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 Step by step [Rosaleen, Leopold, Dave]

Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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22 août 2008

Une semaine sans parents était le rêve de tout adolescent. Pour Dave, ce fut surtout une interminable semaine où il s’efforça de ne pas réfléchir, sans réussir à s’en empêcher. Pourtant, il tenta de se changer les idées comme il put. Emma était sa nouvelle raison de sortir du manoir. Il était si facile d’obtenir d’Antony Blackbonnes de pouvoir passer du temps avec sa fille, tant il ne pouvait voir que d’un bon oeil qu’elle fréquente le fils du nouveau ministre. Ce ne fut qu’un maigre remède, dès que Dave se trouvait à nouveau seul, il se mettait de nouveau à méditer. Il se trouva même bientôt à en discuter avec Emma. Elle eut un prudent discours en demi-teinte qu’il aurait préféré ne pas entendre. « Je comprends que tu en veuilles à ton père… mais tu devrais laisser sa chance à Rosaleen » s’il fallait résumer. Il avait préféré clore le sujet, plutôt que de se risquer à une dispute. Leur petit couple était encore une chose trop fragile et nouvelle pour qu’il lui parle en toute franchise.

Au fond, Dave savait qu’Emma avait raison. Il n’avait pas craint d’exprimer tout son désaccord à son père, en vain, cela n’avait pas réussi à entraver sa décision. A ce stade où le mariage avait eu lieu, c’était brasser de l’air que de continuer dans cette attitude de rejet. C’était trop tard. La seule chose à faire à présent était sans doute d’accepter la situation et de « laisser une chance » à cette Rosaleen, qui avait tout l’air d’une femme inoffensive… pour qui Dave ne pouvait s’empêcher de ressentir de la méfiance, malgré tout. Il avait bien réfléchi au cours de cette semaine. Puisqu’il était forcé de vivre avec Rosaleen Marchebank, dorénavant, il était plus avisé de changer de stratégie. Lui laisser sa chance ? Non, pas tant que Dave n’en était pas convaincu. Pour le moment, il continuait de voir Rosaleen comme une intruse. N’était-ce pas un grand stratège de guerre moldu qui avait déclaré « Connais ton ennemi » ? Après tout, il n’aurait rien de tangible à reprocher à cette femme s’il ne se basait que sur de vagues impressions.

Aussi, lorsque le nouveau couple finit par revenir au manoir, bagages à la main, Dave descendit les accueillir, une expression impavide digne d’un joueur de poker collée sur le visage. Il était peut-être calculateur, mais pas hypocrite. Il s’enquit de leur santé, de leur humeur, bref, échangea les habituelles phrases d’usage de politesse, mais se tint volontairement à une certaine distance. Ne pas étreindre son père était une manière de signifier qu’il ne pardonnait rien. Dave pouvait se montrer très têtu quand il s’y mettait. Il préféra les laisser tous deux s’installer, remonta bien vite dans sa chambre, en attendant le dîner.

Lorsqu’il redescendit, on n’attendait plus que lui pour entamer les délicieux plats fumants que Griselda avait préparé. Cette dernière se hâta d’ailleurs d’apostropher Dave en le voyant passer le pas de la porte de la salle à manger :

« Assieds-toi près de ton père, mon garçon. C’était de toute manière le seul siège de libre. Dave s’exécuta tandis que la vieille centenaire posait son regard vif sur le couple, après les avoir servi généreusement. Mangez donc, je ne sais pas ce que vous avez goûté d’étrange dans vos îles lointaines, mais ce ne peut pas être meilleur qu’un bon ragoût anglais.
- Surtout le tien, grand-mère ! ajouta Dave.
- C’est cela, flatte-moi, petit chenapan, si tu crois que je ne vois pas clair dans ton jeu. Leopold, ton fils est bourré de qualités, mais alors qu’il est empoté dès qu’il s’agit de se servir d’une marmite ! Si je n’avais pas été là, il se serait laissé mourir de faim, déplora t-elle en soupirant.
- C’était plus facile comme ça…
- Que dis-tu ?
- Que je ne sais pas ce que je ferais sans toi. »

