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 Parrain de la mafia recherche filleul [James & Roy]

Roy CalderChef de la mafiaavatar
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22 décembre 2008


Les Folies Sorcières ne désemplissaient pas à quelques jours de Noël. Le cabaret accueillait plusieurs évènements, le plus attendu étant l’Election de Miss Magique, dont les affiches parsemaient tout Bristol. De la même façon que les Veilleurs régnaient sur le marché secret de la Voie, les Folies Sorcières semblaient avoir main mise sur la ville, répandant leur luxe de façon presque indécente, quand on connaissait la gravité de la situation à Bristol. Le blocus n’était pas levé, et les règles se durcissaient chaque jour un peu plus, tout comme les contestations…

S’il ne passait pas ses soirées aux Folies Sorcières, à brasser ses gains, Roy se serait peut-être senti un peu plus concerné par ce que subissait Bristol, ces derniers temps. Peu à peu, il avait développé une dangereuse affection pour son casino qui ne faisait pas vraiment ressortir ses meilleurs côtés. Roy avait toujours été un homme égoïste, qu’on ne s’y trompe pas. Le succès de ses affaires le rendait encore plus intransigeant et cupide. Loin de se préoccuper du malheur des autres, tout concentré qu'il était à faire son propre bonheur, Roy ne répondait à la colère grandissante de la ville que par un renforcement de la sécurité dans le cabaret, qui comptait désormais une équipe de Veilleurs assignés à cette seule tâche.

En parlant de Veilleurs… Lorsqu’il s’approcha du bar, Roy aperçut deux d’entre eux qu’il cherchait depuis quelques minutes. Fergus et Toni étaient engagés dans une discussion si vive qu’ils ne le virent même pas s’approcher.

« Il triche pas, je te dis, j’ai vu le dealer distribuer les cartes !
- Mais c’est pas possible ! Il mé rend fou ! T’as pas vou comment il a remporté les dernières parties ? Deux quinte, deux.
- Bah c’est juste un sacré veinard, ça existe aussi. 
- De quoi vous parlez ? »

Les deux hommes se tournèrent vers leur ami qui était désormais aussi leur chef, ce qui se sentit dans le ton qu’ils employèrent : celui de deux glandeurs pris sur le fait, songea Roy avec consternation.

« Ah Roy. On allait remonter, hein.
- Ouais, on prenait jouste un verre, oune petite pause, quoi.
- On voulait voir si tout se passait bien par ici, et tout.
- C’est ça, gaspillez pas votre salive.
- Non mais attends, y a oune sacrée agitation près des tables de poker, t’as pas vu ? On s’est inquiétés.
- Tu devrais aller voir, d’ailleurs, y a un sacré phénomène à cette table… Encore meilleur que toi. Oui, meilleur que toi, ne me regarde pas comme ça, je suis parfaitement sérieux.
- J’ai compris, remontez, maintenant, y a besoin de monde aux paris. »

De son regard, il suivit les deux compères, l’air de leur dire qu’ils n’avaient pas intérêt à s’égarer en chemin encore une fois, puis poussa un bref soupir. Il contourna le bar, décidé à jeter un oeil à cette fameuse table de poker qui faisait parler d’elle. L’agitation autour ne semblait pas plus grande que d’habitude. Pourtant, en s’approchant, il comprit que quelque chose était différent. C’était une attention incrédule qui se lisait sur le visage des curieux autour, comme si une véritable mascarade se tenait devant eux. Roy parvint enfin à se frayer un passage pour pouvoir voir qui jouait. Deux hommes qu’il reconnaissait comme des clients réguliers et un jeune garçon, qui à vue d’oeil, avait l’âge d’Adrian, estima le trafiquant. Et… il était celui qui avait le plus de jetons à cette table.

A la tension palpable, il n’y avait même pas besoin de regarder le nombre de cartes sur table pour comprendre qu’ils en étaient à la dernière mise. Le garçon, après un instant de réflexion, déclara tranquillement qu’il misait son tapis. A la tête que firent ses deux adversaires, Roy comprit qu’il n'était même plus question de bluffer, ils se considéraient déjà perdants. L’un d’eux abattit avec fureur ses cartes sur la table, l’autre se pencha avec suspicion vers le jeune brun :

« Hé, t’as quel âge, morveux ? Tu serais pas en train d’essayer de nous entuber ? »

Il ne fallut que quelques secondes à Roy pour se décider à intervenir. La façon assurée dont jouait le garçon alors qu’il avait tout l’air d’un débutant l’intriguait, et voir deux joueurs aguerris se faire battre à plate couture l’amusait franchement. Il posa brièvement ses mains sur les épaules du jeune vainqueur, comme s’il le connaissait déjà et s’en portait garant.

« Il a l’âge réglementaire. Sois pas si mauvais perdant, Walter, couche-toi, si tu ne suis pas. »

Une lueur de défi brillait dans le regard de Roy, qui ne cachait même pas son amusement, grand sourire aux lèvres.



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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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« Je suis atrocement nul à ce jeu. » déclara James en observant sa boule renverser une seule pauvre et misérable quille.
« Effectivement… Tu sais pas lancer une pauvre balle mec, tu m’étonnes que t’aies jamais rejoint l’équipe de Poufsouffle ! » se moqua Jonathan, qui s’était bien gardé de jouer.
« Oh, la ferme. » rétorqua James.

