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 Can you kill like an hippogriff ? [Adonis & Leopold]

Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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23 octobre 2008

Le crépitement des flash retentit dans la ruelle calme de Pré-au-Lard, plusieurs clichés venant immortaliser la poignée de main entre le sous-directeur de Poudlard, Adonis Greengrass, et le ministre de la magie. Leopold décida de se plier une minute à l'exercice de l'interrogatoire auquel le soumettaient quelques journalistes, désireux d'avoir un commentaire du ministre pour commenter cette rencontre au sommet. Leopold rappela les liens qui l'unissaient à Adonis du fait de leur collaboration commune au département des créatures, avant d'expliquer qu'il s'agissait là d'un repas de courtoisie, puis le service de sécurité du ministre se chargea de les disperser pour accorder une peu d'intimité. Leopold retint un soupir de soulagement et échangea un regard éloquent avec Adonis.

Les deux hommes auraient pu sans problème se rencontrer dans le plus grand secret, ce n'était pas comme s'ils ne l'avaient jamais fait, mais Leopold avait tendance à se méfier des secrets depuis qu'il avait été élu. Sa rencontre avec June l'avait bien prouvé, nul homme n'était à l'abris de voir ses secrets découverts, à plus forte raison lorsque cet homme était ministre. Aussi, Leopold avait décidé d'organiser une petite rencontre officielle avec Adonis dans un restaurant de Pré-au-Lard. Qui irait deviner qu'une telle réunion, d'apparence anodine, renfermerait de si sombres desseins ? Bien sûr, on risquait de l'accuser de vouloir interférer dans les affaires de Poudlard, mais c'était déjà le cas depuis la nomination d'Adonis de toute façon. Et puis il fallait bien reconnaître que l'accusation n'était pas infondée... Leopold ne cherchait pas vraiment à s'en cacher. De plus, cela ne pouvait pas lui faire de mal de faire une petite apparition dans cette ville de bouseux qu'était Pré-au-Lard, ni de fréquenter un établissement un peu plus respecté que les Folies Sorcières. Il fallait soutenir le commerce anglais, et toutes ces bêtises là.

Le ministre se dirigea vers l'imposante porte du restaurant et s'immobilisa face à la somptueuse tête d'hippogriffe en bois qui l'ornait. Leopold admira un instant les détails admirables de la sculture avant de plonger son regard indéchiffrable dans les yeux de l'hippogriffe. Leopold avait généralement un bon contact avec les créatures magiques, ce qui était heureux au vu de son ancienne fonction, mais cela n'avait jamais été le cas avec les hippogriffes. C'était comme si ces stupides créatures, si nobles et si à cheval sur la politesse, pouvaient sentir le manque d'honneur et l'irrespect dont Leopold faisait si souvent preuve en dépit des apparences. Heureusement pour son image, la créature de bois ne fit pas la difficile lorsque le ministre inclina la tête devant elle et salua les deux hommes qui lui faisaient face :

"Bienvenue Leopold Marchebank, bienvenue Adonis Greengrass, Réservation salon de Diamant, troisième étage !"

La porte s'ouvrit pour laisser entrer les deux hommes, les gardes du corps de Leopold restant à l'extérieur, puis ils se firent immédiatement assaillir par les propriétaires des lieux en personne, survoltés par la présence de si prestigieux clients dans leur établissement. Les deux hommes montèrent les escaliers de marbre jusqu'au troisième étage, où se trouvaient deux petits salons privés pour les clients qui souhaitaient un peu d'intimité. Ce type de restaurant réputé au-delà même des frontières de l'Angleterre était parfait pour les dîners d'affaire avec des personnages importants, tout comme pour les rendez-vous galants, et Leopold songea qu'il y emmènerait Rosaleen un jour.

Rosaleen était d'ailleurs la raison pour laquelle il avait souhaité voir son ancien sous-directeur. Leopold prenait régulièrement des nouvelles d'Adonis pour savoir comment les choses évoluaient à Poudlard, mais c'était une toute autre affaire qui les réunissait aujourd'hui... Leopold attendit néanmoins qu'ils aient passé commande pour lancer la conversation, et qu'on les ait laissé seuls dans le salon de Diamant, un endroit outrageusement luxueux qui n'était autre qu'une salle de restaurant privée avec leurs propres serveurs et une décoration digne d'un château sorcier français.

