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 Tu m'cherches ? [Lauren/Alex]

Alexandra FitzAncien personnageavatar
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28 mars 2009

Les affaires allaient mal. Plus personne à Bristol ne pouvait le nier. Le blocus faisait des dégâts aussi bien sur l’économie que sur les états d’esprit. Bristol qui avait toujours été joyeuse et colorée avec ses petites maisons portuaires et ses bars plein de vie devenait grise et maussade. Les gens ne sortaient plus de chez eux que lorsque c’était absolument nécessaire et les quelques discussions qu’ont pouvaient intercepter étaient toujours tendues.

Alex commençait à étouffer dans cette atmosphère et elle, qui était pourtant une grande  amoureuse de Bristol, rêvait de tout laisser tomber pour retrouver une tranquillité d’esprit. Cependant, sa conscience professionnelle la rattrapait même si l’OFFRE lui donnait actuellement encore plus de tourments qu’habituellement. Au fil des mois, les tensions se faisaient de plus en plus importantes et ce qu’elle avait craint en se rapprochant du gouvernement était en train de se réaliser : elle n’arrivait plus à se rendre à ses réunions avec la conscience tranquille.

Sur les murs de la ville fleurissaient des affiches protestant contre le régime et Alex ne pouvait qu’être heureuse de voir que certains citoyens agissaient. Néanmoins, ce n’était pas dans ses habitudes de rester en retrait, elle ne voulait pas, ne pouvait plus rester les bras croisés à regarder une dictature s’installer. Parce que c’était bien ce qui se passait : pleins pouvoirs, répression, couvre-feu, blocus…

Elle sentait que la résistance était en train de s’organiser dans l’ombre et songeait de plus en plus à essayer de les rejoindre. Elle n’était pas à un risque prêt, se mettre en danger pour une cause ne l’avait jamais repoussée, au contraire, ça avait donné un sens à sa vie depuis que Steve l’avait quitté. Qu’avait-elle de plus aujourd’hui que lorsqu’elle avait rejoint les Mardoliens ? Elle était un peu moins désespérée. Certes. Mais elle était toujours aussi en colère. En colère contre le gouvernement, en colère contre ce Monde Magique qui n’était pas capable de rester en paix bien longtemps, en colère contre toutes ces personnes qui souhaitaient diriger la vie des honnêtes citoyens.

Aujourd’hui, elle avait l’OFFRE qui lui permettait d’agir. Légalement. Cependant, elle avait toujours su que ce n’était pas assez, que la voie légale ne mènerait jamais à un bouleversement de ce monde qu’elle venait parfois à haïr mais qui restait le sien. Et puis, l’OFFRE n’était pas assez pour elle, depuis la chute des Mardoliens, depuis que l’OFFRE s’était rapprochée du gouvernement, Alex avait l’impression de ne plus avoir de cause à défendre. Elle avait mis au monde son bébé, son OFFRE, et maintenant celui-ci grandissait sans elle, prenant des directions qu’elle n’approuvait pas forcément mais elle ne pouvait rien y faire, l’OFFRE n’avait plus besoin d’elle.

Alex avait besoin de s’investir de nouveau, dans un projet qui ne concerne qu’elle, dans lequel elle pourrait prendre des décisions sans avoir à songer aux conséquences politiques que cela pouvait avoir. Elle voulait se dévouer corps et âme dans une lutte et risquer sa vie pour ce qu’elle croyait juste s’il le fallait. Elle n’était pas une bureaucrate et ne le serait jamais, c’était une femme d’action.

Au fond d’elle, elle savait qu’elle avait déjà fait son choix, que dans peu de temps, elle chercherait à entrer en contact avec les réseaux de résistance. Elle savait déjà, du moins se doutait, que certains membres de l’OFFRE en faisaient partie et elle trouverait rapidement à qui s’adresser sans danger. En attendant, elle continuait sa petite vie d’apothicaire bien comme il faut, surveillant ce qui se passait dans sa ville avec un œil critique.

