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 « T'offrir une vie idéale, sans peine et sans mal » [Eliott & Charlotte]

Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
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Samedi 31 Janvier 2009

Il était encore tôt ce matin là, presque aucun bruit ne venait troubler la quiétude de la petite chambre. Un rayon de soleil s'étirait paresseusement dans la pièce, venant effleurer le lit et apportant un peu de lumière au travers des rideaux encore tirés. L'instant semblait hors du temps et Charlotte n'arrivait pas à quitter des yeux le petit, si petit, bébé qui reposait à coté d'elle, ses yeux encore fermés et son poing tout serré autour de l'index de sa mère. La naissance étant arrivée plus tôt que prévu et le bébé avait pointé le bout de son nez pour la dernière journée de janvier, quelques jours avant le terme. Charlie n'aurait jamais pensé en se réveillant la veille qu'elle tiendrait son bébé dans ses bras vingt-quatre heures plus tard, les premières contractions ayant eu lieu en début de soirée. Ils avaient passé la nuit à Sainte-Mangouste, jusqu'à ce leur fille naisse aux premières heures du jour.

Bianca Lilly Warlock. Quelques kilos, quelques cheveux blonds sur le haut du crâne, une tout petite fille que Charlotte n'arrivait pas à quitter des yeux. Elle était fascinée par ses petits doigts tout serrés, ses petites mains, ses petits pieds, son petit nez et lorsqu'elle avait été déposée dans ses bras, elle avait à peine osé refermer ses bras sur sa fille, tant elle était impressionnée. Elle avait déjà vu des bébés auparavant mais là, c'était différent. C'était sa fille, sa toute petite fille, leur fille avec Eliott, leur bébé. Elle l'avait attendue avec impatience les dernières semaines, pressée de rencontrer ce bébé qu'elle imaginait déjà mais elle n'aurait jamais pu savoir à l'avance dans quel état elle se sentirait. C'était comme si toutes les mauvaises choses de ces dernières semaines - Sorden, ses inquiétudes, tout - s'étaient effacées et que le monde désormais réduit à ce qui se passait dans cette chambre, Eliott, leur bébé et elle. Elle était à la fois épuisée et au comble de la joie, elle n'arrivait même pas encore à croire que ça y est, ils y étaient. Ils étaient parents, ils avaient une fille, ils avaient Bianca.

Les choses n'avaient pas été faciles pourtant. Si sa relation avec Eliott avait toujours été une évidence à partir du moment où ils s'étaient retrouvés, elle s'était retrouvée désemparée face à cette grossesse qu'ils n'avaient pas prévu. Ils n'étaient pas préparés à cela, n'avaient pas envisagé de fonder une famille avant plusieurs années. Charlotte n'aimait pas les imprévus, elle aimait tout contrôler et tomber enceinte sans le prévoir avait été un véritable choc. Mais ils avaient fait le choix de se lancer dans cette aventure, en bons Gryffondor qu'ils étaient et si elle avait eu des doutes, des inquiétudes, même si elle avait encore un peu peur de ne pas pouvoir être la maman qu'elle aspirait à être, elle savait à cet instant précis en regardant Bianca qui gigotait un peu qu'ils avaient fait le choix parfait.

Relevant les yeux vers son fiancé avec un sourire, elle tendit la main dans sa direction pour glisser ses doigts dans les siens. Toutes les fois où ils avaient plaisanté sur la famille qu'ils fonderaient un jour... Ils y étaient. C'était parce qu'elle avait Eliott à ses cotés que Charlotte avait pu envisager d'avoir un bébé maintenant. C'était parce qu'elle l'aimait plus que tout au monde, parce qu'ils voulaient passer leur vie ensemble et surtout parce qu'elle savait quel père formidable il serait pour leur bébé. Pour Bianca. Évidemment, elle se doutait que les choses ne seraient pas aussi parfaites que dans ses espoirs. Ils allaient avoir des moments difficiles, sûrement, des déconvenues imprévues. Leur fille ne naissait peut-être pas dans les conditions idéales avec tout ce qui se passait à l'extérieur, que ce soit les heurts dans le pays ou Ana Sorden encore en fuite. Mais Charlotte était intimement persuadée qu'ils y arriveraient, peu importe ce qui se passerait. Ils étaient une famille de toute manière maintenant et c'était sûrement l'une des choses les plus solides au monde.

