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 Car c'est à l'aîné de veiller aux fréquentations [Adrian, Azénor, Roy]

Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Jeudi 4 septembre 2008

Roy n’avait pas remis les pieds sur le Chemin de Traverse depuis le Bloody Sunday. C’était drôle comme rien ne semblait avoir changé, alors que le pays était en pleine restructuration après les terribles évènements qui s’étaient enchaînés. Roy avait fait son devoir de citoyen en votant pour leur ministre actuel, même s’il n’était pas vraiment homme à croire en la politique. Beaucoup étaient véreux, corrompus, meilleurs magouilleurs que lui ou ses petits camarades de la Voie, il était bien placé pour le savoir. C’était une chose qui servait leurs affaires, ils n’allaient pas s’en plaindre. Mais sauver le pays ? C’était surtout des discours, au fond, c’était toujours chacun pour soi.

Non, rien ne laissait deviner quel carnage s’était déroulé ici, un mois et demi plus tôt, songea Roy en sortant de chez Fleury & Bott. Rien à part peut-être la plaque commémorative, discrète sur un des murs de pierre, avec le nom des victimes du Bloody Sunday. Elle donnait plus froid dans le dos qu’autre chose, on préférait ne pas la voir en passant devant. Il n’y avait rien qu’il aimait dans cette rue, ni les gens, ni les gobelins de Gringotts, ni l’odeur poussiéreuse de Fleury & Bott. Si cela n’avait pas été pour son petit frère, Roy ne serait pas revenu si tôt. Son effort avait été inutile, puisqu’il sortait bredouille. Adrian ne travaillait pas le jeudi visiblement, pour une visite surprise, c’était raté.

Il décida qu’il ne perdrait pas plus son temps -avec la bonne résolution de prévenir la prochaine fois, histoire d’être sûr de ne pas se heurter à un échec- et remontait la rue quand son regard se posa sur celui qu’il était venu chercher. Roy haussa les sourcils, avant qu’un sourire ne vienne s’étaler sur sa figure, agréablement surpris de voir qu’il n’était peut-être pas venu pour rien. Comme quoi, le destin était parfois sympathique avec lui. Il fit un signe de la main, pour apostropher son frère qui déambulait le long des boutiques :

« Adi ! »

En s’approchant un peu plus, il constata avec un certain étonnement -qui se mua vite en amusement- qu’Adrian n’était pas seul. Est-ce que cela le retint de s’avancer un peu plus ? Bien au contraire. Ce serait mal connaître Roy. Manquer une occasion de chambrer son frère, alors qu’il avait tout l’air de se promener avec sa petite amie ? Jamais ! On ne la lui faisait pas, à lui, ce n’était pas une connaissance, pas une amie, ils avaient tout l’air d’un couple dans leur façon de se tenir.

Roy ne put résister à sa curiosité. Il arriva tout à fait à leur hauteur, détailla rapidement la jeune inconnue. Il aurait été un gros lourd, il aurait envoyé un coup dans l’épaule de son frère, en lui balançant un « Belle trouvaille, mec ! ». D’accord, s’ils avaient été seuls, c’est ce qu’il aurait fait. Mais Roy savait se tenir en compagnie de femmes, il ne s’agissait pas d’effrayer cette jolie poupée au bras de son frère… Il pouvait très bien communiquer silencieusement avec Adrian, tout était dans le regard. Il haussa les sourcils vers l’ancien Serpentard, l’air de lui dire « Et tu pensais que tu allais me cacher ça longtemps ? », alors qu’un sourire malicieux s’agrandissait sur ses lèvres.

« Je passais à ta boutique, apparemment, t’es en congé ? Je voulais te faire une surprise, mais je dérange peut-être, tu as l’air en charmante compagnie… Son grand-frère Roy, enchanté. »

Il tendit une main avenante vers la brune, curieux de l’entendre se présenter à son tour, sans savoir qu’il allait probablement déclencher un moulin à paroles.


