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 « La fraternité a été inventée par les enfants uniques » [Dave]

Cassandre HarperSeptième annéeavatar
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Samedi 27 Juin 2009

Le soleil était déjà haut dans le ciel tandis que Cassandre remontait la Grand'Rue de Pré-au-Lard en direction de Scribenpenne. Elle ne s'était pas levée tôt en ce samedi matin pour le plaisir d'affronter les rayons du soleil qui chauffaient déjà le village sorcier mais avait un but bien précis en venant ici. La grande papeterie de Pré-au-Lard vendait traditionnellement des plumes, de l'encre et autres carnets mais il lui arrivait parfois de se livrer à des braderies exceptionnelles, comme aujourd'hui. Elle avait reçu le prospectus par hibou quelques jours plus tôt et elle avait tout de suite qu'elle devait y faire un tour. En effet, Scribenpenne avait l'intention de vendre des ouvrages rares et anciens, des éditions recherchées des amateurs ou encore des livres qui n'étaient plus édités depuis quelques années. Elle avait toujours aimé la lecture, encore plus lorsqu'il s'agissait d'ouvrages anciens et avait la chance d'être plutôt bien lotie de ce côté-là puisqu'elle venait d'une famille de Sang-Pur qui, par extension, possédait une bibliothèque alimentée par de nombreuses générations de sorciers. La bibliothèque des Harris était exemple l'une des plus belles qu'elle ait vu et elle pouvait y passer des heures et des heures, à farfouiller dans les rayonnages. Néanmoins, son intérêt avait été piqué par la vente et elle avait bien envie de s'y rendre pour dénicher quelques perles. Elle était passée à Gringotts auparavant et avait transplané au début du village, préférant marcher un peu.

Cinq ou six tables étaient disposées devant la boutique, une vingtaine de livres sur chaque, quelques personnes consultant déjà ces derniers. Elle reconnut quelques élèves de Poudlard parmi eux - les examens étaient passés mais certains pensaient déjà à l'année prochaine - et ils posèrent sur elle un regard surpris. Après tout, elle était partie durant un an et les gens ne devaient pas s'attendre à la voir revenir, elle n'avait pas vraiment prévenu de son départ, si ce n'est ses quelques amis. Vrillant ses yeux bleus dans ceux des curieux jusqu'à ce qu'ils se détournent, elle fit basculer ses cheveux sur l'une de ses épaules avant de se mettre à lire la quatrième de couverture d'un livre de botanique. Quelques minutes s'écoulèrent ainsi où elle alla de table en table jusqu'à apercevoir un nom qui l'intéressa immédiatement. Depuis la mort de Bathilda Tourdesac, la célèbre historienne de la magie, il y a dix ans ses ouvrages étaient plus que recherchés par les amateurs, notamment les éditions originales. Elle trouva une Histoire de Poudlard à la jolie reliure bleue et la cala sous son bras tandis qu'elle continuait de fouiller, soulevant les ouvrages historique jusqu'à tomber sur une couverture en velours rouge sombre ornée d'un titre alambiqué. La seconde guerre des gobelins : origines, déroulement, conséquences, étude historique et historiographique d'un conflit social et économique. La base, quoi. Cette édition n'était plus rééditée depuis soixante ans, c'était l'un des premiers livres de Tourdesac, elle l'avait écrit en quelques années après sa sortie de Poudlard et cela avait lancé sa carrière. Ravie, Cassandre s'accroupit quelques instants pour farfouiller dans son sac et vérifier qu'elle avait assez d'argent dans sa bourse pour les deux. Auparavant, la question ne se serait pas posée mais il fallait bien admettre que la situation de ses parents n'était plus la même et que la rente qu'il lui versait avait évolué en conséquence. Satisfaite de son nombre de gallions, elle se redressa, s'attendant à revoir le livre où elle l'avait laissé - sur une pile d'ouvrages de Gilderoy Lockhart - mais ce dernier n'y était plus. A la place, il se trouvait entre deux grandes mains qui appartenaient à...

- Dave Marchebank.

