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 Un jour mon Prince viendra... [Pv Adonichou]

Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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Un 3 novembre de l'année 2008, Cabaret des Folies Sorcières, non loin d'un verre de Whisky Pur-Feu...

Mildred Magpie aurait voulu se noyer au fond de son verre, si cela lui avait enlevé la souffrance qui lui rongeait le cœur, mais voilà depuis deux jours, rien ne semblait plus pouvoir la guérir. L'horrible vision des corps entrelacés de Roy et de cette affreuse Isobel, tournait en boucle dans son cerveau, sans qu'elle puisse l'en extirper. Depuis cette humiliante désillusion, tous lui paraissait dérisoire, tant rien n'était pire que de se sentir trompée! Plongée dans les ténèbres de ses appartements, elle avait passé la journée de la veille à pleurer comme un veau sur son malheur. Comment avait-elle pu se fourvoyer autant sur le compte de son associé? Roy Calder n'avait rien du Prince tant espéré, il s'était comporté en ignoble goujat, et ne s'intéressait à elle probablement que pour des raisons d'ordre matériel. D'ailleurs, pourquoi se retrouvait-elle toujours dans les mêmes situations? Avec des hommes qui se fichaient éperdument de son bonheur! L'amour s'évertuait à lui glisser toujours entre les doigts, telle une anguille rusée réchappant de justesse au pêcheur. Cette quête impossible la rendait folle, au point de se demander si elle ne devrait pas consulter un psychiatre de Saint-Mangouste. Car dans l'espoir fou que quelqu'un s'intéresse à sa personne, elle perdait de sa lucidité, et commettait des actes dont elle n'était forte heureusement pas coutumière! L'amour ne lui apportait en vérité que des déconvenues. Pire, ce noble état de l'âme ne faisait que lui révéler les pans les plus obscurs de sa personnalité! De quoi faire frémir la pauvre pie jusqu'au tréfonds de son plumage...

Mildred se sentait pourvue d'une âme aussi dangereuse que destructrice. Surtout dans certaines situations, où elle se voyait déborder dans ses mensonges, pour ne laisser transparaitre que la vérité d'une nature profonde et mauvaise. Sans les faut-semblants, elle ne se sentait alors pas si différente de tous ces tordus de la rubrique des faits divers, dont elle se plaisait à décortiquer les exactions sanglantes. Et cela avait de quoi l'effrayer au plus haut degré! Car elle n'aimait pas cette partie d'elle-même qui pouvait anéantir tous ce qu'elle s'était tuée à construire. Cette jalousie maladive qui naissait du dépit amoureux, et qui la poussait à commettre des actes irrévocables. Comme ce fut le cas avec cette Marlene McKinnon, qu'elle avait dénoncé jadis aux Mangemorts, pour la simple et bonne raison qu'elle lui avait subtilisée son amoureux de l'époque. Certes cela ne l'avait pas rendu plus heureuse, et elle en éprouvait même une certaine culpabilité. Mais était-ce vraiment de sa faute? Personne n'avait été là pour soulager son propre chagrin! Abandonnée à son sort! Pourquoi les autres se pavanaient aux bras de leurs amoureux, tandis qu'elle devait rester seule? Quand viendrait son tour d'être heureuse? La récente trahison de Roy Calder avait ravivé cette plaie du passé, et Isobel Lavespère, la chargée en communication du Ministère revêtait le masque de la rivale amoureuse. Comme pour Marlène, elle désirait ardemment se venger, la priver de son bonheur. Mais au vue de la situation était-ce raisonnable?

Mildred savait qu'il lui fallait garder un maximum de contacts avec le Ministère, et plus précisément auprès de Leopold Marchebank. Il lui fallait absolument raccrocher son wagon à celui du FREE, et devenir l'un des médias en vogue de ce monde magique. L'avenir de Multiplettes et de ses affaires nécessitait quelque sacrifice, comme celui de devoir collaborer avec cette odieuse garce de Lavespère. Mais pour le bien de ses activités, la couguar était prête à ranger ses griffes. Du moins pour un temps. Le temps de la vengeance vient toujours à celui qui sait attendre. Comme bon nombre de chargée en communication, elle tombera rapidement en disgrâce. Notamment lorsque ses tournures de phrases ne plairont plus, ou quand ses petites jupes moulantes ne produiront plus leurs effets sur la gente masculine. Pour Mildred, il sera alors temps de lui asséner un coup de poignard dans le dos. Mais pour l'heure, elle allait devoir ranger sa rancœur et laisser s'exprimer son hypocrisie. La rédactrice de Multiplettes sentit un regain d'espoir envahir son âme, alors qu'elle se recentrait sur ses activités. Après tout n'était-elle pas devenue en un temps record l'une des femmes les plus riches de Bristol? En cela, elle n'était pas à plaindre!

Mildred enleva le voile de soie qui lui recouvrait les épaules, tant elle trouvait que la température ambiante était élevée. Peut-être faudrait-il aménagée un système de soufflerie magique? Mais elle se ravisa bien vite, en se disant que la chaleur avait de bénéfique qu'elle incitait les clients à consommer. Mildred ne passait à côté d'aucun bénéfice, aussi infime soit-il. Elle aimait profondément les galions car contrairement aux hommes, ils avaient toujours contribué à son bonheur. Posant délicatement sa main sur la surface du bar, Mildred Magpie laissa son regard arpenter la salle, à la recherche de la moindre imperfection dans le décor. La sorcière adopta une pause lascive, ne se doutant point que quelqu'un l'observait...


