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 Œil pour Œil, Dent pour Dent [Scénar Guerre des Gangs]

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Bill Griggs, 50 ans
Chef de gang basé à Londres

L’atmosphère ne se chargea d’électricité que l’espace de quelques secondes. Gros’Joe lança bien vite les hostilités, éclatant à la figure de Bill un verre de whisky puis renversant la table pour faire diversion. Bill, qui sentit son front s’écorcher sous l’assaut des morceaux de verre, manqua de s’étouffer de rage en se sentant tomber à la renverse, poussé par la table. Il mit un certain temps à se dépêtrer de sa cape, des assiettes brisées et de la sauce qui lui coulait sur les vêtements. Qu’il avait l’air ridicule, trempé de whisky et tâché de sauce tomate. Un de ses hommes voulut l’aider à se redresser, mais Griggs le repoussa violemment et laissa éclater sa voix tonitruante :

« Occupe-toi plutôt de me flinguer ces ordures, imbécile ! Flinguez-les tous ! Mais laissez-moi ce fils de troll de Sparkles ! » hurla t-il, rouge de rage.

Les sortilèges fusaient au-dessus de sa tête, Bill préféra se traîner sous le comptoir de l’accueil pour se protéger en attendant de trouver un angle d’attaque. Il poussa sans ménagement une femme qui lui obstruait le chemin, pour atteindre son refuge. A quatre pattes, il se mit à fouiner du regard les alentours, baguette dégainée, crut un moment que Gros’Joe avait pris la fuite, comme une saleté de lâche. Mais il finit par apercevoir son ennemi, planqué derrière la table qu’il avait renversée, en train de donner des ordres à ses hommes de main. Il fit signe à Garry Hawtray, son garde personnel, de s’occuper de tirer Sparkles de là. Au même moment, toutefois, Joe décidait de se lancer vers le comptoir, et Garry fut le premier rempart de son chef. Il fut vite abattu, d’un coup de fourchette qui plongea Griggs dans une colère noire mêlée d’indignation. Il allait vite ravaler son rire, se promit t-il, en pointant sa baguette sur son rival.

Griggs n’était pas aussi avide de violence que son adversaire. Il était le genre à préférer laisser les autres se salir les mains pour lui, et contempler le résultat avec la satisfaction d’un prince face à des ordres bien exécutés. Le sang, les risques, c’était pour ses petites frappes. Mais il arrivait de temps à autres qu’il veuille régler personnellement son compte à quelqu’un, dans ces cas-là, mieux valait ne pas se trouver sur son chemin, car Griggs avait une baguette redoutable. Il avait expérimenté bon nombre de sortilèges de magie noire qui auraient pu clouer les viscères de Sparkles au sol mais ce beau diable se défendait bien… jusqu’à ce qu’il soit pris d’une soudaine folie qui le poussa à entamer un pas de danse en plein milieu de leur combat. Bill n’avait pas vu entrer la femme qui en était responsable, derrière lui, il ne comprit pas immédiatement ce qui venait de se passer, tant le revirement d’action avait été brusque. Il aurait pu profiter de la déconcentration de Joe pour clore le duel mais il se laissa malheureusement perturber quelques secondes de trop. Sparkles fut le plus rapide à reprendre ses esprits. Il l’expédia au sol d’un sortilège qui le propulsa violemment contre le plancher et Bill poussa un cri de douleur.
*****


Jayce Bowers, 29 ans, trafiquant, associé de Roy

Lorsque Griggs heurta le sol, l’agitation redoubla parmi ses hommes de main. Certains voulurent porter secours à leur chef, mais ils se heurtèrent à des sharacks bien décidés à couvrir Gros’Joe. Jayce ne fit pas un mouvement vers Bill, pour qui il ne comptait pas risquer sa peau. C’était déjà bien assez compliqué de se sauver soi-même, dans un tel chaos. Plusieurs fois, il attrapa les regards effarés des clients, les cris de panique, les supplications, et il était sincèrement désolé. Il était désolé que des personnes innocentes se trouvent prises à parti dans leur conflit qui avait dérapé. Jayce était peut-être un hors-la-loi, mais il n’approuvait pas ce genre de méthode, parce qu’il ne pouvait s’empêcher de se dire que cette petite dame qui couvrait ses enfants de ses bras, accroupie sous une table pour les protéger, aurait pu être sa propre femme, Tara, et ses propres filles. Ce qui se passait dans la Voie devait rester dans la Voie, c’était ainsi qu’il avait toujours raisonné, ainsi qu’il était parvenu à construire une vie de famille à peu près stable. Ils n’étaient pas tous des malfrats sanguinaires et sans scrupule, Jayce Bowers faisait partie de ceux qui avaient encore quelques principes.

Aussi, quand Gros’Jo fit le choix déraisonnable de prendre en otage l’une des serveuses, Jayce voulut lui envoyer un Expulso, mais son attaque fut déviée par un sharack, avec qui il entama un duel effréné. Entre deux sortilèges, Jayce lançait des coups d’oeil vers le Boullu Sanguinaire et sa victime, qu’il reconnut très vite. C’était Juliana McNeil, l’ex-petite amie de Roy. Elle ne le reconnaîtrait sûrement pas, ils ne s’étaient vus que brièvement, une fois, Roy avait prétendu qu’il était un ami et collègue. Ce qui était vrai ! La serveuse n’était simplement pas encore au courant de quel genre de travail ils s’occupaient tous les deux, à l’époque.

Ils étaient peut-être séparés mais Jayce avait remarqué l’espèce d’attitude mitigée et contradictoire que son ami avait envers Juliana et qu’il s’évertuait à ne pas voir. Il était logique qu’il agisse différemment envers une femme qui avait été différente dès le départ, puisque Roy avait tenté avec elle ce qu’il refusait de faire la plupart du temps. Une bien trop courte tentative de relation de couple qui avait dû frustrer suffisamment Roy pour qu’il n’ait pas complètement oublié la jeune femme. Du moins, c’était l’interprétation que Jayce faisait.

En tous les cas, il n’avait même pas besoin de consulter Roy pour savoir qu’il n’apprécierait pas l’idée que quelque chose de grave arrive à Juliana. D’un coup de baguette, Jayce envoya quelques cafards à la figure de son dernier assaillant pour qu’il le laisse passer. Puis, il se fraya un chemin vers l’extérieur, lorsqu’il vit Juliana quitter le restaurant à la poursuite de Gros’Joe. Le Triton Ardent commençait de toute manière à se vider, depuis que la rumeur avait commencé à monter que des Aurors étaient dans la rue. Ils n’allaient pas tarder à tous prendre la fuite.

Il aperçut la serveuse entamer un duel avec le chef de gang aguerri, sans doute trop aveuglée par sa colère pour laisser la peur l’envahir. Ne se rendait t-elle pas compte qu’elle n’avait aucune chance ? Il n’allait faire qu’une bouchée d’elle ! Jayce se tenait suffisamment loin pour assister au duel sans y être pris à parti. Il balança un Stupéfix à un homme qui tenta d’attaquer Juliana par derrière. Il s’apprêtait à lancer un autre sortilège, mais en visant, son regard attrapa la silhouette de son associé, proche d’une devanture de l’autre côté de la fontaine. Instantanément, il baissa sa baguette, pour accourir vers Roy. C’était une chance qu’il soit tombé sur lui dans un tel bazar humain, où il aurait été très compliqué de retrouver sa trace autrement !

Sa félicité ne fut que de courte durée, car en s’approchant de lui, il vit une silhouette pointer sa baguette sur eux, dans l’autre direction. Catastrophé, Jayce hurla par-dessus le vacarme :

« Roy, derrière toi ! »

C’était sans doute trop tard. Le temps que Roy l’entende -s’il l’avait entendu- et se retourne, il n’avait peut-être aucune chance d’échapper au sortilège qui fusait vers lui… Jayce pointa une baguette fébrile vers son ami. Pouvait-il le dévier, à cette distance, avec la poignée de dixièmes de secondes qu’il avait pour le faire ?

*****


Bill Griggs, 50 ans
Chef de gang basé à Londres

La plaisanterie avait assez duré. Bill jugeait qu’on s’était suffisamment moqué de lui. La façon dont il se redressa, après que Sparkles ait quitté les lieux, témoigna de sa fureur. Il ne payait peut-être pas de mine à être si essoufflé, l’oeil hagard, et la cape de travers, mais il irradiait d’une telle colère que les personnes les plus proches de lui reculèrent de quelques pas précautionneux. Ce duel avec Gros’Joe n’avait été rien d’autre qu’une mascarade. Il passa d’ailleurs une main dégoûtée sur ses lèvres, pour la dixième fois au moins depuis que le Boullu y avait posé sa bouche répugnante. Il attrapa une bouteille de vin qui traînait sur une table, la brisa contre le crâne d’un sharack qui gênait son passage. Quelle humiliation ! Quel combat ridicule ! Et Sparkles osait prendre la fuite ! Cela ne se passerait pas ainsi. Bill se dirigeait d’un pas claudicant, mais décidé, vers la sortie du restaurant, avec un seul objectif en tête : éclater ce tas de graisse contre le bitume.

Mais le destin s’acharnait à lui refuser l’occasion de lui régler son compte, car un autre homme, l’un des siens cette fois, lui barra la route et se mit à parler de façon désordonnée entre deux crachats à cause de la main de Bill qui lui enserrait le cou :

« Ne sortez pas, chef, les Aurors sont dehors ! C’est le bordel à l’extérieur, on… On ferait mieux de partir d’ici tout de suite ou on va tous se… faire prendre ! »

Griggs avisa la tête bleuie de son sous-fifre comme s’il ne le reconnaissait pas, mais il finit par le lâcher d’un geste sec, avant qu’il ne l’étrangle tout à fait. Il n’aimait pas cela du tout. Tout allait de travers. Quelques combats, plus isolés que tout à l’heure, faisaient encore rage dans le restaurant, mais il était temps que tout cela cesse. Bill ne souhaitait pas perdre encore plus d’hommes, il fallait qu’il en conserve un minimum, au moins pour le protéger, car lui même se mouvait avec difficulté à cause de son combat avec Joe. Sa jambe le lançait, elle avait du heurter quelque chose de coupant lorsqu’il était tombé tout à l’heure. Il n’était pas certain de pouvoir transplaner avec. La plaie ! Si des Aurors arrivaient jusqu’ici, il était fini. Il doutait de pouvoir faire face, il lui fallait trouver un autre moyen de fuir, vite. Et ce satané cafard qui lui remontait le long de sa jambe blessée…

« FINITE ! »

Les cafards disparurent enfin, mais cela n’arrêta en rien le désordre qui secouait le restaurant. Bill baissa la tête de justesse pour éviter un éclair qui filait vers lui. Ce fut ce qui le fit prendre sa décision :

« Ca suffit ! rugit-il à l’adresse de ses hommes qui se battaient encore. Baissez vos putains de baguettes ! On se replie ! »

Trois d’entre eux accoururent vers lui pour le protéger, alors qu’il avançait vers le comptoir. Les autres continuèrent de répondre aux assauts des sharacks, bien décidés à avoir le dernier mot. Bill ne pouvait peut-être pas transplaner, mais emprunter une Cheminette était encore possible. Enfin, emprunter… Il ne comptait pas laisser le choix aux propriétaires du lieu. Il n’était plus qu’à quelques pas du comptoir d’accueil où devaient se trouver les tenanciers du restaurant, quand un policier à barbichette surgit brusquement. Les yeux de Griggs s’écarquillèrent. Quand était-il rentré ? Si les forces de l’ordre commençaient à infiltrer le restaurant, ce n’était pas bon, pas bon du tout. Loin de coopérer aux ordres du barbu, Bill s’écria :
« Abattez-le ! Abattez-moi ce satané flic ! Et bloquez-moi ces foutues portes, je veux pas en voir d’autres rentrer ! »

Le premier homme qui tenta un mouvement de baguette après cet ordre reçut un Stupéfix en pleine tête. Un autre accourut vers les portes pour empêcher toute nouvelle intrusion.


Premier lancer de dés :
Spoiler:
 

Le combat était engagé. Les quelques malfrats qui restaient dans le restaurant ne comptaient pas abdiquer face à un policier visiblement seul, après tout. Toutefois, bien vite, ils s’aperçurent que les sortilèges ne provenaient pas que d’un seul côté, mais qu’on les frappait également par derrière… Déroutés, ils cherchaient quel était cet assaillant masqué, jusqu’à ce qu’un cri n’en donne la réponse :


« C’est elle ! La gamine sous le comptoir ! »

Deuxième lancer de dés :
Spoiler:
 

De son côté, Bill était toujours planqué près du comptoir. Il n’avait que quelques minutes, tout au plus. Il profita du fait que le policier et sa petite collaboratrice étaient occupés avec ses hommes pour envisager un moyen de se carapater de son côté. La seule solution qui lui apparut fut la même que celle dont Joe Sparkle avait usé pour se sortir de là : le chantage. Il saisit par la peau du cou la bonne femme cachée sous le comptoir pour la forcer à se lever. Aussitôt, Joel Hudson fit un geste vers eux mais avant qu’il ne pointe sa baguette vers lui, Bill menaçait de la sienne la gorge de sa victime, tout en plaquant sa main sur sa bouche pour l’empêcher de crier.