Dave offrit un grand sourire à son arrière-arrière grand-mère un peu sourde qui lui servit une bonne louche de ragoût de boeuf. A quoi servait-il d’être Serpentard, s’il n’était pas capable d’amadouer son entourage pour en obtenir des services ? Il était plus salvateur pour la cuisine et son propre estomac qu’il laisse Griselda cuisiner, car comme tout Marchebank savait, Dave était peut-être doué dans beaucoup de domaines, mais pas pour les travaux manuels. Il avait grandi avec un elfe de maison pour faire la cuisine à sa place, avant que ses parents ne divorcent, et ce n’était pas à Poudlard qu’il allait apprendre quoique ce soit à ce sujet. Sujet qui ne l'intéressait pas, de toute façon.

« Rosaleen, j’espère que tu es plus débrouillarde que ce maladroit, lança Griselda, en se rasseyant face à son assiette une fois qu’elle eût fini de servir tout le monde. C’est affolant comme tant de sorciers sont incapables de se passer de leur elfe de maison pour tout faire à leur place ! Par Merlin, ce n’est tout de même pas compliqué de se servir de sa baguette pour éplucher des légumes si même une vieille peau comme moi peut le faire. »

Rosaleen Lestrange, débrouillarde ? Dave était prêt à parier que sa famille était précisément le genre à vivre dans les bonnes vieilles traditions, entourés de domestiques. Il n’en faisait aucun jugement -il n'avait pas vécu différemment- mais il était assez curieux de voir comment elle allait se débrouiller, pour le coup. Griselda n’avait pas posé cette question pour la piéger, c’était simplement que son ton avait une autorité naturelle et son regard perçant une lucidité qui pouvaient déstabiliser ceux qui ne la connaissaient pas. C’était sans doute des automatismes qui lui restaient d’avoir été présidente de l’Académie des examinateurs magiques. De son simple regard, elle avait le don de vous donner l’impression de vous faire passer un interrogatoire, même quand elle cherchait à tenir une conversation des plus innocentes et banales, comme maintenant.
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Prendre une semaine pour partir avec Rosaleen en lune de miel après leur mariage avait été l'idée du siècle, d'après Leopold. Bien sûr, cela pouvait paraître étrange que d'attendre que le mariage soit passé pour apprendre à réellement connaître la femme qui allait partager sa vie, mais c'était ainsi que les choses se faisaient dans l'univers de Rosaleen et Leopold avait bien du s'adapter. Oh, ils avaient eu l'occasion d'apprendre à se connaître avant le mariage à de nombreuses reprises mais les fiançailles avaient été courtes et très... bienséantes. Partir loin des regards acérés des grands-parents de Rosaleen et loin des appareils photos des journalistes pressés de dégoter un ragot juteux sur le nouveau ministre leur avait donné l'occasion d'avoir une certaine intimité et de pouvoir se comporter d'une façon moins guindée. Le changement avait été tout relatif, bien sûr, Rosaleen restait Rosaleen, mais Leopold devait avouer qu'il avait aimé cette semaine en sa compagnie. Entendre les employés l'appeler "Mrs Marchebank" avait d'ailleurs beaucoup contribué à sa félicité. Il était parvenu à la conquérir et à l'épouser devant le pays en entier, pays qui se focalisait beaucoup plus sur les détails de sa robe et sur le choix de leur lune de miel que sur l'âge de la mariée ou sur les crises qui agitaient le pays.

C'était d'ailleurs la seconde raison pour laquelle il avait été enchanté de cette semaine de coupure. Leopold était un homme endurant et travailleur mais il avait aussi ses limites et la fatigue le terrassait depuis quelques semaines, le faisant perdre en lucidité. Avec son nouveau pouvoir venait de nouvelles responsabilités, et l'année avait été éprouvante. Après sept jours loin du Ministère, néanmoins, il se sentait parfaitement requinqué et commençait même à tourner en rond, pressé de retrouver ses nombreux projets pour le pays.