Un léger picotement dans la nuque lui fit baisser les yeux, et son regard croisa subrepticement celui d'un jeune homme dont la beauté si prononcé, aurait suffi à damner pour l'éternité la couguar qui sommeillait en elle. Cherchant à fuir ses vils instincts, Mildred redressa son menton pour regarder au loin. Mais il ne suffit que de quelques secondes pour qu'elle se surprenne de nouveau à loucher ostensiblement en direction du beau jeune homme. Pourquoi celui-ci lui paraissait si familier? Les yeux de la journaliste à scandale se perdirent sur la silhouette parfaite du jeune homme. Par Merlin, elle le trouvait trop beau! Ses pommettes s'empourprèrent, tandis qu'une bouffée de chaleur venait lui réchauffer les entrailles. Préférant se réfugier derrière de fausses excuses, elle mit cela sur le compte du manque d'aération, et se promit d'intégrer un ventilateur magique à proximité du bar. Mais toutes tentatives d'échapper à ses désirs parurent bien vit illusoire. Tels des aimants, les yeux clairs de la sorcière rousse finirent par se bloquer définitivement sur le bel apollon.

L'espace d'une seconde, tout redevint alors limpide dans les souvenirs de Mildred Magpie! Il ne s'agissait rien de moins que de Adonis Greengrass, l'actuel sous-directeur de l'école de magie de Poudlard. A vrai dire, ils n'avaient fait que se croiser, sans jamais vraiment se parler. Au travers d'un article, la rédactrice de Multiplettes lui avait prêté une romance avec la Directrice Daiy Mason, mais c'était plus pour meubler ses écrits, que basé sur des faits avérés! Puis lors de la grande réunion des fidèles de Marchebank, il y a près d'un mois, Adonis faisait partis du cercle de privilégiés qui s'était installé dans l'allée secrète des Folies Sorcière. Ce jour-là, Mildred l'avait également dénudé du regard, avant de lui indiquer de sa main blanche, la route à suivre. Mais aucun mot, ne fut encore une fois échangé entre eux, tandis que Adonis se préoccupait de suivre le sillage de Leopold Marchebank. Il était peut-être temps de rattraper le temps perdu? Volderêve n'était pas là pour combler ses manques, et Mildred éprouvait l'envie de tourner la page, et l'épisode douloureux que lui avait infligé ce nabot de Roy. Elle se laissa alors glisser prestement de son tabouret, tout en se faisant la promesse que cette fois-ci, elle n'irait pas trop loin.

* C'est juste le coup d'un soir... Rien de plus... Je ne tombe pas bêtement amoureuse... Même s'il est juste trop mignon... Je ne craquerai pas... *

Verre à la main et grand sourire aux lèvres, elle fondit sur le beau jeune sous-directeur de Poudlard. Sa démarche féline signalait qu'elle était passée en mode prédatrice, et que désormais rien ne pourrait lus l'arrêter. Lorsqu'elle arriva à sa hauteur, elle feignit alors la surprise, avant de roucouler son message de bienvenue.

"Monsieur Greengrass, soyez le bienvenue! C'est réellement une agréable surprise de vous voir ici, si loin de votre école de Poudlard! On dirait que les Folies Sorcières sont devenues votre péché mignon! " Mildred pouffa à sa remarque, avant de poser une question dont le but était de rejoindre la table du beau jeune homme. " Puis-je me joindre à vous afin que nous unissions nos solitudes? A moins que vous n'attendiez l'une de vos trop nombreuses conquêtes... "

Dans l'art de s'incruster tout en s'informant de la situation conjugale, Mildred ne manquait assurément pas d'assurance...


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Un soupir lui échappa alors qu'il s'installait à une table des Folies Sorcières. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas pris un moment pour lui. Il avait pensé que l'enterrement serait moins éprouvant que cela, pourtant le fait de revoir Rosaleen l'avait touché. Plus qu'il ne l'aurait voulu et cela ne lui plaisait guère. Et son oncle qui le poussait encore et encore pour qu'il passe plus de temps avec Caecilia Selwin. C'était finalement peut-être la meilleure solution qui s'offrait à lui. Mais il n'avait pas envie de s'enfermer dans le mariage tout de suite.

Il avait l'impression que sa vie ne se résumait qu'à cela. Un emmurement permanent où il n'agissait que par devoir sans jamais prendre en compte son propre plaisir. Chacun de ses choix et de ses gestes étaient dictés par ses obligations et son ambition. Il fallait savoir faire des sacrifices pour obtenir tout ce que l'on désirait de la vie. Et pour l'instant, sa vie sentimentale en pâtissait grandement. Mais après tout, le mariage ne l'empêcherait pas de continuer à s'amuser. Caecilia ne semblait pas le genre de femme à venir l'ennuyer avec la fidélité ou toute autre ineptie de ce genre. Elle était intelligente et comprenait sans doute que si mariage il y avait ce ne serait que purement protocolaire.

Car malgré tout, la pérennité de son arbre généalogique lui tenait à coeur et il ne souhaitait pas le voir entaché à cause de lui. Noble et pur pour toujours. Même si ses derniers temps cela se perdait grandement au profit du métissage. Mais Adonis s'était toujours juré de ne pas être la cause du métissage de sa famille. Même si il n'était pas forcément aussi pur qu'il l'aurait voulu. Il n'entacherait pas davantage sa famille. Alors, oui, le mariage avec Caecilia Selwin devenait de plus en plus tentant.

Perdu dans ses pensées, il n'avait pas remarqué le regard rivé sur lui. Ce n'est que lorsqu'une effluve puissante de parfum féminin lui chatouilla l'odorat et qu'une voix suave lui vrilla les tympans qu'il redressa la tête. Son regard s'attarda un instant sur la femme qui se tenait devant lui alors qu'il essayait de la resituer. Où l'avait-il déjà vu ? Qui était-elle ? Comment le connaissait-elle ? Quoique cette dernière question pouvait rapidement être résolue. Elle avait pu voir sa photo dans un quelconque magasine.

Ce n'est qu'en approfondissant légèrement son inspection qu'il la reconnut. Mildred Magpie, la propriétaire de l'établissement. Enfin co-propriétaire. Il s'apprêtait à l'éconduire poliment lorsqu'il se rappela qu'elle était également propriétaire d'un magasine à scandale. Il était toujours bon d'avoir un point de pression sur la presse. Et puis, les Folies pouvaient également se montrer stratégique. Il était temps pour lui d'agrandir ses sécurités. Après tout, Leopold Marchebank n'était pas éternel et il ne faisait aucun doute au vu de leur différence d'âge qu'il lui survivrait. A ce moment là, il lui faudrait une sérieuse couverture et un moyen de s'en sortir. Il esquissa donc un sourire charmant.