« Tout doux, petit, baisse ta baguette si tu veux pas que ta maman soit blessée ! Je lui ferai aucun mal si tu coopères, vu ? Réfléchis, gamin, on peut mettre fin à toute cette merde très simplement. Si tu me laisses partir sain et sauf, mes hommes quitteront votre restaurant sans broncher, alors emmène-moi jusqu’à votre Cheminette, sans faire d’histoire, et je te rends ta mère saine et sauve aussi. T’as pas intérêt à essayer de la jouer plus fine et alerter qui que ce soit. Allez, grouille ! »
Troisième lancer de dés :
Spoiler:
 
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#1 'Dé à 3 faces' : 2

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#3 'Dé à 3 faces' : 1
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~ Joe Sparkles alias Gros'Joe ~
Chef du Gang des Sharraks
42 ans

La confusion était la plus totale dans l'allée des Douze Chênes, alors que se mêlaient dans cette lutte chaotique : Malfrats, civils innocents, et de plus en plus nombreux représentants des services d'ordre. Joe Sparkles, quant à lui, n'avait qu'une idée fixe, celle de quitter le théâtre des combats afin de ne pas être associé à ces émeutes. Tandis que ses hommes attiraient l'attention sur eux, de manière à couvrir le départ de leur chef; Ce dernier se mit quelque peu à l'écart, dissimuler dans l'ombre d'un chêne. Malgré sa corpulence, Gros'Joe pensait s'être fondu habilement dans la masse, et pouvoir transplaner en toute quiétude vers son chez lui, afin de retrouver sa femme qui lui servirait comme toujours d'alibi. Mais voila, son échappée n'était pas aussi solitaire qu'il le pensait, lorsqu'il sentit comme une présence dans son dos. L'infâme Gros'Joe se retourna à temps pour voir qu'il avait été prit en chasse par "Jolies Gambettes", sa séduisante otage. Mais celle-ci n'avait plus rien d'une innocente victime tant la haine déformait ses traits, alors qu'elle prononçait un sortilège à l'encontre du chef des Sharraks. Ce dernier se pencha juste à temps pour éviter le sort, qui vint frapper de plein fouet une vieille sorcière innocente qui valdingua contre le tronc du chêne opposé. Le regard de Gros'Joe se braqua alors sur cette jeune serveuse éprise de justice, qui venait de lever sa baguette sur lui. Prenait-elle conscience des conséquences de son geste?

Joe Sparkles éclata de rire en voyant cette brindille osée venir le défier. Les femmes ne savaient jamais rester à leur place, et cette serveuse allait l'apprendre à ses dépends. D'un air goguenard, Gros'Joe désigna de la pointe de sa baguette le corps étendue de la vieille sorcière qui venait de se recevoir de plein fois un "Expulso".

"Première leçon, jolies gambettes... Dans une guerre, il y a toujours des dommages collatéraux. D'innocentes victimes comme toi qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment. C'est comme ça, on ne peut rien y faire! "

Gros'Joe écarta les bras d'un air faussement innocent, comme pour excuser le carnage qu'il venait de semer dans Bristol.

"Franchement, j'ai rien contre toi "Jolies Gambettes", et si ma femme n'était pas aussi jalouse, je t'inviterai bien à jouer avec une autre baguette mais voilà... J'ai comme l'impression que tu ne veux pas te cantonner à ton rôle de pauvre victime innocente, et stupidement tu vas vouloir jouer les justicières. Quelle connerie! Tu n'as aucune chance, poupée! Ce n'est pas un concours de vaisselle dans lequel tu t'engages, ma jolie! "

Satisfait de sa blague machiste, la bedaine de Gros'Joe s'ébranla de toute part sous l'effet d'un rire aussi gras que méprisable. Puis il déshabilla du regard la jolie jeune femme, alors qu'une idée malsaine germait dans son esprit.

"Belle comme tu es, je pourrai faire de toi une princesse! Tu gagnes combien en tant que serveuse? Des clopinettes, j'imagine... Avec moi, tu pourrai gagner ton salaire multiplier par dix, et ce en une seule journée... Je connais des vieux marins qui paieraient une fortune pour tes services! Comme c'est dommage d'avoir d'aussi jolies gambettes, et de pas savoir s'en servir à bon escient! "

Gros'Joe braqua alors une baguette menaçante sur la jeune femme, prêt à en découdre avec celle-ci. Elle avait vu son visage, et animée d'un esprit de vengeance, "Jolies Gambettes" pouvait lui causer bien des tourments. Gros'Joe n'avait pas le choix, et c'est presque à regret qu'il allait devoir se passer des charmes de la serveuse du Triton Ardent. Mais alors qu'il s'apprêtait à lancer un impardonnable, une autre jeune femme tout aussi séduisante s'immisça dans le duel. Gros-Joe poussa alors un sifflement admiratif.

"Laissez-moi deviner! C'est la meilleure amie qui se rapplique pour venir assister au spectacle. Comme c'est touchant! Je ne suis pas contre l'idée, j'ai toujours rêvé de faire cela à trois, mais les filles... Est-ce que vous réalisez que ce n'est pas une pyjama-party et que vous me faites perdre mon temps? Bon, trêve de bavardage, je vais vous donner une bonne leçon de magie, et vous apprendre à viser... " Les traits de Gros-Joe se durcirent alors que  subitement, il s'apprêtait à lancer un double sortilège "Expulso". Bien que d'allure lourdaude, la Baguette de Joe Sparkles parut aussi légère qu'un roseau quant il la mania avec dextérité. Le double sortilège lancé ne parut faire qu'un, quant un éclair incandescent et unique jaillit de la baguette torsadée de Gros'Joe. Mais très vite il se subdivisa en deux rayons meurtriers, prenant la direction des malheureuses jeunes femmes.

résultat de l'attaque de Gros'Joe:
 

Gros'Joe ne vit pas le résultat de son attaque, quant un voile de fumée noirâtre passa devant son champ de vision. En effet, le vent venait de détourner les volutes sombre de l'un des chênes en train de cramer, l'empêchant du spectacle des deux jolies jeunes femmes à ses pieds. Du moins, c'est que Gros'Joe était persuadé de découvrir derrière le rideau de fumée. Le gangster avait tué en duel tant de sorciers émérites, que ce n'est pas deux faibles femmes qui allaient créer l'exploit de l'inquiéter d'une quelconque manière! Le visage confiant, Gros'Joe traversa alors les volutes de fumée, s'apprêtant à achever ces deux pitoyables gonzesses. Sur un ton moqueur, il lança une raillerie :

"Alors les filles, cela fait plus mal qu'une séance d'épilation magique? Ne vous inquiétez pas, Gros'Joe va... Mais... Diablerie! "

Mais quand le voile de fumée se dissipa, son sourire empreint de d'orgueil se crispa, et sa voie s'étrangle dans sa gorge! En sous-estimant les deux femmes, il venait de commettre une erreur qui risquait de lui coûter la vie. Car le combat était loin d'être terminé. Tandis qu'il levait trop tardivement sa baguette pour se protéger, Gros'Joe ressentit une chose qu'il n'avait plus éprouvée depuis belle lurette; En effet un sentiment de peur venait de bousculer ses certitudes. Non, c'était pas possible. Deux stupide femelles ne pouvaient venir à bout du chef des Sharraks, c'était inimaginable! Et pourtant...

[HJ : J'ai décidé de séparer mes posts avec le méta, plutôt que de tout coller mes pnj. Cela afin de permettre aux persos concernés de réfléchir à l'avance à leurs actions et de poster au fur et à mesure.^^ ]
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~ Craig Lecrabe alias l'équarisseur de Bristol ~
Membre psychopathe des Sharaks
49 ans

"Chut... Chut... Oui comme ça... C'est bien..."

Une dernière parole, puis le silence s'installa dans l'impasse qui jouxtait la rue Scrouttard. Nancy McStay venait enfin de cesser de se débattre. Un sourire béat éclaira le visage de l'équarisseur de Bristol, alors que la dernière étincelle de vie disparut du regard de Nancy McStay. Comme il aimait cet instant où il devenait un dieu, où il prenait la destinée des faibles mortels. Elle n'aurait pas dû le frapper, ni même lui parler mal. Craig n'aimait pas cela. Il en avait toujours été ainsi. Abandonné à la naissance, au milieu des docks de Bristol, par une mère prostituée, Craig Lecrabe s'était profondément déshumanisé auprès de la vieille poissonnière abominable qui l'avait recueillit. Durant son enfance, il avait apprit à détester les femmes et ses congénères. Contraint de vider des entrailles de poissons, jour et nuit, dans la cale d'un navire insalubre, le petit garçon n'était promit à aucun avenir. Il était juste une machine à la solde de la plus grande poissonnerie de Bristol. A cette époque, on lui donnait toute sorte de surnom, mais jamais de prénom. L'orphelin ne représentait rien, il n'était qu'un outil à vider les poissons. Pourtant un jour vint où il en eu marre. Et ce n'est pas un Boullu qu'il dévida, mais bel et bien la vieille poissonnière acariâtre qui le tourmentait. Il venait de tuer sa créatrice, celle qui avait réveillé le monstre qui sommeillait en lui. Un sentiment de liberté destructeur s'empara alors de son âme, tandis qu'il quittait sa prison, et sa cale de navire. Aussi terrifié que fasciné par ce monde nouveau qui s'ouvrait à lui, l'orphelin sans but trouva un refuge à sa mesure dans la Voie des Miracles.

C'est au milieu des malfrats, qu'il trouva sa place et une famille prête à l'éduquer. Les gangs du port aimaient ce jeune homme qui tuait de sang froid sans se poser de questions. On le respectait! Dans l'horreur et le sang était né un homme, et ce lien social tant espéré. Lui qui n'avait jusqu'alors aucune forme d'identité, trouva un nom dans la voie des Miracles! De par ses qualités à nettoyer les quais de Bristol des cadavres encombrant, on le surnomma bien vite "Le Crabe", puis Craig, pour devenir enfin Craig LeCrabe. Ce jour-là, il était enfin né. Il était devenu quelqu'un, même si sa réputation allait très vite devenir sujet à débat. En effet, Craig était loin de faire l'unanimité dans le milieu des malfrats désireux de faire un business "clean", nullement entaché d'agissement sordide pouvant compromettre l'activité. Désormais à la solde des Sharaks, ce tueur sanguinaire se révélait au fil des années comme une arme à double tranchant, aussi incontrôlable que dangereuse. Gros'Joe lui même émettait des doutes quant à son comportement troublant et psychotique. Pendant que certain tapait le carton au "Stangulot de Mer" pour se divertir, Craig avait d'autre passion beaucoup plus malsaine. Comme celle de s'attaquer à des pauvres femmes sans défense. Cela faisait forcement désordre, même au sein d'une famille aussi violente que celle des Sharaks.

Sa propension à la folie meurtrière venait de s'exprimer par le crime de la malheureuse Nancy McStay. Craig desserra ses mains de sa gorge blanche, alors que des cris retentissaient de toute part. Bristol s'embrasait. On lui avait donné l'ordre d'empêcher toute forme de retraite aux hommes de Griggs, et de rester aux abords de rue Scrouttard. Mais tel un papillon attiré par une lumière dans la nuit, Craig fut attiré de manière irrépressible par les hurlements paniqués qui venaient ronronner à ses tympans. Comme appelé par le chant des sirènes, il quitta sa position, laissant derrière lui cadavre de la pauvre mère de famille. C'est alors qu'il rejoignit le chaos assourdissant qui s'était emparé de l'avenue des douze chênes. Apparemment la donne avait changée, et l'un de ses confrères Sharaks finit par lui souffler à l'oreille une délicieuse consigne : Celle de semer la désolation...

Craig ne se posa alors aucune question. Sa magie ne se limitant qu'à l'essentiel, et à des sortilèges utile dans l'art du massacre, il s'exécuta. Au départ, il tua sans la moindre forme d'émotion, cela en devenait presque mécanique. Il n'y avait rien de jouissif dans le fait de balancer des sortilèges interdits au hasard, juste pour provoquer des mouvements de panique. Faire partie du gang des Sharaks, le restreignait dans son art du tuer. Il n'y éprouvait aucun plaisir. Mais pourtant c'est bel et bien dans cette routine sanguinaire, qu'il trouva enfin une proie inespérée. Le regard du psychopathe s'agrandit alors subitement en voyant la jolie jeune femme brune qui lui faisait face.

Elle était divinement belle, avec ses grands yeux d'un bleu infini. Jamais il n'avait été donné à Craig de contempler une femme aussi merveilleuse! Les traits effrayés de la jeune femme lui conféraient une beauté presque unique, aussi éphémère que fragile. Tout était dans l'instant, dans l'émotion. Elle se tenait là, immobile, scrutant sans comprendre le chaos qui venait de s'emparer de l'avenue des douze chênes. Alors que tout mouvait autour d'elle, elle apparaissait comme une petite fleur dans la tourmente. Cela en était presque magique. Craig voulait immortaliser cet instant de grâce, et prendre possession de cet être magnifique. Mais voila, il le savait, jamais une femme de cette envergure et de cette beauté ne se soucierait de sa  personne. Toute sa vie, il en avait souffert. Les femmes se moquaient de lui, et préféraient l'abandonner à son sort. Il en était ainsi. Jamais, il n'aurait une femme à lui. Une mère, une femme, une amie, toutes finissaient par le fuir! Il en était de même avec cette inconnues aux yeux de biche effarée. Elle était comme les autres! Elle l'abandonnerait! La seule manière de la posséder vraiment, de marquer sa vie à jamais, était justement de l'interrompre. Avant que tout ne se gâche. En la tuant, il préserverait l'instant merveilleux, ce jeune femme à la beauté incomparable, piégée dans le chaos. Craig tendit alors sa baguette dans la direction de la jeune femme immobile, il voulait prononcer un impardonnable, mais quelque chose l'en empêchait...