Leopold examina le verre de vin qu'il avait face à lui avant de reporter son attention sur son protégé. Ou peut-être son ancien protégé, car Adonis volait désormais de ses propres ailes et avait tout à fait quitté l'ombre de Leopold... Ombre dans laquelle le ministre souhaitait le voir revenir, pour une soirée du moins. Car, si Adonis était un professeur le jour, il n'en restait pas moins un pyromane meurtrier et sans pitié la nuit...

"C'est un plaisir de vous voir, Adonis. Comment allez-vous ?", commença-t-il sur un ton plaisant, peu désireux d'entrer immédiatement dans le vif du sujet. A vrai dire, il n'était pas certain de savoir comment sa requête allait être accueillie...

HRP:
 



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Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis joua le jeu et prit la pose un sourire aux lèvres aux côtés de son ancien mentor. Une poignée tout ce qu'il y avait de plus formel à ses yeux. Il faisait parti des grands de ce monde désormais. Depuis que Leopold l'avait introduit à Poudlard et qu'il était directement affilié à son gouvernement et à ses proches. Il ne s'en plaignait pas, il avait enfin la reconnaissance qu'il souhaitait depuis toujours. Toutefois, il devait faire attention au moindre de ses faits et gestes, à la moindre de ses paroles en public. Il en avait l'habitude évidemment après avoir grandi au sein de la haute société sorcière. Néanmoins, il devait se montrer encore plus prudent maintenant que la presse épiait le moindre de ses mouvements. Mais ce n'était rien comparé à ce que devait subir le ministre en personne.

Il observa légèrement en retrait, Leopold répondre aux questions de la presse avant que ses gardes ne les dispersent pour leur laisser un peu d'intimité. Il rendit son regard au nouveau premier ministre avec un sourire amusé lorsque les journalistes eurent disparu. Adonis devait bien avouer qu'il était intrigué par cette invitation. Il ne voyait pas exactement de quoi il voulait s'entretenir avec lui puisqu'il lui faisait un compte rendu détaillé des évolutions de Poudlard chaque semaine. Et puis, il y avait la réunion officieuse qui avait réuni tous les acteurs des événements à venir. Il se posait donc des questions. A moins que ce ne soit un prétexte pour montrer aux yeux de tous à quel point, il était uni au nouveau sous-directeur de Poudlard. Après tout, il ne s'était jamais caché de son implication dans les affaires de l'école.

Tandis que le jeune homme tentait de ne pas trop le mettre en avant afin de ne pas brusquer ses collègues. Il recherchait leur appuis et mettre en avant qu'il était mandaté par le ministre de la magie ne l'aidait pas. Même si personne n'était dupe, hélas. Il laissa Leopold s'approcher le premier de l'hippogriffe en bois et attendit que la porte ne s'ouvre. Il suivit son ex-mentor à l'intérieur et se laissa conduire jusqu'à un petit salon intimiste au troisième étage. Son regard s'attarda un instant sur les décors outrageusement luxueux avant qu'il ne prenne place en face de Leopold. Il prit rapidement commande avant de reporter son attention sur son interlocuteur attendant qu'il ne se décide à lui expliquer ce qu'ils faisaient ici. Il retint un soupir lorsqu'il préféra se lancer dans les politesses d'usages.

"C'est un plaisir partagé, Monsieur, il esquissa un léger sourire polie avant de marquer un léger temps de réflexion sur la façon dont il allait répondre. Je vais aussi bien que possible en étant entouré vingt-quatre heures sur vingt-quatre par une bande d'adolescents immatures."

Il avait délibérément choisi de montrer son irritation. Après tout, ce n'était réellement un secret qu'il aurait préféré être muté ailleurs.

"Je ne dis pas cela pour votre fils bien évidemment. Dave est un élève exemplaire. Si ils étaient tous comme lui, je serais béni. Et puis, je dois bien reconnaître que certaines de mes collègues féminines sont... tout à fait charmantes."

Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors que le visage de Thelma s'imposait à son esprit. Il voulait toutefois modérer son irritation. Il comprenait le choix de Leopold. Ce qu'il avait d'abord pris pour une punition n'était en réalité qu'une façon de placer l'un de ses hommes de confiance à un poste clé. Il l'avait compris lorsqu'il avait été appelé pour la réunion aux Folies Sorcières, il avait compris qu'il était l'un des collaborateurs privilégiés du nouveau ministre. Et il en ressentait une certaine fierté.

