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 Ange ou démon ? [Jabob & June]

June ByrdMolduavatar
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30 septembre 2008

La rencontre entre les Sharacks et le gang de Griggs ne s'était pas du tout déroulé comme elle s'y était attendu. Lorsqu'elle avait rejoint Ezra Barnes pour lui faire son rapport de la mission, elle n'avait pas été surprise de ne recevoir qu'un quart de la somme promise. Et encore, un quart qu'elle avait durement négocier pour la dangerosité de la mission. Elle avait pris beaucoup de risque pour rien. Ce n'était pas elle qui avait tué Gros Joe. Ce n'était même pas elle qui avait rendu infirme Griggs. Elle n'avait eu le temps de rien faire et de ne rien voir. Elle n'avait strictement rien fait si ce n'était s'être dévoilée devant un Auror. Elle s'en était sortie de justesse. Et elle savait qu'elle ne devait sa liberté qu'à un gros coup de chance. Et cela la mettait en rogne.

Elle avait tout de même su s'amuser un peu. Le meurtre de ce stupide Craig Lecrabe avait été une vraie partie de plaisir. Elle regrettait de ne pas avoir pu en profiter davantage. Elle avait vu la vie quitter l'homme avec une fascination sans nom. Comme chaque fois qu'elle ôtait la vie à quelqu'un. Elle ne s'en lasserait sans doute jamais, chaque mort était différente. Et celle-ci avait été soudaine, précipitée dans le feu de l'action. Elle en avait tout de même retiré un petit trésor. Lecrabe croyait se sauver en lui donnant son butin, cela n'a pas été le cas, toutefois, la bourse en peau de dragon recelait un véritable trésor.

Bien sûr, il y avait des objets sans valeurs comme un assortiment de montres et autres babioles sans importance. Mais au milieu de tout cela, une bague finement travaillée. Elle avait d'ailleurs bien failli passer à côté. Heureusement, elle avait une très bonne vue et elle avait décelé le petit anneau précieux. Un tel bijou ne pouvait appartenir qu'à une sorcière extrêmement riche et qui n'allait pas tarder à se marier. L'absence d'alliance lui avait clairement indiqué qu'il s'agissait d'une bague de fiançailles. Et que les vœux de mariage n'avaient pas encore été prononcés.

Elle avait d'abord pensé à revendre la bague sur la Voie avant de tomber sur un article dans la Gazette du Sorcier. Swann Twilfit, fiancée de Jacob Dalhiatus le second et ami de Leopold Marchebank, avait péri au cours de la bataille de Bristol. L'information avait fait le tour dans son esprit et la bague lui avait semblé bien plus précieuse encore. Il était toujours bon d'avoir plusieurs hommes influents dans sa poche. Elle avait donc décidé de reporter ses projets de revente pour aller directement voir la personne à qui revenait cette bague.

June avait longuement hésité sur la tenue à porter. Elle s'était finalement décidé pour l'une de ses robes les plus échancrées. Pas parce qu'elle souhaitait séduire plus que cela mais parce qu'elle faisait partie de ses robes les plus élégantes. Et si elle pouvait paraître parfaitement inoffensive, cela serait d'autant plus facile de convaincre Dalhiatus qu'elle ne cherchait rien d'autre qu'une assurance qui lui permettrait d'être certaine qu'il ne lui arriverait jamais rien. Même si Marchebank décidait qu'il n'avait plus besoin de ses services ou qu'elle en savait définitivement bien trop.

La jeune femme prit une profonde inspiration avant de frapper d'une main ferme contre le battant de la porte de l'appartement du ministre des accidents et catastrophes magiques. Encore fois, grâce à Wayne, cela n'avait pas été trop compliqué de trouver l'endroit où l'homme habitait. Et qui irait se demander ce qu'une femme bien apprêtée faisait dans un immeuble de ce standing. Tout était fort classieux, des ascenseurs aux couloirs chaussés d'une onctueuse moquette beige. Elle osait à peine imaginer le prix des loyers. Un sourire gracieux se dessina sur ses lèvres alors que la porte s'ouvrait sur le numéro du ministère de la magie.

"Monsieur Dalhiatus ? Bonjour, je crois que j'ai quelque chose qui vous appartient."

Puis sans un mot de plus, elle sortit la petite bague de l'une des poches de sa cape et la tendit à Jacob Dalhiatus avec une moue désolée sur le visage.


