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 La lune n'attend pas que la ville se remette [Klem/Alex]

Alexandra FitzApothicaireavatar
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10 octobre 2008, Apothicaire La Serpe et le Serpent

Alex fixait d’un œil vide l’avenue des douze chênes à travers sa vitrine. De douze chênes, elle n’en portait plus que le nom, les violents affrontements du mois passé avaient abîmés les arbres majestueux et si la magie avait pu réparer les pavés brisés, les arbres étêtés ou calcinés, eux, n’avaient pu être remis en état. Il ne restait qu’une silhouette noir de l’arbre de ses rendez-vous avec Clyde, rappel de l’atmosphère de peur qui flottait sur la ville.

Alex se refusait à repenser une fois de plus à cette journée terrible, elle ne voulait plus penser à la panique qui l’avait saisie alors qu’elle était en sécurité dans sa boutique, elle ne voulait pas repenser à l’irruption de Calder et son comparse et des décisions qu’elle avait dû prendre. Il était beaucoup trop déstabilisant de penser aux sentiments qui l’avaient assaillis ce jour-là.

Et pourtant, tout l’y ramenait. Bristol ne semblait pas capable de se relever de ce coup dur. Toutes les conversations tournaient autour de la guerre des gangs et du gouvernement. Tout le monde avait un avis sur tout et cherchait à imposer ses idées. Les tensions étaient omniprésentes et éclataient régulièrement dans un coin de rue ou autour d’un comptoir. On sentait la peur dans l’air et chacun rentrait chez soi le plus rapidement possible, en longeant les murs, le visage baissé. L’avenue des douze chênes était déserte et Alex s’ennuyait ferme depuis un mois.

Alors elle brassait du noir, tentait de s’occuper en faisant et refaisant l’inventaire ou encore en travaillant pour l’OFFRE. Le gouvernement travaillait sur une série de réforme du droit des femmes et Alex avait du pain sur la planche pour faire entendre la voix de l’OFFRE.  

Elle était en train de faire une liste des points à aborder lors de la prochaine réunion lorsque la sonnette d’entrée la fit sursauter. Elle n’avait pas vu un seul client de la journée et c’est un regard étonné qu’elle posa sur le nouveau venu, comme si elle se demandait pourquoi il avait eu l’idée saugrenu de sortir de chez lui pour venir ici. Cependant, son professionnalisme reprit bien vite le dessus et c’est avec un sourire de circonstance qu’elle s’adressa au jeune homme :

« Bonjour monsieur, que puis-je faire pour vous ? »

Le plus discrètement possible, elle détailla le nouveau venu, on n’était jamais trop prudent. Son client paraissait « normal » et même plutôt bel homme, il fallait en convenir. Bien, voilà qui l’occuperait agréablement durant quelques minutes.


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Bristol. Klem n'y avait pas remis les pieds depuis presque un mois. Roy lui avait quasiment interdit de lui rendre visite prétextant que c'était lui qui viendrait le voir. Et de fait, le trafiquant passait régulièrement se changer les idées chez lui. Ce n'était pas un mal d'ailleurs, ça lui permettait de garder un oeil sur le trafiquant et de constater l'évolution du contre-coup. Dire qu'il était inquiet était un mot bien faible mais que pouvait-il faire à part assurer son ami de son soutien ? Il se contentait donc d'être là lorsque Roy en éprouvait le besoin.

Toutefois, sa présence à Bristol n'avait rien à voir avec Roy. Il avait eu envie de constater par lui même les dégâts occasionné par la guerre de gang mais surtout, il était venu pour sa potion Tue-loup. Il avait d'abord eu dans l'idée de trouver Jayce sur la Voie des Miracles avant de se reprendre au dernier moment. Il n'était peut-être pas très judicieux de s'y rendre en ce moment. Après les morts du mois dernier, la Voie devait-être complètement chamboulée et ce n'était pas certain que Jayce ait ce qu'il voulait. Et puis, il venait surtout de se rendre compte que les potions n'étaient plus payantes et qu'il pouvait donc se procurer sa potion chez n'importe quel apothicaire. C'était un manque certain d'argent pour les trafiquants de la Voie qui devait voir cette réforme d'un très mauvais oeil.

Il entreprit donc de se procurer sa potion autrement lorsque son regard tomba sur la devanture d'un apothicaire. Il poussa la porte avec une légère hésitation. Il n'aimait pas vraiment se rendre dans les boutiques et dévoiler au monde entier qu'il était un loup-garou. Parce que c'était ce qu'il faisait en quelque sorte. C'était pour ça qu'il avait toujours préféré que ce soit Roy qui le fournisse. Pour les prix attractifs et pour la discrétion. Il esquissa un léger sourire à l'attention de la vendeuse et capta sans trop de mal le regard appréciateur qu'elle lui lança.

Il se retint de soupirer en penser que dans quelques minutes, ce serait un tout autre regard qu'elle lui lancerait. Sans doute un mélange de peur et de dégoût. Il commençait à avoir l'habitude avec les années. Toutefois, il n'était jamais agréable de le constater. Il esquissa néanmoins un charmant sourire en s'approchant du comptoir. Il marqua un temps d'arrêt lorsqu'il arriva devant la jeune femme. Son léger sourire avait disparu et il ne restait plus qu'une légèrement appréhension sur son visage. Il passa une main hésitante dans ses cheveux avant de se lancer.

"Euh... oui... j'aurais voulu une potion Tue-loup s'il vous plaît."

Il détourna légèrement le regard pour ne pas percevoir l'étonnement et la crainte illuminer les jolis yeux de la vendeuse. Sa gêne était encore plus palpable qu'il n'allait rien rapporter du tout à la boutique puisque les potions étaient devenues gratuites. Une raison supplémentaire de le détester.