"Et vous ? Comment allez vous ? J'imagine que ce n'est pas facile tous les jours d'avoir une nuée de journalistes sur le dos."

Il esquissa un léger sourire amusé avant de porter son verre de vin à ses lèvres. Il redressa le regard et fixa un instant l'homme qu'il considérait il y a peu comme un père. Qu'en était-il aujourd'hui ? Il avait du mal à décortiquer ses sentiments, il devait bien l'avouer. Il ressentait encore une légère rancœur après l'histoire avec Rosaleen. Mais il s'en voulait d'un autre côté car Leopold n'avait pas obligé la jeune femme, elle avait fait son choix elle même. Il était stupide d'en tenir rigueur à l'homme qui lui avait tout donner. Qui lui avait ouvert toutes les portes et de cela, il lui en serait éternellement reconnaissant.

"Vous désiriez me parler de quelque chose en particulier, Monsieur ?"

Son regard bleu électrique détailla son ancien directeur de département. Il était prêt à tout accepter de ce qu'il pourrait lui demander, il lui devait bien ça après tout.


Adonis Greengrass
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Un léger tic apparut sur le visage du ministre à la remarque d'Adonis, à laquelle il s'efforça de ne pas répondre. Il était naturel qu'Adonis regrette les hautes sphères du Ministère, dans lequelles Leopold aurait naturellement pu l'introduire s'il le souhaitait, mais mieux vallait pour lui qu'il ne pousse pas sa chance trop loin. Leopold l'avait tout de même propulsé sous-directeur de département et sous-directeur de Poudlard en deux années, ce qui avec son âge et son expérience avait dur à justifier. Certes, Leopold avait éprouvé un certain plaisir à écarter de la sorte son ancien rival pour le coeur de Rosaleen, mais il avait avant tout cherché à placer un allié dans l'enceinte de Poudlard et il lui avait laissé une très grande marge de manoeuvre pour réformer l'école, qui était une institution millénaire et hautement respectée dans leur société. Alors il était tant qu'Adonis montre une certaine reconnaissance, il était temps de cesser cette guerre froide à laquelle ils menaçaient de se livrer depuis quelques mois. Et Leopold allait leur en fournir l'occasion, en proposant à Adonis une mission qui les ferait plonger, une fois de plus, dans la criminalité... Et pour qui ? Pour la femme même qui les avait divisés, la belle Rosaleen...

L'humeur du ministre remonta légèrement à la mention de son fils, qu'il était heureux de savoir entre les mains d'Adonis, non pas que Dave ait jamais eu besoin de traitements de faveur, de toute façon.

"Je suis ravi de l'apprendre", répondit Leopold avec un sourire appréciateur, quand Adonis évoqua ses collègues féminines. A vrai dire, si le jeune homme pouvait faire ami-ami avec la directrice de l'école, ça ne pourrait que faire leurs affaires...

"Effectivement, vous savez comme moi que je ne suis pas habitué à être ainsi sous les feux des projecteurs... Mais cela a également ses avantages."

Savoir manipuler l'information était un talent essentiel pour qui voulait conquérir le pouvoir et, surtout, le conserver. Leopold faisait de son mieux pour maîtriser son image, ce qui n'était pas aisé, mais il était aidé dans cette tâche par un service de comm' compétent et par quelques journalistes sans scrupules comme la directrice de Multiplettes.

Un léger silence suivit ses paroles, le temps que les deux hommes savourent leur vin, puis Adonis reprit la parole, visiblement décidé à connaître le but de cette entrevue. Leopold prit le temps de reposer son verre et de sonder son associé du regard. Faisait-il le bon choix, en proposant ainsi cette mission à Adonis ? Il aurait pu la confier à quelqu'un d'autre. Alan, pour ne pas le nommer... Mais il aimait l'idée de la confier à Adonis, symboliquement. Restait à savoir si le jeune homme allait l'accepter... Leopold savait néanmoins que le simple fait de mettre Adonis au courant de ses plans le mettait en danger. Il comptait sur le fait que le lien de confiance, de respect et de loyauté qui les unissait était encore suffisamment fort pour qu'Adonis accepte la décision de Leopold...

