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 Le combat des chefs [Alexandre]

Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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8 septembre 2008

On n'accueillait pas un chef de clan sans mettre les petits plats dans les grands. Cette leçon, Leopold la tirait des récits du célèbre mage-conte Mohère, qui avait conté la version la plus communément admise des légendes arthuriennes dans deux grands livres qui était l'équivalent de la Bible pour certains sorciers. Mohère y racontait comment le roi Arthur, aidé par Merlin, avait réussi à unifier provisoirement de nombreux clans bretons sorciers et moldus dans la lutte contre les envahisseurs. Il y avait également toute l'histoire de la quête du Graal qui plaisait tant aux moldus mais qui était nettement moins impressionnante lorsque l'on connaissait l'existence de la magie. Tout ce que Leopold aimait, c'était les livres qui pouvaient lui apporter un enseignement sur la façon dont on pouvait se faire des alliés en politiques. Car c'était bien là l'ordre du jour, avec ce rendez-vous qu'il comptait bien transformer en opération séduction... 

Le clan MacFusty était puissant et Leopold s'intéressait particulièrement aux dragons qui vivaient dans leur archipel, autant par curiosité personnelle que par sens des affaires. Il espérait bien que le rendez-vous du jour serait profitable, mais il n'avait aucun moyen de s'en assurer. Les McFusty, avec leur statut d'indépendance vis-à-vis du Ministère, ne devaient guère d'allégence à Leopold en ces temps troublés mais le vieil homme était persuadé qu'ils formeraient des alliés de poids. Dans tous les cas, il préférait les avoir avec lui que contre lui... En ce moment, tous les soutiens étaient bons à prendre, tant la situation en Grande-Bretagne était chaotique. Bien sûr, le ministre jouait quelque peu de ces troubles qui lui permettaient d'asseoir ses réformes sécuritaires sans que cela fasse grincer des dents une population inquiète, mais c'étaient ses lois sociales et économiques qui posaient problèmes pour une partie de la population. Pourtant, la plupart d'entre elles n'étaient pas objectivement scandaleuses, c'était simplement le peuple qui, une fois encore, se montrait beaucoup trop conservateur... Leopold était persuadé que même ceux qui avaient voté pour lui l'avaient parfois fait pour se donner bonne conscience, mais qu'ils seraient les premiers dans la rue pour protester quand les premières créatures magiques se promèneraient baguette en main dans la rue, comme des égaux. Peut-être qu'un homme comme Alexandre MacFusty saurait apprécier le tournant historique que Leopold tentait de faire prendre à ce pays, peut-être même voudrait-il collaborer... Ou peut-être, au contraire, souhaiterait-il se dissocier un peu plus du régime pour se livrer à un véritable combat des chefs. Ces écossais étaient des gens fiers et Leopold savait qu'il vallait mieux ne pas vendre la peau du dragon avant de l'avoir tué...

Sans doute MacFusty apprécierait-il un bon verre de son Whisky Pur Feu natal, ou du moins apprécierait-il l'attention. Cela avait coûté un bras, mais Leopold était plus riche que jamais depuis son élection et il ne se laissait plus arrêter par les prix depuis longtemps. L'argent servait à obtenir ce que l'on voulait, après tout... Leopold sortit donc une bouteille spécialement acquise pour l'occasion ainsi que deux verres, puis mit un peu d'ordre à son bureau, jusqu'à ce que sa secrétaire frappe à la porte pour lui indiquer l'arrivée de son rendez-vous. Redressant les épaules, Leopold se dirigea vers la porte et salua le chef de clan avec son habituel sourire affable.

"Monsieur MacFusty, c'est un honneur de vous rencontrer. Entrez, je vous en prie."

Leopold lui indiqua la chaise en face de son bureau, avant de rejoindre son propre fauteuil, dans lequel il s'installa. Le ministre observa Alexandre un instant, examinant sa tenue, sa carrure et son visage anguleux. Quelque chose dans son apparence lui laissait penser qu'il n'était pas du type à flagorner ni à se laisser embobiner facilement. Tant mieux, songea-t-il avec une certaine satisfaction. Le chef de clan avait l'air d'être quelqu'un d'intelligent, et on pouvait toujours s'entendre avec un homme qui sait faire fonctionner son cerveau.

"Un verre de Whisky Pur Feu ?", proposa-t-il avant de servir deux verres d'offices pour en tendre un à son interlocuteur. "Merci de vous être déplacé. Comment se passent les choses, dans les Hébrides ?"