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Jacob poussa un long soupir de désespoir, tant ce qu'il se voyait contraint de faire ne lui plaisait guère. Figé devant l'armoire de la chambre, le veuf s'apprêtait à faire un tri aussi difficile que nécessaire des affaires ayant appartenues à sa bien-aimée. Cela lui déchirait le cœur, mais c'était une étape du deuil à laquelle il ne pouvait point se soustraire. D'une part pour ne point sombrer dans l'instabilité et une dépression qui aurait tôt ou tard raison de sa volonté, et d'autre part pour se donner un futur. Pour la seconde fois de vie, il allait devoir faire le deuil d'une relation qui se terminait prématurément. Quelle sorte d'ignoble malédiction était-ce, que celle de se voir infliger deux fois les mêmes souffrances? Jacob avait longtemps médité sur cette fatalité qui s'acharnait sur lui, comme si toute forme de bonheur amoureux se refusait à lui. Non, ce n'était pas le genre d'homme à se complaire dans les lamentions. Bien au contraire, il méprisait les êtres faibles qui se laissaient dominer par leurs émotions. Mais voilà, il devait admettre que la mort de Swann, comme celle jadis de Gersende, venait de lui infliger une plaie béante dans son âme, qui ne cicatriserai probablement jamais...

L'autre nuit, il s'était rendu sur la tombe de Swann. Pas pour pleurer. Ni pour y déposer l'une de ses plaques débiles que mettent les gens normaux. Non, il lui avait simplement hurlé sa rage, et le chagrin immense qu'il ressentait dans sa disparition. C'était trop abrupt, brutal, égoïste! Il n'avait pas eu le temps de lui exprimer tout ce qu'il se ressentait, se perdant bêtement dans des scènes de ménage aussi stupides que dérisoires. Swann était partie sans un mot, à l'image de ce que fut son dernier jour avant sa mort. Jacob se remémorait sans cesse cet instant où elle avait franchi le seuil du 227 Greyfriars Square, sans l'ombre d'un adieu. Désormais Jacob allait se heurter à ce mur de silence sans l'infime espoir de pouvoir le briser. Cela le condamnait à vivre éternellement dans le regret et la culpabilité. C'était comme un dernier reproche de Swann, et une manière de lui faire comprendre toute l'étendue de ses lacunes lorsqu'il s'agissait d'aimer. Même dans l'au-delà, les prières de Jacob prenaient l'apparence de dispute, signe que le couple n'avait jamais vraiment réussit à établir un semblant de dialogue. Il n'y avait rien de pire dans ce monde que d'aimer profondément une personne, et de ne pas trouver les mots pour lui exprimer réellement cet amour. Jacob avait beau être un érudit, il s'était montré totalement inculte dans l'art d'aimer...

De manière presque mécanique, le visage sombre, Jacob actionnait sa baguette pour vider la garde-robe de Swann et remplir la grande malle magique qui allait se retrouver dans le secret du grenier. Finalement, il venait de trouver une utilité au grenier, celle de pouvoir soustraire de son regard, des objets qui lui fendaient le cœur, et le ramenait sans cesse au souvenir de sa défunte Swann. Peut-être devrait-il déménager? Cette idée lui avait effleuré l'esprit, mais il ne voulait point l'exécuter tant que la mort de sa dulcinée ne serait point vengée. Se retrouver dans le cocon d'amour qu'ils avaient tissé ensemble, n'affaiblissait point sa soif de vengeance, bien au contraire, elle cela contribuait à l'intensifier. Tandis que Jacob s'attelait à cette tache au combien pénible; Son regard se posa tout à coup sur une splendide robe verte à carreaux, qui le ramena à un souvenir heureux de sa vie passée. Swann affectionnait particulièrement cette robe, mais par maladresse alors qu'il cuisinait, Jacob l'avait malencontreusement ruiné d'une tache de sauce boullugnaise. Quel scandale! Aucunes plates excuses et aucun dressing magique n'avaient réussi à venir à bout de cette ignoble tache! Jacob pensait que Swann s'en était débarrassée, mais apparemment elle devait trop l'aimer pour pouvoir s'en séparer. L'émotion étreignit le cœur de Jacob, au moment où il serra contre lui cette robe. Bêtement, il se jura de trouver une solution qui puisse résorber cette tâche, de manière à offrir un cadeau posthume à sa bien-aimée. Jacob pouvait presque sentir l'odeur et le parfum de sa bien-aimée, alors qu'il enfouissait son visage dans l'étoffe de la robe. L'émotion qu'il ressentit dans ce geste se fit si forte, qu'il se mit à pleurnicher bêtement comme un enfant. C'est à cet instant que des coups résonnèrent à la porte du 227 Greyfriars Square...