Il manquait peut-être un peu de précision, certes. Mais seulement un peu, ce n’était pas si dramatique ! Et puis, c’était la première fois qu’il y jouait, il avait bien le droit à l’erreur, de toute façon. Le jeune homme quitta la table de jeu et s’éloigna en compagnie de Jonathan, un Serdaigle de son année. C’était ce dernier qui l’avait traîné ici, arguant qu’ils devaient bien profiter de leur majorité avant d’être « enfermés dans l’âge adulte. » Il n’avait pas fallu beaucoup de temps pour convaincre James, à vrai dire, et il avait rejoint son ami à Bristol, dans ce nouveau casino nommé les Folies Sorcières, dont tout le monde parlait. Avant ça, le Poufsouffle n’avait jamais mis les pieds dans un casino : chez les moldus, il n’avait pas encore l’âge d’y aller et il n’avait jamais été attiré par l’idée. Pourtant, il se rendait compte que l’ambiance si particulière aux Folies Sorcières lui plaisait, et c’était lui qui avait insisté pour qu’ils y restent plus longtemps que prévu.

« Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse, maintenant ? » lui demanda Jonathan, en balayant les lieux du regard.

James haussa les épaules en guise de réponse. Il n’était pas familier avec les jeux sorciers, mais prenait un certain plaisir à les découvrir. Ça changeait de la bataille explosive, assurément, et ce n’était pas déplaisant, au fond. Loin de là, même.

« Je pense que je vais rentrer mec… » déclara son ami en jetant un coup d’œil à sa montre. « J’ai promis d’aller chercher ma sœur et je vais me faire démonter si je n’y vais pas… » lança-t-il. « Tu viens ? »
« Hum… Je pense que je vais rester encore un peu. »
« Ton père risque pas de t’engueuler ? » s’étonna Jonathan, qui connaissait le caractère du père de James.
« Non, ils sont chez Ele pour voir leur p’tite-fille, ils rentrent dans deux jours. » répondit-t-il.

Après avoir salué John qui quitta le casino, James traîna un peu autour des tables de jeu. Son attention fut attirée par une table de poker. Curieux, il s’arrêta à sa hauteur. Il n’avait joué au poker sorcier, mais jouait parfois avec ses amis moldus. Et ça ne devait pas être si différent que ça, n’est-ce pas ? Ce fut cette pensée qui le poussa à prendre place autour de table. Il écouta attentivement pendant qu’on rappelait les règles, et commença à jouer. Les premiers coups furent laborieux. Puis… Puis la chance se mit de son côté. Une chance phénoménale qu’il ne se connaissait réellement pas. Il se risqua même à bluffer quelques fois – avec succès. Il prenait plaisir à jouer, et à voir les mines déconfites de ses adversaires, qui ne pensaient pas être vaincus par un « morveux » comme lui. C’était amusant, songea-t-il en observant attentivement les cartes sur la table.

« Tapis. » déclara-t-il tranquillement.

La remarque de son adversaire lui tira un sourire, et il s’apprêtait à répondre, lorsqu’il fut prit de court par un homme qui posa ses mains sur ses épaules pour répondre à sa place. James hocha la tête, le regard vrillé dans celui du dénommé Walter, qui s’empourpra.

« Il est hors de question que je m’incline devant un mioche. » rétorqua-t-il. « Tapis. » suivit-il, un lueur de défi dans le regard.

C’était le moment préféré de James, et il sentit l’adrénaline montait en lui. S’il se plantait, il perdait tout. S’il gagnait, en revanche, il remportait la partie. Et rien n’était joué, malheureusement…

« Montrez vos cartes. » annonça le dealer.

Walter les étala sur la table.

« Double paire. » lança-t-il.

Un immense soulagement s’empara de James.

« Full. » fit-il en retournant ses cartes, ce qui arracha un cri de rage à son adversaire, qui se leva de sa chaise.

« J’suis certain qu’il triche. Il est pas net ce gosse ! »

James haussa les épaules. Il n’était pas un tricheur : et même s’il avait envie de tricher, il ne saurait pas comment s’y prendre. Il était extrêmement chanceux, voilà tout. Il leva la tête vers l’homme qui s’était porté garant de lui tout à l’heure, comme pour prouver sa bonne foi.

« J’vous jure que j’ai pas triché. » lança-t-il. « J’sais même pas comment tricher au poker. » plaisanta-t-il en secouant la tête.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Blessé dans son orgueil, Walter mit tapis à son tour, portant l’attention des spectateurs à leur comble au moment de révéler les cartes. Ce fut le garçon qui remporta la mise avec un Full, ce qui ne fit qu’agrandir le sourire de Roy. L’accès de colère de Walter le tempéra toutefois. Bien que toujours souriant, le regard froid que posa Roy sur lui ne dupa personne : ce n’était que de la politesse.

« Tu insinues que mes employés font mal leur boulot, Walter ? »

A ce moment, l’accusé se défendit à son tour, et Roy baissa son regard vers lui. Soit ce petit était un sacré bon menteur, soit… il ne mentait pas, tout simplement. Le trafiquant penchait plutôt pour la seconde solution. C’était statistiquement plus probable qu’il soit un sacré veinard plutôt qu’un professionnel aguerri et bon tricheur, à cet âge-là. Rien ne coûtait de s’en assurer toutefois. Et Roy avait tendance à penser que le travail n’était jamais mieux fait que par soi-même. Il releva la tête vers Walter, puis prit la parole pour tenter de l’apaiser. Ce serait dommage de perdre de bons clients, après tout.

« Allons, sois raisonnable. Tu vois bien qu’il est jeune et débutant. C’est improbable qu’il ait pu vous duper autant de fois de suite. A ce moment-là, Walter sembla voir protester, mais Roy l’interrompit. Laisse-moi ta place. S’il triche… Je le saurai. »

Le ton tranquille sur lequel il parla devait contraster avec la main qu’il posa fermement sur l’épaule du garçon. Non, il n'avait pas intérêt à tricher, face à lui. Une façon comme une autre de lui mettre la pression, et il n’était pas au bout de ses peines. Roy adorait jouer au poker, parce que c’était typiquement le jeu où il pouvait montrer toute l’étendue de son art quand il s’agissait de provoquer et faire tourner en bourrique les autres. Il n’était pas un chanceux, les bonnes cartes lui venaient rarement. Il était simplement bon bluffeur, et parfois, bon tricheur aussi. C’était un joli défi, non ? Un veinard contre un menteur, il était curieux de voir qui allait l’emporter…

Roy s’assit à la place des deux hommes qui avaient perdu. Remontant les manches de sa chemise, il fit signe au dealer de relancer la partie, puis se tourna vers son adversaire avec un grand sourire, un coude sur la table.