Alexandre M. MacFustyMolduavatar
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On a beau être à la tête d'une société, d'un État même, qu'importe sa taille, rencontrer un homme ou une femme eux-mêmes à la tête de leur propre pays n'est pas un événement anodin.
Il faut mettre les petits plats dans les grands.
Alexandre est bien heureux de ne pas accueillir le Ministre de la Magie et de se déplacer. Il a ainsi le statut d'invité diplomatique et surtout, surtout, il n'a pas à organiser l'accueil. La venue se serait bien sûr faite via un de leurs bateaux, afin de conserver le secret de la position exacte des îles d'un archipel incartable, notamment la Fusty Isle. Et on ne parle pas de tout le protocole à mettre en place autour...
Non, transplaner pour se rendre au ministère en qualité de chef de clan et non pas de simple consultant lui convient davantage. Même si, pour l'occasion, il est bien obligé de se présenter différemment.
Un peu comme un homme d'affaires rend visite à ses clients en costard et non pas en jogging, il a veillé aux détails, a sorti une tenue plus présentable qu'un kilt de tous les jours, aux couleurs flamboyantes certes mais usé par le temps.
Plaid sur les épaules, kilt barré de carreaux écarlates séparés par un trait noir comme du bois carbonisé, chemise en lin d'un blanc éclatant, sporran et bottes en cuir de dragon... Le chef de clan a de l'allure. Son maintien, parfaitement droit, et sa démarche assurée trahissent son statut et le charisme qu'il est obligé de dégager pour être crédible.

Il n'est pas seul bien sûr. Dougal se tient à ses côtés, à peine plus petit que lui, moins impressionnant mais tout aussi sûr de lui. À leur arrivée au ministère, ils sont accueillis, escortés.
Une visite officielle.
Le bras droit est laissé à l'arrière, auprès d'autres personnes, probablement la sécurité. Alexandre, quant à lui, poursuit son avancée, le kilt caressant les jambes.
On frappe à la porte derrière laquelle le nouveau ministre attend, on l'ouvre. Une profonde inspiration plus tard, les bottes de cuir foulent le sol du bureau.
La porte se referme.
Les deux chefs sont face à face, parfaitement conscients l'un comme l'autre de l'importance de cette rencontre. L'Écossais sait que c'est ici que se jouera une alliance possible ; ou un conflit en demi-teinte.
Pas de guerre ouverte ; il n'est pas fou, et doute fortement que son confrère le soit.
« Mr Marcheband. Tout le plaisir est pour moi,1 » salue-t-il calmement, hésitant à proposer une poignée de main pour sceller le salut. Une simple poignée qui permettait de cerner très rapidement un interlocuteur. Mais ce dernier n'esquisse aucun geste dans ce sens ; aurait-il quelque chose à cacher, a-t-il décidé de rester aussi mystérieux et difficile à cerner que possible ?
Qu'importe.
C'est une impolitesse aux yeux d'un chef de clan qui, s'il ne dit rien, n'en retient pas moins le manque d'attention. Le visage fermé, le regard vif, il s'installe là où on l'invite à le faire.
Les signaux qu'on lui envoie sont contradictoires. Le whisky d'un côté, la disposition de la pièce de l'autre. L'un, une offre de toute évidence, est plutôt positif. L'autre, avec ce bureau entre eux, cette position d'élève face à son professeur, montre bien qu'ils ne sont pas mis sur un pied d'égalité.
Il n'est pas un commerçant. Il n'est pas un de ses employés. Être traité comme tel n'est pas forcément pour lui plaire même si, une fois encore, il a la politesse et la réserve de ne pas le faire remarquer.
Les longs doigts solides s'enroulent autour du verre qu'on lui propose. L'odeur forte de l'alcool, la robe ambrée du breuvage trahissent la provenance de cette bouteille. Il n'a pas besoin de boire pour reconnaître la production de ses terres.
Belle ambiguïté : cherche-t-il à le flatter ? Ou l'insulte-t-il en proposant son propre whisky, pour lui rappeler l'étroitesse des liens entre leurs deux peuples, ainsi que le besoin qu'ils trouvent l'un chez l'autre ?
« Slàinte mhah, » souhaite-t-il en levant son verre. Peut-être n'est-ce qu'une forme de politesse, avec une attention pour les siens. Ou peut-être s'est-il informé sur leurs traditions ? Le verre de whisky, partagé entre hommes... Non, ils ne boivent pas dans le même verre.
Ou alors il s'est vraiment mal informé.
Pour ceux qui s'interrogent, oui, Alexandre analyse chaque mouvement, chaque intention. Un détail peut trahir les pensées réelles d'un homme et, dans de telles circonstances, il ne peut pas se permettre le luxe de l'ignorer.
C'est la raison pour laquelle il parle si peu et adopte souvent une attitude de circonstances – ça, et sa réserve naturelle.
« Mieux depuis le départ des aurors,2» répond-il avec calme. La venue des aurors sur son archipel, descendant d'une de leurs navettes en affirmant qu'une attaque pourrait être en prévision à l'aide de leur dragon a littéralement révolté le clan MacFusty. Les accusations de cacher un homme dangereux, la volonté de fouiller leurs terres avaient outré le chef de clan qui avait été à deux doigts de se mettre dans une colère noire face à une telle insulte.
Le peuple écossais est connu pour sa rancune. Alexandre, deux mois plus tard, n'a pas oublié cette maladresse diplomatique, ni cette intrusion notoire sur ses terres, ce qui a valu, pour la peine, la hausse des défenses de l'archipel, la suspension des navettes sauf demande préalable au chef de clan en personne.
Ils ne veulent plus d'intrusion inopportune.
Ca avait été perçu par les siens comme une tentative d'invasion, un impérialisme notoire de personnes persuadées être chez elle dans les Hébrides.
La bonne blague.
« Cela étant dit, on ne peut pas se plaindre. Le commerce va bien, le temps a été idéal ces derniers mois. Nous avons recensé assez d'oeufs pour assurer le renouvellement de la population de dragons, nous n'avons pas eu à faire face à d'épidémies depuis plusieurs années. Mais nous ne sommes pas là pour parler de la bonne santé de mon clan, je le crains.3 »
Il ne sait pas à quoi s'en tenir avec ce nouveau ministre. Il annonce en revanche la couleur en ce qui le concerne : il n'aime pas les détours et, s'il sait faire preuve de subtilité et les relever, il préfère être direct.
Ses origines viking, peut-être.
Allez savoir.
_______________________
1Mr Marchebank, sir. The pleasure is all mine.
2Better since the aurors left.
3This bein' said, we canna complain. Trade is fine, weather's been grand for the past months. We've numbered enough eggs tae guarantee the renewal o' the dragon population, we havena suffered any epidemy for a few years now. But we arena here tae talk 'boot me clan only, I'm afraid.


