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 Les pieds dans l'Plat [Abel & Clara]

Clara GuipureSeptième annéeavatar
Messages : 233

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Dimanche 14 juin 2009

Pendant que certains révisaient leurs examens de fin d'année, Clara partait. Oh, ni très loin ni pour toujours, certes, mais elle avait besoin de s'éloigner de l'atmosphère étouffante du château. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes de rechercher la solitude. Il fallait croire qu'elle changeait, et c'était sûrement normal: après tout, n'allait-elle pas avoir 17 ans dans une semaine? Cette pensée la fit frissonner comme elle déambulait dans les rues de la Cité Cosmos.

Elle s'était toujours imaginé sa majorité comme un moment de pur bonheur. Un jour où, profitant de sa popularité de future Mrs Guipure, elle ferait une fête gigantesque dans la Salle-Sur-Demande, faisant un peu plus que de l'oeil à James et criant à qui voudrait l'entendre que dès le lendemain, elle passerait son permi de transplanage. Aujourd'hui, force était de constater qu'elle n'était plus rien de tout cela.

Oh, elle était toujours populaire, peut-être un peu plus qu'avant, même, depuis qu'elle fréquentait plus Anwar qu'Amely. Mais elle n'était plus non plus l'héritière d'une maison de mode - même si cela lui allait tout à fait. Quant à James, l'envie de lui faire de l'oeil lui avait passé depuis longtemps. Elle pressentait qu'entre eux, les choses ne s'arrangeraient jamais. Elle s'était faite à l'idée, même. Lorsqu'elle pensait à lui, ce n'était plus avec colère, mais avec le simple sentiment d'une amitié gâchée, ce pincement de regret auquel on ne peut rien. Parce qu'il quittait l'école, elle y penserait de moins en moins souvent, et c'était pour le mieux.

Ah, quitter l'école... plus le temps passait, plus elle en rêvait. De ses projets originels, seul le transplanage demeurait la priorité, la porte vers l'indépendance. Et encore, elle avait découvert un autre moyen de locomotion. Le mois dernier, elle avait eu l'occasion de s'essayer au vol avec Samantha Miller. Elle n'avait pas regretté, et sa décision d'intégrer l'équipe de Quidditch l'année prochaine était presque prise. SI elle restait à l'école. Elle n'en avait pas envie.

Aux yeux de Clara, Poudlard s'apparentait plus désormais à une prison qu'à un cocon. Elle y avait été plus ou moins heureuse, pendant cinq ans, mais ce n'était plus le cas désormais. L'école et ses règles l'étouffaient, les mauvais souvenirs aussi. Tel couloir lui rappelait une dispute avec James, tel autre une conversation avortée avec Amely. La salle des arts lui remémorait l'absence de Victor, la période où sa mère faisait encore partie de sa vie. Même d'Emma, elle s'éloignait. Par la force des choses, parce que son amie était Préfète et amoureuse, parce que Clara pesait désormais ses mots de peur que, sans s'en rendre compte, elle ne lâche quelqu'information à Marley, cette plaie ambulante chef des Jeunesses.

Oh, elle ne nourrissait aucun ressentiment à l'égard de sa meilleure amie. Elle n'était pas non plus malheureuse et passait de bons moments à l'école, de manière différente. Mais elle aspirait à autre chose, et c'était difficile à expliquer. Elle voulait des folies, de la liberté, voir d'autres horizons, que personne n'attende rien d'elle. Et Clara se demandait si attendre encore un an valait le coup. Après tout, que ferait-elle avait des ASPICs? Rester encore une longue année là-bas valait-il le coup d'en subir tous les désagréments? Désagréments qui d'ailleurs, pour certains, ne seraient même plus là. Oui, lui soufflait une petite voix dans sa tête. Car à part Emma et le Quidditch, une autre motivation tenait Clara. Une ambition, pour la première fois de sa vie, d'accomplir quelque chose. De devenir archimage. Et pour cela, il fallait des ASPICs.