Craig resta immobile, de longues secondes. La baguette pointée, il ne pouvait exécuter la sentence, se mettant lui-même en danger, alors que les combats faisaient rage tout autour de lui. Mais pourquoi? Était-ce un sursaut d'humanité? De la pitié? Pour la première fois, il éprouvait quelque chose d'irréelle et d'incompréhensible pour cette inconnue. Comme de l'empathie, et le besoin de l'aider. Il s'apprêtait à le faire, quand un oiseau de malheur se rua sur son visage, l'égratignant jusqu'au sang! Phénomène incompréhensible, une pie venait de se mêler à la lutte, et raviva la rage qui bouillonnait en lui. D'un geste de baguette instinctif, il envoya valdinguer le volatile dans la fontaine toute proche. L'écume aux lèvres, le visage griffé, il était redevenu le Crabe. Celui qui ne savait faire qu'une chose : Tuer. Il dévisagea de nouveau la belle jeune femme, mais cette fois-ci plus aucune forme d'humanité n'habitait son regard. Il était redevenu froidement mécanique, comme ce jeune garçon qui dévidait les poissons du Port. Il ne prononça alors que deux mots :

"Avada Kedavra! "

La jeune femme s'écroula alors au sol, comme une feuille automnale tombant de sa branche. Craig n'éprouva aucune forme d'émotion au spectacle de ce corps sans vie. Il ne réfléchissait plus, il exécutait. Il se porta à hauteur de la jeune femme étendue, qui conservait, même dans la mort, toute l'étendue de sa beauté. LeCrabe jeta un sortilège de protection de manière à se préserver d'une attaque sournoise, avant de se pencher sur le cadavre. Faisant alors son travail de charognard, il subtilisa la magnifique bague en pierre précieuses qui ornait l'annulaire de sa victime. Rapidement, il glissa celle-ci dans sa poche, avant de lancer une attaque mortel à un homme qui se ruait sur lui. Puis son méfait accomplit, il disparut dans la foule. La chaos qui régnait dans l'avenue des douze chênes était propice au pillage. Gros'Joe lui pardonnerait d'avoir abandonner sa position, s'il se rendait utile. En dépouillant les cadavres de leur richesse, il y avait de quoi récupérer une belle somme. A l'écart des combats, il repéra le cadavre d'un vieux sorcier, étendu sur le sol. Qui dit vieux, dit peut-être dent en or, ou poche pleine de galions. Taillant la foule à coup de sortilège, il se faufila vers sa cible morte. Il traina le corps dans un recoin obscur d'un établissement culinaire répondant au nom du "Triton Ardent", dans le but évidant de le dépouiller. A l'instar d'un crabe sur la plage d'un naufrage, il commença à faire son œuvre de nettoyage, inspectant chaque replis de la robe du sorcier défunt. Quant tout à coup, il se sentit observé. Craig releva alors brusquement la tête de sa fouille morbide, alors qu'une jeune femme qui venait de sortir brusquement du restaurant, se tenait face à lui.


Craig LeCrabe se releva alors lentement un sourire malsain aux lèvres. Il ne posa qu'une question à la belle jeune femme qui se tenait en face de lui.

"Tu veux mourir? "

Intérieurement, le psychopathe espéra revivre l'émotion éphémère et intense qu'il avait ressentie en voyant le visage terrifié de la jolie jeune femme brune! Car rien ne pouvait détrôner ce moment de grâce et de toute puissance...

[HJ : la jeune en femme en question est la pauvre petite June! Je te donne un psychopathe, contente?]
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~ Andy McStay ~
Malfrat des Sharaks
28 ans

Un éclair puis les ténèbres. Sans même comprendre ce qui lui arrivait, Andy McStay fut frappé de plein fouet par un sortilège lancé par le petit homme de Griggs. Pas plus haut que trois pommes, ce dernier venait de l'attaquer en traitre alors que son attention était toute  tournée en direction de l'Auror intouchable. Le Sharak fut alors projeté sur le pavé de la rue Scrouttard, où il perdit un temps connaissance. Des images fugaces de sa petite famille défilèrent à toute vitesse dans son esprit, comme si la mort lui offrait un dernier résumé de sa vie avant de lui ôter. Qu'allait donc devenir Nancy et les enfants sans lui? Toute sa vie, il pensait avoir fait les bons choix, cédant aux sirènes de la voie des Miracles et à l'appât du gain. Mais à présent qu'il se trouvait la face ensanglantée sur le bitume froid, Andy prenait conscience de ses erreurs, et que les Sharak ne lui offrait en vérité qu'un confort de vie éphémère. Le château de carte venait de s'effondrer d'un bloc, et sa petite femme allait se retrouver bientôt, toute seule pour élever ses deux gamines. Se maudissant alors que les ténèbres était sur le point de l'absorber, le jeune malfrat finit par se raccrocher à une voix. Une toute petite voix fluette qui tentait de la ramener à la réalité de la rue Scrouttard. Soulevant difficilement les paupières, Andy découvrit alors les traits familiers d'un jeune gamin d'une douzaine d'années. Il s'agissait du petit, Willy Busby, alias "le Mulot", un orphelin du port qui voulait malheureusement grandir trop vite et rejoindre les rangs des Sharaks. En plus d'être un pickpocket hors pair, Willy était reconnu pour connaitre les moindres dédales souterrain de la ville magique de Bristol, d'où son surnom au demeurant peu glorieux. Le Mulot s'agrippait et secouait le col du veston d'Andy, de manière à le réveiller, laissant s'exprimer sa grossièreté devenue légendaire dans les quartiers du port.

"Par les fesses de Merlin, Andy! Réveilles-toi! Face de goule, tu m'entends? Il faut te réveiller! Ces saloperies d'Aurors vont nous tomber dessus, et je pourrai pas te sauver les miches longtemps! "

Andy recouvra quelque peu ses esprits, et tenta de se relever péniblement. Une douleur le piqua subitement dans la jambe, lui arrachant une grimace de douleur.

"Fais pas ta chochotte, Andy la Fiotte! Faut qu'on bouge! Ils nous ont envoyé une espèce de connasse d'Auror qui est genre un croisement entre Voldemort, un Magyar à pointes et un phénix immortel qui crache des boules de feu. Franchement, elle nous a bien pété la gueule! "

Andy McStay examinait sa jambe meurtrie, avant de porter son regard sur les alentours et sur la rue Scrouttard. De toute part, des cadavres de malfrats jonchaient le sol, signe que les combats avaient fait rage. Les hurlements et le chaos semblaient désormais s'être concentrés au loin, en direction de l'avenue des douze chênes. Andy se tourna brusquement vers le gamin.

"Putain mais qu'est-ce que tu fous là, le Mulot! On t'avait dit de pas nous suivre! Aides-moi à me relever, il faut que j'aille secourir Gros'Joe! "

Willy servit d'appui à Andy, pour l'aider à se relever, nul doute que dans sa chute, ce dernier venait de se briser la cheville. Le Mulot ne semblait pas chaud pour rejoindre les combats qui grognaient à quelques encablures.

"Bah, si tu veux crever, t'as qu'à rejoindre les douze chênes! Mais à ta place, je filerai en douce avec moi, je connais un passage pas très loin d'ici! A l'heure qu'il est, ça fait un bail que les aurors ont refroidit les grosses miches du Boullu sanguinaire. Tu eux me croire, ils sont partout ces fils de troll! "

Tout en s'appuyant sur l'épaule du bambin effronté, Andy prit la direction qui quittait la rue Scrouttard et ses cadavres. Fort heureusement, il avait retrouvé sa baguette, et la serrait dans sa pogne tremblante. Andy avait connu des jours meilleurs, mais au moins il avait la chance d'être vivant. Il hésitait entre prendre la fuite, ou rejoindre son chef. Willy Busby, quant à lui, ne pouvait s'empêcher de bavasser.

"En plus si tu sauves le gros cul de Gros'Joe, tu vas devoir continuer à lui lécher les bottes comme un licheur! Franchement, si j'étais toi, je le laisserai clapser dans sa merde! Après quoi, tu peux prendre le pouvoir, et Bim! Tu me nommes second en chef! Et là, on possède les Sharaks et à nous la belle vie! J'aurai même plus besoin d'emprunter des trous de souris pour aller mater les loges des danseuses des Folies Sorcière! Elles viendront direct à moi les gonz'! "

Andy ne put s'empêcher de lui expédier une claque derrière la tête, manquant lui arracher le béret. Ce satané mioche s'engageait sur les pentes dangereuses de la voie des miracles, et il était trop têtu pour se rendre compte du danger.

"Putain, ferme-là Willy! Tu sais à peine te servir de ta baguette, et tu veux déjà jouer au grand! C'est pas une vie pour toi! Tu crois que c'est un jeu? T'as vu combien de Sharaks sont morts aujourd'hui? T'es qu'un mioche stupide, bordel! "

A peine ces paroles sorties, que Andy les regrettait déjà. Willy n'avait d'autre famille que les Sharaks, et il était seul à lui être venu en aide. Devant autant d'ingratitude de sa part, Andy soupira et expédia une tape amicale au petit mulot.

"Je te demande pardon! C'est une sale journée! Si tu me montrais plutôt ton passage secret, histoire que l'on se barre avant que la justice nous tombe dessus... "

D'un geste de la main, Willy Busby désigna alors une sombre impasse, qui jouxtait la rue Scrouttard. Le mulot connaissait les moindres brèches de sa bonne vieille ville de Bristol, et il allait encore le prouver. Une odeur de mort planait dans le fond de la ruelle sans issue, mais cela ne semblait pas perturber le jeune garçon. Ce dernier poussa de toute ses forces une énorme poubelle qui obstruait une bouche d'égout.

"En passant par là, on peut contourner tous le périmètre. Les Aurors risquent de contrôler le transplanage, et il vaut mieux user des anciennes méthodes plutôt que de finir complètement désartibulé! Tu crois pas? " Willy tourna alors la tête en direction de la dépouille d'une pauvre femme, jetée à même les ordures. Animé d'un petit sourire sarcastique, il ne se priva pas de faire un trait d'humour noir. "Tu vois cette gonz', Andy? Je parierai qu'elle aurait adoré rencontrer un mec comme moi! "

Ignorant les rires du mioche, Andy posa alors les yeux sur une silhouette tristement familière. Le temps sembla alors s'arrêter alors qu'il réalisait toue l'étendue de la tragédie. Les boucles claires de sa chevelure, cette robe verte, ce visage d'ange endormit... Tous concordaient malheureusement. Les jambes d'Andy fléchirent sous le poids de cette cruelle réalité, alors que des larmes inondaient son regard d'azur. C'était impossible! Ce ne pouvait être elle! Nancy était sensée s'occuper des filles! Non! C'était juste un cauchemar! Il allait se réveiller! Malheureusement tout était bien réel. Et Andy comprit que sa vie venait de s'effondrer d'un bloc, lorsqu'il caressa la joue devenue froide de sa femme. Voila qui sonnait le glas d'une vie rêvée. Tout était de sa faute. Andy le comprenait juste trop tard. Dans l'incapacité de parler, autant dévoré par la souffrance que la culpabilité, le Sharak demeura figé devant l'horrible vision qui s'offrait à lui, sans même trouver la force d'exprimer sa douleur. De son coté, Willy resta un instant incrédule, ne réalisant point toute l'étendue du drame. Il osa demander prudemment :

"Andy? Qu'est-ce qui t'arrives? Tu la connaissais? "

C'est alors que Andy recouvra quelque peu ses moyens perdu, lorsqu'une énergie nouvelle fit battre ses tempes. Une haine vengeresse le maintenait encore en vie, et lui accordait encore un but à suivre. Un dernier acte avant de se retirer. La sharak essuya ses larmes du revers de sa manche, pour ne laisser place qu'à un regard implacable. Venger Nancy! Réduire en cendre son assassin, voila ce qu'il devait faire! D'une voix étrangement monocorde et vide d'émotion, il s'adressa à l'orphelin.

"Willy... Tu es arrivé par ce chemin, c'est bien ça!? Alors dis-moi qui tu as croisé, et si tu sais quelque chose à propos de ce meurtre... "

Le jeune mulot laissa apparaitre une réelle anxiété, quand il croisa le regard de tueur de Andy McStay.

"J'sais pas, Andy... Je viens juste remarquer le cada... le corps, quoi! J'en sais fichtrement rien. Il me semble pas qu'il y était sinon, j'l'aurai forcément remarqué... "

Andy se redressa subitement et plaqua sa main sur la gorge de l'enfant, manquant l'étrangler. Son regard injecté de sang, et sa voix tranchante ne devait souffrir d'aucune discussion. Andy voulait un nom! Une cible qui le raccroche encore à ce monde de barbares! Une proie pour sa baguette! Effrayé, Willy bredouilla alors une vague explication :

"J'ai rien vu, Andy... J'ai juste croisé des hommes de Griggs... Il y en avait un qui était pas plus grand que trois pommes... Il avait l'air mauvais... Je crois qu'il s'appelle Roy, Troy, ou un truc du genre. C'est une petite frappe de la voie des miracles, un trafiquant en potion sans envergure... C'est p't'être ben lui... Il est partit en direction des douze chênes! "

Andy finit par relâcher sa prise, laissant le mioche reprendre sa respiration. C'est bon, sa vengeance avait un visage, et un prénom! Il s'agissait sans doute de la même crapule qui l'avait honteusement frappé alors que son attention était détournée par l'intervention de l'invincible Auror. Bien que blessé, Andy allait se ruer à ses trousses, et l'expédier dans l'autre monde. Même si pour l'heure, il restait debout dans l'impasse, incapable de regarder à nouveau le corps de sa femme morte; Andy savait qu'il allait braver ses blessures et se résoudre à se venger. D'une voix presque sépulcrale, il s'adressa alors au jeune Willy.


"Tu vas m'écouter! Je veux que tu rentres au QG des Sharaks, et que tu donnes toutes les informations que tu possèdes sur cette infâme crapule. Ou qu'il se cache, je veux que vous le débusquiez! Si jamais il m'arrivait malheur, je veux que sa tête soit mise à prix, et qu'il crève en d'atroces souffrances! C'est ma dernière volonté! Pigé!? "

Willy secoua la tête de manière affirmative avant de regarder d'un œil inquiet son sharak d'ami s'éloigner en boitant bas. Il tenta de lui venir en aide, et de lui sauver la vie une nouvelle fois.

"Andy! T'es pas en état de combattre! C'est de la pure folie! Ce type en vaut-il vraiment peine! Pourquoi tu fais ça? "

Sans même prendre le temps de se retourner, Andy lâcha une explication teintée d'une tristesse infinie.