Ses réflexions l’avaient déconnectée de la réalité alors qu’elle effectuait avec habitude le chemin la menant chez elle. C’est une voix rauque qui la tira de ses pensées :

« Hey mademoiselle, t’es charmante. »

Attentive, elle releva la tête pour voir un homme d’une cinquantaine d’année s’adresser à une toute jeune femme. D’où elle était, Alex ne put saisir l’échange rapide qui eut lieu entre les deux mais elle observa la scène, sur ses gardes. Tout se passa très vite. L’homme toucha les fesses de la jeune fille, celle-ci réagit, Alex se précipita.

« Salope ! T’es complétement folle d’avoir réagi comme ça ! Je ne t’ai pas insulté quand même, j’t’ai même fait un compliment ! »

Rapidement, Alex intervint de peur que la situation ne dégénère encore plus :

« Qu’est-ce qu’il se passe ici ? »


Lauren McGowanPersonnage décédéavatar
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"Tu veux vraiment pas que je te raccompagne ?
- Pourquoi, c'est aussi compliqué de sortir de cette ville que d'y entrer ?"

Elle avait littéralement passé une heure à un des points d'entrée de la ville avant qu'on ne l'autorise à entrer pour rendre visite à son frère. Des retrouvailles familiales, ce n'était quand même pas une menace si ? Quand bien même on parlait de la fratrie McGowan. Mais le Bristol magique était de plus en plus isolé du reste du monde.

"Fais gaffe, ça craint un peu dans le coin."  

Pour toute réponse, Lauren leva les yeux au ciel. C'était toujours pareil, Jake ou Ethan pouvaient se promener seul à n'importe quelle heure et personne n'y trouvait rien à redire. Par contre, elle mettait un pied dehors passé 22h et on lui répétait sans cesse d'être prudente, de garder ses clés à la main, de ne pas trainer, de rester sur les grands axes. C'était fatiguant. Et injuste. Et puis, ce n'était même pas comme si elle était mauviette sans défense d'un mètre 20 à la Nora Weaver. Elle pouvait assurer ses arrières, et Jake le savait très bien.

A vrai dire elle tenait une forme olympique. L'époque des entretiens d'orientation pour les septièmes années approchait et ils étaient tous un peu stressés, même si Lauren prétendait n'en avoir rien à faire de ce que Greengrass pouvait bien avoir à dire sur son projet professionnel. Il y avait ceux qui compensaient en mangeant n'importe quoi, ceux qui vivaient littéralement à la bibliothèque, ceux qui passaient leur temps à pleurer pour un rien -Marlène Barclay, pour ne pas la citer- et ceux qui se vidaient la tête en faisant de l'exercice jusqu'à épuisement. Et Lauren appartenait définitivement à la dernière catégorie.

C'était d'ailleurs d'orientation qu'elle était venue parler à son frère. Jake était la personne qu'elle connaissait la plus apte à la conseiller sur la question. A Poudlard, il n'avait pas les notes requises pour intégrer le bureau des Aurors, mais la procédure de recrutement de la Police Magique était similaire, simplement moins sélective. D'après lui, et d'après ses enseignants, Lauren avait les notes suffisantes pour être sélectionnée. Et elle était évidement en assez bonne condition physique. Le seul problème risquait d'être l'entretien, et les quelques retenues pour "violences envers ses camarades" sur son dossier scolaire.

Les mains dans les poches de sa veste en jean, la batteuse marchait d'un pas rapide, le regard dans le vague, occupée à se demander comment elle était censée concilier les deux conseils de son frère, à savoir "être calme et courtoise" et "rester elle-même". Une remarque lancée d'une voix rauque sur son passage par un cinquantenaire au regard lubrique lui fit lever le regard. Décidant qu'elle avait mieux à faire que de se battre avec un vieil alcoolique, la jeune femme se contenta de lui jeter un regard noir qui n'avait absolument rien de charmant et poursuivit sa route.

"Eh, j'tai parlé ! reprit l'homme d'une voix plus forte. Il n'en fallu pas plus pour que Lauren perde patience.
- Quoi ? répondit-elle brusquement en faisant volte-face.
- Vas-y, j'te dis t'es charmante, souris un peu là !
- Déjà, on se connait pas, alors t'arrêtes de m'parler comme si j'étais ton chien, et je souris si je veux.
- Oooooh, l'est à cran la d'moiselle ! se moqua le sorcier avec un sourire amusé qui donna envie à la batteuse de lui éclater les dents. Bah quoi, t'es en manque ? Ça peut s'arranger..."

