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 Deuxième round [Roy & Leopold]

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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Dernière édition par Leopold Marchebank le Mer 11 Fév 2015 - 23:23, édité 2 fois
7 février 2009, Les Folies Sorcières

"Hé bien, je persiste à penser que la situation est beaucoup trop explosive pour lever le couvre-feu. Chaque fois que les choses ont l'air de se détendre quelque peu, que notre vigilance s'endort, de nouveaux heurts se produisent, chaque fois plus violents. Deux aurors se sont fait agresser aujourd'hui même, en plein coeur de la ville, et le banditisme grimpe en flèche dans les quartiers pauvres. Et que dire du port... Monsieur le ministre, je pense que ce serait une erreur."

Leopold sursauta en sentant Hailey s'adresser à lui. Son regard était fixé dans le vague depuis une bonne dizaine de minutes, tandis que ses fidèles lieutenants débattaient sur la situation à Bristol. Merlin, il fallait vraiment qu'il se concentre.

"Et l'assouplir, pour les commerces ? Si nous ne voulons pas qu'ils mettent la clef sous la porte... Et vous savez ce qui anime le monde."

*Le pouvoir*

"L'argent."

Sa suggestion relança la discussion, animée, et il put se replonger dans ses pensées. Son regard finit par se détacher de son verre, vide depuis trop longtemps, lorsqu'une voix familière vint lui chatouiller les oreilles. Posant les yeux sur Roy, le ministre tenta de se concentrer sur la discussion, en vain. Il y avait quelque chose d'assez fascinant à propos de cet homme. Leurs ressemblances, sans doute. Calder l'intriguait, à plus forte raison depuis cette étrange nuit venue d'ailleurs, qu'il avait préféré enfouir au plus profond de sa mémoire. Leurs rencontres étaient rares, néanmoins, puisque l'alliance entre le chef de la mafia bristolienne et le gouvernement devait demeurer secrète... Et c'était très bien comme ça !

HRP : ancien jeu rapide déplacé en section jeu normal à cause de posts excédants 250 mots



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Bras croisés, appuyé contre le dossier de sa chaise, Roy gardait le silence en écoutant les interventions d’Hailey Peterson, qui défendait fermement le maintien du blocus. Jamais il n’avait vu cette femme se montrer souple sur ses positions, encore une fois, elle démontrait toute son autorité, même dans sa façon de réfléchir. Elle avait une telle propension à vouloir tout contrôler que Roy ne pouvait s’empêcher de laisser ses pensées s’égarer en la regardant. Ah, voilà une femme qui avait bien besoin de se détendre un peu, et lui, un homme qui ne voyait aucun inconvénient à se porter volontaire… Mais non, Roy, ce n’était pas le moment de penser à cela.

Il détourna le regard pour le poser sur leur ministre, lorsque ce dernier prit la parole. Un léger sourire vint fleurir sur ses lèvres, alors qu’il déclarait que l’argent animait le monde, chose sur laquelle ils étaient -encore une fois- d’accord. Roy rebondit, sans détacher son regard du ministre, qui semblait plus intéressé par son verre vide :

« La ville est tout de même beaucoup plus calme que l’an dernier. Je crois qu’il est temps de passer à autre chose. Ah, il le regardait enfin. Bristol est une ville commerçante avant tout. Si vous l'empêchez de faire ce pour quoi elle se sent vivre, il y aura forcément toujours des heurts. Les Bristoliens sont des gens fiers et attachés à leur ville, vous ne pourrez conquérir ni l’un ni l’autre uniquement par la force, croyez-moi. Vraiment, je pense que vous gagneriez tout à vous montrer plus… souple. »

Mais pour cela, il fallait être ouvert au compromis, aux négociations, même, à la séduction, chose qui relevait du domaine de Roy et beaucoup moins de celui d’une intransigeante représentante des forces de l’ordre. Et il fallait surtout se décoincer ce balai du derrière, Hailey Peterson, songeait malicieusement Roy en posant son regard sur elle.



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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Un léger hochement de tête du ministre vint approuver les paroles de Roy. Une fois encore, ils étaient d'accord.

"Je suis parfaitement capable de me montrer souple", convint Leopold avec un raclement de gorge, avant de rapidement détourner le regard pour le poser sur Hailey. "Nous pouvons faire les choses par étapes. Quelques déclarations de principe, pour annoncer que les mesures de sécurité vont être assouplies, le couvre-feu levé partiellement pour les besoins du commerce... Dans un premier temps. Voyons comment la population réagit à ces annonces. Nous aurions besoin de l'expertise d'un spécialiste en communication..."

Un sourire en coin fleurit sur ses lèvres. C'était le moment parfait pour annoncer sa dernière idée du moment, et ainsi clore le sujet "Bristol", qui présentait l'inconvénient de beaucoup trop faire parler Roy. Les oppositions au gouvernement se multipliaient, ce qui signifiait que le régime devait se consolider, et trouver de nouvelles têtes pensantes.

"Je connais justement la personne parfaite pour cela. Si mon intuition est bonne, je pense que nous pourrions élargir ce... cercle à une personne supplémentaire. J'ai plusieurs fois travaillé avec elle sur des discours et annonces, c'est une personne efficace, discrète, intelligente, qui partage les convictions du FREE. Si personne n'y voit d'objections, je compte convier miss Lavespère à notre prochaine réunion... Après une petite discussion pour m'assurer de sa loyauté, il va s'en dire."

Son regard balaya tous les visages, en quête d'une quelconque opposition, évitant néanmoins celui de Roy. Son avis n'était pas requis, de toute façon... Même s'il était le plus à même d'en donner un sur Isobel, ce que Leopold ignorait.



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Roy approuva d’un léger hochement de tête les nouvelles mesures que Leopold proposait, sans renchérir. Il avait donné son avis en tant que membre du cercle qui était particulièrement au fait de ce qui se passait à Bristol, mais son rôle n’était pas celui d’un politique. Au final, la décision ne lui revenait pas.