"Parce qu'il a tué ma femme... La mère de mes enfants... "

Puis il disparut en direction de l'avenue des Douze Chênes...

*****

Andy McStay avait beau être blessé, boitant bas, l'os de sa jambe presque à nu, suite à son combat dans la rue scrouttard. Il n'était habité pourtant que par une seule et même volonté : Celle de retrouver et tuer l'assassin de sa femme. Sans connaitre réellement les circonstances du meurtre de Nancy, il s'auto persuadait que ce dernier était ce fameux Roy ou Troy. Plutôt que de courir toute sa vie après un fantôme, cela le rassurait de pouvoir mettre un visage à sa vengeance. Lorsqu'il débarqua dans le chaos de l'avenue des Douze chênes, Andy fut atterré par l'ampleur de la catastrophe. Ce n'était plus un simple règlement de compte entre gangs rivaux, mais bel et bien une guerre! Dans toute son horreur, celle-ci déversait quantité de victime sur l'asphalte, si bien que Andy venait à se demander ce qui pouvait justifier un tel déluge de violence. Absolument rien...

Mais Andy savait que c'était son dernier tour de piste, plus qu'une vengeance à mener, et il pourrait s'en aller rejoindre sa bien aimée, afin de lui demander pardon. Peut-être trouverait-il la force d'emmener avec lui ses deux filles, histoire de ne pas les laisser seules dans ce monde ignoble. Bien que clopinant, le visage tordu par la douleur, Andy réussit à se faufiler dans la foule paniquée. Se protégeant des attaques, il ne perdait point de temps, son regard affamé de vengeance cherchant désespéramment sa proie. Enfin il finit par l'apercevoir, cette petite crapule pas plus haute que trois pommes! L'assassin de sa femme se tenait à quelques encablures de sa position, à proximité d'une devanture. Il allait avoir sa vengeance! Mais tout à coup cette certitude s'effondra quand un Sharak prit également pour cible le dénommé Roy. Le sang de Andy se glaça dans ses veines alors qu'il voyait quelqu'un osé lui dérober son duel tant espéré. Sans même l'ombre d'une hésitation, il leva sa baguette en direction de l'agresseur, se fichant éperdument de savoir qu'il était du même bord que lui.

"Avada Kedavra! "

Aussi étrange que cela puisse paraitre, il venait de sauver la vie de son pire ennemi. Andy enjamba la dépouille encore tremblante du Sharak, afin de faire face à l'affreux tueur. Il brandit alors sa baguette dans sa direction. D'une voix éraillée par l'émotion, il se délivra de toute sa haine.

"C'est à moi que ce privilège revient! Personne ne m'enlèvera le plaisir de tuer un monstre de ton espèce! " Lutant pour tenir sur ses jambes, c'est dans son regard empreint de haine que Andy puisait sa force. " Comment as-tu pu la tuer? Elle n'avait rien à voir, elle était innocente! Je vais t'expédier en enfer, espèce de pourriture! Mais avant cela, je te jure que tu vas comprendre ta douleur! "

Sans même se soucier d'une éventuelle contre-attaque extérieure, Andy se lança dans le duel, en lâchant de manière informulée, l'un des sortilèges interdits les plus redoutable et redoutés sur son ennemi : celui de l'Endoloris.

Le sort fusa en direction du malheureux trafiquant de potions, qui, une fois n'était pas coutume; n'était responsable en rien du crime dont on l'affublait...

Résultat de l'Attaque de Andy:
 
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June ByrdMolduavatar
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June ne prit pas le temps de regarder si son sort avait fait effet ou non, elle se dépêcha de glisser dans un coin du bar afin de regagner la sortie au plus vite. Entrer dans le restaurant n'était pas la meilleure idée qu'elle ait eu jusque là. Pourtant son attention fut attirée par l'effet indésirable de son propre sort. A savoir Gros Joe dansant comme un beau diable alors que Griggs ne bougeait pas d'un pouce trop sidéré par ce qu'il voyait. La jeune femme le traita mentalement d'idiot de ne pas profiter de la situation mais n'intervint pas elle même. Il y avait beaucoup trop de personnes présentes pour pouvoir agir comme elle le souhaitait. Elle n'avait plus qu'à attendre un moment plus propice pour sa mission. Le faire au Triton Ardent alors que tout les occupants semblaient en proie à la panique n'était pas le meilleure façon de passer inaperçue.

Et la discrétion dans ce genre d'affaire était primordiale. Elle poussa un soupir de déception et sursauta légèrement lorsque le gros malfrat s'en pris à Juliana après avoir fini de danser et d'embrasser Griggs au passage. Geste très farfelu et vraiment incompréhensible mais elle n'était pas là pour comprendre ses victimes après tout. Même si pour le moment, les deux hommes n'avaient rien d'une victime. Encore un échec pour elle. Elle serra légèrement les dents peu satisfaite alors qu'elle voyait très clairement ses gallions s'envoler à mesure que le temps passait.

Elle ne bougea pas d'un pouce lorsque Juliana se fit entraîner dehors par la force. Elle aurait pu voler au secours de sa nouvelle amie, elle aurait pu défier Gros Joe et lui régler son compte mais encore une fois, cela aurait trop dévoilé ses capacités et elle ne pouvait pas se permettre de chose. Et il lui semblait que la sécurité de la jeune femme n'était pas réellement mis à mal. Tout au plus, elle aurait quelques égratignures, ressentirait un profond dégoût pour le malfrat et prendrait un sacré coup à sa fierté et peut-être même serait-elle en état de choc quelques temps mais rien de bien mortel. Et puis, ce n'était pas non plus comme si elle appréciait la jeune femme au point de vouloir risquer sa vie pour elle.

Elle fut à nouveau distraite par l'annonce de l'arrivée des Aurors. Elle poussa un juron bien senti et se laissa glisser vers l'extérieur à l'opposé de l'endroit qu'avait emprunté Gros Joe. Tout devenait bien trop agité pour elle et il était temps qu'elle mette les voiles avant que les forces de l'ordre aient la bonne idée de l'arrêter. Elle n'avait pas tellement envie de mêler Thaddeus à tout ça, ni de lui expliquer ce qu'elle faisait au beau milieu d'une guerre de gangs. Il ne croirait certainement pas son histoire d'aller prendre un thé avec sa copine Juliana. Même si elle battait frénétiquement des paupières en esquissant une bouille d'ange. Trop d'explications à donner et trop de prises de têtes.

Alors qu'elle se retrouve dans la ruelle qui donne sur l'autre côté du Triton, il lui parut un instant que la frénésie qui semblait avoir envahie Bristol et l'avenue de Douze Chênes n'avait pas lieu ici. Pourtant son regard tomba sur une masse accroupie sur le sol. Lorsqu'elle y regarda de plus, elle put remarquer qu'il s'agissait d'un homme, raclure humaine aurait mieux désigné l'individu d'ailleurs. Elle remarqua rapidement qu'il dépouillait un cadavre et une moue dégoûtée se dessina sur son visage poupin. Elle se redressa légèrement et tint sa baguette un peu plus fermement alors que le malfrat se redressait. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres à sa question, un sourire sadique et empli d'anticipation un peu malsaine.

"Et toi ?"

Sa voix s'était faite caressante, presque charmeuse alors qu'elle plongeait son regard dans celui de l'homme sans se départir de son sourire. Elle leva sa baguette prestement et jeta d'un informulé un sort de découpe à son adversaire.

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On était le 21 septembre 2008 et…

On était le 21 septembre 2008 et Mordred allait boire un coup au Circée avec ses collègues après une dure journée de labeur. C'avait même été particulièrement éprouvant pour Mordred: aucune intervention n'ayant pointé le bout de son nez, il en avait été réduit à remplir des dossiers sous la surveillance attentive de Willa. Autant dire qu'à onze heures du matin, n'importe quelle histoire de Fléreur coincé sur un toit en plein milieu de la campagne moldue écossaise l'aurait fait bondir de son bureau comme s'il s'agissait d'aller arrêter Bill Grigs en personne. Mais, alors que ces fichus animaux trouvaient toujours à se perdre aux moments où les missions les plus intéressantes arrivaient, il n'y en avait pas un pour daigner leur donner de quoi s'occuper lors de ces mornes journées. Mornes journées qui se faisaient heureusement rares depuis que Jacob Dalhiatus s'était mis en tête de former un corps d'Aurors et d'Oubliators, et d'intégrer Mordred dedans. Mais il n'était plus l'heure de penser au travail. Une bonne Gobière l'attendait au Circée.

Jusque là, ça allait.

Tout se passa plus ou moins normalement: ils entrèrent, s'assirent, échangèrent quelques blagues douteuses et… et l'intervention tant espérée de Mordred arriva. Il fut parmi les premiers debout, sortant avant même d'entendre un Seamus Finnigan particulièrement ronchon grogner "qu'ils auraient pu se décider sur nos horaires de bureau". Mordred se fichait généralement des horaires, tant qu'on lui donnait sa dose de mouvement quotidienne. Celle-ci promettait d'être intense, songea-t-il en équarquillant les yeux devant la gigantesque masse d'eau qui s'arrêta subitement.

Willa se matérialisa soudain à côté de lui, comme une bande de truands déboulaient sur eux toutes baguettes dehors. Par réflexe, Mordred para plusieurs attaques, cherchant un endroit où se mettre à couvert. La nouvelle chef du BDA était quelque part, dehors, et il aurait bien attendu ses ordres s'il ne l'avait pas perdue de vue. Plus, ils n'étaient pas vraiment en service… Cachés derrières une poubelle de l'avenue des Douze Chênes, Willa et lui s'entreregardèrent une minute.

"Je suppose qu'il faut descendre au Triton" dit-elle, résignée.

C'était un raisonnement logique, songea Mordred en jetant un oeil dans la rue où les combats se déroulaient. Mais tous les Aurors et les malfrats en service allaient sans doute s'y précipiter. Réfléchissant rapidement, il évalua la situation. Le plan de Bristol se dessina dans son esprit, et il su ce qu'ils devaient faire.

"Non, on va faire le tour" décida-t-il. "Sécuriser le périmètre, être sûr que plus personne n'entre ni ne sorte. Si on trouve d'autres Aurors sur notre chemin, on les emmène avec nous."

Willa acquiesça, habituée aux raisonnements à chaud de son bînome. D'un même mouvement, ils surgirent de derrière la poubelle et coupèrent l'avenue des Douze Chènes pour s'engager dans une ruelle qui débouchait sur la Rue Scrouttard. Mordred réalisa immédiatement qu'il n'avait pas eu l'idée du siècle, tant la débandade sur la rue parallèle était semblable à celle de l'avenue principale. Mais il était trop tard pour reculer. Avec l'aide, entre autre, de Ron, Harry et Gaetan Baker, Mordred et Willa formèrent un barrage de sortilèges pour éviter que des piétons innocents ne rentrent. Faire le tri entre mafieux et habitants de Bristol se révélait quasi impossible dans ce chaos. Willa et Mordred adoptèrent alors une technique bien rodée, l'une lançant des sorts de protection tandis que l'autre désarmais ceux qu'il jugeait agressifs. La jeune femme arrivait parfois à dégager des innocents de la rue, les projetants dans les ruelles parallèles ou à terre.

Alors qu'il lançait un Expelliarmus à un type particulièrement belliqueux, Mordred entendit un "Avada Kedavra" hurlé non loin de lui. Se retournant d'un bloc, il vit un homme s'écrouler, sitôt enjambé par son assassin qui se dirigeait en hurlant sur sa prochaine victime. Mordred ne réfléchi n'hésita pas et se rua dans sa direction, baguette tendu.

"Calder?!" s'exclama-t-il, surpris, comme un Endoloris envoyait ce trafiquant bien connu du BDA à terre. Mais il n'y avait pas le temps de s'interroger. Il pointa son arme sur l'auteur du Sortilège Impardonnable et lui envoya un maléfice destiné à le mettre hors d'état de nuire pour un bon moment.

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Aidan McNeilFaussaireavatar
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Aidan jeta un oeil à la pendule et se demanda à quel moment il pourrait enfin sortir de son bureau. Il n'aimait absolument pas les contraintes, et devoir rester sagement enfermé au travail l'horripilait particulièrement. Oh, il aurait certainement pu sortir: ses locaux étaient situés dans le Bristol moldu et il ne risquait sans doute pas grand chose. Mais voilà, le Night In Gale était à la frontière entre monde magique et sorcier, et mieux valait ne pas se trouver dans le Bristol sorcier ce soir. Aidan n'avait aucune envie de tomber sur un Auror, ou pire, sur un malfrat échaudé, et de se retrouver mêlé à ce stupide règlement de compte prévu de longue date.

D'ailleurs, il se demandait comment Andy McStay pouvait vraiment croire qu'il sortirait quoi que ce soit de productif de cette rencontre entre Griggs et Gros Joe. Le jeune homme était venu quelques jours plus tôt pour une course pour son gang, et avait lâché l'information. Officiellement, il ne s'agissait jamais que d'un "dîner" entre barons pour négocier la vente d'une nouvelle substance illicite. Mais Aidan savait très bien que ces dîners finissaient rarement bien et qu'on retrouvait le lendemain plus d'un cadavre dans le port de Bristol. Il espérait qu'il n'y aurait quand même pas trop de morts: les deux bandes étaient des clientes, et la mort de l'un ou l'autre des chefs aurait de fâcheuses répercussions sur son affaire. Quoiqu'il recevait ses derniers temps un affleux de commandes extérieures issues de membres du Ministère… Malgré les intermédiaires qu'ils employaient, retrouver leur trace n'avait pas été très difficile. Aidan songeait que c'était normal, avec Leopold Ministre, et que c'était même la moindre des choses pour Marchebank que de ne pas venir l'importuner.