Sa voix claqua dans les airs tandis que ses sourcils se fronçaient et qu'elle faisait face à son ancien camarade de Poudlard. Ils n'étaient ni dans la même année ni dans la même maison mais avaient été préfets et s'étaient souvent croisés dans toutes les réceptions mondaines, que ce soit des Sang-Pur ou du Ministère, leurs pères ayant occupé des postes politiques importants tous les deux. Mais si celui de Cassandre avait vu sa carrière s'arrêter brusquement avec l'arrivée du FREE et de Fiennes au pouvoir, celui de Dave y avait pris un tremplin extraordinaire. Il était désormais Ministre de la Magie et la plupart des gens auraient sûrement dit qu'on ne regardait pas ainsi le fils du Ministre de la Magie mais... Cassandre n'avait jamais fait comme la plupart des gens aimaient.

- Je ne sais pas si c'est tes bouclettes surchauffées par le soleil qui te perturbent mais ôte-toi tout de suite cette idée de la tête : c'est mon livre. Je l'avais pris avant.


   
Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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Il y avait des jours qui méritaient un réveil bien matinal. La veille, Dave avait mentalement mis au point son plan d’attaque très simple : se lever à la première heure pour arriver à l’ouverture de Scribenpenne et avoir une chance de dénicher ce qu’il cherchait. Les braderies d’ouvrages étaient rares à Pré-au-Lard, en général il fallait se rendre jusqu’à Fleury & Bott, ce qui n’était pas simple pour un étudiant de Poudlard. Dave faisait des yeux de chaton à sa tante Coraline ou à la vénérée Griselda pour qu’elles se rendent à sa place lorsqu’une vente à prix cassés lui faisait de l’oeil et qu’il ne pouvait quitter Poudlard. Mais elles ne pouvaient pas toujours se déplacer, et le féru de lecture ratait la moitié des bonnes occasions de l’année, à son grand dam.

Alors, quand Scribenpenne daignait proposer des offres intéressantes, la moindre des choses était que Dave s’y rende armé, tel un gobelin à l’affût d’or. Il arriva parmi les premiers courageux, et se dirigea assez vite vers la table qui exposaient des ouvrages de sciences économiques. Son projet professionnel après Poudlard se précisait de plus en plus, il avait réussi à décrocher un stage à Gringotts -clairement, être le fils du ministre lui avait ouvert cette porte- et depuis quelques mois, Dave s’attelait à lire absolument tout ce qu’il pouvait trouver sur le sujet. Des articles de presse sur les dernières actualités financières aux manuels de gestion, tout y passait, le Serpentard avait cumulé une banque d’informations qui le rendait prêt à passer n’importe quel concours de culture générale sur le propos, même s’il n’avait pas à en passer pour le moment. Peu importait, Dave était le genre à pouvoir lire même sans soif, juste par habitude ou compulsion, parfois : combien de fois s’était t-il plaint -avec exagération- d’avoir déjà tout lu dans la bibliothèque du manoir ? Voilà pourquoi une bonne partie de son argent de poche passait dans les librairies.

Après avoir attrapé la première édition de l’intriguant traité Le marché oligopolistique gobelin : sorciers, réveillez-vous ! et l’alléchant De l’éthique des premières sociétés fiscales : un mythe ? les yeux de Dave bifurquèrent vers la table accolée à celle qu’il consultait. Elle contenait quelques romans ou ouvrages de basse facture -du Lockhart, sérieusement, ça se vendait encore ?- mais au-dessus de tout ceci, une reliure sombre attira l’oeil du Serpentard, qui cala ses livres sous un de ses bras pour tendre l’autre. Par Salazar, ce livre ! Il ne pensait pas le trouver un jour, à moins de fouiller des boutiques spécialisées à Oxford. C’était vraiment son jour de chance.

Une voix sèche le tira de sa contemplation presque religieuse de l’ouvrage. Nez à nez avec Cassandre Harper, Dave n’eut même pas le temps de lancer des banalités, comme à tout hasard « Oh mais tiens, tu es revenue d’Amérique ! ». La jeune fille l’agressa directement pour soutenir qu’elle avait choisi le livre avant lui. Loin de se démonter, Dave haussa un sourcil circonspect, en rabattant tranquillement l’ouvrage contre lui.

