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 Une fois de plus Abel s'envole vers d'autres cieux [Jill]

Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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15 juin 2009


Mine de rien, Abel avait commencé à se faire sa petite routine dans la Ville Rouge, ce qui était plus ou moins signe pour lui qu’il était temps de partir. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, autant il pouvait se montrer attaché à ses petites traditions louisianaise et aimer retrouver son petit chez soi à la Nouvelle-Orléans exactement comme il l’avait quitté, autant lorsqu’il s’agissait d’habiter temporairement ailleurs pour un projet, il n’aimait pas que la routine s’installe dans son quotidien. Comme si son coeur ne devait appartenir qu’à l’endroit de son enfance, il répugnait à l’idée de se fixer quelque part d’autre. Et surtout, son travail était associé à une dynamique de voyage pour lui, aussi quand il travaillait à l’étranger, il aimait changer de lieu d’accueil autant que possible.

Abel songeait de plus en plus à partir, pour trouver un appartement ailleurs en Angleterre. Cosmos était un projet qui lui tenait à coeur, mais il avait cette sensation d’avoir fait son temps, et que la vie ici n’avait plus rien à lui offrir. Après six mois dans cette ville, il estimait avoir terminé de saisir le type « nimbuséen », et désormais, beaucoup de choses le lassaient, ici. C’était un endroit où il ne serait jamais personne d’autre que « Monsieur l’architecte », qui en plus d’être américain, donc étranger à la base, venait changer et bousculer un lieu qui ne lui appartenait pas. Clairement, il était l’envahisseur. N’allez pas croire que cela chagrinait Abel, toutefois. En vérité, cela lui était bien égal, il n’était pas du tout venu pour s’intégrer ici, il était venu comme quelqu’un de passage et désormais, son temps touchait à sa fin, c’était aussi simple que cela.

Il était huit heures et demi du matin quand Abel termina sa descente des rues pavées vers la Cité-Basse où son ami et collègue Isaac Wells l’attendait, pour qu’ils prennent leur café matinal avant de se rendre à l’un de leurs chantiers. Alors qu’il arrivait à sa hauteur, le regard insistant et le silence d’Isaac interpella l’archimage, qui s’arrêta avec cette expression sur le visage qui voulait dire « Il y a un problème ? ».

« Je crois que ta tête du matin me fera toujours éternellement rire, Abel. Avoue t’as lutté avec tes draps. »

La boutade fit lever les yeux au ciel à Abel, qui le poussa un peu pour la forme en marmonnant un « Pff, crétin ». Il était effectivement de cette catégorie de personnes qui n’avaient pas envie de se montrer aimables avant d’avoir passé la terrible première heure qui suivait le réveil, ou d’avoir noyé sa tête dans un café bien noir.

Ils n’eurent qu’à marcher trente secondes avant de pousser la porte de l’Entrepot’es, un bar qu’ils avaient pris l’habitude de fréquenter régulièrement, même s’ils préféraient rester assez discrets à l’intérieur. On se retrouvait vite pris à parti dans des discussions politico-syndicalistes virulentes quand on traînait un peu trop longtemps près de la bande de vieux gaillards du fond de la salle.

Une fois installés dans un coin du comptoir en attendant que le maître des lieux vienne prendre leur commande, Abel se tourna vers son collègue, posant la question qui lui trottait depuis son réveil :

« Alors, ces appartements dont tu me parlais à Londres ? T’as un plan pour moi ?  
-Ah ouais, tout de suite toi, t’es pressé à ce point ? le tanna Isaac qui regardait déjà ailleurs.
-J’en ai marre d’être ici, y a pas un pâté de maison que je connais pas par coeur tellement j’ai tout arpenté, dessiné et re-dessiné. Puis, j’ai envie de bouger dans une grosse ville où je serai un monsieur X, pas l’architecte fiché dans la tête des gens.
-T’as qu’à voir avec l’agence s’ils peuvent pas te trouver un logement de fonction. C’est où déjà votre site d’expérimentation, pour Leopoldgrad ? »

La réponse d’Abel ne sortit pas, car ce fut le moment où le barman vint à leur encontre, ce qui fit lever la tête des deux archimages.