« C’est quoi ton nom, petit veinard ? C’est la première fois que tu viens ici, je me trompe ? »

Roy en aurait entendu parlé, s’il s’était illustré aux tables de poker, et puis, il avait l’air vraiment jeune. Il devait avoir l’âge réglementaire tout pile pour rentrer, et encore, Roy n’en était pas sûr. Il n’allait pas jouer les gérants stricts pour ce soir, toutefois, même si ce client n’était pas majeur, ce serait dommage de se priver d’un tel phénomène, après tout. Ils reçurent tous les deux leurs cartes à ce moment-là, que Roy avisa brièvement, sans que son expression tranquille ne change.
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MerlinCompte fondateuravatar
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James fronça les sourcils - il n'aimait pas qu'on insinue qu'il était un tricheur, tout simplement parce qu'il n'en était pas un. Certes, cela lui était arrivé quelques fois de loucher discrètement sur la copie de son voisin - en histoire de la magie, c'était, selon lui, parfaitement excusable - mais il n'était pas du genre à tricher aux jeux. D'autant plus qu'il n'avait jamais joué au poker magique avant ce soir - comment aurait-il pu tricher, alors qu'il connaissait à peine le jeu ? Ça n'avait pas de sens. Aussi, le poufsouffle hocha la tête lorsque l'homme qui se tenait toujours derrière lui lança qu'il n'aurait pas pu les duper autant de fois de suite - enfin quelqu'un qui avait un peu de bon sens !

Il se crispa toutefois lorsqu'il sentit sa main se poser fermement sur son épaule. Quelque chose, dans son ton, lui soufflait qu'il n'avait pas le droit au moindre faux-pas. Et, à la façon dont l'homme se déplaçait, il lui semblait qu'il s'apprêtait à affronter le gérant des lieux. Il avait bien mentionné ses employés, quelques secondes plus tôt, non ? James l'observa s'installer face à lui, appréhendant un peu la rencontre - il ne pensait pas sa victoire susciterait autant d'attention, lui qui était venu simplement pour découvrir la version sorcière de ce jeu qu'il affectionnait particulièrement chez les moldus. De plus, il n'était pas très à l'aise de jouer avec cette accusation qui planait sur lui - s'il gagnait une nouvelle fois, allait-on encore le qualifier de tricheur ? Toutefois, après un regard vers son adversaire, James décréta qu'il était très peu probable qu'il remporte cette partie : la chance ne se montrait que rarement deux fois de suite.

"James." répondit-il lorsqu'il lui demanda son prénom. "Et vous ?" fit-il par automatisme. "Oui, c'est la première fois. Et c'est la première fois que je joue au poker sorcier." ajouta-t-il en ramenant ses cartes vers lui.

La partie s'engagea. La chance - étonnement - semblait être encore du côté de James. Mais son adversaire le faisait douter de lui, tant il semblait certain de ses coups. Ses quelques victoires furent maigres et très peu nombreuses. A chaque fois, James finissait par douter de lui et se couchait au dernier moment, laissant la victoire de peu. C'était rageant mais il ne parvenait pas à faire autrement : son adversaire, son ton, ses phrases, ses actions le déstabilisaient. Il était encore trop inexpérimenté pour discerner le bluff, et tombait dans le piège à chaque fois. Contrairement à ses anciens adversaires, Roy Calder était indescriptible - et c'était perturbant.

"J'me couche." déclara James en repoussant ses cartes, après avoir suivi plusieurs fois.

Les cartes furent distribuées une nouvelle fois, et le jeune homme les observa, avant de lancer la mise. Lorsque les premières furent dévoilées, James n'avait plus beaucoup de jetons. Le regard du dealer se posa sur lui, et il dirigea sa main vers sa pile de jetons pour en saisir un... Avant d'arrêter son geste. Coup d’œil sur les cartes. Réflexion. Hésitation. Il finit par taper deux fois sur le bord de la table pour montrer qu'il passait, curieux de voir ce que son adversaire allait faire...
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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« Roy » répondit-il simplement, lorsque le dénommé James lui retourna la question.

C’était donc la première fois qu’il jouait au poker sorcier. Intéressant. Il avait plumé deux habitués, en connaissant à peine les règles, donc. Voilà qui confirmait la première hypothèse de Roy : il était juste un beau chanceux. Et il était curieux de voir si la chance serait toujours de son côté face à lui.

Elle l’était. James ne le savait juste pas, puisqu’il se couchait systématiquement, perturbé par les actions de son adversaire. Roy cerna très vite le type de joueur qu’était James, et pourtant, il enchaîna plusieurs parties qu’il remporta quasiment toutes, comme pour le tester davantage. Il s’amusait comme un petit fou. La vérité ? Si James avait été un peu plus confiant, Roy n’aurait quasiment plus de jetons. Il se délectait de le voir hésiter pour finir par se coucher, ses réflexions étaient tellement lisibles sur son visage. Quelques fois, il leva le pied sur les provocations et les coups de bluff, pour le laisser remporter quelques gains. Parce qu’il était jeune ? Non, Roy n’avait pas ce genre d’état d’âme, pas au poker. Plutôt parce que cela l’amusait et qu’il commençait à bien aimer ce petit. Il devait lui reconnaître qu’il était acharné. Roy était conscient que sa position et son expérience pouvaient le rendre impressionnant, il en joua même sciemment pour désarçonner James, et pourtant, ce dernier n’abandonna pas, même lorsqu’il ne se retrouva plus qu’avec quelques jetons sur la table. La dernière somme -honorable pour un garçon de son âge, tout de même- qu’il pouvait sauver. Voir que James ne s’était pas enfui en courant à la première défaite lui plaisait, c’est pourquoi il fit tout pour éterniser leur jeu, même le laisser gagner.

