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 Deuxième round [Roy & Leopold]

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Roy CalderChef de la mafiaavatar
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« Avec plaisir ! répondit-il à sa proposition d’une partie de poker, avec un sourire espiègle. Mais je vous préviens, c’est mon terrain de prédilection… »

Cela dit, Roy avait réussi à vaincre le ministre dans son terrain à lui, en le battant au Risk. Rien ne lui disait que Leopold n’était pas capable d’en faire de même de son côté. Ce serait même assez drôle, ils se trouveraient encore une fois sur un match nul. Dans tous les cas, il était toujours partant pour une partie de poker, surtout face à un adversaire aussi prometteur que Leopold.

La question qu’il lui retourna ensuite fit taire Roy quelques secondes. Ce qui lui faisait dire cela ? Une impression, principalement, c’était une chose qui se sentait. Depuis cette fameuse soirée à la monalisa, justement, il avait eu la sensation que ce qui n’était au départ qu’une connivence entre deux personnes, qui avaient des intérêts communs et des arguments semblables, était devenue une véritable complicité. Il y avait beaucoup de choses sur lesquelles il pouvait s’entendre avec Leopold, leur amour pour les femmes, notamment, comme ils en avaient justement plaisanté la fois dernière. Leur goût pour le jeu et le risque, comme ils venaient de s’en donner mutuellement la preuve.

« Outre mon trop plein de confiance en moi, vous voulez dire ? plaisanta t-il, avant de réfléchir plus sérieusement à la question. Hum… Parce qu’on se ressemble, j’imagine. Comme vous dites, on dirait qu’on a un peu la même façon de fonctionner. Je suis juste moins raisonnable que vous, donc c’est très bien que ça soit vous, le ministre, entre nous deux. » conclut-il, le ton léger. « Et puis vous n’auriez pas embrassé deux fois un homme que vous n’appréciez pas un peu, non ? »

Ah, Roy voulait encore avoir le dernier mot, pour changer. Tout chez lui avait l'air de dire à cet instant « Allez, avouez que vous m'aimez bien ! », et cela l'amusait grandement.



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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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"J'ai hâte de vous battre sur votre propre terrain, dans ce cas", répondit-il avec espièglerie. S'il s'était laissé battre au Risk, c'était uniquement parce que la partie n'était plus vraiment sérieuse, à la fin, entre l'alcool et la monalisa. Mais au poker... C'était une affaire sérieuse, presque aussi sérieuse que les échecs, et Leopold ne comptait pas se laisser battre si facilement. Il était un Serpentard dans l'âme, cela faisait de lui un tacticien et un bluffeur, et par-dessus tout, il adorait se mesurer à Roy. Aussi cela promettait une partie acharnée, qu'il avait hâte de jouer.

Comme sa question sembla plonger Roy dans ses réflexions, Leopold en profita pour satisfaire une envie qui le tiraillait depuis maintenant un bon moment. Non, pas de troisième suudelma, qu'allez-vous imaginer ! Se tournant pour faire face à la table, le ministre attrapa la bouteille de Whisky Pur Feu qu'ils avaient entamé un peu plus tôt - c'était bien l'avantage des réunions secrètes des Folies par rapport à celles du Ministère... - ainsi que deux verres, qu'il remplit. En tendant un à son associé, Leopold commença à boire l'autre tout en écoutant la réponse de Roy.

"Non, c'est vrai", concéda-t-il en lançant un clin d'oeil aguicheur au jeune homme, avant de laisser échapper un rire. "Si on suit cette logique... J'en déduis que vous aussi, vous m'aimez bien."

Leopold se redressa inconsciemment avec fierté. Le ministre avait tout ce que l'on pouvait vouloir, dans la vie, ou presque. Oh, s'il devait changer quelque chose, sans doute aurait-il effacé cette foutue maladie qui l'empêchait d'être un sorcier correct, mais il devait avouer qu'il vivait beaucoup mieux ce handicap depuis qu'il était le plus puissant des sorciers du pays. Peut-être pas en terme de capacités magiques, mais en terme de pouvoir, d'influence et de statut social, ce qui était nettement plus important... Leopold avait le pouvoir, la popularité, une position respectée, une famille aimante, une épouse ravissante, un travail passionnant. Et trois perruches.