« Bonjour, Jill ! Ca baigne ? Deux cafés s’il vous plaît. Un bien corsé pour Abel, il faut le réveiller. »

Abel n’ajouta rien, se contentant de saluer d’un signe de tête l’homme qui était habitué à voir leur duo traîner par là, et au moins, cette fois, ils n’étalaient pas des plans dans tous les sens sur la table.


Jill CurtissGérant de baravatar
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Un café dans une main et un thé dans l'autre, Jill slaloma entre les tables en bois verni recouvertes de nappes aux couleurs d'automne pour aller déposer les tasses à la table 4 occupée par des touristes irlandais venus visiter la belle Cité Nimbus – ou plutôt Cosmos, ne cherchons pas les ennuis -. Le gérant de l'Entrepot'es lança ensuite un Recurvite à la table 6 que venait de quitter Mr. Hans. Ce vieux monsieur était quelqu'un de très distant et d'assez étrange. Il ne faisait la conversation à personne et avait pour manie de toujours laisser un fond de café dans sa tasse. Café qu'il ne buvait qu'aux trois quarts puisqu'il renversait toujours quelques gouttes sur la table en le buvant. Il réajusta la nappe après l'avoir astiqué et alla écarter un peu plus les rideaux de la fenêtre qui donnait sur la Grand'Place afin de laisser passer un peu plus la lumière matinale. Le sorcier quitta alors la salle à manger qui se trouvait à l'étage de son bar pour regagner le rez-de-chaussé où déjà l'ambiance se faisait plus conviviale.
Jill Curtiss avait ouvert tôt comme à son habitude et quelques ouvriers de l'usine ainsi que des habitués matinaux venaient prendre leur petit-déjeuner ou juste un café entre collègues, entre potes. Jill était vraiment heureux de ce qu'il faisait. Il se sentait bien dans son métier, aussi bien qu'un Nimbusien sur un balai, et ce qu'il appréciait le plus, c'était les sourires qu'il faisait naître sur la bouche de ses clients. Bien que ses horaires étaient plutôt difficiles, ses journées longues et sa vie en dehors du bar peu développée, Jill Curtiss était fier de ce qu'il avait créé et ne regrettait rien. Il tiendra ce bar/restaurant coûte que coûte et rien ne pourra le faire changer d'avis.
Ce matin de juin, Jill avait commencé par ensorceler des balais pour qu'ils balaient les locaux et avait ensuite réfléchit à ce qu'il servirait pour le déjeuner à midi une fois que Rose, sa nièce, serait avec lui. Rose ne travaillait pas le matin mais venait aider son oncle vers les onze heures quand le bar était un peu plus fréquenté pour la pause déjeuner de l'usine. Le matin, Jill s'en sortait bien tout seul.

La radio allumée sur un coin du comptoir braillait les dernières nouvelles tandis que des sexagénaires pariaient dans leur coin sur les résultats des matchs de Quidditch en notant leurs pronostics sur un parchemin. Un courant d'air frais s'infiltrait par la porte d'entrée ouverte et des rayons de soleil naissants inondaient le carrelage et les murs où étaient exposés plusieurs modèles de balais de Quidditch. Jill était en train de profiter d'un moment tranquille pour lire les gros titres de la Gazette du jour, appuyé sur l'armoire qui contenait les différentes bouteilles, quand deux hommes à la tête qu'il connaissait entrèrent dans le bar et s'assirent face au comptoir. Comme toujours, l'ancien ouvrier de l'usine écouta d'une oreille la conversation qui s'installait entre les deux archimages et il capta quelques mots qui lui firent comprendre qu'Abel - depuis qu'ils venaient là tous les matins étaler leurs plans incompréhensibles sur le comptoir, il savait leurs noms – comptait quitter la Cité parce qu'il en avait assez d'être reconnu uniquement comme monsieur l'architecte et qu'il pensait connaître par cœur la Cité à force de la dessiner. Jill choisit ce moment pour interrompre sa lecture et se diriger vers les deux archimages pour prendre leur commande.

