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 Le Feu aux Poudres... [Azenor, Jason & Irving]

Irving WhitakerAubergisteEn ligneavatar
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13 novembre 2008, au soir, Cité Nimbus.



«  Les heurts à Bristol se sont poursuivis toute la journée entre la population et les forces de l’ordre. Les habitants excédés par le climat qui règne actuellement dans la ville avaient organisé une manifestation qui a très vite été entaché par de nombreux débordements si bien que…..grrrr….bzzzz…brr……………..écupérez par le camps adverse,  Stevenson qui fait une passe à Carlberg l’attrapeur vedette des Frelons qui s’élance en piqué vers le ……bzzz…..Vuit’…grrr…. ♫ ♫ ♪ ♫And dance your final dance, ♫ ♫ This is your final chance, ♫ ♫ ♫To hold the one you love, ♫ ♪ .”



Irving laissa cette fréquence de la RITM et se mit à siffloter le tube des Bizarr Sisters tout en finalisant le programme de l’enterrement de vie de jeune fille de Juliet. Il avait contacté les invités, afin de connaitre leur disponibilité, et il avait prévu une après-midi complète d’activités avant une soirée entre amis dans un restaurant d’Oxford. Le petit quartier magique de cette ville était la nouvelle destination à la mode en matière de sortie depuis que Bristol était à éviter. Certes Irving aurait préféré fêter cela à la Cité Nimbus -à L’Entrepot’es par exemple- mais il se doutait que des gens comme Théo Nott n’apprécierait pas forcément ce type d’établissement, alors, il avait opté pour un consensus. Et puis, ce qui était réellement important c’est que Juliet soit entourée des personnes qu’elle aimait bien, après peu importe le lieu, se dit-il en rangeant le programme des festivités d’un coup de baguette.

Le jeune homme s’étira puis il se leva de son tas de coussins qui lui servait de canapé et se laissa tomber de tout son long sur son lit deux mètres plus loin. Il avait eut une journée harassante au travail aujourd’hui et il avait juste envie de passer une soirée tranquille à s’exercer à la guitare. Mais avant cela, il avait prévu d’envoyer un petit mot à Nora. Certes, ils se voyaient dans deux jours mais une semaine entière sans avoir des nouvelles de sa chérie c’était beaucoup trop long ! Irving fit donc léviter une plume et un parchemin jusqu’à lui afin de griffonner une petite note à l’attention de sa belle, du moins, jusqu’à ce qu’un patronus se matérialise  au milieu de son appartement.

« Agent N°37 merci de bien vouloir vous rendre de toute urgence au Service afin d’effectuer un dépannage exceptionnel. Merci.»

C’était la voix de Moira, une collègue du RPC qui était chargée des affectations sur les missions.

« Bordel elle sait pas lire un planning ? »
grommela Irving en renversant la tête en arrière. Il avait déjà été d’astreinte la veille et il avait eu un dépannage à effectuer à trois heures du matin pour libérer quatre jeunes en état d’ébriété coincés dans la cheminette d’une boite de nuit d’Oxford. Cette fois c’était à  Scarlett de s’y coller songea-t-il prêt à envoyer son patronus à Moira pour lui demander de vérifier le planning de répartition. Toutefois Irving ne mit pas son plan à exécution. A bien y réfléchir, il n’était jamais question de dépannage exceptionnel, même quant ils étaient réveillés en pleine nuit pour aller sur le terrain. Irving fronça les sourcils, passablement interloqué par cette formulation- puis il se leva pour aller chercher sa blouse et son sac à outils.

Cinq minutes plus tard, il déboucha dans le hall du Ministère et il sut instantanément qu’il se passait quelque chose de grave. Il y avait deux fois plus de notes de services en train de voler dans les airs et de nombreux employés semblaient avoir été rappelés de leur domicile pour rejoindre leur poste. Certains courraient pour s’engouffrer dans l’ascenseur alors que d’autres discutaient en groupe, la mine soucieuse.

« Badge. » s’enquit l’agent d’accueil qui se tenait à côté de la cheminée par laquelle Irving était arrivé.
Le jeune homme tandis son insigne avant de demander :
« Qu’est-ce qui se passe ? »
« Vous devez signer la clause de confidentialité exceptionnelle M. Whitaker » répondit l’autre.
« Quoi ? »
Pour toute réponse, l’agent lui tendit un parchemin qu’Irving parcourut rapidement des yeux. Il était demandé aux agents, entre autre,  de ne pas révéler la prochaine mesure du Ministre avant son annonce officielle. Cette requête était suivie de tout un tas de blabla qui renvoyait à des articles de lois que l’ex-Gryffondor ne connaissait même pas. Pressé d’en savoir plus, Irving parapha le document avant de prendre la direction de la file d’attente pour  l’ascenseur qui desservait les différents niveaux. Il reconnut alors Azenor un peu plus loin qui attendait elle aussi.

« Hé, Az’ ! » lança-t-il en lui attrapant le bras. « Moira t’a rappelé ? » demanda-t-il en la rejoignant dans la queue, Tu sais c’qui se passe ? »

A en juger par la mine soucieuse des sorciers autour d’eux, tout le monde se posait la même question. La  porte de l’ascenseur s’ouvrit alors si bien que les deux jeunes gens purent s’engouffrer à l’intérieur.  Ils étaient tous pressés les uns contre les autres et les notes au dessus d’eux contribuaient à donner un caractère encore plus oppressant. Irving  s’accrocha aux barres suspendues afin de ne pas tomber sur sa voisine à la première secousse puis il soupira quelque peu en songeant aux différentes raisons qui pouvaient justifier un tel branle-bas.  

« Département des Transports Magiques »
annonça la voix.

« C’est là qu’on descend. »
fit Irving afin que les autres employés les laisse sortir.

Ils se frayèrent un chemin et débouchèrent  à l’angle d’un couloir. D’un côté le RPC, de l’autre, les Portoloins.

« J’me d’mande si Klemens a été convoqué lui aussi… » lança-t-il en poussant la porte de leur service qui était d’hors et déjà bondé.

« A vous voila ! Vous en avez mi du temps ! s’exclama Moira en se jetant sur eux.
« On a dû laisser passer deux ascenseurs tellement qu’ils étaient bondés, expliqua Irving en balayant l’espace d’accueil du regard où la quasi-totalité des agents attendaient en chuchotant, tu sais pourquoi on est tous convoqués ? »
« Aucune idée mais j’étais ici toute l’après midi et vers 18h Calder a été appelé pour une réunion exceptionnelle avec toutes les pontes, Dahliatus, Hellsoft et même le Ministre. Il en est ressortit moins d’une heure plus tard et il m’a dit de tous vous prévenir et de préparer la salle de réunion. »
Irving jeta un coup d’œil à Azenor avant de reporter son attention sur Moira :

« Et où sont Rufus et Scarlett ? »

Après son rapide état des lieux, il s’agissait des deux seuls sorciers manquants.

« Scarlett je ne sais pas, répondit-elle franchement, mais je sais que Rufus a refusé de signer la clause de confidentialité sous prétexte que nous en avions déjà une dans notre contrat de travail et que si le Ministère nous demandait d’en signer une deuxième exceptionnellement c’était surement que Marchebank avait quelque chose à se reprocher… » expliqua Moira en ne cherchant pas à masquer son agacement.