« Dommage que tu l’aies laissé sans surveillance, dans ce cas. Cassandre Harper. »

Il reprit sa formulation, prononçant le nom presque comme une moquerie. Il avait déjà eu l’occasion de discuter avec l’orgueilleuse Gryffondor, pour la simple et bonne raison qu’ils fréquentaient les mêmes cercles depuis tout petits, Sang-Purs haut placés qu’ils étaient. Ils s’étaient donc déjà gentiment frittés une ou deux fois, en même temps, pouvait t-il en être autrement entre deux tels egos ?

« Ils n'ont pas de ces fabuleux livres, aux Etats-Unis ? Sache que tu peux m’épargner tes envolées volubiles interminables, en tout cas, reprit Dave, doucereux. Ce livre est le mien, maintenant. »
Cassandre HarperSeptième annéeavatar
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Les yeux bleus de Cassandre suivirent l'ouvrage que Dave venait tranquillement de rabattre devant lui, comme s'il avait des droits sur le livre. Qu'on se le dise, Cassandre était une jeune femme de bonne famille, une Harper, une Bones, une héritière, tout ce qui pouvait se faire de bien dans le petit microcosme des Sang-Pur et elle en était fière. Mais elle était également - au grand damne de certains - une Gryffondor et à cet instant précis, elle aurait pu essayer d'arracher le livre des mains de Dave sans la moindre retenue, quitte à y aller avec violence. Sûrement une violence toute relative au vu de leurs différences de gabarit : elle était plutôt petite lorsqu'il semblait avoir été biberonné au Poussos (et au sang de Gobelin si on en croyait les rumeurs et en tout cas, il semblait en avoir la voracité dès qu'il s'agissait de biens matériels, ou plutôt littéraires.) mais s'il le fallait, elle lui décrocherait un coup de pied. Fils de Ministre ? Et alors ? Il n'irait sûrement en parler à son papa car irait se vanter d'avoir été violenté par une fille qui faisait vingt centimètres de moins que vous ? La manière dont il prononça son nom la fit hausser un sourcil et elle croisa ses bras sur sa poitrine. Et bah quoi ? On s'appelait Marchebank, on avait Lestrange comme belle-mère et on osait l'ouvrir ? Le Royaume-Uni avait décidemement bien changé !

- C'est sûr que ta famille a toujours aimé s'approprier des choses, riposta-t-elle. Des bouquins, les libertés fondamentales d'un peuple...

Faisant une moue faussement innocente, elle haussa les épaules.

- Ooh pardon, il ne fallait pas le dire ? C'est pas grave, papounet a dit que c'était nécessaire.

Elle avait bien rattrapé ses lectures de journaux anglais et restait encore mitigée sur pas mal de points mais comme à son habitude, tout était bon pour provoquer.

- Il peut t'offrir la boutique au pire. Et en attendant, ce livre est à moi. Alors tu le lâches ou je te le fais lâcher.


   
Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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Bien sûr, les piques de Cassandre ne firent pas plaisir à Dave, mais ce ne fut pas assez pour qu’il s’en laisse déstabiliser. Ce n’était pas la première remarque déplaisante qu’il entendait sur le sujet, ce ne serait sûrement pas la dernière, et ce serait même peut-être pire en sortant de Poudlard.

« C’est sûr qu'on en a quelque chose à faire de l’avis d’une expatriée sur la politique d’un pays qu’elle a laissé tomber. Et si tu retournais plutôt sauver l’Amérique, et que tu nous laissais avec nos libertés enlevées et surtout nos livres ? »

Il ne savait pas ce qui avait poussé Cassandre à s’exiler, à vrai dire, il s’en fichait bien, mais si elle avait décidé de jouer la carte des piques, elle allait vite constater qu’il n’était pas le genre à se laisser faire, et qu’il pouvait lui aussi appuyer n’importe où juste histoire de provoquer. Non mais ! Il fallait croire que ce voyage avait rendu miss Parfaite encore plus exécrable qu’avant. C’était peut-être parce que l’année qui s’était écoulée sans elle lui avait fait perdre l’habitude d’entendre le venin de Cassandre Harper, mais par Salazar, cela ne lui avait pas manqué. Encore quand c’était destiné aux autres, c’était plutôt drôle à voir -il le reconnaissait- mais si elle commençait à venir lui chercher des Noises, cela n’allait plus. Elle allait le trouver. Surtout sur un sujet aussi sérieux que la propriété d’un bouquin.

