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 Avoir une fille [Jeremy & Juliet]

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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28 octobre 2008

Juliet était partie se coucher aux côtés de son fiancé et dormait contre lui, paisiblement. Elle s’était parfaitement habituée à leur petit appartement, qu’elle affectionnait tout particulièrement. Il était dans un coin un peu reculé de Bristol – loyer moins cher oblige – mais ce n’était pas plus mal, au vu des récents évènements. Cette guerre des gangs avait effrayé le jeune couple, notamment Juliet, qui passait dans la rue quelques minutes avant le début de la bataille. Elle avait été chanceuse, incroyablement chanceuse, d’être encore en vie, et ne pas avoir été prise dans ce combat. Un peu plus d’un mois était passé depuis, mais la jeune femme ne sortait que rarement seule. Déjà, pour se rassurer – parce qu’elle n’avait absolument plus les moyens de se défendre seule – et ensuite parce que son médicomage lui avait expressément demandé de rester allongée le plus souvent possible. A une semaine du terme, elle passait ses journées dans son lit, ou dans le canapé du salon. A son chevet se relayait ses amis, sa famille, et bien sûr Jeremy, qui était toujours aussi présent – si ce n’est plus – pour elle depuis le début de sa grossesse.  Juliet était réellement bien entourée et n’aurait pas pu demander mieux comme conditions d’épanouissement.

Le soir du vingt-sept octobre deux-mille-huit, Juliet et Jeremy étaient donc partis se coucher, après une petite soirée tranquille. La journée, pendant que Jeremy étudiait à Lycaon, la jeune femme avait invité quelques amis et membres de sa famille à dîner demain soir, en l’honneur du vingtième anniversaire de son fiancé. Rien d’extraordinaire – son état ne lui permettait pas d’organiser de grandes soirées – mais elle avait prévu un dîner sympathique, avec des personnes que Jeremy appréciait, un gâteau délicieux qui venait tout droit du Paradis d’Eden, et elle avait déjà acheté son cadeau avec l’aide d’Eva qui avait fait le déplacement jusqu’au chemin de traverse pour aller le chercher, puisqu’elle était en l’impossibilité totale de transplaner.

Aussi, ce soir, en allant dormir, toutes ses pensées étaient tournées vers cette petite fête qui aurait lieu demain. Elle imaginait déjà la surprise de Jeremy, et en avait dès à présent le sourire aux lèvres. Lorsqu’elle fut réveillée en plein milieu de la nuit, par une douleur intense au niveau du ventre, Juliet mit donc quelques secondes à réaliser ce qu’il lui arrivait. Le liquide chaud qui coulait entre ses jambes finit par lui faire comprendre, et elle décrocha un coup à Jeremy pour qu’il se réveille.

« Jeremy… Jeremy ! » s’exclama-t-elle, pour le tirer de son sommeil.

Elle grimaça en posant ses mains contre son ventre et se releva tant bien que mal pour s’asseoir sur son lit.

« C’est maintenant. J’ai besoin que tu m’emmènes à St Mangouste tout de suite… » lança-t-elle en posant sur son fiancé un regard absolument perdu et anxieux.

Cela arrivait vraiment. Son bébé était en train de naître – Gabrielle arrivait. Elle avait tant de mal à le réaliser ! Cela faisait neuf mois qu’elle tentait de se préparer à ce jour, mais jamais elle n’aurait imaginé qu’il soit ainsi. C’était bien au-delà de toutes ses frayeurs, de toutes ses impatiences. Juliet se força à respirer, malgré la douleur, et saisit la main de Jeremy, la serrant dans la sienne. Ce contact la rassura, et elle eut un petit sourire.

C’était maintenant, c’était pour tout de suite – bon, peut-être pour dans quelques heures. Ils allaient enfin rencontrer leur fille, faire sa connaissance, lui parler, la toucher, l’embrasser… Juliet se mit debout, et commença à s’habiller rapidement, avant de se déclarer prête.

Par Merlin, Morgane, Godric, et tous les Dieux ou Déesses existants sur ce monde, sorcier comme moldu.

