnelles. Après tout, elle ne voyait aucun mal à agir de la sorte, du fait que ce n'était qu'un échange de bons procédés. Du donnant-donnant. Après tout, nombreux des beaux jeunes males qui œuvraient pour Multiplettes étaient passés par là, et ils n'en souffraient pas pour autant!

Sans en connaitre les tenants et les aboutissants, l'ancien pigiste Jeremiah Yarrow avait esquivé de manière in extremis l'appel du pied de sa rédactrice en chef. Lorsque cette dernière l'avait convoqué dans son bureau afin de pouvoir discuter plus librement de la fin de son article sur le noueux torturé, et notamment de l'application de la peine de mort pour son tortionnaire, Jeremiah s'était déjà envolé vers d'autres cieux. Quelque peu frustrée à l'époque, Mildred se réjouissait de voir le jeune homme lui revenir. Secrètement, elle espérait que le fait de n'avoir pas trouvé d'emploi et de ne pas manger à sa faim, allait pousser ce beau jeune homme exotique à enfreindre sa morale. De plus, il y avait des postes à pourvoir dans certaines rubriques de Multiplettes, et Jeremiah se montrait plutôt doué en écriture. La présence de ce dernier était sans doute d'ordre personnel, et un besoin de rparer ses erreurs du passé, plutôt que de s'orienter vers une logique caritative. Mais si le sourire flatteur et admiratif que lui lança l'ancien pigiste allait dans ce sens là, ses propos démontrèrent le contraire. Le jeune homme s'excusait presque de sa présence et lui signifia qu'il n'était là que pour une visite de courtoisie.

"Mais vous ne me dérangez aucunement! Bien au contraire! Multiplettes est une grande famille et n'oublie jamais ses anciens pensionnaires! Vous serez toujours le bienvenu! La porte de mon bureau, vous ai grande ouverte! "

Mildred Magpie baissa alors les yeux vers l'objet que semblait vouloir lui montrer Jeremiah, et elle reconnut immédiatement l'une de ses œuvres littéraires, "Les Hauts de Hurlelune". Mais en regardant de plus près la vieille couverture usée par des années de lecture, les yeux de Mildred Magpie s'agrandirent de stupeur! Il ne s'agissait pas de n'importe quelle édition, mais d'une collection des plus rares, tirées à seulement cinq exemplaires à travers le monde. Seuls cinq fans avait bénéficié en exclusivité de cette édition unique, après avoir remporté un petit concours d'écriture, et cela faisait des années que Mildred n'avait point revue l'un de ces livres. Fascinée, elle s'empressa de saisir son œuvre, afin d'en caresser la couverture avec émotion. Dès lors la question de Jeremiah Yarrow tomba quelque peu à l'eau, tant elle voulait connaitre les origines de cette acquisition.

"Par la barbe de Merlin! Mais c'est un exemplaire extrêmement rare que vous avez là! Il vaut une petite fortune! Je me souviens l'avoir transmit en main propre au cinq vainqueur d'un concours littéraire, que j'avais organisé pour l'occasion de la sortie du roman "Les hauts de Hurlelune". Mais cela fait tellement longtemps! " Tout à coup Mildred plaqua le livre contre sa poitrine, comme si elle ne voulait pont le rendre à son propriétaire. "C'est étrange, mais je ne me souviens pas vous avoir remit ce prix... "

Le regard de Mildred Magpie se teinta de méfiance, alors qu'elle s'interrogeait sur les circonstances exactes qui faisaient que cet ouvrage rare se retrouvait entre les mains du jeune homme. Un petit sourire énigmatique et mutin, finit par éclairer son visage, alors qu'elle s'adressa à nouveau à son ancien employé.

"Vous êtes décidément un jeune homme bien mystérieux, monsieur Yarrow... Vous nous quittez de manière aussi soudaine que étrange, alors qu'une oportunité d'embauche vous tentait les bras. Et puis vous me revenez avec un de mes livres d'une rareté exceptionnelle, et dont je ne me souviens point vous avoir remit. Vous comprendrez mon étonnement... "

Une étincelle mutine scintilla dans la pupille de Mildred, qui se pencha la tête comme pour mieux décrypter les secrets que cachait le beau jeune homme.