Aidan ferma le dossier d'un geste brusque - la falsification de l'acte de propriété d'un phare sur une obscure île écossaise - et, allumant un cigare, se dirigea vers la fenêtre. La boutique de Mr Harrisson ne laissait rien filtrer du monde magique pour le moment. Combien de temps encore, avant de pouvoir se rendre en toute sécurité sur la Voix des Miracles? Quoique "sécurité" soit un terme très relatif ces temps-ci à Bristol. Aidan était habitué aux dangers de la mafia, mais depuis le Bloody Sunday, même les civils s'y mettaient. Quelle drôle d'idée! Si cela continuait, il serait obligé de déménager. Peut-être à la Cité Nimbus, enfin, Cosmos? Mais ça grouillerait d'officiels en tout genre… enfin, si c'était ses officiels à lui…

Il tira sur son cigare, observant toujours l'entrée du Bristol magique, impatient. Qui allait mourir, aujourd'hui? Qui allait mettre en péril ses affaires plus florissantes que jamais? Pour quel contrat n'allait-il pas être payé? La pensée de la situation sur la Voie des Miracles qui l'avait poussé à rester tranquillement au bureau aujourd'hui, lui rappela la mort de son propre père au Bloody Sunday. Une mort ridicule dont il ne savait pas quoi penser. Il avait été sur sa tombe, une ou deux fois, et tout ce qui en était ressorti était un immense sentiment de frustration et de gâchis. Il avait entendu dire que Juliana le vivait plutôt mal, et avait bien essayé de lui apporter du réconfort, mais ce n'était pas son truc. Il voulait bien lui donner de l'argent, un coup de main quand elle en avait besoin, mais taper dans le dos en murmurant des phrases insipides, c'était un truc de bonne femme. Enfin, heureusement que Juliana ne fréquentait pas la Voie des Miracles, elle était en sécurité au Triton.

Avec un soupir, Aidan se détourna de la fenêtre et revint à son bureau juste avant que, dans un "pop" sonore, deux sorciers ensanglantés n'émergent au milieu des moldus, témoignant du déplacement des conflits illégaux dans la ville...
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Dernière édition par Lilly Callaghan le Sam 27 Sep 2014 - 23:40, édité 2 fois
Lilly s'était éclipsée du restaurant pour suivre la jeune femme dans la rue. Une part d'elle lui hurlait de partir – son instinct de survie, en quelque sorte – tandis que l'autre ne pouvait pas se résoudre à rester à l'intérieur. La serveuse lui semblait familière, et Lilly ne pouvait décemment pas la laisser seule, surtout si elle se retrouvait face à face avec cette ordure d'homme... Elle ne mit pas longtemps à les trouver, et s'avança vers eux, interrompant le discours – sûrement parfaitement pathétique – de Gros Joe. Son regard glissa alors vers la jeune femme face à lui et elle écarquilla les yeux sous la surprise. Bien évidemment qu'elle lui semblait familière, puisqu'elle l'avait déjà rencontré auparavant ! Il ne s'agissait ni plus ni moins de Juliana McNeil, une personne tout à fait sympathique qu'elle avait rencontré chez Irving quelques semaines auparavant à l'occasion de sa pendaison de crémaillère. Encore plus décidée à l'aider si jamais elle en avait besoin, l'Oubliator s'avança vers les deux duellistes.

Elle se posta aux côtés de Juliana et échangea un regard avec elle, avant de poser un regard sur l'homme odieux en face, qui continuait à déblatérer. Lilly sortit sa baguette, prête à réagir et à se battre au moindre sort de Gros Joe. Sa tirade lui fit lever les yeux au ciel, une moue méprisante sur le visage. Il incarnait exactement tout ce que Lilly détestait : un machisme à toute épreuve, ainsi qu'une vulgarité qu'il se pensait autorisée du fait de la place « supérieure » qu'il occupait en tant qu'homme. Or, Lilly était militante à l'OFFRE, et était persuadée qu'elle valait autant que n'importe quel homme – et sûrement bien plus que cette ordure !

 « Espèce de fils de botruc. » l'injuria Lilly en levant sa baguette.  « Si tu es aussi doué avec cette baguette qu'avec l'autre, je doute que tu puisses m'apprendre quoique ce soit... » cracha-t-elle, méprisante.

Toutefois, Gros Joe attaquait déjà le début des hostilités, dirigeant deux sorts vers elle. D'un mouvement de baguette, Lilly se protégea de celui qui fonçait vers elle. Juliana fit de même... Une demi-seconde plus tard. Une demi-seconde trop tard. Sous le regard effaré de l'Oubliator, le sort vient frapper le ventre de la jeune femme, la faisant basculer à terre. Après un coup d'oeil pour s'assurer qu'elle allait bien, Lilly reporta son attention sur Gros Joe, qui semblait empli d'orgueil d'avoir réussi son sort.

Heureusement, la chance était aujourd'hui en sa faveur, puisque, quelques secondes plus tard, un épais voile de fumée provenant des arbres vint l'entourer. Un sourire carnassier aux lèvres, Lilly attendit qu'il se dissipe légèrement, et l'observa, sans attendre avant de lancer son sort.

 « Diffindo ! » s'écria-t-elle, en pointant sa baguette sur Gros Joe.

Spoiler:
 

La jeune femme se savait plutôt bonne baguette, et espérait bien que, même dans la confusion, son sortilège atteindrait sa cible... L'ambiance d'ordinaire si tranquille de l'avenue de douze chêne avait soudainement viré au chaos. Des corps jonchés le sols, des bâtiments prenaient feu... Le, pire, c'était les hurlements. Les hurlements lancinants des blessés, les hurlements terrifiés des habitants, les hurlements décidés et rageurs des duellistes, qui menaient des combats acharnés dont la fin ne pouvait être que la vie, ou la mort. Exactement comme dans la Grande Bataille, songea-t-elle en observant son adversaire...


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

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Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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Totalement hébétée par les scènes de chaos qui se multipliaient tout autour d'elle, Mildred Magpie restait figée auprès de la fontaine. Ruisselante de la tête au pied, la sorcière rousse avait perdu de son élégance, avec sa chevelure trempée qui lui donnait l'allure d'une vulgaire plante trop arrosée par un jardinier à la main lourde. Pour la première fois de sa carrière journalistique, elle ne ressentait aucune forme d'émulation positive face au massacre sanguinolent qui se produisait sous ses yeux horrifiés. Touchée personnellement, elle n'arrivait point à prendre le recul et le détachement nécessaire à la bonne réalisation de son travail d'information. En effet, contrairement au Bloody Sunday, où elle se fichait éperdument du sort des victimes; Cette fois-ci, la rédactrice de Multiplettes se retrouvait plongée dans un certain émoi dont elle n'arrivait point à se dépêtrer. Comment une femme reconnue pour son égoïsme légendaire pouvait-elle se piéger de la sorte? Allait-elle laisser ses sentiments prendre le pas sur son froid raisonnement? Swann en valait-elle la peine? Nul doute que d'une manière ou d'une autre, la disparition tragique de sa belle-sœur l'avait prodigieusement affectée, au point de se demander si Mildred pourrait reprendre le contrôle de ses émotions. Dévorée par l'angoisse, et se rongeant ses ongles manucurés, la reine du scandale venait de plonger dans l'incertitude la plus totale. Tétanisée au milieu du carnage, Mildred se laissait aller à des pensées intérieures qui ne traduisaient en vérité, que les vrais raisons de sa détresse.

* Mais que vais-je devenir? Jacob ne me le pardonnera jamais! Elle était sous ma responsabilité! Je devais veiller sur elle... Sans l'appui de Jacob, je peux définitivement mettre une croix sur mes contacts au Ministère! C'est horrible! Marchebank ne me soutiendra dans aucune de mes entreprises, et jamais Multiplettes ne pourra devenir l'outil d'information principal de ce pays! Moi qui espérais secrètement pouvoir accéder un jour au poste de chargé en communication du ministre de la magie! Ces rêves de grandeur sont bel et bien terminés! Tout cela par ma propre faute, et un fichu conseil en pâtisserie qui a conduit la pauvre Swann à sa perte! Ces maudits choux à la crème du "Paradis d'Eden" viennent de me précipiter dans l'enfer probable de l'anonymat! Peut-être que je devrai... *

Tout à coup, un puissant sortilège frôla son visage, lui arrachant même au passage une mèche de sa chevelure. Cette attaque lancée au hasard par un Sharak, eut le mérite de l'extirper de son monologue intérieur, et de la ramener à la réalité des combats. Mildred Magpie jeta brusquement un regard apeurée de toute part, à la recherche de la moindre échappatoire qui s'offrirait à elle. Et c'est alors qu'elle le vit! Son Caldounet, son beau prince au teint hâlé, qui cavalait dans sa direction pour venir la secourir. En voyant ses traits déformés par la peur, et l'empressement qu'il témoignait à son égard, tout devint limpide dans l'esprit de Mildred Magpie : Roy Calder, son gangster préféré, l'aimait profondément. C'était évident! Sinon comment expliquer cet empressement à venir la sauver du carnage? Pour la première fois depuis bien longtemps, Mildred éprouva cette divine certitude, celle qu'elle comptait dans le cœur d'un homme! Ses pupilles s'agrandirent, sa bouche esquissait déjà un sourire d'amoureuse transie, alors qu'elle écartait ses bras pour y accueillir son beau voyou. Mais la dure réalité vint la fusiller littéralement sur place, tandis que Roy Calder échappa à son étreinte et dépassa sa position, pour se rendre au chevet d'une autre qu'elle. Le visage ruisselant de Mildred Magpie se liquéfia alors qu'elle comprenait à quel point elle s'était fourvoyée. Le regard plein de détresse de Roy Calder ne lui était nullement adressé! D'ailleurs dans cette foule impersonnelle, tout le monde se fichait de son sort! Elle pouvait mourir la bouche ouverte, que personne ne lui viendrait en aide! Personne ne l'aimait! Ses bras bêtement entrouverts pour y accueillir naïvement un amour qu'elle ne serait jamais en mesure d'obtenir, se croisèrent alors piteusement sur sa poitrine.

Dévorée par la jalousie et animée par une rancœur tenace à l'égard de son partenaire des folies sorcières, Mildred Magpie lui tourna le dos, boudant comme une petite fille à qui l'on venait de refuser une confiserie. Roy, au contraire ne se privait pas de déguster sa sucrerie, nommée Eden Rosebury. Apparemment, les deux tourtereaux devaient se connaitre depuis belle lurette, ce qui avait de quoi déprimer la pie éconduite. Cette dernière se refusait d'assister à une scène aussi pathétique que celle de Roy Calder, en train de consoler une autre qu'elle! Comble de l'ironie, celle qui venait de lui voler les attentions de son gangster préféré, n'était autre que sa pâtissière attitrée, la même qu'elle avait nommé récemment pour agrémenter les tables de son cabaret de petits fours et autres mets exquis! Eden Rosebury en était même devenue une sorte d'amie, tant Mildred Magpie avait craqué pour le talent inné de cette reine des desserts de Bristol. A la merci de ses délicieux choux à la crème, la gérante des Folies Sorcières avait signé un contrat avec la pâtissière, afin que celle-ci travaille en extra pour son cabaret lors des soirées de gala. Mais décidemment en cette funeste soirée, le chou à la crème de chez "le Paradis d'Eden", lui laissait un arrière-goût des plus désagréables : celui de lui avoir dérober deux êtres chers à son cœur. Mais comment Roy pouvait-il lui préférer cette modeste pâtissière? C'est vrai que Eden était dotée d'un charme pétillant et de gourmandises aptes à corrompre beaucoup d'hommes, mais elle ne disposait pas d'un dixième de sa classe et de son sex-apeal! Mildred se sentait trahie dans ses certitudes; Notamment celle que Roy ressentait quelque chose pour elle...

Mais désireuse de ne point se fâcher avec son partenaire des folies sorcières, les affaires étant les affaires; Mildred se contenta de le dévisager froidement alors qu'il avait le culot de lui donner l'ordre de protéger sa petite pâtissière adorée. Cette petite peste pouvait étouffer sous des tonnes de chantilly, que Mildred se ficherait de lui venir en aide! Mais voilà, plutôt que d'affronter le chaos de la rue, la boutique d'Eden sonnait comme un refuge salvateur. La sorcière rousse s'exécuta sans broncher, et entraina dans sa course la pâtissière. S'agrippant à elle, il était bien difficile de juger laquelle d'entre les deux aidait l'autre. Sans même un dernier regard pour Swann, Mildred Magpie s'engouffra dans le Paradis d'Eden, dont les murs lui offrait enfin une digne protection contre le déluge de sortilèges extérieurs. Tandis que Eden vaquait à ses occupations, et le désir manifeste de sécuriser la devanture de son magasin; la rédactrice de Multplettes fut assaillit par une pulsion boulimique alors qu'elle découvrait toutes les friandises présentent sur l'étales de la vitrine. Le désir de se venger de son malheur sur les pauvres gâteaux se fit alors plus fort que son amour propre. Tandis que Eden lui tournait le dos, et sans l'ombre d'un scrupule, elle engloutit brusquement un chou à la crème, gros comme un poing! Puis un autre dans la foulée! Ses yeux se révulsèrent de plaisir, tant elle éprouvait un véritable orgasme culinaire dans la dégustation de ces onctueux choux à la crème!

Une fois sa gloutonnerie passée, son attention se reporta sur celle qui lui avait volé son Caldounet. Mildred Magpie sentit alors une haine féroce germer dans son cœur, à l'égard de cette odieuse pâtissière et de ses choux à la crème envouteurs! C'est comme si sa raison la quittait, pour ne laisser place qu'à la vengeance! Sans Eden Rosebury, Swannie serait toujours en vie! Sans Eden Rosebury, Roy serait venu la secourir! Sans Eden Rosebury et ses choux à la crème, elle ne finirait pas obèse! Sans même le réaliser, Mildred Magpie venait de se munir de sa baguette, et la pointait en direction de la pâtissière qui lui tournait le dos. Les traits de la rédactrice de Multiplettes se durcirent alors qu'une envie irrésistible de foudroyer sa rivale la contraignait à prononcer un sortilège mortel. La main blanche de la sorcière se crispa sur sa baguette, ses lèvres se pincèrent au moment ou... Eden Rosebury finit par se retourner. Mildred recouvra alors subitement ses esprits et fit alors mine de faire tout autre chose que de vouloir assassiner l'innocente pâtissière. S'essuyant les commissures des lèvres ou trônait encore les vestiges des choux à la crème engloutis, Mildred trouva bien vite une excuse.