« -Deux cafés, c'est partit.»

Il attrapa deux tasses qu'il fit tournoyer entre ses doigts et les remplit de café bien fumant. Il fit ensuite léviter les tasses jusqu'aux archimages en n'oubliant pas de rajouter un spéculos sur la soucoupe. Le sorcier vint ensuite se poster devant les deux jeunes hommes pour leur faire la conversation.

« -J'ai cru entendre que vous vouliez partir M'sieur Abel ? Pourquoi donc ? Qu'est ce que c'est que cette idée ? Vous êtes pas bien ici ? La Cité est un chouette coin pour des jeunes gens comme vous. Ya pleins de choses à faire, on s'ennuie pas ici. Et puis…

- Mais puisque j'vous dis que c'est un gros foutoir l'gouvernement ! J'ai souvent raison pour ce genre d'choses !

- Baisse d'un ton Frink ! T'es pas tout seul !

- Pardon Jill, mais veulent pas me croire les autres !

Jill attendit que Frink soit à nouveau assis et calme pour reprendre.

- Pas moyen d's'entendre causer dans cette baraque,
maugréa-t-il. Je disais donc, si vous partez vous pourrez plus venir boire votre café dans votre bar favori et étaler vos plans farfelus sur mon comptoir tout propre, râla-t-il. Non, vraiment, j'vous en voudrai si jamais vous nous quittez. »


Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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Les cafés arrivèrent à la table des deux archimages, accompagnés de moult commentaires qui faisaient la publicité de Nimbus. Abel plongea ses lèvres dans son café brûlant, presque plus concentré à le savourer qu’à écouter ce que le barman lui racontait, bien que la grosse voix d’un client mécontent le fit légèrement sursauter. Ah, décidément, on ne pouvait faire un pas dans cette ville sans entendre tempêter contre le gouvernement, c’était entre autres pour quitter cette ambiance tendue et morose qu’Abel projetait de partir. La petite conclusion de Jill lui arracha un micro-sourire, qu’il engloutit dans une gorgée de café, avant de reposer sa tasse.

« Je suis sûr que votre comptoir nous sera reconnaissant qu’on ne le salisse plus de tâches d’encre, pourtant. »

Il plaidait coupable, le pot renversé de la dernière fois, c’était le sien… Contrairement à ce que son apparence maîtrisée et réfléchie laissait croire, Abel avait cette tendance à travailler en s’étalant partout, et sans forcément faire attention à tout ce qu’il manipulait. Rien qui n’était pas réparable par quelques sortilèges en général, mais parfois, ses étourderies lui jouaient de plus vilains tours. Oublier ses derniers plans sur une table à l’agence qui n’était pas la sienne, et les penser perdus ? Sa grande spécialité.

« Je n’avais pas prévu en arrivant de rester aussi longtemps ici, à vrai dire. Il a toujours été dans mes projets de déménager à un moment, révéla t-il. Au final, j’ai prolongé mon séjour ici parce que j’avais encore des choses à faire, mais maintenant, il est temps de partir. »

Sans ajouter plus de précisions, car Abel était aussi ce genre de personnes qui pouvaient se montrer assez expéditives, il reprit sa tasse entre ses mains. Isaac, qui se montrait volontiers plus bavard et aimait bien papoter avec Jill, ajouta en faisant ses gestes de la main qui accompagnait tous ses discours :

« Il reviendra vous voir, ‘vous en faites pas ! Son bras tapota paternellement l’épaule d’Abel, comme s’il s’agissait d’un brave petit garçon. Moi je reste encore un moment ici, je le traînerai pour venir boire un verre avec moi de temps à autres. On aime trop vos Cosmospolitain pour disparaître complètement de la circulation, ajouta t-il avec un clin d’oeil. Mais vous savez, c’est un peu notre routine de voyager, surtout quand on prend des chantiers à l’étranger. Abel en a attrapé un nouveau, vous savez, Leopoldgrad, la ville nouvelle dont ils parlent dans les journaux ! »