Mais il y avait quelque chose qu'il n'avait pas, qu'il n'avait jamais eu, et c'était d'avoir beaucoup d'amis. Car s'il aimait être au sommet, c'était pour mieux surplomber les autres, ces cafards méprisables qui, pour la plupart, étaient bien trop médiocres pour recevoir sa considération. Ses congénaires l'ennuyaient ou l'affligeaient au point que le seul moyen pour lui de les apprécier était de les manipuler. Rares étaient les personnes qui, au cours de sa vie, avaient réussi à s'approcher suffisamment de lui pour mériter son respect. Plus rares encore étaient celles qui avaient réussi à s'attacher son amitié, et Roy était effectivement en passe de devenir l'une d'elles. En passe seulement, car il fallait bien plus que quelques soirées arrosées et deux baisers pour que Leopold accorde son affection à quelqu'un... Mais il était en bonne voie de l'être, car comme il venait de le souligner, il avait toutes les qualités pour cela. Et il était au bon moment pour cela, également, car l'exercice du pouvoir avait tendance à isoler, quand bien même l'on était paradoxalement entouré à longueur de journée. Peut-être bien que Leopold avait besoin d'un alter ego arrogant pour venir le bousculer un peu et l'empêcher de s'endormir dans son fauteuil de ministre...

"Je ne sais pas si je suis quelqu'un de très raisonnable", commenta-t-il avec l'ombre d'un sourire. Orchestrer un mouvement de panique sanglant sur le Chemin de Traverse pour assassiner le ministre et prendre sa place, raisonnable ? C'était une façon de voir les choses... "Mais c'est sans doute pour cela que je suis ministre."

Sur ces bonnes paroles, Leopold finit son verre d'un trait et le reposa sur la table, avant de jeter un coup d'oeil pensif à son interlocuteur.

"Roy... Même si j'adore vous entendre me vouvoyer et m'appeler Monsieur le ministre, on pourrait peut-être passer au tutoiement, non ? Inutile d'être aussi protocolaire", proposa-t-il avec un air facétieux.




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Roy CalderChef de la mafiaavatar
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En guise de réponse, Roy se contenta de sourire à Leopold. Sa sociabilité naturelle et les exigences de son métier faisait qu’il avait toujours eu beaucoup de relations, mais ces derniers temps plus particulièrement, elles avaient comme triplé, et s’étaient surtout retrouvées là où Roy ne l’aurait jamais soupçonné. Lui, côtoyer un sorcier Sang-Pur, riche et haut placé comme Leopold ? Il ne s’était jamais imaginé en arriver à un tel stade, et surtout, il n’aurait jamais pensé qu’il aurait pu apprécier côtoyer des gens de la classe politique, alors qu’il les avait toujours méprisés auparavant. Ce lien qui commençait à naître entre Leopold et lui était une surprise, et elle n’était pas mauvaise. Oui, Roy l’estimait, il l’aimait bien. Outre le fait qu’ils avaient beaucoup en commun, Roy avait tendance à nourrir du respect pour les personnes comme Leopold qui avançaient dans leur vie avec des objectifs clairs, et qui faisaient tout pour les accomplir. Oh, pour le moment, il se complaisait dans l’idée qu’il se faisait de l’homme : un miroir de lui-même, plus expérimenté, mieux placé. Il ne se doutait pas de tout -et du pire- de ce qu’il était capable de faire, ou avait déjà fait pour en arriver là, car certains secrets étaient bien gardés. Peut-être cela n’aurait rien changé de le savoir. Leopold n’était pas le seul à avoir des cadavres dans son placard, après tout.