La réplique, aussi stupide que Gryffondoresque, que lui renvoya Cassandre fit hausser un sourcil sceptique à Dave. Sa main se raffermit sur le livre, il prit même soin de le ramener contre son bras, puis de renfermer l’autre sur son emprise, comme une seconde protection. Qu’elle essaye de lui faire lâcher quoique ce soit, il faisait au moins deux têtes de plus qu’elle, songea t-il avec suffisance.

« Ah oui ? Je suis curieux de savoir comment tu comptes t’y prendre. »

Cassandre HarperSeptième annéeavatar
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Dernière édition par Cassandre Harper le Mer 27 Jan 2016 - 16:42, édité 1 fois
- Un pays que j'ai laissé tomber !

La voix de Cassandre claqua dans les airs, moqueuse, narquoise, presque dans un rire et surtout, accompagnée d'un regard de dédain et d'un sourire équivalent. Un an de scolarité aux États-Unis et voilà déjà qu'on l'appelait expatriée, quel sens de la formule ! Disons qu'au vu de son dossier scolaire – brillant sur le plan des résultats, moins sur le plan du comportement – et de ses exploits au Bloody Sunday, se faire oublier pendant un temps avait semblé être une bonne idée aux yeux de ses parents. A quoi bon, alors que Chloé Hellsoft, cette prétendue enseignante qui menait la cabale contre elle avait quitté Poudlard – enfin, après des années d'incompétence ! - pour rejoindre le Ministre de la Magie, qui ne devaient pas se douter de ce qui leur était tombé dessus. Elle les plaindrait presque !

- Allons bon, Marchebank, ton petit cœur frétille de patriotisme depuis que ton cher papa a prêté serment ? Tu n'en peux plus devant l'idée que le pays tout entier est soumis au bon vouloir de ta famille ? Il en faut peu pour te faire de l'effet, non ? J'en plaindrais presque ta copine...

D'Emma Blackbonnes, Cassandre ne gardait que deux souvenirs : leur altercation dans les couloirs en troisième année – qu'elle avait remporté, bien que cette dernière se soit bien battue – et sa présence en réunion des préfets, rougissante de timidité au début puis de plus en plus affirmée. Deux souvenirs, c'était énorme pour Cassandre qui concédait dans les faits peu d'attention à une promotion qu'elle méprisait presque dans son ensemble, tout comme la plupart de l'école d'ailleurs. Elle connaissait leur nom, leur caractère, leurs points faibles, souvent, mais de là à avoir des souvenirs de contacts avec eux... Elle s'épanouissait bien plus de son propre-chef et n'était pas du genre à s'imposer des compagnies qu'elle ne pouvait supporter. Néanmoins, de manière assez paradoxale, Cassandre aimait l'information, l'information, c'était le pouvoir, savoir, c'était agir. Elle se débrouillait juste pour l'obtenir autrement que par les intéressés, ce qui renforçait en plus son effet de surprise. Bénis soient les Sang-Pur et leurs commérages, dans ce cas très précis.

Voir Marchebank refermer ses deux bras autour du précieux ouvrage aurait pu la faire rire en temps normal si cela n'avait pas été son livre enfermé là. Elle l'avait trouvé la première et cet espèce de petit Véracrasse hargneux était arrivé pour le lui voler ! Il était hors de question qu'elle se laisse faire, peu importait qu'il soit plus grand qu'elle, peu importait qu'il soit le fils du Ministre lui-même, peu importait qu'il ait une protection policière ou bien elle ne savait quoi : c'était son ouvrage, elle le voulait et elle l'aurait. Cassandre n'avait jamais été très partageuse – et cette donnée était un euphémisme particulièrement travaillé – mais elle l'était encore moins lorsqu'elle se sentait flouée. Elle avait appris deux choses suite au renvoi de son père du gouvernement : les enfants étaient cruels et si le bas-monde se complaisait dans la médiocrité la plupart du temps, ils n'attendaient qu''une occasion pour se venger malgré leur vacuité intellectuelle et leur médiocrité naturelle et, la deuxième, ce que tu n'auras pas reçu, prends le en double. En l’occurrence, elle voulait ce livre et pourquoi pas d'autres ? Ceux de Marchebank, par exemple, histoire de faire les choses dans les règles de l'art. Sa main glissa jusqu'à sa baguette magique dans un geste prompt, sans qu'elle ne bouge le reste du corps, et elle dégaina avec brusquerie.