Azénor ReynoldsEmployée aux Transportsavatar
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En ce jeudi après-midi, Azénor Reynolds rayonnait. Son visage criait son bonheur alors qu'elle s'accrochait au bras d'un charmant jeune homme - de son charmant jeune homme - dans la célèbre allée commerçante londonienne. Contrairement à ce que certain auraient pu croire, Azénor était bien plus touchée par l'atmosphère intime qui se dégageait de son compagnon et d'elle que par le sentiment de fierté qu'elle aurait pu ressentir à l'idée de parader aux côtés d'un beau garçon comme Adrian dans ce lieu fréquenté. A vrai dire, elle se fichait totalement des autres à l'heure actuelle, alors qu'elle pouvait enfin bien déverser son flot continu de parole qui lui permettait d'être certaine qu'Adrian ne manquait aucun moment de sa vie. Ils se voyaient si peu souvent désormais...

A vrai dire, en ce moment, sa vie était en plein bouleversement. Quitter Poudlard avait été une épreuve à laquelle elle n'était pas préparée. Chercher un stage au dernier moment lui avait donné une première claque : non, elle ne pouvait pas se laisser aller et attendre que ça lui tombe tout cru dans le bec, oui, il fallait désormais qu'elle se prenne en main et qu'elle accepte de réfléchir à ce grand mot qu'était l'avenir.

N'ayant jamais eu de vocation comme certains de ses camarades de classe qui voulait devenir auror ou médicomage depuis leur enfance, Azénor avait agit à l'aveuglette ; suivant les conseils de sa famille, elle avait envoyer plusieurs lettres au ministère de la magie et s'était rendue à plusieurs entretiens. C'est finalement le département des Transports Magiques qui lui donna sa chance et elle accueillit cette nouvelle avec un fort soulagement car elle se voyait déjà au chômage pour l'année, obligée de chercher un petit boulot pour gagner un peu d'argent. Depuis lors, elle était extrêmement reconnaissante au Ministère de l'avoir accueilli en son sein, d'autant plus qu'elle n'avait rien d'une sorcière extraordinaire, ses notes étaient plutôt banales, sa famille de sang-pur mais pas très influente... Oui, vraiment, elle était bien tombée.

C'est avec son enthousiasme caractéristique qu'elle était en train de raconter à Adrian la réunion à laquelle elle avait assisté le matin même. Depuis ses débuts comme stagiaire, elle découvrait les différents services du Département en assistant à des réunions ou en suivant des équipes sur le terrain bien que ce point soit plus rare :

"Et tu ne devineras jamais qui est-ce que j'ai croisé ! Irving ! Irving Withaker ! Il était dans ma promo mais il était parti à Beauxbâtons. Je n'aurais jamais cru le recroiser dans ces circonstances... Il bosse aux Cheminettes maintenant... Tu savais que..."

Elle fut soudain interrompu par un cri. Les sourcils froncés face à cette intrusion dans sa conversation - mais qu'on la laisse parler voyons, ce n'était quand même pas trop demander, elle voyait si peu souvent Adrian - Azénor finit par jeter un coup d'oeil distrait à l'homme alors que son cri se frayait un chemin dans son cerveau.

Venait-il réellement d'appeler Adrian "Adi" ? Azénor jeta un regard surpris à son compagnon avant de scruter l'homme les approchant. Plutôt petit, de type latino, pas mince mais pas franchement baraqué non plus, peut-être même un peu rondouillet... Azénor était certaine de ne l'avoir jamais rencontré pourtant il y avait ce je-ne-sais-quoi de familier en lui qui la laissait songeuse.

Manifestement, il connaissait bien Adrian, son exclamation précédente était bien sûr un indice mais ce n'était pas le seul, la façon dont il la détailla en était un autre. Azénor su immédiatement qu'il la jugeait cherchant de son regard insistant quelque chose qu'elle n'était pas sûre de comprendre. Mais c'est le regard que l'inconnu lança à Adrian qui finit de la convaincre, seules des personnes se connaissant intimement pouvait se comprendre de cette façon.

