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 Promesses sur l'oreiller, gage de sécurité? [Pv Adonichou]

Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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Samedi 10 Janvier 2009, Les Folies Sorcières...

Serait-ce un tremblement de terre qui venait tout à coup d'ébranler les Folies Sorcières? Quelques peu décontenancés, les employés de Multiplettes se regardèrent à tour de rôle tandis que des secousses répétées venaient faire frémir leurs plans de travail. Certains s'accrochèrent à leurs encriers, tandis que d'autres relevèrent brusquement leurs plumes à papotes afin de ne commettre aucunes ratures qui puissent anéantir la rédaction de leurs articles. Une étagère apposée au mur vacilla également dangereusement, plusieurs ouvrages dégringolant même du rayonnage. Les jeunes pigistes fraichement débarqués tournèrent alors un regard un brin perplexe vers leurs supérieurs; L'un de ces derniers ne tarda pas à rassurer la bleusaille.

"Ne soyez point inquiet, cela va bientôt se terminer, alors veuillez reprendre votre ouvrage! "

En effet, un miaulement suraigu finit par retentir de l'autre côté des murs qui encerclaient les appartements privés de la rédactrice en chef de Multiplettes; Puis, comme après le passage d'un ouragan dévastateur, un calme prodigieux et infini s'abattit de nouveau sur la salle de rédaction du journal. Chacun reprit alors ses activités, tandis que dans le secret de sa chambre, Mildred Magpie savourait ses retrouvailles avec le bel Adonis. Lui griffant le torse d'extase, la romancière comblée se laissa retomber lourdement sur son oreiller. Paupières closes, la sorcière quinquagénaire reprenait lentement ses esprits et son souffle après ses ébats tumultueux avec son doux prince. Elle gloussa de bonheur, alors qu'elle tournait lentement la tête vers son amant.

"Mais quelle vigueur, mon Adonichou! Finalement, cela valait le coup d'attendre! Tu es pardonné pour m'avoir fait faux bond au Nouvel An. Par Merlin, comme tu m'as manquée mon beau prince... "

Mildred Magpie se pencha vers son amoureux pour déposer un baiser des plus tendres sur ses lèvres. Oui, cela valait le coup d'attendre, et de trouver enfin l'homme de sa vie! Presque un demi-siècle que la romancière attendait cet instant magique et cette fabuleuse rencontre! Elle l'aimait prodigieusement, et cela semblait réciproque, tant ils passaient des moments merveilleux ensemble. Bien que leurs métiers respectifs ne les aient que trop séparer depuis qu'ils étaient ensemble, la rédactrice de Multiplettes fondait de grands espoirs sur l'année 2009. Un jour ou l'autre, leur liaison allait finir par s'officialiser, et si les choses continuaient de la sorte, nul doute que le bel Adonis plierait le genou pour la demander en mariage. Enfin, elle pourrait réaliser son rêve de petite fille, et devenir la princesse d'un jour! Pour l'heure le sous-directeur Greengrass restait évasif, préférant sans doute profiter des instants passés aux côtés de sa Mildy, plutôt que de se soucier du lendemain. Carpe Diem était sa devise ! Pourtant, tôt ou tard, ils devraient avoir une discussion sérieuse concernant l'avenir de leur couple! Mildred Magpie n'allait pas déroger à la règle qui imposait que les femmes étaient souvent les premières à aborder le sujet de l'engagement; Et pourquoi ne pas profiter de cette occasion exquise, pour se livrer enfin à des confidences sur l'oreiller? Mildred en crevait d'envie mais elle préféra se laisser le temps de se remettre de ses émotions. Sa main tâtonna la surface de sa table de chevet, afin de saisir un fume-cigarette dont l'extrémité était pourvue justement d'une tige au contenu illicite. Après l'avoir allumée sur une chandelle, elle en aspira plusieurs bouffées, avant de se retourner vers son doux prince.

"Vous voulez vous pervertir monsieur le sous-directeur? Il s'agit d'une drogue aussi douce que du miel, répondant au joli nom de Monalisa... Je trouve qu'elle éveille les sens et décuple les sensations après avoir fait l'amour... "

Le regard de la romancière se perdit alors sur les fresques murales, qui semblaient prendre de multiples formes du fait de la lumière de la chandelle. A moins que ce ne soit qu'une première illusion liée à sa consommation de plantes psychotropes. En cet instant magique, Mildred avait tout pour être heureuse; Elle était riche, influente et disposait enfin d'un être aimé avec qui elle pourrait partager sa vie. Et pourtant, malgré cela, elle demeurait encore tiraillée par les doutes, comme si le plein bonheur se refusait à elle. La journaliste avait besoin de certitude, et restait profondément marquée par ses expériences néfastes du passé. Sa cruelle déconvenue avec Roy Calder l'avait profondément blessée, aiguisant encore davantage son côté possessif en amour, au point de frôler la paranoïa...