- Accio !

Fut un temps, le Ministère avait failli lui briser sa baguette pour des actes de magie en dehors de l'école. Mais désormais, elle était majeure et c'était presque aux périls du monde entier. Bonne baguette, Cassandre ? Certainement. Mais surtout un peu trop prompte à se battre pour une jeune fille de son rang.

Lancé de dé:
 


   
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Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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La réponse acérée de la Gryffondor fit froncer les sourcils à Dave, qui appréciait moyennement la façon dont elle parlait de sa famille. La petite allusion à la fin sur Emma lui déplut tout autant et il répondit au tac au tac, avec froideur :

« Les Etats-Unis ont encore plus gonflé ta tête, on dirait, en plus de t’avoir rendue vulgaire. »

Pourquoi avait t-il fallu que parmi toutes les têtes à claques de cette école, il tombe précisément sur celle dont il avait cru être débarrassé jusqu’à la fin de ses études et surtout celle qui avait assez de culot pour le défier ? Car il y avait un point positif non négligeable à être le fils du ministre de la Magie, c’était que Dave avait à peu près la paix, et recevait beaucoup moins de quolibets que les années précédentes. Ce qu’il trouvait assez pathétique, en soi, même si cela l’arrangeait au final. Les gens étaient si faibles et influençables… mais pas Cassandre, et elle l’avait prouvé à de maintes reprises. Dave était prêt à parier que même si Voldemort ressuscitait sous ses yeux et la menaçait, elle trouverait le moyen de faire la plus fine. Ce qui était… insupportablement Gryffondor, aux yeux de Dave.

Pour le moment, il restait en position de force, ou du moins, c’était ce qu’il s’imaginait. Il n’avait pas prévu qu’elle dégaine sa baguette pour lancer un sortilège, en plein milieu de cette boutique, car lui-même n’y pensait pas : il avait un peu plus de savoir-vivre. Cassandre ne comptait reculer devant rien pour obtenir ce livre, visiblement. Impuissant, Dave vit l’ouvrage lui sauter brusquement des mains pour atterrir vers ceux de la jeune fille, de toute évidence très fière de son coup. Le Serpentard la fixa bien plus méchamment que jusqu’à maintenant : cela suffisait, il n’avait plus envie de rire avec elle.

« Tu cherches les ennuis, Harper ? siffla t-il. Allez, on va pas se battre en plein milieu d’une boutique… Rends-moi ce livre sans faire d’histoire. »

Tout en parlant, Dave guettait les gestes de Cassandre, comme dans un début de duel. Car si elle voulait un duel, elle allait l’avoir… Piqué dans son orgueil, il n’en fallait pas plus à Dave pour riposter. Si elle croyait qu’il allait la laisser faire sa loi de cette façon ! On ne provoquait pas un Marchebank impunément. D’un geste vif, il dégaina sa baguette pour la désarmer :

« Expelliarmus ! »

Sans regarder si son sortilège avait fonctionné ou simplement déstabilisé Cassandre, il se jeta par surprise sur elle pour récupérer le livre par la force de son bras.

Spoiler:
 
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Cassandre HarperSeptième annéeavatar
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Dernière édition par Cassandre Harper le Mer 5 Oct 2016 - 14:17, édité 1 fois
- J'ai heurté ta sensibilité, Marchebank ? persifla Cassandre avec un sourire mesquin quand il lui reprocha d'être vulgaire.

Elle n'était pas vulgaire, elle était une demoiselle de bonne naissance, ayant reçu une éducation tout à fait vertueuse : c'était bien ce que disait sa mère. C'était d'ailleurs ce que répétait sa mère sans cesse à qui voulait bien l'entendre. Cassandre n'était pas vulgaire. Mais elle aimait provoquer, c'était l'un de ses plaisirs coupables et piquer Dave Marchebank et son air si pince-sans-rire était décidément bien trop amusant pour qu'elle s'en prive. Elle ne le connaissait pas tant que cela pourtant, que de loin, à Poudlard et dans les cercles qu'ils fréquentaient tous les deux mais sa réputation n'était plus à faire, tout comme la sienne d'ailleurs. Elle l'aurait laissé absolument tranquille s'il n'avait pas été un voleur sans scrupules, comme son père avec les fortunes des sang-pur et ses lois abusives !