Klemens Dabrosky
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Alex capta le sourire du jeune homme qui ne fit que la conforter dans son idée, il était vraiment beau, une classe un peu particulière, un brin sauvage. En somme, il était charismatique et même son regard soudain plus précautionneux et ses gestes nerveux ne firent qu’ajouter un petit côté timide qu’Alex appréciait. Néanmoins, elle se reprit rapidement, elle était ici en tant qu’apothicaire pas en tant que jeune femme en manque, par Merlin ! Parfois, elle avait envie de se donner des claques… Certes sa vie amoureuse était au point mort depuis quelques années désormais mais elle avait mieux à faire. Elle ne voyait pas pourquoi elle aurait besoin d’un homme pour être heureuse. Elle était forte, indépendante, libre et puis, en cas de besoin, elle avait toujours Clyde…

Dans tous les cas, son client méritait une autre forme d’attention que celle-ci, elle devait être professionnelle. Et c’est ce qu’elle fit lorsqu’il lui annonça qu’il venait chercher une potion tue-loup. Traditionnellement, l’apothicaire La Serpe et le Serpent, était spécialisé dans le commerce des ingrédients cependant ils avaient depuis toujours une petite réserve de potions de première nécessité qui évitait aux Bristoliens de devoir se rendre sur le Chemin de Traverse. Depuis la nouvelle loi concernant la potion tue-loup, Charles et Alex avaient décidé de faire une réserve de potion tue-loup, auparavant, ils se contentaient de prendre commande mais le nouveau système – basé sur les subventions – leur permettait de s’y prendre à l’avance et d’ainsi pouvoir subvenir aux besoins de cette tranche de la population sorcière.

Née dans une famille plutôt tolérante, Alex n’avait de par son éducation rien contre les lycanthropes. Pour être franche, elle n’en avait jamais vraiment côtoyé et n’avait d’eux qu’une vision scolaire et médiatique. Pourtant, son engagement social faisait d’eux, dans son esprit, qu’un groupe de la population discriminé comme un autre, comme les nés-moldus, les sorciers d’origine étrangère ou les femmes… Et partant de ce principe, elle se devait de soutenir cette minorité.

Elle ne montra donc aucune forme de dégoût, tout juste une légère surprise lorsqu’il fit part de sa requête et elle retint même un petit sourire en songeant qu’elle savait désormais d’où venait ce petit côté sauvage. D’un ton égal, elle répondit :

« Je vais vous chercher ça tout de suite monsieur, ne bougez pas. »

Elle se détourna pour entrer dans l’arrière-boutique, tâchant de ne pas penser aux terribles affrontements qui l’avait fait s’y enfermée, paniquée, quelques semaines plus tôt avant d’en être délogée par l’arrivée inopinée de Roy Calder et de son acolyte. Elle se saisit du petit flacon d’un geste machinal – elle mettait un point d’honneur à ce que tout soit toujours à sa place – et rejoignit le comptoir.

« Et voilà pour vous. »

Elle lui tendit alors le flacon enveloppé dans un sac en papier au nom de l’apothicaire garant de la confidentialité des produits achetés et petite publicité.

« Comme vous le savez sûrement déjà, vous ne me devez rien depuis la nouvelle loi Marchebank. »

Elle hésita quelques instants puis finit par se lancer, après tout, elle était curieuse, ce n’était pas souvent qu’elle rencontrait un loup-garou et son après-midi était de toute façon interminable, un peu de discussion ne lui ferait pas de mal.

« Excusez mon audace mais je suis tentée de vous posez une question puisque vous êtes le premier loup-garou que je rencontre depuis cette nouvelle réforme. Je me demandais ce que vous en pensiez ? A mes yeux, en tant que petite citoyenne lambda, je trouve ça plutôt juste que le gouvernement garantisse votre sécurité et la notre à travers cette réforme, puisque vous n’êtes en rien responsable de votre condition, toutefois, vous pouvez peut-être aussi pensez que cela vous stigmatise ? J’espère que ma question ne vous importune pas, je dépasse largement mon rôle de commerçante et je comprendrais que vous partiez sans dire un mot, mais j’ai toujours été intéressée par les minorités sociales en tant que présidente de l’OFFRE, l’association féministe de Bristol. »

Alex finit par se taire, clairement mal-à-l’aise, elle n’avait pas voulu l’envahir de ses questions et de son monologue mais une fois lancée elle avait eu l’impression de s’embourber lamentablement et avait ressenti le besoin urgent de se justifier, jusqu’à lui balancer son statut dans l’OFFRE comme preuve irréfutable de sa bonne volonté… Plutôt pathétique…



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Klem fut surpris de ne déceler aucune forme de dégoût sur le visage de la charmante vendeuse. Il se permit même un léger sourire de remerciement alors qu'elle lui tournait le dos pour se diriger vers sa réserve sans doute. Il laissa son regard traîner sur sa chute de rein et un sourire appréciateur apparut sur son visage. Sourire qu'il fit bien vite disparaître avant que la jeune femme ne revienne et ne le prenne pour un pervers. Il se saisit du paquet qu'elle lui tendit avec un sourire. Il lui était reconnaissant de l'avoir emballé dans un sachet, cachant ainsi son acquisition à la vue d'un potentiel autre client. Bien que la boutique soit déserte, Klem trouva l'attention charmante.

"Merci, mademoiselle."

Il esquissa un sourire charmeur et rangea le sachet contenant sa potion dans la poche intérieure de sa veste. Il hocha affirmativement la tête lorsqu'elle ajouta qu'il ne lui devait rien. Il devait bien reconnaître que cette loi du ministre était une bonne chose. Après tout, les gens se plaignaient de la dangerosité des lycanthropes mais personne n'avait rien fait jusque là pour les rendre moins agressifs les soirs de pleine lune. Les plus pauvre d'entre eux devaient se contenter de potions de secondes zones ou alors s'en passer les mois les plus difficiles. Klemens avait toujours réussi à se fournir sa potion d'un moyen ou d'un autre. Certains mois, il avait dû jeûner en fin de mois à défaut de pouvoir s'acheter de quoi se nourrir. Toutefois, il ne s'était plus retrouvé dans cette situation depuis qu'il avait mis les pieds en Angleterre. Roy et Valery avaient toujours veillé plus ou moins consciemment à ce qu'il ne manque de rien.