Maintenant qu'elle venait de planter ses griffes de cougar sur Adonis, elle ne voulait point qu'une autre Isobel Lavespère vienne gâcher son bonheur. Elle avait tellement dû souffrir avant de pouvoir atteindre cette apogée amoureuse, que la simple idée de pouvoir le perdre, la terrifiait! Lors de sa venue à Poudlard pour sa séance de dédicace, les prémices d'une jalousie maladive s'étaient plantées dans sa conscience. L'école magique regorgeait de femmes célibataires à la chevelure de feu tout comme elle, mais qui avaient l'avantage d'être beaucoup plus jeunes. Même si Mildred s'auto-persuadait que son Adonichou préférait les fruits bien mûre à d'autres trop verts, elle craignait tout de même de voir leur amour se ternir à cause d'une jeune pimbêche malintentionnée. Car cette fois-ci, elle ne voulait point laisser passer sa chance, se jurant de ne reculer devant aucun sacrifice pour conserver son bel Adonis! Sans le savoir, elle s'engageait sur une pente dangereuse, où les sentiments prennent malheureusement le pas sur la raison.

A force de cogiter intérieurement, Mildred ressentit le besoin vital d'avoir une vraie discussion avec Adonis. Reposant son fume-cigarette sur le cendrier qui ornait le petit guéridon proche de son lit. La sorcière rousse chercha à se rassurer, et trouver une réponse à ses nombreux doutes dans le cœur d'Adonis. Fixant le plafond, elle murmura d'une voix inquiète la question qui lui brulait les lèvres.  

"Adonis... Est-ce que tu m'aimes? Je veux dire, Est-ce que tu m'aimes vraiment? "

L'une de ses mains s'agrippa frénétiquement à la couverture de peur ou d'impatience de connaître enfin la réponse...


Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Un léger sourire ornait son visage alors qu'il reprenait son souffle. C'était toujours un peu surprenant d'entendre Mildred miauler. Il avait d'abord cru que c'était une façon pour la romancière d'exagérer son plaisir. Une sorte de simulation vocale. Mais elle semblait parfaitement comblée chaque fois qu'elle quittait son étreinte. Ce qui l'avait amené à conclure que c'était sa façon à elle d'exprimer son plaisir. C'était assez cocasse et peu discret. Mais la discrétion n'était pas le point fort de la quadragénaire de toutes les manières.

Et puis, elle gardait encore toute sa forme et elle savait se montrer beaucoup plus audacieuse que bien d'autres femmes plus jeune. Donc finalement, séduire la rédactrice en chef de Multiplettes n'était pas si laborieux que cela. C'était même plutôt agréable puisqu'elle semblait littéralement aux petits soins pour lui. Se pliant au moindre de ses désirs. Malgré le fait qu'elle soit quelque peu possessive. Il grimaça lorsqu'elle lui lacéra le torse de ses faux ongles, laissant de grandes griffures rougeoyantes. Grimace qui s'étira en sourire amusé lorsque son amante lui assura qu'il était pardonné de son absence au nouvel an.

"Je n'avais pas le choix Mildred. Tu sais comment sont les gens de la Haute. Je ne pouvais pas me permettre de Boycotter le Nouvel an de la vieille Harris. Et puis, j'ai une image médiatique à conserver. Toi mieux que personne peut comprendre ça."

Il se redressa sur un coude et esquissa un léger sourire avant de lui rendre son baiser. C'était parfois compliqué de jongler avec les sentiments de cette femme. Elle semblait éperdument amoureuse et en même temps, il savait qu'il devait être prudent. Il ne pouvait pas se permettre de la perdre. Elle avait trop d'influence pour ça. Elle n'en avait peut-être pas conscience mais c'était elle qui dirigeait toute la presse médiatique. Et l'avoir parmi ses alliés était une chose précieuse.

Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres alors que Mildred l'invitait à s'embrumer les sens avec elle. Pourquoi pas après tout. Il se surprenait lui même parfois à trouver ces moments avec sa maîtresse agréable. Elle était attachante sous certains aspects. Du moins, autant que puisse s'attacher Adonis à quelqu'un. Comme un gentil petit chien bien dressé et affectueux. Il se doutait qu'à un moment ou à un autre, Mildred lui en demanderait plus. Mais il laissait entendre qu'il ne voulait pas parler d'engagement. Il voulait vivre le moment présent et aviser par la suite.

La véritable raison était qu'il n'avait nullement l'intention d'épouser la femme vénale qu'il tenait dans ses bras. Il n'en avait pas le droit de toute manière. Mildred n'était pas de Sang-pur. Et lui devait se trouver une femme de son rang. C'était d'ailleurs plus ou moins fait. Il fallait juste qu'il fasse sa demande en mariage et qu'il en parle avec son oncle. Et avec Mildred aussi. Chose peu aisé. Il appréhendait même presque cette échange. Il faisait tout pour le repousser à plus tard. Mais son oncle l'avait encore une fois mis au pied du mur. Et il avait dû donner une date. Il serait fiancé avant le mois de Mars. Il sentait déjà la crise de larme arriver.

Il se saisit du porte-cigarette et tira dessus mécaniquement. C'était vrai que ça décuplait les sens. Il pouvait sentir le corps de Mildred contre le sien de façon beaucoup plus intense que précédemment. Un poids en plus sans doute. Il ne montrait pourtant rien de ses réflexions intérieures. Se contentant de sourire légèrement à son amante tout en lui caressant distraitement la base du cou jusqu'à l'épaule. Il aurait pourtant dû sentir venir la suite. Surtout lorsqu'elle tourna son regard de biche vers lui. Ses questions étaient légitimes au fond. Mais ces mots qu'elle lui demandait de prononcer. Il ne les avait jamais réellement dites au fond.

Uniquement à Rosaleen et il les avait pensé, pour la première fois de sa vie, il avait dit la vérité. Il avait toujours menti sur ce qu'il ressentait. Il mentait chaque fois qu'il ouvrait la bouche mais il n'avait pas menti en prononçant ces mots là. Et il n'avait pas envie de commencer aujourd'hui. Il lui fallait trouver une parade. Il esquissa un léger sourire tendre avant d'embrasser le front de la quadragénaire.

"Bien sûr. Je tiens à toi. Tu le sais n'est-ce pas ?"

Finalement, c'était peut-être le moment de parler de leur avenir. Et c'était le moment où il devait se décider sur ce qu'il comptait faire. C'était le moment de la convaincre de devenir sa maîtresse dans le vrai sens du terme.


Adonis Greengrass
Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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L'univers qui encerclait le lit des deux tourtereaux sembla disparaître le temps séparant Mildred de sa précieuse réponse; En effet, Mildred restait suspendue aux lèvres de son beau et jeune sous-directeur, rien n'ayant plus d'importance que d'entendre la confirmation d'un amour naissant. Il lui avait fallu tout de même attendre quarante-sept ans, huit mois, quatorze jours, sept heures, vingt-huit minutes et douze secondes pour s'entendre enfin délivrer que pour la première fois de sa vie, elle comptait réellement aux yeux d'une personne. Car si professionnellement, Mildred pouvait se réjouir d'une fabuleuse réussite personnelle, du point de vue épanouissement sentimental, c'était l'inverse! Autant trouver une source d'eau potable dans un désert de sel! Les Galions offerts pour entendre des jeunes hommes lui déclamer des formules d'amour toutes faites, ne remplacerait jamais la puissance émotionnelle d'une déclaration authentique! Cette formule magique qui donnait un véritable sens à votre vie, et faisait de vous un être unique! Peut-être ne voulait-elle retenir que ce qu'elle voulait entendre, mais avec son simple "je tiens à toi", Adonis, sans même le savoir venait de délivrer la sorcière d'un poids au combien insoutenable, celui de se sentir enfin aimée, en toute sincérité...

