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 Nous avons les souvenirs que nous méritons [Leopold :face:]

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14 Juin 2009


Eden Rosebury-Smith, 29 ans, cousine de Roy (What a Face), propriétaire des Paradis d'Eden

L'été s'annonçait brillant sur tout le Royaume-Uni, peut-être à l'image de l'année d'Eden Rosebury. Tout lui souriait depuis ces derniers douze mois : son mariage avec son brillant, adorable, tendre, généreux et parfait mari Jimmynounet, sa grossesse qui la comblait de bonheur tel un Boursouf sous Tenebrosia et son entreprise florissante. Si le blocus de Bristol avait porté préjudice à la communauté des commerçants, son chiffre d'affaire annuel avait été sauvé par sa boutique de Londres et les nombreux contrats, de plus en plus importants, qu'elle avait décroché au fil du temps.

Son nom s'était imposé comme une évidence dans le domaine de la crème patissière et tout sorcier qui se respectait ne jurait plus que par les petits choux à la crème qui sortaient des fours de ses boutiques. En toute modestie évidemment, telle la Rosebury-Calder qu'elle était. Cette réussite professionnelle semblait atteindre son apogée cet après-midi avec le rendez-vous très prestigieux qu'elle avait obtenu.

Car ce n'était pas n'importe qui qu'elle recevait dans son établissement de l'Avenue des Douze Chênes cet après-midi. Le Ministre de la Magie en personne, Président du Mangenmagot, de la Commission Internationale des Sorciers section Royaume-Uni, président du FREE, sauveur du peuple et mécène à ses heures : Leopold Marchebank. Le gala du parti Ministériel se tiendrait pour l'anniversaire de l'élection de Monsieur Marchebank et la soirée s'annonçait grandiose à l'image de toutes les réceptions qui pouvaient ponctuer la vie mondaine de ces derniers mois. C'était une aubaine pour Eden qui comptait sur ce contrat pour assoir définitivement sa place sa suprématie dans son domaine. Qui aurait pu croire il y a quelques années qu'Eden Rosebury, la si petite Eden, arriverait à se hisser là où elle était ? Son Jimmy, en tout cas, lui, avait toujours cru en elle, songea-t-elle avec ravissement tandis que ses yeux se posaient sur le portrait de lui qui ornait son bureau au dessus de la pâtisserie à Bristol. Dessinant un cœur du bout des doigts sur la vitre qui protégeait la photographie, elle abandonna son espace privé pour redescendre dans la boutique privatisée pour l'occasion.

Le service de sécurité du Ministère était venu quelques jours auparavant vérifier que le Ministre pouvait se rendre au Paradis d'Eden en toute sécurité et plusieurs de ses gardes du corps étaient déjà là avant son arrivée, surveillant la scène. Ses employés s'activaient sur les derniers gâteaux qu'elle présenterait au Ministre - elle voulait l'impressionner avec les dernières recettes qu'elle avait inventé en espérant qu'il y trouve son compte pour le gala tandis qu'un de ses Elfes de Maison - payés aussi bien qu'un sorcier - installaient une petite table ornée d'une nappe en dentelle rose dans la cour arrière de la boutique, sur la terrasse du salon de thé. Nerveuse, Eden lissa du plat de la main le tombé de sa robe de grossesse - elle avait désormais un ventre très rond qu'on ne pouvait manquer ou mettre sur le compte d'une trop grande consommation de muffins à la myrtille et baies de licornes - d'un rose éclatant avant de réajuster la fleur qu'elle avait dans les cheveux. Lorsqu'une petite clameur retentit à l'extérieur, elle fit quelques pas au moment où la porte s'ouvrait sur le Ministre de la Magie. Elle posa sur lui deux grands yeux brillants avant de se presser dans sa direction, sur ses petits talons qui claquaient sur le sol blanc et reluisant de la boutique, les mains sur le coeur.

- Monsieur le Ministre, c'est un honneur de vous rencontrer enfin véritablement ! lança-t-elle avec effusion. Bienvenue au Paradis d'Eden ! J'ai voté pour vous, ajouta-t-elle avec un grand sourire comme si cela légitimait sa capacité à parler au dirigeant de ce pays.