Ils allaient avoir un enfant.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Enroulé dans sa couette, Jeremy dormait paisiblement, rêvant qu'il courait après un papillon, sous sa forme animagus. A travers son rêve, il lui sembla entendre qu'on l'appelait, mais continua de poursuivre son papillon. Il avait de jolies couleurs ! Et puis lui, il ne s'appelait pas Jeremy, il s'appelait Jeremynette, d'abord.

Au deuxième appel de sa fiancée, Jeremy se réveilla pour de bon et ouvrit un oeil en grognant. Juliet était peut-être la femme de sa vie, elle allait peut-être donner naissance à leur enfant, mais cela ne justifiait absolument pas qu'elle le réveille au milieu de la nuit... La nuit de son anniversaire, en plus ! Rien ne pouvait justifier un pareil cri...

"C'est maintenant."

Rien, sauf peut-être ces deux mots là. Comme électrocuté, Jeremy se redressa brusquement dans le lit et bondit hors des couvertures, posant un regard mi-paniqué, mi-soucieux sur Juliet. Son regard se posa sur son énorme ventre arrondi, puis sur son visage crispé par la douleur, et la réalité de la situation le heurta de plein fouet. Un peu comme si un cognard venait de le frapper en plein dans le ventre. C'était la naissance ! C'était l'heure, elle allait naître, leur fille allait naître !

*Aaaaaaah !!!*

"Hein ! Quoi ! Maintenant ! D'accord ! D'accord, d'accord, tout va bien, tout va bien se passer", répéta Jeremy d'une voix paniquée, en se dépêchant d'enfiler un jean et un vieux t-shirt des Bizarr Sisters - sa fille se devait d'apprendre très tôt ce qui était bon en ce monde - puis de zigzaguer dans la chambre pour attraper le sac d'affaires qu'ils avaient préparé au cas où. Pendant ce temps, Juliet s'était habillée également et il la rejoint pour glisser un bras dans son dos. Jeremy déposa un baiser fébrile sur sa joue.

"Ok ! Ok, on y va", décréta-t-il d'une voix ferme. Une seconde s'écoula, puis il réalisa qu'il avait omis un très léger détail. Tirant sa baguette de son jean, il fit le petit mouvement de poignet qui appelait les ambulanciers de Sainte Mangouste. On leur avait appris au cours sur l'accouchement à effectuer le geste précis qui indiquerait les ambulanciers à quoi s'attendre, à savoir une naissance. Quelques instants plus tard, ils avaient quitté l'appartement et Jeremy, après s'être trompé trois fois de clefs, avait réussi à fermer la porte.

"Tout va bien se passer", répéta Jeremy en attendant l'arrivée de l'ambulance, autant pour lui-même que pour Juliet. "On va avoir un bébé !"

Merlin. Godric. Dubois. Ils allaient avoir un bébé, un vrai ! Un qui bouge et qui crie ! Jeremy dut se retenir pour ne pas crier sur les ambulanciers quand ils arrivèrent, estimant qu'ils auraient quand même pu se dépêcher un peu, ils allaient avoir un bébé, après tout. Le jeune homme ne lâcha pas la main de Juliet de tout le trajet, et lui murmura des paroles réconfortantes, sans se douter qu'il était aussi pâle que Nick-Quasi-Sans-Tête.

Bientôt, ils arrivèrent à Sainte Mangouste, et Jeremy sentit son coeur s'accélérer un peu plus. Lorsqu'ils sortiraient de l'hôpital, ils seraient parents...


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Sa grossesse était passée tellement vite, songea Juliet, allongée dans l’ambulance magique, une main posée sur son ventre. Il y avait eu la découverte, puis les différentes annonces – à Jeremy, à leurs parents, à leurs amis respectifs – et les neufs mois étaient passés à une vitesse folle. Ils allaient être parents, ils allaient avoir un enfant, par Merlin ! C’était à la fois merveilleux, et terriblement angoissant. Elle avait eu beau se préparer à la naissance, l’idée de tenir sa fille dans ses bras la faisait frissonner. A moitié assommée par la douleur, sa main libre broyant celle de son fiancé, Juliet lui esquissa un vague sourire. Un an plus tôt, elle se serait moquée de la première personne qui lui aurait affirmé qu’elle allait avoir un enfant à vingt ans. Et pourtant…