Le temps sembla suspendre son vol aussi longtemps qu'il fallut à Mildred Magpie pour s'accrocher à son petit nuage. Désormais, elle n'était plus cette femme envieuse de l'amour des autres! Elle n'aurait plus besoin de sortir de ses Galions pour se bercer d'illusion! Ses caresses, ses miaulements de plaisir prenaient enfin un sens! Elle avait trouvé l'homme de sa vie, son Feodor! Son mariage serait l'événement glamour de l'année, et elle ferait enfin la une de son propre journal Multiplettes! Cette trainée d’Isobel Lavespère en crèverait de jalousie, et nul doute que Roy Calder se maudirait d'avoir misé sur un poney sans saveur, plutôt qu'une licorne flamboyante! Oui! Enfin, Mildred était actrice de sa propre destinée! Elle avait repris la plume à papote de son histoire, et s'apprêtait à en écrire les plus belles lignes! Sans même prévenir celui qui allait sans aucun doute partager le reste de sa vie, Mildred se jeta à califourchon sur son Adonichou. Comme un chat ronronnant de bonheur qui faisait ses griffes, la sorcière planta doucement ses ongles sur le torse musclé de son amoureux. Elle se pencha alors pour lui déposer un énième baiser, avant de dériver vers son oreille. Après lui avoir mordillé affectueusement le lobe d'oreille gauche, elle lui susurra alors à son tour une inestimable confidence.

"Moi aussi, je t'aime comme je n'ai encore jamais aimé! Je voudrai que cet instant se prolonge pour l'éternité! Ne pars pas! Je t'en prie! Demeures à mes côtés! Nous vivrons d'amour et d'eau fraiche pour le restant de nos jours! Je dispose de suffisamment de Galions pour satisfaire cette douce exigence! Mon beau prince, je hurlerai si fort mon plaisir que Bristol tout entier sera au fait de notre Amour! Que dis-je! L'intégralité du Monde magique, devrait partager notre bonheur! "

Pourquoi se cacher et contenir un sentiment aussi fort? Adonis était son coup de foudre! Bien plus fort que Ethan, son premier amour illusoire, ou que ses élucubrations professionnelles et charnelles avec Gilderoy! Même son Caldounet ne faisait plus le poids! Aucune demi-mesure n'était permise! Là il ne s'agissait que de pur sentiment, et Mildred Magpie n'osait point imaginer une seule seconde, qu'elle soit dans l'obligation de se restreindre dans son sentiment amoureux. Ni qu’Adonis ne soit pas au même stade de béatitude passionnelle. La journaliste couva du regard son amoureux allongé sous elle, ne pouvant se départir d'un sourire infini. Mildred se voyait déjà devant l'autel, Adonis glissant une bague sertie de diamants et en or massif sur son annulaire, alors qu'une foule nombreuse applaudirait le baiser de leur union. Elle imaginait déjà leur voyage de noce dans une île reculée de l'océan pacifique, où ils feraient l'amour sur le sable blanc, ne s'arrêtant que l'espace d'une seconde, pour siroter du lait de noix de coco. Adonis était cet homme merveilleux, absolument unique, celui-là même qui pourrait lui faire accepter l'idée de concevoir des enfants! C'est dire à quel point la co-gérante était transie d'amour! Elle finit par s'allonger sur les pectoraux du son Apollon, avant de pousser un long soupir...

"Je suis déjà mortifiée à la simple idée de te voir partir demain matin... Je ne peux plus me passer de toi, et les semaines vont me paraître si longues! Peut-être que nous pourrions nous installer ensemble? Que ce soit Poudlard, où les Folies Sorcières, ce n'est pas l'espace qui manque après tout... "

L'ongle vernis de Mildred fit des petits cercles sur le thorax de son amoureux, avant qu'elle ne se délivre d'une crainte.

"Je sais que tout cela va très vite, peut-être trop vite pour toi. Mais pour ma part, je n'ai jamais été aussi certaine de mes sentiments! Je ne supporterai pas ton absence et de te savoir loin de moi. Je pense que nous devrions officialiser notre amour... Ne penses-tu pas? "

Alors, dans un énième baiser fougueux, Mildred essaya d'arracher la réponse qu'elle voulait s'entendre dire. Mais Adonis partageait-il une aussi vive passion aveuglée?


Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis eut à peine le temps de s'y préparer que Mildred se jetait sur lui. Le surplombant à califourchon sur son torse. Il esquissa un léger sourire amusé devant autant d'enthousiasme. Ce n'était que des mots vides de sens pour lui. Mais pour la quadragénaire, ils avaient une toute autre signification. Il se laissa cajoler laissant une légère grimace de douleur apparaître lorsque les ongles acérés de sa maîtresse s'enfoncèrent dans sa peau. Il se raidit toutefois légèrement à l'entente de ses paroles. Elle voulait officialiser leur union. Elle voulait qu'il vive avec elle, qu'il abandonne tout pour elle. N'avait-elle donc pas compris que son travail avait une place importante dans sa vie ?