Jacob releva la tête, se trouvant subitement idiot de s'adonner à la sensiblerie. Il frotta ses yeux rougis par l'émotion, puis finit par descendre les marches qui conduisait vers le hall d'entrée. Qui cela pouvait bien être? Il pria pour que cela ne soit pas sa demi-sœur, car il en avait assez de ses larmes de crocodile et de ses complaintes hypocrites. Il réajusta quelque peu son col, puis ouvrit la porte d'entrée. Une jeune femme au visage d'ange se trouvait sur le seuil, et Jacob se surprit même à baisser un regard admiratif sur son éblouissante robe échancrée. Quelque peu troublé, il se ravisa bien vite, se demandant qui pouvait bien être cette inconnue. Sur un ton méfiant, il finit par l'interroger :

"Vous êtes? "

La ravissante jeune femme ne s'acquitta point de se présenter, et semblait plutôt soucieuse d'extirper un objet de l'une des poches de sa cape. Quand Jacob découvrit celui-ci, son cœur manqua un battement tandis que son regard s'arrondissait de stupeur. Sa main tremblante saisit l'objet précieux qu'il croyait perdu à jamais. En découvrant le cadavre de Swann, il s'était étonné de ne point la retrouver à son annulaire. Un médicomage, lui avait alors révélé que dans ce genre d'événement les pilleurs de cadavres étaient légions. Jacob ne pensait plus revoir cette bague précieuse...

"Mais... mais... C'est la bague de ma défunte femme... "

Jacob resta un moment interloqué, avant de relever les yeux sur sa mystérieuse visiteuse. Qui était-elle vraiment? Une bonne âme ou une charognarde attirée par l'appât du gain? Un sentiment divergent obscurcit ses pensées : Devait-il lui témoigner de la gratitude? Alors qu'elle pouvait s'être livrée à de sombres exactions, en pillant les cadavres de la voie des miracles. Dilemme qu'il devait démêler rapidement. Jacob reprit toutefois le contrôle de ses émotions, et d'une voix nouée par l'émotion il lui posa la question qui lui tiraillait les lèvres :

"Comment vous êtes-vous procurée cette bague? "

Un long silence s'en suivit. Jacob scruta avec attention la jeune femme, comme pour mieux y desceller une preuve de qui se cachait vraiment derrière ce visage angélique. Était-ce un ange ou un démon? Il devait le découvrir...


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Diverses émotions passèrent sur le visage de Jacob Dalhiatus alors que June lui tendait la bague de sa défunte fiancée. Elle détourna pudiquement les yeux afin de laisser à l'homme le temps de se recomposer un visage. Ce n'était que pure mascarade évidemment, elle n'avait aucune sorte de compassion pour cet homme. Elle n'était même pas certaine d'avoir déjà ressenti ce genre de sentiment. Peut-être lorsqu'elle était jeune et encore rien n'était moins sûr. Elle devait bien évidemment s'attendre à des questions de la part du numéro deux du gouvernement. Après tout, le contraire aurait été surprenant.

Elle avait d'ailleurs commencé par éluder sa première question, peu certaine de la réaction de l'homme, elle ne voulait pas risquer de donner son si ce dernier jugeait qu'elle n'était rien d'autre qu'une criminelle qui se servait du malheur des autres pour faire fructifier ses affaires. En toute honnêteté, ce n'était pas le genre de chose qui la dérangeait. Il était bien connu que le malheur des uns faisait le bonheur des autres. Et June avait toujours était partisane de cette maxime ô combien véridique.

A sa dernière question, elle se mordilla la lèvre inférieure pour simuler une gêne extrême et laissa son regard scruter le couloir désert à droite puis à gauche avant de s'avancer davantage vers l'homme afin de n'être entendu que de lui seul. Elle plongea son regard dans le sien afin de le persuader encore un peu plus de sa bonne foi.

"J'aimerais que nous en discutions à l'intérieur si vous n'y voyez pas d'inconvénient. Je... Je n'aimerais pas que des oreilles indiscrètes puissent surprendre notre conversation."

Elle esquissa un petit sourire timide à l'intention de Jacob et pénétra à l'intérieur lorsqu'il la convia à entrer. Elle laissa son regard vagabonder dans l'appartement et constata qu'il était décoré avec goût. Elle se demanda un instant si cela était dû à Miss Twilfit ou si d'autorité, Jacob Dalhiatus avait un goût prononcé pour l'art. Elle attendit que l'homme referme la porte de son appartement et esquissa un nouveau sourire, un peu gênée cette fois.

"Il faut que vous sachiez que je n'ai pas trouvé cette bague sur votre fiancée. On peut m'accuser de beaucoup de chose mais sûrement pas de dépouiller les cadavres. C'est... un peu trop morbide à mon goût."

Elle se retint d'esquisser un sourire amusé mais elle ne put empêcher le léger pétillement de son regard qui trahissait son amusement. Elle poussa un léger soupir et poursuivit. Au point où elle en était, il fallait qu'elle raconte ce qui s'était exactement passé ce jour là.