Et pourtant, force était de constater que Juliet avait grandement évolué, ces dernières années. Elle avait été l’effrontée de Gryffondor, prête à tout pour s’amuser, répétant les mêmes erreurs que bien d’autres avant elle, tombant éperdument amoureuse de Killian Gray, sans même savoir ce que c’était réellement de « tomber amoureuse. » Du haut de ses dix-huit ans, elle se pensait être une adulte accomplie, prête à se lancer dans la vie sans la moindre crainte. Et puis, il y avait eu le divorce de ses parents, ce désenchantement complet. Et puis, il y avait eu son rapprochement avec Jeremy. Jeremy qui était à ses côtés depuis des années, Jeremy, son meilleur ami. Jeremy, qui s’était finalement trouvé être l’homme de sa vie, son futur époux, et le père de ses enfants.

Aujourd’hui, ils allaient avoir une fille, et, lorsqu’elle y songeait, c’était surtout le bonheur qui était l’émotion dominante qu’elle ressentait. Un bonheur qu’elle n’aurait jamais cru ressentir avant de longues – de très longues – années. En sortant de Poudlard, Juliet voulait seulement poursuivre ses rêves de devenir une joueuse de Quidditch reconnue, d’étudier à la fac, de s’installer dans une petite maison au bord de la mer avec ses deux amis, tout en continuant son idylle avec Jeremy. Le destin – si on pouvait l’appeler ainsi – en avait décidé autrement.

Était-elle déçue ? lui demandait-on souvent. Aurait-elle préféré poursuivre sa vie d’étudiante, au lieu de fonder une famille ? A ce moment même, elle était persuadée que la réponse à ces questions était « non ». Rien n’aurait pu la rendre aussi heureuse que de fonder une famille avec Jeremy. Ils étaient peut-être jeunes, elle ne le niait pas, mais elle était également persuadée qu’ils seraient de parents merveilleux, capable de donner à leur enfant tout ce dont il aurait besoin. C’était ainsi : la vie était pleine de surprises, et prenait toujours un tournant inattendu. Jeremy et Juliet avaient accepté ce tournant, l’avaient fait leur, et en étaient heureux. Tout irait bien, songea Juliet alors qu’elle se remettait debout et prenait appui sur Jeremy pour se rendre dans la chambre indiquée par les médicomages. Tout irait bien : ils s’aimaient, ils étaient entourés par des gens merveilleux, et tout irait bien.

Juliet salua la médicomage qui venait d’entrer, et s’allongea sur un lit. Elle croisa le regard de Jeremy et lui adressa un petit sourire. Avant de se mettre à lui serrer la main – fort.

*****

Lorsque la médicomage lui tendit sa fille, Juliet observa cette dernière avec incrédulité, avant de la prendre dans ses bras. Un sourire vint fleurir sur ses lèvres sur les lèvres, alors qu’elle la berçait doucement. Juliet était épuisée – la nuit avait été longue, il avait fallu plusieurs heures à Gabrielle pour se décider à sortir – mais la joie de tenir son enfant dans ses bras était bien suffisante pour l’empêcher de s’endormir immédiatement. C’était le plus beau bébé du monde, évidemment, décida Juliet en embrassant délicatement le front de sa fille. Incapable de parler, submergée par l’émotion, elle leva les yeux vers Jeremy, lui adressant un immense sourire. Ils étaient parents – ils étaient parents, par Godric ! Sans hésitation, il s’agissait là du plus beau jour de sa vie, d’un moment merveilleux, qui resterait probablement gravé dans sa mémoire.

« Bienvenue toi. » lui souffla-t-elle.

Elle finit par détacher son regard de sa fille pour tendre cette dernière à Jeremy.

« Joyeux anniversaire. » lui lança-t-elle, un sourire en coin, lorsqu’il la prit dans ses bras.

Observant le père et sa fille, Juliet reposa sa tête sur l’oreiller, toute souriante, songeant que, de tous les qualificatifs qu’on avait pu lui attribuer, celui de « maman » était définitivement le plus beau.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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La nuit n'avait pas été longue que pour la jeune maman, et Jeremy se demanda s'il retrouverait jamais une sensibilité dans la main. Il avait failli avoir une crise de panique et il allait probablement avoir des cheveux blancs à force de s'inquiéter pour Juliet et pour leur bébé, mais cela en avait valu la peine. Lorsqu'il avait commencé à réfléchir à la naissance de leur enfant, bien des mois auparavant, Jeremy avait été persuadé que le moment le plus angoissant pour lui serait le moment où il prendrait son bébé dans ses bras pour la première fois, mais il avait eu tort. L'attente dans l'ambulance et l'accouchement avaient été terrifiants et il avait bien cru que cela ne terminerait jamais. Finalement, les efforts de Juliet avaient fini par payer et sa fiancée avait enfin pu se reposer. Et Gabrielle était née, et avec elle, tous les soucis de Jeremy, tous ses doutes s'étaient envolés.