Il jouait machinalement avec le contenu de son verre, alors qu’il méditait désormais sur l’aveu du ministre. Pas très raisonnable ? Oh, certes, il était audacieux, il en avait donné plusieurs fois la preuve depuis le début de son mandat, mais Roy se demandait si son sourire en coin ne cachait pas encore un mystère… Il se souvenait avoir eu la sensation que Leopold était difficilement saisissable, la première fois qu’il l’avait rencontré, dans cette même pièce, des mois plus tôt, à une table de loups à qui il était venu proposer une alliance. Même maintenant, Roy avait l’impression qu’une grande part de Leopold lui échappait encore. C’était ce qui nourrissait son intérêt pour lui aussi, quelque part. Oh, il pouvait fanfaronner autant qu’il voulait : il savait bien, au fond, que Leopold était plus fort que lui.

Roy finit par lever son verre de whisky dans sa direction, en guise de conclusion.

« Trinquons à notre réussite alors. Puis ajouta, malicieux : Et au fait que nous nous aimons bien. »

Le malaise semblait s’être totalement dissipé, et c’était tant mieux. L’ambiance des prochaines réunions serait plus sereine, peut-être même plus amusante, songea Roy en vidant la moitié de son verre. Oh allez, il y avait moyen de s’amuser, avec ce qui venait de se passer…

« Je n’y vois aucun inconvénient, répondit-il en souriant à l’évocation de ce qu’il lui avait dit plus tôt. Son regard brilla d’une lueur farceuse, car il ne pouvait décidément pas résister à la tentation de le provoquer. Je peux te donner un petit surnom aussi ? Comme… Mon Leopoldounet. En réunion, je suis sûr que ça fera grand effet. »



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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Le verre de Leopold tinta lorsqu'il rencontra celui de son associé. Décidément, il aimait ce son, tout comme il aimait la couleur ambrée du liquide alcoolisé. Depuis quelques temps, Leopold faisait des infidélités à son cher Ragnarov, l'alcool gobelin plus fort que les boissons sorcières et moldues, car il ressentait de plus en plus fréquemment l'envie de boire un petit coup pour se donner du courage, alors autant passer à quelque chose de moins fort. Il ne fallait tout de même pas tomber dans les excès. Pas toujours facile, la vie de ministre, et Leopold avait besoin de se détendre ! C'était aussi là que l'amitié d'un homme tel que Roy pouvait lui être profitable : Roy savait s'amuser. Il gérait les Folies Sorcières, après tout, et il arrivait fréquemment au ministre un peu trop nerveux et en proie aux insomnies de tourner en rond dans son grand Manoir. Alors autant jouer au poker avec Roy à la place.

Lorsque Roy l'affubla d'un petit surnom, Leopold hésita entre rire et grimacer, ce qui produisit une étrange mimique.

"Leopoldounet ?!", répéta-t-il avant de laisser l'hilarité l'emporter. "Mais bien sûr, mon Royounet... Je suis persuadé que notre crédibilité de ministre et de chef de la mafia n'en sera que renforcée. Il n'y a pas à dire, ça en impose, vraiment."

Non, décidément, à choisir, il préférait encore que Roy l'appelle Monsieur le ministre avec ce petit ton impertinent dont il avait le secret. Leopold se doutait d'ailleurs qu'il ne se priverait pas de le faire en réunion et qu'il aurait sans doute du mal à garder son sérieux - voilà qui promettait. Enfin, heureusement, les réunions avec Roy se limitaient à celles, secrètes, qui se tenaient dans cette pièce à des heures suffisamment tardives pour éviter de les détourner de leurs tâches de la journée. Outre Roy, il y avait également Jacob et Adonis avec qui il avait planifié divers complots, et Hailey qui en savait bien assez sur lui, aussi ce n'était pas aussi formel qu'une réunion entre directeurs de départements au Ministère. L'espace d'un instant, l'image incongrue de l'expression du visage de Chloé Hellsoft à l'entente de Roy l'appelant "Mon Leopoldounet" lui vint en tête et il laissa échapper un nouvel éclat de rire.

Le ministre allait faire un autre commentaire lorsqu'un miaulement se fit entendre, bientôt suivi par le bruit étouffé de petites pattes sur le sol. Machiavel, qui dormait dans un coin de la pièce depuis le début de la réunion, venait de faire son entrée. Leopold se pencha pour gratouiller son chat derrière les oreilles mais l'animal le snoba sans le moindre remord pour s'approcher de Roy, qu'il observa d'un air suspicieux. Après quelques secondes à peine d'observation, Machiavel vint se frotter contre les jambes de Roy en ronronnant, l'air parfaitement heureux.