"Miss Magpie. Quelle merveilleuse surprise, il se leva prestement et tira la chaise à sa droite vers lui pour inviter la gérante à s'asseoir. Je vous en prie, installez-vous. Je déplore le fait que nous n'ayons pas pu plus converser la dernière fois."

Comme si il en aurait eu le temps de toute manière. Il était là pour le travail pas pour l'amusement et puis Mildred Magpie n'était généralement pas le genre de femme qui l'attirait. Il les préférait sensiblement plus jeunes.


Adonis Greengrass
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Mildred Magpie ne laissa point passer cette divine opportunité que de pouvoir discourir avec le beau et sexy sous-directeur de Poudlard. Quelle femme d'ailleurs pourrait se refuser un tête à tête aussi torride que savoureux? Certainement pas la rédactrice de Multiplettes, qui voyait en Adonis une belle occasion de butiner à la fleur du désir, et oublier quelque peu ses dernières déboires sentimentales. Quand son cœur venait à se briser, la sorcière avait toujours eu besoin d'une rencontre aussi fugace soit-elle pour rebondir et reprendre confiance en son pouvoir de séduction. Souvent Volderêve jouait ce rôle ingrat, la quadragénaire désorientée le monnayant pour qu'il la couvre de baisers et de paroles rassurantes. Roy l'avait poignardée en plein cœur, et son gigolo de service absent, il lui fallait un homme qui puisse recoller les morceaux. Sans se départir de son large sourire carnassier de femme cougar, elle posa son verre sur la table, et finit par s'asseoir face à celui qu'elle ne voulait percevoir encore que comme la proie d'un seul soir.

"Je ne peux me refuser ce plaisir, monsieur Greengrass... "

Mais Adonis n'était-il véritablement rien de plus qu'un plan dénué de sentiments? Un trait d'union sexuel entre deux histoires? Pourquoi diable son cœur s'emballait-il alors de la sorte? D'où venaient ses frémissements à chaque fois qu'elle venait à croiser son regard? Le sourire figé et béat, Mildred cherchait désespérément un moyen de se donner de la contenance, tandis que ses pensées se bousculaient dans sa tête. Machinalement, elle étrangla de sa main moite d'émotion le pied de son verre, avant de s'éventer de manière théâtrale.

"Vous ne trouvez pas qu'il fait torride... Hum... Je vous prie de m'excuser, je voulais dire, trop chaud... "

Mildred fit mine de toussoter pour cacher son émoi. Voila qu'elle commettait des bourdes verbales, et perdait de son assurance habituelle. Mais que lui arrivait-il? N'était-elle pas en train de tomber à nouveau amoureuse? Non, elle ne le devait pas! Chaque fois qu'elle s'exposait sentimentalement parlant, elle finissait toujours par le regretter. Et puis, qu'est-ce qu'un bel Apollon comme Adonis Greengrass pouvait bien lui trouver? Les jeunes hommes dans son genre pouvaient s'offrir des Isobel lavespère, alors pourquoi chercherait-il à sortir avec une vieille peau comme elle? Mildred avait besoin de se rassurer, et cela se percevait dans son attitude. Comme bien souvent, pour se départir de cette situation embarrassante, elle rebondit sur son activité professionnelle.

"Dire que je fais volontairement monter la température de plusieurs degrés, afin que mes clients du Bar consomment en plus grande quantité. Je me rends compte que cette méthode est terriblement efficace sur moi... Veuillez m'excusez, mais je crains d'être un brin pompette pour vous faire la conversation de manière convenable... "

Voila qu'elle se faisait passer pour une quadragénaire alcoolique à la conversation aussi futile que navrante! Quel pathétique spectacle! Que devait penser d'elle le sous directeur de Poudlard? Mildred se rendait compte qu'elle avait minimisé l'impact de la trahison de Roy Calder sur sa confiance. Elle en était encore toute déboussolée. A moins que ce ne soit le charme irrésistible de cet Adonis qui lui fasse cet effet? Reprenant ses esprits, elle tenta de changer de sujet, de manière à se rattraper et se donner plus de contenu.

"Comment se passe vos débuts dans la prestigieuse école de Poudlard? J'avoue regretter ne pas avoir pu vous parler plus amplement lors de votre dernier passage aux folies sorcières. Car il se trouve que j'aurai bien aimé vous demander d'interagir en ma faveur auprès de votre direction... "

La sortie de son dernier roman "La Mère des Dragons" avait suscité un réel engouement dans la tranche d'âge des adolescents, qui affectionnait particulièrement la plume et le style enflammé de l'écrivaine. Depuis l'annonce de sa publication, Mildred Magpie croulait sous les hiboux de jeunes fans qui la harcelaient pour savoir ce qui allait advenir de l'héroïne Peggy Black, ou encore si le beau Prince Feodor allait rechaper à sa fin funeste du précédent tome. Si Mildred détestait ouvertement les enfants en bas âge, elle éprouvait au contraire une réelle empathie pour l'adolescent. Une raison à cela se voulait purement mercantile, tant ses livres faisaient recette auprès des jeunes filles en fleur; Une autre se voulait par contre d'ordre plus intime : La conception de l'amour de la quadragénaire Mildred Magpie s'étant arrêté à la date de ses premiers émois adolescent. Sans doute du fait de l'échec traumatisant que lui avait infligé sa vie sentimentale alors qu'elle n'était encore qu'une jeune Poufsouffle à Poudlard; Mais la sorcière restait encore figée au stade des sentiments exacerbés, où le passionnel écartait toute forme de rationalisation protectrice.