L'homme finit par prendre la parole, il s'adressa d'abord à Adrian mais celui-ci ne répondit pas immédiatement attirant l'attention sur elle et c'est alors qu'il se présenta. Son frère... Voilà d'où venait ce sentiment de familiarité qui l'avait saisi en l'apercevant. Elle ne connaissait pas bien la famille Calder - ce n'était pas un sujet qu'elle abordait souvent avec Adrian - et son malaise était accentuée par les mots de... Roy... "Charmante compagnie"... Elle saisit tout de même la main tendue et ouvrit la bouche pour parler :

"Azénor... Azénor Reynolds. Je suis une... amie ? de votre frère. Nous sommes de la même promotion, même si nous n'appartenions pas à la même maison."

Moyen. Très moyen. Instinctivement, elle avait tenté de cacher son malaise en se retranchant derrière les quelques bases qu'elle avait retenu de son éducation de sang-pur mais ça n'avait pas été d'un grand secours. Elle ne savait ce qu'Adrian avait dit à son frère, ne savait ce qu'il voulait qu'il sache alors elle préféra - une fois n'est pas coutume - laisser Adrian parler.

Elle avait néanmoins du mal à retenir la curiosité qui s'insinuait en elle. Elle avait face à elle un membre de la famille d'Adrian, par Merlin, elle venait de rencontrer le grand-frère d'Adrian. C'était plutôt intime non ? C'était bon signe pour leur relation, elle en était certaine. Elle devait en apprendre plus sur ce nouveau venu et se faire bien voir, oui, se faire accepter par la famille de la personne pour laquelle son coeur battait aussi sûrement que battait celui de Peggy Black pour l'homme de sa vie dans "Les Hauts de Hurlelune".



©Vivi-le-seul-l'unique
Adrian CalderMolduavatar
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Il y avait quelque chose dans la vie d’Adrian qui semblait toujours le ramener au chemin de traverse. Il y travaillait presque tous les jours, quoi que prochainement il aurait des journées beaucoup plus libres, le contrecoup de la rentrée, il rattrapait les journées travaillées en trop et même aujourd’hui alors qu’il aurait pu rester tranquillement chez lui, Azenor avait tenu à ce qu’ils aillent s’y promener. Il avait bien proposé une balade à la plage à la place, mais elle avait tenu à aller à Londres, elle devait avoir quelque chose à acheter, ou alors elle aimait bien être prêt des magasins, c’était une fille après tout, c’était normal. Il ne savait que penser de la situation, à Poudlard Azenor parlait beaucoup, bien souvent de choses dont il était déjà au courant, cela lui permettait de n’écouter que d’une oreille tout en pouvant toujours trouver quelque chose à lui répondre quand elle lui en laissait l’occasion. Maintenant qu’ils se voyaient moins - il ne saurait jamais se féliciter assez pour avoir pensé à ne pas aller travailler au ministère, il l’imaginait déjà venir le voir à chaque pause… d’un certain côté il espérait vraiment qu’elle n’avait pas remarqué Jason, les imaginer parler le mettait mal à l’aise rien que d’y penser -, elle parlait encore plus, comme si elle estimait qu’il se devait de connaître absolument tous les détails de sa vie de stagiaire mal payée, les blancs étaient donc moins fréquents, mais il fallait qu’il l’écoute  d’autant plus, histoire de montrer qu’il avait un intérêt dans ce qu’elle lui disait. À vrai dire il aurait été aussi passionné par une exposition d’art contemporain que par ce qu’elle disait, mais ce n’était pas le genre de choses à avouer, quoi qu’elle appréciait sans doutes l’art contemporain, les gens biens nés aimaient souvent l’art.