Ville ô combien glorifiée et louée par la presse, pour toute l’innovation qu’elle apporterait. Le quartier d’affaires qui se placerait en son centre recevait déjà une belle publicité, plusieurs entreprises louait déjà des bureaux même pas encore construits, dans ce qui serait une sorte de City londonienne sorcière. Quant au mythe de la ville itinérante… eh bien, il était en bonne voie pour devenir parfaitement fonctionnel, Abel était plutôt satisfait de leurs avancées.

« Voilà, c’est moi qui veille à ce que ça ne devienne pas un… gros foutoir. » glissa l’archimage après un petit temps, comme pour se souvenir de quel avait été le terme employé par Frink.



Jill CurtissGérant de baravatar
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Jill avait toujours trouvé Abel discret, plutôt introverti et il était rare de lui faire la causette pendant plus de cinq minutes. Ou alors c'était Jill qui n'avait jamais plus de cinq minutes pour bavarder avec le sorcier… Sûrement un peu des deux… peu importe. Peut-être qu'aujourd'hui l'archimage serait plus enclin à discuter et pour l'heure, le bar était assez calme pour que Jill puisse rester près d'eux à surveiller s'ils ne renversaient rien sur son comptoir tout propre et luisant.

« -Vous savez, ce comptoir en a vu des vertes et des pas mûres… C'est pas quelques tâches d'encre qui vont me le fusiller, dit-il pour rebondir à la remarque d'Abel. Mais que ça ne vous incite pas non plus à ne pas faire attention et à me renverser un plein pot comme l'autre jour ! »

Il avait dû utiliser plusieurs Récurvite avant de réussir à éliminer la grosse tâche sombre : il ne savait pas d'où provenait l'encre qu'utilisait Abel mais c'est qu'elle tenait !
Abel expliqua ensuite les raisons de son futur départ qui semblait être pour lui qu'un simple voyage vers un autre lieu de travail. Jill n'avait pas tellement voyagé dans sa vie, ce qui ne semblait pas être le cas d'Abel qui, d'après son accent américain, avait l'air de voyager d'un lieu à un autre sans vraiment se stabiliser à un endroit.

« -Les inconvénients du métier ! Ou les avantages, comme vous le voulez, corrigea-t-il en pensant que son client aimait peut-être voir des horizons différents et qu'il évitait peut-être la sédentarité. Vous faîtes pas un métier facile M'sieur Abel, je le conçois. Vous aimez certainement votre métier puisque vous le faîtes mais bouger d'une ville à une autre ne doit pas forcément être facile tous les jours. M'enfin, j'imagine que vous ne faîtes que répondre aux ordres et que vous allez là où il y a du boulot… Je vais me prendre un café aussi tiens… Si vous voulez des Cosmospolitains ?.. » dit-il en s'éloignant pour aller se remplir une tasse de café sucré tout en écoutant ce que lui disait le collègue d'Abel.

Leopoldgrad. Bien sûr qu'il en avait entendu parler. Beaucoup de journaux présentaient des articles sur la nouvelle cité du future, louant son architecture moderne, son centre économique où de nombreuses entreprises comptaient s'y installer. La nouvelle ville à la mode ne réunissait pas que des avis favorables mais Jill pensait que c'était peut-être une bonne chose. Leopoldgrad pourrait peut-être embellir l'image du pays et finir par être acceptée par les sorciers. Abel ajouta qu'il veillait ainsi que la nouvelle ville ne devienne pas un « gros foutoir ».

« -Je compte sur vous pour ça ! Mais je pense qu'on peut vous faire confiance. Mais si c'est nul et que tout le pays est en colère, je viendrai vous botter les fesses en personne ! Mais vu ce qu'on en dit, ça devrait être pas mal. Qu'est ce qu'il y aura dans cette ville si futuriste ? »


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