Toutefois, au moment où le nom Lavespère fut prononcé, Roy releva la tête sans tout à fait masquer sa surprise, qui s’effaça assez vite pour laisser place à une espèce de sourire satisfait, avant qu’Hailey Peterson ne puisse -évidemment- pas s’empêcher de jouer les trouble-fêtes :

« Une chargée de communication ? Est-ce… foncièrement nécessaire de l’inviter ici ? »

La chef du BDA était certainement frileuse à l’idée de devoir accorder sa confiance à une personne supplémentaire, ce qui se comprenait. Leur alliance devait rester très secrète. Toutefois, Isobel pouvait être un véritable atout pour leur groupe, Roy le savait mieux que quiconque, puisqu’ils étaient partenaires de crime. Désireux de ne pas griller leurs rapports, mais en même temps, d’appuyer son amie pleine d’ambitions, Roy intervint, en vrillant son regard dans celui du ministre.

« Vos intuitions sont bonnes. Elles l’étaient souvent, il ne pouvait que le reconnaître. C’est une femme de confiance, et très douée dans son domaine. Nous gagnerions beaucoup à l’avoir parmi nous. »



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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Leopold adressa un sourire à sa protégée. Comme souvent, Hailey était la voix de la raison, de la prudence, de la retenue. La chef du BDA savait faire preuve d'efficacité et d'économie de moyens, et elle le connaissait suffisamment bien pour savoir que ses décisions révélaient bien souvent des motifs cachés, qu'elle s'efforçait toujours de déceler. Les bras croisés sur sa poitrine, son regard perçant rivé sur Leopold, la jeune femme attendait une réponse, que Leopold s'apprêtait à lui fournir lorsque Roy fit une intervention inattendue.

"Vous la connaissez ?", interrogea-t-il, une expression de surprise sur son visage, avant d'ajouter sur un ton bourru : "Et dans quel contexte un trafiquant a-t-il pu découvrir les talents d'une chargée de communication du ministère, au juste ?"

"On se le demande...", commenta Hailey d'un ton narquois, s'attirant les rires d'Adonis et de Danielle. Leopold, lui, se contenta de dévisager Roy, le visage fermé, attendant une réponse. Sans trop savoir pourquoi, l'idée qu'Isobel et Roy se connaissaient lui déplaisait. Isobel était sa découverte, tout comme Roy l'avait été. C'était lui qui menait la danse au sein de son groupe politique... Certainement pas cet apprenti parrain de la mafia à barbichette. Cela ne l'empêcherait pas d'inviter Isobel à leurs réunions, cela dit. Quoi qu'en dise Hailey, ils étaient peut-être très doués pour agir, tous autant qu'ils étaient, mais il leur manquait quelqu'un pour penser à enrober ces actions et penser à l'opinion publique.



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« Ils se connaissent même très bien, d’après Mildred. » ajouta Adonis de son ton léger, à la suite d’Hailey.

Si Roy s’attendait à ce qu’on lui pose la question, en suggérant qu’il connaissait Isobel, il ne s’attendait pas forcément à ce que Mildred ait parlé d’eux autour d’elle. Oh, il imaginait assez bien ce qu’elle avait pu dire, de ce ton qu’elle avait pour se lamenter sans cesse. Isobel, cette traînée du ministère. Roy, cet immonde briseur de coeur… Quelle femme pathétique. En bon menteur habitué, il ne laissa rien paraître de ses pensées peu élogieuses envers son associée et haussa les sourcils en souriant, comme s’il s’agissait là d’une belle plaisanterie.

« Mildred a le chic pour exagérer légèrement les choses, tu sais bien, répondit-il à Adonis. Multiplettes, un journal à scandales ? Non, jamais, enfin. Roy se tourna vers Leopold en haussant les épaules, pour répondre à sa question du ton serein de celui qui n’avait rien à se reprocher. Dans un contexte sans rapport avec ça. Nous sommes amis depuis un certain temps, on s’est rencontrés via des connaissances communes. Le monde sorcier est petit, vous savez bien… On s’est retrouvés il y a peu de temps, depuis que je gère le cabaret, puisqu’elle vient souvent ici. Voilà tout. »

Sentant que des regards plus ou moins suspicieux étaient posés sur lui, Roy voulut détendre l’atmosphère d’une petite boutade envers ses nouveaux… amis.

« Hé, je ne suis pas que chef de la mafia, dans la vie ! »

Et si Leopold pouvait arrêter de le fixer avec défiance -quand il n’évitait pas de croiser son regard- comme il le faisait depuis le début de leur réunion, cela l’arrangerait.



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Si la dernière réflexion de Roy eut le don de détendre l'atmosphère, provoquant quelques rires, elle ne fit que crisper d'avantage le ministre qui n'avalait pas une seconde les bobards du trafiquant. Il y avait Strangulot sous rocher, il en était certain. Les hommes comme Roy et Leopold n'étaient pas de simples amis avec des femmes telles qu'Isobel Lavespère... Enfin, cela ne le regardait pas, de toute façon. Roy faisait bien ce qu'il voulait de son temps libre de chef de la mafia.

"Il est vrai que cela ressemble bien à Mildred", répondit Leopold avec un sourire forcé, sentant l'irritation le gagner sans qu'il n'en comprenne la raison. "Bien, c'est réglé dans ce cas, entre monsieur Calder et moi, nous devrions réussir à la convaincre sans peine de nous rejoindre."

Le ministre passa une main sur sa nuque douloureuse et laissa échapper un soupir. Il était dans l'un de ses mauvais jours, comme les autres avaient pu sans mal le constater tout au long de la réunion, et n'attendait qu'une chose : pouvoir quitter les Folies, regagner le manoir et prendre une bonne douche. Un regard à sa montre lui indiqua qu'il était d'ailleurs largement temps.