“He told me that a man must be responsible for any see he sows, for it's his duty to take care of a woman and protect her. And if I wasna prepared to do that, then I'd no right to burden a woman with the consequences of my own actions.”
Diana Gabaldon, Outlander.
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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L'homme semblait coriace, conforce à l'image que les anglais avaient de ces écossais qui tiraient une grande fierté de leur statut d'indépendance. Leopold souhaitait très certainement se les mettre dans la poche, ou tout du moins éviter toute implication de leur part dans le conflit qui se dessinait, mais il ne comptait pas se laisser intimider pour autant. Le plus puissant des deux ici, c'était lui, même s'il aurait la prudence de ne pas le dire à son interlocuteur... Un hochement de tête grave souligna le rappel du chef de clan de l'intervention des aurors qui avait eu lieu quelques semaines auparavant, et qui avait considérablement tiédi leurs relations.

"Un regrettable incident, en effet, la dernière erreur d'une longue suite pour un directeur de la justice magique trop fougueux et inexpérimenté pour sa fonction... Ce genre de chose ne se reproduira pas sous mon mandat, je tiens à vous l'assurer. Son successeur se montrera plus respectueux à l'égard du clan McFusty. Tout au moins vérifiera-t-il ses sources avant de lancer une intervention..."

Car, après tout, le respect fonctionnait dans les deux sens et Leopold ne s'embarrasserait pas avec l'ego des McFusty s'il s'avérait qu'ils apportaient leur soutien à des fauteurs de trouble en Angleterre. Ah, qu'il était jubilatoire de pointer Richard Dalnox du doigt pour des prétendues erreurs qu'il aurait commises ! Jacob était en réalité responsable de cette intervention qui avait tenu lieu de diversion et permis les atrocités du Bloody Sunday. Mécontenter le clan MacFusty avait été un faible prix à payer pour permettre aux deux hommes de lancer leur parti et de conquérir la fonction suprême... Leopold devrait désormais tenter de les gagner à sa cause, ce qui n'était pas gagné d'avance. Leopold adressa un visage affable à son interlocuteur, prétudement ravi de la bonne santé des affaires de son clan. Intérieurement, néanmoins, il regrettait que MacFusty ne lui ait pas apporté quelques doléances ou volonté commerciale qu'il aurait pu s'efforcer d'accomplir. Il était paradoxalement plus facile de contenter un homme malheureux ! Enfin, tout ce qu'il pouvait espérer était que les MacFusty voudraient tenir leurs affaires si florissantes éloignées de tous troubles et verraient ainsi d'un bon oeil un soutien politique envers un régime qui tentait de rétablir l'ordre.

"Je suis heureux de l'apprendre", répondit-il avant d'approuver : "Vous avez raison, hélas. L'homme passionné de créatures magiques que je suis aimerait saisir cette occasion pour discuter de ces créatures fascinantes que sont les dragons, mais des affaires plus sombres nous attendent..."

Il s'interrompit pour savourer une gorgée de Whisky. Posant le verre sur son bureau, il se leva pour faire les cent pas dans la pièce, tout en exposant la situation :

"Vous n'êtes pas sans savoir que la situation sociale au Royaume-Uni demeure très précaire. Bien sûr, l'arrestation d'Alcyd Mardol est une excellente nouvelle pour tous, qui a permis d'apaiser provisoirement les tensions, mais la population anglaise semble plus fractionnée que jamais. Je ne vais pas vous cacher que mon gouvernement a des ambitions très grandes pour ce pays, tant économiques que sociales. Rien qui ne devrait affecter le commerce entre les Hébrides et nous, bien au contraire, mais ce des réformes qui ne vont pas provoquer l'unanimité parmi la population..."