Ce fut donc un Leopold de très bonne humeur qui rentra au Manoir Marchebank ce jour là, accompagné de sa nouvelle épouse, et même la tiédeur de l'accueil de son fils ne parvint à le contrarier. Il passa un long moment avec Griselda à préparer le repas, tout en discutant avec elle du mariage et de ses retombées, avant de rejoindre Rosaleen à l'étage pour s'enquérir de son installation. Il tenait à ce qu'elle se sente chez elle, et savait que le plus dur là-dedans ne serait pas de s'habituer à la maison, mais à ses habitants. Leopold comptait sur son fils pour se tenir avec sa nouvelle belle-mère même s'il savait que les choses risquaient d'être un peu compliquées entre eux au début. Dave repartait à Poudlard dans une semaine et Leopold espérait que cette semaine de cohabitation se passerait bien, car Rosaleen serait mal à l'aise s'ils partaient du mauvais pied. Ils descendirent ensemble pour manger et s'installèrent avec Griselda, avant d'attendre Dave qui se faisait désirer. Il finit par arriver et par prendre place aux côtés de son père, qui lui adressa un regard significatif.

Leur premier repas en tant que nouvelle famille... Dave avait intérêt à bien se tenir. Le ministre adressa un sourire à Rosaleen par dessus la table, un peu crispé, avant de se détendre en voyant Dave entourlouper Griselda. Son fils s'entendait aussi bien que lui avec la vieille dame. D'ailleurs, son fils lui ressemblait énormément, donc il allait forcément apprécier Rosaleen, une fois qu'il aurait appris à la connaître. Leopold retint un soupir désespéré quand Griselda attaqua le repas par les elfes de maison. Allons bon, était-elle obligée de commencer tout de suite par les sujets polémiques ? Oh, elle ne le faisait pas consciemment, mais s'il y avait bien quelqu'un susceptible d'impressionner une jeune mariée, c'était Griselda Marchebank. Heureusement que Rosaleen avait son caractère.

"Tout le monde n'est pas aussi bon cuisinier que toi, tu le sais bien", dit-il à son arrière grand mère avec un sourire destiné à l'amadouer. "C'est délicieux !"

Leopold espérait bien que la conversation ne s'éterniserait pas du côté des elfes de maison. Si Griselda et lui considéraient pouvoir se passer de ces créatures qui avaient quand même autre chose à faire que de servir les sorciers, ce n'était pas le cas de tout le monde. En particulier, ce n'était ni le cas de Dave, ni celui de Rosaleen. Quoi que cela leur ferait un point commun...



Christoph Waltz, merci à Roy
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Rosaleen aurait aimé que cette lune de miel dure plus longtemps. Outre le fait qu'elle n'avait jamais quitté le territoire anglais avant cette dernière et qu'elle avait apprécié les instants à Leopold loin de la surveillance constante de ces derniers, revenir au Royaume-Uni lui faisait un peu peur. Il était temps pour sa nouvelle vie de commencer et même si elle s'était installée au manoir Marchebank juste après le mariage, c'était maintenant qu'elle allait commencer à y vivre. La dernière fois qu'elle avait déménagé, c'était pour quitter la maison de ses parents et passer sous l'égide ses grands-parents et c'était désormais pour vivre une vie indépendante - relativement - de femme mariée qu'elle avait quitté le manoir Rosier. Vivre avec Leopold ne lui faisait pas peur, vivre avec sa famille beaucoup plus.

Elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de s'entretenir avec Dave et Griselda Marchebank mais elle avait clairement remarqué la distance et la méfiance du premier tandis que cette dernière l'impressionnait énormément. Elle faisait partie de ces femmes que Rosaleen admirait, ces Sang-Pur qui avait marqué le monde magique et ces sorcières qui avait su s'émanciper des convenances de la bonne société, chose qu'elle admirait en secret. Évidemment qu'elle avait caressé l'idée à plusieurs reprises mais elle était si attachée à ce monde et aux valeurs de sa famille qu'elle avait vite relégués ces idées au fond de son esprit. Griselda Marchebank était une femme brillante et Rose connaissait ses faits d'armes sur le bout des doigts. Elle n'avait pas passé ses examens avec elle mais sa réputation la précédait et elle était très intimidée face à elle. En s'installant avec Leopold, Rosaleen sortait du cocon dans lequel elle avait grandit et si elle était pressée de vivre ces nouvelles expériences, l'inconnu l'effrayait aussi énormément.