Elle vit avec satisfaction le précieux ouvrage revenir entre ses mains à la suite de son sortilège et elle serra compulsivement ses bras dessus, comme pour l'empêcher de repartir. Marchebank semblait surpris qu'elle ait utilisé la magie si vite mais c'était usuel, chez elle : elle était une sorcière, elle s'en servait, surtout dans des conditions comme celles-ci. Le regard de Dave sur elle se durcit et elle le soutint, sa baguette toujours fermement ancrée dans la paume de sa main. Elle n'avait pas peur de lui, qu'est-ce qu'il croyait ? Que parce qu'il était plus âgé, il pouvait l'intimider ? Il avait l'air de s'être échappé de sa bibliothèque et de découvrir à peine le monde, elle n'avait pas peur de lui. Elle eut un rire méchant lorsqu'il lui suggéra de rendre gentiment l'ouvrage, qu'ils n'allaient pas se battre au milieu d'une boutique.

- C'est toi qui cherche, c'est toi qui a commencé. Je l'avais la première, je cherchais juste ma monnaie. Je vais pas te laisser me voler mon livre.

Elle vit son geste vers sa baguette magique juste à temps et lança son enchantement à la dernière seconde, empêchant l'Expelliarmus de venir la désarmer.

- Protego !

Mais si elle avait pu anticiper l'attaque magique, elle n'eut le temps de rien faire quand il se jeta sur elle pour lui arracher le livre des mains. Elle tint de toutes ses forces et essaya de se dégager, refusant de se laisser avoir de manière aussi grossière. Elle lui donna des coups de coude, des coups de pieds et enfonça profondément ses ongles dans le dos de sa main. Dans leur chahut, ils bousculèrent des tables et firent tomber quelques livres par terre. Bien consciente qu'elle ne gagnerait pas de cette manière, même en s'accrochant de toutes ses forces, Cassandre s'efforça de retourner sa baguette contre Dave.

Premier lancé:
 

Bien décidée à se débarrasser de Dave, coûte que coûte, Cassandre ne réfléchit même pas avant de pointer sa baguette dans sa direction et de lancer son sort.

- Expulso !

second lancé:
 

troisième lancé:
 


   
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#1 'Dé à 6 faces' : 4

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#2 'Dé à 6 faces' : 5

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Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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Le duel mi-moldu mi-sorcier était lancé. Dave s’accrocha coûte que coûte à son emprise sur Cassandre, décidé à profiter de la moindre ouverture pour récupérer le livre. La diablesse se défendait bec et ongles, littéralement. D’ailleurs, il rugit en sentant ses ongles s’enfoncer dans sa main, ce qui alerta quelques personnes autour d’eux. Mais Dave passa outre, et s’efforça de raffermir sa prise, ce qui poussa Cassandre à changer d’angle d’attaque. Si le Serpentard n’avait pas été concentré sur l’ouverture qui venait de se profiler sous son regard, il aurait peut-être mieux anticipé les gestes de son adversaire. Mais, à tendre la main pour récupérer le livre qui tombait entre eux deux, il ne para pas le sortilège que Cassandre lui envoya en pleine figure. Une force le repoussa brutalement, l’éloignant de ses espoirs de reprendre son bien.

La chute fut violente. Dave sentit l’étagère trembler derrière lui, mais heureusement, elle se trouvait contre un mur, ce qui la retint de tomber en arrière et se fracasser sous son dos. En revanche, sous l’effet du choc, plusieurs livres sautèrent hors de leur rangée, pour atterrir pêle-mêle sur le jeune homme. Il pesta, mais peut être pas autant que le gérant de la librairie qui accourut :

« Par tous les mages ! Qu’est-ce que vous avez fait ! Bande de lutins déchaînés ! Merlin ! Mais enfin, faites quelque chose, vous ! »

A ce moment-là, Dave s’aperçut que deux policiers en uniforme se trouvaient près d’eux, dont l’un s’accroupit à ses côtés pour l’aider à se redresser. Un peu rageusement, le Serpentard refusa la main tendue pour se relever seul, et s’écrier, en guise de protestation :

« C’est elle qui a commencé, cette folle ! »


Techniquement, c’était lui qui avait voulu la désarmer, mais elle qui avait lancé le premier sortilège, un inoffensif Accio, certes. Mais peu importait, après tout, c’était lui qui se retrouvait au sol ! L’autre policier qui s’était placé à égale distance entre les deux adolescents, histoire de tempérer leurs ardeurs, fit un geste de la main à Cassandre.