Irving passa une main dans ses cheveux. Il n’avait pas envisagé les choses sous cet angle. Il se demanda brièvement si Klem et si Scarlett avaient également refusé mais la porte de la salle de réunion, située de l’autre côté, s’ouvrit pour laisser entrer les agents au compte-goutte.
Moira, Azenor et Irving furent les trois derniers à pénétrer dans la pièce, Irving s’effaça d’ailleurs pour laisser ses collègues féminines entrer avant lui et au moment où il s’apprêtait à les suivre quelqu’un le retint dans le hall par le bras.

« Scarlett ? Putain mais vous étiez où ? chuchota-t-il afin que Calder ne s’aperçoive pas que la vieille femme avait failli rater la réunion, y a l’air d’se passer un truc de taré, ajouta-t-il en se penchant vers elle.
« Irving, écoute-moi bien : Ne dis rien que tu puisses regretter d’accord ? »
« Pourquoi vous m’dites ça ? » demanda-t-il parfaitement conscient que quelque chose lui échappait.
« Fais ce que je te dis. »
« Vous savez ? » s’enquit-il alors mais la vieille femme fit claquer sa langue sur son palais et elle le poussa littéralement dans la pièce si bien qu’ Irving percuta le dos d’Azenor qui était juste devant lui .

« Désolé. »  murmura-t-il avant de prendre place, à côté d’elle, autour de la table de réunion. Il suivit des yeux Scarlett qui s’installa de l’autre côté, près de Moira. Elle avait sa mine habituelle mais ce qu’elle venait de lui dire était assez perturbant. Que savait-elle au juste ?

De toute manière, il allait vite le savoir. Irving s’adossa sur son siège et croisa les bras sur son torse avant de reporter son attention sur Jason Calder qui allait enfin leur révéler l’objet de leur venue ici.


Every day of your life is a leaf of your story which you write
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Jason Calder ~ Chef d'équipe du RPC

Jason regarda d'un œil morne les agents s'installer un à un autour de la table de réunion. Ce qu'il avait à leur annoncer n'était pas du tout réjouissant. Il remarqua sans réelle surprise qu'il en manquait quelques uns sans doute avaient-ils refusé de signer la clause de confidentialité. Il y avait toujours des fortes têtes et il y en aurait toujours. Il poussa un léger soupir et attendit que les derniers arrivants s'installent dans un joyeux brouhaha. Il revoyait encore la réunion qui s'était terminée moins d'une heure auparavant. Il avait laissé de côté ses doutes et ses réticences. Ce n'était pas le moment de jouer les héros. On lui demandait quelque chose, il se devait de s'exécuter. Et puis, n'était-ce pas une si mauvaise chose après tout ? Après ce qu'il s'était passé, il était sans doute temps de prendre des mesures. Quitte à diminuer drastiquement la liberté de mouvements de la population.

Son regard était perdu dans le vague, sa plume tournoyant négligemment dans le vide. Il ne prêtait nullement attention aux conversations qui avaient lieu autour de lui. Lorsque l'ordre était tombé, il avait évidement pensé à Roy. Comme lorsqu'il avait lu les événements du 21 septembre dans la Gazette. Il s'était inquiété bien sûr, malgré leurs différents, Roy restait son frère. Mais cette tête de mule était beaucoup trop têtu pour admettre qu'il n'allait pas bien, tout le monde l'avait bien vu. Ils n'étaient pas stupides. Mais non, comme d'habitude, Monsieur avait voulu gérer ses états d'âme tout seul. Mais après tout, ce n'était pas son problème. Jason s'en lavait les mains. Son frère aîné avait fait ses propres choix, il ne voulait pas l'écouter ? Très bien, tant pis pour lui. Qu'il reste dans sa bêtise. Il s'en moquait.

Il avait trop longtemps cherché à l'idéaliser, à le prendre comme modèle pour le voir tout gâcher à chaque fois. Roy prenait toujours un malin plaisir à faire en sorte que ce soit lui le dindon de la farce. Et bien pas cette fois. Il ne s'en mêlerait pas, il avait abandonné de toute façon. La nonchalance de son frère l'énervait à un tel point, sa manière de sourire comme si il dominait le monde. Il aurait sans doute pu le dominer réellement si il avait choisi un autre chemin. Selon lui, son frère avait gâché son avenir en intégrant la pègre. Il aurait tellement pu faire autre chose de sa vie. Quelque chose de grand et d'utile. Il savait qu'il en aurait eu les capacités. Mais Roy n'était qu'un fainéant, un voleur et un prétentieux.

Donc cette fois-ci, il ne s'en mêlerait pas. Il ne chercherait même pas à lui faire entendre raison. Il se contenterait d'observer et lorsque tout serait terminé, il pourrait lâcher un "J'te l'avais bien dit" triomphant. Il allait enfin subir certaines conséquences de ses actes. Et pour Jason, c'était une sorte de revanche. Il aurait la satisfaction de voir son frère assumer pleinement les conséquences de ses bêtises. Il n'avait pas oublié la façon qu'il avait de l'accuser à chaque fois pour ses bêtises lorsqu'ils étaient enfants. Cette fois-ci, il ne pourrait pas s'en sortir aussi facilement. Du moins, il le croyait. Mais c'était sans doute oublier la facilité déconcertante avec laquelle il semblait se tirer d'affaire à chaque fois.

La porte de la salle de réunion claqua le tirant ainsi de ses pensées. Il regarda Scarlett s'installer à une place libre avant de laisser son regard parcourir l'assemblée pour être certain que tout le monde était là. Ou du moins, la grande majorité du personnel. Il reposa sa plume sur les parchemins étalés devant lui et se leva afin d'être certain que tout le monde l'entende.

"Bonsoir tout le monde. Désolé de vous faire venir aussi tard. Mais à mesure exceptionnelle, réunion exceptionnelle."

Il esquissa un léger sourire après sa boutade raté et reprit son sérieux quasiment aussitôt. Il n'était pas le genre d'homme à fédérer les foules et prendre la parole en public était un réel challenge. Il n'aimait pas ça. Lorsqu'il fallait donner des ordres à un agent cela ne lui posait pas de problème mais lorsqu'il fallait s'adresser à plus d'une cinquantaine de personne en même temps, là, il perdait un peu de sa belle assurance. Toutefois, il espérait ne rien laisser paraître de son malaise. Il pouvait déjà entendre la voix désagréable de Roy ricaner à son oreille. Il prit une profonde inspiration et reprit son discours.

"Si vous êtes ici ce soir, c'est parce que le gouvernement à décidé de prendre des mesures pour calmer les choses à Bristol. Ils ont décidés de limiter les déplacements entre l'extérieur et l'intérieur de la ville. Ils veulent contrôler les allers et venus et pour se faire, ils ont décidés de bloquer tous les accès."

Il s'interrompit un instant pour reprendre son souffle et d'un mouvement de baguette, il en profita pour dérouler l'un des parchemins qui se trouvaient devant lui pour le fixer au mur qui se trouvait derrière lui. Il examina un instant le plan de Bristol qui se trouvait désormais au mur et les quatre gros points rouges. Il espérait que c'était suffisamment visible.