C'est pour cela qu'elle prit beaucoup de temps à s'installer et à défaire ses bagages après qu'elle et Leo soient rentrés de voyages, Rose étant montée après les salutations d'usage. Elle s'était appliquée à replier chaque vêtement - elle n'avait de toute manière pas d'Elfe pour l'aider, Mercy étant l'Elfe de ses grands-parents - et à la ranger soigneusement comme tout le reste des affaires. Descendre lui faisait un peu peur et ce n'est que lorsque Leopold vint s'enquérir de son installation et que le repas fut prêt que Rose se contraignit à prendre sur elle et à descendre dîner. Elle avait connu des situations bien plus effrayantes qu'un dîner avec un adolescent de dix-sept ans et une exigeante matriarche. A vrai dire, quand on y pensait bien, c'était exactement ce qui se passait dans sa famille, entre sa sœur Reyna qui cultivait à son égard une persistante rancœur et sa difficile grand-mère. Mais au moins, elle savait comment agir au sein des Rosier-Lestrange quand elle était complètement perdue au milieu des Marchebank, alors qu'elle en faisait pourtant partie désormais. Elle remercia Mrs Marchebank d'un sourire quand cette dernière la servit généreusement - mais si Rose avait apprécié découvrir la cuisine des îles - et releva brusquement la tête quand cette dernière l'interpella.

- Et bien disons que la cuisine n'est pas mon point fort, répondit-elle avec un sourire un peu forcé - Griselda Marchebank, par Circée ! - mais mes sortilèges ménagers - et de vaisselle - sont redoutablement efficaces selon mon ancien employeur, ajouta-t-elle d'un ton léger bien qu'elle ait sentit son cœur accélérer un peu.

Rosaleen avait en effet grandi choyée par des Elfes de maison mais elle avait travaillé trois entiers au Circée et n'était pas une mauvaise serveuse. Elle faisait souvent la fermeture du bar et donc le nettoyage de ce dernier, ainsi que la vaisselle et l'entretien. Elle connaissait quelques recettes - ils servaient parfois quelques plats mais c'était plutôt rare - mais il fallait avouer qu'elle n'était pas très à l'aise dans ce domaine. Elle n'aurait même appris aucun sort ménager si la nécessité ne l'avait pas poussée à subvenir aux besoins de sa famille : Daria et Elbert estimaient que c'était indigne des sorciers d'un rang tel que le leur. Elle remercia Leopold d'un sourire lorsqu'il intervint pour détourner légèrement le sujet et reporta son attention sur son assiette. Elle ne pouvait tout de même pas fuir sans cesse et puis il ne s'agissait que d'un adolescent de l'âge de sa sœur, elle n'allait quand même pas être effrayée. S'armant de son plus joli sourire, Rosie releva la tête et se tourna légèrement vers Dave, hésitant l'espace d'une milliseconde à le vouvoyer avant de se rendre compte qu'il était censé être son beau-fils. Merlin.

- Quelles matières passera-tu aux ASPICS cette année, Dave ?

Les études. Un sujet universel et dans lequel elle était relativement à l'aise : elle ne savait peut-être pas cuisiner mais étudier était son point fort et elle était fière de sa présence à Lycaon, c'était rarement un sujet sur laquelle elle pouvait être prise en défaut.



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Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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« Oui, j’ai cru comprendre que vous travailliez dans un restaurant, voilà qui a dû vous forger le caractère. Il n’y a rien de tel qu’un emploi pour gagner en maturité ! Encore faut-il être un peu volontaire, et moins fainéant, à attendre que tout vous tombe tout cuit dans le bec, approuva Griselda en hochant doctement la tête. Vous avez démissionné alors ? »

Dave écoutait avec attention l’échange entre Griselda et Rosaleen, sans n’en laisser rien paraître : il semblait bien plus intéressé par son ragoût. Evidemment qu’elle allait arrêter ses petits boulots, elle n’en avait plus besoin, maintenant qu’elle était logée, blanchie, nourrie chez les Marchebank. Oh Dave ne critiquait pas spécialement, il aurait fait le même choix de se concentrer sur ses études, à sa place. Sujet des études qui finit par être évoqué, de la douce voix de sa nouvelle belle-mère, sortant Dave de sa position nonchalante et désintéressée. Il échangea un bref regard avec son père -parce qu’il savait qu’il le regardait, il avait bien compris le message silencieux, ne pas faire de vagues, ce qui le vexait un peu, à croire qu’il était un enfant capricieux de cinq ans- puis tourna une figure polie vers Rosaleen.