Après tout, les innovations proposées par le FREE avaient tout pour lui plaire : plus d'égalité - et elle aimait l'égalité autant qu'elle aimait James et les licornes - des nouvelles maisons pour que des familles y vivent comblées et heureuses et un programme économique favorable aux entreprises et au développement de l'emploi. Et avant tout, Eden était une commerçante et elle était là pour affaires, même si ses affaires prenaient la forme d'un immense gâteau à la crème et au Whisky pur Feu !

Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Il y avait certaines obligations qui étaient plus agréables que d'autres, songea Leopold en remontant l'Avenue des Douze Chênes. Si le ministre n'appréciait pas tout le temps d'assister aux divers évènements mondains auxquels il était invité, il n'avait rien contre le fait de participer aux préparatifs lorsqu'il s'agissait de jouer les goûteurs de petits choux à la crême et autres pâtisseries... Leopold n'était pas un gros mangeur, mais il était néanmoins gourmand et les patisseries d'Eden Rosebury commençaient à suffisamment gagner en notoriété pour attiser sa curiosité. Leopold s'était donc volontiers porté volontaire pour aller tester les gâteaux de la boutique afin de choisir ceux qui pourraient agrémenter le gala organisé le mois prochain à l'occasion de l'anniversaire de son élection.

Un an déjà, depuis que le peuple avait porté Leopold au pouvoir ! Le temps était passé à toute allure et il était pour l'instant bien loin de se lasser de sa nouvelle position. Outre le fait que son quotidien était animé de mille réunions, meetings, prises de décisions et évènements d'importance primordiale, sans oublier les soirées de débauche aux Folies Sorcières, Leopold appréciait l'attention qui était portée sur lui. Grâce à la communication très efficace du Ministère et à l'action des médias ou des célébrités du pays, le ministre suscitait même fréquemment une certaine admiration et les péripéties de la famille Marchebank provoquaient l'admiration. La naissance de son fils approchait à grands pas, mais en attendant, c'était les un an du FREE qui seraient à l'honneur. Et il entendait célèbrer l'évènement avec un gateau gargantuesque, qui ferait pâlir d'envie Mildred Magpie et enverrait celui de son anniversaire aux oubliettes...

Leopold rajusta son noeud de cravate d'un geste automatique puis poussa la porte de la boutique appétissante, non sans jeter un regard avide aux gâteaux somptueux qui étalaient leurs couleurs en vitrine. Si le magasin était joli et bien présenté, ses yeux sombres se fixèrent bien vite sur la jolie propriétaire des lieux. Bien que visiblement enceinte, Eden Rosebury était une femme resplendissante, dont la beauté n'avait d'égal que la hauteur de sa voix, qui tira un sourire amusé et avenant au ministre. Aussitôt, il se sentit passer en "mode électoral", comme chaque fois qu'il faisait face à l'un de ses électeurs. Ce n'était pas bien difficile de se montrer agréable avec une femme telle qu'Eden. Leopold avait imaginé une petite bonne femme enrobée comme propriétaire des lieux mais il n'en était rien. Fine, élégante, et visiblement bonne commerçante, Eden s'attira aussitôt la sympathie de Leopold.

"Miss Rosebury, tout le plaisir est pour moi", répondit-il en serrant longuement sa main dans la sienne, l'air charmeur. Il regarda autour de lui avec curiosité, notant les présentations de pâtisseries aux décorations créatives, et le mobilier de bois clair et de vieux rose.

"Votre boutique m'a tout l'air d'être un véritable délice pour les papilles ! J'espère que vous avez de quoi ravir l'estomac de mes électeurs, ce gala s'annonce particulièrement mémorable. Nous avons déjà confirmé plusieurs centaines d'invités... Pensez-vous pouvoir vous montrer à la hauteur ?"

Ce défi lancé, il fit quelques pas dans la boutique, les mains dans les poches et l'air conquérant, puis reporta son attention sur Eden. Avec un parfait timing, son estomac laissa échapper un grognement sourd - son dernier repas remontait à une dizaine d'heures, la journée avait été chargée - et il lança un regard d'excuse à son hôtesse.