A ce qui devait être leur dernière partie, James fit une erreur typique de débutant en montrant qu’il hésitait à miser, avant de checker. Roy sut qu’il n’avait pas assez confiance en son jeu pour continuer. Que répondre pour achever de le déstabiliser ? C’était tout vu.

« Tapis. »

Roy avança la totalité de ses gains amassés depuis leur première partie, attendant la réaction de James. Même s’il s’avérait qu’il avait une moins bonne main et perdait, ce n’était pas très grave. Il ne jouait pas pour l’argent, pour une fois. C’était par pur divertissement qu’il avait voulu se mesurer à James, et il avait eu son compte.

C’était leur dernière mise. Après une nouvelle hésitation, le jeune homme capitula à nouveau, arrachant un sourire à Roy. Alors qu’il s’apprêtait à ramasser ses jetons, James fit devant lui une seconde erreur de débutant en laissant voir ses cartes, au moment où il se coucha. Roy put voir la Couleur qu’il avait, et qu’il n’avait pas osé jouer. S’il savait ce que lui détenait entre ses mains… Mais il ne le saurait pas, décida le trafiquant, en rabattant ses propres cartes, face cachée. Il en avait le droit, les règles autorisaient le gagnant à ne pas montrer ses cartes si le joueur en face se couchait. C’était une façon de ne pas dévoiler son jeu et semer le doute dans l’esprit de son adversaire, qui ne pourrait jamais savoir si l’autre avait bluffé ou non… Oui, c’était cruel de mettre James dans cette situation d’ignorance pour leur dernière partie, mais Roy n’eut pas le moindre remord à le faire.

« On dirait que tu n’as plus grand-chose, mon petit James. Dommage, tu étais si bien parti. On arrête là ? Je m’en voudrais de te laisser partir complètement bredouille, après tous ces efforts. »

Il était presque sincère, il avait envie que James reparte avec un petit lot de consolation, malgré tout. Il l’avait bien mérité.



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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James s'était mis en tête de ne pas quitter la table de jeu avant d'avoir perdu tous ses jetons. Ce n'était peut-être pas forcément la solution idéale - il aurait pu s'en aller dès qu'il avait commencé à perdre - mais le jeune homme refusait de laisser la victoire aussi facilement. Il était en train de se faire laminer, certes, mais il préférait l'être avec dignité, plutôt que de partir bouder comme un enfant de six ans. Et puis, c'était assez amusant, en soit, de voir comme les rôles s'étaient brusquement inversés : quelques minutes plus tôt, c'était lui qui était parfaitement calme face à ses deux adversaires qui fulminaient. Mais de toute évidence, Roy n'avait rien à voir avec les deux hommes qu'il avait affronté précédemment : il semblait maîtriser parfaitement le jeu, ses cartes. Même son attitude ne laissait rien transparaître. C'était admirable, et James l'enviait de jouer aussi bien.

Avec un léger soupir, James finit par se coucher lorsque son adversaire misa son tapis. Après un pauvre regard vers ses propres jetons - Roy ne perdrait que quelques jetons à payer son propre tapis - le jeune homme éloigna ses cartes de lui, dévisageant le gérant : soit il avait une chance phénoménale - encore plus que lui - soit il était simplement un excellent joueur. Sûrement les deux, décida James, curieux de voir ces fameuses cartes qui avaient poussé Roy à miser autant. Lorsque ce dernier fit le choix de ne pas lui monter, le jeune homme lui envoyé un regard un peu désabusé - ce n'était pas juste, franchement ! Mais, les règles étaient les règles, et il était bien obligé de s'y plier. Toutefois, il accueillit la proposition de Roy avec un sourire - un peu soulagé, il devait bien l'avouer.

"On arrête." répéta-t-il en se levant de sa chaise pour laisser sa place aux prochains joueurs."Merci pour la partie, c'était sympa, malgré cette écrasante défaite !" déclara-t-il en souriant. "Mais j'pense que vous avez au moins eu la confirmation que j'étais vraiment pas un tricheur..." plaisanta James - sa défaite avait été cuisante, mais mieux valait en rire qu'autre chose.

Non, ce n'était même plus une défaite, à ce niveau là. Il avait été tout simplement écrasé. Mais pour une deuxième fois, ce n'était pas si mal ! Et puis, il ne pouvait pas toujours se révéler être parfaitement chanceux - malheureusement. Il pourrait toujours s'améliorer dans le futur, de toute façon.

"Mais vous jouez vachement bien, faudrait qu'vous m'appreniez." lança-t-il en s'éloignant un peu des tables de poker.

Parce que cela lui plaisait, comme jeu, le poker. Ça demandait bien plus de réflexion que la traditionnelle bataille explosive - le seul jeu de cartes qu'il connaissait chez les sorciers, avant ce soir - et ce n'était pas pour lui déplaire. Et puis, l'ambiance était sympa, songea James en observant les lieux, avant de reporter son attention sur son ancien adversaire.

"Dîtes... C'était quoi vos cartes, lors de la dernière mise ?" interrogea-t-il finalement, curieux.

Il ne pouvait pas s'empêcher se demander quelles étaient ces cartes contre lesquelles il avait abandonné sa couleur. Quelque chose lui soufflait que Roy avait une main excellente : une quinte flush royale, peut-être ?
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Il était bon joueur, constata le trafiquant en voyant James sourire, et même plaisanter. Roy répondit par le même sourire.