- Je t'aime, souffla-t-elle à l'adresse d'Eliott, n'élevant pas la voix pour ne pas troubler l'apaisement qui régnait dans la pièce.

Néanmoins le murmure de sa mère suffit à agiter Bianca qui secoua légèrement ses petits poings, lâchant le doigt de Charlotte. Avec toute la délicatesse du monde, elle souleva la petite fille pour la prendre dans ses bras, déposant un baiser sur son front. Elle n'aurait jamais pu penser être aussi heureuse et apaisée qu'en tenant sa fille dans ses bras, qui portait un body d'un violet tout doux encore un peu trop grand pour elle. Elle lui adressa un sourire avant de tourner la tête vers Eliott, son sourire s'agrandissant encore plus.

- Tu veux la prendre ? Je suis sûre qu'elle veut être dans les bras de son papa.

Charlie avait toujours fait beaucoup de plans, dans sa vie. Elle avait toujours tout prévu, tout pensé, tout anticipé. Sauf cette situation. Et pourtant, rien n'aurait pu la rendre plus parfaite.


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Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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Il régnait sur la petit chambre d’hôpital une quiétude d'une douceur infinie et Eliott aurait voulu que rien ne vienne jamais troubler ce moment. Il ne pouvait pas détacher son regard du tableau que formait la jeune maman et sa toute petite fille. Elles étaient parfaites, toutes les deux. Et il les aimait plus que tout au monde. Elles étaient tout ce qui comptait dans sa vie à présent. Il savait qu'à partir de ce moment, il n'aspirerait plus qu'à les rendre heureuses, toutes les deux, à leur offrir la vie qu'elles méritaient et à les protéger de tout ce qui pourrait leur faire du mal.

Ce n'était peut-être pas le meilleur moment pour avoir un enfant, étant donné le contexte actuel. Peut-être qu'ils n'étaient pas vraiment prêts. Peut-être que ce serait plus difficile qu'ils ne le pensaient. Il y en aurait sans doute beaucoup, des difficultés, des obstacles, des déconvenues, des doutes, pourtant il était certain que rien de tout cela ne les empêcherait d'être heureux. Ils étaient une famille à présent, et c'était tout ce qui importait. La simple présence de Charlotte et de Bianca dans sa vie suffirait à le rendre heureux jusqu'à la fin de ses jours, il en était persuadé.

Bianca, sa fille, son bébé. Elle était minuscule, et pourtant si impressionnante. Elle avait de toutes petites mains, de touts petits pieds, de touts petits doigts, aux ongles minuscules, un petit nez adorable et de grands yeux noisettes pour le moment fermés par un sommeil paisible. Endormie contre sa maman, ce tout petit bébé était une des personnes les plus impressionnantes qu'Eliott ai jamais eu à rencontrer. Elle avait beau ne faire que quelques kilos et pouvoir tenir dans le creux de ses bras, elle était plus importante que n'importe qui d'autre pour lui. Elle représentait tellement et paraissait si fragile qu'il avait presque peur de l'abimer, peur de ne pas réussir à la protéger.

Relevant les yeux vers Charlotte lorsqu'elle lui murmura qu'elle l'aimait, Eliott lui rendit son sourire, l'admirant longuement d'un regard tendre. Lui aussi l'aimait, à cet instant peut-être plus que jamais.

"Je t'aime aussi, répondit-il en se levant de la chaise sur laquelle il était assis pour s'approcher du lit de la jeune maman. Vous êtes magnifiques, toutes les deux, ajouta-t-il en déposant un baiser sur la tempe de sa fiancée et en posant sur leur fille un regard aimant. Elle te ressemble."

L'échange entre ses parents avait visiblement troublé le sommeil de Bianca, qui s'agita doucement. Eliott observa Charlotte prendre délicatement le bébé dans ses bras et son sourire s'agrandit face à tout l'amour qui se dégageait de cette étreinte. Quelques mois plus tôt, rien n'aurait laisser présager que la naissance de Bianca leur apporterait tant de quiétude et de bonheur.