"Bien, je crois que nous avons fait le tour, nous allons en rester là. Merci à tous, bonne soirée."

Pas de discours inspiré ce soir, ni d'after dans le casino animé, ou alors ce serait sans lui. Plongé dans ses pensées, il entreprit de ranger ses affaires, un gros tas de paperasses et de dossiers éparpillés sur la table et anotés de son écriture serrée. Il ne remarqua pas que tous s'en allaient, le laissant seul dans la pièce... Enfin, presque.



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Leopold n’agissait pas comme d’habitude. Si Roy était certain de ne pas être le seul à l’avoir remarqué, personne ne se permit de commentaire, et tous opinèrent du chef lorsqu’il les congédia. Le trafiquant les regarda ranger leurs affaires sans bouger. Il comptait rester encore un peu au premier étage, il avait des choses à voir dans les pièces attenantes. Et… Peut-être lui fallait-il avoir une discussion avec son cher ministre.

Roy arborait une mine plus assurée qu’il ne l’était réellement. Les choses étaient devenues assez étranges entre Leopold et lui depuis cette soirée à la monalisa… Oh, il aurait préféré être le genre de personne qui oubliaient totalement le lendemain d’une cuite les bêtises qu’elles avaient pu faire. Mais ce n’était pas le cas, Roy se souvenait avec plus ou moins de précision s’être endormi contre leur ministre après avoir manqué de… l’embrasser. Malaise.

Cela n’avait rien de dramatique, au fond, il aurait pu même en rire. Mais Leopold n’était pas vraiment le genre d’ami qu’il pouvait charrier comme n’importe lequel de ses autres copains. Ils n’avaient pas élevé les cochons ensemble, oh, ils s’entendaient bien, mais leur relation conservait certaines distances. Il était le ministre, en plus d’être son supérieur. Malheureusement, il semblait que cet incident avait jeté un froid entre eux deux, comme Roy s’en rendait compte aujourd’hui, chose qui le contrariait assez, il fallait dire.

« Monsieur Calder ? »

Contrariété qu’il s’efforçait de ne pas trop laisser transparaître dans son ton calme, presque doucereux. Bras croisés, il attendit que Leopold regarde vers lui pour poursuivre :

« Vous n’étiez pas aussi protocolaire, la dernière fois. »

Pour ne pas dire qu’il s’était complètement lâché, mais… bref. Ils avaient dépassé le stade des noms de famille même avant cela, dans tous les cas.



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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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La voix de Roy le tira de ses pensées. Un frisson de déplaisir le parcourut lorsqu'il constata qu'ils étaient restés seuls. Merlin, mais quel idiot était-il, pourquoi ne s'était-il pas dépêché de partir ! Bien sûr que les autres n'allaient pas traîner dans les parages, vu l'humeur dans laquelle il était, il n'y avait bien que Roy pour être suffisamment téméraire et irrévérencieux pour s'y risquer. La remarque du jeune homme, qui ressemblait fort à un reproche, le figea momentanément. Oui, il était irrité contre Roy. Et oui, il préférait éviter que les autres ne réalisent qu'il s'entendait bien avec le chef de la mafia. Cette alliance n'était tout de même pas la plus reluisante qui soit, surtout pour un homme comme lui qui se devait de maintenir une réputation bien usurpée. Mais au fond, ce n'était pas la vraie raison de la distance qu'il avait instauré entre eux.

"Oui, bon, humrf", gommela-t-il dans sa barbe en achevant de ranger sa paperasse dans son sac. Evitant soigneusement le regard de Roy, il se leva avec dignité et entreprit de se diriger vers la porte. Il était le ministre, il avait les pleins pouvoirs, dont celui de planter Calder ici sans lui répondre si cela lui chantait ! Cependant, arrivé vers la porte, Leopold s'immobilisa et, après un instant d'hésitation, finit par se tourner vers lui. Sa fierté venait de prendre le dessus. Il n'allait tout de même pas laisser son cadet, son inférieur hiérarchique à tous points de vue, le mettre en difficulté. Pourquoi ne pas tenter de pousser Roy sur la défensive, à son tour ?

"Parce que vous vous souvenez vraiment de la dernière fois ?", lâcha-t-il d'un ton sarcastique, ouvertement sceptique. Après tout, il s'était à moitié attendu à ce que la mémoire de Roy flanche, vu tout ce qu'il avait ingurgité...



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Mais c’est qu’il boudait, en plus, à grommeler dans sa barbe et tourner les talons sans répondre. Roy resta un instant stupéfait face à la réaction plutôt puérile du ministre. Allons, n’étaient-ils pas deux grands adultes capables d’assumer leurs gestes sans fuir ? Au moins d’en discuter, si assumer n’était pas possible ? Roy se leva de sa chaise dans l’idée d’essayer de retenir Leopold, car il n’aimait décidément pas qu’on le snobe de la sorte. Même quand il s’agissait de son supérieur hiérarchique.

Leopold épargna au trafiquant de prendre la parole pour le retenir, car il se retourna de lui-même pour lui parler enfin. Roy fronça les sourcils, pas parce qu’il était piqué, mais parce que la réaction du ministre l’étonnait. Il n’était pas embarrassé par ce qui avait failli se passer la dernière fois, comme il se l’imaginait. Non, il semblait davantage vexé, et même… contrarié. C’était cela, Leopold était contrarié, comme il le dissimulait mal derrière des couches de sarcasmes.

« Vous auriez préféré que je ne m'en souvienne pas ? » contra t-il, autant pour se défendre, que pour tenter de mettre le doigt sur ce que Leopold lui reprochait, exactement.