"J'ai une mission à vous confier, mais je ne souhaite pas vous l'imposer. Libre à vous de l'accepter ou de refuser", exposa Leopold en posant un regard insondable sur son interlocuteur. Il savait que c'était une manière pour le moins inhabituelle pour lui de faire une requête à Adonis, mais il comptait bien ne pas le braquer d'entrée.

"Il s'agit de quelque chose de purement illégal, vous vous en doutez bien. Un double-meurtre, à vrai dire, par le feu serait idéal. Vos talents me seraient précieux... Mais je comprendrais que vous refusiez. Etant donnés vos...liens avec mon épouse." Car... il s'agit de faire tuer des personnes qui sont très proches d'elle.

Le visage extrêmement sérieux de Leopold indiquait à Adonis qu'il ne plaisantait pas. Il était parfaitement conscient de ce qu'il lui demandait, et il avait longuement réfléchi avant. Aucune hésitation n'était perspectible dans sa voix, car sa décision était prise. Ils devaient mourir, pour qu'elle puisse vivre pleinement, enfin.

"Il s'agit de ses grands-parents. Il est temps que cela cesse", conclut-il, le ton froid, le regard dur. "Vous en pensez-vous capable ?"



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Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis hocha légèrement la tête alors que Leopold confirmait son agacement des médias. Même si comme il le signalait cela présentait quelques avantages. Ses chargés de communication lui faisaient une très bonne publicité, tout comme le magasine Mutiplettes. Il envisageait d'ailleurs sérieusement de tout faire pour avoir un certain impact sur les médias au cas où le vent commencerait à tourner.

Toutefois, il se doutait qu'ils n'étaient pas là pour échanger des banalités. Même pas pour parfaire l'image du Ministre. Il aurait invité Rosaleen pour cela et certainement pas lui. Malgré le fait que cela renforçait encore le fait que Poudlard et le ministère étaient désormais étroitement liés. Il fit légèrement tourner son vin dans son verre avant de le reposer sur la table et de rompre le silence pour poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis le début.

La réponse ne se fit pas attendre et le laissa sans voix. Son regard bleu ne quittait pas Marchebank. Il se demandait réellement ce qu'il comptait obtenir en faisant cela. Peut-être une liberté de mouvement plus importante avec Rosaleen qui semblait encore beaucoup trop dépendante de l'autorité de ses grand-parents. Il lui fallait réfléchir. Peser le pour et le contre. Il sentait que c'était une immense preuve de confiance que lui accordait Leopold. Après tout, il aurait très bien pu confier cette mission à Alan.

Mais c'était à lui qu'il avait décidé de la donner. Un élan de gratitude s'empara du jeune homme. Il n'était finalement peut-être pas tombé autant en désuétude qu'il l'avait d'abord pensé. Toutefois, cela lui donnait également un bon prétexte de se rapprocher de Rosaleen. Et puis, cela augmenterait ses chances de ne pas se faire jeter comme un vieux chaudron à la fin. Il avait suffisamment d'informations en sa possession pour faire tomber Leopold Marchebank le cas échéant. La réciproque était sans doute vraie également mais accepter cette mission, lui offrait une couverture supplémentaire et un moyen pour récupérer Rosaleen sur le long terme.

Adonis laissa le silence teinté d'appréhension se prolonger. Il aimait savoir que pour une fois, c'était lui qui mettait le ministre dans une position indélicate. Lui qui ne savait pas quoi penser. Il avait noté la pointe de défi à la fin de la phrase de son mentor. Un léger amusement apparut dans son regard alors qu'il portait son verre à ses lèvres. Il le reposa tout aussi lentement qu'il l'avait saisit, savourant le vin qu'il avait en bouche. Il haussa un sourcil appréciateur avant de redresser la tête vers Leopold.

"J'en suis parfaitement capable, monsieur le ministre. Toutefois..., je me demande si c'est une bonne idée. Votre épouse ne risque-t-elle pas d'être anéantie ? A moins que ce ne soit son idée ?"

Après tout, peut-être que c'était la jeune femme elle même qui avait demandé à son époux de la débarrasser de sa famille trop encombrante afin de pouvoir enfin vivre en paix.

"Quoiqu'il en soit, je pense pouvoir exécuter votre requête. Cela ne devrait pas être trop compliqué. Néanmoins, je préférerais qu'il n'y ait aucun enfant dans le manoir à ce moment là. Je doute sincèrement qu'elle survive à la mort de son petit frère."