La question ou plutôt le petit laïus de la jeune femme le laissa un instant perplexe. Elle était la première à lui demander son ressenti sur les récentes lois appliquées aux Créatures Magiques. Il dut se retenir de ne pas éclater de rire lorsqu'elle tenta de se justifier en lui donnant son rôle de dirigeante de l'OFFRE. L'association lui faisait de l'oeil depuis un moment, il avait assisté à une ou deux réunions par curiosité mais ne s'était pas encore décidé à prendre une carte d'adhérent. Il était plutôt en accord avec les idées mais les mettre en application était tout de suite plus compliqué. Toutefois, il commençait sérieusement à en avoir assez de rester dans son coin à attendre que les choses bougent. Si on ne les faisait pas bouger, rien ne changerait jamais. C'était ce que les derniers événements lui avait fait comprendre. Il était temps que les choses rentrent dans l'ordre et il lui semblait que toutes les réformes de Leopold Marchebank n'allait pas dans ce sens aussi bonnes soient-elles pour certaines. C'est donc d'un ton prudent qu'il répondit.

"Et bien disons que je trouve que c'est une bonne chose d'avoir rendu cette potion gratuite même si c'est un manque à gagner majeur pour les commerçants. En réalité, la stigmatisation dont nous sommes victime ne date pas d'aujourd'hui. Mais je reconnais que d'obliger les employeurs à embaucher des lycanthropes ne nous rend pas forcément sympathique. Cela rend les gens encore plus réticents à notre encontre. Nous devenons des sortes de parasites. Je reconnais que ces réformes nous facilitent la vie et que nous avons plus de droits qu'avant. On nous traite enfin en humain. Nous ne sommes pas des bêtes, je veux dire, nous sommes des gens normaux avec des émotions et des désirs. La stigmatisation a commencé dès le moment où on nous a recensé dans un registre. Ce qui me dérange en réalité c'est qu'avec la lune sanglante et ces réformes nous sommes projetés sous la lumière des projecteurs et que ça attise la haine des gens à notre encontre."

Il esquissa un léger sourire contrit. Il s'était légèrement emporté sans doute mais il avait enfin exprimé ce qu'il ressentait et n'avait jamais vraiment osé dire à voix haute. Il haussa les épaules avec pragmatisme.

"Néanmoins, je ne suis pas citoyen anglais depuis suffisamment longtemps pour me permettre de critiquer la politique de mon pays d'adoption."

Il esquissa un sourire amusé en direction de la jeune femme. Elle aura sans doute perçu son léger accent qu'il n'avait pas perdu malgré ses cinq ans passé en Angleterre. Bientôt six d'ailleurs.

"Et je suis très impressionné de me trouver face à la présidente de l'OFFRE, ajouta-t-il avec un sourire. J'ai assisté à quelques unes de vos réunions. Vous avez des idées vraiment intéressantes mais je me demande si ce pays est prêt à les entendre. Enfin, qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ?"


Klemens Dabrosky
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Lorsque son client lui décocha un sourire charmeur, elle se laissa étonnamment prendre au jeu. Aujourd’hui, elle avait envie de cela, ne pas se prendre la tête et se laisser aller et si un charmant jeune homme voulait flirter, elle ne dirait pas non. Elle avait besoin de discuter ces derniers temps pour se changer les idées sans doute et arrêter de ruminer, ce qui n’était pas facile en travaillant sur le lieu des derniers événements sanglants de Bristol.

Néanmoins, au lieu de se laisser porter par une discussion futile, elle préféra poser une question plutôt personnel et politique au jeune homme car l’occasion de discuter avec un loup-garou était suffisamment rare pour ne pas la gâcher. Et Alexandra but littéralement les paroles du jeune homme, son point de vue était des plus intéressants et la curiosité naturelle d’Alex la poussait à vouloir en savoir encore plus sans toutefois oser entrer dans des sujets trop personnels :

« Je reconnais que je suis plutôt ignorante au sujet de la cause lycanthrope mais votre avis me semble très crédible. Il est vrai qu’on n’a jamais autant parler de vous que depuis la Pleine Lune Sanglante et si cela a sans doute permis quelques avancées, cela a aussi attisé la haine de certains. Je pense qu’une grande partie de la société garde des préjugés sur votre condition – et certaines autres réalités sociales – et s’ils choisissent de se taire lorsqu’ils se sentent isolés, il suffit d’une étincelle pour que leurs langues se délient et que les propos haineux fleurissent de toutes parts. Selon moi, le problème majeur est le manque d’éducation, nous ne sommes pas suffisamment informés sur le sujet et le peu que nous savons est souvent très négatif, on attise notre peur, créant ainsi des comportements violents et injustifiés. »

Lancée dans son explication, Alex aurait pu continuer pendant un bon moment mais elle se rappela qu’elle discutait avec un inconnu, un client qui plus est, et qu’il était sans doute judicieux de ne pas trop s’emporter. Elle ne put cependant s’empêcher de donner son avis lorsqu’il lui fit part de son arrivée récente en Angleterre :

« Vous savez, je pense que votre intégration dans ce pays passe aussi par la politique, vous ne devriez pas vous restreindre. Vous avez votre mot à dire, d’autant plus que vous apportez un point de vue extérieur et certainement enrichissant. Et puis, c’est un bon moyen pour rencontrer de nouvelles personnes, pour s’embrouiller avec des inconnus aussi mais c’est un risque à prendre dirons-nous, ajouta-t-elle dans une tentative d’humour. »

Une question titillait cependant Alex et elle ne résista pas plus longtemps :

« Si je puis me permettre, d’où êtes-vous originaire ? Un pays de l’est, non ? »

Le jeune homme paraissait réellement sympathique. Aux yeux d’Alex, il était passé de client au physique intéressant à jeune homme au physique et au discours intéressant. Et lorsqu’il rebondit sur le thème de l’OFFRE, Alex ne put s’empêcher de lui décocher un grand sourire. Elle était toujours ravie et étrangement touchée lorsqu’elle rencontrait quelqu’un qui connaissait son association, son bébé, et qui en disait du bien. Mais ce qui était doublement intéressant était qu’il ne se contentait pas de faire quelques compliments polis à sa présidente, non, il apportait son point de vue. Alex aimait les gens francs alors elle ne se gêna pas pour lui répondre :