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Au froncement de sourcils de son acolyte, Leopold comprit qu'il était perplexe devant son attitude. Et, à la réponse que Roy lui fit, Leopold réalisa qu'il était perplexe lui-même. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il avait du mal à conserver une connivence avec Roy après ce qui s'était passé la dernière fois, le réveil embarrassant, les rencontres gênantes par la suite... Et le souvenir cuisant de ce qui avait failli se passer. Failli, tout était là, sans doute. ils avaient failli faire une bêtise. La situation avait failli être embarrassante. Ce qui la rendait encore plus gênante, avec le recul, que s'ils avaient été au bout de leur geste déplacé..

"Ce n'est pas ce que j'ai dit", répondit Leopold avant de se murer de nouveau dans le silence, non pas parce qu'il boudait, mais simplement parce qu'il ne savait pas quoi répondre. En réalité, il aurait préféré que cela n'arrive pas. Ou bien que cela arrive. Mais pas entre les deux. Contrarié contre lui-même pour accorder de l'importance à ce qui n'était qu'une soirée arrosée de plus dans sa longue vie, contrarié contre Roy dont la présence l'irritait désormais, Leopold voulait juste s'échapper d'ici. Echapper au regard un peu trop perçant du jeune homme. Mais il était hors de question de perdre la face. Alors il resta là, piégé, silencieux car réduit au silence pour la première fois depuis longtemps, à poser un regard agacé sur Roy.

Il n'aimait pas qu'on lui résiste.



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Et voilà que Leopold lui répondait sans vraiment répondre. Interloqué, Roy se fit la réflexion dérangeante que leur petite scène ressemblait presque à une scène de couple. Dérangeante mais… comique, quelque part. Il retint un léger sourire -ce n’était pas le moment de se moquer, Roy Calder- en détournant brièvement le regard comme sur sa signature. La situation était réellement ubuesque. Le voilà à essayer de s’expliquer avec son ministre parce qu’il avait failli l’embrasser lors d’une soirée bien arrosée, alors qu’au fond, ils devraient plutôt être en train de rire ensemble de cet incident qui n’aurait dû avoir aucune importance…

Oh. Etait-ce donc cela ? Tout à ses réflexions, Roy posa son regard sur lui, comme pour essayer de lire le visage fermé qu’il lui présentait. Il avait la sensation d’avoir pris conscience de quelque chose mais il se trompait peut-être. Et si cela avait de l’importance pour Leopold, finalement ? Roy décroisa les bras, puis contourna la table qui le séparait de lui, en gardant toutefois une certaine distance de courtoisie.

« J’ai l’impression qu’on donne un peu trop d’importance à ce qui s’est passé, non ? » commença t-il prudemment. « Enfin… ce qui ne s’est pas passé, d’ailleurs. »

Car il ne s’était rien passé, en fin de compte. Ah, cette situation était décidément beaucoup trop bizarre et tendue à son goût. Il n’aimait pas vraiment ce malaise entre eux, pas plus qu’il n’aimait voir Leopold changer d’attitude avec lui. Où était donc passé son espèce d’alter ego à la répartie mordante ? Ils avaient passé des soirées à rire et se renvoyer la balle, avant cela. Leur complicité, évaporée à cause d’un stupide baiser qui n’avait jamais existé ? Non, il ne laisserait pas cela se faire. Avec un sourire volontairement provocateur, Roy lança la première balle :

« C’est pour ça que vous évitiez mon regard, tout à l’heure, je vous trouble ? »



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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Voyant Roy se rapprocher de lui, Leopold laissa glisser son sac de son épaule et se tourna légèrement vers lui, indiquant qu'il n'était pas réellement en colère. Plutôt perturbé, pour des raisons sur lesquelles il préférait ne pas s'attarder - hélas, Roy semblait décidé à ce que les choses se passent autrement. Il fronça légèrement les sourcils lorsque Roy affirma qu'il accordait trop d'importance à ce qui s'était passé. Leopold n'y accordait aucune importance, il va sans dire. Il trouvait simplement la présence de Roy dérangeante et préférait donc prendre des distances, voilà tout. Pour éviter ce genre de conversation proprement gênante, qui aurait plus eu sa place entre deux étudiants de Poudlard qu'entre deux malfrats comme eux.

Aussi Leopold fut-il presque reconnaissant à Roy de plaisanter et d'alléger quelque peu la tension qui régnait dans la pièce. Un rire le secoua et il décida de rattraper la balle au vol.

"Tant d'arrogance ! Qui vous dit que je ne préférais pas regarder Danielle ?", répondit-il d'un ton faussement innocent. Retrouvant son sérieux, il fixa Roy de son regard sombre, hésitant à éluder en lançant une autre plaisanterie, maintenant que Roy avait ouvert la voix. Mais quelque chose l'en retint, une gêne résiduelle sans doute, qui lui faisait penser qu'il ne serait peut-être pas aussi simple que cela de retrouver une aisance naturelle avec Roy.

"D'accord, je suis un peu troublé.", avoua-t-il d'une voix basse, arborant un sourire en coin pour tenter de dédramatiser les choses. Bien, il était un peu troublé. Ce n'était pas la fin du monde. Cela n'avait même pas besoin de sortir de cette pièce.



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« Oh, je veux bien reconnaître que Danielle est une jolie source de distraction aussi… » glissa Roy avec un sourire malicieux.

Là, il les reconnaissait déjà davantage, deux séducteurs de ces dames qu’ils étaient. C’était d’ailleurs en parlant de leur goût pour les femmes, la dernière fois, qu’ils avaient étrangement fini par se faire les yeux doux. Pour rire, bien sûr, un jeu, ce n’était rien d’autre pour Roy. N’était-ce pas amusant, les deux coureurs de jupon qui s’affrontaient sur le terrain qu’ils maîtrisaient le mieux ? C’était comme une sorte de défi à relever, de faire ployer l’autre. En quelque sorte, Roy avait réussi, comprit-il en souriant d’un air inexplicablement satisfait, lorsque Leopold reconnut qu’il était troublé. Il sentit toutefois que la gêne n’était pas tout à fait passée entre eux, il lui fallait trouver le moyen de changer la donne.