Songeur il élaborait sa liste de courses pendant qu’il laisser trainer une oreille distraite, maintenant qu’il était dans le sud il pouvait manger du poisson qui ait plus connu la mer que les camions. Bien entendu il restait un homme et qui plus est un moins de vingt ans, il ne faisait absolument aucune différence de goût entre la plupart des poissons, alors entre un poisson frais et un autre… ça aurait pu être de la chèvre qu’il aurait mis du temps à le remarquer. Il lui fallait de la sauce tomate aussi… il commençait à prendre le coup de main dans la confection de pizzas, Eden lui avait donné deux trois conseils sur la façon de cuir la pâte et le résultat était plus que convenable. La pizza était l’amie du jeune, il avait juste à mettre des trucs dessus et ça donnait quelque chose de potable, pas comme les recettes de sa mère, s’il s’y était essayé, il était sûr que ça n’aurait ressemblé à rien. Dans les pizzas, le côté foutoir était un ingrédient même de la recette et peut-être même celui qu’il maîtrisait le mieux.

Devant son soudain sursaut dans les aigus, Adrian tendit une deuxième oreille, il la connaissait assez bien pour anticiper les phrases importantes. Il se figea en l’entendant, qui avait-elle croisé ? Pour qu’elle réagisse comme ça c’était que… Intérieurement il maudit Jason,  il aurait au moins pu le prévenir qu’il avait parlé à Azenor, c’était la moindre des choses entre frères, la famille avant les co… Whitaker ? Un froncement de sourcil accompagna sa révélation et c’est peut-être pour ça qu’elle se sentit obligée de resituer le garçon. « Il était dans ma promo aussi, en fait. »  Marchebank, Whitaker, un abruti de Serdaigle et Nott, quatre mecs, quatre années de suite, quatre maisons et plus de boucles que dans une lettre de Logan, difficile de les oublier. Un instant il craignit qu’elle n’ait mal pris sa phrase puisqu’elle se tût, mais en suivant son regard il comprit l’ampleur du problème. Il ne l’avait pas entendu alors qu’il recherchait le nom du Serdaigle bouclé, mais malheureusement il avait joint le geste à la parole. Un air légèrement ennuyé se forma sur son visage et un instant il fut tenté de transplaner, loin, en Arabie Saoudite, plus loin même, dans un pays qu’il ne connaissait pas, avec un peu de chance il aurait un accident très tragique dans un endroit très inconnu où les gens mettraient très longtemps à prévenir sa famille, juste assez pour qu’ils soient tous morts, ce n’était pas trop demander, si ? Alors que Roy tentait de cacher le fait qu’il agissait en parfait macho, Adrian lui lança un regard on ne peut plus clair "pas maintenant", il aurait préféré rester avec Azenor toute la journée. Cette phrase sonnait tellement faux même dans sa tête et pourtant il ne l’avait jamais autant pensée. Elle aurait fini par n’avoir plus rien à dire et ils auraient pu passer un après-midi tranquille, Roy, lui, aurait toujours quelque chose à dire dans une situation comme celle-là, de préférence pour le mettre mal à l’aise.

En fait, il aurait bien voulu parler de Jason, il ne savait pas ce qu’il craignait le plus, la conversation avec Roy qui allait forcément suivre – il rajouta de quoi faire une pizza supplémentaire à sa liste de courses – durant laquelle il n’allait probablement pas manquer de mettre en lumière tous les soucis qu’il n’aura aucun mal à détecter, ou celle qu’il aurait avec Azenor, il ne voulait absolument pas parler en détail de "ce que faisait Roy dans la vie" et de "s’il avait une femme", peut-être pourrait-il faire diversion avec Jason ? Ça sonnait comme un plan à ses neurones. Malheureusement il avait une troisième conversation à redouter, celle qui commençait juste devant ses yeux effarés, il avait étudié les sortilèges informulables, peut-être que s’il s’arrangeait pour abimer quelque peu la devanture d’une enseigne cela lui offrirait la diversion dont il avait besoin sous couvert de mettre sa "dame" en sécurité. Il envisageait sérieusement cette option quand Azenor s’écarta légèrement de lui en prenant la parole. Tel un brave poisson rouge contemplant un nouvel objet de décoration dans son bocal il entrouvrit la bouche en la regardant, il entendait d’ici le sourire de Roy se moquer de lui, nul doute qu’elle allait être cataloguée dans la case des filles coincées par son grand frère, il ne lui laisserait jamais oublier que sa copine s’était présentée comme… une copine.