« Vraiment ? Je suis ravie d’apprendre que vous avez déjà assisté à quelques réunions, vous avez dû le remarquer, les hommes sont plutôt rares dans nos assemblées, pourtant votre avis nous intéresse. Nous ne sommes pas des hyènes enragés comme le pense certains… Nous écoutons les différents points de vue et nous n’avons sans doute pas raison sur tous les points mais c’est en discutant qu’on peut avancer et plus les participants sont d’origines diverses et variées, plus les échanges seront intéressants. En tout cas, n’hésitez pas à revenir et à venir me saluer, je prends toujours le temps de discuter avec les gens qui font le déplacement jusqu’à notre local de la Promenade des Marins. »


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Klem hocha la tête, il était plutôt d'accord avec sa vision des choses. De tout temps, l'ignorance avait été cause de nombreux conflits et de haines injustifiées. Mais pour conserver l'équilibre d'un pays n'était-ce pas chose commune de choisir un bouc-émissaire et de le combattre pour faire oublier au peuple tous ses tracas du quotidien ? Il était tellement facile de remettre la faute de tous nos malheurs sur une minorité.

"Peut-être que le nouveau gouvernement va faire en sorte que les populations apprennent à mieux cerner les créatures magiques. Même si à la vérité, je ne me considère pas comme une créature. Je ne suis pas un animal. Du moins, pas les soirs de pleine lune."

Il esquissa un léger sourire pour bien montrer qu'il n'avait rien d'une bête. Depuis sa morsure, c'était la chose qui l'embêtait le plus. Qu'on le considère comme un animal, une bête féroce sans scrupules. Il se battait contre ça d'ailleurs, il était humain avant tout. Il avait des sentiments et il n'avait rien perdu de son envie de s'amuser et de profiter de la vie. Il darda son regard sur la jeune femme alors qu'elle lui affirmait qu'il avait le droit de donner son opinion et qu'il pouvait se révéler enrichissant. Il ne doutait pas que son avis sur certains sujets pouvaient intéresser l'opinion public mais il doutait qu'on le prenne au sérieux dès lors qu'il aborderait les sujets critiques. Il n'était pas dupe au point de ne pas savoir qu'on l'enverrait sur les roses. Il avait trop longtemps gardé l'image du gigolo de service qui n'a rien à dire. Soit beau et tais-toi. Il avait longtemps appliqué cette maxime, d'ailleurs.

"En effet, confirma-t-il face à la tentative d'humour de la vendeuse. Toutefois, je préfère éviter les problèmes."

Il esquissa un sourire amusé avant de reprendre son sérieux. Il prit un air mystérieux lorsqu'elle lui demanda d'où il venait et se pencha un peu plus sur le comptoir, un sourire au coin des lèvres.

"Je vois que vous avez l'oreille, son sourire s'agrandit légèrement. Je viens de Pologne."

Il n'y avait pas grand chose de plus à ajouter. Il avait l'habitude qu'on lui pose cette question depuis le temps. Il préféra donc rebondir sur l'information que venait de lâcher son interlocutrice. Il éclata de rire lorsqu'elle lui fit remarquer que les hommes étaient peu nombreux lors des réunions et il hocha la tête.

"En effet, nous sommes largement en minorité. Mais ce n'est pas plus mal, un sourire mutin s'étira sur ses lèvres, laissant son sous-entendu apparent. Et je ne manquerais pas de venir vous saluer la prochaine fois. D'ailleurs... je ne me suis pas présenté. Klemens Dabroski. Enchanté."

Il tendit sa main par dessus le comptoir, un immense sourire aux lèvres.


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Alex lança un regard sérieux à son client alors qu’il lui avouait ne pas se considérer comme une bête, être un humain avant tout. Elle comprenait sans mal que c’était un sujet sensible et ne savait clairement pas quoi lui répondre alors elle préféra s’en sortir avec l’humour et lui répondit avec un sourire charmeur :

« C’est certain, vous n’avez rien d’une créature maléfique, vous avez tout d’un homme, croyez-moi. »

La conversation reprit un ton plus sérieux lorsqu’elle s’engagea sur le sujet de la participation politique. Alex avait toujours aimé donner son avis, se faire entendre, qu’importaient les moyens. Elle avait donc du mal à envisager qu’on préfère se taire pour éviter le conflit mais elle ne connaissait pas assez le jeune homme pour le pousser à se faire entendre et puis elle ne connaissait pas suffisamment sa situation pour le juger. En tant que loup-garou, s’affirmer politiquement devait être moins facile sans doute, c’était fort déplorable et Alex envisagea un moment d’apporter son soutien – et peut-être celui de l’OFFRE – aux causes lycanthropes, il fallait se serrer les coudes entre associations.

De nouveau, la conversation bascula sur un ton plus léger alors qu’Alex s’enquérait des origines du jeune homme. Celui-ci lui paraissait vraiment sympathique, en quelques minutes, elle avait découvert qu’on pouvait discuter de choses sérieuses avec lui sans pour autant plonger dans la conversation prise de tête. Les petites touches d’humour et de flirt étaient exactement ce dont elle avait besoin ces temps-ci pour se changer les idées alors elle n’hésita pas à répondre sur le même ton. Et elle lui offrit un grand sourire alors qu’elle serrait sa main tendue :

« Alexandra Fritz, de même. Alors comme ça, Mr Dabroski, vous aimez être entouré d’un harem… Pas sûr que cela soit très en accord avec les idéaux que défend l’OFFRE mais j’accepte de fermer les yeux pour cette fois, à condition que vous respectiez votre parole et que vous veniez me voir après la prochaine réunion de l’OFFRE, je vous offrirais un verre. »

Alex elle-même était surprise de son audace, ce n’était certainement pas son genre de flirter ainsi mais le jeune homme l’intriguait et elle avait envie d’en apprendre plus sur lui. Ces derniers temps, elle avait décidé de ne plus se prendre la tête, de laisser les choses venir et de profiter de chaque instant, de chaque rencontre, même la plus surprenante.