Roy avait déjà sa petite idée, en vérité. Il s’approcha de quelques pas de son aîné, un air innocent peint sur le visage, évidemment, son sourire en coin ne voulait absolument rien dire.

« Vous savez, je ne doute pas du pouvoir ravageur de ma barbichette, mais je crois que vous êtes surtout curieux… » Son visage s’approcha de celui du ministre, à l’affût de ses réactions. « De voir ce que ça fait. »



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Face au sourire incroyablement satisfait de Roy, Leopold hésita entre rire et lever les yeux au ciel. Voilà bien une différence entre eux deux. Leopold était très certainement narcissique et imbu de lui-même, mais son arrogance n'arrivait sans doute pas à la cheville de celle de Roy. C'était sans doute la différence entre le serpent subtil de Serpentard et le petit coq ébouriffé de Gryffondor...

Leopold perdit quelque peu son sourire lorsque Roy se rapprocha d'avantage. Le ministre se racla la gorge avec embarras, songeant en son for intérieur qu'il était nettement plus facile de faire face à ce type de situation avec plus d'alcool et de monalisa dans le système. Pourtant, il ne pouvait nier que Roy avait vu juste avec ses propos. Curieux... Oui, sans doute l'était-il, au fond. Oh, Leopold était hétérosexuel, cela n'avait jamais fait aucun doute pour lui. Il était même un homme à femmes, un séducteur invétéré, comme l'homme qui lui avait face.

Mais il avait toujours été un homme joueur et curieux. Il relevait les défis, dépassait ses limites, ne s'attachait guère aux normes et convenances - pire, il prenait plaisir à les piétiner. Alors pourquoi pas ? Son regard balaya le visage un peu trop proche du trafiquant, s'attardant un instant sur son regard sombre, ses lèvres charnues, son regard impertinent.

"Attention... C'est à ce moment là que vous vous endormez, en général", souffla-t-il en haussant des sourcils provocateurs, une légère lueur de vexation mêlée d'amusement au fond des yeux.



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Oui, Roy était un homme dont l’arrogance n’avait d’égale que son goût pour la séduction, car Roy aimait plaire et voir qu’il faisait de l’effet aux autres. Alors évidemment, constater qu’il troublait Leopold le satisfaisait plus que de raison, c’était bien simple : il avait envie de pousser le vice jusqu’au bout. Curieux, il l’était aussi. Qui pourrait se targuer de savoir ce que cela faisait, d’embrasser le ministre ? Lui, dans quelques secondes.

« Pas cette fois. » répondit-il sur le même ton, avec le même sourire amusé.

Cette fois, ils étaient sobres, ce qui ne pouvait que leur permettre d’apprécier ce moment à sa juste valeur… tout en ne le laissant pas aller trop loin. Il savait que Leopold le provoquait par son attitude, il comptait bien lui donner ce qu’il attendait. La main de Roy se glissa le long de sa nuque, puis sans réfléchir davantage, il franchit la distance qui les séparaient encore pour poser ses lèvres sur les siennes. Sans se montrer trop entreprenant, ce baiser n’eut rien de chaste non plus. Ce serait la première et dernière fois, il fallait bien en profiter, non ? songeait malicieusement le trafiquant.

C’était tout de même loin d’être désagréable, et bien moins dérangeant qu’il ne le pensait au premier abord. Peut-être parce que Leopold avait de l’expérience également, et que leur petit jeu avait fini par les rendre impatients tous les deux, mais Roy parvenait presque à oublier que la barbe de monsieur piquait beaucoup plus que les douces lèvres d’une demoiselle. A refaire ? Peut-être pas -il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus- mais Roy ne regrettait pas d’avoir tenté le diable, sur ce coup-là. On vivait selon son bon plaisir, ou on ne vivait pas, conclut-il avec la satisfaction de celui qui avait obtenu ce qu’il voulait, en se détachant de Leopold. Son regard se promena sur le visage encore bien proche de son vis-à-vis, le sourire aux lèvres, et la voix malicieuse :

« Votre curiosité est-elle rassasiée, monsieur le ministre ? »



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Un frisson d'anticipation parcourut le ministre au contact de la main de Roy sur sa nuque, et il sentit aussitôt un sentiment de satisfaction l'envahir. Il aimait obtenir ce qu'il voulait, conquérir quelque chose et savourer sa victoire, y avait-il sensation plus agréable ? Et ce qu'il voulait, c'était effacer la frustration et la vexation en achevant leur geste manqué de la dernière fois. Aussi Leopold accueillit ce baiser avec contentement, n'ayant aucune peine à mettre ses réticences de côté. Embrasser un homme n'était finalement pas bien différent que d'embrasser une femme, songea-t-il avec un certain étonnement. Oh, il y avait bien cette barbichette au pouvoir ravageur, qu'il se permit d'effleurer de la main, voilà qui changeait de la douceur des joues de ces demoiselles... Mais un premier - et, en l'occurence, dernier - baiser avec un homme pouvait donc se montrer tout aussi agréable et électrisant qu'avec une femme. C'était le frisson de la découverte, tout simplement, que Leopold avait toujours recherché dans tous les aspects de sa vie, c'était ce goût de la nouveauté qui le poussait à aller voir si l'herbe n'était pas plus verte ailleurs que dans le jardin de sa compagne du moment...

Leopold avait donc enfin obtenu ce qu'il voulait, sans même le savoir, depuis quelques temps, et cela eut curieusement le don de le débarrasser de sa gêne et de son irritation. Et de lui rappeler le sens des réalités, puisqu'il réalisa que la porte était restée ouverte, ce qui n'était pas très judicieux. Le ministre s'éloigna pour la fermer avant de revenir se poster face à Roy. Il n'était plus aussi pressé de partir, désormais.