« Non, ricana t-il lorsque James déclara qu’il n’était pas un tricheur, tu es juste tombé sur deux mauvais perdants. »

Sur ces mots, il tapota amicalement l'épaule de Walter, qui avait suivi toutes les parties, pour lui permettre de reprendre sa place. Il délaissa la table de jeu avec James, eut un léger rire quand il le complimenta.

« Quand tu veux. Tu sais, il ne te manque pas grand-chose. Juste un peu d’expérience. Mais ça viendra si tu reviens ici, n’est-ce-pas ? »

Un peu de publicité au passage ne pouvait pas faire de mal. Roy s’arrêta à quelques mètres du bar, se tourna de nouveau vers James dans l’idée de le féliciter une dernière fois et de le laisser partir, mais le jeune homme lui posa une question qui le coupa dans son élan. Roy laissa un léger sourire fleurir sur ses lèvres, mais éluda volontairement la question. Une idée venait de germer dans son esprit.

« Allons d’abord boire un verre, je t’invite. » proposa t-il.

En réalité, il ne lui laissa pas vraiment le choix, puisqu’il l’embarqua par les épaules vers le bar et le fit s’asseoir. Roy laissa planer un court silence, durant lequel il se contenta simplement de faire signe au barman pour qu’il leur apporte un alcool léger. Il avait envie de discuter un peu avec James. Ce petit éveillait sa curiosité, et pas seulement parce qu’il lui rappelait Adrian sur certains points -l’âge, la ténacité derrière son air tranquille. Il avait une espèce de facilité de dialogue et d’insouciance qui amusaient beaucoup le trafiquant. Roy était ainsi, il aimait tester les gens, et voir jusqu’où ils étaient capables d’aller. Il abattit le plat de sa main sur la table lorsqu’il se tourna vers le jeune brun, puis décida de lui retourner sa question, une grande habitude chez lui lorsqu’il ne voulait pas répondre :

« Ok, faisons un pari, James. Toi, tu dirais que c’était quoi mes cartes ? »

Il était curieux de savoir ce que pensait le garçon, même s’il se faisait déjà une idée, compte tenu de la façon dont il s’était couché. Il avait forcément cru que sa main était meilleure qu’une couleur. Roy attendait de voir ce qu’il dirait avant d’infirmer ou de confirmer... Ou de ne rien dire. Tout dépendrait de James.



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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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"Avec plaisir." répondit James, lorsque Roy lui demanda - implicitement - s'il comptait revenir ici. Il ne pensait réellement pas apprécier ce genre d'endroit - à vrai dire, il n'avait jamais eu l'envie d'aller dans un casino, que ce soit un casino moldu ou sorcier. Et pourtant... Pourtant, il se surprenait à apprécier à l'endroit, l'ambiance si particulière... Et puis, il devait bien avouer que ce n'était pas désagréable, de sortir de Poudlard, de son quartier moldu, et, plus généralement, de ses petites habitudes. Et, quelque chose lui soufflait qu'il pourrait même rapidement y prendre goût. C'était un peu étrange, quand on y pensait : un casino était bien le dernier endroit où l'on pouvait s'attendre à trouver James - ou l'avant-dernier endroit, du moins, si l'on prenait en compte la salle de classe d'histoire de la magie, matière qu'il avait abandonné dès qu'il avait pu.

"D'accord !" accepta-t-il avec un sourire lorsque Roy l'invita à prendre un verre. "Par contre excusez-moi mais j'vous inviterais pas à danser !" rajouta-t-il alors qu'une chanson un peu plus douce était diffusée dans le cabaret.

De toute façon, il n'avait pas réellement le choix de rester avec Roy ou non : ce dernier l'entraînait vers le bar, avec l'air de celui à qui on n'opposerait pas de refus. Cela ne gênait pas le Poufsouffle qui commençait à être assoiffé après toutes ces parties de poker acharnées. Il s'installa sur un tabouret, et laissa l'homme commander pour lui. Il attendit sa boisson en tapotant distraitement le bois du bar, tout en jetant des coups d'oeil autour de lui. Le coup de Roy sur la table lui fit tourner la tête vers lui, et il prit quelques instants pour réfléchir. Portant son verre à ses lèvres, il en avala une gorgée, songeur.

"Je dirais... Une quinte ? Voire une quinte flush royale ?" se risqua James, en observant la réaction de son ancien adversaire.

Il avait tout de même misé son tapis sur ces cartes. Elles ne pouvaient décemment pas être basses ! Il avait quand même laissé tomber une couleur pour ça !

"J'veux dire, vous n'auriez pas misé votre tapis sur du bluff, si ? Ou sur une simple paire ?" demanda-t-il en fronçant les sourcils.

James - encore tout joueur débutant qu'il était - n'imaginait pas les possibilités d'un bluff bien réussi - les seules fois où il s'était risqué à bluffer, il avait prit bien soin de ne pas courir trop de risques. Miser son tapis... Cela lui paraissait insensé ! Et pourtant... Pourtant, si cela avait été le cas, alors il s'était avoir comme un abruti. Pour son ego, il préférait de loin penser que la main de Roy était excellente, ce qui avait été sa première impression.

"Non, vous aviez forcément une bonne main pour miser autant..." lâcha-t-il avec un regard suspicieux. Car, avec la chance qui avait été de son côté lors de ses premières parties contre Walter, James n'avait même pas eu à bluffer véritablement, tant il avait obtenu de bonnes mains. Aussi, il lui était difficile qu'on puisse faire autrement : c'était extrêmement risqué, après tout.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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La réplique de James au moment où il l’invita à boire un verre agrandit le sourire de Roy, jusqu’à ce qu’il se laisse aller à un grand éclat de rire. La main sur le dos du garçon, tandis qu’il l’emmenait vers le bar, il lui donna une brève tape amicale.