Comme si une telle chose était atteignable, de toute façon.

"La Grande-Bretagne semble bloquée depuis quelques années entre l'ancien temps et la modernité, et il est mon devoir de la faire avancer enfin vers son âge d'or. Favoriser le développement des petits commerces et assainir les grandes entreprises, apporter plus d'égalité entre des franges de population très disparates, mettre un terme au marché noir qui gangrenne nos villes et fausse le jeu de la concurrence... Voilà ce vers quoi nous voulons tendre. C'est nécessaire, mais cela va immanquablement provoquer des résistances. Les changements importants provoquent toujours ce type de réaction et je pense que nous allons au-devant d'heures compliquées pour notre pays, comme le terrible drame du 15 juin l'a montré. D'autant plus que certains prennent plaisir à jouer les émeutiers, et la situation est explosive..."

Revenant s'asseoir à son bureau, il observa son interlocuteur d'un air grave, avant de l'interroger.

"Je souhaite donc savoir ce que pense le chef du clan des MacFusty de la politique que nous souhaitons mettre en place, et de cette situation pour le moins précaire. Et quelle attitude sera, selon vous, celle de votre clan dans l'éventualité où les émeutes ponctuelles cèderaient le pas à un véritable conflit..."

"Guerre civile" étaient les mots qui lui venaient en tête, mais il ne les avait jamais encore prononcés à haute voix. Ce n'était pas qu'il se voilait la face, Leopold savait pertinemment où sa politique directe et parfois brutale risquait de mener ce pays si facilement brusqué qu'était le sien. Mais conflit était un si joli euphémisme, et si utile en diplomatie, surtout lorsqu'il s'agissait de rassurer ses homologues... Non pas qu'il souhaitait rassurer MacFusty, non, bien au contraîre, mais plutôt à l'inciter à s'impliquer...du bon côté.

"Bien évidemment, le Ministère ne souhaite qu'une chose, qu'une collaboration longue et fructueuse nous unisse... Quelle est votre opinion à ce sujet ?"


Alexandre M. MacFustyMolduavatar
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Le chef de clan ne dit rien, mais un œil averti verra : sa stature, à peine plus solide, son dos, à peine plus droit, son regard, à peine plus dur.
Il ne relève pas l'écart diplomatique qu'a fait son collègue. Il n'est pas naïf : il comprend l'implication derrière les mots qu'il exprime. Vérifier ses sources avant de lancer une intervention : voici qui était un résumé incroyablement éloquent de la pensée anglaise.
Persuadés d'être en terrain conquis.
Qu'ils viennent – ou qu'ils essaient de venir – une fois encore sur une terre qui n'est pas la leur. Le statut d'indépendance des MacFusty leur assure une situation différente, mais aussi des alliés différents.
Oui, ils dépendent de la Grande Bretagne.
Mais ils peuvent aussi se tourner vers la Scandinavie pour subvenir à leurs besoins, une position qu'Alexandre n'ignore pas. Ou devenir une terre d'asile hors de tout contrôle du Ministère de la Magie.

Lui, pourtant, n'est pas dans une stratégie de menaces voilées. Il se place en observateur, en analyste qui par sa discrétion réussira à mieux discerner les choses.
Un besoin indispensable pour prendre une décision mûrie.
Une gorgée de whisky plus tard, il laisse le ministre se lever et faire les cent pas. Préoccupé, note l'Écossais. Assez pour ne pas tenir en place. Le chef de clan ne bronche pas pour autant, ne lui fait pas le privilège de le suivre des yeux.
Il n'est pas l'élève face à l'enseignant.
Le discours qu'il entend le ferait sans doute rire, en d'autres circonstances. En l'occurrence, il le dépite presque.
C'est un discours bien rôdé de politicien essayant d'endormir ses électeurs.
Non mais pour qui le prend-on?
Visiblement, on le veut pour allier, et il peut le comprendre. On sous-estime bien trop souvent la force de frappe de ce clan du nord, assimilé à une bande de barbares illettrés. On oublie bien trop souvent leur forme particulière de magie, leur possibilité de fermer leurs frontières, et d'aller se cacher dans les montagnes et la bruyère.
Un petit maquis écossais.
Des Écossais qui se sont, de tout temps, distingués par leur discipline et leur implication militaire. Chez les moldus, les exemples sont nombreux ; espérons que les sorciers n'auront pas besoin qu'on le leur prouve.