A la seconde où elle sentit la main de ce vieux pervers se poser sur ses fesses, Lauren lui attrapa le poignet de sa main gauche, le tordit avec force, et lui envoya son poing droit en pleine figure avec toute la puissance dont elle était capable. L'homme fit deux pas en arrière sous la violence du coup et s'effondra pitoyablement contre le mur avant de porter ses mains à son nez ensanglanté.

« Salope ! T’es complétement folle d’avoir réagi comme ça ! Je ne t’ai pas insulté quand même, j’t’ai même fait un compliment ! »

Avant que Lauren n'ait eu le temps de répondre, une jeune femme d'une trentaine d'année intervint soudainement en demandant ce qui se passait ici. Les éclats de voix du vieux bonhomme en avait visiblement alerté plus d'un puisque le commerçant le plus proche ouvrit brusquement la porte de son établissement -un bar animé- pour sortir sur la rue et balayer rapidement la scène du regard.

" C'est vrai ça, qu'est-ce qui se passe ? C’est pas bientôt fini oui ? râla-t-il.
- C'est elle là, elle m'a pété le nez, ragea le cinquantenaire entre ses dents serrées en désignant Lauren du doigt.
- Y en a marre de vous les jeunes, la sermonna le vieux patron du bar. Vous pouvez pas aller mettre le bazar ailleurs ? J'appelle la police magique moi, sont jamais loin d'toute façon...
- C'est une blague ? protesta Lauren. C'est lui qui me cherche ! Il..."

Excédée, elle tourna un regard désespéré en direction de la jeune femme arrivée un instant plus tôt en espérant qu'elle interviendrait en sa faveur.


Alexandra FitzAncien personnageavatar
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Alex jeta un coup d’œil légèrement admiratif envers la jeune femme, manifestement le goujat n’avait pas choisi la bonne proie ce soir et Alex s’en réjouissait. Néanmoins, aussi jouissif soit-il pour elle de voir ce sous-homme effondré sur le sol avec le nez en sang, elle préférait éviter le grabuge à Bristol, ces derniers temps on ne savait jamais comment cela pouvait terminer. Elle s’adressa donc aux deux batailleurs dans l’espoir de désamorcer le conflit… ou d’y mettre son grain de sel.

Malheureusement, elle ne fut pas la seule à intervenir et si l’aide de son collègue commerçant aurait pu être la bienvenue, elle fut excéder d’entendre encore une fois la vieille rengaine du « les jeunes de maintenant ». Elle capta très nettement le regard exaspéré de la jeune fille et lui adressa un petit signe de tête, elle ne la laisserait pas tomber sur ce coup-là.

« George, c’était pas toi qui disait lors de la dernière réunion de commerçants que la police était trop présente et qu’elle plombait les affaires ? Tu ne vas quand même pas l’appeler maintenant ? D’autant plus que je suis témoin de la scène et que si quelqu’un à quelque chose à se reprocher, ce n’est certainement pas cette jeune femme qui a agit pour se protéger d’un goujat qui se permet de parler aux femmes comme si elles n’étaient bonnes qu’à finir dans son lit. »

Elle aurait bien poursuivi sur sa lancée, invectivé un peu plus cet abruti mais elle ne tenait pas à faire un scandale dans l’Allée des Douze Chênes, sous les yeux de ses collègues. D’autant plus qu’elle savait pertinemment qu’il se plaignait de ses engagements politiques et sociaux un peu trop marqué pour une commerçante.

Alex choisit donc la prudence et se retourna vers la jeune femme :

« Tout va bien mademoiselle ? »

Et tant pis si la logique aurait voulu qu’elle pose plutôt cette question à l’homme en sang sur le sol. Il n’avait eu que ce qu’il méritait.