Est-ce qu'ils seraient de bons parents ? Est-ce qu'il serait à la hauteur, est-ce qu'il était seulement fait pour être père ? Bien sûr que oui. En regardant Juliet tenir leur petite fille dans ses bras, Jeremy sentit son coeur se gonfler d'amour, si fort qu'il semblait sur le point d'exploser. C'était leur enfant qu'il voyait là, c'était sa petite-fille et il serait son papa, et il serait là pour elle jusqu'à sa mort. Il n'y avait aucun doute sur la question, quand bien même sa petite fille était pour l'instant minuscule et fripée, un peu comme un bébé alien. Oh, elle était adorable, elle était magnifique, avec ses immenses yeux et ses tous petits doigts ! Peu de surprise là-dessus, c'était une Wilson-Baker après tout... Mais elle paraissait si petite et fragile entre les bras de Juliet, qu'il n'osait pas la prendre dans ses bras. Pourtant, il allait bien falloir, car Juliet semblait avoir décidé que c'était l'heure de la rencontre entre le père et la fille...

Jeremy sentit son rythme cardiaque accélérer lorsqu'il se pencha pour prendre Gabrielle que lui tendait Juliet, non sans adresser un large sourire à sa fiancée. Merlin, mais oui, c'était son anniversaire ! Il avait complètement oublié ce détail dans l'excitation, ce merveilleux détail qui signifiait que Gabrielle et lui étaient nés le même jour. Jeremy la cala dans ses bras comme on lui avait appris à le faire, avant de l'observer avec des yeux écarquillés, osant à peine respirer. Il avait eu raison, elle semblait encore plus petite dans ses bras, elle ressemblait à un petit lutin et il sut tout de suite qu'elle serait très facétieuse. Oui, Gabrielle lui en ferait voir de toutes les couleurs, et il serait toujours là pour prendre soin d'elle et la protéger.

"Bienvenue Gabrielle Baker... C'est moi, ton papa !", se présenta Jeremy quand le bébé posa sur lui ses grands yeux noisette. Le jeune papa déposa un baiser sur son front avant de détâcher à grand peine son regard de Gabrielle. Il s'installa sur le rebord du lit et se pencha pour embrasser Juliet. Il était si fier d'elle, elle avait assuré durant toute la grossesse et l'accouchement, et s'il était celui sensé s'occuper d'elle, c'était grâce à elle qu'il avait réussi à aller jusqu'au bout. Elle avait toujours été celle qui lui insufflait du courage et qui le tirait vers le haut, qui le poussait en avant. Sans Juliet, Jeremy n'aurait été rien de plus qu'un gamin un peu perdu, sans grande ambition. Grâce à elle, il était devenu un homme, un mari, un père, quelqu'un sur qui l'on peut compter. Quelqu'un d'accompli.

"Je t'aime. Je vous aime toutes les deux", rectifia-t-il en posant un regard réjoui et un peu intimidé sur Gabrielle. Jusque là, il pouvait dire que Juliet était la femme de sa vie, mais ce n'était plus tout à fait vrai. Elles étaient deux désormais.

"Ca y est, on est une famille..."

Puis, se penchant vers Gabrielle, il ajouta d'un ton espiègle :

"Une famille de Gryffondor... Sans vouloir te mettre la pression."