"Il t'a adopté. Je suis officiellement jaloux", commenta le ministre en fronçant les sourcils. Son chat. Son Royounet. Un sourire vint néanmoins démentir son expression, car il aimait être en synchronisation avec Machiavel. Cela signifiait qu'il ne s'était pas trompé sur son compte...



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Roy CalderChef de la mafiaavatar
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« Quoi ? Avoue que c’est drôle ! » rétorqua t-il en laissant son sourire s’agrandir au sarcasme de Leopold. Roy se joignit de bon coeur à son rire à la pensée de ce à quoi leurs réunions pouvaient ressembler s’ils commençaient à s’affubler mutuellement de petits surnoms. « Je vois d’ici la tête outrée de Dalhiatus, le regard suspicieux de Danielle… Hum, en fait, je crois qu’il n’y aura qu’Adonis pour rire avec nous. »

Enfin une autre personne qui savait s’amuser, dans ce cercle de vilains bien trop sérieux ! Les réunions étaient parfois pesantes, surtout lorsqu’ils étaient tous présents. Jacob Dalhiatus n’avait pas son pareil pour pourrir l’ambiance, du regard peu objectif de Roy qui ne l’aimait pas beaucoup, ce dont il ne se cachait pas : cela se voyait ne serait-ce que dans leur façon de s’appeler froidement par leurs noms de famille. Avec tous les autres, Roy avait réussi à faire au moins connaissance, bon, Hailey lui résistait encore… Mais il ne désespérait pas, il jurait l’avoir vue esquissé l’ombre d’un sourire la dernière fois qu’il avait une plaisanterie dans leur cercle.

Roy fut tiré de ses pensées par un miaulement à ses pieds. Il baissa la tête pour découvrir un chat qui le fixait avec une insistance presque intimidante. Il l’avait déjà vu rôder autour d’eux, plusieurs fois, mais la plupart du temps, il préférait élire l’un des canapés de la pièce comme trône et snober leurs échanges bassement humains. C’était un chat, quoi. Il fut un peu surpris de voir celui-ci se frotter contre lui, c’était la première fois qu’il le voyait s’approcher de lui, lui semblait-il. Roy s’accroupit pour saisir l’animal par le ventre, répliquant avec malice au commentaire de Leopold :

« De moi ou du chat ? »

Il reporta son regard sur la boule de poils, lui souriant sans trop savoir pourquoi. Le chat de Leopold qui l’aimait bien lui aussi, tiens donc. Il ne pouvait pas croire à une coïncidence maintenant, alors que cet animal avait passé six mois dans cet endroit sans lui accorder le moindre intérêt auparavant. Roy lui offrit quelques caresses avant de lui rendre sa liberté, non sans demander à Leopold en même temps, sur un ton à la fois curieux et moqueur :

« Et alors, il aime bien les gens que vous aimez bien ? »



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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Leopold laissa échapper un rire à la pensée de la réaction de Jacob, lui d'ordinaire si sérieux, face aux taquineries que pourraient s'échanger les deux hommes. Oui, il y avait certaines choses qu'il vallait mieux garder pour eux, décidément.

"Oh, je pense qu'Hailey rirait intérieurement, mais te gratifierait de ce regard dédaigneux dont elle a le secret", commenta Leopold avec malice, guettant du coin de l'oeil la réaction de Roy. Le vieux ministre observait les relations qui se tissaient dans son cercle, car il pouvait toujours être utile de savoir qui s'entendait avec qui lorsque l'on souhaitait obtenir quelque chose. Aussi, la froideur dont Hailey faisait preuve à l'égard du trafiquant ne lui avait pas échappé, et l'amusait même beaucoup. Connaissant suffisamment bien la jeune femme pour savoir discerner au-delà de ses réactions apparentes, Leopold devinait qu'Hailey n'était pas totalement dépourvue d'intérêt pour Roy. Au contraire, il était prêt à parier que le jeune homme avait attiré son attention, mais qu'elle restait très méfiante à son égard - à raison, songeait le ministre. Surtout, Haily n'était pas le genre de femmes que l'on apprivoisait d'un regard un peu séducteur. Il n'était pas aisé de se rapprocher d'elle et de passer cette barrière de froideur et de professionnalisme qu'elle instaurait dès le départ. Pourtant, apprendre à la connaître valait la peine de faire des efforts et il espérait que Roy en était conscient. Leopold appréciait les petites joutes verbales, elles l'amusaient et permettaient de faire avancer le débat, mais cela supposait qu'Hailey et Roy entretiennent des relations un minimum cordiales. De toute manière, il ne tolérerait aucune animosité franche entre ses proches collaborateurs, il lui fallait un entourage solide et solidaire pour faire face aux attaques croissantes qui étaient portées contre son régime...