"Cette bague m'a été donné par l'assassin de votre fiancée. J'étais présente ce jour là, je sortais du Triton Ardent qui était en proie à la terreur, lorsque l'homme qui a assassiné Miss Twilfit m'a menacé de sa baguette. Il pensait pouvoir me réserver le même sort que ses précédentes victimes. Malheureusement pour lui, il s'est rendu compte que je savais me défendre. Il a naïvement cru pouvoir acheter sa survie en me donnant le butin qu'il avait collecté de ses meurtres précédents. Mais ce genre d'homme ne m'inspire aucune pitié et je n'ai eu aucun remord à lui réserver le sort qu'il méritait."

Elle marqua une légère pause afin de reprendre son souffle et de jauger les différentes émotions qui pouvaient traverser le visage de Jacob Dalhiatus. Elle savait que sa survie pouvait dépendre d'un seul mot de cet homme. Elle se doutait qu'il n'était pas le genre d'homme patient ni même clément avec ses ennemies. Et encore moins alors que sa future femme venait d'être assassinée par un mafieux.

"J'ignorais ce que contenait la bourse en peau de dragon de mon agresseur avant que je ne l'ouvre pour voir ce qu'elle contenait. Par simple curiosité au début et je l'avoue lorsque j'ai vu la bague, j'ai tout de suite vu qu'elle était d'une grande valeur. J'étais prête à la revendre, je savais que je pouvais en tirer un bon prix. Et puis... j'ai vu le nom de votre fiancée dans les victimes et j'en ai conclue que cette bague ne pouvait être qu'à elle. J'ai supposé que vous aimeriez la récupérer. D'où ma présence ici."

Elle avait choisi l'honnêteté. Parce que si tout se déroulait comme elle l'espérait, Jacob Dalhiatus dans sa grande reconnaissance pour avoir éliminé l'homme qui avait ruiné sa vie, lui accorderait tous les privilèges qu'elle souhaiterait. Elle possédait bien évidemment un autre mentor sous la personne de Leopold Marchebank mais quelque chose lui disait que le jour où il n'aurait plus besoin d'elle, il ne s'embarrasserait pas de sentiments superflus et n'hésiterait pas à la faire éliminer. Alors que si elle concluait un marché avec Dalhiatus basé sur une dette d'honneur, elle s'assurait une protection. La protection de ne pas être évincée aussi facilement par le numéro un.

HRP:
 


Jacob DalhiatusDirecteur de Départementavatar
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La mystérieuse inconnue qui ne s'était toujours pas présentée, prétexta vouloir parler à l'intérieur afin de s'éloigner d'éventuelles oreilles indiscrètes. Etrange manège qui éveilla les soupçons du Directeur de Département qui avait la nette impression que la jeune femme avait quelque chose à se reprocher. Mais quoi exactement? C'était à lui de le découvrir, et de rester sur ses gardes; Jacob se contenta de lever l'anneau devant lui, puis il murmura simplement son invitation.

"Veuillez me suivre, je vous prie... "

Une fois que celle-ci eut pénétré dans son espace, il prit soin de verrouiller la porte derrière elle. Cette jeune femme venait de lui apporter une preuve tangible qui pouvait lever un coin du voile mystérieux qui recouvrait la mort de sa tendre fiancée, et il n'était pas prêt à la lâcher. Sa baguette sur lui, il pouvait se garantir du moindre geste belliqueux de la part de la jeune et jolie sorcière. Jacob longea le couloir richement décoré par les soins de Swann lorsque celle-ci se voyait de son vivant en décoriste d'intérieur. Tout en se dirigeant vers son bureau dans lequel il souhaitait convier la jeune étrangère, il prêta attention à ses justifications comme quoi elle n'était pas une pilleuse de cadavre. Rien n'attestait qu'elle ne dise pas la vérité, et pourtant Jacob restait sur ses gardes. Des diablesses aux gueules d'anges, il en avait vu défiler des centaines alors qu'il siégeait au Magenmagot. Cette jeune femme au visage angélique pouvait bel et bien dissimuler sa noirceur d'âme derrière un vil mensonge. Mais plutôt que de témoigner ses doutes, il préféra pour l'heure apprivoiser ce petit chat sauvage.

"Je ne mets pas en doute votre bonne foi. Il se trouve que je fréquente au sein de ma famille une hyène charognarde, et je vous rassure, vous ne lui ressemblez en aucun point. Mais je vous en prie, poursuivez votre récit... "

Poussant la porte de son bureau, et invitant son invitée à pénétrer d'un geste courtois de la main; Jacob se montra impressionné par le récit de celle-ci. Ce petit bout de femme savait apparemment se battre, et faire usage de sa baguette. Fait étrange, elle parlait de son meurtre sans détour, ni l'ombre d'une émotion. Cela ne pouvait traduire que deux choses : Soit il s'agissait d'une mythomane qui cherchait à le leurrer, soit elle n'en était pas à son premier meurtre. Dans les deux cas, elle semblait connecter avec le meurtrier de Swann. Etait-ce une complice? L'assassin? Ou une Justicière? Jacob savait exactement comment le découvrir, mais il se contenta de jouer les politiciens impressionnés.