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Klem pouffa légèrement lorsque la jeune femme lui affirma qu'il n'avait rien d'une créature maléfique. Il affichait un flegme qu'il était loin de ressentir cependant. Les paroles de la vendeuse le rassurèrent néanmoins. Il savourait la façon dont il pouvait passer d'un sujet à un autre avec l'apothicaire. Et il l'avouait, il flirtait délibérément. Et la jeune femme ne semblait pas réticente, elle entrait même volontairement dans son jeu.

Un sourire mutin se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle se présenta à son tour et lâcha qu'il aimait s'entourer d'un harem. Ce n'était pas tout à fait ça, même si il reconnaissait volontiers qu'il appréciait la compagnie. Il rit doucement en secouant la tête de droite à gauche. En effet, ce n'était pas forcément en accord avec les idées féministes de l'OFFRE mais tout le monde ne pouvait pas être parfait après tout. Son sourire s'agrandit légèrement lorsqu'elle l'informa qu'elle lui offrirait un verre la prochaine fois qu'ils se verraient.

"Pourquoi attendre ?, son sourire se fit charmeur. A quelle heure vous terminez ?"

Sa question pouvait paraître anodine mais il se doutait qu'Alexandra saisirait sa question voilée. Et il espérait qu'elle accepterait son invitation. Il était curieux d'en apprendre plus sur la sympathique jeune femme qui lui avait servi une potion Tue-Loup sans le juger.


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Alex se demandait vraiment comment ils en étaient arrivés là. Comment une conversation banale entre un client et une vendeuse avait pu tourner en ce jeu de séduction des plus clichés. Ce n’était pas le genre d’Alex de se lancer là dedans et pourtant, elle devait avouer qu’elle s’amusait bien. Klemens était charmant, charmeur et en plus d’être plutôt bel homme, il ne semblait pas idiot. Elle n’avait aucune raison de ne pas de laisser draguer ? Si ?

Elle pensait trop… Voilà qu’elle perdait son naturel et que le jeu devenait un peu trop sérieux. Ce n’était qu’une proposition pour boire un verre une prochaine fois, ça ne l’engageait à rien. Au pire, elle pourrait toujours se dire qu’elle avait fait ça pour l’OFFRE – ou l’art de faire des compromis avec sa conscience. Cependant, Klemens ne fit pas les choses à moitié en lui demandant à quelle heure elle terminait le travail.

Elle hésita. Techniquement, elle pouvait fermer dès maintenant, il n’y avait pas un chat sur l’allée des Douze Chênes, le jour faiblissait, ce n’était pas maintenant qu’elle allait faire grimper son chiffre d’affaire. Elle savait que Charles ne lui en voudrait pas si elle fermait un peu plus tôt que d’habitude. Le tout était de savoir ce qu’elle voulait. Ca faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas accepté une invitation à sortir de la part d’un homme. A chaque fois, elle les envoyait bouler, n’ayant aucune envie de passer plus de temps que nécessaire avec ces crétins de premières qui ne pensaient qu’à finir dans son lit.

Mais aujourd’hui, c’était différent. Klemens lui paraissait sympathique et accepter de boire un verre ne voulait rien dire de plus… Enfin… Presque… Elle pensa un instant à Clyde et le revit quelques semaines auparavant. Allongés côte à côte dans le lit défait, ils se laissaient allés à parler de leurs histoires de cœur, c’était le seul moment où ils s’autorisaient ce sujet sensible. Elle le revoyait l’encourageant à sortir, à accepter des rendez-vous, à arrêter de se punir pour ce qu’il s’était passer avec Steve et à vivre de nouveau.

Elle lança un regard à Klemens et lui sourit quittant l’air sérieux qu’elle avait sûrement pris durant sa réflexion :

« Vous savez quoi, maintenant ! Plus personne ne viendra plus alors allons boire ce verre ! Juste le temps de fermer boutique. »

Elle n’avait pas besoin de faire beaucoup de rangement puisqu’elle avait passé la journée à classer et reclasser les ingrédients dans l’espoir que le temps passerait plus vite. Elle passa un coup de balai avant de se tourner vers Klemens :

« Vous pourriez attendre dehors quelques instants ? »

Elle avait beau le trouver sympathique et charmant, elle n’en perdait pas pour autant la tête et elle n’allait certainement pas faire sa caisse sous les yeux d’un inconnu. Elle compta rapidement – de toute façon, il n’y avait pas grand chose à compter – récupéra son manteau dans la réserve, éteignit les lumières et sortit dans l’air frais de l’allée des Douze Chênes :

« Vous avez une idée d'où nous pourrions aller ? »


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Klem fixait la jeune femme attendant qu'elle prenne une décision quant à sa proposition. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle acceptait et il ne fit pas la forte tête lorsqu'elle lui demanda d'attendre dehors. Il se doutait qu'elle avait une caisse à compter et elle n'avait sans doute pas très envie de le faire devant un loup-garou désargenté. Ils ne se connaissaient pas après tout. Il pouvait très bien être un arnaqueur ou un type prêt à lui sauter dessus pour un peu d'argent. Il se plia donc de bonne grâce à la demande de la jeune femme et attendit qu'elle le rejoigne dehors.

Il esquissa un léger sourire alors qu'elle franchissait enfin la porte et lui demandait si il avait une idée de lieu. Il y avait bien le bar où il avait rencontré Shea mais il y avait trop de mauvais souvenirs. Mais après tout, les bars ce n'était pas ce qu'il manquait à Bristol. Surtout pas sur la Promenade des Marins. Il fit mine de réfléchir un instant avant de se tourner vers Alexandra avec un léger sourire.

"Je connais quelques petits bars sympa du côté de la Promenade des Marins si ça vous dit."