Cette grossesse imprévue avait été une surprise pour tous les deux et si lui avait eu du mal à se faire à l'idée qu'ils allaient être parents, il savait que cela avait été particulièrement difficile pour Charlotte qui avait dû accepter une grossesse à laquelle elle ne s'était pas préparée. La voir aujourd'hui tenir leur fille contre elle avant tant de douceur, apaisée et heureuse, le comblait de joie. Décider d'avoir cet enfant était certainement la décision la plus importante de leur vie, et cela faisait presque 9 mois qu'il essayait de se convaincre qu'ils avaient fait le bon choix. Maintenant il en était persuadé.

Détachant son regard du visage endormi de sa fille, qu'il aurait pu admirer pendant des heures sans s'en lasser, Eliott répondit au sourire de Charlotte et hocha doucement la tête, tendant les bras afin qu'elle y dépose doucement la petite Bianca. Et lentement, avec toute la douceur dont il était capable, il referma ses bras autours de sa fille et lui sourit. Entendre Charlotte le qualifier de papa lui avait fait tout drôle, mais alors qu'il tenait son bébé contre lui, il réalisa que c'était la plus belle chose qu'on lui ait jamais dite.

Quelques années, ou même quelques mois plus tôt, il ne se serait jamais imaginé père, pas si jeune. Il était Eliott Warlock, ce grand enfant qui n'avait jamais fini de grandir, cet adolescent rebelle qui avait tourné le dos à sa famille, ce sang-pur perdu en terre moldue. Il n'avait absolument rien d'un père de famille, pourtant aujourd'hui il tenait sa fille dans ses bras. Il était le père de Bianca, son papa, et cela faisait de lui le plus heureux des hommes.

Il caressa doucement la joue du nourrisson du bout des doigts et fit tourner le petit bracelet de plastique que les médicomages avaient accroché à son minuscule poignet. "Bianca Warlock, 31 Janvier 2009, 6h48".

"Je crois qu'elle est d'accord avec moi pour le 31 Janvier, souffla-t-il doucement en adressant un sourire à Charlotte. Joyeux anniversaire."

Cela faisait deux ans qu'ils sortaient ensembles aujourd'hui, et la vie avait choisi de leur offrir le plus beau des cadeaux pour l'occasion.



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Charlotte eut un sourire quand Eliott se leva pour l'embrasser, calant un peu plus Bianca contre elle. Ce n'était pas le premier bébé qu'elle portait - elle avait quelques années de baby-sitting au compteur lorsque elle rentrait de Poudlard pour l'été dans son adolescence - et pourtant c'était mille fois plus différent de tenir sa fille dans ses bras. Pour être tout à fait honnête, elle ne réalisait pas encore très bien. Elle avait essayé de se projeter toute sa grossesse, avait imaginé ce moment mille fois et pourtant, elle n'y était pas vraiment préparée. Bianca était sa fille, ça y est, elle était là, ils étaient parents, ils allaient devoir agir comme tels. Mais s'ils n'y arrivaient pas ? Si cela se passait mal ou qu'elle n'arrivait pas à comprendre le bébé ? C'était si fragile... Charlie avait eu, comme à son habitude, une approche assez scolaire de la maternité. Comme tout ce qu'elle ne maîtrisait pas (concepts de magie noire, de duel, de cuisine, de plomberie), elle avait fait une descente en librairie et avait acheté de multiples ouvrages sur la parentalité et la grossesse, qu'elle avait dévoré (elle le confessait, elle en avait même fait des fiches mais bon, les femmes enceintes avaient des lubies étranges lors de leurs insomnies.)

Pourtant, malgré cette angoisse là qui lui tenaillait le ventre - en plus des restes des douleurs de l'accouchement, il fallait le dire - malgré toutes les préoccupations qui pesaient encore dans un coin de sa tête, Charlotte restait sereine. Alors oui, les potions anti-douleurs devaient jouer, tenir son bébé dans ses bras aussi mais surtout, c'était la présence d'Eliott à ses côtés qui lui permettait d'envisager l'avenir avec calme. Ils seraient bien tous les trois, elle en était persuadée. Eliott ferait un bon père, elle le savait : sûrement beaucoup plus serein et détendu qu'elle, ce qui l'aiderait à se poser, assurément. Quant à elle... Elle espérait assurer les normes de sécurité, pas toujours respectées par son fiancé, il fallait le dire. Ils trouveraient leur équilibre, elle le savait. Enfin, elle l'espérait de toutes ses forces mais après tout, elle avait toujours su se donner les moyens d'atteindre les buts qu'elle se fixait, il n'y avait pas de raison. Elle eut un rire quand Eliott affirma qu'elle lui ressemblait et Charlie fixa quelques instants le visage de sa fille avant de déposer un baiser sur le haut de sa tête.