Il avait un sens moral tout à fait critiquable, néanmoins, il n'aurait jamais tué un enfant de dix ans. Surtout lorsqu'il ressemblait autant à Regulus et qu'il était tout ce qu'il y avait de plus important aux yeux de la femme qu'il convoitait et malgré lui, aimait encore.


Adonis Greengrass
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Un léger rire s'échappa des lèvres de Leopold quand Adonis suggéra que sa requête avait été suggérée par Rosaleen. Non, la jeune femme n'avait pas la moindre idée de ce qu'il était en train de faire aujourd'hui, et nul doute qu'Adonis avait raison de penser qu'elle serait anéantie...

"Non, bien sûr, il est hors de question de laisser quiconque autre que monsieur et madame Rosier périr dans ce qui apparaîtra comme une attaque criminelle orchestrée par l'opposition", souffla Leopold d'une voix basse. "Je n'ai aucune intention de priver Rosaleen de ses frères et soeurs, il n'y a rien de tel qu'une fratrie, et je sais à quel point elle les aime. De plus...  Oreste ne mérite vraiment pas ce sort là. C'est un chouette gamin."

Leopold était peut-être un tueur, mais il ne tuerait jamais un enfant. Ils étaient son point faible, il devait bien l'avouer. Car si un adulte pouvait être jugé responsable de ses mauvais choix, un enfant, lui, avait un monde de possibilités qui s'offrait à lui. Peut-être, un jour, Leopold aurait-il envie d'assassiner Oreste, mais pour l'heure, il n'était qu'un enfant innocent qui méritait d'avoir la chance de grandir, de devenir un homme accompli et de gagner le respect de son beau-frère. Beau-frère, quelle étrange pensée, songea Leopold avant de noyer cette idée dans une gorgée de vin. Il voyait plus Oreste comme un fils, un enfant à placer sous sa protection et celle de son épouse, loin de l'influence néfaste de ses grands-parents...

"Bien au contraire, je pense qu'il serait tout à fait positif pour Oreste d'être placé de façon permanente dans le foyer de sa soeur, et le mien, loin de l'influence de ces deux êtres exécrables..."

Plongeant son regard dans celui d'Adonis, il chercha à jouer sur la corde de l'émotion. Leopold n'avait pas de vergognes à exploiter les sentiments d'Adonis envers son épouse. Ils avaient tous les deux son intérêt à coeur, et c'était là ce qui comptait.

"Vous la connaissez suffisamment bien pour savoir quelle influence néfaste ils ont un pu avoir sur elle, sur son éducation. Vous savez qu'elle a dû se battre pour ne pas être reléguée au rang de simple potiche décorative, et pour poursuivre des études. Vous l'avez vue être trimballée de fiancé en fiancé... Adonis, j'ai été suffisamment stupide pour penser que le mariage lui permettrait de gagner enfin sa liberté vis-à-vis d'eux, mais force est de constater qu'elle ne sera jamais vraiment libre tant qu'ils seront en vie. Et je ne peux pas permettre cela. Oui, Rosaleen sera très affectée par cette véritable tragédie, parce que c'est une personne aimante, mais..."

Son visage s'assombrit un peu plus. Leopold marqua une pause avant d'ajouter :

"Ce sera un mal pour un bien. A terme, elle se sentira soulagée d'un poids, d'une présence constante, étouffante, autoritaire dans sa vie."

Et si l'homme qui prétendait la délivrer de cette oppression devenait oppresseur à son tour ? Leopold ne semblait guère conscient, pour l'heure, du paradoxe de ses propos et de ses actes. Lui qui se percevait comme le sauveur de l'ombre de Rosaleen, celui qui lui rendrait sa liberté de mouvement, la privait en réalité de tout choix, par ce geste si brutal et définitif. Un geste qu'il avait lui-même effectué pour son propre père, et qu'il n'avait jamais regretté. Cela ne lui avait fait que du bien, alors pourquoi en serait-il autrement pour Rosaleen ? Le bienfondé de sa démarche ne faisait à cet instant aucun doute dans la tête du ministre...

"Il n'y aura plus personne pour la faire suivre et guetter le moindre de ses faits et gestes. Rosaleen sera libre, enfin. Grâce à vous et moi, si vous acceptez de vous allier à moi, pour son bonheur."