"Monsieur Yarrow, vous n'êtes point l'un des ses admirateurs secrets qui n'osent m'aborder? Et qui préfère fuir plutôt que de s'assumer. Je vous en prie, je suis tout ouïe! Faites moi le plaisir de lever mes interrogations, et alors nous pourrons éventuellement poursuivre notre discussion lus librement... "  

Mildred voulait ôter ses doutes et comprendre les agissements du jeune homme, avant de perdre son temps en futilité. Elle avait beaucoup d'argent à glaner lors de cette journée caritative, et bien plus que l'édification d'un orphelinat, c'était l'avenir des folies sorcières qui était en jeu...


Jeremiah YarrowMolduavatar
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Le sourire de Jeremiah demeura intact. Plus elle se souvenait de lui, plus il en était satisfait, bien qu’il n’en montrât rien. Lui n’avait pas perdu la mémoire de son temps passé aux côtés de Mildred Magpie et une chose était certaine : elle n’avait pas changé. Jeremiah s’en trouva rassuré dans une certaine mesure. Au moins, quelque part, certaines choses restaient immuables. Ce qui tordit ses lèvres un peu plus dans un sourire. Il aimait savoir pouvoir compter sur Mildred. Pourquoi avait-il besoin d’elle, d’ailleurs ? Jerry accepta les compliments avec politesse et modestie. Esquiver et demeurer mystérieux, c’était un art chez lui. Il savait que c’était aussi ce qui rendait Mildred d’autant plus curieuse. Si un jour on lui demandait, il dirait qu’au mieux, il l’admire en tant qu'adversaire. Au pire, il la respecte en tant que femme.

Quant à l’oeuvre de son aînée, il ignorait qu’il s’agissait d’une édition aussi précieuse. Qu’elle protège ainsi son bien, Jeremiah se demanda d’autant plus ce qui l’avait poussée à abandonner ce genre de littérature. Ce qu’elle écrivait aujourd’hui n’avait plus rien à voir, il aurait bien voulu savoir pourquoi. Il s’en trouva attendrie, son regard dans le sien. C’était comme retrouver un enfant et Jeremiah appréciait cette facette de Mildred. Si elle n’avait été qu’une vulgaire méchante bonne femme, peut-être ne l’aurait-il pas autant admirée.

« Je n’ai jamais reçu de prix. Ni de vous, ni de qui que ce soit. Cet exemplaire appartient à ma soeur, qui l’a trouvé dans une brocante, je crois. C’est une de vos admiratrices, en réalité. » Jeremiah eut un rire franc et baissa légèrement le menton avant d’acquiescer. Il pinça les lèvres, amusé et les humecta avant de reprendre. « Non, Mildred, comme vous le voyez, si j’ai un compliment à vous faire, je viens vous l’offrir de vive voix. En l’occurrence, je sais que cet ouvrage est un des préférés de ma soeur et j’aurais voulu savoir si vous pouviez… y apposer votre griffe. Je pense qu’elle serait heureuse de le trouver en revenant. Je pense pouvoir dire que votre roman l’a énormément inspirée et transportée. »

C’était peu dire. Jeremiah n’était pas convaincu que le roman de Mildred ait été pris au sérieux par sa soeur. Mais son âme romantique avait sûrement joué un rôle dans son besoin d’aventure et son désir de comprendre. Les mains libres, Jeremiah les plaça dans son dos et entreprit de combler les lacunes de Mildred avec un ton plus sérieux.