Lauren McGowanPersonnage décédéavatar
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Lauren adressa un bref signe de tête reconnaissant à la jeune femme lorsque celle-ci prit sa défense et expliqua la situation au commerçant, qu'elle connaissait visiblement. La batteuse voulut intervenir pour préciser que l'homme qu'elle avait frappé ne se contentait pas de mal parler aux femmes, mais elle n'en fit rien. Dans l'état d'énervement où elle était, elle ne s'exprimerait probablement pas avec autant de calme et de mesure que son ainée. "Goujat" n'était certainement pas le mot qu'elle aurait employé pour qualifier la vermine qui venait de se relever maladroitement et lui jetait un regard mauvais, le visage couvert de sang.

" 'tant pour moi Mademoiselle, j'savais pas qu'il vous cherchait des noises, s'excusa le commerçant. Vous avez de la chance que Miss Fitz soit arrivée, devriez pas vous promener toute seule à cette heure-là..." poursuivit-il alors que Lauren haussait un sourcil, clairement sceptique.

De la chance qu’ils soient arrivés ? C'était plutôt ce pervers qui en avait oui ! Le type avait le nez en sang et un instant plus tôt il était encore vautré par terre. Elle maitrisait complètement la situation et elle s'en serait très bien sortie toute seule. Mais encore une fois, l'adolescente serra les dents et retint les remarques cinglantes qui lui venaient à l'esprit. Parce qu'elle savait très bien ce qu'on allait lui répondre, comme toujours. Qu'elle n'aurait pas toujours autant de chance.

Elle ne tomberait pas toujours sur des ivrognes cinquantenaires. Un jour elle s'en prendrait à plus fort qu'elle. Un jour elle répondrait à un type qui s'empresserait d'appeler ses potes à son secours. Et on lui ferait payer d'avoir réagi si violemment, de ne pas avoir baissé les yeux, de ne pas s'être laissée faire. Lauren avait entendu ce refrain des dizaines de fois, et ils avaient sans doute tous raison. Elle était forte, rapide, entrainée, mais elle restait une adolescente de dix-huit ans, seule. Bien sûr qu'elle finirait par croiser plus fort qu'elle. En général les machos du genre étaient si surpris qu'elle se défende qu'ils lâchaient l'affaire et préféraient attendre une proie plus facile, mais ce ne serait pas toujours le cas.

Elle savait tout ça, mais elle refusait que la crainte qu'un jour les choses se passent mal l'empêche de se défendre. Parce que dans ce cas là, personne ne faisait rien, les femmes continuaient de se faire harceler dans la rue sans oser réagir et les choses ne changeraient pas. Alors oui il y avait des risques, mais il fallait bien des gens pour en prendre, et elle était de ceux là.

"On a besoin de moi à l'intérieur, bonne soirée mesdames, s'excusa le commerçant avant de jeter un regard en direction de l'homme au nez ensanglanté. Et vous j'espère ne plus vous revoir dans le coin si c'est pour embêter les pauv' jeunes filles."

Pauvre jeune fille ? Sérieusement ? C'était exaspérant ! Lauren n'avait pas envie de perdre une seconde de plus ici, au risque de péter les plombs, et aurait bien repris sa route immédiatement si la jeune femme qui était intervenue ne lui avait pas demander comment elle allait. C'était gentil de sa part de s'être interposée. Elle l'avait empêché de démolir le visage de cet ivrogne, ce qui l'avait privé d'un bon moyen de défouler mais lui évitait également un casier judiciaire pour coups et blessures, pas conseillé pour entrer au BDA.

"C'est pas elle qui s'est faite agressée non plus..." grommela le cinquantenaire qui s'éloignait déjà.

Lauren prit sur elle pour ne pas le rattraper et lui casser quelques dents, en plus du nez, et se tourna plutôt vers la jeune femme à qui elle adressa une rapide esquisse de sourire.

"Ça va, assura-t-elle avec aplomb. Elle en avait cogné d'autres et elle en cognerait d'autres encore, des imbéciles. Et merci, reprit-elle. C'était sympa."

Maintenant elle avait tout intérêt à fuir, au risque de se voir imposer un énième discours de mise en garde. Oui, c'était dangereux de répondre comme ça à la provocation. Oui, il valait mieux faire comme si on avait rien entendu et passer son chemin. Elle le savait, et elle s'en fichait.

"Je vais par là, alors...lança-t-elle en désignant vaguement une direction derrière elle, priant pour que cela ne soit pas également la destination de son interlocutrice. Bonne soirée."



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