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet observa Jeremy tenir sa fille dans ses bras avec un sourire attendri. Elle était fière de lui, songea-t-elle en passant une main dans ses cheveux. Rien ne les destinait à devenir parents si tôt. Lorsqu’elle avait appris pour sa grossesse, ils fêtaient à peine leur un an de relation, et, si cela était significatif, ce n’était rien, sur l’échelle de toute une vie. Parce que c’était la vie entière qu’ils avaient décidé de passer ensemble, en décidant de se marier et de garder Gabrielle. Et Juliet connaissait un bon nombre d’hommes qui n’auraient pas été prêt à s’engager ainsi, qui auraient fuit devant l’annonce d’une grossesse, ou du moins, qui n’auraient pas cru bon de l’assumer – comment leur en vouloir, à vingt ans ? Mais pas Jeremy. Il était resté auprès d’elle, pendant neuf longs mois. Neuf mois à l’écouter se plaindre – « je suis de plus en plus énorme, non ? » - à se plier à ses envies parfois complètement loufoques – « tu n’as pas envie d’une choucroute, tiens ? » - et à la rassurer lorsqu’elle perdait toute confiance en elle. Il avait veillé sur elle, avec patience et amour, et c’était sûrement le plus beau geste qu’il ait pu faire pour elle. Il était resté malgré tout. Malgré les crises de larmes en plein milieu de la journée, malgré son humeur massacrante des premiers mois. Pour Juliet, qui avait appris très tôt à tout gérer d’elle-même, c’était un véritable de pouvoir se reposer complètement sur quelqu’un, en toute confiance.

« On ne l’a pas toujours été ? » lança Juliet lorsque Jeremy déclara qu’ils étaient désormais une famille.

Depuis qu’ils étaient ensemble, la jeune femme avait toujours considéré que Jeremy faisait partie de sa famille. Ils avaient toujours été l’un pour l’autre. Ils avaient tout traversé ensemble, et quand elle regardait derrière elle, Juliet s’étonnait du chemin qu’ils avaient parcouru. Elle était certaine d’une chose : sans Jeremy, jamais elle ne serait parvenue à faire tout ce qu’elle avait entreprit. Il était l’homme de sa vie, et, d’une certaine façon, elle n’en avait jamais douté. Ensemble, ils avaient fondé leur famille, et c’était probablement la plus belle chose qu’ils n’aient jamais fait. Gabrielle était leur fille. Ce mot prenait étonnement tout son sens aujourd’hui, alors qu’elle observait son fiancé la tenir dans ses bras. Une sensation de plénitude l’envahit, et elle esquissa un sourire.

« Je vous aime tellement, moi aussi. » déclara-t-elle en se redressant pour poser sa main sur l’avant-bras de Jeremy.

Sa dernière remarque lui tira un rire, et elle secoua la tête.

« Jeremy Baker, tu auras tenu à peu près un quart d’heure avant de commencer à faire du lobbying pour Gryffondor… C’est un score honorable. » plaisanta-t-elle, en tendant les bras pour récupérer Gabrielle qu’elle cala contre elle. « Tu auras le droit d’aller où tu veux, va… » rectifia-t-elle en souriant.

*

Jeremy et Juliet étaient seuls depuis désormais quelques minutes – leurs parents venaient de quitter la pièce pour aller faire un petit tour à la cafétéria. Gabrielle était à côté de son lit, dans son berceau, et se réveillait doucement. Sa main dans celle de Jeremy, la jeune maman la contemplait, encore ébahie par cette naissance. Elle reporta son attention sur Jeremy pour l’embrasser, et dû se séparer de lui – bien à contrecœur – lorsque quelques coups furent toqués à la porte. Toutefois, elle ne pu retenir un sourire lorsqu’elle avisa ceux qui étaient sur le pas de la porte, elle leur fit signe d’entrer.

« Bonjour vous… » lança-t-elle tandis que ses amis s’approcher.


HRP : Je suis partie du principe qu’au moins Irving, Théo et Samaël étaient présents, mais Joy, Aaron, Rosie, et toute autre personne ayant un lien avec le Jeremy, vous êtes bien évidemment les bienvenus ! Keur



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Irving WhitakerAubergisteavatar
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Irving était assis dans l’espace d’attente de la maternité de St-Mangouste. Il avait appris la bonne nouvelle quelques heures plus tôt si bien qu’il avait pu passer acheter un petit cadeau de naissance -et un bouquet de fleur pour la maman- avant de se rendre à l’hôpital magique où la petite Gabrielle était née. Dire que Juliet et Jeremy était parents ! Merlin ! Il avait du mal à concevoir le fait que ses deux amis soient passés du côté obscur de la force. Ils étaient dorénavant des adultes responsables qui devaient veiller sur la vie de leur petite fille.  C’était si …étrange.