Refermant la bouche il adressa un nouveau regard à son aîné, sa signification n’était pas tout à fait claire, mais c’était quelque chose entre un "la ferme mec" et "je sais, c’est la lose". « Ben oui je suis en congé, comme tous les jeudis. » Cela sonnait presque comme un reproche, c’en était presque un, il aurait apprécié en effet que son frère en sache un peu plus sur ses horaires de travail, cela aurait montré qu’il s’intéressait encore un peu à ce qu’il se passait dans sa famille, qu’il s’éloigne de Jason, cela lui faisait mal, mais au fond il savait qu’il pouvait le comprendre, qu’il s’éloigne de lui, c’était incompréhensible. Quand il était sorti de Poudlard il avait naïvement cru qu’il pourrait rattraper le temps, mais rien de tout cela n’avait eu lieu, au départ il était venu le voir un peu, puis il avait arrêté, il sentait bien que son frère avait d’autres préoccupations que de faire du baby sitting avec un gamin de dix-huit ans, c’était triste, mais c’était comme ça. « Ma petite amie en fait » souligna-t-il avec un sourire charmeur à l’égard de la jeune fille en question, « et mon petit frère plutôt, mais tu as du t’en rendre compte aussi ». La guerre était lancée, il se redressa légèrement pour ne laisser planer aucun doute sur le nombre de têtes qu’il avait de plus par rapport à son frère. Il aurait bien ajouté que, oui, il les dérangeait, mais deux choses l’en empêchaient. D’abord il était forcé de se rendre compte qu’il était probablement le seul de vraiment dérangé par cette rencontre plus ou moins fortuite. Ensuite et surtout parce que même si Roy avait l’habitude de cette guerre amicale qu’ils se livraient tous les jours, Azenor était là, avec toute sa naïveté et ses poneys roses, il ne voulait pas prendre le risque qu’elle ne comprenne pas, ni même qu’elle se sente à part, après tout c’était censé être leur après-midi et si Adrian n’était pas le petit ami parfait quand il s’agissait d’être une oreille attentive, il n’était pas horrible au point de gâcher un rendez-vous en passant du temps avec son frère. Peu importe combien de temps ils avaient à rattraper.



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Roy CalderChef de la mafiaavatar
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La façon incertaine dont la jeune « amie » de son frère se présenta fit hausser les sourcils à Roy, avec un certain scepticisme qui fit fleurir un sourire au coin de ses lèvres. Sourire qui s’agrandit lorsque son regard croisa celui d’Adrian. Ne pas rire, ne surtout pas rire, Roy... C’était tellement difficile de se contenir. A voir l’air déconfit de son petit frère, il était évident que cette Azénor mentait quelque part. Non, il ne le laisserait jamais oublier que sa copine s’était présentée comme une « copine ».

Le ton de reproche sur lequel répondit son frère ne parvint pas tout à fait à faire disparaître le sourire de Roy, même s’il se fana un peu. Bon, Adrian lui en voulait quelque part. C’était problématique, mais ils ne pouvaient pas en parler tout de suite. Il le nota simplement dans un coin de sa tête. Il n’aimait pas quand Adrian le boudait. C’était déjà assez pénible d’y faire face avec Irina et Jason. Adrian avait toujours été son seul soutien dans sa famille, c’était aussi pour ça qu’il le chouchoutait autant, quelque part, même s’il se montrait peu présent.