« Et je ne suis pas parti de façon si soudaine. Je n’étais pas intéressé par cette opportunité, voilà tout. J’écris pour le plaisir avant tout, pas pour l’argent et encore moins pour l’évolution. Je vais là où le vent me porte. Il n’y a pas de mystères là-dedans. Je n’ai pas décidé de ne plus écrire pour vous à cause de vous, si c’est là votre question indirecte. Je vous rassure. »

Mildred n’était pas le centre de ses intérêts, quand bien même c’est ce qu’elle aurait voulu. Ou tout du moins, préféré. Cependant, Jeremiah n’était pas sourd. Ni stupide. Il n’était pas non plus aveugle et avait bien perçu les regards de son aînée et avait sciemment souhaité ne pas y répondre. A cette pensée, son sourire revint sur son visage. Il avait encore d’autres questions pour elle. Il n’était pas là que pour une visite de courtoisie. Il inspira profondément, toujours droit face à elle et continua en acquiesçant.

« En vérité, je voulais savoir de quoi vous vous étiez inspirée pour cette oeuvre, des études que vous aviez faites pour la mener à bien. Et si vous aviez des recommandations à me faire. Je suis très intéressé par ces mystères, je vous avouerais. Avez-vous été inspirée par certains faits réels ? »
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Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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Retenant un sourire quelque peu dédaigneux, Mildred Magpie avait bien du mal a masquer son incrédulité face à l'attitude désinvolte de son ancien pigiste. Un doux rêveur qui osait prétendre qu'il ne recherchait que le plaisir dans l'écriture, sans courir après la moindre fortune! Pour la romancière émérite, ce genre de formule toute faite incombait généralement aux écrivains ratés, dont les livres ne trouvaient point d'acheteurs. Pour ces derniers, il s'agissait d'une manière de se rassurer et de se dire que tous les efforts consentis dans l'écriture servaient au moins à l'épanouissement personnel. Une douce utopie dans laquelle semblait parfaitement se complaire Jeremiah Yarrow, comme si se passer de Galions dans ce bas monde pouvait s'avérer possible. Derrière son sourire éclatant devait se cacher un océan de doutes, et les multiples soucis engendrés par cette vie de bohême. Un jour peut-être, il se retrouverait à devoir mendier devant les Folies Sorcières, méconnaissable, et Mildred le ferait déguerpir par le biais de son Troll Frapedur afin qu'il n'effraie as les clients fortunés. Triste! Bien plus que du mépris, Mildred éprouvait une certaine pitié pour ce jeune homme qui tentait de sauver les apparences, et dont la philosophie de vie allait sans doute conduire à sa perte.

Pourtant, lors de son passage éclair à Multiplettes, Mildred lui avait donné sa chance et une belle opportunité d'évoluer plus rapidement. L'ayant retenu une partie de la nuit pour parachever l'écriture d'un article, la patronne avait bien pensé pouvoir profiter de l'intimité des bureaux déserts pour pouvoir arriver à ses fins avec le jeune et beau stagiaire; Mais celui-ci s'était évertué à esquiver ses avances de couguar, se contentant de lui rendre le travail pour lequel elle l'avait assigné. Une sagesse bien stupide, puisque sans le savoir il venait de passer à côté d'un poste à haute responsabilité et bien mieux rémunéré. La rédactrice en chef de Multiplettes ne comprenait pas les âmes bien pensantes et moralisatrices qui s'offusquaient de l'aspect dégradant de ce genre de pratique. Alors que ce n'était au final qu'un échange de bon procédé, où chacune des deux parties y trouvait son compte. Mildred Magpie, elle-même, s'était retrouvée face à opportunité de ce genre, et en sorcière pragmatique, elle n'avait guère hésité à prolonger sa rencontre avec Gilderoy Lockhart dans le confort d'une chambre d'hôtel Londonienne. Pourquoi se priver d'un tel tremplin? La vie et une carrière étant bien trop courtes pour se priver de ce genre de raccourci.

Mais Jeremiah Yarrow semblait être à des années lumières de ce genre de problématique. Il se laissait porter par le vent, restant toujours en accord avec sa conscience, un idéaliste, tout simplement. Etait-ce un choix ou le signe d'un manque d'ambition? La femme d'affaire arriviste qui se cachait en Mildred Magpie ne pouvoir concevoir le bonheur sans luxe et réussite professionnelle, tandis que lui semblait s'accommoder parfaitement du simple fait de n'avoir que de l'air dans les poumons, plutôt que des galions plein les poches. Il dégageait une telle sérénité. Mais était-elle factice? Allait-il lui demander des galions sous peu? A vrai dire ce Jeremiah Yarrow l'intriguait, et elle ne tarda pas à le lui faire savoir.