« MacFusty ne veut rien d'autre que l'honnêteté. » La voix grave chargée d'un fort accent se teinte d'une pointe de sarcasme, et de reproche. Parler de lui-même à la troisième personne lui permet de renvoyer la balle à une personne qui l'a méprisé en le désignant de la même façon. « Je ne suis pas l'un de vos électeurs, Mr Marchebank. Je sais très bien que la seule volonté de changer les choses ne déclenche ni émeutes, ni guerre civile.1 »
Alexandre MacFusty, tous ses interlocuteurs vous le diront, se caractérise par son discours direct. Un paradoxe quand on connait l'homme réservé qu'il est. Il n'aime juste pas les faux-semblants, d'autant plus quand nombre des siens sont concernés.
Et il n'a pas peur des mots.
« Comprenez que je ne peux pas prendre une décision si je n'ai pas toutes les cartes en main. Ou bien je le peux : mais vous pourriez vous attendre à ce que je change d'avis le jour-même où j'aurais enfin en main toutes les informations nécessaires. 2» Les yeux bleus se fixent dans leurs homologues, créant un contact d'égal à égal que le chef de clan n'est pas prêt à lâcher.
Pour l'heure, il a le contrôle et mène la danse, dirait-on, chose qu'il n'avait pas prévue.
On dirait bien que le ministre l'ait sous-estimé.
« Et ce n'est pas ce que nous voulons, n'est-ce pas ? 3»
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1What the MacFusty wants is honesty. I amn't one o' yer electors, Mr Marchebank. I ken weel enough that the only will for change doesna end up in riots, or in civil war.
23Understand that I canna make a decision if I dinna ha' all the facts on the table beforrre me. Or I can : but ye may expect me tae change me mind the verra day when I'll finally ha' all the facts I need.
3And we dinna want any o' this, do we ?


“He told me that a man must be responsible for any see he sows, for it's his duty to take care of a woman and protect her. And if I wasna prepared to do that, then I'd no right to burden a woman with the consequences of my own actions.”
Diana Gabaldon, Outlander.
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Leopold s'immobilisa au ton de son interlocuteur, acceptant le contact visuel sans broncher. Son apparente affabilité et sa gravité de circonstance s'effacèrent bien vite au profit d'une attitude impassible. Ses mains se croisèrent sous son menton tandis qu'il jaugeait la situation intérieurement, hautement conscient du fait que la partie semblait bien mal emmanchée. Alexandre MacFusty semblait paradoxalement très attaché à la façon dont le ministre s'adressait à lui, visiblement heurté par la façon que Leopold avait de ne pas prendre de gants, et désireux de le voir s'adresser à lui de la façon la plus réaliste qui soit, en un discours dépouillé de tout enrobage politique. De la diplomatie sur la forme, plus que sur le fond, estima Leopold qui prit bonne note de l'hostilité de son interlocuteur.

C'était l'une des difficultés de son nouveau statut, à laquelle il se heurtait beaucoup moins en temps que directeur du département des créatures : il devait composer avec les sensibilités et les attentes que chacun, et se montrer beaucoup plus diplomate que ce qu'il avait l'habitude de faire. Leopold était quelqu'un de direct, d'exigent, souvent sous pression, et il estimait qu'il n'avait pas de temps à perdre en ronds de jambe avec des personnes trop susceptibles. Les humains avaient parfois un tel ego qu'il préférait nettement négocier avec les gobelins, ces créatures admirables qui n'avaient pas peur de parler avec le seul argument qui compte, leurs gallions... Mais il n'avait pas le choix, s'il voulait de MacFusty dans son camp - il le voulait - il devait tenter une nouvelle approche. Même si l'homme en face de lui le désapprouvait en tant que ministre, peut-être ne serait-il pas sourd aux propositions que Leopold pourrait lui faire. A moins d'être idiot, il ferait passer les intérêts de son clan avant tout. Restait à savoir comment amadouer ce clan si autonome et fier de son indépendance...

"Que voulons-nous ?", répliqua finalement Leopold, sans agressivité, sans amabilité, sincèrement curieux de savoir ce qui pouvait bien se tramer dans la petite tête de ce chef de clan.

"Je suis tout à fait disposé à parler avec honnêteté, Mr MacFusty, de vous à moi. Je ne vous ferai pas l'affront de vous promettre la transparence à laquelle je me suis engagé auprès de mes électeurs", dit-il avec une pointe d'ironie, puisqu'Alexandre avait mis un point d'honneur à s'en dissocier, "mais je ferai de mon mieux pour que vous ayez toutes les cartes en main."

L'homme se retint de finir son verre pour s'en servir en second. Il attendrait que cet entretien soit terminé, ce qui pourrait très bien arriver rapidement, à en juger par la tournure que prenait cette conversation.

"Quelles informations souhaitez-vous connaître ?"


