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 Orange is the new black

Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
Messages : 654

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24 juillet 2008

Ainsi donc, il avait choisi la ville portuaire de Colchester, située dans le comté d'Essex et ancienne capitale de l'Angleterre romaine, ou Britannia... C'était un choix surprenant pour ce qui s'avérait être un rendez-vous au sommet, un peu moins surprenant lorsque l'on savait à quel point cette rencontre devait s'opérer de manière très confidentielle. Colchester n'avait jamais vraiment été colonisée par les sorciers car une grande purge y avait eu lieu au Moyen-Âge et Leopold put ainsi se promener dans le centre-ville sans être reconnu par quiconque. Ce n'était pas un changement désagréable que de pouvoir retrouver un peu d'intimité, pour lui qui avait du mal à faire trois pas sans être accompagné par une armée d'aurors depuis le Bloody Sunday. Cette intimité était toute relative, néanmoins. Après tout, il s'apprêtait à rejoindre l'une des grandes figures de ce début de siècle, un homme dont on parlerait bientôt dans tous les livres d'histoire...

Les mains dans les poches de son jean, Leopold avança en sifflotant vers la petite place excentrée où on lui avait donné rendez-vous. Pouvoir s'habiller à la moldue et sans formalité était l'un des autres bienfaits de cette journée, qui s'annonçait assurément comme une réussite sans précédent pour lui. Sans doute pourrait-il invoquer ce souvenir pour convoquer la forme patronus de son chat Machiavel... Si avec cela, il ne gagnait pas l'élection de la semaine prochaine, c'est que les anglais étaient décidément des gens très étranges ! Leopold arriva bientôt sur la Place du Fou, d'une taille moyenne, où se trouvaient un café, quelques petits vieux en train de lire le journal sur un banc et quelques badauds. Sifflotant un air des Wands'N Roses, Leopold s'immobilisa auprès d'un chêne et s'appuya contre le tronc nonchalamment, avant de déplier un exemplaire de The Guardian. C'était une belle journée, l’été était clément avec eux comme pour compenser toutes les horreurs que l’hiver allait apporter à l’Angleterre.

Oui, c'était une très belle journée. Il était là, appât volontaire, à attendre que le poisson morde. Et c'était une si belle prise qu'il allait opérer ! Comme il l'avait imaginé, tout se passa très vite, si vite que tout faillit bien tomber à l'eau. Le petit garçon à rollers qui s'était dirigé vers le chêne de Leopold faillit bien lui attraper la main pour le faire transplaner avant que personne n'ait eu le temps de réagir. Heureusement, les baguettes d'élites qui étaient disposés sur les toits des immeubles de la place étaient plus rapides encore et, avant que quiconque n’ait eu le temps de comprendre ce qui se passait, l'élite du département de la Justice Magique avait propulsé un garçon loin du Ministre de la Magie avant de l'immobiliser d'un Stupefix. Leopold prit le temps de replier son journal avec soin avant de faire les quelques pas qui le séparaient du garçon, tenu en joue par trois baguettes d'élites. Une dizaine d'aurors et deux fois plus d'oubliators avaient également envahi les lieux, bouclant la place et lançant une grande opération de maintien du secret magique. Ce genre d'opérations en terres moldues, qui rompaient sans équivoque le secret magique international, étaient très rares mais avaient parfois lieu lorsqu'il s'agissait d'arrêter un criminel recherché. Certes, il fallait ensuite lancer des Oubliettes, mais c'était un petit mal pour un grand bien...

"Alcyd Mardol, vous êtes en état d'arrestation", murmura Leopold sur le ton solennel de celui qui venait de laisser son empreinte dans l'Histoire. Ce ton dissimulait mal sa jubilation, son excitation face aux réactions qu'il allait provoquer et sa satisfaction à l'idée que son plan avait marché à la perfection. Mardol était prévisible, finalement. Il avait sous les yeux la clef du pouvoir. Le pays allait le vénérer. L'homme qui avait mis à mal le secret magique à de multiples reprises, causé de nombreux dégâts, créé la panique à Poudlard pendant un an, l'homme qui avait plongé l'Angleterre dans un climat de suspicions et de division venait de tomber. Et c'était lui, Leopold, qui en était à l'origine...