L'intervention de Machiavel détourna la conversation, et Leopold posa un regard faussement jaloux sur Roy et sur Machiavel.

"Des deux, ma foi !", répliqua-t-il avec amusement, avant de se renfrogner face à la remarque moqueuse de Roy. Parce que c'était parfaitement vrai, mais Leopold sentait que cela amusait beaucoup trop Roy pour le reconnaître. Oui, il l'appréciait, mais il y avait des limites - il n'était qu'un petit impertinent arriviste, et il fallait qu'il se méfie s'il ne voulait pas que Leopold le colle à Azkaban, d'abord.

"Hmf", marmonna le ministre dans sa barbe avant de souffler : "Coïncidence. Je ne crois pas l'avoir déjà vu s'approcher de Danielle, par exemple, et je l'aime bien."

Et un petit sourire suggestif pour le bien de la démonstration. Il ne s'était jamais rien passé entre Danielle et Leopold, mais Roy n'avait pas vraiment de moyens de vérifier.

"Je pense simplement qu'il porte bien son nom. A part toi, moi et Adonis, je ne l'ai pas vu ronronner aux pieds de grand monde. M'est avis que ce chat était un joueur de poker dans une autre vie, ou un conquérant... Après tout, entre nous trois, il y a trois beaux exemples de progressions de carrières fulgurantes. Si j'aimais partager et si je n'avais pas peur que vous vous tapiez dessus, je vous proposerais bien un Triumvirat", plaisanta-t-il.



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Roy CalderChef de la mafiaavatar
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« Oh oui, le regard dédaigneux d’Hailey Peterson. Elle devrait le faire breveter, celui-là, commenta Roy en ricanant, avant d’un peu mieux saisir ce que Leopold suggérait. Oh, vous voulez dire qu’elle m’apprécie plus qu’elle ne le laisse paraître ? Hé hé, chouette, j’ai une chance, alors. »

Il ne pouvait s’empêcher de trouver la situation drôle, car elle lui rappelait ces espèces de défis qu’il se lançait adolescent, comme aller séduire la préfète-en-chef, la petite timide, ou la fille-froide-qui-faisait-mine-de-ne-pas-s’y-intéresser… D’accord, il n’avait pas arrêté en grandissant. Hailey représentait un joli défi en soi, d’autant plus si elle jouait les intouchables. Cela donnait envie au trafiquant de la faire changer d’avis, juste pour le plaisir d’avoir le dernier mot. Dire à Roy Calder de ne pas appuyer sur le bouton rouge ? Il finissait toujours par le faire, juste par esprit de contradiction, juste pour voir, il était comme ça.

Roy attrapa Machiavel sans manquer l’expression un peu contrariée de Leopold, alors qu’il le tannait à nouveau. Il ne dit rien mais ne perdit pas son léger sourire pour autant. Leopold était-il trop fier pour reconnaître qu’il avait un petit faible pour lui ? Un petit faible en tout bien tout honneur, évidemment -suudelmas mis à part. Roy ne pouvait pas encore se vanter de vraiment le connaître, mais il se doutait bien qu’il ne passait pas si vite au tutoiement avec n’importe lequel de ses collaborateurs. Et la coïncidence avec le chat était assez amusante pour être signalée. Après tout, ne disait-on pas que ces animaux avaient un sixième sens très pointu ?