- Elle est blonde comme une Meyer en tout cas, affirma-t-elle avec sa toute nouvelle fierté parentale. La lignée survivra !

Sa mère, sa sœur, ses cousines, sa grand-mère... Il y avait là une tradition familiale à respecter. Mais Charlotte savait que les bébés changeaient beaucoup dans les premiers moments de leur vie et peut-être que Bianca finirait par être aussi brune que son père et sa famille, en digne Warlock. Meyer-Warlock... Elle pouvait déjà visualiser le regard désapprobateur de son beau-père. Ils n'avaient pas encore reçu de visites, Bianca étant née quelques heures plus tôt, et si elle était heureuse à l'idée de présenter leur première petite-fille à ses parents, elle n'avait pas très envie d'affronter sa belle-famille aujourd'hui... Peut-être pourrait-elle faire semblant de dormir : elle venait d'accoucher, elle avait le droit, non ? Confortablement installée ainsi, elle sentait de toute manière le sommeil la gagner peu à peu, alors que Eliott tenait leur fille tout contre lui, lui arrachant un sourire devant le spectacle. Elle eut un rire quand il affirma que leur bébé avait tranché leur éternel conflit de date de mise ensemble et tendit la main dans la direction d'Eliott.

- Cet enfant prend déjà parti, c'est scandaleux !

Deux ans qu'ils étaient ensemble... C'était à la fois long mais très court à l'échelle d'une vie et pourtant, elle avait l'impression que cela faisait bien plus longtemps. Ils vivaient ensemble depuis un an et demi déjà, allaient se marier, avaient une petite fille... Si on lui avait dit tout cela le soir où Eliott et elle s'étaient recroisés au Chaudron Baveur, elle ne l'aurait pas cru. Il lui avait plu pourtant ce soir là - il lui plaisait déjà à Poudlard, quand ils n'étaient que des ados, c'est dire - et ils s'étaient embrassés en fin de soirée mais... Elle n'aurait pas parié sur tout cela et pour une fois, elle était heureuse d'avoir eu tort.

- Joyeux anniversaire à toi aussi, souffla-t-elle avec un sourire. Mais tu sais... A partir d'aujourd'hui, il faudra fêter l'anniversaire de Bianca, ce jour-là sera tout à elle... Donc il vaut mieux que notre anniversaire soit en avril, conclut-elle malicieusement. C'est mieux pour notre fille, tu ne trouves pas ? Hein Bianca que tu préfères comme ça ? Dis-le à papa, murmura-t-elle en se penchant vers le bébé qui émit un petit son. Tu vois ? Elle est d'accord, affirma Charlotte avec culot.


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Eliott caressa tout doucement les quelques petits cheveux blonds, presque blancs, de sa fille et sourit. Elle avait tout d'une Meyer, effectivement. Il valait peut-être mieux qu'elle tienne de ce coté de sa famille de toute façon. Les parents de Charlotte étaient sans doute bien plus heureux de cette naissance que ne l'étaient les siens, et Bianca grandirait certainement plus entourée de sa famille maternelle que paternelle. Il voulait croire que, malgré son statut de sang-mêlé, elle serait acceptée chez les Warlock, même si les relations ne seraient jamais simples.

De toute façon, peu importait la situation familiale déjà un peu compliquée dans laquelle elle se trouvait, Bianca aurait une enfance heureuse, il s'en faisait la promesse. Elle grandirait avec tout l'amour que ses parents et ses proches pourraient lui donner et Eliott savait qu'il passerait le reste de sa vie à essayer de lui offrir la vie la plus heureuse possible. Il avait toujours un peu peur de ne pas être un père à la hauteur -il ne s'était pas préparé à cette naissance avec autant de sérieux que Charlotte, le seul livre sur l'accouchement qu'il avait ouvert l'avait traumatisé- mais il ferait tout son possible. Ils feraient tous les deux de leur mieux, comme tous les jeunes parents, et il était certain qu'ils s'en sortiraient.