"Monsieur Yarrow, je voudrai bien vous donnez des conseils et des tuyaux en matière d'écriture, mais je me demande franchement si mon opinion vous sera utile. Car je reste persuadée que nous ne partageons pas les mêmes conceptions en matière de réussite littéraire. Vous semblez appréhender l'écriture avec tant de dilettantisme, comme un simple loisir, alors qu'il s'agit d'un véritable don de soi, un combat âpre pour assurer sa survie! Si je peux me permettre de vous parler franchement, je ne sens pas chez vous cette froide détermination, cette volonté d'exister à travers vos écrits... "

Mildred lança un sourire empreint de compassion, alors qu'elle tentait de ramener à la réalité ce doux rêveur.  

"Je suis sincèrement désolée de vous le dire, mais vous n'avez pas l'âme de devenir un écrivain. Ecrire est un combat, monsieur Yarrow! Et non une sorte d'exutoire passager que l'on peut survoler de manière désinvolte comme vous le faite. Vous avez peut-être pour vous l'imagination et la tête dans les nuages, mais ce qui vous manque cruellement, c'est d'avoir les pieds sur terre. Pour vivre de sa plume, il faut savoir saisir les bonnes opportunités au bon moment. Et force est de constater que vous ne savez pas le faire... "

Relevant fièrement le menton, Mildred darda un regard quelque peu condescendant sur son ancien employé.

"Vous souvenez-vous de cette nuit où je vous avais demandé de faire des heures supplémentaires dans le but de rédiger un article ennuyeux au possible sur une prétendue magouille financière entre Gobelins? A cette époque, j'avais entrevu chez vous un avenir prometteur, qui s'est malheureusement avéré n'être qu'une illusion. Pourquoi vous êtes-vous dérobé? Avoir refusé cette main tendue? Qui sait, si vous aviez accepté de répondre à mes attentes, peut-être que ce serait moi qui aujourd'hui vous demanderai une dédicace... Mais au lieu de cela, vous êtes ici devant moi, à me quémander des conseils qui ne vous seront d'aucune utilité. Croyez-moi, vous n'êtes pas fait pour ce métier... "

Prenait-il conscience de ses défaillances du passé? De n'avoir pas saisit la perche au bon moment? Comprenait-il que le monde de la littérature était un milieu où il fallait avaler une quantité incroyable de couleuvres avant de devenir enfin reconnu? Mildred n'y croyait pas une seconde. Une cohorte de fans attendait au-dehors, et elle devait se hâter de mettre un terme à ses retrouvailles d'où il émanait un parfum de gâchis. Elle ouvrit alors l'édition des Hauts de Hurlenune pour y apposer sa griffe, et redevenir froidement professionnelle...

"La dédicace? C'est à quel nom, je vous prie? "

Sa plume dorée tournoyait dans sa main blanche, dans l'attente d'une réponse de la part de ce beau jeune homme qui était passé à côté de son destin. Du moins le croyait-elle...


Jeremiah YarrowMolduavatar
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Plus Mildred parlait et plus un sourire perlait sur les lèvres de Jeremiah. Etait-elle dominatrice ou faisait-elle semblant ? Pas un seul de ses mots ne l’atteignit. Au contraire, ils lui glissèrent sur le corps avant même qu’il s’en aperçoive. Aussi, il entreprit d’encaisser la critique sans protester. Si tel était son venin, alors elle ne devait pas être si dangereuse. Néanmoins, heureusement qu’il n’avait pas conscience de ses pensées, quelque chose se serait animé dans son regard. Ce n’aurait pas été de la colère mais plutôt de la déception. Il savait que Mildred Magpie n’était pas avare de ses jugements mais il n’aurait pas pensé qu’elle puisse imaginer tant de décadence et de dépravation venant de lui. Pour ainsi dire, il vivait plutôt bien, il était même assez content de sa vie. Il était, en effet, à des années lumos du mode de vie de son ancienne patronne.