Il relâcha le chat au moment où Leopold évoquait Danielle avec un sourire suggestif qui fit intérieurement ricaner le trafiquant. Danielle n’était pas aussi inaccessible qu’Hailey, mais presque, alors il doutait que le ministre ait dépensé de son temps à tenter de la séduire, et puis il s’imaginait qu’il avait un peu plus de sens du professionnalisme que lui, à ce niveau-là. Enfin, on ne pouvait jamais être sûr avec cet homme. Accroupi, il administra une dernière caresse à Machiavel, en lui glissant d’un air de conspirateur :

« Et ton maître qui disait qu’il allait être fidèle à sa femme, tss tss… »

Le chat revint entre les pattes de son maître alors que Roy se redressait. Son sourire s’agrandit à la suite des propos du ministre, qu’il avait presque envie de prendre au sérieux.

« Nous taper dessus ? Je ne vois pas pourquoi, je m’entends bien avec Adonis, répliqua t-il. On a pas mal de points communs… Un peu les mêmes que ceux que je partage avec vous d’ailleurs. »

Chacun avec sa génération et son domaine de prédilection, mais il n’y avait pas à dire, ils s’étaient bien trouvés, ces trois-là.



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Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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"Tu peux toujours tenter ta chance, en tout cas", commenta Leopold avec un petit sourire en coin. "Fais-le quand je suis là, que je sois là pour la voir te rembarrer en beauté..."

Ou l'art et la manière de lancer un défi à Roy Calder. Si avec cela, il ne tentait pas sa chance avec Hailey, Leopold voulait bien manger son chat. Cela promettait une scène fort savoureuse, car Hailey n'était pas exactement une femme facile à séduire, ni même à saisir. C'était justement pour son caractère complexe que Leopold l'appréciait et qu'elle avait su attirer son attention, jusqu'à gravir les échelons du BDA.

Un rire s'échappa des lèvres du ministre lorsque Roy se moqua de lui et de ses promesses de fidélité auprès de Rosaleen. En réalité, hormis ces baisers anecdotiques avec Roy, Leopold avait réellement été fidèle à Rosaleen depuis leur mariage. Oh, pas depuis leurs fiançailles, car il avait croisé la route de Lilly, mais celle-ci s'était fait beaucoup plus discrète depuis que Leopold s'était remarié - ou depuis qu'il était devenu ministre, il ne savait pas exactement lequel de ces deux évènements avait provoqué leur éloignement. Quant aux autres femmes, elles n'attiraient plus réellement son attention maintenant qu'il apprenait à connaître Rosaleen et la femme exceptionnelle qu'elle était. Leopold n'avait pas refait son erreur de jeunesse, cette fois, il avait épousé une femme dont il n'était pas prêt de se lasser. Ce qui ne signifiait pas pour autant que sa volonté d'homme fidèle était inébranlable, on ne changerait pas un vieux sorcier comme lui - mais il avait au moins la volonté d'essayer...

Leopold récupéra Machiavel tandis que Roy affirmait qu'Adonis et lui s'entendaient bien. Si le ministre approuva les paroles du mafieux d'un hochement de tête, il se garda de dévoiler le fond de sa pensée. Aux yeux de Leopold, deux hommes comme Adonis et Roy ne pourraient jamais réellement se faire confiance, ils étaient ultimement des rivaux. Mais le ministre qu'il était aimait autant qu'ils s'apprécient le plus longtemps possible, c'était bon pour ses affaires et pour la cohésion de son ministère officieux...

"Tu es repassé au vouvoiement...", remarqua-t-il avec suffisance pour détourner la conversation. Leopold était amusé par cette marque de déférence de la part de Roy qui semblait avoir du mal à s'habituer à leur nouvelle proximité. "J'ai comme l'impression que tu n'es pas prêt de m'appeler "Mon Leopoldounet"."

Mais ce n'était que partie remise, ils avaient de nombreuses autres réunions secrètes et soirées de débauche qui les attendaient. Ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient, quand ils le souhaitaient. C'était bien là l'avantage d'être des hommes de pouvoir...
RP Terminé



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