Si il simulait ses sentiments, c'était bien la seule chose qu'il faisait avec Mildred. Il se montrait charmant et affable pour conquérir son coeur qu'il possédait désormais tout entier. Mais il n'avait jamais caché qu'il avait plus d'ambition que simple sous-directeur de Poudlard. Et ce n'était en lâchant tout et en s'enfuyant avec Mildred qu'il parviendrait à ses fins. Il ne répondit rien dans un premier temps. Surpris par les soudaines révélations pleines de sentimentalisme. Il la laissa s'allonger sur son torse, laissant son regard dans le vague.

Il allait devoir la jouer finement si il ne voulait pas voir tous ses efforts réduits à néants. Il l'entendit reprendre la parole. Officialiser leur amour ? Il ne pouvait pas. Il avait déjà promis à son oncle d'en épouser une autre. Son double jeu se retournait presque contre lui. Mais il allait trouver une idée de génie. Il pourrait conserver l'amour de la rousse et la main de la brune. Il poussa un léger soupir et redressa le visage de Mildred pour plonger son regard dans le sien.

"Je ne peux pas Mildred."

Il caressa doucement la joue de sa maîtresse avec un semblant de tristesse dans le fond des yeux. Il fallait qu'il joue les amoureux transis. Ce ne serait pas trop difficile. Il avait déjà ressentit ce genre de sentiment. Il savait exactement comment agir. Il se passa une main maladroite dans les cheveux avant de reprendre la parole.

"Je ne peux pas abandonner Poudlard. Leopold compte sur moi. Et puis, les élèves ne sont pas tous en ma faveur. M'installer ailleurs qu'à Poudlard montrerait à quel point je me désintéresse de l'école et donnerait une raison à certains élèves de se révolter ouvertement. Et si je te fais venir à Poudlard... Non ! Ta place est ici. Je ne supporterais pas d'entendre les ricanements et les insultes des élèves sur ton dos. Et je ne crois pas que Mason accepte de te laisser emménager. Après tout, son propre époux habite hors de Poudlard."

Il poussa un léger soupir de désespoir. En réalité, toutes ses raisons l'arrangeaient bien. Voir Thelma et Mildred cohabiter. Sans parler de la pauvre bibliothécaire qui aurait à supporter Mildred. Non, ce n'était vraiment pas une bonne idée de faire venir la gérante des Folies à Poudlard.

"Et puis, Roy aurait du mal à faire tourner la boutique tout seul, lâcha-t-il avec un demi sourire avant d'embrasser le front de Mildred. Il va falloir patienter encore un peu."

Encore longtemps en réalité. Adonis n'était pas prêt à se laisser passer la corde au cou. Même si l'échéance se rapprochait de plus en plus. Il laissa son regard se perdre dans la pièce alors qu'il serrait Mildred un peu plus contre lui.

"Et puis..., il fit mine d'hésiter comme si ce qu'il allait dire était réellement trop dur à avouer. Les hommes de ma condition ne sont pas libres de faire ce qu'ils veulent. Mon oncle a des attentes envers moi. Je ne peux pas épouser n'importe qui, n'importe quand. Je dois avoir sa bénédiction pour préserver l'héritage des Greengrass."

Il posa son regard sur Mildred et ramena une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Il espérait que ses aveux feraient perdre à Mildred toute envie de se marier. Ou tout autre projet d'avenir avec lui autre que "passons du bon temps ensemble". Mais tout ce qui concernait Mildred n'était jamais simple.


Adonis Greengrass
Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
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Quand Adonis lui signifia son refus quand à tout engagement précipité, Mildred arqua un sourcil désapprobateur, comme si elle ne pouvait envisager une telle réponse après le délicieux moment qu'ils venaient de partager ensemble. Elle le laissa lui caresser la joue, quelque peu interdite, curieuse d'entendre les justifications de son amant. Sa voix trahie autant l'inquiétude que la perplexité.