Sans l'avouer ouvertement, Mildred Magpie avait couru toute sa vie après l'illusion d'un prince charmant. Mais aucun Feodor n'était venu sur sa licorne blanche afin de la délivrer de sa solitude. Pourtant, elle ne perdait pas espoir, et elle trouvait dans l'écriture une sorte d'exutoire dans lequel elle pouvait libérer ses fantasmes inassouvis. Car dans la vraie vie, les Feodor n'existaient pas! La prenant pour un vulgaire mouchoir à usage unique, les hommes se comportaient invariablement de la même manière avec la pauvre romancière. Toute la frustration et l'aigreur qu'elle éprouvait se ressentait dans ses articles assassins où elle se vengeait de son malheur, en déchirant le bonheur des autres. C'était sa manière à elle d'exister, et de crier son chagrin...

Plus elle le contemplait et plus Mildred trouvait que Adonis Greengrass avait une lueur magique dans le regard. Comme une étincelle qui ne demandait qu'à s'enflammer. Mais certainement pas pour elle! Comment pouvait-il en être autrement? Un jour lui-aussi se marierait, et comblerait de bonheur une femme plus jeune et plus belle qu'elle. Mildred ne devait pas nourrir d'espoir insensé, et se concentrer sur ce qu'elle savait faire de mieux : S'enrichir et s'épanouir professionnellement. C'est dans ce sens que abondèrent la suite de ses propos.

"Je ne sais pas si une telle chose est envisageable, mais je souhaiterai organiser une séance de dédicace de mon dernier roman au sein de votre prestigieuse école de Poudlard. Cela serait pour la romancière que je suis, une occasion inespérée de pouvoir aller à la rencontre de mes jeunes et fidèles lecteurs. Pensez-vous pouvoir réaliser ce rêve? "

Qui ne tente rien n'a rien. Mildred croisa les doigts pour que ce projet aboutisse, car nul doute que cela boosterait ses ventes en plus de redorer son image de journaliste jugée trop sulfureuse. Mais pourquoi n'arrivait-elle pas à se débarrasser de ce sourire transi, alors qu'elle plongeait son regard dans celui du bel Adonis?


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Adonis se réinstalla sur son siège et observa un instant la quadragénaire qui le dévorait du regard de façon peu discrète. Il esquissa un léger sourire lorsqu'elle évoqua le plaisir de sa présence, encore une qui ne le jugeait que pour son apparence. Encore une qui serait facile à berner. Il esquissa un sourire charmant avant de porter son verre à ses lèvres et d'observer l'étrange manège de la cougar. Il semblait qu'elle avait sensiblement trop bu. A moins que ce ne soit sa présence qui ne trouble autant Mildred Magpie ? Un mystère a éclaircir donc. Son sourire se fit amusé suite à son erreur verbale avant de s'esclaffer légèrement devant son aveu.

"Il fallait y penser. Je reconnais que augmenter la chaleur de la pièce pour pousser à la consommation est très ingénieux."

Il se pencha légèrement vers elle avec un sourire coquin lorsqu'elle avoua que cette méthode fonctionnait à merveille sur elle.

"Et je trouve cela très mignon la façon dont l'alcool et la chaleur agissent sur vous."

Il laissa son souffle caresser le cou de Mildred, s'attardant quelques instants avant de se reculer et de vriller à nouveau son regard dans celui de son interlocutrice. Il baissa le regard sur son verre avant de redresser les yeux en souriant à Mildred la laissant reprendre ses esprits et mener la conversation dans le sens qu'elle souhaitait. Un léger sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors qu'elle demandait une faveur. Il prit toutefois le temps de répondre à sa première question.

"Pour être honnête sur mes débuts, j'ai eu un peu de mal. Les adolescents n'ont jamais été une source d'admiration pour moi. Toutefois, je me surprends à prendre un peu de plaisir à enseigner. Ce n'est pas si désagréable que cela, il esquissa un nouveau sourire avant de continuer. Quant à votre requête, dites moi tout, je vous écoute."

Il se pencha légèrement en avant et posa ses coudes sur la table, accordant toute son attention à la journaliste à scandale. Il s'attendait à beaucoup de chose. Comme une demande d'introduction dans le cercle très fermé de Leopold Marchebank mais il ne pensait pas qu'elle prenait son livre à coeur à ce point. Il avait d'abord pensé que ce n'était que la lubie passagère d'une femme en mal d'amour. Il n'avait jamais envisagé qu'elle souhaiterait propulser ainsi son oeuvre. Il esquissa un sourire et se redressa pour répondre à Mildred.

"Je pense que cela est envisageable. Après tout, je suis certain que toutes les adolescentes de Poudlard rêvent d'avoir le privilège de rencontrer l'écrivain de leur livre préféré au sein même de l'école. Je pense pouvoir sans aucun problème vous donner l'accès à notre bibliothèque pour une journée."

Si c'était le seul rêve de Mildred Magpie, elle ne serait pas difficile à contenter. Et il ne serait pas difficile pour lui d'avoir un accès total sur la presse du pays. Il éviterait ainsi tout scandale, du moins, ce ne serait pas Mildred qui lui ferait de la mauvaise presse. Il leva son verre en direction de la quadragénaire.

"A notre futur partenariat."


Adonis Greengrass
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Mildred Magpie resta un instant suspendue aux lèvres charnues et sensuelles du bel Adonis, alors que ce dernier formulait les bases d'un partenariat à Poudlard! Une telle chose n'était pas sans lui rappeler son associé en affaire, Roy Calder, et les rêves déchus qui avaient succédé leur collaboration professionnelle. La co-gérante des Folies Sorcières s'était jurée de ne plus s'y laisser reprendre, afin de ne point s'infliger de viles souffrances et d'humiliantes prises de consciences. Et pourtant, son petit cœur tout sec n'était-il pas en train de s'emballer à nouveau? En venant s'asseoir au bar de son Cabaret, la sorcière éconduite n'avait qu'une seule volonté, celle de se noyer dans des verres d'alcool, de manière à oublier le néant de sa vie sentimentale. "Les hommes étant tous des salauds", Mildred était à deux doigts de sombrer à nouveau dans ses anciens travers de Junkie, et de demander à Roy Calder de lui dénicher des drogues plus puissantes que la simple Mona Lisa, à l'instar de la "TNB" qui se vendait comme des petits pains au sein de la Voie des Miracles. Mais voilà, en cette soirée,  la romancière s'était trouvée une autre addiction, toute aussi redoutable, mais dont le sourire dévastateur avait l'art de la faire fondre sur son siège. Elle se surprit à lever son verre avec emphase!