Irving observa le couloir où les familles Flint, Wilson et Baker se relayaient depuis une bonne demi-heure. Il n’était pas le seul à avoir pensé aux fleurs et aux cadeaux, se dit-il en souriant. Tout le monde semblait si excités et si heureux à la perspective de rencontrer enfin ce petit être. Bien malgré lui, Irving songea aux patients à l’étage supérieur qui étaient à l’hôpital pour des raisons bien moins réjouissantes. Sainte-Mangouste était le théâtre des moments importants d’une vie, les bons comme les mauvais.  Un brin mélancolique, Irving poussa un léger soupir et reporta son attention sur le présent qu’il avait posé à côté de lui. Il s’agissait d’un joli mobile enchanté, composé de petits personnages chevauchant leurs balais volants. Le cadeau idéal pour la fille de deux joueurs de quidditch. Il  esquissa un sourire à cette pensée et attrapa un numéro de Multiplettes qui trainait sur la table basse de l’espace visiteur. Quinze minutes plus tard il était plongé dans la lecture d’un article sur la mise en place d’une Milice protectrice lorsqu’il reconnut la voix de deux anciens camarades qui venaient vraisemblablement rendre visite à leurs amis communs.

« Hé ! Samaël ! lança-t-il en se levant pour rejoindre le couloir où le Poufsouffle venait d’arriver en compagnie de son mari, On doit attendre que la famille sorte pour pas qu’il y est trop d’monde… souffla-t-il en leurs serrant la main avant d’ajouter à l’attention de l’apprenti médicomage, J’présume que tu sais c’que c’est ! »

De part son métier, il  devait bien connaitre les différentes mesures en vigueur à St-Mangouste.

« Comment ça s’passe le taf ? » s’enquit-il alors avant de reporter son attention sur Théo. Il ne savait jamais trop quoi lui dire à lui, comme toujours, Et toi alors ? J’viens d’lire qu’certains oubliators allaient être rattachés à la nouvelle Milice de Marchebank… »

Irving laissa sa phrase en suspend, assez curieux –il faut le dire- d’avoir l’avis de Théo sur la question.  

Toutefois, ils n’eurent pas le temps de s’appesantir sur le sujet puisque les parents Baker sortirent de la chambre pour leur laisser la place. L’ancien Gryffondor s’engouffra à la suite de Sam et Théo pour aller féliciter ses deux anciens camarades de maison. Il laissa fleurir un immense sourire sur ces lèvres avant de faire un énorme bisou –de ceux que font les mémés à leurs petits enfants-  sur  l’une joue de Juliet.

« Félicitation ma grande ! Alors, elle est où cette future rockeuse ? » S’enquit-il en reportant son attention sur le berceau. Irving émit un léger sifflement appréciateur lorsqu’il découvrit Gabrielle dans son lit. Merlin qu’elle était petite ! Enfin, Juliet avait quand même dû la sentir passer mais à l’échelle d’un homme adulte sa fille était vraiment microscopique. Irving se pencha au dessus des barreaux pour l’observer de plus près en s’attardant longuement sur les minuscules ongles aux bouts de ses doigts.  Il était toujours fasciné par le degré de finition d’un nouveau-né.

« Et ben, vous avez bien bossé vous deux ! » lâcha-t-il en se redressant.

Il s’approcha de Jeremy pour lui réserver une franche accolade quelque peu radoucie par le regard complice qu’il lui jeta. Même s’il avait toujours été très ami avec Juliet, à cet instant précis, il se sentait vraiment proche de Jeremy. Parce qu’en temps qu’homme, il pouvait imaginer toute la fierté que son poto devait ressentir à cet instant précis.
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Tandis que leurs familles s'éloignaient, Jeremy répondit au baiser de Juliet avec tendresse. Il avait l'impression que son coeur allait exploser dans sa poitrine sous l'effet d'une telle dose de bonheur, plus grande que ce qu'il avait toujours connu. L'heure qui avait précédé avait été l'occasion, pour Gabrielle Baker, de rencontrer les autres membres de sa famille. Et c'était autour du berceau que les parents de Jeremy et Juliet au grand complet s'étaient réunis, Leah et Taylor, l'oncle et la tante de la nouvelle-née, mais aussi les grands-parents qui, émerveillés par la petite, en avaient oublié leurs anciennes querelles. Les couples divorcés, recomposés, aujourd'hui heureux d'être réunis pour cette naissance. Jeremy avait échangé un sourire incertain avec Victor, son demi-frère, lui faisant passer d'un regard ses inquiétudes quant à son nouveau rôle de père, et la joie qui l'envahissait. Il avait aussi donné l'accolade à son père, enterrant par ce geste la querelle violente qui les avait opposé au sujet de Kelsey et les avait tenu éloignés si longtemps.