"Décidemment, vous êtes pleine de surprise! Si ce que vous avancez est vrai, je devrai vous remercier d'avoir débarrassé notre Monde Magique d'une telle ordure. Même si cela ne me rendra pas ma défunte fiancée... "

En vérité, Jacob éprouvait une frustration immense à l'idée de savoir que l'assassin de sa tendre et chère Swannie avait potentiellement rendu l'âme. Ce dernier ne méritait pas une fin si clémente, et nul doute que le Directeur des catastrophes magiques se serait fait un plaisir de lui offrir une mort lente et douloureuse. Si cette jeune femme ne mentait pas, alors elle venait tout simplement de lui voler la satisfaction de se venger. Il devait s'assurer de la véracité de ses propos, et de savoir une chose : Si elle connaissait véritablement l'assassin de son épouse. Dans un silence prodigieux, Jacob la dévisagea un long instant alors qu'il cherchait un angle d'attaque pour démasquer la vraie nature de cette belle visiteuse.

"Je ne peux que saluer votre honnêteté, et si je n'étais pas d'un naturel méfiant, je vous croirai sur parole... Mais pourtant, il y a encore quelques détails qui me chiffonnent... "

Le sorcier jeta subitement un regard méfiant sur la jeune femme qui se tenait bien droite devant lui. Puis en inclinant légèrement la tête, il finit par lui dévoiler ses doutes sur son l'honnêteté.

"Depuis votre entrée, vous vous évertuez à ne point révéler votre identité, comme si vous ne teniez pas spécialement à la révéler. Etrange, non? Mais un autre détail encore plus troublant, est celui que vous ayez prit la peine de vous rendre jusqu'à chez moi pour me rendre la bague de ma future épouse, plutôt que de la rapporter directement au service de police magique concerné sur Bristol. Quelle motivation! Cette démarche traduit certainement que vous cherchez à obtenir une récompense pour votre noble action. Cela ne me gêne pas en soi... Mais le souci réside dans le fait que rien ne me prouve que l'ayez véritablement réalisée. Vous me comprenez? Vous pourriez très bien être la complice de l'assassin et vous faire passer pour une honnête citoyenne. Dans ce cas de figure, je vous ferai payer cruellement votre outrecuidance! "

Expert dans l'art des combats magiques, Jacob dégaina sa baguette pour la braquer sur l'angélique jeune femme. Jacob Dalhiatus avait la réputation d'être l'une des lus puissants sorciers du Monde Magique, et sa réputation n'était point usurpée tant il maitrisait l'art des sortilèges. Le front plissé, le regard noir, il indiqua d'un geste du menton un siège qui trônait devant son bureau.

"Allez-vous asseoir, et ne tentez rien de stupide. Nous allons simplement discuter vous et moi, afin de découvrir qui de l'ange ou du démon se cache vraiment derrière votre si beau visage... "

Tenant toujours la sorcière en garde, Jacob contourna lui aussi le bureau pour venir s'asseoir directement en face de la jeune sorcière. Calé confortablement dans son fauteuil en cuir de Dragon, il la transperça de son regard froid. Le politicien ne tarda pas à préciser ses intentions d'une voix calme et inquiétante.


"Je dois vous dire que je dispose d'un témoin direct qui a clairement identifié l'assassin de ma femme. Le témoignage en question, me vient de la bouche même de la hyène charognarde qui me sert de demi-sœur. Cette dernière a clairement distingué la photo du suspect parmi d'autres, et physionomiste dans l'âme, elle n'émet aucun doute sur son choix. Alors nous allons bien voir si vous dîtes la vérité sur le fait que vous connaissez véritablement l'assassin de ma défunte femme, et que votre choix corrobore avec celui de ma tendre demi-sœur. Car si nous avons bien trouvé la dépouille du meurtrier, rien ne me prouve encore que vous n'êtes pas également une détrousseuse de cadavre... "

D'un mouvement de baguette, Jacob extirpa alors un dossier de l'étagère, pour le faire atterrir directement sur la surface du bureau. Celui-ci s'ouvrit de lui-même, et huit portraits robot en jaillir pour se poser au-devant de la sorcière.




La baguette prête à cracher des éclairs, Jacob se pencha doucement vers la jeune femme, pour lui murmurer une douce consigne.