Délaissant les cheveux blonds de Bianca, il détailla son visage du regard, l'observant longuement pour graver à jamais cette image dans son esprit. Elle était si petite, si fragile, et semblait pourtant si sereine au creux de ses bras, avec ses petits yeux encore fermés et sa respiration si douce, presque imperceptible. Il aurait pu la regarder pendant des heures. Ses yeux tombèrent ensuite sur le petit bracelet en plastique de l’hôpital et il ne put s'empêcher de faire remarquer que la date qui y était inscrite tranchait définitivement le débat relatif à leur date de rencontre. Il rit doucement quand Charlotte répliqua que c'était scandaleux.

- Elle défend son papa, rien de plus normal, répondit-il avec un sourire espiègle. C'était la première fois qu'il se qualifiait lui même de père à voix haute, et il avait l'impression que cela continuerait de le surprendre encore longtemps.

Mais le débat qu'il avait cru clos pour de bon ne l'était visiblement pas, puisque Charlotte fit remarquer qu'ils avaient tout intérêt à laisser cette journée à Bianca, et donc à fixer leur anniversaire en Avril. Elle prit même leur fille à parti, et celle-ci émit un petit son comme pour répondre à sa mère. D'abord émerveillé par la réaction du nourrisson, Eliott mit un instant avant de protester.

- C'était clairement un "non" de protestation ! répondit-il avec autant d'affront que sa fiancée. Mais...Parce que c'est pour elle, et qu'aujourd'hui sera sa journée...Va pour le 13 Avril ! Tu n'auras plus qu'à attendre trois mois pour avoir ton cadeau d'anniversaire...ajouta-t-il dans l'espoir de faire changer Charlotte d'avis.

Il avait déjà eu leur plus beau cadeau d'anniversaire de toute façon, et la chambre croulerait bientôt probablement sous les papiers cadeaux enveloppant des dizaines de peluches et des kilos de vêtements pour enfant. Il avait annoncé la nouvelle de la naissance de Bianca à sa sœur une heure plus tôt et il était à peu prêt certain qu'elle avait déjà dépensé pour l'équivalent de son poids en layettes -elle réclamait de connaitre le sexe du bébé depuis des semaines, pour pouvoir commencer ses achats. Bianca allait être beaucoup trop gâtée, mais elle le méritait bien, c'était le plus beau bébé qu'il ait jamais vu.

Visiblement d'accord avec cette opinion, sa fille émit de nouveau un petit son et cligna brièvement des yeux, s'agitant un peu. Eliott releva aussitôt le regard vers Charlotte, mi-émerveillé, mi-inquiet.

- Tu penses qu'elle a faim ? demanda-t-il en observant attentivement le bébé, comme s'il espérait une réponse. Ou soif ? Il fait peut-être un peu froid, non ?

Bianca était née depuis trois heures et il avait déjà peur de ne pas comprendre ses besoins et de ne pas réussir à s'occuper d'elle comme il fallait. Il aurait peut-être dû lire quelques livres finalement...Il repositionna doucement sa fille dans ses bras et elle s'apaisa aussitôt, referma les yeux et se rendormit.

- Tout va bien, murmura-t-il autant pour le bébé que pour lui-même. Rassuré, Eliott adressa un sourire d'excuse à Charlotte. Il apprendrait à ne plus s'inquiéter au moindre geste ou bruit que faisait leur fille, un jour. J'ai eu tes parents au téléphone, lança-t-il pour s'assurer d'avoir un autre sujet de conversation que le fait qu'il soit déjà un véritable papa-poule. Ils arrivent en fin de matinée avec ta sœur.



Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
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Tout en réajustant son large oreiller et en se tournant précautionneusement dans son lit, en direction de la chaise où était assis Eliott, Charlotte laissa échapper une légère grimace, un peu endolorie. Les potions de Sainte-Mangouste étaient efficaces mais finissaient malheureusement par se dissiper et un accouchement n'avait rien - mais rien du tout - d'une partie de plaisir. La grossesse non plus d'ailleurs, bien qu'elle eut apprécié de sentir le bébé les derniers mois. Tout le monde semblait présenter cela comme quelque chose d'absolument merveilleux mais si Charlie était heureuse de voir son bébé dans les bras de l'homme qu'elle aimait, elle n'irait pas jusqu'à dire que la grossesse était agréable. Elle s'était sentie coupable de cette pensée dans un premier temps - surtout face aux autres futures mamans qui semblaient aux anges - mais après tout, l'essentiel était qu'elle soit heureuse d'avoir Bianca, n'est-ce pas ? Et heureuse, elle l'était assurément.