Il attendit que la jeune femme lui donne son accord avant de s'engager dans les rues animés de Bristol. C'était une ville qu'il aimait beaucoup mais un peu trop chère pour lui. Il avait donc préféré se rabattre sur la cité Nimbus qui était beaucoup plus abordable. Il resta un instant silencieux profitant du vent marin. Pour être honnête, il ne s'était pas attendu à ce qu'Alexandra accepte sa proposition.

Il devait bien reconnaître que c'était assez intimidant d'avoir un rendez-vous avec la leader de l'OFFRE. Elle avait dû avoir de douloureuses relations avec les hommes pour en arriver à défendre farouchement le droit des femmes. Evidemment, il était pour la parité, il fallait un équilibre. Les femmes n'étaient pas moins compétentes qu'un homme. C'était surtout pour cela qu'il fréquentait les réunions et aussi parce que les idées débattues étaient souvent intéressantes. Après de là à dire qu'il était féministe, il y avait tout de même un cap à franchir. Il était donc curieux de savoir ce qui avait poussé Alexandra à s'engager de la sorte.

"Cela fait longtemps que vous avez crée l'OFFRE ? Vous devez être fière de l'importance que votre mouvement prend."

Après tout, c'était son bébé. Du moins, il lui semblait que vu comment elle lui en avait parlé, elle prenait très à cœur l'avenir de son association.


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Un bar sur la promenade des Marins, bien sûr que ça lui disait, en plus, elle ne serait pas loin de chez elle pour rentrer. Elle suivit l’homme qui semblait plutôt bien connaître le chemin ce qui la laissa supposer qu’il était du coin, aussi en profita-t-elle pour combler le silence qu’il s’était installé entre eux :

« Vous habitez Bristol depuis longtemps ? Il ne me semble pas vous avoir croisé auparavant. Enfin, ça ne veut rien dire vous me direz, je ne connais même pas tous mes voisins… »

Et en disant cela, Alex ne se doutait pas que deux jours plus tard, elle allait découvrir un autre de ses voisins des plus inattendus. Le sujet ne s’éternisa pas et Klem la relança bientôt sur son implication dans l’OFFRE. Il ne pouvait pas lui faire plus plaisir ou tout du moins il ne pouvait pas trouver un meilleur moyen de la faire parler :

« J’ai créé l’OFFRE il y a un an et demi maintenant. J’ai vécu un long moment dans le Monde Moldu et à mon retour, j’ai été encore plus choquée par la condition des femmes dans la société sorcière. J’ai tout d’abord cherché à rejoindre une association féministe sorcière avant de me rendre compte qu’il n’en existait tout simplement pas. J’ai un peu oublié l’idée pendant quelques temps avant de me décider et de créer ma propre association. Toutefois, je ne m’attendais pas à un tel succès, ça c’est certain. En peu de temps, l’OFFRE a pris une importance au niveau national et à chaque réunion nous sommes plus nombreux. Ca demande beaucoup de temps et d’investissement mais ça me plaît énormément. J’aime pouvoir apporter ma petite contribution et puis ça montre bien que la société sorcière est intéressée par le sujet. »

Elle aurait pu continuer longtemps si ils n’étaient pas arrivés sur la Promenade des Marins. Elle se tourna alors vers Klemens :

« Tu as un endroit où tu veux aller en particulier ? Si tu n’as pas d’idée, j’irais bien au Selkie, j’aime bien voir la plage déserte battue par la pluie et les embruns. »


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"Oh, non, je n'habite pas à Bristol. Mais j'ai un ami qui y vit. J'ai emménagé à la Cité Nimbus il y a peu."

Il esquissa un léger sourire amusé de la façon dont Alexandra avait sauté aux conclusions. Après tout, c'était vrai que ça prêtait à confusion. Il prenait ses potions à Bristol alors qu'il habitait ailleurs. Mais d'un autre côté, la Cité était tellement petite que si il commençait à se fournir là-bas, tout le monde saurait bien vite son secret et il n'était pas certain d'en avoir envie.

"Et maintenant, je sais où je viendrais chercher ma potion tous les mois. Ça me donnera une bonne excuse pour venir vous embêter."

Son sourire s'agrandit davantage alors qu'il marchait le long de la jetée. Il posa son regard sur la jeune femme avant de lui poser une nouvelle question sur l'OFFRE et sur son engagement. Il l'écouta avec une certaine fascination, impressionné par la passion d'Alexandra. Lui même aurait aimé avoir un intérêt particulier pour un sujet qui lui tenait à coeur. Mais toute sa vie n'était qu'une succession de papillonnage.

Il n'avait jamais réussi à se fixer ni même à rester en place suffisamment longtemps pour construire quelque chose de concret. Et puis, il se lassait vite. Il était un passionné éphémère qui passait rapidement à autre chose. Il se disait parfois qu'avec Valery, si il n'avait pas eu son accident, ils n'auraient pas tenu des années. Parce que ce n'était pas dans sa nature de rester en place. Sa présence en Angleterre faisait figure d'exception. Il avait fini par trouver sa place, ou du moins, un semblant de place, au sein de la société sorcière anglaise.

Il fut tiré de ses pensées par la voix d'Alexandra et fut agréablement surpris par l'emploi du tutoiement. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il posait son regard clair sur la jeune femme. Il fit mine de réfléchir un instant avant de hocher la tête à sa proposition.

"Comme tu veux. Le Selkie me convient parfaitement."

Il était passé au tutoiement également, rendant la conversation beaucoup plus simple. Puis se dirigea d'un pas décidé vers l'établissement choisi.


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Alex esquissa un sourire face aux tentatives de flirts de Klemens parce qu’elle avait du mal à interpréter d’une autre façon sa décision de se fournir exclusivement dans sa boutique – enfin, la boutique de Charles – ce qui les ferait se croiser tous les mois. Et s’il comptait la draguer, il fallait admettre qu’il savait y faire, rien de mieux pour mettre Alex de bonne humeur que de la questionner sur l’OFFRE. Comme d’habitude, elle se laissa emporter et aurait certainement continué un long moment s’ils n’étaient pas arrivés sur la Promenade des Marins.