« Baissez votre baguette immédiatement, si vous ne voulez pas avoir d’ennuis. Vous aussi, monsieur Marchebank. »

A la façon un peu réservée qu’il eut de s’adresser à lui, mais aussi à la promptitude avec laquelle deux représentants des forces de l’ordre étaient arrivés, Dave comprit qu’il devait s’agir là de la garde plus ou moins discrète que son père payait pour veiller sur son fils lors de ses sorties scolaires. En pleine période de terrorisme, on n’était jamais trop prudent… Une situation qui ne plaisait pas forcément à Dave en temps normal -aucun adolescent n’appréciait se sentir suivi, même si c’était pour son bien- mais à ce moment-là, il perçut l’utilité d’avoir deux policiers payés pour le protéger lui. Puis il décida, bon Serpentard qu’il était, de s’en servir sans aucune espèce de remord.

« J’espère que vous allez prendre les mesures adéquates pour punir cette furie qui a cherché délibérément à me faire du mal. »

En témoignait son dos meurtri. Quand à son regard, il était fortement appuyé sur les policiers, d’un air de rappeler qui était le fils du patron, ici.
Cassandre HarperSeptième annéeavatar
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Le sortilège de Cassandre fut efficace et soudain, elle se sentit libérée de l'emprise de Dave qui venait de faire la connaissance d'une charmante étagère en bois ancien. Son premier réflexe dut de chercher le livre qui était tombé au sol lors de bagarre mais il semblait avoir disparu à force de piétinements. Vu l'était d'énervement du libraire qui venait d'arriver en criant, il ne servait à rien de lui demander de l'aide pour retrouver le précieux ouvrage. Le service après-vente, de nos jours, ce n'est plus ce que c'était ! Mais elle aurait préféré faire face à un commerçant contrarié plutôt qu'aux agences de police qui venaient de débarquer, l'un se précipitant auprès du petit précieux fils du Ministre et l'autre lui faisant mine de baisser sa baguette, placé entre deux. Téméraire mais pas suicidaire, Cassie s'exécuta sans protester, glissant sa baguette dans le port de sa ceinture. Les imprécations de Dave, qui la traitait de folle, ne lui faisait pas beaucoup d'effet mais elle n'avait pas manqué en revanche le ton sur lequel les officiers de police s'adressait à lui. Évidemment, Môssieur Marchebank se faisait suivre sûrement parce qu'il était incapable de se défendre lui-même, elle venait de le constater. Et forcément, s'en prendre au rejeton du Ministre allait lui causer de sérieux problèmes... Dire que ses parents l'avaient envoyée à Salem pour qu'elle évite les problèmes ! Car Marchebank était déterminé à lui en attirer, elle le vit bien dans la remarque qu'il lança aux policiers et qui lui fit voir rouge.

- C'était de la légitime défense, j'ai été attaquée en premier !

Légère déformation de la réalité. Elle avait jeté le premier sort mais qui pouvait le prouver ? Bien déterminée à ne pas se laisser faire par Dave, qui devait avoir l'envie de la faire punir par la PM, elle fit trembler sa voix et cligna plusieurs fois et rapidement des paupières pour humidifier ses yeux.

- Je ne suis qu'une élève de Poudlard, je vous jure monsieur l'agent, j'ai eu peur, je ne savais pas quoi faire !

Dave avait peut-être été à Serpentard mais le Choixpeau avait failli l'envoyer là-bas aussi...