« Mais t’as de l’humour, en plus d’être veinard ! Je vais bien t’aimer, toi. »

Il ressentait déjà pour le garçon une forme de sympathie qui le poussa à engager la conversation avec lui. Roy ne tressaillit pas d’un cil aux suggestions de James, attendant qu’il finisse avant de prendre la parole. Il lui servait le raisonnement qu’il attendait. Il pariait sur une main très forte, parce que Roy avait eu le culot de miser son tapis, chose que l’on faisait en général lorsqu’on était certain de gagner. En tout cas, on ne prenait pas la décision à la légère. Roy savait qu’il était apparu très sûr de lui lorsqu’il avait joué ce coup, car il n’avait pas hésité une seconde après le check de James. Une habitude acquise par l’expérience, il avait appris à force que trop réfléchir ne pouvait que vous desservir. Jouer vite était la meilleure façon de déstabiliser son adversaire, qui se sentait pris de court et n’avait pas le temps d’évaluer toutes les stratégies, quand il n’avait pas l’habitude de jouer. C’était tant de petits détails auquel on apprenait à faire attention lorsqu’on était un joueur expérimenté.

Mais James n’y pensait pas, pas encore. Roy voulut toutefois le mettre sur la voie… ou l'en égarer et le faire douter davantage, on ne savait jamais, avec son sourire suspect et son ton trop tranquille.

« Mais peut-être que je ne jouais pas pour l’argent. Je possède ce casino, je ne veux pas me vanter -si, si, il se vantait- mais ce tapis que j’ai mis, c’était une petite somme pour moi. » Accoudé au comptoir, le menton appuyé sur sa main, il ne lâchait par James du regard, à l’affût de ses réactions. « Et c’est peut-être justement parce que je savais que tu aurais ce raisonnement que je l’ai fait. »

Il laissa écouler un silence, le temps que James imprègne ses paroles. Lui dire ? Ne pas lui dire ? Roy était fortement tenté de le laisser poireauter un peu. C’était bien plus drôle, non ?

« Tu es encore trop honnête et transparent dans ta façon de réagir. Je peux t’apprendre à masquer tes intentions, si tu reviens » proposa t-il, avant que son sourire ne prenne une teinte provocatrice. « Voilà le pari. Je te dirai mes cartes le jour où tu m’auras sur un bluff. »

Et s’il pouvait pimenter leurs futures rencontres, c’était encore mieux.



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James esquissa un petit sourire lorsque Roy déclara qu'il l'aimait bien. A vrai dire, il appréciait également son adversaire. C'était un peu surprenant, car il était bien plus âgé que lui, et qu'en soit, ils n'avaient sûrement rien en commun. Pourtant, la façon que Roy avait d'agir avec lui lui plaisait bien. C'était agréable, de quitter Poudlard, de quitter toutes ces personnes qu'ils connaissaient depuis des années, et d'être considéré comme quelqu'un, et pas uniquement comme un élève parmi des centaines d'autres.

Le jeune homme leva un sourcil lorsque son adversaire déclara que la somme qu'il avait misé n'était pas grand chose pour lui. Il était vrai que James avait tendance à oublier ce petit détail. Lui était riche comme... Eh bien, comme un garçon de dix-sept ans qui avait uniquement un peu travaillé cet été. Alors que Roy... Roy était riche comme un homme qui dirigeait un cabaret magique. Effectivement, la différence était de taille.

"J'aurais dû y penser." concéda-t-il en hochant la tête. "Mais en même temps, je ne pouvais pas le savoir ! Miser son tapis, c'est quand même un acte un peu conséquent, normalement... Enfin, pour la plupart des gens." rajouta-t-il avec un petit sourire en coin, lorsqu'il releva les yeux vers Roy.

Mais il s'était fait avoir, il devait bien le reconnaître. Et c'était tant mieux, en soit, parce que ça lui apprenait les dures lois du jeu. Or, contrairement à toutes attentes, cela lui plaisait. Cette adrénaline du jeu, ce plaisir qu'il prenait lorsqu'il observait ses cartes, celles sur le tapis, et qu'il essayait d'établir une stratégie. C'était peut-être aussi l'ambiance du cabaret... Un mélange de toutes ces choses qui faisaient que James se sentait à l'aise dans ce lieu, qu'il s'y sentait bien.

"Donc vous me proposer de m'aider à m'améliorer... Et de me révéler vos cartes lorsque je vous aurais sur un bluff ?" récapitula James. "Pari tenu." lança-t-il en tendant la main vers Roy. Il serra la sienne en l'observant attentivement. Ils allaient donc être amenés à se revoir - et James devait bien avouer qu'il en était content. Maintenant qu'il avait goûté au jeu - et même au lieu - il n'avait pas vraiment envie de s'arrêter. Il songea un instant que Marlene ne serait sûrement pas exactement ravie qu'il vienne régulièrement dans ce genre d'endroit. Mais... Mais il avait bien le droit d'avoir sa vie. Et puis, lui n'était pas exactement ravi qu'elle rejoigne les Jeunesses Ministérielles, alors comme ça, un point partout.

James porta son verre à ses lèvres pour en avaler un gorgée, avant de se tourner vers Roy.

"Et alors, ça vous fait quoi d'être le gérant d'un immense cabaret et le patron de..." il chercha vaguement un nombre "beaucoup d'employés ?"
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« Exactement » confirma Roy d’un ton tranquille, son sourire s’agrandissant quand James proposa une poignée de main.