Sans même s’en apercevoir, elle se mit à tutoyer Klemens, sans doute était-ce plus naturel puisqu’ils s’apprêtaient à boire un verre ensemble. Dans tous les cas, cela ne sembla pas gêner Klemens puisqu’il adopta également une conversation plus informelle alors qu’ils se dirigeaient vers la plage et le Selkie.

Ils entrèrent dans l’établissement chaleureux et s’installèrent près d’une fenêtre, leur donnant ainsi la possibilité de regarder les vagues s’échouer sur la plage. Si elle appréciait ce bar, Alex ne se doutait pas encore qu’il revêtirait d’ici peu une signification bien particulière. Pour l’instant, elle se contentait de commander une gobière et de trinquer avec Klemens lorsqu’elle fut servie.

« Aux rencontres inattendues »

Elle but une gorgée de la boisson fraîche, elle adorait la première gorgée de gobière, se délectant de la mousse épaisse et après une journée de travail aussi longue et pesante, c’était encore meilleur.

« Et toi alors, tu te plais à la Cité Nimbus ? Je crois que je n’y suis jamais allée mais il paraît qu’il y a une bonne ambiance. »


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"Aux rencontres inattendues !"

Klemens esquissa un léger sourire et trinqua avec Alexandra avant de boire une gorgée de sa Gobière. Il devait bien admettre que c'était la première fois qu'il se liait réellement d'amitié avec un apothicaire ou du moins qu'il faisait des avances à l'un d'entre eux. Même si il avait l'impression qu'il allait nouer une profonde et sincère amitié avec la jeune femme. Il y avait des rencontres comme cela qui marquaient une vie.

"Oui, je m'y plais beaucoup. Il y a une ambiance vraiment sympa et j'ai des voisins plutôt cool, répondit-il en hochant la tête. Et toi, alors ? Tu te plais à Bristol ?"

Un léger sourire en coin s'étira à la commissure de ses lèvres alors qu'il plongeait son regard dans celui d'Alexandra. Depuis le départ, ils ne faisaient que s'échanger des banalités. Il était peut-être temps de prendre le taureau par les cornes. Elle semblait avoir une vie plutôt active même si d'après ce qu'il pouvait voir très tournée sur le travail ou l'OFFRE. Peut-être même n'avait-elle personne dans sa vie. C'était le genre d'information qu'il aimait connaître. Pour ne pas avoir de mauvaise surprise au cas où. Plus d'une fois, il avait dû se sauver par la fenêtre parce que le conjoint ou la conjointe de son amant ou de son amante d'un soir rentrait plus tôt que prévu.

"Alors, dis-moi tout. Tu as quelqu'un dans ta vie en ce moment ?"

Son sourire se fit amusé et son regard pétilla légèrement alors qu'il portait le goulot de sa bouteille à ses lèvres.


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La question aurait pu être un piège, après tout, rien ne disait à Alex que Klemens n’était pas totalement déprimé de vivre à la cité Nimbus, auquel cas, sa question aurait plombé l’ambiance mais rien de tout cela. Au contraire, Klemens semblait apprécier l’endroit et avoir une agréable compagnie.

« Et bien, ça a l’air chouette, tu me confortes dans mon idée, il faut vraiment que j’aille y faire un tour. Tu n’auras qu’à me conseiller un bar sympathique où prendre un verre. »

Et pourquoi pas venir prendre ce verre avec elle tant qu’ils y étaient. C’était assez étrange comme situation, Alex n’était pas habituée à s’ouvrir ainsi aux gens, encore moins à s’y attacher et jouer le jeu de la séduction était quelque chose qu’elle avait rayé de ses options depuis un certain nombre d’années déjà. Alors que faisait-elle aujourd’hui avec Klemens ? Pourquoi est-ce que tout lui semblait si simple et agréable ? Elle n’en avait aucune idée et n’avait pas plus envie que ça de comprendre le pourquoi du comment, juste de profiter du moment.

C’était peut-être ça d’ailleurs… Les derniers événements avaient ramener bon nombre d’entre eux à des considérations plus terre à terre. Dans ces temps qui se troublaient, on attachaient plus d’importance à sa famille, à ses amis et à profiter du moment présent. Alex n’avait pas de famille ou tout du moins ne voulait plus en avoir, ses amis se comptaient sur les doigts de la main alors il lui restait à profiter du moment présent sans réfléchir. C’est donc avec bonne humeur qu’elle répondit aux questions du jeune homme :

« Très, j’aime beaucoup cette ville. Elle est pleine de vie et à une taille parfaite : ni trop petite ni trop grande. Et puis, la mer, ça change tout, ça ouvre la ville vers d’autres horizons, casse le côté citadin et lui donne une petite touche touristique. Je crois que j’aurais du mal à m’installer dans une autre ville désormais et encore plus à quitter la mer. »

Malheureusement, comme elle aurait dû s’y attendre, le jeu de séduction prit une autre échelle lorsque Klemens l’interrogea directement sur ses relations amoureuses… Mauvaise pioche… Ce n’était pas le genre de chose qui mettaient Alex très à l’aise, au contraire, c’était généralement ce qui la faisait fuir mais forte de ses bonnes résolutions elle tâcha de ne pas se démonter :

« Et toi très cher ? Avec ta gueule d’ange, je suis sûre que tu fais des ravages. »

Un petit sourire aguicheur avant de reprendre un air plus sérieux :

« Pour répondre à ta question, j’ai une vie plutôt solitaire, c’est bien mieux comme cela, disons que cela me correspond plus. »

Mensonge. Jamais Alex n’avait eu envie de passer ses soirées seules dans son petit appartement de la Promenade des Marins, qu’importe ce dont elle s’auto-persuadait.


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"Il y en a un sympa sur la Grand Place. Je serais ravi de t'y emmener."

Le loup esquissa un léger sourire avant de porter son lèvre à ses livres. Quitte à lui indiquer le bar autant lui montrer directement et en profiter pour boire avec elle. Et puis... ils seraient tout prêt de son appartement. Ils pourraient éventuellement y faire un saut, histoire de lui montrer où il vivait... Il l'écouta ensuite parler de Bristol et de son amour de la mer. Il esquissa un léger sourire amusé alors qu'il la dévisageait.