Alexandre M. MacFustyMolduavatar
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On sent les expériences différentes des deux hommes.
On remarque les habitudes de l'un, ou de l'autre. On constate les méthodes bien rôdées d'un côté, encore tâtonnantes de l'autre. Ou du moins est-ce l'impression qu'Alexandre en a.
Il ne peut, cela dit, que saluer le mouvement du nouveau ministre. Calme et pas déstabilisé pour deux sous, le chef de clan reste impassible, réfléchissant brièvement à ce qu'il voudrait savoir.
Des questions, il en aurait des dizaines. Toutes ne sont toutefois pas bonnes à prendre.
« Eh bien, on s'attendrait à ce que je veuille savoir précisément quels sont vos projets pour ce pays. Surtout si vous vous attendez à faire face à une rébellion. » Le regard franc, sans détour, l'Écossais se permet même de préciser sa pensée. « Le changement amène des manifestations, pas des soulèvements.1 »
La méfiance de l'homme est palpable.
Il ne sera pas de ceux à critiquer la mise en place des pleins pouvoirs donnés par le Magenmagot – sa situation rendrait cela complètement ridicule. Il serait plutôt du genre à se demander où sont les intérêts du ministre.
Si son peuple est réellement sa priorité.
Et quelles sont ses motivations.
« Je suis bien évidemment inquiet de la façon dont tout cela pourrait affecter notre relation avec le Royaume Uni, et comment ça pourrait avoir un impact sur notre économie propre. 2»
Evidemment.
Lui, la politique britannique, qu'il soit en accord avec elle ou non, peu importe. Ne compte que le bien-être de son clan.
Après, ce qu'il ne dit pas, c'est que l'opinion des siens et leur éthique risque d'avoir une influence sur les décisions à venir.
Surtout en cas de guerre civile.
« Je suis également inquiet à propos de ce conflit que vous avez mentionné. Pas seulement au sujet des conséquences sur mes terres, mais aussi au sujet de l'allégeance que je pourrais être demandé à montrer. Je ne suis pas certain de vouloir inscrire mon clan dans un conflit, si vous voyez ce que je veux dire.3 »

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1Weel, ye'd expect me tae want tae ken exactly what yer plans for this country arrre. Especially if you're expectin' people tae rebel. Changes result in demonstrations, not revolutions.
2 I am obviously worrit 'boot how this might affect our relationship with the UK, and how it may ha' an impact on our ain economy, aye ?
3I'm also worrit 'boot this conflict you are talkin' 'boot. Not only on the consequences on me land, bu' alsae 'boot the allegiance I might be asked tae show. I amn't sure I'd like tae drive me clan into a conflict, if ye see what I mean.


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Diana Gabaldon, Outlander.
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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"Je vois."

Le clan MacFusty ne voulait pas se faire entraîner dans un conflit qui n'était pas le sien, et c'était tout naturel. Il ne tiendrait qu'à eux de s'en tenir à une certaine neutralité, qui satisferait le ministre anglais...

Leopold avait écouté avec attention la réponse d'Alexandre. Il avait l'impression de marcher sur un fil avec cet homme qui se montrait très méfiant envers lui - à raison, il va de soit, mais le nouveau ministre n'était pas habitué à une telle résistance. Pour l'heure, l'opinion anglaise lui était encore très favorable, même si les annonces de réformes législatives de ce début de mois de septembre ne seraient pas accueillies positivement par l'ensemble de la population. Tout l'électorat du SPAM ne risquait pas d'applaudir chaudement le bouleversement que constituait le fait d'autoriser les créatures magiques intelligentes à porter des baguettes, et ce n'était qu'un exemple parmi tant d'autres...

"Il y a changement et changement, monsieur MacFusty. Ce serait bien mal connaître ce peuple et son histoire récente tourmentée que de le penser prêt à accueillir certaines réformes sans broncher. Certaines parties de mon programme bouleversent certains aspects de notre société dont l'origine remonte à plusieurs siècles. L'infériorité institutionnalisée des créatures magiques. Les inégalités envers les femmes. L'exclusion des cracmols ou assimilés, comme moi."

Leopold esquissa un petit sourire en coin, pas embarrassé pour un sou. Il n'avait pas honte de dire que le nouveau ministre de la magie était incapable de lancer un Wingardium Leviosa correct, bien au contraîre ! En revanche, il n'aimait pas beaucoup les accusations à demi-voilées de son interlocuteur et, si MacFusty se pensait en position de supériorité, il allait vite découvrir que Leopold avait aussi ses limites. Il n'allait pas s'applatir pour obtenir l'approbation d'un chef de clan obtus qui vivait reclus au fin fond de son trou perdu...

"Ce ne sont que des exemples parmi tant d'autres. Certes, nous avons fait des progrès depuis la fin de la guerre, mais des progrès de tortue. Je veux profiter de ce mandat pour imposer des réformes qui, si elles paraissent brutales, sont justes et nécessaires. J'ai parfaitement conscience que cela risque de provoquer des résistances, dont j'ignore certes l'ampleur, mais il ne faut pas compter sur moi pour me contenter d'un mandat consensuel et purement démagogue... Mais c'est aussi pour cela que j'ai été élu. La politique traditionnelle a atteint ses limites tant notre société tend à se fissurer entre conservatisme et modernité."