"Notre rôle sera donc de fermer toutes les cheminées de Bristol et de n'en laisser que quatre ouvertes. Une ici à l'Est, il désigna le premier rond rouge du doigt. Le second à l'Ouest, il montra le deuxième. Une au Nord, il pointa le troisième point rouge sur la carte. Et enfin, la dernière au centre, il posa son doigt au centre de la carte pour placer le dernier point. Pour plus d'efficacité, le gouvernement souhaite que l'on commence dès ce soir. Et vous ne devez bien évidemment, n'en parler à personne. Si vous avez des proches qui résident à Bristol, les avertir est totalement interdit, celui qui serait surpris à discuter avec les habitants serait immédiatement suspendu et encourrait des poursuites judiciaires."

Il fixa la foule de son regard noir intense afin de les dissuader de faire la moindre bêtise. Il savait que présenté ainsi, il y avait des risques d'indignation mais que pouvait-il faire lui concrètement ? Il n'allait sûrement pas risquer son poste et sa vie pour défendre des fauteurs de trouble.

"Avez-vous des questions ?"

Il espérait bien que non qu'il puisse enfin commencer à distribuer les affectations et qu'il puisse enfin finir sa soirée tranquillement.
Azénor ReynoldsAncien personnageavatar
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« Azénor ! C’était ton tour de faire la vaisselle ! Je ne peux pas toujours être derrière toi, j’ai bossé toute la journée, c’était ton jour de congés et pourtant l’évier est plein de vaisselle sale. Ce n’est pourtant pas bien compliqué de lancer un petit sort ! »

Azénor leva les yeux du dernier exemplaire de Multiplettes. Face à elle, s’étendait un nouvel article annonçant le futur concours de beauté sorcier :



« Tu savais que Rosalyn comptait s’y inscrire ? Elle dit que ce serait une bonne façon de rendre hommage à la mémoire de Swann que de s’inscrire au concours organisée par son ex-futur-belle-sœur et puis ça lui ferait de la pub. Franchement, elle me désole, je veux dire, c’est tellement stupide comme concours. Ca ne te ferait pas honte toi de voir ta sœur se dandiner sur le podium des Folies Sorcières sous les yeux de vieux pervers ? Je comprends tout à fait grand-mère Ingrid lorsqu’elle râle contre les choix de carrière de Lyn… »

Arielle lança un regard exaspéré à sa petite sœur. Elle l’aimait vraiment beaucoup mais elle devait reconnaître qu’elle était parfois un peu exaspérante entre son caractère gryffondor pur jus et ses bavardages incessants, et lorsqu’il était question d’ignorer ce qui ne lui plaisait pas, elle était une experte.

« Azénor, arrête de me parler de Lyn alors que je te parle de la vaisselle. Je te l’ai dit et redis, ce qu’elle fait ne te regarde pas, ne nous regarde pas. Elle est indépendante, elle fait ce qu’elle veut de sa vie et si ce qu’elle veut c’est concourir aux Folies Sorcières, tant mieux pour elle. Je ne te demande pas de la soutenir, je sais bien que tu en es incapable, juste de la laisser vivre sans critiquer le moindre de ses faits et gestes, tu sais très bien que moi je l’aime et la soutient. De toute façon, je n’ai pas envie de parler de ça maintenant, je suis épuisée, je veux juste que tu laves cette vaisselle ! »

Azénor observa sa sœur du coin de l’œil, elle n’aimait pas la voir s’énerver, Arielle avait toujours été la plus patiente de ses sœurs, la seule de la famille à l’écouter discourir des heures durant alors la vexer ou la fâcher la mettait toujours mal-à-l’aise. Mais tout de même comment pouvait-elle supporter Rosalyn dans un tel choix !

« La vaisselle Azénor Reynolds ! »

Azénor se leva en ronchonnant mais alors qu’elle se dirigeait vers le coin cuisine de leur petit appartement londonien, un patronus apparut :

« Agent N°42 merci de bien vouloir vous rendre de toute urgence au Département votre présence est requise de façon exceptionnelle. Merci. »

Moira. Azénor se tourna avec un grand sourire vers sa sœur :

« Sauvée par le patronus semblerait-il. »

Et sous les yeux exaspérés de sa sœur qui commençait déjà à lancer des sorts de nettoyage, elle s’empara de son sac à main et enfila sa cape : direction le Ministère.

Ce n’est qu’en arrivant qu’elle comprit que quelque chose clochait. Trop ravie d’avoir pu échapper à sa corvée de vaisselle, elle n’avait pas réfléchi à ce qui pouvait requérir sa présence en urgence. Azénor ne faisait partie d’aucune équipe de terrain, elle était assignée à la paperasse sans être tout à fait fixe pour l’instant, elle courrait d’un service à un autre en fonction des besoins du jour, telle était sa vie de stagiaire et étrangement, cela ne la dérangeait pas trop, lui permettant de rencontrer plein de nouvelles têtes. Elle n’était donc pas coutumière des appels d’urgence et des gardes de nuit. Sa présence ici un jour de congés était donc totalement incongrue.

Elle commença à se poser des questions lorsqu’on lui demanda de signer une clause de confidentialité qu’elle parapha d’un geste machinal en l’ayant à peine lu trop occupée à observer le nombre tout à fait inhabituel d’employés du Départements des Transports Magiques. Quelque peu intriguée, Azénor se dirigeait vers les ascenseurs lorsqu’elle entendit une voix l’interpeller. Elle regarda Irving s’approcher avec un sourire et lui fit une place dans la queue, faisant râler quelques employés acariâtres qui pestaient contre cette jeunesse sans éducation. Azénor leur lança un vague regard d’excuse avant de retourner son attention vers son ancien camarade Gryffondor et désormais collègue pour sa plus grande joie :

« Oui, j’ai reçu son patronus, ça m’a évité la corvée de vaisselle à mon plus grand plaisir, ma sœur était verte ! Et non, je ne sais pas du tout ce qui se passe mais ça à l’air sérieux si tu veux mon avis, y’a beaucoup trop de collègues des Transports pour que ce ne soit pas quelque chose de grave. Enfin, on verra bien. »

Azénor n’était pas plus inquiète que cela, oh, bien sûr, elle avait bien noté les mines soucieuses l’entourant mais elle avait foi en son Ministère et ne doutait pas que quelque fût la raison pour laquelle ils étaient rappelés ce soir, elle était justifiée. En réalité, elle était même plutôt intriguée, elle avait hâte de pouvoir sortir de cette ascenseur bondé où les notes bruissaient désagréablement à ses oreilles et où elle sentait l’odeur dérangeante des sorciers engoncés dans leur robe trop serrée sur leur bedaine de Gobière, pour pouvoir découvrir ce qui se tramait.

Azénor haussa les épaules lorsqu’Irving se questionna quand à la présence de Klemens aujourd’hui. A vrai dire, elle aurait bien aimé revoir le jeune homme, il avait été particulièrement amusant lors de leur précédente soirée et il était tout à fait charmant, de quoi rendre sa journée un peu plus intéressante encore. Elle n’eut cependant pas le temps de s’étendre sur le sujet puisque Moira se précipitait vers eux.

« Bonjour Moira, comment vas-tu ? »

La jeune irlandaise la salua d’un bref signe de tête avant de tourner son attention vers Irving. De plus en plus intriguée, Azénor écouta leur échange attentivement. Elle avait eu raison, ce qui se tramait ici était très sérieux, une affaire coordonnée directement par le Ministre Marchebank, rien que ça.