Pour cette raison, Clara arpentait la Cité. Un dimanche, certes, mais elle avait révisé la veille et ne pouvait sortir un autre jour. En plus, le dimanche, l'activité serait moindre et elle pourrait apprécier les changements apportés à la fameuse cité ouvrière plus globalement. Elle finit par trouver un banc, non loin d'une vieille maison de brique rouge qui jouxtait un nouvel édifice encore non achevé. S'installant, la jeune fille sortit son carnet à dessin, observa les édifices et commença à crayonner. Elle pourrait donner son avis à Samantha sur le sujet, comme ça, songea-t-elle en repensant à leur courte conversation.

Une fois l'esquisse terminée, Clara décida de s'approcher un peu plus pour trouver un autre angle de vue, et pour observer la structure de plus près. Le nouvel immeuble lui semblait dangereusement bancal, et c'était à se demander quel genre de sortilège le faisait tenir debout. Elle se tenait près de la limite à ne pas franchir lorsqu'un coup de vent lui arracha son esquisse des mains, l'engouffrant près de ce qui serait un hall d'entrée. Avec un cri de frustration, et surtout sans réflexion, Clara franchit le périmètre pour aller récupérer son précieux papier.



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Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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Abel écoutait Isaac d’une oreille traiter détails constructifs avec le chef de chantier -une obscure histoire de joint creux entre le mur et le faux plafond des bureaux- tout en arpentant l’oeuvre architecturale de son collègue ami. Le bâtiment, une future bibliothèque, devait être livré dans deux mois, il s’agissait de la dernière ligne droite du chantier, et Isaac ne se gênait pas pour mettre la pression sur la tenue des plannings. C’était un joli ouvrage, jugeait l’archimage, même s’il n’aurait pas fait certains de ses choix… Isaac avait une patte beaucoup plus esthétique et démonstrative que la sienne, grand fan qu’il était des structures impressionnantes par leur massivité, et des formes délurées. Dans ce projet, pour ainsi dire… Il s’était fait plaisir. « Vaciller sous le poids du savoir », qu’il disait avec poésie, en dessinant une structure porteuse métallique épaisse qui lui permettait toutes sortes de folies, masquée par une brique de parement « pour faire Nimbus », si bien que le bâtiment semblait tenir par la grâce du ciel -ou manquer de s’effondrer, au choix.

Abel, beaucoup plus rationnel et simpliste dans ses approches, n’utilisait pas la brique si c’était pour qu’elle ne soit pas porteuse. Il préférait encore révéler l’acier dans ce paysage très uniforme de petites maisonnettes en brique qui constituaient la ville, quitte à défrayer la chronique… Sa petite halle de marché dans le quartier qu’ils construisaient sur le Mont avait fait couler de l’encre d’ailleurs. Les interminables parlementations entre ses collègues finirent par impatienter Abel, qui alpagua Isaac d’un petit signe de la main vers l’extérieur.

« On se rejoint à l’agence ? J’ai encore du boulot à terminer. »

Son ami leva son pouce dans sa direction, et sans plus attendre, Abel récupéra sa pochette sous son bras, avant de descendre vers la sortie. Alors qu’il franchissait le hall, une feuille volante flotta jusqu’à ses pieds. Au moment où il se baissa pour la ramasser, la voix d’un ouvrier retentit plus loin :

« Hé là, jeune fille ! Vous avez un badge ? Vous ne pouvez pas passer par là comme ça, c’est un chantier ici ! »

L’intruse parut se justifier auprès de l’ouvrier qui l’assénait des règles de sécurité en vigueur sur les chantiers de construction, sans écouter ses requêtes. Abel s’approcha d’eux, le papier en main, pour interrompre leur échange.

« C’est toi qui a perdu ça ? » demanda t-il à l’adolescente blonde.

Son visage ne lui disait rien, si elle habitait la ville, Abel ne l’avait jamais croisée jusqu’à maintenant. Il se tourna momentanément vers l’ouvrier pour conclure la question :

« Je m’en charge, je vais la conduire à l’extérieur. »

L’homme n’insista pas plus et retourna à ses tâches en leur recommandant de faire attention aux gravats qui parsemaient le sol. Abel se fraya un chemin vers la voie publique, la jeune fille sur ses talons, vers qui il se tourna après avoir jeté un oeil plus attentif au papier qu’il tenait encore entre ses mains. Il était évident que le sujet du croquis était le bâtiment en construction. Des conclusions assez rapidement faites dans sa tête, Abel lui tendit son bien pour qu’elle le récupère, mais également pour lui poser une question :

« Tu es en école d’architecture ? D’art ? Tu sais, si ça t’intéresse de voir des chantiers de plus près, tu peux demander la permission à des responsables. Ils sont assez à cheval sur la sécurité ici, mais ils peuvent laisser des étudiants entrer si tu demandes poliment. Et si tu tombes sur quelqu'un de sympa. »

Ce qui n'était pas le cas de l'ouvrier qui l'avait accueillie, il fallait le dire.