"Je ne tiens pas à faire la Une de Multiplettes demain... Quant à ma curiosité, hmm... Pas mal. Peut mieux faire", commenta-t-il en prenant un air peu impressionné, bien que démenti par son regard espiègle. L'ego de Roy n'avait certainement pas besoin que Leopold lui confirme ce qu'il savait déjà, à savoir que son baiser avait été appréciable.



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Au regard mutin que lui renvoya Leopold, Roy sut qu’ils étaient en train de retrouver leurs bons vieux réflexes, ce qui le soulagea, quelque part. Cela avait fonctionné. Quoi de mieux que céder à la tentation, quand celle-ci nous frustrait ? Or, Leopold était frustré, tout à l’heure, Roy en mettait sa main au feu… Il le devinait, car ils se ressemblaient, et que le trafiquant n’avait aucun mal à comprendre la contrariété d’un conquérant tel que Leopold face à ce qui lui filait entre les doigts. Il n’avait pas eu le fin mot de l’histoire, la fois dernière, car Roy s’était effectivement endormi comme un idiot avant d’aller jusqu’au bout. Il n’avait pas repensé à la scène sous cet angle, mais à la place de Leopold, il se serait lui aussi senti bien vexé. S’endormir, à un tel moment ? Non mais dites aussi que je ne vous intéresse pas !

Retenant son hilarité à cette pensée -c’est qu’il était fier d’avoir fait tourné le ministre en bourrique, en plus- Roy haussa légèrement les sourcils à la réplique de Leopold, culottée, il devait le reconnaître. Ah, il le provoquait encore, il n’avait donc pas fini de jouer. Bien, Roy n’avait rien usurpé non plus de sa réputation d’homme joueur. Son sourire eut quelque chose de carnassier, alors qu’il rétorquait d’une voix tranquille :

« Je rêve, ou vous en redemandez, monsieur le ministre ? »

Il allait finir par prendre goût à l’appeler de la sorte.



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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Les lèvres de Leopold s'étirèrent en un sourire suffisant aux derniers mots de Roy. Il y avait quelque chose dans la façon dont le jeune homme l'appelait "monsieur le ministre" qui était profondément séductrice, en avait-il seulement conscience ? Tenter de plaire semblait être si naturel chez Roy que Leopold n'en était même pas certain. C'était le type même du beau parleur, chez qui le flirt semblait être une seconde nature. Après tout, c'était peut-être lui qui en redemandait, mais c'était certainement Roy qui avait fait le premier pas... Les deux fois. Comme quoi ce petit jeu ne lui déplaisait pas non plus, songea Leopold qui n'était effectivement pas pressé de rompre leur instant de connivence - et plus si affinité. C'était drôle, et assez inoffensif en soit, tant que cela ne sortait jamais de cette pièce...

Et il doutait que cela arrive. Roy lui-même semblait un peu trop se complaire dans la situation pour avoir envie que cela s'ébruite. Car Leopold aurait pu mettre sa main à couper qu'il n'était pas peu fier d'avoir fait ployer le ministre en personne - l'attrait du pouvoir, encore.

"Je vais finir par croire que vous aimez m'appeler comme cela, Roy...", répondit-il d'un ton taquin, avant d'ajouter : "Ne prenez pas vos rêves pour des réalités. Quand je veux quelque chose... Je ne le demande pas. Je le prends directement."

Il n'allait tout de même pas laisser ce jeunôt arrogant le séduire une fois de plus. Une petite part de lui-même fut tentée d'illustrer ses propos, mais cela aurait été donner raison à Roy, et sa fierté l'en empêchait. Sans oublier le fait qu'il n'en avait même pas vraiment envie, bien sûr.



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« Ca vous donne un charmant petit côté autoritaire, avouez que vous aimez qu’on vous appelle comme ça aussi… »

Le flirt une seconde nature chez Roy ? Une première, plutôt. Avec un sourire satisfait, il s’appuya contre leur table de réunion, croisant les bras dans une posture presque défiante. Se renvoyer la balle avec Leopold était un jeu auquel il prenait de plus en plus goût, car ce dernier ne se laissait pas faire, ce qui rendait les choses très amusantes. Il était presque mignon à vouloir reprendre l’ascendant sur lui, alors qu’il savait très bien ce qu’il en était réellement.

« Ah oui ? Vous n’avez rien pris tout à l’heure, pourtant. »

Eh non, c’était lui qui avait fait le premier pas, les deux fois…

« Mais il est vrai que je suis plus Gryffondor que vous. » termina t-il, une lueur d’effronterie dans le regard.

Il savait bien jouer les provocateurs, lui aussi.



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"Je ne peux pas prétendre le contraire", répondit Leopold avec un air amusé. Il fallait dire que s'entendre appeler ministre flattait déjà son ego au quotidien. Le regard du ministre suivit Roy qui s'appuyait contre la table, l'air beaucoup trop content de lui-même, et il ne put s'empêcher de noter la posture défiante du trafiquant. Son sourire s'agrandit aux propos ouvertement provocateurs de Roy. Le stratège qu'était le ministre se sentait mis en difficulté, acculé, par ce séducteur beaucoup trop sur de lui. Roy avait raison, et il le savait, ce qui l'emplissait d'effronterie. Leopold avait l'impression d'être chassé sur son propre terrain. Le prédateur devenu proie... Il voulait renverser la vapeur. Acculer Roy à son tour, jusqu'à ce qu'il cède, tout Gryffondor qu'il était. Il voulait gagner. Piqué dans son ego, le ministre ? Si peu...

Vrillant son regard sombre dans celui de Roy, Leopold s'approcha de lui lentement, ne s'arrêtant qu'à quelques centimètres, laissant leurs souffles se mêler. Ses yeux balayèrent le visage du trafiquant, semblant le jauger, et il murmura d'un ton de défi :

"Gryffondor, hm ?"