Le pari était lancé ! Roy était curieux de voir comment le garçon se débrouillerait pour le remporter, mais pour le moment, il choisit de laisser cela de côté : les occasions se représenteraient bien vite, s’ils se revoyaient dans les prochains jours. La nouvelle question de James fit lever la tête au trafiquant, qui se laissa quelques secondes pour réfléchir à la formulation de sa réponse.

« C’est grisant, déclara Roy, s’il devait résumer sa situation en un mot, c’était sûrement celui-ci. Oh c’est énormément de prises de tête aussi mais le jeu en vaut la chandelle. Quand tu vois que tout tourne parfaitement, que les galions coulent à flot et que tu peux toi-même profiter de tout ce que tu mets en place… Tu te sens comme si tu avais réussi, tout simplement. Sur ce plan-là, Roy n’avait rien à redire, mais cette situation était encore très nouvelle, hier encore, il n’était qu’un petit trafiquant sans envergure de la Voie, et juste avant, un pauvre paumé sans diplôme. Un petit rictus se glissa sur ses lèvres alors qu’il avouait : Le pire, c’est que j’ai toujours été une brêle à l’école. »

La réussite était avant tout pour ceux qui savaient se débrouiller, Roy en avait toujours été intimement convaincu, même si sa réussite à lui était discutable, quand on prenait en compte les moyens employés. Par association d’idées, il se fit la réflexion James était très certainement encore étudiant. A vue de nez, Roy misait entre dix-sept et vingt ans, pas plus. Désireux d’en avoir le coeur net, et d’en savoir un peu plus sur son interlocuteur, il lui demanda :

« D’ailleurs, t’es vraiment majeur du coup ? Tu peux me dire la vérité, je ne te mettrai pas dehors, plaisanta t-il, avant de lui poser à son tour une question sur sa situation. Toujours à Poudlard ou t’es déjà en formation ? »

Il eut seulement le temps d’écouter la réponse de James. Une masse d’un mètre quatre-vingt dix lui tomba sur l’une de ses épaules, et Roy n’eut même pas besoin de tourner la tête pour reconnaître toute la grâce d’Antonino Tessio, qui se permettait en plus de le charrier en lui tapotant le dos :  

« Oh tou en as assez dé draguer les minettes, maintenant, tou té cherches d’autres proies ? »

Roy finit tranquillement la dernière gorgée de son verre avant de tourner un sourire impertinent vers l’italien.  

« Bah quoi ? Il est mignon, non ? »

Comme pour donner son avis, Toni reporta son regard sur James. Ouvrant aussitôt les yeux ronds, il s’exclama d’une voix trois fois trop forte :

« Mais tou es lé champion dé poker qué j’ai vou tout à l’heure ! Par Baltazar ! Alors, tou es parti après nous avoir ruinés ? ricana t-il, en s’asseyant sur une chaise libre à côté de James, posant son regard sur lui avec intérêt.
- Il a bien failli le faire, avant de tomber sur plus fort que lui » glissa le trafiquant.

Interpellé par le sourire en coin qu’arborait Roy, l’italien prit son regard suspicieux avant qu’il ne finisse par établir les liens logiques, ce qui le fit s’exclamer :

« Oho, jé vois, tou as joué contre cette fouine ! Il pointa un doigt accusateur sur Roy, sans quitter James des yeux. Cé mec est pire qu’oune gobelin, au poker. Il té regarde droit dans les yeux, avec son sourire d’arnaqueur qui té fait croire qué tout va bien, et hop, au dernier moment, il té sort oune sale coup dé salopard et tou l’as dans l’cul ! »

Laissant à James le temps de réagir, Roy interrompit l’italien qu’il savait -trop- bavard, avant qu’il ne reprenne la parole de nouveau, sans trop en dire en présence de leur invité :

« T’as fini ce que je t’ai demandé tout à l'heure ?
- Ouais, c’est calme, mainténant, ils avaient plou besoin dé moi, éluda t-il, avant de se tourner vers James à nouveau. Antonino Tessio, mais tout le monde m’appelle Toni. Hé, faudra qué tou mé dises ton secret, j’ai toujours des mains pourries, moi. »

Roy ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel, puis regarda machinalement sa montre. Vraiment, Toni passé minuit était pire qu’un petit boursouf surexcité à la monalisa. Il se pencha vers James pour lui glisser discrètement quelques mots à l’oreille, tout en sachant que l’italien le verrait forcément :

« Gérer un cabaret, James… C’est le pied, sauf quand tu fais la connerie de prendre des potes comme employés. 
- Hé ! Jé té entendu ! Tou parles, tou sérais perdu sans moi, jé souis lé troisième gérant secret dé cette boîte ! »

Roy continua de faire mine de ne s’adresser qu’à James, comme si Toni n’existait pas, mais son sourire en coin trahissait l’amusement qu’il tirait de chambrer son ami :

« Ne l’écoute pas, c’est le genre à affirmer avec aplomb qu’il peut se faire élire ministre quand il veut, s’il se donne la peine de se présenter. 
- Régardez qui parle ! Lé mec aux chévilles les plus grosses d’Angleterre ! Ma tête dégonflera quand la tienne voudra bien sé donner la peine dé reconnaître les talents des autres, surtout dé ceux qui sé décarcassent pour ton petit confort.
- Oooh merci mon Toni de tout le merveilleux travail que tu accomplis pour moi, railla Roy, en passant affectueusement son bras autour des épaules du brun. Du whisky ? Ca sera sur ta paye.
- Verse donc, enfoiré. »

Hilare, Roy remplit leurs verres à tous les trois, puis leva le sien avec bonne humeur vers leur invité du soir.

« A ta santé, James…. James comment ? »

Ca sonnait toujours mieux avec le nom complet.