Son regard perçant chercha à nouveau celui d'Adonis, espérant l'avoir acquis à sa cause.




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Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Le rire de Leopold ne laissa aucun doute à Adonis. Rosaleen n'était clairement pas l'instigatrice de tout ceci. Et il avait été stupide de sa part de le penser d'ailleurs. Il n'y avait pas personne plus douce et plus aimante que la nouvelle madame Marchebank. Il poussa un léger soupir et porta son verre de vin à ses lèvres alors que Leopold tentait de le convaincre de la pire façon qui soit. En essayant de l'apitoyer. Comme si il avait besoin de ça. Comme si le simple fait d'évoquer Rosaleen et le bonheur qu'elle pourrait ressentir à avoir son petit frère sous son toit ne suffisait pas.

Non bien sûr que non. Il fallait que Leopold Marchebank enfonce encore un peu plus le couteau dans la plaie qu'il lui rappelle encore une fois que c'était lui qui avait obtenu la main de Rosaleen. A cet instant précis, ce n'était pas les Rosier qu'il aurait aimé voir brûler. Non c'était l'homme qui se trouvait face à lui. L'homme qui lui avait délibérément volé la femme qu'il aimait. Et pour quoi ? Pour pouvoir parader avec une jeune et jolie jeune femme à son bras ? Est-ce qu'au moins, il tenait sincèrement à elle ? Est-ce que ses paroles étaient exactes ? Est-ce qu'il ressentait réellement ce qu'il laissait entendre ? Tout cela était bien trop dur.

Il inspira profondément. Dans un sens, Leopold semblait suffisamment connaître sa femme pour lui épargner le deuil de ses frères et sœurs. Et il semblait résolu à obtenir son bonheur en écartant les grands-parents trop étouffants. Il se doutait de l'attitude que ces derniers devaient avoir. Ils devaient se sentir tellement important d'avoir réussi à positionner leur petite fille à un rang aussi élevé. Première Dame du pays. Ce n'était pas rien. Et ce n'était pas Rosaleen qui en tirait la gloire. Non, c'était ses infâmes grands-parents qui s'enorgueillissaient de la situation. Et il bouillonnait de les voir se ratatiner comme les larves qu'ils étaient. Si Rosaleen n'était pas à lui, c'était uniquement à cause d'eux. Et de Leopold qui avait su tirer parti de la situation et de l'ambition des Rosier.

Il resta silencieux, son regard dans celui de son supérieur, imperturbable. Il ne voulait pas montrer à Leopold que ses sentiments envers Rosaleen étaient encore plus présent qu'il le croyait. Il ne voulait pas lui laisser admirer que le simple fait d'évoquer la jeune femme lui arrachait le coeur. Pourquoi les seules personnes pour lesquelles il éprouvait un minimum d'affection lui étaient inaccessibles ? Était-ce une vengeance du destin pour tous les crimes qu'il avait commis ? Pourtant Marchebank en était l'investigateur de bien plus et tout semblait lui sourire à lui.

Il ressentait tellement de choses différentes à l'encontre de cet homme. De la rancœur, de la haine, de l'admiration et une certaine affection toute filiale, il devait bien l'admettre. Et pourtant, il le détestait pour ce qu'il représentait. Il le détestait de la narguer ainsi. Et dans un sens, il lui était reconnaissant de le lui demander à lui et non à Alan ou à un autre de ses sbires. Il était reconnaissant de pouvoir le faire lui même. Tuer les grands-parents de Rosaleen serait à n'en pas douter l'un des crimes pour lequel il prendrait le plus de plaisir.

Pourtant, il se demandait pourquoi Leopold l'avait choisi lui plutôt qu'un autre. Il savait que son supérieur avait d'autres hommes tout à fait compétents pour faire cela et le camoufler en attaque de l'opposition. Alors était-ce une façon de l'accabler encore plus ? De lui montrer qu'il pouvait lui faire faire tout ce qu'il souhaitait et que c'était lui qui avait le dessus. Ou bien était-ce une façon de se faire pardonner en lui offrant le moyen de se venger, en réalisant ce qu'il rêvait de faire depuis que Rosaleen portait le nom des Marchebank.

"Pourquoi moi ?, son regard toujours planté dans celui de Leopold. Je veux dire, vous savez ce que je ressens pour elle. Vous avez d'autres hommes qui seraient capable de réaliser ce que vous demandez. Je ne suis pas votre seule option. Alors... Pourquoi moi ?"