Il était temps de le prouver, alors. Franchissant la maigre distance qui les séparait, Leopold vint bloquer le corps de Roy du sien, songeant avec une certaine jubilation qu'il ne pouvait lui échapper. Sa main se posa sur sa nuque et attira son visage à lui sans hésiter. Leopold captura les lèvres de Roy avec fougue, en un baiser impétueux, exigeant, tandis que sa main libre trouvait le chemin de son dos et s'étonnait presque d'y trouver les muscles puissants d'un homme. Leopold approfondit encore le baiser, attendant le moment où Roy le repousserait, se demandant lui-même quelles étaient ses popres limites. Il avait dépassé celles qu'il pensait être les siennes dès leur soirée à la monalisa. Mais il y avait certaines choses qu'il vallait mieux ne pas savoir, songea-t-il en finissant par mettre fin à l'étreinte de lui-même, désireux de retrouver son souffle. Jusqu'où était-il prêt à aller, simplement pour avoir raison ? Et Roy ? Il n'était pas trop tard pour l'apprendre, songea-t-il avec machiavélisme.

Ses lèvres vinrent effleurer la peau du cou de Roy avant de remonter jusqu'à son oreille.

"Vous avez raison, je ne suis pas un Gryffondor. Je suis un Serpentard, qui arrive toujours à ses fins", lui glissa-t-il d'un ton réjoui, avant de s'écarter très légèrement, un sourire carnassier aux lèvres.



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Le jeu. Le défi. Avoir le dernier mot. Dans combien de situations improbables Roy s’était embarqué, simplement par caprice, par orgueil, par amour du risque ? Il devait toutefois avouer que celle-ci devait facilement rentrer dans son classement des cinq situations les plus douteuses qu’il avait provoquées. Des trois, peut-être, même. Car pour se retrouver à se faire embrasser fougueusement par un homme de vingt ans son aîné, il fallait avoir sacrément picolé… Ah zut, il n’avait même pas cette excuse.

D’accord, il l’avait cherché. A trop jouer avec le feu, on finissait par se brûler, il le savait pourtant, combien de fois l’occasion lui avait été donné d’entériner une bonne fois pour toutes cet enseignement ? Et pourtant, Roy semblait incapable de retenir la moindre leçon. Ah, il méritait bien ce qui lui arrivait. Il ne repoussa même pas Leopold. Le choc l’en empêcha d’abord, puis un mélange d’émotions plus confuses. La fierté, le refus de se défiler, principalement. Le plaisir, un peu, même s’il était plus difficile d’avouer qu’un tel baiser pouvait s’avérer agréable. Mais après tout, Leopold avait de l’expérience et ne faisait pas semblant. Roy décida bien vite qu’il ne le laisserait pas mener la danse tout seul. Il fit glisser sa main derrière sa nuque, et répondit au baiser -le dernier vraiment, cette fois ! C’était comme à un bras de fer qu’ils se livraient, depuis le début. Il ne s’agissait que de finir en beauté, sur un vainqueur… Ou pas.

Car en se détachant de Leopold, Roy eut la sensation de s’être fait prendre à son propre piège, suivi presque aussitôt du sentiment paradoxal que cela ne le dérangeait pas tant que ça. Au final, ils avaient tout deux obtenu satisfaction, d’une manière qui était bien la leur. Roy retint un léger sourire en le sentant effleurer son cou -il jouait le rôle jusqu’au bout !- puis l’écarta davantage de lui, en posant sa main sur son épaule, son regard vrillé dans le sien.

« Eh bien nous sommes deux. » répliqua t-il, avant de lui faire un petit clin d’oeil moqueur. « Je ne vous l’avais jamais dit ? J’ai failli être envoyé à Serpentard, moi aussi. »

Roy n’allait pas nier qu’il avait un peu espéré provoquer ce genre de réaction déraisonnable en provoquant le ministre tout à l’heure. C’était comme parier sur un truc complètement dingue et constater qu’on avait misé juste, c’était grisant ! Leopold ne l’avait pas déçu, loin de là, Roy était même en train de se dire qu’il avait grandement sous-estimé l’animal. Oui, c’était très drôle, ce jeu entre eux de voir où étaient les limites de l’autre, quel était celui qui osait le plus.

« Je reconnais, c'était une belle leçon d'humilité... Match nul ? proposa t-il, sur le ton de la trêve, alors que son sourire mutin refaisait surface. Ou vous voulez prendre le risque de laisser votre curiosité s’aventurer un peu trop loin ? »

Qu’on se le dise, Roy ne comptait pas le prendre, ce risque. Téméraire, peut-être, mais il n’avait vraiment pas assez de monalisa dans le sang pour accepter plus que cela.



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Un rire joyeux secoua le ministre à la répartie de Roy. Oh, il voulait bien croire qu'il y avait du Serpentard chez cet homme. Tout comme Leopold avait parfois un peu trop tendance à se laisser emporter par son envie du moment. Le ministre esquissa un sourire indulgent quand Roy proposa un match nul. Allons bon, ils savaient tous les deux qui avaient eu le dernier mot ici... Ou qui pourrait l'avoir. On n'apprenait pas à un vieux singe à faire la grimace. Mais Roy s'était plus qu'honorablement défendu et l'avait mis en difficulté, Leopold ne pouvait le nier, aussi voulait-il bien lui accorder cette égalité. De toute façon, il avait évacué cette fameuse curiosité de son système et il était plus que temps de retrouver une certaine normalité dans leurs relations...

"Ma curiosité est satisfaite", déclara Leopold en s'écartant tout à fait de Roy pour venir s'appuyer contre la table lui aussi. Son ton était suffisant lorsqu'il ajouta : "J'ai appris ce que je voulais savoir."

Oh, l'idée de bluffer et de mettre Roy dans une situation plus que malaisée en prétendant le contraire était tentante. Roy avait beau jouer les audacieux, Leopold se doutait qu'il serait bien embêté si son aîné insistait. En soit, il était même étonné qu'il ait pris un tel risque...