- Tu ne parles pas le bébé, c'était un oui. Je le sais, ajouta-t-elle, je suis sa mère.

C'était d'ailleurs la phrase préférée de sa propre mère à elle et elle lui servait à justifier à peu près tout et n'importe quoi qui nécessite de ne pas consulter Charlotte. Désormais, elle avait également le privilège de toutes les phrases parentales, du style "mon toit, mes règles" et "crois-moi, je sais ce qui est bon pour toi, je l'ai vécu avant" en passant par "passe tes ASPICS d'abord" et n'allait pas s'en priver. La reddition d'Eliott pour la date du treize avril - elle avait toujours su qu'elle gagnerait ce combat un jour - lui arracha un sourire victorieux et sa tentative de la faire regretter lui tira un rire tandis qu'elle tendait la main dans sa direction, ses doigts caressant la peau de son poignet.

- Eliott, mon chéri... Cela fait deux ans que je trouve mes cadeaux d'anniversaire à l'avance. Le placard de l'entrée n'est pas une bonne cachette, je te jure.

Elle ne fouillait pas, elle rangeait. Presque. En parlant de rangement, caser tout ce qu'ils avaient déjà reçu - et elle n'osait pas imaginer la suite - dans leur appartement allait être quelque chose de comique. Il faut dire que leurs amis avaient été très généreux, sans parler de ses collègues Aurors - qui avaient ajouté une carte commune - puis les cadeaux de sa famille que ses parents lui avaient fait retransmettre, les cadeaux de Paige - qui nécessitaient un coin à eux tout seul - et les cadeaux d'usages des Warlock, bien que ces derniers soient moins agréables, songea Charlie en apercevant une poupée de porcelaine à l'oeil vitreux. Ce truc n'entrerait pas dans la chambre de sa petite fille, ça c'était certain. Elle fut tirée de l'analyse de toute cette abondance matérielle par la voix inquiète d'Eliott, visiblement angoissé par les petits sons qu'émettait Bianca. Charlotte se redressa dans son lit, tendant machinalement la main vers la corde d'appel à côté du lit qui servait à appeler les sage-femmes. Elles avaient dit de ne pas hésiter et elle était tentée de les appeler presque toutes les demi-heures, bien qu'elle se retienne par peur de trop les importuner. Il faut dire qu'être laissée seule à seule avec Bianca la terrifiait, tant elle craignait de faire les choses mal. Heureusement, cette dernière s'apaisa d'elle-même et Charlie laissa échapper un soupir de soulagement en même temps qu'Eliott qui se détendait.

- Il va falloir qu'on apprenne à ne plus avoir peur au moindre bruit qu'elle fait, j'ai cru entendre dire que les enfants étaient... bruyants ? lança-t-elle avec un sourire.  

La mention de ses parents et de sa sœur la fit hocher la tête.

- J'ai hâte qu'ils voient Bianca... Leur première petite-fille, murmura-t-elle en se penchant un peu vers sa fille. Tu as pris l'appareil photo ?

Elle ne voulait rien manquer des premiers moments de Bianca avec sa famille ou le moindre de ses premiers moments d'ailleurs. Les Meyer avaient toujours eu pour tradition de réaliser des albums photos plus que garnis et Charlie ne comptait pas y déroger.

- J'ai moins hâte qu'ils croisent tes parents par contre... Quoique, cela fera une répétition de l'ambiance du mariage.

Malgré leurs fiançailles, leurs parents respectifs ne s'étaient jamais rencontrés et dans le fond, ce n'était sûrement pas un si grand mal. Après tout, ses parents étaient des moldus et John Warlock était... John Warlock. Mais malgré toutes leurs différences, leurs deux familles avaient désormais des liens communs et ils devaient bien faire avec ou du moins, elle comptait bien les forcer à faire avec. Elle avait peu de doutes sur la bonne foi de ses parents mais elle ne laisserait pas à John Warlock l'occasion de creuser des trous dans la famille de Bianca : il avait intérêt à prendre sur lui, c'était également son premier petit-enfant après tout, la fille de son fils.