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Eden Rosebury-Smith, 29 ans, cousine de Roy, propriétaire des Paradis d'Eden

Si Eden n'avait pas eu un peu de retenue, elle aurait gloussé au moment où le Ministre avait serré sa main dans la sienne. En réalité, elle faillit même le faire et ce fut l'habitude qui lui permit de garder un peu de sérieux - elle avait appris à prendre sur elle dans le monde des négociations, au moins un minimum - bien que son sourire brillait autant qu'un projecteur dans un stade de Quidditch pour un match de nuit. Ce fut avec tout son sang-froid (ou du moins son équivalent, peut-être une espèce de glaçage comme on en trouvait sur le haut des choux) qu'elle observa le Ministre faire quelques pas dans sa boutique, se retenant de toutes ses forces de ne pas se lancer dans un long discours sur à quel point elle aimait sa boutique et les gâteaux qu'elle y servait, ainsi que ses employés, ses fournisseurs, ses clients... Tout le monde. Elle s'épanouissait véritablement dans son métier et c'était bien pour cela qu'elle n'avait pas accepté d'arrêter et de passer les rênes à Zoey lorsqu'elle s'était mariée.

Elle avait bien senti pourtant que son Jimmy chéri aurait préféré qu'elle reste à la maison pour s'en occuper, s'occuper de lui et de leurs enfants à venir, de leur bébé. Elle pouvait comprendre : il avait des journées longues et des obligations multiples qui faisaient qu'il était toujours très fatigué lorsqu'il rentrait et il fallait bien quelqu'un pour s'occuper de la maison. Le fait que ce soit elle qui doive théoriquement s'en charger était peut-être un peu macho mais disons qu'elle avait l'habitude, elle avait dans ses cousins quelques spécimens qui n'étaient pas des plus féministes, dirons-nous, et elle l'avouait avec toute la tendresse qu'elle pouvait avoir pour eux (cette dernière étant aussi immense que la liste des excuses qu'elle pouvait trouver à son mari, ce qui n'était pas peu dire). Elle aimait trop son métier pour l'abandonner et elle avait bien trop de projets pour son entreprise pour abandonner cette dernière alors qu'elle était en pleine expansion. James pouvait bien rester un peu tout seul le soir, de toute manière, il avait toujours une maraude des sorciers sans-abris à faire pour le Balai Rouge. Dans ses moments de mesquinerie les plus profonds, qu'elle regrettait amèrement après et qu'elle noyait toujours dans la réalisation d'une trentaine de pots de confiture, elle se disait même qu'après tout, Jimmy était un sportif retraité et pouvait bien, lui, rester à la maison. Mais elle s'en voulait toujours de ces pensées méchantes et se disait souvent qu'elle avait dû passer trop de temps avec Carlita, sa petite sœur n'ayant pas la langue dans sa poche dès qu'il s'agissait de parler de son beau-frère (dès qu'il s'agissait de parler de quoi que ce soit d'ailleurs mais c'était une autre question.)

- Nous avons déjà assuré des évènements avec de nombreux invités, assura Eden lorsque le Ministre lui demanda s'ils pouvaient se montrer à la hauteur. Tandis qu'elle prononçait ses mots, l'un ses Elfes - Choupsi - lui tendit leur catalogue, qui présentait plusieurs des soirées organisées sous leur houlette avec des exemples de réalisation, afin qu'elle puisse le présenter au Ministre. Des mariages en très grande pompe, des réceptions d'entreprise ou plus récemment, nous nous sommes chargés de l'anniversaire de Mildred Magpie aux Folies Sorcières, en ce qui concerne les desserts, annonça Eden avec une fierté non dissimulée.

Ce contrat avait été une chance immense puisque ses pâtisseries avaient eu un succès fou ce soir-là. Ce partenariat avec les Folies Sorcières étaient une véritable chance et en plus, cela lui permettait de travailler avec sa Mildy adorée et son cousin Roy qu'elle ne voyait décidément pas assez souvent. Voyant - ou plutôt entendant que le Ministre avait faim - Eden fit un signe de tête à Choupsy (toute cette visite avait été méticuleusement organisé) afin qu'il prépare les plateaux de dégustation, tandis qu'elle se tournait vers le Ministre, les yeux brillants.

- Peut-être souhaiteriez-vous goûter à ce que les Paradis d'Eden peuvent proposer ?