"Hum... Je m'apprêtais à envoyer un Patronus à mon demi-frère, car je dois absolument le prévenir de cette terrible tragédie... C'est affreux, mais il doit savoir ce qui est arrivé à sa bien aimée... Je ne sais pas si j'arriverai à trouver les mots...Mais il le faut... "

Cette poufiasse avait décidemment de la chance de savoir concocter les meilleures choux à la crème du Monde Magique! Car Mildred Magpie dans sa jalousie immense, avait réellement eue l'envie fugace de commettre un acte ignoble pour mettre la main sur son beau Caldounet. Sans doute déstabilisée psychologiquement et traumatisée par la violence de cette guerre des gangs, la sorcière rousse avait quelque peu perdue la raison. Mais très vite elle se ravisa, et offrit un regard à nouveau mielleux à sa pâtissière préférée. Non elle n'était pas une meurtrière, et tenta d'oublier cette pulsion effrayante qui lui avait traversé l'esprit. La journaliste avait l'impression que la violence qu'elle dépeignait chaque jour au travers de ses articles avaient tendance à lui déteindre dessus. Plutôt que de commettre l'irréparable, Mildred devait se montrer patiente avec Roy. Un jour viendra ou il ne pourra plus se refuser à elle, et oubliera bien vite les choux à la crème de chez Eden. Mais pour cela, il fallait qu'elle sache tourner à son avantage cette tragédie, de manière à convaincre Jacob Dalhiatus et le ministre Marchebank de lui venir en aide. Rien de plus facile pour une femme aussi opportuniste que Mildred Magpie, qui savait transformer la pire des situations en une aubaine formidable pour son commerce. Ceci expliquait sans doute, pourquoi, un sourire imperceptible éclaira subitement son visage alors qu'elle expédiait un Patronus à destination de celui qui allait devenir veuf pour la seconde fois de sa vie...


Pull me into your arms, Say I'm the one you own
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Dernière édition par Roy Calder le Mar 30 Sep 2014 - 2:40, édité 1 fois
La violence avec laquelle Roy fut projeté contre une vitrine aurait pu lui faire perdre connaissance, si le sortilège Doloris ne l’avait pas maintenu cruellement éveillé. Il n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il lui arrivait, pas le temps de saisir ce dont Andy McStay l’accusait. A la proportion de la haine que son ennemi ressentait à son égard, la douleur de Roy fut terrible, dévorante. Si dévorante qu’il aurait mille fois préféré qu’un éclair vert le transperce et lui règle définitivement son compte. Le mal qui lui brûlait les os, lui déchirait les muscles, était en train de l’aliéner. Il se sentit comme le noyé qui se débattait en vain, seul face à son supplice, avec seulement un carré de ciel auquel se raccrocher, un carré de plus en plus sombre qui serait certainement sa dernière vision…

Il avait peut-être hurlé en se tortillant sur le sol, il ne s’en souvenait plus. Tout lui était devenu insonore durant ces quelques secondes où son corps n’avait été réceptif qu’à sa souffrance intense. Entendre de nouveau les cris autour de lui le fit revenir à la réalité, lentement. De façon confuse, il se souvint qu’Eden et Mildred étaient parvenues à se mettre à l’abri, avant qu’il ne soit frappé. Mais Jayce… Où était Jayce ? Il était certain qu’il l’avait rejoint, il l’avait entendu hurler son nom pour le prévenir qu’on l’attaquait.

Roy finit par l'apercevoir à cinq mètres de lui, plus bas dans l’avenue, aux prises avec un adversaire qui avait l’air coriace. Derrière, Andy McStay gisait au sol, mais commençait à émerger, tout comme lui. Instinctivement, la main tremblante de Roy chercha à tâtons sa baguette qui avait roulé sur le pavé…

*****


Jayce Bowers, 29 ans, trafiquant, associé de Roy

Jayce aurait voulu mettre lui-même hors d’état de nuire le bras droit de Gros’Joe quand il envoya Roy au sol. Il avait d’ailleurs pointé avec fureur sa baguette sur le truand, pour l’empêcher de maintenir son Doloris sur son ami, mais McStay fut assommé par une autre baguette. Le temps de reconnaître l’uniforme d’un Auror, Jayce comprit qu’ils avaient tout intérêt déguerpir au plus vite. Tant pis pour McStay, avec un peu de chance, il se ferait piétiner par la foule ou arrêté.

L’agression du second des Sharacks semblait en avoir remué certains. Des sous-mains un peu trop fidèles, stupides et téméraires, ou des hommes qui estimaient qu’ils n’avaient tout simplement plus rien à perdre… L’un d’eux voulut rendre la pareille à l’Auror qui avait attaqué leur chef. Le félon déboula derrière lui, pour le prendre par surprise d’un sortilège dans le dos :  

« Expulso ! »
Le lancer de dés pour occuper Mordred ailleurs :
Spoiler:
 

Au même moment, Jayce fut malheureusement stoppé dans son élan pour secourir Roy, toujours en proie à la douleur. Un adversaire vint lui barrer la route et entama un duel hargneux. Pourtant connu pour son flegme, Jayce commençait à cruellement manquer de patience face à cette rage déraisonnable qui ne voulait pas quitter certains. Ne comprenaient-ils donc pas que les combats étaient finis, qu’il était temps pour eux de sauver leur peau ? A la première faille qu’il perçut dans la garde de son adversaire, Jayce finit par expédier d’un geste coléreux cet homme qui lui faisait perdre son temps.

« Stupéfix ! »

Essoufflé, mais manquant de temps pour reprendre sa respiration, le trafiquant se retourna vers son associé, qu’il pensait encore couché au sol. Mais il eut la bonne surprise autant que la déconvenue de voir qu’il se trompait. Roy était debout, chancelant, une emprise néanmoins ferme sur sa baguette qu’il pointait sur un Andy McStay désarmé et effaré. La scène ne dura que quelques secondes. Jayce eut tout juste le temps d’apercevoir la haine qui déformait les traits de son ami, et une haine jamais vue qui l’électrisa d’un mauvais pressentiment.

« Roy, non ! »
*****


Ecarte-toi, Jayce, écarte-toi, pensait Roy de toute ses forces, sans parvenir à le prononcer, tant il avait l’impression en avançant de son pas titubant que la moindre parole risquait de le faire vomir. Il ne savait pas ce qu’il allait faire. La seule chose qui comptait à cet instant était de faire souffrir Andy autant qu’il venait de le faire souffrir. Il pensa à Tod Wilkes qui s’était effondré sous ses yeux, quelques minutes plus tôt, de la main de ce meurtrier de McStay. Il pensa au Sortilège Impardonnable qui lui brûlait encore les veines, de douleur. A cet instant, Roy était convaincu que ce qu’il allait faire était légitime. Nécessaire, même. Plongé dans un état second après ce choc physique, les nerfs trop à vif pour qu’il puisse réfléchir correctement, il ne songea pas au fait qu’il pourrait regretter son geste.

Toute sa vie, Roy avait fait des concessions. Toute sa vie, il avait préféré négocier plutôt qu’agir fermement, privilégier la franchise dans les affaires, plutôt que les coups bas, c’était sans doute ce qui faisait qu’il restait une petite frappe d’ailleurs, mais peu lui importait. Il avait des principes. Il y tenait, il s’y raccrochait inconsciemment, parce que c’était ce qui lui donnait l’impression de ne pas complètement être le salaud dont on le qualifiait souvent. C’était ce qui l’aidait à garder la tête haute malgré tous les reproches dont on l’accablait. Oui, il était un hors-la-loi, il trafiquait, il se faisait de l’argent illégal, mais il respectait un certain code d’honneur à côté. Il faisait tout pour éviter la violence inutile, il n’attaquait pas de personnes innocentes, il n’avait jamais tué qui que ce soit non plus.

Roy croyait qu’il n’avait pas trop changé depuis ses débuts, quand à vingt-et-un ans, il était encore tout rebuté à l'idée de se salir les mains. Il ne s’était même pas rendu compte comme son coeur n’avait fait que noircir, comme il devenait de plus en plus avide au fur et à mesure des années, comme ce qui lui paraissait « grave » à ses débuts avait tendance à le laisser de marbre aujourd’hui. Il était peut-être bel et bien en train de devenir ce salaud qu’il avait toujours craint de devenir, à force de voir d’horribles choses. Où trouverait-il du sens, des principes dans tout cela ? La folie qui agitait l’Avenue des Douze Chênes n’avait aucun sens. Il devait accepter qu’il n’avait que deux choix, survivre ou mourir. Pourquoi compliquait-il les choses avec une morale qui le freinait dans ses objectifs ? Roy en avait assez de faire des concessions. Ces derniers mois avaient été un trop plein de colères refoulées, il en avait assez que la moitié de son petit monde criminel piétine allègrement son orgueil. Il les envoyait chier, tous, Griggs, Sparkles, McStay, tous. La loi du talion ? Il allait l’appliquer aussi impitoyablement qu’elle devait être appliquée.


« Avada Kedavra ! »


Si le corps sans vie d’Andy McStay s’étalait désormais sur les pavés, Roy savait que c’était parce qu’il avait ressenti la haine, l’envie de faire du mal nécessaire à ce que le sortilège fonctionne. Plus tard, il n’aurait aucune excuse. Il n’eut pas le temps de prendre la pleine conscience de ce qu’il venait de faire. Troublé, il mit quelques secondes à réagir. Il serait sans doute resté là, inconscient à tout ce qui se passait autour de lui si Jayce n’était pas venu le secouer avec violence par les épaules, hurlant avec une force qui le tira de son état second.

« Putain Roy, qu’est-ce que t’as fait ? Merde ! Qu’est-ce qui t’a pris ? Mais… Bordel, mec, tu saignes ! »

C’était vrai, qu’avait-il fait ? Il saignait. Où donc ? La main que retira Jayce de son épaule revint trempée de sang. Sa chute de tout à l’heure contre la vitrine l’avait sûrement blessé, c’était la seule explication que Roy vit. Ironiquement, c’était le Doloris qui l’avait rendu aveugle à ce premier traumatisme. Il porta une main à son bras gauche dont il était à présent tout à fait conscient de la plaie, assez conséquente pour qu’il ait du mal à bouger son épaule.

« Baisse-toi ! » s’exclama soudain Jayce, alors que près d'eux, l’éclair rouge d’un Stupéfix les tira tous les deux de leur silence choqué.  « Bordel de troll, faut qu’on se tire d’ici, vite. Tu peux transplaner ? Non, attends, on peut pas faire ça ici… »

Il aurait été dangereux de tenter un transplanage dans une telle panique, quand n’importe qui pouvait les bousculer, les agripper, leur jeter un sort. Jayce ne tergiversa pas. Il saisit fermement le poignet de son associé, l’entraîna vers la porte de la boutique qui était la plus proche d’eux, et dont il força l’ouverture, avec sa baguette. S’abriter, le temps de trouver une solution pour fuir avant que les Aurors ne reprennent le dessus, c’était son seul plan.

FIN POUR ROY (mais suite ici )


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~ Joe Sparkles alias Gros'Joe ~
Chef du Gang des Sharaks
42 ans

Tel le rideau des folies sorcières s'ouvrant sur la scène du Cabaret, le voile de fumée finit par se lever; Mais malheureusement pour Gros'Joe, ce n'était pas une jolie danseuse qui allait l'accueillir, mais bel et bien la baguette d'une redoutable Oubliator! Les yeux écarquillés, le chef de Gang écarquilla un regard horrifié quand il vit le sortilège fondre sur lui en un éclair de lumière. Bien plus lent que son assaillante, Gros'Joe n'arriva point à dresser un sortilège défensif tandis que le sort de découpe vint lui entailler l'épaule, lui arrachant un cri de douleur. Sa clavicule sectionné par l'impact, le leader des Sharaks relâcha alors subitement sa baguette, qui alla valdinguer dans le tumulte de la foule. Le visage horrifié à l'idée de se retrouver désarmé face à ses adversaires, Gros-Joe avait perdu toute sa belle assurance. D'un geste de la main, il tentait de calmer la dangereuse Oubliator qui lui faisait face.

"Tout doux ma jolie... On devrait en rester là... Pourquoi se battre, hein? "

Gros'Joe puait la trouille alors qu'il sentait un long frisson lui secouer les entrailles. Cherchant du regard un de ses Sharaks, susceptible de lui venir en aide, le Boullu Sanguinaire réalisa alors toute l'étendue de la déroute. Les Aurors avaient investit l'avenue des Douze Chênes, et rétablissaient l'ordre à grands coups de baguettes magiques. La fin des combats étaient imminentes; Sa propre fin et celle de son gang également. Comment en était-il arrivé là? Il lui avait fallut des décennies pour bâtir son empire, se faire un nom sur Bristol, et il n'aura fallut que de quelques secondes seulement pour que tous ne s'écroule. Sa chemise inondée par la frousse que lui inspirait désormais le regard de prédatrice de son assaillante, Gros'Joe reculait à l'aveugle, ses seules mains tremblantes en guise de protection...