"Je dois dire que je suis surpris, Roy. Il faut être sacrément téméraire, pour ne pas dire inconscient, pour se mettre dans une situation pareille avec un homme qui a le pouvoir de vous envoyer à Azkaban si vous n'agissez pas selon son bon plaisir... Après tout, les chefs de la mafia, ça pousse comme des champignons", dit-il avec espièglerie. "Qu'est-ce que vous auriez fait, si j'avais un peu trop aimé satisfaire ma curiosité ? Qui vous dit que je ne suis pas un vrai caractériel qui ne supporte pas qu'on ne se plie pas au moindre de ses désirs ?"

Car caractériel, il pouvait l'être, songea Leopold avec amusement. Pas au point d'envoyer quelqu'un qui l'aurait offensé ou vexé en prison, mais qu'en savait Roy ? Il en avait le pouvoir, si cela le chantait.

"De deux choses l'une, donc. Soit vous êtes sacrément inconscient, soit... Vous me faites suffisamment confiance pour oser."

Dans les deux cas, cela l'amusait beaucoup. Une partie du pays le prenait peut-être pour un mégalomane qui refusait de rendre ses pleins pouvoirs, un homme à craindre, son entourage politique le traitait peut-être avec déférence, mais il restait encore des personnes comme Roy Calder pour le traiter d'égal à égal... Voire à le provoquer et à le mettre en difficulté. Sans doute était-ce parce qu'il n'était pas le seul mégalomane de la pièce...



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Roy tourna la tête lorsque Leopold avoua être surpris, curieux de connaître la suite de son discours. le laissa aller au bout de son raisonnement, sans cacher son envie de rire, notamment lorsqu’il commença à formuler ses hypothèses. S’il avait un peu trop aimé satisfaire sa curiosité, voilà qui était joliment dit. Il finit par laisser un rire lui échapper à sa conclusion, qu’il jugea très autocentrée. Ben voyons !

« Soit je suis moi aussi un homme caractériel qui n’accepte pas de perdre… » glissa t-il, en croisant les bras, avant de ricaner : « C’est ce que vous vouliez dire par être sacrément inconscient ? Je reconnais qu’on me l’a déjà dit, plusieurs fois. Mais la prise de risque paye toujours, vous n’êtes pas d’accord ? »

C’était bien grâce à ça qu’il en était là, aujourd’hui, entre autres, grâce au fait qu’il avait osé plus que de raison, à un moment donné. Il aurait pu échouer à Azkaban comme tous les autres, avec ce coup à double tranchant, mais il avait décidé de se faire confiance et de tenter le coup. Alors oui, il était peut-être un peu trop téméraire parfois, mais jusque là, cela lui avait plutôt bien réussi. Et surtout, il n’agissait pas si impulsivement qu’on pouvait le croire, là se trouvait son côté Serpentard. Bien souvent, Roy cherchait d’abord à estimer quel genre de personne il avait en face, afin de définir son angle d’attaque, et jusqu’où il pouvait aller -selon sa propre notion de limites, évidemment, qui laissait beaucoup plus de marge que la plupart des gens. Roy reporta son regard sur Leopold, prêt à répondre réellement à sa question, cette fois-ci :

« J’ai juste parié, expliqua t-il, en haussant les épaules. Avec les probabilités et ce que je sais de vous, exactement comme au poker. Son sourire redevint malicieux. Et il était plus probable que vous aviez juste un problème d’ego à régler… »

Allons, Leopold, se trouver réellement attiré par un homme ? Roy n’y croyait pas, après tout, ils se rejoignaient encore une fois là-dessus, ils aimaient beaucoup trop les femmes pour cela. Il finit par conclure, de son ton léger coutumier :

 « De toute façon, vous ne me jetterez pas comme ça à Azkaban… Parce que vous m’aimez bien, au fond. »

Imbu de sa personne, Roy Calder ? Jamais.



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Leopold rit à son tour à la réponse de Roy. Oui, ils se ressemblaient bien là. Ils étaient joueurs l'un comme l'autre et n'hésitaient pas à prendre des risques lorsque le jeu en valait la chandelle - Leopold notait néanmoins avec une certaine suffisance que gagner contre lui justifiait pour Roy qu'il prenne le risque.

Le ministre accepta la réponse du trafiquant avec un hochement de tête.

"Je le concède, mon ego était froissé, et j'aime avoir le dernier mot... Mais je vois que nous avons la même façon de raisonner. Mon cher Roy, je crois qu'une partie de poker s'impose un jour. Plutôt que le Risk qui, nous l'avons vu, mène à toutes les dérives", dit-il avec un sourire d'auto-dérision.

Connaître son adversaire, identifier ses forces et ses faiblesses, ses limites, identifier surtout ce qui le motivait, voilà là une stratégie qu'il avait toujours lui-même suivi - et qui avait toujours payé. Tout l'enjeu était de viser juste, et la question restait la même : et si Roy s'était trompé ? Mais cela n'avait, au fond, guère d'importance. Roy avait bien cerné Leopold, son ego démesuré et l'affection naissante qu'il éprouvait pour son acolyte. Affection qui ne signifiait pas attirance pour autant, il va sans dire, mais Roy avait d'ores et déjà acquis le respect du ministre, et c'était quelque chose de rare...

"Allons bon, et qu'est-ce qui vous fait penser cela ?", s'enquit Leopold en haussant les sourcils, un sourire amusé aux lèvres. Tant de confiance en soi chez une seule personne ! Roy était un homme brillant, intelligent, calculateur, mais Leopold continuait de penser qu'il avait tout d'une tête brûlée. Et à trop jouer avec le feu, on finissait forcément avoir des problèmes... Lui-même n'avait jamais regretté ses excès de prudence et, avec une vingtaine d'années de magouilles en plus que Roy, Leopold sentait qu'il devrait peut-être un jour calmer les ardeurs du mafieux, si la collaboration entre les Veilleurs et le ministère se poursuivait.



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Deuxième round [Roy & Leopold]

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