C’est pourquoi la boutade qu’il lui adressa ensuite le soulagea d’abord. Avant de le piquer, bien sûr. Mais si Adrian le taquinait, c’était bon signe. Cela signifiait qu'il ne lui en voulait pas vraiment. Entrant volontiers dans le jeu, Roy saisit fermement sans prévenir Adrian par le cou, pour le ramener à sa hauteur et lui ébouriffer les cheveux.

« Voyez-vous ça. Je croyais que je t’avais enseigné le respect envers les aînés mais faut croire que j’ai raté un bout de ton éducation. Sans lâcher son petit frère, il se tourna vers Azénor. C’est une brave bête, cet enfant, mais il est un peu insolent, parfois. »

C’était ce qu’on appelait ficher la honte à son petit frère dans les règles de l’art. Roy adorait faire ça. C’était de bonne guerre après tout. Il lâcha enfin Adrian, seulement l’espace d’un instant, toutefois, puisqu’il enchaîna :

« Mais je ne suis pas un frère ingrat, moi. Venez par là que je vous invite quelque part. Et fais pas cette tronche, Adi. »

Il ne leur laissa pas vraiment le choix, en vérité, puisqu’il les poussa gentiment en direction du Chaudron Baveur. Son bras vint ensuite entourer les épaules de la petite amie de son frère. Il n’allait pas manquer une occasion de lui poser plein de questions embarrassantes, pour apprendre à mieux la connaître -ou la tester- bon grand frère enquêteur qu’il était. Un sourire presque machiavélique s’étalait sur ses lèvres, mais pour savoir ce à quoi Roy pensait, il fallait le connaître. Du point de vue d’une inconnue, il avait seulement un sourire enthousiaste, un brin malicieux.

« Alors Azénor… Tu es avec Adrian depuis longtemps ? Qu’est-ce qui t’a plu chez cette petite tête dure ? »


Azénor ReynoldsEmployée aux Transportsavatar
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Manifestement, elle avait eu tort de se présenter comme une amie, ce qu’elle avait fait pour éviter de gêner Adrian s’était totalement retourné contre lui si elle en croyait l’air moqueur de son frère aîné. Néanmoins, elle se régala de la façon dont Adrian souligna leur lien en la regardant, un brin dragueur. Elle ne se laissa pas avoir et ne rougit pas comme une idiote, elle se contenta de lui rendre son sourire, sans doute un peu trop énamouré le sourire…

Un instant déstabilisée par le comportement des deux frères, elle se laissa aller au jeu des taquineries et rigola face à la tête ébouriffé d’Adrian. Elle n’hésita qu’à peine avant de se joindre à Roy, après tous, ça devrait les rapprocher de se moquer de cette tête de nœud qu’ils aimaient tant :

« Tu es tellement a-do-ra-ble avec cette coiffure mon petit Adrianou, tu devrais faire ça plus souvent, si tu veux, je peux te donner un coup de main. »

Ils rigolèrent quelques instants supplémentaires aux dépens d’Adrian avant que Roy ne semble prit d’une inspiration soudaine et se mette en tête de les traîner tout le long du Chemin de Traverse pour échouer au Chaudron Baveur. Roy lâcha son frère pour se concentrer sur Azénor et celle-ci regretta immédiatement cette décision. Non pas qu’elle ait quelque chose à cacher mais tout de même, c’était très inconfortable d'être questionné par le frère aîné de son petit ami sans avoir aucune information sur celui-ci et sur ce qu'il savait de leur relation... Pas grand chose à priori.

Elle opta bien rapidement pour sa technique habituelle à savoir parler jusqu’à l’épuisement pour éviter les questions désagréables. C’est ainsi qu’elle se mit à décrire en long et en large toutes les qualités qu’elle trouvait à Adrian : son humour, sa sympathie, sa beauté… Tout y passa sous les yeux très certainement éberlués des deux Calder. Il ne fallait pas lancer Azénor sur un sujet qui la passionnait…  Beaucoup trop dangereux.

[Fin du RP]



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Car c'est à l'aîné de veiller aux fréquentations [Adrian, Azénor, Roy]

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