"Buvons donc, à notre partenariat! Je me fais d'ores et déjà un plaisir de pouvoir revenir à Poudlard, et de vous y revoir... "

Sur le point de noyer dans l'océan tumultueux de sa solitude, Mildred Magpie entrevoyait la lueur salvatrice d'un phare à l'horizon. Elle luttait pour ne pas revivre les affres du passé, et la déchéance qui avait ponctué jadis son syndrome de la page blanche. Et en cela, Adonis Greengrass prenait l'allure d'un ange-gardien; Une main tendue qui la sauvait in extremis du naufrage! Même si le souvenir de Roy et de cette pétasse du Ministère hantait encore son esprit, la sorcière retrouvait du plaisir à se laisser emporter dans ce jeu de séduction. Toutefois, celui-ci prenait une autre forme, beaucoup plus sérieuse que des amourettes d'un soir. Avec le beau sous-directeur de Poudlard, elle ressentait le besoin de se confier, d'exprimer son désarroi et de se livrer telle qu'elle était vraiment; Comme une femme blessée qui attendait désespérément son sauveur. Mildred recula dans son siège, le regard plus évasif alors qu'elle se laissait aller à un élan mélancolique.

"Monsieur Greengrass, je ne sais comment vous remercier, mais sans même le savoir, vous venez de sauver ma journée... Je m'apprêtais à boire plus que de raison afin d'oublier ma détresse affective, perdant tout espoir d'un futur radieux... Et vous êtes arrivé, tel un Feodor sur son blanc destrier, pour m'annoncer la première bonne nouvelle depuis bien longtemps. Et en cela, je vous suis éternellement reconnaissante... "

De peur que cette confession ne saborde toute la bonne humeur qui émanait de cette rencontre, Mildred se ressaisit bien vite et chercha à en savoir plus sur ce Feodor d'un soir, dont le regard de braise l'obsédait prodigieusement. Nul doute qu'elle n'était pas la seule à se retrouver piégée de la sorte, Adonis devant trainer derrière lui toute une cohorte d'admiratrices.

"Monsieur Greengrass, est-ce l'une de vos spécialités que de venir au secours des femmes en détresse? J'imagine que beau comme vous l'êtes, vous devez faire chavirer bon nombre de cœurs! Dites-moi tout! Je meurs d'envie d'apprendre à vous connaître! Avez-vous quelqu'un dans votre vie? Une heureuse élue? "

Mildred se rendait compte de ses lacunes, et du fait qu'elle n'avait guère d'éléments sur le beau sous-directeur. Du moins, elle savait qu'il entretenait des rapports étroits avec le pouvoir et le ministre Marchebank; Sa présence dans le cercle fermé des Folies Sorcières en attestait. Mais mis à part cela, sa vie privée restait un mystère. Même si aucune alliance n'encerclait son annulaire, il paraissait peu probable qu'un homme aussi beau demeure seul bien longtemps. Mais pourquoi ne pas tenter sa chance? Peut-être parce que justement, elle n'en avait aucune de chance... Comme Roy Calder, le sous-directeur Greengrass devait apprécier la compagnie de jeunes femmes attrayantes, aux corps parfaits. Mildred Magpie approchant dangereusement de la cinquantaine, elle ne bénéficiait plus des mêmes armes de séduction que jadis, dans sa lointaine jeunesse. Comment faire pour envouter un aussi beau jeune prince quand on était prisonnier dans le corps d'une vieille peau de vache? Mildred sentit les doutes et la peur de tout gâcher l'envahir, alors qu'elle recherchait désespérément une solution. Elle devait se trouver de la contenance, se parer d'une aura de mystère, sans même avoir à prononcer un mot. Les hommes n'aimaient pas forcément les pies bavardes. Il fallait se contenter d'être belle et rendre à Adonis Greengrass, le même genre de sourire et de regard qu'il lui avait octroyé. Se montrer subtile et mystérieuse! Voilà la combinaison magique qui pourrait achever de séduire un beau jeune homme comme Adonis! Mildred Magpie tenta alors de matérialiser mentalement un sourire envouteur, digne des plus grandes femmes fatales. Malheureusement pour elle, l'alcool n'aidant guère, le résultat en fut assez éloigné. Point de subtilité pour cette fois-ci, sa bouche en canard se tordant sous l'effet d'un hoquettement dévastateur...  

Venait-elle de condamner toutes ses chances de séduire le bel Adonis Greengrass?


Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis plongea ses lèvres dans son verre afin de sceller le partenariat professionnel qu'il venait de nouer avec Mildred Magpie. Il la regarda sans sourciller user de ses charmes sur lui. Chose qu'il trouvait passablement grotesque au vu de son état avancé d'ébriété. Pourtant, il n'en laissa rien paraître et se contenta de sourire aimablement à la quadragénaire en manque d'affection. Il hocha la tête lorsqu'elle le remercia, se préparant mentalement à ce qui allait suivre. A savoir un apitoiement en bonne et due forme. Il retint à grand peine un soupir de lassitude et écouta avec un léger sourire les paroles de Mildred. Avant de devoir répondre à ses questions.

"Oh, je ne suis pas un prince charmant, loin de là, pouffa-t-il. Et je crois que vous me surestimez, moi et ma beauté. Je ne fais chavirer aucun coeur. Il y en a bien eu un, un jour, que j'aurais aimé conquérir mais il a été pris par un autre. Depuis, je crois que l'amour ce n'est pas vraiment pour moi."