Elle aurait pu intervenir dans la discussion, elle aurait même sans doute dû le faire mais elle se rendit rapidement compte qu’elle n’avait rien à dire. Elle avait la désagréable impression de ne pas être à sa place ici, de ne pas comprendre ce qu’il se passait. Elle regarda l’air ennuyé d’Irving alors qu’il passait une main dans ses cheveux et sentit un fossé se creuser entre elle et le reste de la pièce. Elle avait l’impression d’être une enfant ne comprenant pas « les trucs de grands », cette sensation qui la prenait si souvent lors des dîners mondains lorsqu’il était question de politique. Elle ne connaissait rien de ce monde en dehors des opinions de ses parents, non pas que ceux-ci l’aient empêchés de s’instruire plutôt qu’elle n’avait jamais portée beaucoup d’intérêt pour ces choses-là même aujourd’hui alors qu’elle était employée au Ministère.  

Elle n’eut cependant pas vraiment le temps de ressasser plus longtemps puisque les portes de la salle de réunion s’ouvrirent pour laisser entrer les employés un à un. Azénor ne savait plus trop quoi penser, elle était toujours un peu curieuse mais elle s’était laissée gagner par l’inquiétude qui marquait les traits de ses collègues. Elle remercia tout juste Irving du bout des lèvres alors qu’il la laissait entrer tel un gentleman.

La salle était bondée, elle n’était pas faite pour accueillir tout le service et Azénor eut bien du mal à se trouver une place :

« Par Merlin, on va étouffer là-dedans, j’espère que ça ne va pas être trop long. Tu vois une place, toi ? »

Elle tourna la tête pour croiser le regard désapprobateur d’un vieil employé, un certain Thomas si elle se rappelait bien, un vieux de la vieille, de ceux qui étaient entrés là après Poudlard et qui y finiraient leurs jours.

« Excusez-moi »

Mal-à-l’aise, Azénor reporta son attention sur la salle tout en maudissant Irving pour avoir disparu aussi subitement alors qu’elle pensait qu’il se trouvait dans son dos. Elle venait d’apercevoir une place lorsqu’un choc manqua de lui faire perdre l’équilibre :

« Bon sang, Irving, tu ne peux pas faire attention à ce que tu fais ? J’ai failli tomber. Et puis, tu étais passé où ? Je ne sais pas si tu te rends compte mais je viens de m’afficher devant le vieux Thomas ! Je pensais que tu me suivais et je continuais de te parler innocemment sans me douter que tu avais disparu, heureusement que je n’ai rien dit de trop compromettant, je tiens à ma place dans ce Département. Je suis tellement chanceuse d’avoir été acceptée ici, mais je te l’ai peut-être déjà dit ça, non ? »

Même en situation de crise, Azénor ne pouvait s’empêcher de parler pour ne rien dire, inconsciente des regards désapprobateurs qui se posaient sur elle alors que le silence se faisait dans la salle. Jason Calder prit alors la parole et Azénor arbora l’air sérieux et concentré de circonstance, laissant toutefois fleurir un petit sourire face à la boutade de leur chef avant de se rendre compte que les autres employés avaient gardé leur mine sérieuse.

« Si vous êtes ici ce soir… »

Enfin ils y étaient, ils allaient découvrir l’objet de leur présence ici et de tout ce mystère. Et pour le coup, Azénor resta bouche bée. Boucler Bristol !

« C’est possible ça ? Ils peuvent boucler une ville ? On peut boucler une ville ? »

Chuchota-t-elle en direction d’Irving. Bien sûr, elle avait entendu parler des événements qui secouaient la ville côtière mais elle ne s’était certainement pas attendu à une telle mesure. Elle n’eut cependant pas le temps de se questionner plus longtemps car déjà Calder reprenait en s’aidant de la carte de Bristol.

Plus que quatre cheminées pour toute la ville. C’était de la folie. Azénor n’arrivait pas vraiment à réaliser ce qui se passait devant elle. Elle sentait certains de ses collègues s’agiter mais elle se contentait de fixer les points rouges d’un air hébété. Et Calder continuait :

« Pour plus d'efficacité, le gouvernement souhaite que l'on commence dès ce soir. »
« Ce soir ?! Mais… Ce n’est même pas encore officiel, si ? »

La suite transforma son ébahissement en peur. Enfin, elle saisissait l’ampleur de la situation ; enfin, elle comprenait ce pourquoi ils avaient dû signer une clause de confidentialité et enfin, elle comprenait qu’être au Ministère n’était pas qu’avoir un boulot pépère qui lui offrait une paye décente à la fin du mois sans qu’elle n’ait trop eu à se prendre la tête, c’était aussi recevoir des ordres du Ministre de la Magie, devoir passer la nuit à bosser et surtout, c’était un secret professionnel. Azénor n’était pas bonne pour garder des secrets pour des raisons tout à fait évidentes mais cette fois il n’était pas simplement question de savoir qu’untel avait embrassé untel alors qu’il avait déjà une copine, non, cette fois il était question de secret d’état, de responsabilité et de poursuites judiciaires.

Lorsque Calder demanda s’ils avaient des questions, Azénor revint à ce qui se passait dans la salle. Et se mit à réfléchir, elle avait bien quelques interrogations mais elle n’était pas certaine de pouvoir les poser. Pouvait-elle demander comment les gens feraient pour aller au travail en dehors de la ville ? Comment ils feraient pour aller voir leurs amis et leur famille ? Comment ils feraient pour profiter de leurs vacances et aller faire un tour dans la campagne ? Non, elle ne pouvait pas demander cela, elle ne voulait pas qu’on pense qu’elle remettait en cause la décision de ses supérieurs car après tout si ils l’avaient décidé, ils devaient avoir de bonnes raisons, Azénor en était certaine, elle leur faisait confiance. Alors, elle préféra se rabattre sur ce pour quoi elle était là : le travail.

« Monsieur Calder, que devons-nous faire au niveau administratif ? Que pouvons-nous faire pour aider ? »

Ce n’était peut-être pas tout à fait sa place en tant que stagiaire mais tout le service était réuni et s’il n’avait pas voulu qu’ils prennent la parole, il ne le leur aurait pas demandé. Alors autant en profiter pour en savoir plus sur ce qu’on attendait d’elle parmi les dirigeants afin d’être la plus efficace et dévouée possible. C’était une situation de crise et Azénor prenait conscience qu’elle pouvait être plus qu’une petite stagiaire qui vient donner des cafés. Elle était un membre d’un Département du Ministère, l’organe dirigeant le pays. Ses actions, son travail pouvait changer les choses. Elle avait des responsabilités et elle voulait remercier à sa façon le Ministère pour lui avoir fait confiance en l’acceptant dans ses rangs.



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Irving WhitakerAubergisteEn ligneavatar
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« Désolé. » répéta Irving quand Azenor lui fit remarquer à quel point elle s’était ridiculisée face au vieux Thomas à cause de lui. Merlin, ils étaient tous sur le qui-vive, pressés d’en savoir plus,  et elle, elle trouvait le moyen de jacasser comme si de rien n’était ! Irving poussa un léger soupir lorsqu’elle affirma à quel point elle était chanceuse de travailler dans ce département mais il se força toutefois à sourire en pensant à ce que Nora aurait fait à sa place : Gentillesse. Bonté. Indulgence.