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Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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Finalement détendu après que Bianca leur ai causé une petite frayeur en émettant un tout petit gémissement, Eliott sourit à la remarque de Charlotte. Effectivement, ils allaient devoir s'habituer à ne plus paniquer pour rien, mais c'était tout nouveau pour eux, il leur faudrait sans doute un peu de temps.

"Tu veux dire qu'ils pleurent souvent ? fit-il mine de s'étonner. Moi qui pensais qu'ils passaient leur temps à dormir et à mener leur petite vie dans leur coin...On nous aurait menti ?"

Collègues, amis, famille, tout le monde leurs avaient parlé des joies de la parentalité. C'était en général la deuxième chose qui leur venait à l'esprit, juste après le "félicitations" de rigueur quand ils apprenaient la nouvelle. On les avait assommé à coup de "vous verrez, quand vous aurez un bébé, vous n'aurez plus de vie à vie à vous" mais cela ne les avaient pas découragé. Eliott avait beau avoir conscience que ce ne serait pas qu'une partie de plaisir, être le père de Bianca faisait de lui l'homme le plus heureux du monde. Ils étaient partis pour quelques années de réveils aux aurores, de nuits trop courtes, et de pleurs incessants, c'était certain, mais ils s'en sortiraient très bien. Ils s'en sortaient toujours.

Néanmoins il osait espérer que Bianca tiendrait plus de sa maman et serait un enfant plutôt sage. Mrs.Meyer lui avait raconté, en lui montrant un album de famille plus épais que les mémoires de Bathilda Tourdesac, que Charlotte avait été un bébé un peu agité mais qu'elle s'était plutôt assagie avec les années. Alors que lui avait toujours entendu ses parents dire qu'il avait été un enfant plutôt turbulent, même tout petit. Il n'avait jamais été particulièrement difficile ou insolent, mais il avait forcément dû leur paraître remuant à côté d'Andrew qui s'était pris de passion pour l'art de lire en silence pendant des heures à l'âge de cinq ans.

Eliott avait toujours dit qu'une enfance heureuse se construisait en grimpant aux arbres et en glissant sur les rampes d'escaliers mais maintenant qu'il était parent à son tour il était d'avis que la lecture n'était pas une activité à négliger. Il était de toute façon bien tôt pour penser à tout cela. Bianca avait quelques années devant elle avant de vouloir grimper aux arbres. Elle semblait si petite et si fragile que l'idée qu'elle puisse un jour devenir une enfant pleine d'énergie paraissait presque surréaliste. Il avait à la fois hâte de la voir grandir et envie de la garder toujours toute petite.

Ils étaient si bien, là, tous les trois, qu'il aurait presque voulu garder jalousement Bianca pour eux et de profiter de ces précieuses heures de calme. Mais il savait que beaucoup d'autres personnes avaient hâte de la rencontrer, à commencer par les parents de Charlotte qu'il avait appelé un peu plus tôt et qui étaient déjà en route.

"Oui, il est dans le sac, répondit-il quand Charlotte lui demanda s'il avait pris l'appareil photo. Et je suis sûr que ta mère en aura ramené un, ou douze, ajouta-t-il avec un sourire amusé. Vous avez l'air d'avoir un faible pour les photos dans la famille..."

Oh les Warlock avaient leurs photos de famille aussi. Une par an, soigneusement orchestrée et accrochée dans le salon dans un cadre ouvragé en bois foncé. Toute en spontanéité et en naturel, en somme. Il avait toujours préféré les photos prises sur le vif, les sourires volés, les instants capturés sur papier. C’était d'ailleurs ce qu'il aimait dans les photos moldues. Beaucoup disaient que leur immobilité les rendait inintéressantes, mais Eliott leur trouvait un certain charme. Les sorciers photographiés, même par surprise, finissait toujours par agir en fonction de l'objectif, en souriant poliment, en agitant la main ou en essayant de se cacher. Lui préférait voir les instants figés tels qu'ils avaient été capturés, avec un regard dans le vague ou une expression de surprise. Encore une préférence que son père aurait jugé ridicule.