Il cherchait peut-être à gagner du temps avant de donner sa réponse. Même si il savait déjà qu'il accepterait. Même si cela lui rappellerait à quel point, Rosaleen n'était pas à lui. Au moins, il aurait la satisfaction de voir le manoir des Rosier brûler dans le feu de l'enfer. Mais il était aussi curieux de savoir ce qui motivait un homme tel que Leopold Marchebank à l'envoyer lui alors qu'il lui affirmait à peine six mois plus tôt qu'il devrait cesser ses activités illégales pour éviter tout scandale et se forger une image des plus lisse et digne d'un sous-directeur de département.


Adonis Greengrass
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Pourquoi lui ? Leopold médita cette question en silence tandis que ses doigts tapotaient la table avec une certaine nervosité. Il ne savait pas exactement ce qui l'avait poussé à n'envisager personne d'autre qu'Adonis pour réaliser cela, mais c'était le cas. Il ne se voyait pas demander à l'un de ses sbires d'assassiner froidement la famille de sa femme comme si ce n'était qu'une mission comme une autre. Ce n'était pas un crime comme un autre, celui-ci était particulier car il s'agissait de sa propre famille désormais, et car cela conduirait effectivement Rosaleen à plonger dans le plus grand désarroi, pour un temps. C'était important et il lui fallait quelqu'un d'important pour réaliser ce geste, car il n'avait pas le pouvoir de le réaliser lui-même - il lui faudrait un alibi. Or Adonis était quelqu'un d'important. Plus que cela, il était la personne parfaite pour opérer ce meurtre, la seule qu'il pouvait envisager, même s'il avait du mal à l'expliquer.

"Hmm", marmonna-t-il en passant une main sur son menton, pensif. "Cela me semble tout simplement naturel de vous le demander. Justement parce que je sais ce que vous ressentez pour elle. La même chose que moi."

Oh, ce n'était pas tout à fait vrai. Leopold et Adonis avaient des façons bien différentes d'aimer Rosaleen mais ils le faisaient tous les deux, avec leurs propres moyens, à leur propre échelle. Leopold n'était pas un amoureux transi et romantique, il ne le serait jamais. Mais Rosaleen avait su gagner son affection, son respect et, malheureusement pour elle, avait réveillé ses instincts protecteurs. Elle faisait partie de sa famille, désormais, or contrairement au dicton populaire, Leopold avait toujours considéré que l'on pouvait décider de qui faisait partie de sa famille. Il y avait ceux qu'il souhaitait auprès de lui et les autres... eh bien, il s'en débarrassait, purement et simplement.

"Nous sommes les deux personnes qui tiennent à elle, à son bonheur. Cela me semble donc... juste que l'on fasse ça ensemble. Toi et moi, Adonis, pour elle."

Leopold planta un regard empli de sens dans celui d'Adonis. C'était la première fois qu'il laissait tomber le tutoiement pour s'adresser à lui, et l'instant était choisi avec soin. Leopold n'avait pas l'habitude de laisser les choses au hasard. Il s'agissait de convaincre Adonis qu'il était temps de laisser les vieilles querelles, jalousies et rivalités sous-jacentes qui avaient empoisonné leur relation de côté. Il était temps de retrouver leur complicité d'antan pour avancer ensemble, non seulement vers un monde sans les Rosier, mais surtout vers le pouvoir, qu'ils n'auraient pu conquérir l'un sans l'autre. Leopold et Adonis s'étaient aidés mutuellement à atteindre un statut qu'ils n'auraient pu acquérir sans l'autre mais il ne s'agissait pas de se reposer sur leurs lauriers.

"Je suis désolé que notre mariage t'ait fait souffrir, Adonis, sincèrement. J'aurais voulu que les choses se passent différemment, mais nous sommes du même côté, toi et moi. Du côté de Rosaleen. Du côté du FREE. Nous sommes du même côté depuis longtemps et nous aurions tort de l'oublier..."

Il n'était pas vraiment désolé. Leopold n'était jamais désolé d'emporter une victoire. Il avait été le plus fort des deux, voilà tout, et n'avait pas à s'excuser pour cela... Mais des excuses bien placées pouvaient constituer une arme parfaite. Si ses excuses n'étaient donc pas véritablement honnêtes, ce dont Adonis ne seraient probablement pas dupe, sa sincérité se lut sur son visage lorsqu'il prononça ses prochains mots :

"Alors... Est-ce que je peux te faire confiance, mon ami ?"