"Prenez votre temps, et dîtes-moi si l'assassin de ma femme se trouve parmi ces portraits! "

Ange ou démon? Tout dépendait de la réponse que la jeune femme allait offrir à Jacob Dalhiatus...


June ByrdMolduavatar
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June suivit Jacob Dalhiatus jusque dans son bureau où elle termina sa version de l'histoire. Elle se sentait légèrement oppressée dans ce lieu clos. L'imposant bureau ne l'aidant pas à perdre cette légère appréhension insidieuse qui avait commencé à naître dès l'instant où le verrou de la porte d'entrée avait été tiré. Elle n'avait aucun échappatoire possible. Tout dépendait du bon vouloir du maître des lieux. Les fenêtres étaient sans aucun doute enchantées et il ne faisait aucun doute que le Directeur du Département des Accidents et Catastrophes Magiques avait sa baguette à porté de main.

Toutefois, elle ne ne perdit pas son air impassible et continua son récit essayant de jauger les réelles impression de l'homme. Elle se doutait que ses airs impressionnés n'étaient qu'une façon de la faire parler et de la mettre en confiance. Elle se doutait qu'il n'était pas aussi conquis qu'il le laissait entendre. Et pour cause, le regard méfiant qu'il lui lança annonçait la suite. June réussit à garder son sang-froid sans montrer la légère pointe d'appréhension qui commençait sérieusement à la gagner.

La jeune femme déglutit légèrement lorsque la baguette de Dalhiatus se retrouva à quelques centimètres de son visage. Bien évidemment, elle ne s'était pas attendu à ce qu'il la croit aussi facilement et elle savait parfaitement dans quoi elle s'engageait en prenant le risque de venir ici. Elle s'assit sans dire un mot tout en dévisageant Jacob du regard. Il aurait été de mauvais goût de sourire, toutefois, elle sentait poindre en elle une envie de sourire de façon insolente. Comme si le fait d'être menacée faisait monter en elle des élans de masochisme.

Mais dans un sens, pourquoi aurait-elle peur ? Elle n'avait rien à se reprocher, son histoire était vraie dans un sens. Elle avait juste brodée la raison de sa présence. Mais tout dans son histoire était vraie. Elle n'avait rien inventé. Alors sa légère inquiétude n'avait pas lieu d'être. Elle posa son regard sur les portraits qu'il venait de déposer sur le bureau. Elle prit tout son temps comme il le lui avait suggéré.

Elle se tortilla légèrement sur sa chaise, jetant de temps à autre des coups d'oeil au directeur de département. Elle trouva rapidement la réponse qu'elle cherchait toutefois, elle décida de traîner un peu, mettant un peu plus en avant ses courbes alors qu'elle se penchait pour mieux examiner les croquis. Elle releva le regard et esquissa un léger sourire en coin à Jacob.

"Je m'appelle June. Toute à l'heure vous aviez raison, je ne me suis pas présentée. Et je n'ai pas été voir les Aurors parce que je n'y suis pas la bienvenue. Et si je suis venue vous voir, ce n'est pas pour vous demander une récompense. Mais un travail. Je suis certaine que vous avez besoin de quelqu'un comme moi à vos côtés."

Elle esquissa un léger sourire avant d'avancer lentement la main vers les portraits et les chiffonna d'une main.

"L'homme qui a tué votre fiancée n'est pas parmi ces dessins. Ce n'est pas la peine d'essayer de m'intimider avec votre baguette ou votre regard froid, ça ne marche pas. J'en ai tué des plus coriaces que vous."

June esquissa un léger sourire satisfait avant de s'appuyer contre le dossier de sa chaise, toute appréhension envolée.

"Si j'avais voulu vous duper ou même vous tuer, vous seriez déjà mort, Monsieur Dalhiatus. D'ailleurs, je suis sous la protection du Ministre Marchebank. Je travaille pour lui de façon officieuse. Toutefois, cette petite histoire avec cette raclure à Bristol m'a laissé supposer que vous aussi vous auriez peut-être besoin de mes services. Alors lorsque j'ai trouvé la bague de votre fiancée dans les trésors de mon agresseur, j'ai décidé de venir vous la remettre. Et d'en profiter pour vous proposer mes services."

Il pouvait parfaitement refuser. Il pouvait également décider de la tuer maintenant. Elle avait tenté le tout pour le tout elle le savait. Elle espérait juste que son audace serait récompensé en conséquence.