Il esquissa un sourire calme avant de poser son regard sur Mildred Magpie. Ce n'était pas de lui qu'il devait parler mais d'elle.

"Et je suis étonné qu'une femme aussi désirable que vous se retrouve seule et éplorée. L'homme qui vous a rejeté ne sait pas la chance qu'il a eu de vous côtoyer et de recevoir vos sentiments. Si vous me le permettez, cet homme est un parfait crétin."

Et voilà comment se mettre une femme dans la poche. La mettre en avant, insulter l'homme qui l'avait éconduite et lui faire croire que lui n'aurait jamais fait ça. Qu'il la respectait bien trop pour ça. Le jeu semblait gagner. La cougar semblait déjà lui manger dans la main. Mais si maintenant, elle ne se traînait pas à ses pieds d'admiration alors ne il ne comprenait plus rien. Les femmes comme Mildred Magpie étaient facilement embobinées avec leur besoin d'affection chronique. Et Adonis savait exactement où tirer.


Adonis Greengrass
Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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Mildred Magpie afficha un masque de compassion attendri face à l'aveu de l'homme au cœur brisé. Alors que les langues se déliaient et que les points communs ne cessaient de s'accumuler, la sorcière se sentit happée par un sentiment nouveau; Celui de n'avoir jamais été autant en parfaite harmonie avec un homme. Venait-elle de rencontrer son âme sœur? L'homme qui donnerait enfin un sens à sa vie? C'était stupéfiant et magique à la fois! Beau comme un dieu, la modestie dont faisait preuve le sous-directeur Adonis n'en était que plus touchante. Il était si rare de rencontrer des hommes humbles qui ne roulaient pas des mécaniques, et surtout qui savaient se montrer disponible, et à l'écoute de l'autre. Mildred venait-elle de dénicher la perle rare? En tout cas, son petit cœur froid et égoïste venait de s'emplir d'une profonde empathie et d'un désir violent de devenir meilleure. Dans un geste de soutien pour l'homme désenchanté, Mildred osa couvrir d'une caresse affectueuse la main de celui-ci; Une manière tactile de lui signifier qu'elle partageait sa peine.

"Je vous en prie, ne dites pas des choses aussi cruelles. Je ne vous connais que depuis quelques instants, et je suis d'ores et déjà convaincue que si une personne dans ce monde mérite de rencontrer le grand amour, c'est bien vous... "

Le cœur de la co-gérante des Folies Sorcières ne cessait de tambouriner atrocement, si bien qu'elle en venait à se demander si celui-ci n'allait point jaillir hors de sa poitrine pour venir retomber encore battant sur le table qui la séparait du bel Adonis. Elle devait se ressaisir, et ne point retomber amoureuse; Une nouvelle déception sentimentale pouvait lui être fatale, et nuire à sa carrière. Mais par Merlin comme il était beau! Cette manière de battre des paupières, ce sourire tout en subtilité qui donnait l'envie de se dévêtir et de se livrer, corps et âme, à lui. Tout cela semblait irréel, mais elle avait beau se pincer, le charme incandescent subsistait! Adonis se comportait en parfait gentleman au grand cœur, et n'hésita point à la rassurer sur sa tragique mésaventure amoureuse. Les joues de la rédactrice s'empourprèrent alors qu'il lui adressait une succession de compliments. Cet homme était à des années lumières de l'égocentrique Roy Calder! Lui au moins, il se souciait de sa souffrance, et cherchait à la réconforter dans sa solitude! Pourquoi s'était-elle entichée avec autant de mauvais garçons? Toute sa vie, elle s'était noyée dans les ombres d'hommes qui ne recherchaient en rien son bonheur! Tel un soleil, Adonis venait de chasser les ténèbres qui obscurcissaient ses pensées, et elle sentit un besoin naturel de se confier, de dévoiler sa vérité.

"Oui... Un affreux goujat que vous avez d'ailleurs croisé, puisqu'il s'agit de mon associé en affaire, monsieur Calder. Ce dernier excelle dans l'art de faire miroiter de belles promesses d'avenir, et il s'est joué de moi comme si je n'étais qu'une vulgaire marionnette. Je crains qu'il ne cherchait à me séduire que dans le but de s'investir dans mes affaires et la gestion du Cabaret Magique. J'étais aveuglée par le bonheur, et il ne se passait pas une journée sans qu'il me déclame son amour. Mais voilà, tout cela n'était qu'un tissu de mensonge! Une effroyable et douloureuse erreur... "

Les lèvres de Mildred frémirent alors qu'elle se délivrait de toute sa souffrance intérieure.

"Malheureusement, ou plutôt fort heureusement, j'ai découvert le pot aux roses et cet immonde goujat en train de copuler avec une employée du Ministère, plus jeune et sans doute plus attractive que moi. Peut-être la connaissez-vous? La chargée en communication du ministère, Isobel Lavespère... Cela ne vous dit rien? On dit d'elle que seul le Poudlard Express ne lui ai pas passé dessus. Dire que je suis amenée à la croiser régulièrement! Aucune forme de honte ne l'étouffe cette garce! Que voulez-vous, c'est une américaine! " Instinctivement, Mildred Magpie étrangla le pied de son verre, avant de se resaisir. "Mais dans cette histoire, le vrai coupable n'est autre que ce Roy Calder qui a planté tant d'espoirs et de belles promesses dans mon cœur aujourd'hui brisé... Vous savez, après cette odieuse épreuve, je ne sais plus si je pourrai faire confiance à un autre homme. A mon âge, je finirai mes jours dans la solitude... Et l'on retrouvera un beau jour ma dépouille à moitié rongée par mes boursoufs de compagnie! Pardonnez-moi, mais je me sens si seule...  "

Ses mains cherchèrent alors à masquer l'émotion qui venait subitement d'envahir ses yeux, puis elle ne tarda pas à se moucher bruyamment dans un encart de soie brodée. Elle finit par reprendre ses esprits, et avec un aplomb incroyable, elle relança la conversation :

"En tout cela me fait un bien énorme que de vous parler. Vous semblez si prévenant et attachant, je vous remercie d'être là. Je vous en prie, racontez-moi votre tragique déconvenue amoureuse, de manière à ce que nous puissions unir pour de bon nos solitudes... "

Sans même s'en rendre compte, tel les vagues venant lécher le sable de la plage, la main douce et blanche de la sorcière balayait l'avant-bras du sous-directeur dans une caresse des plus sensuelles...


Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Son regard clair se posa sur la main que Mildred venait de poser sur la sienne en une caresse qui se voulait compatissante. Mais Adonis n'était pas dupe. Il savait ce que ce geste sous entendait. Un mot de lui et Mildred serait à ses pieds. Il était déjà quasiment certain de l'avoir enchanté. Il n'avait pas fallu grand chose. Quelques regards, quelques sourire, une oreille attentive, des mots bien placés. Et voilà qu'elle se montrait compatissante. Il esquissa un léger sourire contrit alors qu'elle l'accablait de compliment avant de reporter la conversation sur elle. Il n'y aurait rien de tel pour flatter son ego. Il l'écouta donc raconter avec quel désinvolture Roy Calder avait osé la tromper. Il hocha plusieurs fois la tête de façon compatissante tout en doutant sérieusement du fait que Roy lui ait déclaré son amour mais il garda cela pour lui.

Il prit un air horrifié lorsqu'elle lui révéla le nom de la chargée de communication de Leopold avant d'essayer de placer un visage sur le nom. Il repassa dans sa tête toutes les figures féminines un tant soit peu marquante avant que son esprit ne s'arrête sur un visage. Le souvenir du visage qui allait avec le nom prnonçait était plutôt flatteur, il devait bien le reconnaître. Roy avait bon goût dans le choix de ses partenaires. Lui n'avait hélas plus tant de choix que cela. Il devait toutefois reconnaître que Thelma était une jeune femme remarquable et qu'il n'aurait jamais cru trouver une telle amante à Poudlard.

Mais à part Thelma, il choisissait de courtiser Mildred afin de s'assurer ses faveurs et son soutien en cas de coup dur. Le fait qu'elle possède la moitié du lieu à la mode et d'un journal à scandale était des atouts non négligeable. Et il espérait devenir suffisamment proche de la dame pour qu'elle cède à la moindre de ses demandes en cas de coup dur. Toutefois, il ne pourrait pas utiliser le mariage comme condition. Il réservait cela pour quelqu'un d'autre. Quelqu'un à même de répondre aux exigences familiales et qui pourrait lui donner des héritiers dignes de ce nom. Il reporta son attention sur la conversation lorsque Mildred lui demanda si il connaissait Isobel.

"Je ne la connait pas personnellement non. Mais j'entendu beaucoup de bien sur son travail. Même si je ne me suis pas intéressé à sa vie personnelle qui a l'air mouvementé d'après vos dire."

Il grimaça et prit une mine inquiète lorsque la quadragénaire commença à partir dans le mélodramatique. Il soupirait intérieurement de lassitude. Il posa une main charitable sur son avant bras avant de plonger son regard dans le sien.

"Je jure de ne jamais laisser cela se produire."

Il retira sa main et baissa le regard en simulant une certaine hésitation dans son geste comme pour cacher un trouble et une certaine timidité qui ne lui était pas familière. Comme si il se rendait compte qu'il avait dit quelque chose sous le coup d'une impulsion étrange. Alors qu'en réalité tout cela était parfaitement calculé afin que la femme tombe droit dans ses bras. Il ne doutait pas qu'après cela la cougar fondrait comme neige au soleil. Mais il préférait ne pas crier victoire trop vite. Il poussa un léger soupir de gêne lorsque Mildred lui demanda de raconter son histoire à son tour. Il n'avait vraiment pas envie d'étaler sa vie privée et encore moins d'impliquer Rosaleen dans cette histoire. Surtout que Mildred Magpie semblait être d'une jalousie maladive.

"Et bien disons que j'avais un ami à Poudlard. Mon meilleur ami. Et... il est décédé lors de la bataille de Poudlard. Cet ami avait une petite soeur. Elle est entrée à Poudlard à la rentrée qui à suivie la Grande Bataille du deux mai. Et à la mort de mon ami, je me suis promis de prendre soin de sa soeur. Lui même n'étant plus là pour le faire. Alors j'ai veillé sur elle de loin. Puis j'ai quitté Poudlard et un jour je l'ai recroisé par hasard. Elle n'avait plus rien de l'enfant que j'avais laissé à l'école. Elle était belle et semblait heureuse. Et... je suis tombé amoureux d'elle. Je crois que malgré moi j'ai toujours ressenti quelque chose pour elle, inconsciemment sans jamais oser me l'avouer. Mais nous n'étions plus des enfants. Je lui ai fait la cours assidûment, j'étais prêt à la demander en mariage. Je croyais sincèrement qu'elle ressentait la même chose que moi. Mais... je n'ai eu d'autre choix que de constater que je me trompait quand elle a accepté la demande d'un autre."

Adonis poussa un soupir avant de vider son verre d'un trait. Il posa un instant son regard sur Mildred avant d'esquisser un léger sourire un peu triste.

"Mais je ne veux pas vous ennuyer avec ces histoires. C'est du passé et je m'efforce de l'oublier. Même si je reconnais que la douleur est encore trop vive à mon goût."

Il posa nonchalamment sa main sur celle de la quadragénaire qui caressait par vague réconfortante son avant-bras. Il la serra un instant dans la sienne avant de plonger son regard faussement troublé dans celui de la journaliste à scandale.