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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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"Ça ne veut rien dire ça." fit remarquer James lorsque Roy mentionna qu'il n'avait jamais été très bon à l'école. Leurs professeurs avaient beau leur répéter le contraire toute la journée, le jeune homme était persuadé que la vie réussissait surtout à celui qui savait prendre les bonnes décisions au bon moment. Et, si depuis quelques années James s'était mis à travailler - un peu plus - sérieusement, c'était uniquement pour lui, pour se prouver qu'avoir intégré Poudlard n'avait été une perte de temps, comme semblait le penser son père. Ce dernier n'avait jamais vraiment digéré que son seul fils soit un sorcier, et que, par conséquent, il ne se dirige pas vers une carrière militaire, à l'inverse de la majorité des hommes Carter, lui y compris. Aux yeux de James, la magie l'avait sauvé de l'armée, qu'il aurait fini par rejoindre, à contrecœur. Aujourd'hui, il avait le pouvoir de décider de son avenir... Et c'était grisant. "Content de savoir que les affaires marchent bien, en tout cas !" lança-t-il en reprenant une gorgée de sa boisson.

"Oui, je suis majeur, quand même !" affirma-t-il en riant. "Mais toujours à Poudlard, en septième année." Et heureusement, un peu, parce qu'il n'avait aucune idée ce qu'il allait bien pouvoir faire l'année prochaine. Ses trois matières fortes (les potions, la divination et l'étude des moldus) semblaient difficiles à mettre en relation pour un quelconque métier. Mais, comme à chaque fois, James chassa ce genre de pensées de son esprit, se promettant d'y revenir plus tard... Ou pas.

Leur discussion fut interrompue par l'arrivée d'un homme imposant, qui s'adressa un Roy avec un accent à couper au couteau. James esquissa un petit sourire en coin à la remarque du gérant du cabaret, avant de reporter son attention sur le nouveau venu, qui sembla alors le reconnaître. Il écouta les deux hommes parler en riant à couvert, puis hocha la tête suite à la tirade de l'italien.

"Ça s'est un peu passé comme ça, oui. Plusieurs fois de suite, même." confirma James avec un sourire. Il fallait avouer qu'il avait particulièrement mal jouer, face à Roy. Mais il comptait bien se rattraper, un jour. "Et j'ai pas vraiment de secret j'ai juste... Beaucoup de chance, j'dirais." avoua-t-il en haussant les épaules.

Le Poufsouffle se prêta ensuite avec bonne humeur au petit jeu du gérant du cabaret, qui avait visiblement pour but d'embêter Antonio - ce qui ne manqua pas de fonctionner. L'échange entre les deux amis tira un sourire amusé à James, qui le suivit avec attention. C'était presque étrange, d'être en présence du gérant des Folies Sorcières, dont on parlait depuis des semaines. C'était tout aussi étrange de se rendre compte que c'était un humain comme un autre, et qu'il était même parfaitement sympathique - contrairement à ce que l'on aurait pu croire.

"Carter." indiqua James. "James Carter. Et vous ?" demanda-t-il, par pure et simple curiosité.

Il leva son verre avec les deux hommes, avant de boire une gorgée de whisky qu'il savoura.

"J'imagine qu'il doit y avoir des avantages, non, à gérer un cabaret comme celui-ci, non ?" lança-t-il. "Ou même à y travailler ?" termina-t-il en regardant cette fois-ci Antonio.
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James Carter, donc. Un garçon qui sortait de l’ordinaire, derrière ce nom parfaitement commun, voulait croire Roy. Il se fiait volontiers à son instinct, concernant les personnes qu’il rencontrait, et quelque chose lui disait que ce James avait du potentiel. Il n’y avait qu’à voir comme il était à l’aise face à deux personnes qui pouvaient se montrer intimidantes, Roy pour son rôle de co-gérant, et Toni pour son… être tout entier. Et puis, Roy avait depuis longtemps décrété que la chance au poker était un critère de qualité.

Antonino devança Roy dans la réponse à la question que James posait, comme d’habitude d’une voix forte et d’un rire franc. Il posa son bras sur l’épaule de Roy, bien décidé à lui retourner la monnaie de sa pièce :

« C’est lé meilleur boulot qué j’aie jamais eu, si on omet lé patron tyrannique ! »

Sa phrase fut coupée par le coup de coude qu’il reçut à l’estomac de la part de Roy qui rétorqua moqueusement :

« N’empêche que le patron tyrannique ne baisse même pas ta paie pour toutes les fois où tu le fais chier. Et si j’étais si méchant, je t’aurais pas autorisé à boire un verre peinard avec nous !
-Tou mé fais payer la tournée ! Alors c’est comme si c’était déduit dé mon salaire. »

Leurs petites chamailleries routinières continuèrent quelques secondes, avant que Roy n’y coupe court pour se tourner vers leur invité d’honneur, un léger sourire aux lèvres :

« Si c’est un domaine qui t’intéresse, James, reviens me voir à l’occasion. Je pourrai te montrer deux ou trois trucs. Ou tu peux revenir juste pour essayer de ruiner mon croupier, ça me fera plaisir aussi. » conclut t-il en se relevant de sa chaise, une main amicale sur l’épaule du James. Il se pencha légèrement, glissant à son oreille en référence à leur pari de tout à l’heure : « N’oublie pas que j’ai toujours un secret à te révéler. »

Sur ces bonnes paroles, Roy s’éclipsa en faisant un dernier signe à James, Toni à sa suite, après qu’il eut salué lui aussi « lé pétit veinard », chacun retournant à son travail. Il ne doutait pas que James reviendrait un jour, quelque chose lui soufflait que ce jeune garçon aux apparences un peu naïves savait saisir les occasions qui se présentaient à lui : et le co-gérant des Folies Sorcières prêts à vous pistonner, n’était-ce pas une formidable chance ?

FIN DU RP



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Parrain de la mafia recherche filleul [James & Roy]

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