Ses pieds vinrent alors buter contre un corps étendu, et Gros-Joe tomba à la renverse! Sa chute fut aussi lourde que ses centaines de kilos de bonne bouffe dont il s'était empiffré durant son règne. Le chef des Sharaks se retrouvait au sol, dans une position des plus précaires, allongé sur le dos et aussi inoffensif qu'une carpe sur la terre ferme! Il offrit alors un spectacle au combien pathétique, gigotant de manière grotesque dans les airs ses bras et ses jambes, tel un doryphore incapable de se retourner sur ses pattes. Il sentit le souffle d'un couperet mortel s'abattre sur lui, tandis qu'l tentait de héler ses hommes pour lui venir en aide. Des Sharaks croisèrent alors son regard, mais étrangement aucun d'entre eux ne vint le secourir. Tous son pouvoir reposait sur la peur qu'il inspirait à ses hommes, et sans elle, il n'était plus rien! Mais Gros'Joe n'était pas de nature à abandonner; La peur de mourir lui donnait des ailes, et il finit par rouler sur son gros ventre. C'est alors qu'il vit sa baguette, à moins de cinq mètre.

Regagné par un vent d'espoir, le Boullu sanguinaire rampa alors frénétiquement vers l'objet salvateur. Plus que quelques mètres et il serait en mesure de défendre! Gros'Joe allait verser le sang de ceux qui ne croyaient plus en lui, et montrer qu'il était le seul chef à même de gérer la voie des Miracles et Bristol! Mais soudain, de jolies gambettes vinrent se placer entre lui et sa précieuse baguette. Gros'Joe releva alors un regard exorbité par la panique, sur la serveuse qu'il croyait effondrée pour de bon par son attaque. La panique l'envahit alors qu'il comprit enfin que toute tentative de s'échapper était désormais vouée à l'échec. Lamentablement, le chef des Sharack se mit à pleurnicher comme une fillette, tentant d'apitoyer sur son sort la séduisante serveuse.

"Pitié ma belle... Tu sais bien que je ne voulais pas... Je ne veux pas mourir... Tu sais, j'ai une femme qui m'aime... Une famille... Tu ne veux pas me tuer... Tu es une gentille fille, pas une tueuse... Tu ne veux pas d'un meurtre sur ta conscience... "

Tel un lombric se tortillant au sol, Gros'Joe tentait de capter le regard implacable de la jeune femme pour y desceller le moindre indice qui lui permettrait de sauver sa peau.  

"Si tu me laisses la vie sauve, je te jure que je ferai de toi une reine... Tu auras autant de galions que tu désires, et les hommes se prosterneront à tes pieds! Ne passe pas à coté de cette chance, jolies gambettes... "

Immédiatement, Gros'Joe regretta amèrement ses dernières paroles. Son visage se tordit de peur, alors qu'il prenait la pleine mesure de son erreur. Il comprit alors qu'il allait mourir...
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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Juliana échangea un regard avec Lilly, se sentant confortée par sa présence, même si elle ne la nota que rapidement, tant elle était obnubilée par sa rage. Les deux jeunes femmes levèrent leurs baguettes à l'unisson, prêtes à se défendre des attaques de leur agresseur, mais la différence entre une Oubliator à la tête froide et une serveuse emportée par la colère se fit vite sentir. Juliana n'avait pas jeté un Protego depuis bien longtemps, elle n'en avait tout simplement pas eu besoin depuis ses cours de défense contre les forces du mal. Oh, il y avait bien eu le duel à minuit avec Karmen Pineup sur la Grand' Place de la cité il y a quelques années - tout ça pour les beaux yeux d'un joueur de quidditch, évidemment - mais contrer les sorts de Karmen s'était avéré étonnamment plus facile que de repousser les maléfices d'un chef de gang...

Juliana vit le sort se diriger vers elle et son bouclier se lever trop tard. Le sort la frappa au ventre et elle sentit son souffle se couper momentanément, tandis qu'elle était projetée brutalement au sol. Il lui fallut quelques instants pour reprendre ses esprits. Elle lâcha un juron et se remit aussitôt sur ses pieds, plus prête que jamais à en découdre avec cet homme pour qui elle commençait à développer une haine féroce. Lilly parvint à le toucher à l'épaule, permettant à Juliana de jeter un coup d'oeil autour d'elle et de réaliser l'horreur de la situation. Des corps sans vie jonchaient le sol innondé de l'Allée principale de Bristol, des combats se poursuivaient entre mafieux et aurors, qui venaient d'investir les lieux, des boutiques avaient été attaquées. Juliana connaissait ces boutiques, elle connaissait chacun des commerçants qui les tenaient, et se demanda avec dégoût combien d'entre eux se trouvaient parmi les cadavres de la place. Un vertige la saisit.

Et au milieu de tout cela, un terrible sort, puis un hurlement se firent entendre, plus forts que les autres. Un frisson lui parcourut la nuque tandis que son esprit se mettait en alerte. Elle tourna la tête si brusquement qu'une douleur vive se fit sentir dans son cou, mais elle l'ignora complètement, toute entière absorbée par le spectacle qui s'offrait à elle, quelques mètres plus loin. Elle le reconnut tout de suite, cet homme qui se tortillait au sol, sous l'emprise d'une douleur insoutenable. Cet homme, c'était Roy. Juliana repoussa résolument la vague de nausée qui menaçait de la submerger, tout comme elle écarta l'idée de venir en aide à son ex. Elle ne pouvait pas laisser Lilly seule face à cette immondice, cet homme qui était la cause de cette horreur. C'était lui, c'était sa faute si Roy était en train de se faire torturer, si toutes ces personnes étaient mortes, si ses amis de l'Allée des Douze Chênes et sa famille d'adoption l'étaient peut-être. C'était lui qui était à l'origine de ce Bloody Sunday 2.0, elle aurait pu en mettre sa main à couper, il était leur leader. Elle le voyait dans son regard paniqué qui cherchait ses hommes de main, dans le ton péremptoire qu'il utilisait pour tenter de les rameuter auprès de lui, tout en lui puait la peur indicible d'un homme qui avait toujours eu le pouvoir et qui sentait son heure arriver.

Elle n'avait même pas réalisé qu'elle s'était approché de lui, ni qu'elle avait éjecté sa baguette loin d'eux d'un coup de talon, tant son corps semblait désormais obéir à une logique qui lui était propre. Le visage déformé par la haine et le dégoût que lui inspiraient cet homme, Juliana était dans un état second. Elle avait l'impression de flotter hors de son corps et de survoler la scène, de survoler d'ailleurs ces derniers mois qui défilaient devant ses yeux. Des flashs du Bloody Sunday s'imposaient devant ses yeux tandis que les paroles suppliantes et pathétiques de Gros Joe lui parvenaient à peine. La peur qui s'était infiltrée en elle, la souffrance qu'elle avait ressenti, la mort qui avait failli l'envelopper de ses bras glaciaux. Les corps sur les pavés des Douze Chênes. La scène à l'hopital, juste après qu'elle ait appris la mort de son père, la douceur d'Alicia, la prévenance de Roy. Les hurlements de Roy.

Paradoxalement, il lui sembla être parfaitement lucide lorsqu'elle lança le sort.

"Avada Kedavra !"

Pas une hésitation, pas un tremblement dans la voix, pas de faiblesse dans le bras qui tendait cette baguette meurtière. Cet homme devait mourir. Alors cet homme était mort. C'était aussi simple que cela. Juliana n'avait jamais été aussi sure de quelque chose de sa vie. Son regard dur et noir accompagna l'éclair émeraude qui fendait l'air, jusqu'à atteindre Gros Joe en plein milieu du front, entre les deux yeux. Son visage se figea éternellement, en une expression grotesque qu'elle n'oublierait jamais, la bouche un peu arrondie et les sourcils haussés. Il s'effrondra complètement au sol, rigide et pâle comme les corps des malheureux passants qui maculaient les lieux.  

Juliana lui adressa un dernier regard, puis tourna vers Lilly un visage vide de toute expression. Vide correspondait d'ailleurs bien à l'état dans lequel Juliana se sentait. Elle s'était souvent sentie ainsi ces derniers mois, vide d'émotions, vide d'envies, et si ce vide l'avait souvent perturbée, il ressemblait cette fois à de la plénitude. Un sortilège lui frôla la joue et elle se força à reprendre conscience de ce qui l'entourait. Elle ne pouvait se contenter de rester là à méditer sur son acte, le danger était toujours présent, et sous deux formes désormais. Lequel l'inquiétait le plus, celui de mourir ou celui de se faire prendre par les nombreux aurors ? La réponse pointa dans son esprit mais elle était hideuse et Juliana s'efforça de l'ignorer.

"Il faut qu'on s'en aille d'ici", constata-t-elle, plus pour elle-même que pour Lilly. Sans trop savoir pourquoi, elle avait l'intuition qu'elle pouvait faire confiance à la jeune femme et s'appuyer sur elle pour quitter les lieux discrètement. Sa main gauche, qui tremblait un peu désormais, vint trouver le poignet de Lilly auquel elle s'agrippa, presque soulagée de sentir son pouls qui battait sous sa peau fine. Son autre main, elle, tendait toujours sa baguette, prête à les défendre.

Les mafieux étaient désormais trop occupés à se battre contre les aurors pour prêter attention à elles et elles parvinrent à regagner la Rue des Métamorphes. De là, elles se perdirent dans les petites rues jusqu'à pouvoir transplaner et arrivèrent directement devant la porte de l'appartement de Juliana. Une fois à l'intérieur, Juliana referma la porte à double-tour derrière elle puis posa un regard perdu sur Lilly. Une interrogation muette se lisait sur son visage.

Et maintenant, qu'allaient-elles faire ?

Fin pour Juliana et Lilly



Merci à Juliet
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~ Craig Lecrabe alias l'équarrisseur de Bristol ~
Psychopathe des Sharaks
49 ans

Un mélange de colère et de frustration déforma soudainement le visage de Craig Lecrabe, quand la jeune femme nullement impressionnée, lui fit face avec un aplomb exemplaire. Elle avait peut être une gueule d'ange, mais chose surprenante, elle ne semblait éprouver aucune forme de crainte au contact du dangereux criminel. En agissant de la sorte, elle privait le psychopathe de sa sensation la plus recherchés, et de son sentiment d'omnipotence lorsqu'il se transformait en bourreau. Car Craig n'éprouvait point de plaisir sadique à tuer une jeune femme, dont le regard n'était pas habité par la peur. Au contraire, cela le faisait enrager de voir une inversion s'opérer, l'équarrisseur de Bristol passant du rôle de chasseur à celui de bête traquée. A l'image de sa cinglante réplique, le sourire sadique de la belle jeune femme ne laissait planer guère de doute sur ses intentions meurtrières. Plus prompt que le Sharak, elle exécuta un sortilège de découpe qui transperça la défense et sectionna les phalanges de l'ignoble individu. Cinq petits bouts de doigt et une baguette volèrent dans les airs, avant de retomber aussi sec sur le sol de l'avenue des douze chênes...

Sa main ensanglantée, Craig Lecrabe poussa alors un tel cri de douleur, qu'il parut recouvrir un instant le vacarme des combats. Reprenant ses esprits il tenta de ramasser prestement sa baguette, mais ce fut peine perdue quand un fuyard expédia un coup de pied dans cette dernière. La baguette finit sa course dans une bouche d'égout, privant le tueur sanguinaire de son arme. L'équarrisseur de Bristol était fait comme un rat! La confusion régnait dans son esprit tandis qu'il cédait du terrain à son ennemie. La surface d'un mur finit par stopper toute tentative de recul. Piégé, il se mit alors à bredouiller une incompréhension toute psychotique.

"Mais... Mais pourquoi tu veux pas crever comme les autres... Pourquoi... Pourquoi t'as pas peur... T'es qu'une femme...! Une maudite femme...! Tu devrai trembler comme une feuille... Vous êtes toutes les mêmes... Des pleureuses! Pourquoi tu veux pas crever...? "

Mais il se ravisa bien vite dans ses fanfaronnades alors qu'il entrevoyait les flammes de l'enfer venir lui lécher les bottes. Aussi impitoyable que lui, cette jeune femme allait l'expédier dans l'autre monde, s'il ne changeait pas de stratégie. Désireux de sauver sa misérable existence, il tenta alors une dernière pirouette, en extirpant de dessous son veston, le butin qu'il avait récolté lors de ses fouilles mortelles.

"Si tu veux, tous ça, c'est pour toi, ma jolie... Avec cette petite fortune, tu pourras t'acheter des jolies fringues de princesse... Ne sois pas idiote... Cela ne t'avances à rien de me tuer... "

Mais Lecrabe comprit immédiatement que cette tentative était vouée à l'échec, et qu'il ne sauverait pas sa peau. Désespéré il scuta les alentours à la recherche d'un signe extérieur de salut. Les Aurors avaient envahit l'avenue des Douze Chênes, et procédaient de toute part à de multiples arrestations. A quelques mètres de lui, tel une baleine échouée, le cadavre de son chef Gros'Joe gisait au sol, signe que tout espoir venait de s'envoler. Sans leur leader charismatique, les Sharaks étaient finis! Autrefois unis dans l'adversité, les malfrats ne cherchaient désormais plus qu'à sauver leurs peaux, et passer au travers des mailles du filet de la justice magique. Tandis qu'il sentait l'ombre funeste de la jeune femme l'ensevelir, le regard désespéré de Craig Lecrabe se posa sur ce qui semblait être des Aurors. Une idée lui traversa subitement l'esprit, tandis qu'il tenta de les alerter.

"Au secours! Venez-moi en aide! Par pitié! Cette folle furieuse cherche à me tuer! Je ne suis qu'un pauvre innocent! "

Telles furent les dernières paroles prononcé par l'ignoble Lecrabe alors qu'un châtiment mérité allait s'abattre sur lui. Mais ce message d'alerte allait-il parvenir jusqu'aux oreilles de son destinataire?