Etait-ce d’ailleurs une pointe de remord qu’il entendait ? Ou bien de déception ? Si elle lui avait fait des avances claires, il n’en avait eu qu’un soupçon à l’époque. Il s’était bien dit qu’elle était un peu trop près de lui mais n’avait pris cela que comme une marque de dominance. Il s’était écrasé, d’une certaine manière, parce qu’il ne voulait pas de problèmes, mais aussi parce qu’il espérait que ses valeurs et sa droiture d’esprit l’emmèneraient dans un endroit respectable, sans avoir à passer par la case facilité. Comment pouvait-elle songer qu’il manquait de détermination ? Et tout ce qu’elle croyait de lui, elle se trompait tant et si bien qu’il en sourit d’autant plus. Il avait du mal à comprendre pourquoi elle lui disait tout cela, il ne lui sembla pas qu’il lui ait demandé de l’aide pour s’améliorer.

« Nancy. »

Mildred venait de lancer la partie d’un jeu que Jeremiah appréciait. Non parce qu’il aimait retourner une situation à son avantage parce qu’il aimait prouver sa valeur, simplement en étant lui-même.

« Chère Mildred, je vous remercie pour cette analyse éclairée de ma personne en tant qu’écrivain-chroniqueur professionnel. Votre avis me va droit au coeur et soyez certaine que je ne l’oublierai pas. Si je puis m’excuser de vous avoir offensée ou même blessée en refusant vos subtiles avances, alors je suis votre obligé. Mon intention n’a jamais été de vous rejeter. » Jeremiah n’attendit pas pour lui prendre délicatement la main et déposer un baiser sur sa peau. Puis, il se redressa à peine et releva les yeux sur elle, forçant son sourire à ne pas s’étirer au-delà d’une légère fossette.

« Cependant, je parlais de recommandations en terme de lecture. Je parlais de vos inspirations pour votre écriture concernant cette oeuvre originale dont vous tenez un exemplaire. Je ne crois pas avoir fait mention de moi-même à aucun moment sinon pour répondre à votre curiosité. »
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Mildred se pencha sur l'édition du livre "Les Hauts de Hurlelune", afin d'y apposer sa griffe personnelle et d'y joindre un petit dessin à l'attention de cette fan inconnue. Sans doute une énième admiratrice de Feodor, qui au vue des dernières pages gondolées, avait déverser un torrent de larmes signe de son chagrin à la mort du beau prince. Tout en admirant le travail de reliure, la romancière laissa sa plume à papote se promener sur la page vierge qui allait accueillir sa dédicace. Autant bien faire les choses, de manière à pouvoir fidéliser cette clientèle qui lui rapportait tant de Galions. Sans même relever le regard, concentrée sur la réalisation de son œuvre, elle s'adressa à son ancien employé.

"Nancy, c'est un bien joli prénom. Vous lui direz que si je devais rajouter un personnage féminin à ma saga, je n'hésiterai pas une seconde à choisir ce beau prénom... "

Une parole en l'air de plus, mais qui contraindrait assurément la jeune lectrice à acheter les futurs tomes des Chroniques de Peggy Black, afin d'avoir l'honneur d'y retrouver son prénom. Voila de quoi s'attirer de manière pérenne les faveurs et les galions d'une jeune fan, sans trop d'effort. Sourire aux lèvres, Mildred Magpie poussa alors le livre dédicacé en direction du jeune homme, afin de lui présenter sa création.