Elle était passionnée, ça se voyait. Dès que quelque chose la touchait, elle en vantait immédiatement les mérites. C'était assez amusant à regarder. Il songea qu'il avait bien fait de rentrer dans la boutique. Car même si il ne se passait rien entre eux ce soir, il aurait au moins gagné une amie. Il avait l'impression qu'en à peine six mois, il avait rencontré plus de gens et s'était plus d'amis qu'en cinq ans. Peut-être était-ce lui qui avait changé. Il était peut-être plus ouvert sur les autres. Il avait passé sa vie à éviter les gens qui voulaient construire une mitié solide avec lui de peur de les effrayer.

Mais il ne pouvait que constater qu'il s'était lui même coupé des gens et s'était interdit de vivre tout simplement. Pourquoi ne prenait-il conscience de cela que maintenant ? Peut-être que la mort de Valery lui avait apporté une certaine maturité qu'il ne possédait pas avant. A moins qu'il ne commence tout doucement à grandir de part lui-même. Mais il ne se faisait pas d'illusion, il ne serait jamais un respectable chef de famille. Il n'avait pas ça dans le sang. Il voulait continuer à vivre comme bon lui semblait. Et construire une vie de famille, avoir des enfants... Tout cela était beaucoup trop pour lui.

La remarque d'Alexandra lui tira un sourire amusé. Sa gueule d'ange comme elle disait lui avait apporté certains ennuis à une époque. Enfin plutôt un succès auprès de certaines personnes dont il se serait bien passé. Pendant son adolescence, il avait joué de son charme pour draguer le plus possible. Il y avait eu sa période allemande et il s'était un peu calmé, profitant de a toute nouvelle liberté chèrement acquise avant de retourner dans un schéma légèrement similaire. Profiter de ses atouts physiques pour obtenir ce qu'il voulait. Un toit pour la nuit, de la nourriture et parfois un peu d'argent quand les fins de mois étaient réellement difficile. Alors oui, il faisait des ravages mais il n'en était pas toujours fier. Et parfois, il se disait qu'il aurait peut-être préféré avoir une vie solitaire comme Alexandra. Même si il savait pertinemment qu'à un moment, il ressentirait un vide. Et qu'il se sentirait obligé d'utiliser ses charmes et de jouer les jolis cœurs. Uniquement pour avoir la sensation d'exister et d'être quelqu'un pour au moins une personne. Même si ce n'était que le temps de quelques heures.

"J'admire ce genre de comportement. Moi... je fais des ravages en effet, il esquissa un léger sourire amusé. Mais je ne me fixe jamais. L'amour... ce n'est pas un sentiment pour moi. J'ai besoin de me sentir libre, de savoir que j'ai le contrôle et qu'à tout moment, je peux dire stop. Dès que les sentiments entrent en jeu, les complications arrivent toujours. Non, je préfère les histoires sans lendemain."

Il sonda Alexandra un instant avant d'esquisser un sourire taquin et de se pencher vers elle.

"Alors ? Intéressée ?"


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Alex se laissa prendre au jeu et trinqua avec Klemens lorsqu’il lui proposa de l’accompagner pour aller boire un verre à la Cité Nimbus. Alex avait l’impression qu’ils venaient de décider d’un rencard… Cette pensée subite lui fit avaler une longue gorgée de Gobière. Ne pas penser. Ne pas penser. Sourire.

« Je suis sûre que tu sauras trouver un endroit sympa, tu as l’air de t’y connaître. »

Non pas qu’il ait l’air de l’alcoolique du coin, mais plutôt du jeune qui aimait faire la tournée des bars… et pourquoi pas rentrer accompagné ? D’ailleurs la suite de leur conversation lui donna raison. Klemens était un dragueur au cas où elle ne l’aurait pas déjà compris. Le genre d’homme qui avait besoin de séduire pour se sentir vivant. Et qui, fatalement, refusait tout ce qui se rapportait aux sentiments.

Alex comprenait la logique et aurait aisément pu tomber dans ce genre de schéma relationnel, c’est même ce qui paraissait évident pour bon nombre. Cependant, Alex en plus d’avoir rejeté toute forme de sentiments amoureux avait aussi rejeté toute forme de séduction. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec les hommes. Elle ne voulait plus être blessée et savait qu’elle ne pourrait s’empêcher de s’attacher, son orgueil la poussait donc à ne voir personne d’autre que Clyde lorsqu’ils étaient tout deux trop désespérés.

Cela faisait plusieurs années qu’Alex ne s’était pas laissée allée au jeu de la séduction, elle avait bien été draguée quelques fois mais avait toujours remballé sèchement les hommes qui avaient osé penser qu’elle pouvait être intéressée. Cette fois était différente car elle n’était pas innocente, elle avait joué le jeu et devait en assumer les conséquences. Malgré tout, elle manqua de s’étouffer face au culot de Klemens, on pouvait dire qu’il allait droit au but…

Elle toussa une ou deux fois, rougit en ayant l’impression d’être encore à Poudlard et se tut quelques instants pour reprendre son souffle et surtout réfléchir à sa réponse. Elle ne voulait pas envoyer Klemens bouler comme elle le faisait habituellement, elle l’aimait bien et espérait qu’ils pourraient quand même aller boire ce verre, même si c’était sans intention. Finalement, elle se lança :

« Non pas que je ne sois pas attirée par les gueules d’ange mais comme je te l’ai dit tout à l’heure, je suis plutôt solitaire et contrairement à toi, les histoires sans lendemain ne marchent pas avec moi. »

Elle hésita quelques instants puis ajouta :

« Par contre, j’ai vraiment apprécié boire un verre avec toi alors si ta proposition pour Nimbus tient toujours. »

Elle conclut avec un petit sourire en espérant ne pas avoir gâcher ses chances de se faire un nouvel ami, elle qui n’avait que peu de proches.


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La lune n'attend pas que la ville se remette [Klem/Alex]

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