Adonis Greengrass
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Mildred Magpie afficha une mine outrée à la conclusion des cruelles confidences du jeune et beau sous-directeur de Poudlard. L'histoire tragique qu'il venait de lui conter avait tout pour émouvoir la romancière à l'eau de rose, tant elle tirait la larme à l'œil et jouait sur les violons. Malheureusement contrairement à ses livres où tout se terminait de la meilleure manière possible pour les héros, la vie se révélait autrement plus cruelle en s'acharnant sur les bonnes personnes. Comme avec son associé en affaire, où Mildred tenait le rôle de la victime, l'injustice avait triomphée! Adonis s'était comporté comme un Prince valeureux avec cette jeune femme inconnue, et pourtant cette ingrate repoussait ses avances! Pourquoi le monde était ainsi? Pourquoi privait-il d'Amour les cœurs les plus à même d'en recevoir? Alors que le sous-directeur n'était, quelques instants auparavant, qu'un sombre inconnu pour Mildred; Cette triste confidence avait brisé littéralement la glace et rapprocher les deux noctambules. La co-gérante des Folies Sorcières secoua tristement la tête.

"Pardonnez-moi, mais je suis choquée! Je trouve votre récit à la fois monstrueux et cruel à l'égard de votre personne. Quel genre de femme pourrait se permettre de repousser les avances d'un homme tel que vous? Ce monde est pavé d'injustice! Vous êtes beau comme un Dieu, intelligent de surcroit, de nature chevaleresque, et voilà comment vous êtes remercié!? Quelle ingratitude! Comment peut-on agir de la sorte? J'en suis meurtrie... "

Quand Adonis serra sa main dans la sienne, une onde de chaleur la fit frissonner toute entière. Surtout quand ce délice tactile s'ajoutait à un regard aussi trouble qu’intense. Mildred Magpie crevait d'envie de le consoler, de serrer ce cœur blessé très fortement contre elle. La romancière compensait sa nullité maternelle et sa révulsion d'avoir un jour des enfants, par une attirance et un jeu de séduction qui avait tendance à infantiliser l'autre. Pourquoi craquait-elle autant pour la jeunesse? Pourquoi se comportait-elle en femme cougar? Sans doute parce qu'en terme de sentiment, la sorcière rousse était restée figée au stade de l'adolescence, et des pulsions passionnelles aussi intense que difficilement maitrisable. En sentant des corps jeunes et virils venir contre elle, Mildred avait l'impression de reprendre l'histoire de sa vie sentimentale là où elle l'avait laissé... ou du moins là où elle n'avait jamais réussie à prendre son envol...  

Adonis devait sans doute comprendre sa solitude, tant ils étaient reliés l'un à l'autre par leurs déceptions amoureuses. Tous deux rêvaient de pouvoir vivre enfin une vraie histoire, basée sur un Amour sincère et sans limite. Et pourtant, ils étaient là à faire un concours de celui qui avait le plus morflé dans sa vie sentimentale. Le regard de jeune chaton troublé que lui lançais le sous-directeur avait de quoi faire la fondre sur place, mais Mildred malgré son état d'ébriété cherchait à sauver les apparences. Alors que ses sens la poussaient à arracher sa robe, pour s'allonger nue sur la table du bar des Folies Sorcières pour se donner en pâture au beau Adonis; Elle s'y refusa, de peur de passer pour une fille facile (chose qu'elle n'était assurément pas de son point de vue). Mildred se lança alors dans une longue tirade philosophique sur la quête de l'Amour.

" Je ne sais pas pour vous, mais j'ai l'impression que le bonheur se refuse aux êtres les plus méritant. Comme une goutte de pluie glissant sur le plumage d'un cygne, j'ai l'impression que l'amour m'est refusé. Cela peut vous paraître étrange, mais j'ai l'impression que pour une raison dont j'ignore la cause, j'effraie les hommes, et ce depuis mon plus jeune âge. Je pense qu'il me voit comme une sorte de forteresse inviolable, et finissent toujours par céder au découragement plutôt qu'à l'idée de devoir me conquérir. Oui, je suis une femme complexe, et peut-être trop exigeante, mais je trouve que les hommes manquent cruellement de volonté en matière d'engagement. Roy Calder est le triste exemple de ce qui se fait de pire comme couardise masculine. Je suis persuadée qu'il éprouvait un désir sincère à mon égard, mais au bout du compte il a préféré fuir ses responsabilités, sans assumer pleinement ses sentiments. C'est tellement plus simple que de s'attacher à des histoires sans lendemain! Je crois que l'Amour avec un grand "A" effraie considérablement les hommes. A moins que cela ne vienne du fait que je suis une femme difficilement domptable, et insaisissable. Qu'en pensez-vous monsieur le professeur? "

Son monologue nécessitait une réponse, et pourtant aucune palabre ne s'avéra utile pour décider de la suite des évènements. Mildred se perdait dans le regard intense du sous-directeur, sans pouvoir lâcher la main de ce dernier. Etait-ce une petite flamme de désir qu'elle pouvait discerner dans les pupilles d'Adonis? Alors que sa passion ne faisait que ronronner, les ongles de la cougar se plantèrent dans la paume du sous-directeur; La passion générée était trop intense pour être contenue! Subitement, la romancière se pencha par-dessus la table pour venir arracher un baiser à ce visiteur d'un soir qu'elle voyait déjà comme le prince d'une vie. Les lèvres charnues d'Adonis étaient à la fois sensuelles et sucrées, invitant au plaisir et à la luxure. Avec un sourire en disant long sur ses intentions, elle se pencha vers l'oreille du sous-directeur pour lui susurrer la suite des réjouissances.

"Pourquoi ne pas poursuivre cette discussion dans ma chambre? La chaleur de ce bar m'étouffe... "

Finalement la forteresse inviolable étant sensée encercler le cœur de Mildred Magpie n'était pas aussi infranchissable qu'elle le prétendait. Elle venait même d'en baisser le Pont-Levis, afin d'inviter le charmant et séducteur Adonis à s'y réfugier. Mildred Magpie, une femme facile? Certainement pas...

[Fin de RP]


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Un jour mon Prince viendra... [Pv Adonichou]

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