« Oui, tu m’en a déjà parlé. » répondit-il avec toute la courtoisie dont il pouvait faire preuve à cet instant.

Il balaya la pièce du regard, priant pour qu’une place loin d’Azenor lui ait échappé mais il fut forcé de constater qu’il ne restait qu’une chaise disponible, à côté d’elle. Soit. Il s’installa et se tourna résolument vers le chef Calder pour l’inviter à parler au plus vite. Irving n’aimait pas être dans le flou et il souhaitait que cette situation s’éclaircisse rapidement.

"Bonsoir tout le monde. Désolé de vous faire venir aussi tard. Mais à mesure exceptionnelle, réunion exceptionnelle."

Le sourire qui passa sur les lèvres de Jason Calder soulagea quelque peu Irving.  Si le chef se permettait d’en rire, il ne pouvait  pas s’agir d’une guerre ou d’une attaque terroriste, deux hypothèses qu’Irving avaient envisagées devant l’agitation du Ministère. Toutefois l’ancien Gryffondor déchanta bien vite en entendant le discours de Calder.
Avait-il bien compris ? Bloquer tous les accès de Bristol ? Mais, Pourquoi ?
Irving resta quelque peu abasourdi jusqu’à ce qu’Azenor se penche vers lui pour lui demander s’ils avaient les moyens de bloquer une ville entière.

Matériellement parlant, c’était parfaitement faisable. Ils étaient ceux qui raccordaient une cheminée au réseau et ils pouvaient  parfaitement faire le travail inverse, à savoir fermer tous les conduits d’une même ville. S’ils étaient tous réquisitionné pour cette simple tache, nul doute qu’elle serait terminée en moins d’une heure. La réponse était donc oui, ils le pouvaient, mais le voulaient-ils ?

Irving croisa le regard d’Azenor et sentit son malaise s’intensifier en reportant son attention sur la carte que Calder venait d’étendre au mur. Quatre points rouges. Quatre putain de points rouges seulement. Irving s’accouda sur la table et passa une main sur son visage tentant de repérer la cheminée de Jeremy et Juliet sur la carte ainsi que celle de l’appartement de Juliana. Fermées, toutes les deux. Comme des centaines d’autres.

« Putain… » murmura-t-il pour lui-même en s’adossant lentement sur son fauteuil, accusant le coup avec difficulté. Il passa une main dans ses cheveux et commença machinalement à se ronger l’ongle du pouce. Il avait du mal à tenir en place et visiblement il n’était pas le seul. Des murmures s’élevaient dans la pièce. Il chercha le regard de Scarlett mais cette dernière prenait des notes sur son propre plan qu’elle avait déjà déplié alors il reporta son attention sur Azénor pour lui chuchoter:

« …On peut pas faire ça… On va pas enfermer des gens sans les prévenir…»

Il savait que la situation à Bristol était compliquée. En marge de la guerre des gangs la population s’était rebellée afin d’obtenir des mesures significatives contre la pègre. Irving comprenait parfaitement le point de vue de ces gens là. Ils étaient attachés à leur ville et ils ne voulaient pas la laisser tomber aux mains de la mafia. Quoi de plus normal. En temps qu’habitant de la Cité Nimbus -qui avait fait parler d’elle pour des manifestations similaires- le combat des Bristoliens était parfaitement justifié aux yeux d’Irving. Marchebank devait être en mesure de les écouter, de les comprendre et de proposer des solutions adaptées sans mettre tout le monde dans le même chaudron.
Alors pourquoi prenait-il des sanctions contre l’ensemble de la population?
Oh bien sûr, il allait appeler cela « une mesure préventive » et non pas « répressive » afin de donner l’illusion aux Bristoliens que cette décision était prise pour leur bien mais pensait-il sérieusement  aux conséquences directes d’une telle mesure ?

Le bouclage impromptu du Chemin de Traverse lors de la manifestation du 15 juin avait couté la vie de près d’une centaine de personnes. Que se passerait-il à l’échelle d’une ville quand les barrons de la pègre se rendraient compte qu’ils étaient fait comme des rats ? Allaient-ils combattre jusqu’à leur dernier souffle ?
Irving ne voulait pas être le complice d’une nouvelle nuit sanglante d’un tout autre genre. Comment pourrait-il se regarder dans une glace après ça s’il contribuait à mettre en danger ses amis ?

Alors qu’il songeait à cet état de fait, Azenor questionna le chef sur l’organisation logistique comme si cette mesure exceptionnelle ne soulevait pas de réelles questions éthiques à régler en priorité.

L’ancien-Gryffondor renversa sa tête légèrement en arrière. A vrai dire, à ce moment précis, il aurait voulu que cette grande gueule de Rufus soit là. Lui, il n’aurait pas hésité à s’élever contre le plan que leur présentait Calder. Il aurait pointé l’atteinte aux libertés fondamentales en s’appuyant même sur un texte de lois sorti de nulle part. Il aurait soulevé toutes ces énormes incohérences qu’ils étaient tous en train de gober dans un silence respectueux ! Personne n’émettait la moindre objection-même pas lui. Une énorme injustice était en train de se jouer sous ses yeux et il se taisait. Bordel de troll, il était en train de cautionner tout ça. Pourquoi n’était-il pas le Gryffondor flamboyant qui s’insurgeait contre les inégalités ?
Il se plaisait à penser qu’il savait, au fond de lui, qu’il valait mieux savoir tenir sa langue en ces temps troublés mais une petite voix lui soufflait qu’il était peut-être tout simplement trop lâche pour agir.

« Chef ? » lâcha-t-il brusquement sans avoir vraiment prémédité ce qu’il allait dire.

Irving avala sa salive. Oui, c’était bien lui qui venait de demander l’attention de Calder. Lui le dernier agent promu sur le terrain. Il vit Scarlett lever la tête de son plan pour l’observer avec indifférence, mais compte-tenu de ce qu’elle lui avait dit dans le couloir précédemment Irving savait qu’il avait toute son attention. Le jeune homme reporta alors son regard sur son patron, priant pour qu’un peu d’humanité se cache derrière cet homme froid et professionnel :

« J’veux être sûr d’avoir bien compris vot’ demande. Vous voulez qu’on boucle complètement Bristol en prenant l’risque d’engendrer des mouvements d’foule qui pourront nous conduire à un Bloody Sunday bis ? C’est vraiment ça qu’nous d’mande le Ministre ?»

Irving avait prit garde de ne pas tourner sa question  comme un reproche.  Il l’avait teinté d’incrédulité, se faisant passer pour plus bête qu’il n’était. N’était-ce pas ce qui l’avait sauvé à maintes reprises dans le monde moldu ? Feindre la bêtise pour arriver à ses fins était une technique tout à fait louable, même si dans son cas, il n’avait pas besoin de se forcer énormément. A vrai dire, il espérait surtout que quelqu’un allait rebondir sur ses propos pour abonder dans son sens, ou, encore mieux, que Jason Calder se rende compte, de lui-même, du caractère liberticide de cette mission. Mais ça, c’était moins sûr.