Le ministre tendit sa main en direction d'Adonis, l'incitant de son regard vif à la serrer. Il ne tenait plus qu'à lui d'accepter cette offre de paix et d'avancer vers un ordre de vilénie avec lui...




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Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Leopold lui même ne semblait pas savoir pourquoi il l'avait choisi. A moins que ce ne soit une façon de se donner le temps de trouver une excuse probable pour ne pas révéler le fond de sa pensée. Adonis continuait de le fixer attendant une réponse claire. Mais il n'eut droit qu'à un semblant d'explication. Parce qu'il l'aimait, il avait le droit à ce privilège ? Il ne s'en plaignait pas au fond. Il avait droit d'exécuter une tâche importante à laquelle, visiblement, Leopold semblait tenir tout particulièrement. Donc c'était en quelque sorte un honneur que lui faisait là, le Ministre.

Toutefois, il continuait d'émettre quelques réserves. Il avait déjà beaucoup donné à Leopold Marchebank et à son gouvernement et au final, où finissait-il ? Enfermé à Poudlard. Alors, oui, il avait de la rancoeur. Et il n'était pas prêt de céder uniquement sur une simple demande, il lui fallait des garantis. L'assurance que Marchebank ne lui enfoncerait pas un poignard dans le dos une fois cette histoire de grands-parents réglée.

Mais il n'était pas préparé à la suite. Le tutoiement employé comme pour souligner son importance. "Toi et moi". Cela signifiait énormément pour Adonis. Et pendant un temps, il avait cru que son mentor l'avait oublié. Il avait mal interprété les signes. Leopold ne l'avait jamais réellement écarté. Il y avait eu une évolution de leur lien. Une rivalité également pour Rosaleen. Rivalité encore latente mais qui au fond n'avait plus réellement lieu d'être. La jeune femme avait fait son choix de son plein gré. Et il en avait oublié peut-être au fond ce qui le reliait à Leopold. La familiarité employé par son supérieur lui fit entrevoir une mince égalité entre les deux hommes.

Ils n'étaient plus le Ministre et le sous-directeur de Poudlard. Ils étaient deux égaux, deux amis, songea un instant le jeune homme avant d'effacer cette idée ridicule de son esprit, qui parlaient du bonheur d'une personne qui leur était très chère. Il haussa néanmoins un sourcil septique lorsque Leopold s'excusa de l'avoir fait souffrir avec le mariage. Il ne pouvait pas croire qu'un homme tel que lui soit désolé d'asseoir son pouvoir au détriment d'un autre. Il le connaissait assez pour savoir que ces excuses n'étaient qu'une mise en scène afin de le flatter dans son ego.

Mais il était vrai qu'ils étaient du même côté. Depuis longtemps. Depuis le début, alors qu'Adonis n'était qu'un stagiaire fraîchement débarqué de Poudlard. Leopold avait su voir tout le potentiel qu'il y avait en lui, il lui avait donné sa chance et l'avait élevé très jeune à des postes de hautes responsabilités. Il savait ce qu'il lui devait, il n'oubliait rien. Mais il voyait maintenant qu'il ne lui était pas aussi redevable qu'il l'avait d'abord cru. Sans lui, Leopold ne serait peut-être pas aussi important qu'il l'était désormais. Ils avaient travaillé ensemble et Adonis avait mérité chacun des postes qu'il avait occupé.

Et pour la première fois depuis longtemps, il aperçut la pointe de l'honnêteté sur le visage de Leopold. Il examina un instant la main tendue vers lui et le visage de l'homme qui lui faisait face. Ainsi il le considérait comme un ami ? Et plus comme un inférieur ? Les sentiments d'Adonis à l'égard de Leopold avaient souvent été mitigé. Mais une certaine fierté l'envahissait désormais. Il n'était plus son pupille. Il était son ami. Et Adonis devait reconnaître que le lien lui convenait parfaitement. Il n'y avait plus rien de filial dans leur relation. Il esquissa un léger sourire en coin et serra la main de Leopold pour sceller leur accord.

"Libérons Rosaleen de ses grands-parents."

RP terminé


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Can you kill like an hippogriff ? [Adonis & Leopold]

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