Il avait eu une pensée nostalgique pour ses anciens caramades de classe. Danny, Swann et Kelsey, avec qui il avait tant de souvenirs de jeunesse, à qui il n'aurait jamais l'occasion de présenter sa fille. Cela l'avait réconforté de voir Gaetan, son cousin toujours si enthousiaste, si charismatique, gaga devant Gabrielle. Il avait joué avec ses doigts minuscules et un grand sourire avec illuminé son beau visage barré d'une cicatrice nouvelle, cadeau d'un trafiquant. L'auror lieutenant trouvait encore le temps et l'envie de s'émerveiller devant une naissance, il semblait confiant en l'avenir et Jeremy sentait que, tant qu'il restait des personnes comme lui, tout n'était pas perdu. Un lien d'amour sincère unissait les deux cousins, et Jeremy avait senti que leur ancienne rivalité n'était plus de mise. Gabrielle et la dictature s'en étaient assurés, chacun à leur façon, en faisant peser sur les deux hommes des responsabilités nouvelles. Celles de veiller au futur d'une petite fille, et de toute sa génération avec elle.

Tout ce beau monde avait fini par les laisser pour se rendre à la cafétériat et leur laisser un peu de calme. Ce moment d'intimité, néanmoins, fut tout relatif, puisqu'une voix familière parvint bien vite aux oreilles du jeune homme. Jeremy sourit contre les lèvres de Juliet en reconnaissant ce timbre de voix, et il mit fin aux baiser pour accueillir leurs visiteurs.

"...hors de question que je travaille pour une milice, de toute façon", disait Théo à son interlocuteur. "Cela reste entre nous mais je songe de plus en plus à mettre ma formation en pause, je ne peux pas cautionner ce qui se..."

Théo avait continué de parler - à quelqu'un qui se révéla être Irving - en entrant dans la chambre d'hôpital, mais il stoppa net sa phrase en appercevant la nouvelle née. Une fois encore, les grands yeux écarquillés de Gabrielle avaient suffit à tenir les soubresauts du contexte politique à la porte.

Jeremy et Juliet accueillirent leurs trois amis avec une joie non feinte, aussi heureux de partager ce moment avec eux qu'avec leur propre famille. C'est qu'ils en avaient vécu, des choses, tous ensemble, et quelque chose lui soufflait que c'était loin d'être terminé ! Ils prenaient tous un coup de vieux aujourd'hui, avec ce bébé, le premier d'une longue série sans doute. Pendant que Samaël et Théo faisaient connaissance avec Gabrielle, Jeremy donna l'accolade à Irving, une boule d'émotion au fond de la gorge. Il se sentait si fier, si heureux ! Il ne savait même plus comment l'exprimer, mais il lui sembla qu'Irving comprenait.

"T'as vu ça, elle est belle comme son papa !", répondit-il en bombant un peu le torse, cachant sa voix mal assurée derrière un éclat de rire. "Et comme sa maman, surtout. Heureusement. Merci d'être venus, tous les trois ! Gabrielle avait hâte de rencontrer ses futurs baby-sitter !"

Le ton était donné, et se furent des éclats de rires, des taquineries et des échanges de cadeaux qui emplirent la chambre un bon moment. Leurs amis défilèrent, Olivia, Eva, Horace et les autres. Sam et Théo s'en allèrent des étoiles plein les yeux, et l'on pouvait presque lire les rouages du cerveau du jeune Nott qui s'activaient - à quand le sien, de bébé ? Puis tout ce beau monde finit par laisser la jeune famille, repue mais heureuse, bénéficier d'un repos bien mérité. Toute une vie les attendait...
RP terminé
Chaudrillon


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Avoir une fille [Jeremy & Juliet]

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