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Son regard se posa sur Moira alors qu'il terminait son discours. Il s'attarda un instant sur ses pommettes parsemés de tâches de rousseur. Il la trouvait vraiment très mignonne et son accent irlandais rajoutait encore un petit plus à son charme. Il détacha à regret son regard de la jeune femme alors qu'Azenor Reynolds prenait la parole. Il réfléchit un instant afin de ne rien oublier. Il y avait bien évidemment le côté pratique, les agents qui allaient sur le terrain. Mais il y avait aussi le côté administratif et il faudrait recenser toutes les cheminées fermées.

"Dans un premier temps votre rôle sera de recenser les cheminées qui auront été condamnées. Et vous assurer qu'aucune n'a échappé à la fermeture. L'annonce sera effectuée demain matin par le gouvernement mais en attendant, ils veulent éviter que de potentiels suspects ne s'échappent. Nous devons donc agir avec le plus de discrétion possible."

Si il n'y avait que des questions d'ordre pratique, il s'en tirerait à bon compte. Il avait eu peur que les questions dérangeantes soient posées. Il avait aussi peur de devoir évincé certains de ses agents qui dans leur trop grand sens moral voudrait n'en faire qu'à leur tête. C'était à lui de les repérer maintenant. Il voyait bien la confusion et le choc sur tous les visages. Lui même avait eu besoin d'un moment pour reprendre ses esprits suite à l'annonce qui avait été faite. Mais qui était-il pour s'opposer aux décisions ministérielles ? Il fallait que quelque chose soit fait à Bristol de toute manière. Il retint un soupir lorsque Irving Whitaker l'interpella. Il posa son regard sur lui et l'invita à parler. Il tiqua légèrement lorsqu'il évoqua un deuxième Bloody Sunday. Il n'était pas un politicien lui, il n'aurait jamais dû avoir à répondre à ce genre de question. Il se gratta l'arrière de la nuque légèrement gêné avant de se racler la gorge pour se donner une contenance.

"Et bien... Ils veulent éviter que les événements du mois de juin se répètent. C'est pour ça qu'ils nous ont demandé de le faire le plus discrètement possible afin de prévenir la population eux même et je pense qu'ils vont faire en sorte d'avoir plus d'Aurors sur place pour éviter tout débordement. Mais on nous demande pas de réfléchir les ordres qu'on nous donnent mais de les appliquer."

Il jeta un regard d'avertissement à Irving, il sentait bien que derrière sa question qui pouvait paraître innocente se cachait autre chose de plus profond. Il devait arrêter tout de suite de dire tout haut ce qu'il pensait où il aurait des problèmes.

"Bon si y a pas d'autres questions, j'vais distribuer les affectations et nommer les binômes."

D'un mouvement de baguette, il fit s'envoler les parchemins qui se trouvaient devant lui pour les distribuer aux agents assis autour de la table.
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Manifestement, Irving était aussi choqué qu’elle voir même plus si elle en croyait son air défait et son juron. Lorsqu’il s’adressa à elle d’un ton décousu, elle se donna quelques secondes avant de répondre, elle ne voulait pas l’enfoncer mais elle ne voyait aucun moyen de le rassurer, la seule chose qu’elle pouvait faire était sans doute lui faire entendre raison au plus vite pour qu’il se résigne comme elle venait de le faire, ne pas réfléchir était sans doute le plus sûr :

« Je comprends ce qui te dérange, je n’aime pas non plus l’idée mais que veux-tu qu’on y fasse. Les ordres viennent directement de nos supérieurs, nous sommes obligés de les exécuter, nous ne devrions même pas être en train de réfléchir à la moralité de l’action. Si le gouvernement a décidé de boucler Bristol, il a ses raisons, ce n’est pas une décision qu’on prend à la légère et je doute que Mr le Ministre soit le genre d’homme qui ne réfléchit pas aux conséquences de ses actes. Alors, inutile de faire une esclandre en plein milieu de la réunion puisque de toute façon nous n’avons pas le choix. Mettons-nous au travail au plus vite, comme si c’était un jour normal, ça vaut mieux. »

Azénor se tut, un peu étonnée du discours qu’elle venait de prononcer, elle se sentait plutôt fière d’elle. Pour une fois, elle avait eu une opinion et elle la défendait sans se poser de question, peut-être finissait-elle par grandir et par trouver sa place dans ce monde d’adulte. Elle ne put cependant s’empêcher tout à fait de penser à la réaction des habitants lorsqu’au petit matin ils découvriraient qu’ils ne peuvent plus partir de chez eux avant de chasser bien vite cette idée de sa tête, elle n’était pas là pour ça.

C’est ainsi qu’elle se lança et qu’elle questionna le chef sur leur rôle en tant qu’administratif. Studieuse, elle hocha la tête en regardant Mr Calder d’un air grave comme lorsqu’elle était en cours avec le Professeur Harris. Recenser les cheminées allait leur prendre des heures, elle n’était pas couchée, ça c’était certain.

Alors qu’elle commençait déjà à réfléchir à sa nuit de travail, Azénor sentait qu’à ses côtés, Irving n’était pas tranquille et lorsqu’il interpela le chef, il s’attira toute l’attention de la jeune fille. Qu’allait-il bien pouvoir dire ? Dans quel pétrin allait-il se fourrer ? Elle sursauta légèrement à la mention d’un deuxième Bloody Sunday, ce n’était certainement pas judicieux de prendre une telle référence, la blessure n’était toujours pas cicatrisée chez la grande majorité des sorciers et il risquait de s’attirer quelques piques accusatrices et ça ne manqua pas puisqu’un de hommes chargé des accidents de Cheminettes avec qui elle avait travaillé l’autre jour –Patrick si elle se souvenait bien – l’interpela :

« Hey, toi, le jeunot, ne parle pas de ce que tu ne connais pas, ait un peu de respect pour les personnes qui sont décédées ce jour-là et les familles en deuil ! »

Le chef Calder eut cependant la présence d’esprit de reprendre au plus vite la parole avec des arguments qui firent mouche dans l’esprit de l’ancienne Gryffondor. Oui, le Ministère avait réfléchit à tout cela et même si elle avait un peu l’impression d’agir dans la clandestinité et l’illégalité, c’était pour le bien de la population. Ils avaient raison, inutile de se préoccuper, il fallait faire confiance aux politiques, c’était leur travail et ils avaient été élus par le peuple, ils étaient donc légitimes.

Avant que d’autres protestations ne s’élèvent, le chef distribua les rôles de chacun. Azénor s’aperçut avec plaisir qu’elle avait été placé avec Moira, apparemment leurs supérieurs trouvaient leur duo efficace c’était gratifiant, et elle devait dans un premier temps se rendre avec un bon nombre d’employés dans les archives pour répertorier toutes les cheminées de Bristol. Un travail de titan qu’ils devraient effectuer en un temps record. Azénor était confiante, tous ensemble, ils y arriveraient.

Elle sourit à Moira avant de se tourner de nouveau vers Irving :

« Tu es avec qui, toi ? »



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Irving poussa un soupir lorsqu’Azenor tenta de le convaincre de ne pas s’énerver. Il était en partie d’accord avec elle, du moins, sur certains points. Il se doutait que le Ministre ne prenait pas des décisions à la légère et que les membres du gouvernement avaient surement des raisons  qu’ils jugeaient valables pour agir de la sorte mais cela ne devait pas l’empêcher de se questionner sur la moralité de cette action et sur ses répercutions.