Comme Charlotte, il n'avait d'ailleurs pas particulièrement hâte de faire les présentations entre ses parents et ceux de Charlotte. Il aurait d'ailleurs apprécié que ce moment n'arrive jamais, mais leurs deux familles avaient désormais d'importants liens en commun et la rencontre finirait bien par arriver un jour ou l'autre. Mais Eliott restant Eliott, il considérait que tant qu'elle pourrait être évitée ils avaient tout intérêt à retarder l'échéance. Fuir les problèmes était un excellent moyen de les régler, il l'avait toujours dit !

"On n'est pas obligés de leur proposer de venir tout de suite..."

Il avait envoyé un patronus pour leur annoncer la nouvelle ce matin. Il s'agissait tout de même de leur premier petit-enfant et il savait qu'ils se réjouiraient de cette naissance. Enfin, il savait que sa mère se réjouirait de cette naissance. Son père serait probablement partagé entre la joie d'avoir une petite-fille et la déception qu'elle soit de sang-mêlé, et Eliott n'avait honnêtement aucune envie de savoir quel sentiment allait l'emporter sur l'autre.

"Tu es sûre de vouloir t'imposer ça aujourd'hui ?"

Elle devait être fatiguée, et n'avait sans doute aucune envie de gérer la rencontre entre leurs deux familles aujourd'hui, et comme il était un fiancé attentionné il ne voyait aucun problème à remettre la visite de ses parents au lendemain, ou au surlendemain.


Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
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- C'est merveilleux les photos, répondit Charlotte, le temps passe tellement vite que c'est important de garder un peu... Regarde, il y a dix ans à peine, nous étions encore à Poudlard et nous n'avions même pas nos BUSES ! Et dans dix ans, Bianca sera sur le point d'aller au collège... Tu imagines ?

Alors les Meyer étaient des spécialistes des photos de famille : ils avaient plusieurs albums, chronologiques, et photographiaient tout et n'importe quoi, de la première dent au gala de danse, des déjeuners en famille aux cadeaux de Noël en passant par les ateliers pâtisseries et les jeux au parc. Charlie pouvait reconstituer toute son enfance en images et elle le faisait parfois avec ses parents, quand l'envie leur en prenait. C'était ce genre de choses qu'elle voulait donner à Bianca et elle pouvait compter sur ses parents pour l'aider. Elle avait eu une enfance heureuse, elle pouvait le dire avec le recul, malgré les aléas de la vie et elle espérait que son bébé ait la même. Une enfance tranquille, dans une famille normale et aimante, un endroit pour grandir en sécurité et apprendre la vie. Elle espérait que Eliott et elle sauraient donner ce cadre à leur petite fille, pour qu'elle puisse grandir tranquillement, faire ses choix. Pour qu'à l'âge adulte, revenir chez ses parents sonne comme revenir dans un cocon tranquille où elle serait soutenue et aimée, un endroit pour se reposer de sa vie d'adulte, comme Charlie le vivait avec ses propres parents. Elle baissa les yeux sur sa petite fille et fit glisser sa main sur le haut de son crâne avec un sourire. Elle se projetait peut-être beaucoup : pour le moment, tout ce que demandait Bianca, c'était soin et attention.

- Ils seront bien obligés de se rencontrer à un moment ou à un autre de toute manière, répondit Charlotte quand Eliott lui dit que leurs familles n'étaient pas obligées de venir tout de suite. Ne serait-ce que pour le mariage !

Alors autant le faire dans le cadre de la naissance, quand tout était tranquille et paisible et qu'ils étaient heureux de voir Bianca. Elle était certes un peu fatiguée comme le soulignait Eliott mais elle pouvait survivre à quelques visites : hé, elle n'était pas Auror pour rien ! Devant l'inquiétude de son fiancé, elle lui fit signe de se pencher vers elle pour qu'elle puisse lui voler un baiser.

- Au moins, aujourd'hui, j'ai l'excuse pour les mettre dehors facilement, rappela-t-elle avec un sourire. Demain, ils pourront être là toute la journée ! Et puis tu n'as pas envie de voir ton père, tout engoncé dans sa robe de luxe, serrer un petit bébé qui risque de cracher du lait dans ses bras ? Tu peux même prendre une photo avec les douze appareils de ma mère !


All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.
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« T'offrir une vie idéale, sans peine et sans mal » [Eliott & Charlotte]

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