Clara GuipureSeptième annéeavatar
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Clara sursauta lorsqu'une voix bourrue l'interpella pour lui signaler qu'elle ne devait pas se trouver là. Se tournant vers l'homme qui avançait vers elle, une mine contrariée sur le visage, elle s'empressa de s'expliquer:

"Je suis désolée, je voulais juste récupérer ma feuille, et je pars tout de suite!"

Mais l'ouvrier continuait à la sermonner et elle assista, impuissante, à la dérive de son croquis jusque devant les pieds d'un homme chargé d'une pochette. Heureusement pour elle, il le ramassa et se dirigea vers eux, volant à sa rescousse.

"Oui, c'est moi mons..." dit-elle en tendant la main pour récupérer son bien.

Mais l'homme se tourna vers l'ouvrier pour lui signifier qu'il s'occupait d'elle. Clara en fut soulagée: s'il était austère, il semblait tout de même moins agressif que l'homme d'ouvrage qui l'avait alpaguée. Elle suivit donc son sauveur en silence, se demandant qui il était. A en juger par sa tenue et son chargement, c'était un artisan, peut-être même un chef de projet? C'était bien sa veine de rencontrer une telle personne dans ces circonstances, geignit-elle intérieurement. Lorsqu'ils furent arrivés hors de la zone interdite, l'homme tendit son bien à Clara qui s'empressa de le reprendre.

"Je vous remer..."

Mais l'inconnu ne semblait pas vouloir la laisser terminer ses phrases. Peut-être était-ce pour le mieux, d'ailleurs, au vu de ce qu'il lui expliqua. Un peu impressionnée, Clara répondit spontanément, se sentant un peu stupide:

"Euh, non, je suis encore à Poudlard."

Oserait-elle enchaîner ou non? Il n'avait pas l'air de la blâmer pour son comportement inconscient, et elle aurait détesté laisser passer une occasion en or. Aussi, tout en rangeant son parchemin dans sa pochette à dessin, elle se jeta à l'eau:

"Vous croyez qu'on me laisserait tout de même rentrer? Si je demande correctement, bien entendu?"



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Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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« Ca peut marcher. Enfin, ça dépend, normalement tu ne peux pas, mais il y a quelques techniques. Un mince sourire s’insinua sur son visage au souvenir de ses quelques escapades d’ancien étudiant. Tu viens équipée d’un casque, tu dis que tu viens d’une école d’architecture, que tu t’intéresses à ce bâtiment en particulier, et ça peut fonctionner si la personne est conciliante. Bon, le mieux c’est de venir avec quelqu’un qui fait partie du projet, bien sûr… »

Ce qui n’était pas forcément facile à trouver. Abel se souvenait avoir lutté pour trouver son premier stage, à Salisbury, où il n’avait aucun contact, simplement sa volonté et son épais carton à dessin. Les yeux clairs de l’archimage se posèrent à nouveau sur le croquis que tenait la jeune fille entre ses mains, qu’il avait un peu regardé avant de le lui rendre, quelques instants plus tôt. Il commenta sur un ton presque trop sérieux, ce ton qu’il avait quand on ne savait pas s’il plaisantait ou non :

« Tu serais crédible, tu as un joli coup de crayon. »

Le dessin possédait réellement des qualités qu’Abel avait noté au premier coup d’oeil. Il n’avait rien de parfait, mais il n'en était pas moins prometteur. L’archimage se prit alors à penser qu’elle ne devait pas se trouver là par hasard, surtout si elle posait des questions sur la possibilité de voir le chantier. Curieux de savoir jusqu’où allait son intérêt, il engouffra ses mains dans ses poches puis se présenta à moitié à la jeune élève :

« Je m’appelle Abel, c’est mon ami qui est responsable de ce projet, révéla t-il, en désignant brièvement le bâtiment. Ca fait longtemps que tu dessines ? »



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