C’était justement pour s’assurer que toutes les dispositions avaient été prises pour protéger la population qu’Irving s’était permis d’intervenir. Intervention qui s’attira les foudres de Patrick d’ailleurs. L’ancien-gryffondor savait bien que le Bloody Sunday était un sujet sensible –même pour lui - mais il espérait justement que cet argument  ferait office d’électrochoc et qu’il obligerait ses collègues à faire preuve de plus réserve.  Toutefois sa prise de parole n’eut pas l’effet escompté puisque Patrick lui suggéra ni plus ni moins de la fermer. Piqué par la condescendance de son collègue Irving se braqua quelque peu. Il aurait bien boudé dans son coin et marmonné le reste de la réunion mais il était vraiment persuadé d’être dans son bon droit aussi, il poursuivit :

« J’vois pas en quoi j’suis irrespectueux. J’dis juste que l’blocage peut avoir des conséquences désastreuses et qu’j’veux être sûr que toutes les dispositions ont été prises pour protéger les habitants d’Bristol. J’ai pas envie d’être complice d’un truc qui tourne mal. » ajouta-t-il, un peu sur la défensive.

Il se souvenait encore des paroles de Chloé qui avait sous-entendu que les manifestants de Nimbus étaient en grande partie responsables du Bloody Sunday. Même s’il avait préféré mettre cette accusation sur le compte du choc post-traumatique de son ancienne directrice, il y repensait souvent et il essayait dorénavant de prendre un peu de recul par rapport aux situations.

« Complice ! ? On ne parle pas d’un meurtre on parle d’une mesure sécuritaire ! » répondit-Patrick.

Calder abonda dans son sens affirmant qu’il pensait (il n’était donc pas sûr !) que des escouades d’Aurors seraient dépêchés sur place pour garantir la sécurité de tout le monde, mais très franchement, leur chef n’avait pas l’air plus au courant qu’eux. C’était à se demander s’il avait réellement assisté à la réunion avec toutes les pontes du Ministère !
Irving inspira lentement pour faire taire la colère qui montait en lui et il eut toutes les peines du monde à contenir une manifestation d’irritation lorsque son chef le rappela à l’ordre.
Ne pas réfléchir aux ordres mais les appliquer.  Il n’y avait aucune place à la discussion.

Merlin avait semble-t-il décidé de tester sa capacité à gérer son irritabilité, songea-Irving en se rongeant machinalement l’ongle du pouce.  Il parcourut la pièce des yeux, à la recherche d’un éventuel soutien mais il ne récolta que quelques regards fuyants, et au mieux, un sourire désolé. Pas assez pour amorcer une mutinerie comme au temps de Poudlard. Il n’était plus en cours d’Astronomie avec un professeur tyrannique mais sur son lieu de travail, avec son patron et ses collègues. Ils étaient tous ici pour la même chose : Gagner leurs vies.

Seulement, travailler pour le Ministère impliquait certains sacrifices qu’Irving n’était peut-être pas prêt à faire. Il n’avait jamais envisagé qu’il puisse devenir un rouage déterminent dans la mise en place d’un plan si controversé. Peut-être devait-il songer à démissionner au fond ? se dit-il en sentant ses convictions s’ébranler.

Renoncer ? Abandonner, encore une fois ?
Définitivement non, Il n’avait pas envie. Il était incapable de revivre ce scénario car il avait besoin de se prouver à lui-même qu’il était parfaitement capable de s’engager dans quelque chose et de le mener à terme. Ils ne voulaient pas que son entourage voit cette démission comme un énième échec, un renoncement. Car c’était forcément ce qu’ils allaient tous penser, sa famille, ses amis, Nora.

Mais devait-il pour autant se plier aux ordres de sa hiérarchie sans se soucier des conséquences de ses actes ? Devait-il condamner Juliana, Jeremy, Juliet et leur fille dans cette ville bouclée sans espoir de sortie ? Non, il ne pouvait pas non plus.

Quoi qu’il choisisse il avait l’impression de perdre sur tous les tableaux. Il ne sortirait pas gagnant de cette réunion, se rendit-il compte subitement. Aucun choix ne lui permettrait d’être en accord avec sa conscience. Tout autour de lui, les binômes se mettaient en place. Les agents se levaient et commençaient à se répartir par équipe mais lui il ne bougeait pas. Il tourna un visage blême vers Azenor qui venait de lui demander avec qui il était en binôme, comme s’il s’agissait là d’un vulgaire devoir de potion à rédiger en groupe. Il cligna des paupières et reporta son attention sur le chef Calder à l’extrémité de la table. Ils avaient tous l’air si serein alors que lui, il était prêt à étouffer.   Il avait envie de sortir, de prendre l’air. Il voulait que quelqu’un jette  un Aresto pour qu’il ait le temps de réfléchir à tout ça. Le temps de prendre une décision : Obéir ou s’opposer ?

L’ancien Gryffondor passa une main dans ses boucles brunes. A bien y réfléchir, il n’était pas vraiment obligé de choisir l’un ou l’autre. Il pouvait très bien faire l’un et l’autre, se dit-il en entrevoyant une lueur d’espoir.  Un frisson lui parcourut l’échine tandis qu’il prenait la pleine mesure de ce qu’il allait tenter de faire. Oh Godric, s’il se faisait prendre, il était grillé mais s’il parvenait à être assez discret, il gagnait sur toute la ligne.  Ce ne serait pas la première fois qu’il ferait quelque chose d’illégal après tout, même si, cette fois, il n’était pas question d’enfreindre simplement le règlement intérieur de Poudlard mais plutôt de contourner les directives du Ministre en personne.

Mais il suffisait juste d’une cheminée. Une seule. Juste au cas où. Cela devait bien être possible, non ? Il était l’homme de terrain, celui qui les répertoriait, qui vérifiait leur état. Il pouvait très bien laisser un accès ouvert juste pour ses copains.

Alors qu’il réfléchissait à cette question quelqu’un posa sa main sur son épaule. Irving leva la tête pour découvrir Scarlett qui venait de le rejoindre en faisant léviter sa chaise derrière elle.

« Il est avec moi. » lança-t-elle à Azénor puisqu’il avait complètement oublié de répondre à sa voisine.

La vieille femme s’installa entre les deux jeune gens et poursuivit :

« Azenor, ma jolie, peux-tu nous donner les blocs B04, B05 et B06 pour commencer ? On connait bien ces secteurs avec Irving.» Expliqua-t-elle avant de se tourner vers l’ancien Gryffondor, C’est bon, tu te sens d’attaque ? Tu n’as pas à t’inquiéter, tu sais, ajouta-t-elle sur le ton de la confidence mais assez fort pour que Moira et Azenor l’entendent,  je suis sûre que le Ministre à fait tout ce qu’il faut pour garantir la sécurité des habitants. Le chef a raison, Monsieur Marchebank ne prendrait pas le risque que cette réforme se termine en bain de sang… Tu l’as compris n’est-ce pas ? »
« Ouai…. Bien sûr. C’est bon, j’ai compris.» Mentit-il alors que toutes ses facultés mentales étaient d’hors et déjà tournées vers son projet illégal. Il se força à sourire, pour la forme, même s’il savait qu’il devait en rajouter une couche pour convaincre Azénor et surtout Scarlett de sa prétendue bonne foi.