"J'espère que cela lui plaira, car je dois avouer que je ne suis guère efficace dans l'urgence... "

La romancière stoppa bien vite ses fausses complaintes, quand le beau et jeune Jeremiah se lança dans un concert de louanges teintée d'excuses sincères. En plus de révéler son admiration pour son travail, voila qu'il lui révélait que son intention n'avait jamais été de la rejeter, bien au contraire. Quelle perte de temps regrettable! Mildred ressentit une frustration énorme à l'idée de ne pas avoir su saisir cette opportunité de profiter comme il se doit du physique ô combien ravageur de son ancien pigiste. Fort heureusement le destin la remettait en selle, et lui offrait une occasion de se rattraper. La romancière à l'eau de rose sentit une vague de frisson l'envahir tandis que les lèvres du beau Jeremiah vinrent effleurer avec subtilité sa main. Face au sourire ravageur qu'il lui adressait, elle ne pouvait que céder à ses désirs. Mildred Magpie papillonna des paupières quelques secondes, avant d'afficher un air ravi.  

"Si votre intention n'était point de me rejeter, alors je crains que nous soyons passés, vous et moi, à coté de belles promesses... Peut-être que nous pourrions rattraper le temps perdu afin de répondre à ces manquements du passé. N'est-ce point ce que vous êtes venu rechercher? "

Il s'agissait bel et bien d'une invitation, la cougar étant prête à ne faire cette fois-ci qu'une bouchée de son ancien employé. Mais ce dernier ne tarda pas à remettre sur le tapis le sujet de l'écriture et des inspirations de la romancière. Peut-être voulait-il se lancer dans la rédaction d'un ouvrage et se servir de ses recommandations. Mildred Magpie n'était pas du genre à révéler ses petits secrets d'écriture, mais aujourd'hui, elle se sentait prête à révéler certain détails. D'une humeur joueuse, la romancière proposa un deal au jeune homme, sans que ce dernier n'ai son mot à dire.

" C'est d'accord, je vais vous révéler l'un de mes secrets d'écriture, et une source d'inspiration exclusive que je n'ai révélé encore à personne. Mais en échange d'une aussi précieuse information, vous n'aurez d'autre choix que de m'embrasser avec la fougue d'un jeune prince retrouvant sa princesse bien aimée après des années d'un exil destructeur! Je suis désolée monsieur Yarow, mais rien n'est gratuit dans ce bas monde, et si votre intention n'était point de me rejeter, alors une telle chose ne devrait que vous ravir. N'est-ce pas? "

Adressant un clin d'œil aguicheur au jeune aspirant écrivain, les lèvres de Mildred Magpie se matérialisèrent en un baiser qui claqua dans le vide. Puis, entrecroisant les doigts sous son menton, elle délivra l'un de ses plus précieux secrets d'écriture...

"Monsieur Yarrow, sachez que pour écrire un chef d'œuvre de la trempe des "Hauts de Hurlelune", il m'a fallut puiser mon inspiration dans mes propres expériences, bref dans mon histoire personnelle. Mes écrits ne reposent que sur mon vécu, ou des inspirations profondes que j'éprouve au plus profond de mon être. Chaque personnage de ce roman correspond à une part de ma vie! Tenez, voyez par vous même... "

Mildred extirpa un encart à dessin de dessous son bureau. Très rapidement, elle fit défiler des portraits devant le jeune Jeremiah Yarrow...

" Peggy Black incarne mes rêves les plus profonds, la femme vers qui je tends à devenir! Le méchant sorcier Guacamole, au contraire, représente le part sombre de ma personne :  Mes viles pensées, mes jalousies, mes frustrations. Par contre les personnages de Feodor et de l'infâme Crapula, me viennent d'expériences du passé, et de vrais personnes ayant croisés ma route à un moment de ma vie. Le premier étant un amour de jeunesse, et l'autre une ancienne rivale amoureuse... Bref, il faut obligatoirement aller chercher son inspiration en soi sous peine de n'écrire que des choses sans saveur... " Mildred marqua une seconde, avant de se mordre la lèvre inférieure avec malice. "Je crois avoir remplit ma part du contrat, Monsieur Yarrow, c'est à vous maintenant de remplir la votre! "

Mildred avança ses lèvres en bouche de canard en direction du beau jeune homme, dans l'attente d'un baiser princier...


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Charité bien ordonnée commence par soi-même. [Pv Jeremiah]

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