« Je passe les sortilèges, la métamorphose, l’histoire de la magie, la Défense, l’arithmancie, l’étude des moldus, et l’étude des runes, lista t-il, avec l’habitude de celui qui avait déjà trente-six fois répondu à la question. Il s’attendit à moitié à voir Rosaleen ouvrir des yeux ronds -comme tous les autres- avant de se souvenir qu’elle était une brillante étudiante aussi. Il ne précisa rien de plus, n’ajouta pas qu’il souhaitait devenir un homme important de la finance sorcière, d’où son exigence envers ses propres études, comme il aimait le rappeler à toute occasion. Il n’avait pas spécialement envie de parler de lui à Rosaleen, pour le moment, il était plutôt dans la posture méfiante de celui qui préférait interroger plutôt qu’être interrogé. Et toi ? J’imagine que tu as réalisé un parcours d’excellence, pour en arriver à étudier à Lycaon. »

Rosaleen Lestrange était après tout tellement parfaite, tellement adorable et brillante, que Dave avait presque envie de l’entendre se vanter de son parcours. Parce que si elle était modeste en plus d’être intelligente, il allait juste finir par se pendre.

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Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
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L'emploi de Rosaleen à Lycaon avait été un emploi nourricier avant tout : ses grands-parents avaient usé leur fortune entre les différentes saisies du Ministère suite aux guerres et l'éducation de leurs quatre petites enfants, surtout que sa grand-mère n'avait jamais travaillé de sa vie et la carrière de son grand-mère n'avait duré qu'une quinzaine d'années puisqu'il avait ensuite rejoint le Seigneur des Ténèbres à plein temps, une première fois, puis pris une retraite anticipée, pour ne pas le rejoindre une deuxième fois bien que les Rosier aient apporté leur entier soutien - financier notamment - à la cause. Quoiqu'il en soit, Rose travaillait pour rapporter de l'argent au foyer familial et également pour financer en partie ses études coûteuses bien qu'elle dispose également d'une bourse de Lycaon. Mais à cet instant précis, devant le sourire satisfait de Griselda Marchebank, elle n'avait jamais autant ravie d'avoir travaillé, même au moment où l'argent du Circée servait à faire bouillir la marmite. Cette femme l'impressionnait tellement que l'idée qu'elle puisse l'apprécier, ne serait-ce qu'un peu, était entêtante dans son esprit.

Rose avait tout de même sa fierté et elle savait parfaitement qu'elle serait blessée si elle savait que Griselda Marchebank la prenait pour une parfaite petite idiote ou une sotte uniquement capable de s'intéresser à des choses superficielles et à penser au mariage. Certes, le mariage avait été son objectif premier durant des années et ce, pour des raisons matérielles, qui évidemment très plaisantes dans les raisons de son union avec Leopold, bien qu'elle apprécie également ce dernier et ait pour lui une affection grandissante. Malgré tout cela, elle ne voulait pas être vue comme une vulgaire coureuse d'héritages, elle avait toujours fait attention à mettre tout en œuvre pour redorer l'image de sa famille et la sienne et cela passait par l'opinion que les gens pouvaient avoir d'elle. Elle faisait attention à ne jamais contrarier personne, à être irréprochable sur tous les points et surtout, elle voulait montrer que porter le nom des Lestrange n'était pas un sacerdoce et qu'ils pouvaient aussi faire des choses très bien.

- J'ai travaillé durant trois ans au Circée, dans l'Allée des Douze Chênes. J'ai démissionné dans l'espoir de pouvoir me consacrer entièrement à mes deux dernières années d'études à Lycaon : elles sont portées sur la recherche et l'élaboration de nouvelles théories de métamorphose... On murmure que ce sont les années les plus difficiles mais également les plus intéressantes. J'espère être à la hauteur, ajouta-t-elle avec un sourire.