Se redressant un peu dans son fauteuil, Leopold vrilla son regard sur son interlocuteur.

"Mais je n'essaie pas de vous convaincre, libre à vous de me prêter les motivations que vous le souhaitez. Comme vous l'avez dit, vous n'êtes pas l'un de mes électeurs... Je conçois votre inquiétude, mais elle me semble prématurée. Aucune allégeance n'aura à être montrée, aucune implication dans quelque conflit que ce soit. Tant que votre commerce est propre et que vous vous tenez à l'égard des trafics qui fleurissent allègrement ici et dans l'ensemble de l'Europe, tant que vous ne prenez pas part à des activités subversives ou ce genre de choses, je ne vois pas pourquoi votre clan serait impliqué dans un hypothétique conflit. Bien sûr, nous sommes ouverts à toute coopération plus approfondie..."

Mais, à ce stade de l'entretien, Leopold savait qu'il s'en tirerait bien s'ils en restaient avec des rapports de neutralité, tant l'homme lui semblait hostile. Tant et si bien qu'il peinait à comprendre ce que l'homme attendait de lui, tout méfiant qu'il était d'un jeune ministère déjà bien assez occupé avec sa politique interne pour fourrer son nez du côté des îles d'Ecosse...

"Mais le marché du dragon ne devrait pas souffrir de mon mandat, en particulier considérant que l'une de ses orientations consiste à nettoyer le marché noir qui concurrence vos activités. Si je ne m'abuse, elles se portent bien, tout comme vos relations commerciales avec le Royaume-Uni. La fiancée de mon proche collaborateur, Swann Twilfit, me les vantait justement il y a peu..."

Alors de quoi se plaignait-il diable ?

"Même au coeur de la guerre des ténèbres, l'élevage de dragons est resté un domaine lucratif. Des manifestations dans les grandes villes anglaises ne changeront pas cela, et nous sommes pour l'heure bien loin d'un soulèvement. J'ai tout de même été élu par une large majorité des électeurs, et je ne fais que m'en tenir à mon programme..."

Son demi sourire trahissait une petite pointe d'agacement, qu'il étouffa dans une gorgée de Whisky Pur Feu, pour laisser le loisir à son interlocuteur de répondre.


Alexandre M. MacFustyMolduavatar
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Les relations humaines sont faites de plusieurs nuances.
On parle d'affinités, d'atomes crochus. Ou d'une méfiance complètement physique, des situations où l'instinct vous dit clairement que vous n'êtes pas faits pour vous entendre.
Ce n'est pas le premier ministre qu'il rencontre. Chaque nouvelle élection demande une mise au point entre le clan MacFusty et un de ses plus vieux partenaires – avec la France, l'Irlande et la Norvège.
Toutes les rencontres ne se sont pas bien passées. Alexandre sait que son archipel s'est beaucoup démarqué par sa neutralité sous la direction de son père. Lui a fait de même au début – à l'époque où un certain mage noir gagnait en influence de façon inquiétante. Le vent de paix qui a soufflé depuis l'a enjoint à être plus souple.
Les mardoliens sont passés depuis, réveillant sa méfiance naturelle. Et puis, il y a eu le bloody Sunday. Et l'intervention d'aurors sur son territoire. On comprend donc son hostilité vis à vis de la politique britannique.
Ajoutons à cela que, de toute évidence, il n'a pas d'affinités particulières avec Léopold...

Les sourcils roux se froncent à peine en entendant le discours reprendre.
L'infériorité des créatures magiques est la première chose qu'il relève. Il devine qu'on ne parle pas vraiment de dragons ou de strangulots, mais plus d'elfes, de gobelins, de loups-garou. Il s'interroge sur les réformes réelles prévues, mais tient sa langue.
Ça ne le regarde pas. Ça ne changera pas spécialement son opinion.
L'inégalité des femmes, elle, lui passe au dessus. Non par manque d'empathie, mais parce qu'il est temps, pense-t-il, que les institutions se décident enfin à faire quelque chose sur le sujet en Grande-Bretagne. Pas de mérite là ; juste un sacré retard.
Même chose concernant les cracmols. On ne remarque d'ailleurs aucune réaction particulière à l'aveu du ministre.
Du reste, il se contente, une fois encore, d'écouter sans broncher. La mention d'une inquiétude prématurée le ferait rire en d'autres circonstances ; il se dit que le ministre n'a pas encore la distance, ni le recul nécessaires pour voir les choses comme lui pouvait les deviner, depuis ses îles, depuis l'extérieur.