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Jacob esquissa un sourire approbateur alors que la jeune femme venait de déjouer son piège, en mentionnant que l'assassin de Swann ne se trouvait point sur cette liste. Cette petite avait du mordant et du caractère, ne se laissant nullement impressionnée par la situation. Une jolie jeune louve qui osait même prétendre avoir ses chances dans un combat magique contre le directeur du département des catastrophes magiques. Belle utopie, mais nul doute que cette jolie jeune femme possédait  la fougue et l'insouciance de la jeunesse, ce qui lui octroyait un certain charme. Oubliant l'espace d'un instant le malheur qui venait de le frapper, Jacob ne demeura pas insensible à ce petit brin de femme au visage si angélique et redoutable à la fois, qui venait de se présenter à lui. En signe de bonne volonté et de manière à manifester sa reconnaissance, Jacob rangea sa baguette, et invita d'un geste de la main la jeune femme à s'asseoir sur l'un des moelleux sièges en cuir qui encadrait son bureau.

"Nul besoin d'en dire davantage, je vous crois sur parole. J'ai l'art de pouvoir déjouer les mensonges, et je ne vois aucun reflet de ceux-ci dans votre regard. Je ne vois au contraire, que les éclats d'une franchise que vous devriez peut-être tempérer à l'avenir. Mais je vais mettre cela sur le compte d'une erreur de jeunesse... "

Jacob se dirigea vers une étagère où trônait des bouteilles en cristal, colorées de manière diverses en fonction des liqueurs qu'elles contenaient. D'un geste élégant de sa baguette, le sorcier fit léviter l'une d'elles en direction de son bureau, tout en y joignant deux verres pour accueillir comme il se doit, la justicière qui venait de venger la mort de Swann.

"Je vous prie d'excuser cet accueil quelque peu paranoïaque, mais que voulez-vous, en vieillissant, j'ai tendance à être de plus en plus méfiant. Une guerrière telle que vous prendra bien une liqueur de Mirabelle Magique pour m'accompagner? Prenez cette invitation comme le gage de ma reconnaissance, et comme les prémices; je l'espère, d'une future collaboration... "

Leopold Marchebank ne se trompait jamais dans ses choix et ses collaborations, et si ce qu'elle prétendait était vrai, alors cette June pouvait s'avérer d'une utilité incontestable. Les deux verres grassement remplis, Jacon en fit glisse un en direction de celle qu'il voyait déjà comme sa future alliée. Le regard du directeur se fit plus insistant, et il éprouva une certaine honte lorsque celui-ci s'arrêta sur les lèvres finement dessinée de la jeune femme. Sans contestation possible, il la trouvait belle et désirable. Mais cette simple pensée le débecta, tant cela paraissait déplacé au vue des récents évènements. Le lit du 227 Greyfriars Square n'était pas encore refroidit du souvenir de Swann, que le voilà déjà en train de s'enticher du physique d'une jeune mercenaire encore inconnue. Jacob se maudissant intérieurement finit par se ressaisir, et révéler le fond de sa pensée à son invitée.

"Vous me semblez rudement douée dans l'art du combat magique, et j'avoue être quelque peu en admiration sur votre faculté à conserver votre sang froid. Vous êtes difficilement impressionnable, n'est-ce pas? "

Le politicien écouta à peine la réponse que lui fournit la jeune femme, tant il était assuré de connaître la réponse. En guise de remerciement, il finit alors par entrouvrir les portes d'une future collaboration.

"Je me dois de vous remercier à la hauteur du présent que vous venez de m'accorder, et il se trouve que peux vous octroyer une fonction en accord parfait avec vos compétences de justicière implacable, et difficilement impressionnable... "

Jacob but une gorgée de sa liqueur, la satisfaction s'inscrivant dans son regard, il finit par le reposer.

"Pour éradiquer les raclures de la même espèce que celui que vous venez d'expédier dans l'autre monde, nous somme sur le point de mettre en service une prison d'un genre nouveau. Cette dernière nécessitera la présence d'un personnel gracieusement payé, qui ne devra trembler en aucun cas devant les ordres parfois extrême que l'on lui soumettra. Dans un but de prévention, nous sommes parfois contraint d'exécuter certaine tâche qui peuvent s'avérer fort contestable d'un point de vue déontologique et moral... "

Un sourire malsain vint alors s'épanouir sur les lèvres du directeur.

"Miss June, je me dois de vous poser une question. Est-ce que l'exercice de la torture vous rebute? N'est-elle pas un mal nécessaire quand il s'agit de préserver la quiétude de notre société contre les vermines qui veulent qui veulent la corrompre? "

Une question qui en disait long sur la direction que prenait une éventuelle collaboration...


June ByrdMolduavatar
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June sut qu'elle avait gagné dès que Jacob Dalhiatus abaissa sa baguette pour la ranger. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il l'invitait à s'asseoir dans l'un des fauteuils qui encadraient son bureau. Elle ne se fit pas prier et s'installa promptement sur le siège moelleux. Elle l'écouta distraitement parler de sa capacité à déceler les mensonges. Même si elle doutait fortement qu'il ait pu discerner la vérité si elle avait décidé d'arranger quelque peu la vérité à sa convenance. Ce qu'elle avait déjà d'ailleurs plus ou moins fait. Mais elle ne releva pas. Ce n'était jamais prudent de froisser l'orgueil d'un homme. D'ailleurs, c'était parfois utile de savoir le flatter dans le bon sens.