Message capté ou non?:
 
MerlinCompte fondateuravatar
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June ByrdMolduavatar
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June contempla avec une satisfaction malsaine l'oeuvre de son sort. Les doigts de l'homme jonchaient à présent le sol tout comme sa baguette magique et le cri de douleur qu'il poussa fit frissonner la jeune femme de plaisir. Le doux son d'un homme à l'agonie qui comprend enfin qu'il n'en a plus pour très longtemps. Il n'y a pas de musique plus douce à ses oreilles. Lorsque enfin, on commence à la prendre au sérieux et qu'il s'avère qu'elle n'est pas uniquement une pauvre femme sans défense. Elle n'était pas et n'avait jamais été une pleureuse. Elle se rapprocha doucement de sa victime, faisant tourner sa baguette entre ses doigts. Il ne lui échapperait pas, il n'avait plus aucun moyen de défense, il était donc à sa merci et elle comptait bien s'amuser un peu.

Elle haussa un sourcil dubitatif alors que sa proie changeait de tactique. Il semblait bien décidé à l'amadouer désormais. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il lui proposait son butin, elle s'avança encore davantage, son sourire de prédateur fiché sur le visage. Elle se saisit de la bourse de l'homme et la rangea dans l'une de ses poches.

"Merci, malheureusement ta mort est inévitable. Mais je vais être charitable avec toi, je te promets d'aller vite. Tu ne souffriras pas trop. Je veux juste t'entendre pleurnicher comme une fille encore quelques instants si ça ne t'ennuie pas."

Son sourire s'agrandit légèrement alors qu'elle levait sa baguette, une lueur de sadisme pure au fond des yeux. L'anticipation de ce qui allait suivre la grisait. Elle s'apprêtait à débarrasser son nouveau jouet de l'un de ses bras lorsque ce dernier se mit à hurler au secours. Sa mâchoire se serra de rage alors qu'elle pestait intérieurement. Elle aurait dû penser au sort de mutisme. Toutefois, se priver des jérémiades et des suppliques de sa victime aurait été bien moins jouissif. Malheureusement, elle n'avait plus le temps de jouer maintenant, il fallait qu'elle fasse vite avant que les Aurors ne débarquent. Elle s'avança un tout petit peu plus de Craig et dans un murmure presque amoureusement, elle lança son sort funeste.

"Avada Kedavra"

Un halo vert émeraude enveloppa l'homme ôtant ainsi la vie à Craig Lecrabe, l'équarrisseur de Bristol. June observa avec une avidité morbide la lueur de vie qui brillait dans l’œil de sa victime disparaître. Mais elle n'avait pas le temps de prendre d'avantage de plaisir. Elle sentait que les autorités n'étaient pas loin et qu'ils allaient arriver d'un moment à l'autre attiré par les appels au secours. Après avoir dissimulé sa baguette dans sa manche, elle se composa un visage défait et commença à pleurer à chaude larme avant de pousser un hurlement déchirant.

"Nooooooooooooooooon s'il te plaît. Relève toi !"

Elle se redressa, le corps secoué par les sanglots pour faire face à un Auror, seul, sa baguette pointée sur elle. Elle resta un instant immobile, le visage baigné de larmes attendant de voir ce qu'allait faire le représentant de la loi.

Spoiler:
 

HRP:
 


MerlinCompte fondateuravatar
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Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
Mordred LannisterAncien personnageavatar
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HRP IMPORTANT:
 

Mordred eu à peine le temps de se relever qu'un sortilège fusa vers lui. Seuls ses réflexes d'Auror lui permirent d'esquiver le coup. Il repéra son agresseur, un jeune truand qui se ruait vers lui, le regard un peu fou, et l'envoyer s'assommer contre un mur d'un Stupéfix bien senti. Le temps qu'il se retourne, Calder n'était plus là. Tout était allé très vite, et Mordred aurait sans doute recherché le malfrat si son regard n'avait pas été attiré par une autre scène non loin de lui. Un homme s'effondrait sous le regard impassible, presque triomphant d'une femme. Cette dernière, après avoir jeté un oeil à son entourage, s'affaissa subitement en hurlant sur le corps inanimé. Encore une fois, tout s'était passé très vite, et seul la rapidité d'esprit de Mordred lui permis de ne pas hésiter lorsqu'il se retrouva à regarder l'inconnu dans le blanc des yeux. Il tendit sa baguette.

Mordred lance un Petrificus Totalus à June
Dé = 4

June a le bras gauche immobilisé
June lance un sort d'entrave à Mordred
Dé = 5

Mordred a les pieds immobilisés
Mordred tombe sur le corps de Craig Lecrabe en jurant
Mordred bouscule June en tombant pour qu'elle lâche sa baguette
Dé = 6

June perd sa baguette en jurant comme un charretier
June écrase la main de Mordred en récupérant sa baguette tombée à terre  
dé = 4

Mordred enlève sa main en grognant et en profite pour se lancer un finite incantatem
Dé = 5
Mordred se relève à moitié et lance un Impedimenta à june
Dé = 2

June esquive avec un sort de bouclier
June lance un sort de désarmement à Mordred
dé = 2

Mordred esquive en trébuchant sur le côté
Mordred arrive à se relever car le sort d'entrave se dissipe et lance un sort de confusion à June
Dé = 6

June titube légèrement sous le sort et ne sait plus trop où elle se trouve
June lève quand même sa baguette et lance un expelliarmus un peu au hasard
dé = 3

La baguette saute des mains de Mordred mais il la rattrape au vol.
Il perd du temps mais en profite pour lancer un Incarcerem tout en s'approchant de June
Dé = 6

June le sort de confusion se dissipe au moment où l'incarcerem l'emprisonne
June essaye de se débattre pour se défaire de ses liens
Un sort lancé par d'autres combattants plus loin vient toucher/siffler aux oreilles de Mordred
dé = 4
June en profite pour se lancer un Finite incantatem
dé = 3

Mordred esquive le sort mais perd sa baguette en trébuchant sur un débri
Mordred se retourne pour vérifier que personne ne vient derrière lui, puis regarde à nouveau June qui est arrivée à se défaire partiellement de ses liens
Mordred attrape June aux jambes pour l'empêcher de fuir
Dé = 6

June tombe alors que Mordred se jette sur ses jambes pour la retenir après avoir réussi à se défaire partiellement de ses liens
June jure et jette un regard meurtrier à Mordred
June lui balance un  coup de pied au visage
dé = 6

Mordred se prend le coup en plein visage et sent son nez craquer
Mordred est un peu étourdi
Mordred attrape un bout de fer et le jette sur June
Dé = 3

June se prend le bout de fer sur le mollet
June grimace sous la douleur mais se relève
June pointe sa baguette sur Mordred et lui lance un stupéfix
dé = 5

Mordred s'écroule sans connaissance contre un mur
June lance un dernier regard haineux à Morder et s'enfuit


Heureusement pour lui, Mordred fut rapidement secouru par Willa qui, le soutenant d'une épaule, transplana au Ministère où il fut réanimé et soigné. Seul son orgueil en prit un coup, et il jure que s'il retrouve cette femme, il lui rendra la monnaie de sa pièce. Et pourtant, il n'est pas d'un naturel rancunier!
[Fin pour Mordred]

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Ralph Stein, 42 ans, Auror

« Stupéfix ! »

Le sort vint frapper de plein fouet deux hommes en plein duel. Stein n’avait pas le temps d’évaluer qui attaquait et qui se défendait. La seule chose qu’il devait faire pour le moment était de neutraliser les sorciers qu’il jugeait dangereux ou agressifs. Il le faisait avec les mécanismes de l’habitude et la dextérité de ses entraînements répétés. Les Aurors commençaient à trouver un semblant de contrôle sur la situation. Ils avaient neutralisé un certain nombre de perturbateurs, mais ils savaient qu’une bonne partie avait réussi à fuir, dans la pagaille, en se mêlant aux habitants innocents. Peu importait, s’ils parvenaient à attraper quelques uns de ses malfrats, ils pourraient les cuisiner bien proprement au BDA pour comprendre ce qui mettait actuellement Bristol à feu et à sang. S’ils arrivaient à attraper un gros poisson, c’était encore mieux… Cependant, l’Auror Stein ne se faisait pas trop d’espoir là-dessus : bien souvent, protégés comme ils l’étaient, ils étaient les premiers à fuir.

« Stein ! Les renforts sont là ! »

L’Auror baissa brièvement son attention sur les combats, pour voir arriver de toute parts, par de multiples transplanages, une dizaine d’hommes en uniforme de Police Magique. Il grimaça quelque peu, il aurait préféré des Baguettes d’Elite, mais il fallait faire avec. Heureusement, policiers et Aurors savaient mettre de côté leurs petites querelles lorsqu’il s’agissait de catastrophe de cette ampleur. La forte carrure du policier McGowan vint se présenter à lui, accompagné de deux autres de ses collègues. De la même façon que Ralph, ils s’accroupirent derrière le mur contre lequel il était adossé. McGowan ne tarda pas à prendre la parole de son habituel ton lapidaire :

« Auror Stein, quelle est la situation ?
- On a commencé à boucler le périmètre pour éviter les débordements dans le reste de la ville. Ces rats vont sûrement tenter de s’échapper vers le port, il va falloir envoyer quelques hommes là-bas pour les attraper. Il y a encore des combats sur la rue Scrouttard, mais on commence à maîtriser. Remontez l’Avenue, c’est au Triton Ardent qu’il y a besoin de monde, il y a des personnes prises en otage, là-bas. Et surtout, il faut mettre des gars pour évacuer les personnes innocentes, on est tous en train de se marcher dessus, et ça ne fait qu’augmenter la panique. Il est hors de question qu’on ait un Bloody Sunday numéro deux, acheva Ralph, le regard brûlant d’impatience.
- On va faire le nécessaire. »

S’il y avait une chose sur laquelle policiers et Aurors pouvaient se mettre d’accord, c’était bien ça : il était hors de question qu’ils laissent s’installer une panique aussi ingérable que lors de la manifestation de juin, on avait suffisamment fustigé leurs services respectifs à la suite de ce drame. Depuis, quelques mesures avaient été prises, notamment sur les mesures de coordination qui leur faisaient parfois défaut. Ralph laissa McGowan et son équipe se lancer dans la bataille sans rien ajouter. Il venait d’apercevoir Weasley en compagnie de Potter, dont la présence le rassura : les renforts Aurors étaient également arrivés ! Il accourut vers eux, attendant les directives de Weasley qui avait pris la parole :

« Ted et Bill sont en bas de la rue Scrouttard, il reste encore des mafieux là-bas. Si on remonte par le haut, on pourra tous les coincer ! »

D’un même accord, ils s’élancèrent vers l’autre bout de la rue, baguettes dégainées. Un sort fut lancé et désarma l’un des trois malfrats qui voulut les attaquer. Comprenant qu’ils étaient désormais acculés, la peur se lut sur leurs visages livides, plus particulièrement lorsqu’Harry Potter  s’avança de quelques pas, pour leur prononcer avec détermination les mots qu’ils avaient craint toute leur vie de criminel :

« Déposez vos baguettes sur le sol. Vous êtes en état d’arrestation. »

******


« C’est mon fils qui est là, il n’a rien fait ! Laissez-moi le voir, je vous en prie ! Dites-moi au moins où vous les emmenez ! »
-Je suis navré, vous ne pouvez pas passer le périmètre de sécurité, madame. »

Toujours les mêmes jérémiades… Ralph soupira d’affliction face au pauvre spectacle d’une mère déchirée, en prise avec l’un de ses collègues qui maintenait la barrière magique de protection. Derrière elle, plusieurs groupes d’hommes étaient solidement ligotés au sol, par un Incarcerem qui leur empêchait tout mouvement, dans l’attente de policiers pour les faire transplaner jusqu’au Ministère. C’était toujours le même spectacle désolant, à chaque fois qu’ils menaient ce genre d’arrestation de grande ampleur, et Merlin savait comme Bristol n’en était pas à sa première. Combien de familles étaient-elles brisées dans cette ville que la pègre gangrénait au point d’attirer hors de leurs foyers de pauvre gamins en perdition ? Il y avait quelques vieux loubards, mais il y avait aussi des pères de famille, et plus triste encore, des fils à peine majeurs. Ralph était prêt à parier que le garçon que réclamait à cor à et cri cette pauvre femme n’avait jamais rien dit de ce qu’il faisait quand il sortait le soir. Il avait trouvé des excuses, les copains, les cours, peut-être, même, pour en réalité s’acoquiner avec quelques voyous qui lui promettaient argent facile et adrénaline. Et cette nuit, Ralph devinait que ce gamin allait fondre en larmes au poste, dépassé par ce monde de mafieux qu’il avait cru bon de rejoindre, alors qu’il en connaissait à peine les règles impitoyables. Toujours les mêmes histoires.

L’Auror détourna le regard de cette scène et le reporta sur l’un de ses coéquipiers qui faisait le tour de leurs prises, la mine désolée. Ralph l’était aussi, désolé. Parce que cette débâcle n’avait pas porté les fruits qu’il espérait. Il connaissait une partie des malfrats arrêtés, ce n’étaient que des voyous, qui avaient un pauvre dossier chez eux sans le moindre intérêt. L’expérience faisait pressentir à l’Auror qu’ils n’en tireraient pas grand-chose. Les vrais organisateurs de ce conflit, les chefs, les seconds, les têtes pensantes, s’étaient échappés, à son grand dam. Les policiers pouvaient bien parler d’une relative réussite, pour Stein, il n’en était rien. Il connaissait la situation d'insécurité permanente à Bristol, et il connaissait ses supérieurs. Marchebank n’allait pas être ravi en apprenant quel échec ils essuyaient ce soir…

« Bon sang, on ne va jamais avoir assez de place pour tout ce monde…
- On les entassera à plusieurs dans les cellules de garde à vue s’il le faut, rétorqua Ralph dans ton sans appel, en signant un dernier papier pour le constat qu’il devait rédiger.
- Pff, la nuit va être longue » soupira son collègue.

Oui, c’était loin d’être terminé. Entre les gardes à vue et les interrogatoires… Ils avaient du pain sur la planche.

FIN DU RP
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Œil pour Œil, Dent pour Dent [Scénar Guerre des Gangs]

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