Naïveté.
Ou bien le prenait-il pour une personne crédule.
Plus les réponses s'enchaînent, plus l'opinion du chef de clan se durcit.
Pense-t-il vraiment que le commerce dans le domaine dragonnier est sa seule priorité, son unique inquiétude ?
Il oublie que Poudlard compte quelques uns des adolescents de son clan. Que le moindre conflit peut faire trembler les terres de l'archipel, rendre leur situation précaire.
Il n'est ici pas question d'argent.
Ce type ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
Et comme toujours, Alexandre ne fait pas de cadeau, quand bien même garde-t-il ses pensées les moins flatteuses pour lui.
« Très bien.1 »
Lui ne fait pas l'effort de masquer son agacement. Il n'aime pas être pris pour un idiot.
Il veillera à suivre de très prêt l'actualité politique – plus encore que d'ordinaire.
« Je pense ne pas avoir d'autres questions.2 »
A voir comment les choses évoluent. Si à un moment donné, Léopold a besoin du soutien politique de ses voisins à l'international, il n'est pas certain qu'il obtienne celui des MacFusty.
Suivant ses décisions, peut-être même l'archipel décidera-t-il de s'isoler. La méfiance est de rigueur, et si les elfes de maison commencent à pouvoir s'amuser avec des baguettes, il estimera sans doute que la menace est réelle.
Comme s'ils avaient besoin de baguette pour faire de la magie.
« Et vous ? Besoin de précisions sur nos vieux accords?3 »
Sait-on jamais que le ministre ne soit pas au point des accords existants entre les deux nations.
______________
1Fairrr enough.
2I guess I dinna ha' any morrre questions.
3Do ye, Mr Marchebank ? Any precision on oor auld agreements ?



“He told me that a man must be responsible for any see he sows, for it's his duty to take care of a woman and protect her. And if I wasna prepared to do that, then I'd no right to burden a woman with the consequences of my own actions.”
Diana Gabaldon, Outlander.
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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La réponse lapidaire d'Alexandre acheva d'irriter Leopold, qui ne retint pas un léger froncement de sourcils. De toute évidence, son homologue ne se souciait pas de faire le moindre effort pour établir un dialogue et il ne voyait pas pourquoi il le ferait lui-même. Leopold n'avait ni la patience ni l'envie de faire des ronds de jambe avec quelqu'un dont l'opinion semblait déjà fermement établie et il préférait donc retourner à ses affaires sans attendre. Alexandre lui-même ne paraissait guère décidé à laisser la conversation s'éterniser.

Aussi Leopold comptait-il bien tirer les conséquences de cet entretien pour le moins décevant. Il ne se tournerait pas vers les Hébrides en cas de besoin, mais l'Angleterre avait suffisamment de vieux alliés pour s'en passer. Il comptait bien, également, suivre avec une attention accrue les mouvements des MacFusty. Le chef de clan avait beau se dissimuler derrière une apparente neutralité, Leopold savait bien qu'une telle chose n'existait jamais complètement. S'il n'était pas avec lui, il se pourrait bien qu'il soit contre lui... Et, s'il n'était pas excessivement inquiet, la prudence était de mise.

"Je suis parfaitement au clair, merci", répondit-il d'un ton laconique. Il avait la nette impression qu'Alexandre le prenait pour un crétin, à moins qu'il ne se montre naturellement arrogant envers tout un chacun, mais quoi qu'il en pense, Leopold avait fait ses devoirs. Il était habitué à ce qu'on le sous-estime. C'était comme cela qu'il était arrivé au pouvoir, sans qu'on s'y attende.

"Si vous n'avez rien à ajouter, il n'est pas nécessaire de prolonger cet entretien", ajouta-t-il avant de se lever de son bureau. Le ministre lissa distraitement la veste de son costume puis fit le tour du bureau pour accompagner Alexandre jusqu'à la porte du bureau. Le ministre prit sur lui pour dissimuler son mécontement, non pas parce qu'il attendait quoi que ce soit d'Alexandre, mais pour éviter l'incident diplomatique. Des problèmes plus pressants l'attendaient et, si les MacFusty ne se montraient pas être des alliés pour le FREE, il espérait bien qu'ils sauraient se cantonner sagement à une neutralité tant officielle qu'officieuse.

"Je vous souhaite un bon retour dans les Hébrides", dit Leopold à Alexandre, sur un ton chaleureux et purement artificiel. Et restez-y. Après une poignée de main, les deux hommes se séparèrent, et Leopold retrouva son bureau avec un certain soulagement. Il se servit un second verre pour se remettre de ses émotions et le sirota en écrivant une note de service, sans que l'entretien ne quitte véritablement son esprit. Quel bonhomme désagréable, conclut-il pour lui-même, rien à voir avec le charmant président du conseil magique italien, qu'il avait rencontré la semaine dernière, et qui avait été plus pressé de parler Quidditch et jolies filles que des troubles qui agitaient l'Angleterre. La diplomatie n'était véritablement pas son fort, et il se promit de laisser cela plus souvent au directeur de la Coopération magique internationale...
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Le combat des chefs [Alexandre]

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