   
Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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« Oh pitié, mais quelle comédienne ! Remballe tes yeux de licorne effarouchée, tu griffes aussi bien qu’un hippogriffe déchaîné ! »

Cette fille était parfaitement insupportable, profondément calculatrice, et affreusement sûre d’elle. Dave brûlait d’envie de lui rabattre son caquet, pour une fois. Il savait combien cette Gryffondor faisait parler d’elle avec son assurance à toute épreuve, ses multiples talents, et sa tendance à légèrement se croire supérieure au monde entier. Il ne s’était jamais retrouvé directement confronté à elle à Poudlard, ils étaient assez semblables au fond, premiers de leurs promo avec un caractère de scroutt à pétard, cela devait établir entre eux une espèce de paix tacite fondée sur un presque respect mutuel. Mais forcément, s’ils en venaient à se disputer le même précieux livre… C’était la confrontation qui n’aurait jamais dû arriver, pour le bien de tous.

Dave s’était complètement relevé, sa baguette encore en main. Il n’avait pas dit son dernier mot. Il reprit la parole avant que Cassandre ne sorte d’autres mensonges grotesques, en croisant les bras sur son torse.

« La situation est très simple. J’avais un livre en main, elle est arrivée en prétendant qu’elle l’avait pris avant. Classique mensonge pour s’approprier un bien qui n’est pas le sien, n’est-ce-pas ? Surtout qu’elle ment très bien, appuya t-il en lui lançant un regard féroce. Puis elle m’a agressé pour le récupérer. Vous étiez là, non, tapis quelque part, vous avez vu la scène ? lança t-il à l’adresse des deux policiers, désarçonnés, qu’il fixait qu’un regard ombrageux. Ou mon père vous paye juste pour vous balader le nez en l’air à Pré-au-Lard ? »

Il se doutait que la loi sorcière ne devait pas les autoriser à emmener une mineure en garde à vue pour une simple bagarre d’adolescents qui n’avait tué ni blessé personne, mais si Cassandre pouvait se faire un minimum humilier à la place, il s’en contenterait.
Cassandre HarperSeptième annéeavatar
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Il était hors de question qu'elle s'attire des ennuis à cause de Dave Foutu Marchebank. Ses parents l'avaient envoyée aux États-Unis justement pour lui éviter de payer les pots cassés suite au Bloody Sunday. Si elle finissait en garde )  vue deux semaines après son retour juste parce que le fils du Ministre était un despote, comme son père... Elle avait pour elle l'avantage d'être plus jeune et une fille. Dans une société si sexiste, jouer la demoiselle en détresse était toujours un talent utile. Ses yeux humides, sa voix chevrotante et sa petite mine contrite étaient ses meilleures armes face aux policiers. Sauf que Dave ne se laissait pas amadouer par tout cela, vu comment il se rebiffa devant sa petite comédie. Effectivement, elle savait jouer des griffes et face à lui, elle ne s'était pas privée... Hors de question de l'admettre néanmoins.

- C'est toi qui m'as fait mal ! protesta-t-elle, la voix tremblante. C'aurait pu être possible, après tout. Elle était à deux doigts d'avoir de vraies larmes sur les joues.

Face à sa carte de la petite-fille désespérée, Dave comptait jouer les grands rationnels en faisant mine de récapituler la situation... mais en mentant sur les faits. Il lui avait volé son livre ! Et il l'accusait de s'être approprié un bien qui n'était pas le sien ! Si elle n'avait pas été dans sa comédie, elle aurait répliqué qu'il semblait bien s'y connaître, un rapport au régime de son père, peut-être ? Elle ravala son venin, à contrecœur.

- C'est pas vrai ! Son ton était volontairement enfantin. Je l'avais juste posé pour chercher ma bourse et il me l'a pris !

Mais la situation changea complètement lorsque Dave s'adressa directement aux policiers en mentionnant qui les payait... Ça, c'était un coup bas. Elle le connaissait bien, son père lui avait sauvé la mise une fois face au Service des Abus magiques en mentionnant sa situation politique mais ce n'était pas une raison. Sentant qu'elle était dans une voie très glissante, Cassandre s'impliqua encore plus dans son rôle.

- Je... je l'ai pas agressé, je me suis juste défendue... S'il vous plaît, lança-t-elle avec de grands yeux. Est-ce que je peux appeler mon papa ?


   
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« La fraternité a été inventée par les enfants uniques » [Dave]

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