"Pourquoi? Qu'est-ce qui t'en empêche? "

Aucune des histoires sentimentales de Mildred Magpie ne se passaient comme prévues. Quand le bonheur venait frapper à sa porte, il fallait toujours qu'il se dérobe à l'instant où elle posait la main sur la poignée; Comme si une vie de couple heureuse et paisible lui était formellement interdite. La caresse d'Adonis sur sa joue était plaisante, mais elle semblait également dissimuler la peur de s'engager. Pourquoi? Quelles raisons obscures empêchaient le sous-directeur de ne pas vouloir s'investir? Cette histoire n'était-elle que sexuelle? Voilà qu’Adonis lui servait le refrain de l'éloignement de Poudlard, sa conscience professionnelle l'empêchant d'envisager le moindre compromis. Le regard de Mildred s'assombrit quelque peu.

"Moi, je me fiche bien de savoir ce que peut raconter Poudlard dans mon dos. Les ragots et le scandale font partis de mon quotidien, et je peux clairement m'en accommoder. Je veux simplement être avec toi, mon Adonichou. Savoir que quelqu'un m'attend le soir. Ne plus m'endormir entre les draps froids de la solitude. Je me sens si seule... "

A l'unisson avec son amant, la journaliste à scandale poussa un soupir de dépit amoureux. Décidemment, rien n'était facile. Adonis marquait un point quand il lui énonça à quel point se soustraire de son Cabaret familial lui serait pénible et dangereux. Les Folies Sorcières s'étaient son bébé, et les laisser entre les mains de Roy Calder s'avérait des plus risqué. Le Cabaret était le seul souvenir de sa mère disparue, de son enfance... Pour rien au monde, elle n'aurait voulu que l'endroit perde de sa magie, et ne se transforme en un vulgaire bordel. Roy Calder n'était rien d'autre qu'un chien fougueux, dont il fallait souvent réfréner les ardeurs. Le nom des Magpie régnait sur l'endroit, et l'abandonner revenait à insulter ses origines, son histoire. Et puis, l'établissement générait un sacré gain, ce qui n'était pas anodin...

"C'est terrible à dire, mais je pense que tu as raison. Je ne peux me résoudre à abandonner ce Cabaret. Je vivrai cela comme une trahison, et je n'ai aucunement confiance en mon associé Roy Calder. C'est un jeune loup aux dents aiguisés, et un jour ou l'autre, il faudra que je l'éjecte de la table du festin, si je ne veux pas me être la dinde de la farce... "

Roy Calder l'avait prouvé; Il était capable de lui planter une banderille dans le dos, et il n'hésiterait probablement pas à recommencer. Sans surveillance, il s'en donnerait à cœur joie pour s'approprier ce qui lui revenait de droit. S'éloigner de Bristol pouvait donc s'avérer dangereux pour ses affaires, et il n'en était pas question! Toujours allongée sur le corps brulant de son Adonis, elle se reconcentra sur celu-ci. La sorcière l'écouta débiter son couplet sur les familles sang-pur et les exigences que cela impliquaient, et son visage se crispa quand il osa employer le terme de "n'importe qui". Telle une lionne enragée, se sentant quelque part insultée, Mildred se redressa d'un bond. Son regard jeta des éclairs à l'inconscient sang-pur.

"N'importe qui? Penses-tu vraiment que je suis n'importe qui? Tu plaisantes, j'espère? Je resterai dans l'histoire comme la plus grande romancière n’ayant jamais foulé le Monde Magique, et mon journal Multiplettes vient de dépasser la Gazette et s'offrir la première place du podium en termes de ventes! Je ne te parle pas des Folies Sorcières qui sont devenues l'endroit où il faut être! Le Monde magique dans son intégralité veut s'arracher le nom de Magpie, alors pourquoi ta famille ferait la fine bouche? Je ne suis pas n'importe qui, tu m'entends! Je suis Mildred Magpie, et ma notoriété est acquise! "

Le regard de la romancière vexée s'adoucit quelque peu, quand elle laissa de côté le blessant "n'importe qui" pour se recentrer sur les derniers propos d'Adonis, et la mention de l'héritage des Greengrass. A combien ce dernier s'évaluait-il? Nul doute qu'une fortune gigantesque les attendait derrière le nom prestigieux de cette noble lignée de sang-pur. L'appât du gain rendit Mildred d'humeur plus câline, et elle entama une série de baisers sur le torse de son amoureux.

"Tôt ou tard, tu finiras par obtenir la bénédiction de ta famille... De mon côté, je sais exactement comment achever de te convaincre... "

Les baisers de Mildred descendirent alors dangereusement le long du corps du sous-directeur de Poudlard; Un nouveau séisme s'apprêtant à s'abattre sur les Folies Sorcières et Bristol...

[Fin de Rp]


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