« J’démarre un peu au quart d’tour mais… Faut m’laisser l’temps d’réfléchir, souffla-t-il en observant ses collègues, c’est mon côté Gryffondor, ajouta-t-il d’un air mal assuré sur le ton de la boutade. Oh Merlin, il était persuadé que son mensonge se lisait sur son visage mais il était en réalité assez convaincant. Il n’aurait pas réussi à duper ceux qui le connaissaient vraiment bien, comme Nora ou Donald, mais pour Azénor, cela suffisait, du moins, il l’espérait,  J’vais chercher les dossiers ressources. » souffla-t-il en se levant.


Le jeune homme respira un bon coup et s’approcha de la table où étaient posées les tas de parchemins  nécessaires à leur travail mais il s’arrêta finalement devant son patron qui se tenait là. Irving n’avait pas que Scarlett et Azénor à convaincre, il le savait.

« Désolé d’m’être emporté chef, dit-il, un peu raide, ça s’reproduira plus. » ajouta-t-il en rivant ses pupilles sur son vis-à vis.

Irving avait toujours admit ses erreurs. Il était un peu trop prompt à s’excuser d’ailleurs, mais pour une fois, cette capacité à reconnaître ses torts lui permettait de donner des accents de sincérité à  ces fausses  excuses. Et cela malgré l’aversion que lui inspirait ce chefaillon de Jason Calder.


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Jason Calder ~ Chef d'équipe du RPC

Jason regarda les binômes se former d'un œil morne en priant pour qu'ils se dépêchent un peu. Plus ils mettraient de temps à se ressembler et à partir, plus il devrait rester. Déjà qu'il faisait des heures supplémentaires. Il n'avait pas forcément envie de rester uniquement parce que les employés n'étaient pas capable de se bouger les fesses en vitesse. Son regard s'arrêta un instant sur Irving Whitaker qui n'avait pas bougé d'un poil. Ce môme était désolant. Pourquoi fallait-il qu'il cherche les problèmes en discutant les ordres ? C'était comme ça et ils n'y pouvaient rien. Alors, il allait faire quoi ? Boycotter en restant assis là toute la soirée ? Si c'était le cas, il ne comptait pas passer la nuit ici avec lui à le regarder bouder. Oh ça non. Il allait le faire bouger et à coup de pieds dans le cul si il le fallait.

Ce n'était certainement pas un mioche de l'âge d'Adrian qui allait faire sa loi ici. Soit il obéissait, soit il déguerpissait. C'était aussi simple que cela. Et si il s'avisait de faire le moindre scandale, il y avait des chances pour qu'il passe faire un tour chez les Aurors. Mais finalement, il semblait que cela ne serait pas nécessaire. Scarlett Parkinson semblait prendre les choses en main. D'où il était, il n'entendait pas la conversation qui avait lieu entre la vieille femme, Whitaker et Azenor Reynolds. Toutefois, c'est avec un certain soulagement qu'il vit le jeune homme se lever de sa chaise et se diriger vers lui.

Il le regarda se saisir d'un parchemin avant de commencer à remballer ses affaires. Il redressa la tête lorsque Irving lui présenta des excuses. Il hocha lentement la tête avant de le fixer gravement. Il était sûr qu'il devait avoir une idée derrière la tête. Il avait montré trop de virulence pour montrer son désaccord et maintenant il s'écrasait comme ça ? Ce n'était pas logique, ce n'était pas comme cela que ça fonctionnait quand on avait un minimum de caractère.

Les Calder étaient entêtés et lorsqu'ils avaient une idée en tête, il était difficile de les faire changer d'avis. Et la capitulations de Whitaker était étrange tellement il n'avait pas l'habitude de ce genre de comportement. Il poussa un léger soupir et posa son regard sur le jeune homme avant de se passer une main pensive sur son bouc soigneusement taillé.

"C'est bon Whitaker. C'est rien."

Il baissa un instant le regard sur les papiers qui jonchaient la table devant lui. Avant de le relever et de fixer Irving intensément.

"Vous savez, mon frère habite à Bristol. Je ne fais pas ça de gaieté de cœur. Mais si jamais vous avez l'intention de n'en faire qu'à votre tête et de jouer les héros, ce n'est pas seulement le renvoi que vous risquez. Cela nous dépasse tous les deux. Alors faites attention à vous Irving."

Il n'était pas du genre à prendre des risques inconsidérés. Il n'y avait qui l'intéressait plus que sa tranquillité. Tant qu'il avait de quoi manger dans son assiette, une paye à la fin du mois et la certitude que sa famille allait bien, le reste lui importait peu. Alors non, il n'allait certainement pas prendre le risque de tout perdre uniquement parce que certains considéraient que ce bouclage était peut-être un peu liberticide. Après tout, le ministre savait ce qu'il faisait. Si ça se faisait de nuit, c'était justement pour éviter les mouvements de foules.

Alors si Whitaker décidait de passer outre ses conseils et bien grand bien lui fasse mais il ne le couvrirait pas. Ce serait à lui d'assumer ses choix. Et si il devait le dénoncer pour ne pas perdre sa place, il le ferait sans hésiter.
Azénor ReynoldsAncien personnageavatar
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Irving ne semblait vraiment pas s’en remettre puisque même après les différents arguments qui lui avaient été proposé, il ne faisait toujours pas un geste pour se mettre au travail et snobait totalement la question d’Azénor. Celle-ci était sur le point d’insister ou de secouer légèrement le garçon, puisqu’il semblait dans son monde inconscient du brouhaha et du remue-ménage qui avait envahi la pièce, lorsque Scarlett intervint. Rassurée de voir qu’une telle femme prenait en charge son ancien camarade Gryffondor, Azénor se dit qu’il était entre de bonnes mains. Scarlett lui fit d’ailleurs immédiatement un petit discours visant à lui remettre les idées en place et celui-ci fit mouche puisqu’Irving reprit ses esprits et se mit au travail.

Azénor put enfin en faire de même avec la conscience tranquille, même si elle n’avait jamais été très proche d’Irving, il était connu à Poudlard pour être un fauteur de troubles et elle n’avait pas envie qu’il en fasse de même ici. Non pas qu’elle tienne plus que tout à sa tranquillité, elle aussi avait à sa façon un bon esprit Gryffondor, mais elle était reconnaissante envers ce service de l’avoir accepté à la dernière minute. Et puis, elle l’aimait bien Irving, il était sympathique, ils avaient des connaissances communes de qui parler ensemble, oui, elle espérait faire de lui un ami ce qui avait bien peu de chance d’aboutir si il était renvoyé pour insubordination.

Elle l’écouta présenter ses excuses avec un sourire amical :

« Ne t’en fais pas, je comprends, moi aussi je pense à mes amis en premier bien souvent. Et puis, je sais ce que c’est qu’un caractère Gryffondor. Parler avant de réfléchir, ça me connaît », ajouta-t-elle avec un clin d’œil complice.

Sur ces paroles qu’elle pensait amicales mais qui avait très certainement énervées Irving par son insouciance, Azénor rejoint Moira qui l’attendait en lançant des « mais qu’est-ce qu’elle fait cette gamine, que diable ! » à tout va.

Le bouclage avait commencé alors que les Bristoliens dormaient, inconscients du danger qui les menaçait.

[Fin du RP]



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Le Feu aux Poudres... [Azenor, Jason & Irving]

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