A vrai dire, personne ne devrait connaître les véritables circonstances de cette arrestation. Tout ce que la presse saurait était une version bien arrangée de la réalité : utilisant ses deniers propres car trouvant Richard Dalnox incompétent, Leopold avait longtemps recherché des traces des mardoliens et avait fini par se créer un contact, à qui il prévoyait d'inventer une fausse identité afin de protéger Colin. Ce contact avait permis d'arranger une rencontre avec Mardol en personne, car Leopold aurait fait miroiter une rupture du secret magique dans le cas où il était élu. Mais Mardol était un homme prudent et le contact de Leopold refusait de lui transmettre la moindre information concernant son apparence ; seuls un lieu et une heure de rendez-vous avaient été communiqués à Leopold, ceci afin de s'assurer qu'il ne vienne pas accompagné d'aurors afin de l'arrêter. Sans doute prévoyait-il de faire transplaner le candidat à l'élection dans un autre lieu inidentifiable... Leopold se trouvait donc coincé. Comment, en effet, identifier quelqu'un dont on ne connaissait pas le visage ? Leopold avait donc relancé les recherches et c'est ainsi qu'une jeune auror avait réussi à obtenir l'information manquante : Alcyd Mardol était un métamorphomage et pouvait ainsi adopter n'importe quelle apparence... Un nouveau plan d'arrestation avait donc été échafaudé sur la base de cette information, prévoyant de neutraliser toute personne s'approchant de Leopold ce jour-là. Ainsi, Alcyd Mardol, sous les traits d'un innocent gamin en rollers, avait pu être arrêté et envoyé à Azkaban dans l'attente de son procès.

Ce que le public ne saurait jamais, c'était la raison pour laquelle Leopold ne pourrait se permettre de trahir Mardol et les mardoliens pour de bon. Outre le fait qu'il craignait une éventuelle revanche par un mardolien zélé, le vieux directeur avait bien conscience du fait que Mardol, Colin, et possiblement d'autres membres de l'organisation disposaient de nombreuses informations à son sujet. Tout comme Leopold s'était renseigné sur Mardol, Mardol s'était renseigné sur Leopold et avait réussi à prendre connaissance d'une partie de ses activités illicites. C'était ainsi, après tout, qu'il avait gagné la confiance du célèbre argentin... Aussi, s'il ne souhaitait pas voir ses sombres secrets - qui pouvaient l'envoyer lui-même en prison - étalés dans la presse, Leopold devrait s'assurer que cette arrestation ne soit pas fatale pour l'organisation mardolienne.

Une alliance entre Leopold Marchebank et Alcyd Mardol était encore possible. Elle se noua quelques heures plus tard, dans le silence et la noirceur d'une cellule d'Azkaban. Le temps de Mardol n'était pas compté, et les secrets de Leopold seraient bien gardés. Quand Leopold serait élu – et avec cela, nul doute qu’il le serait – il s’arrangerait pour organiser une échappée d’Azkaban pour laquelle il blâmerait quelque parti ou association quelconque, puis Mardol pourrait continuer  ses activités tranquillement, à condition de quitter le pays et de ne plus cibler l’Angleterre. L’homme était voyageur, après tout, et ce ne serait pas son premier changement de cible ! Leopold s’engageait également à ne pas poursuivre ses mardoliens, ou tout du moins à lancer ses aurors sur des fausses pistes et à enterrer les bonnes. Pour finir, si les choses se passaient bien, les deux hommes pourraient engager une collaboration avec des échanges d’information, du laxisme ministériel pour Mardol, et des attentats mardoliens si Leopold avait besoin d’une diversion. Bref, tout le monde serait gagnant, et personne ne chercherait plus à trahir personne. Oh, sans doute un homme aussi intelligent que Mardol retiendrait cette dure leçon et ne ferait plus jamais vraiment confiance à Leopold. Sans doute ne le sous-estimerait-il plus non plus. Mais ils savaient suffisamment l’un sur l’autre pour garder le silence et coopérer, sinon ce serait la destruction mutuelle assurée… Mardol ne mit guère longtemps à accepter l’offre du Ministre. Pour un homme aussi déterminé que le chef des mardoliens, quelques mois en prison étaient un faible prix à payer pour que continue de vivre son espoir de voir le secret magique tomber...
Terminé



Christoph Waltz, merci à Roy
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