Elle n'avait pas encore exactement choisi son sujet de thèse mais comptait se pencher dessus avec plus de ferveur maintenant que le mariage - et l'élection - était passée. Se concentrer sur ses études lui permettrait également de mieux se faire à sa nouvelle vie en l'inscrivant dans une certaine continuité et puis, pour tout avouer, elle avait hâte de commencer cette partie de son cursus. Lorsqu'elle était entrée à Lycaon, elle n'était même pas certaine de pouvoir aller au bout des trois ans du premier cycle : ses grands-parents n'avaient accepté que parce qu'elle leur avait assuré que son mariage avec son fiancé de l'époque, Arthur Bones, ne pouvait se faire que dans ces conditions. C'était un mensonge, évidemment, puisque Arthur et elle se servaient consciemment de l'un de l'autre pour échapper aux attentes de leurs familles... Quoiqu'il en soit, être arrivée jusque là alors que rien ne la prédestinait à faire des études si prestigieuses était en soi une grande voiture : sûrement la plus grande de sa vie et elle espérait que ses parents en auraient été fiers.

Elle espérait d'ailleurs que ses futurs enfants aient la chance de faire également des études après Poudlard mais les Marchebank étaient bien plus portés sur cela que sa propre famille, c'était un fait connu. Leopold était un homme brillant sans parler de son illustre ancêtre Griselda qui était une véritable légende vivante du monde magique. Dave semblait aussi prendre le même chemin comme Rosaleen le devina en entendant les ASPICS qu'il comptait présenter. Des matières difficiles mais surtout nombreuses, ce qui était toujours impressionnant : de nombreux élèves préféraient concentrer leurs efforts sur moins de matières dans l'espoir de décrocher les meilleures notes mais elle ne doutait pas que le fils de son mari saurait concilier les deux.

- Très impressionnant, commenta-t-elle sincèrement. Elle même avait passé la métamorphose - évidemment - les potions, les sortilèges, la Défense contre les forces du mal - bien qu'elle déteste ce terme - l'arithmancie, la botanique, l'étude des runes et l'astronomie. Cela n'avait pas été facile, surtout qu'elle préparait le concours de Lycaon en parallèle mais Rosaleen avait mis dans ses études de dernière année une énergie presque désespérée, comme un dernier espoir de fuite avant un mariage qui arrivait bien trop vite à son goût. Elle savait qu'elle tenait là sa dernière échappatoire et - de manière relativement inconsciente et bien qu'elle ne reconnaisse jamais ouvertement avoir tenté de fuir ses devoirs familiaux - avait tout fait pour s'y engouffrer. Elle avait travaillé de toutes ses forces et de de toute son énergie pour obtenir ce qu'elle voulait et ne l'avait pas regretté depuis puisque cela l'avait menée là où elle était. Évidemment, elle ne parlait que rarement de cela : ses grands-parents exécraient discuter de ses études, sauf si c'était pour impressionner la bonne société, les Harris notamment. Aussi baissa-t-elle légèrement les yeux lorsque Dave évoqua son propre parcours, peu disposée à s'étendre dessus, par habitude. D'excellence, je ne sais pas. J'ai juste essayé de saisir les opportunités qui s'offraient à moi. J'ai eu beaucoup de chance, cela a beaucoup joué.

C'était vrai : le professeur Duke l'avait pris sous son aile et sans elle, elle ne serait jamais arrivée à rien. C'est elle qui lui avait donné confiance en ses capacités, elle qui avait pris soin d'elle, c'était l'enseignante qui s'était vraiment intéressée à elle et lui avait donné sa chance. Elle lui avait appris tout ce qu'elle savait en métamorphose, lui avait permis de devenir Animagus, lui avait parlé de Lycaon, lui avait donné la confiance et l'envie de passer le concours... Puis il y avait eu le professeur O'Flaherty qui avait aussi su voir autre chose qu'une gamine de Mangemort rejetée par le reste de la société. Il lui avait donné sa place à Lycaon, sa bourse et sa chance : sans ses enseignants, Rose ne serait jamais arrivée à rien et à vrai dire, elle ne les en remercieraient jamais assez.

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