Elle balaya les excuses de l'homme d'un haussement d'épaule et accepta l'offre de liqueur avec un hochement de tête et un sourire de remerciement. C'était amusant de voir à quel point l'attitude du ministre avait changé en quelques minutes. Comme si le simple fait de lui faire passer cette petite épreuve prouvait tout de son innocence. Elle aurait très bien pu être une complice de son agresseur et du même coup, elle l'aurait reconnu sans aucun problème. Mais dans un sens, l'affabilité nouvelle de son hôte l'accommodait. Il parlait déjà de partenariat et cela ne pouvait que la ravir. Elle multipliait ses atouts au sein du gouvernement, cela ne pouvait qu'être bénéfique. Si une tête tombait, il lui en resterait une. Et elle travaillait suffisamment dans l'ombre pour assurer ses arrières au cas où toutes les têtes tomberaient.

June se saisit de son verre gracieusement rempli et esquissa un léger sourire en le levant en direction de son nouvel allié comme pour sceller leur entente. Elle pouvait également sentir le regard typiquement masculin de l'homme la parcourir. Il n'était pas insensible à ses charmes, c'était certain et elle saurait s'en rappeler afin de le réutiliser le moment opportun. Pour l'instant, il était peut-être encore un peu tôt. Il venait de perdre sa fiancée, il ne se laisserait pas aussi facilement tenter. Et elle ne voulait pas griller cette carte trop vite. Elle préférait la garder en cas de gros échec pour adoucir le courroux de son allié. Même si elle n'avait pas pour projet d'échouer à la moindre des missions qui pourraient lui être confiées.

Elle trempa ses lèvres dans la liqueur de mirabelle sans lâcher Jacob Dalhiatus du regard. Il semblait perdu dans ses pensées et elle ne voulait pas le perturber. Elle pouvait se contenter de rester face à lui, souriante, attendant qu'il reprenne la parole. Il pouvait après tout changer d'avis à tout moment, sa baguette était encore à porté de main. Toutefois, June était prête également, elle l'était toujours dans ces circonstances. Elle hocha donc calmement la tête lorsqu'il rompit le silence avec une question.

"En effet, je perd difficilement mon sang-froid. Et je me laisse rarement impressionner. C'est contre productif."

Elle esquissa un nouveau sourire amusé. Écoutant avec attention où voulait en venir l'homme politique. Il allait lui faire une proposition et elle devait bien avouer que ses premiers mots l'intriguaient. Voulait-il qu'elle agisse en mercenaire implacable et élimine toutes les potentielles raclures de Bristol ? C'était parfaitement dans ses cordes. Elle ne demandait que cela d'ailleurs. Mais elle sut que ce n'était pas de cela qu'il s'agissait lorsqu'il évoqua une prison. Elle était réellement curieuse de connaître ce qu'il avait en tête.

Elle hocha la tête lorsqu'il parla de déontologie et de morale bafouées. Elle n'était plus à ça prêt. Il y avait bien longtemps qu'elle ne s'embarrassait plus de ce genre de sentiments. La morale n'était plus une barrière pour elle. Elle ne pratiquait plus l'éthiquement correct depuis longtemps. Mais que le gouvernement crée une prison de ce genre... c'était plus qu'intéressant. Et le sourire malsain qui éclaira le visage de Jacob lui laissait un avant goût alléchant de ce qu'elle pourrait faire dans ce genre d'endroit. A l'entente des questions qui suivirent, un sourire en coin se dessina sur ses lèvres.

"L'exercice de la torture ne m'effraie pas le moins du monde. Surtout lorsqu'il s'agit de préserver la paix et l'harmonie dans le paix."

Un sourire entendue apparut sur son visage alors qu'elle plongeait son regard dans celui de son nouvel employeur. Il n'y avait pas de bruit plus doux à ses oreilles que les cris d'agonis que pouvaient pousser ses victimes. C'était un chant étrangement paisible et elle aimait voir la lueur de supplique dans leurs yeux. Elle aimait sentir qu'ils la suppliaient d'en finir une bonne fois pour toute. Alors le travail que lui proposait le numéro deux du gouvernement était tout simplement divin. Elle n'aurait pu espérer mieux.

"Je crois que nous avons un accord, Monsieur Dalhiatus."

Elle porta son verre de liqueur à ses lèvres tout en esquissant un sourire ravi par l'opportunité qui venait de lui être offerte.


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Ange ou démon ? [Jabob & June]

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