Elle invita le Ministre à la suivre vers la petite terrasse du salon de thé à l'arrière de la boutique, toute éclairée par le soleil en cette fin d'après-midi. Une des tables en fer forgée avait été dressée avec des petits napperons de dentelle et un service à thé tandis que Eden laissait le Ministre s'installer, au moment où deux de ses employés apportaient un chariot contenant plusieurs plateaux.

- Il faut savoir que ce ne sont ici que des modèles, tout est absolument personnalisable, commença-t-elle en soulevant quelques cloches. Nous pouvons donner à vos gâteaux la forme que vous souhaitez ou évidement les parfums que vous préférez.

Saisissant un couteau, Eden commença à couper quelques parts pour les servir au Ministre tandis qu'un Elfe accourait pour lui demander s'il souhaitait boire quelque chose.

- Ici, il s'agit d'une pièce montée de biscuits à la cuillère, chaque étage ayant un parfum différent : framboise, chocolat noir et un lit de pralins pour la base. Pour celui-là, il s'agit d'une mousseline aux fruits de la passion, mandarines, fraises et liqueur de vin des Elfes. Notre spécialité sont les choux à la crème, ceux-là sont au caramel, à la pistache et à la vanille bourbon.

Elle-même ne se servit rien, se contentant d'observer la dégustation du Ministre.

- Je dois vous avouer, roucoula-t-elle, que ces derniers choux sont très appréciés dans ma famille, c'est un peu une spécialité ! Mon cousin adoré en raffole d'ailleurs ! Peut-être le connaissez-vous puisque vous étiez à l'anniversaire de Miss Magpie ? Roy Calder ? s'enquit-elle en toute innocence. Le co-gérant du Cabaret ?

Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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"Je me souviens des pâtisseries de l'anniversaire de Miss Magpie, c'était une réussite en effet", commenta Leopold avec un sourire affable.

En réalité, il n'avait pas eu une minute à lui pour les goûter, mais de loin ils avaient l'air appétissants. Ce serait probablement le cas également pour l'évènement qu'ils préparaient, car les participants d'un cocktail ou d'une soirée semblaient toujours décidés à ne pas lui laisser une minute à lui et chacun y allait de sa petite flagornerie ou de son commentaire politique qui se voulait profond afin d'impressionner le ministre. Or tout ce que le ministre en question avait envie, c'était de pouvoir profiter tranquillement du buffet - surtout quand il y avait des boissons ! Enfin, Leopold parvenait toujours à ses fins, et lorsqu'il avait vraiment faim, rien ni personne ne pouvait se mettre entre lui et la nourriture.

Le catalogue d'Eden avait achevé de le mettre en appétit, aussi suivit-il avec plaisir la gérante des lieux à l'arrière de la boutique. Une agréable terrasse ensoleillée s'y trouvait et il s'installa à la table de fer forgé, notant avec un amusement intérieur la décoration de l'endroit qui lui conférait des airs mignons et féminins, sans grand rapport avec les lieux qu'il avait l'habitude de fréquenter. A vrai dire, il se trouvait un peu déplacé dans cet endroit, avec sa mine sérieuse de ministre, mais le plus drôle était sans doute Alan qui, comme toujours, l'accompagnait discrètement, immobile à côté d'un joli rosier qui embaumait. Leopold esquissa un sourire et reporta son attention sur la charmante sorcière qui lui présentait un assortissement de pâtisseries.

Lorsqu'elle évoqua le fait que les gâteaux pouvaient être faits aux parfums de son choix, il songea qu'un gâteau monalisa agrémenterait idéalement les réunions du cercle des vils, mais il n'en dit rien. Il avait une image de ministre à conserver, et puis cette sorcière à la boutique proprette et mignonnette ne semblait pas du type à consommer...

"C'est parfait ! Mais méfiez-vous, ce genre d'affirmation me donne l'envie de vous donner des challenges... Pourquoi pas un gâteau en forme de ville, pour évoquer la future ville du pays encore en construction ? Comment représenteriez-vous le FREE et cette première année de mandat, par un gâteau, je serais curieux de le savoir !"

Son regard malicieux chercha celui d'Eden comme pour la défier. Puis il s'intéressa aux gâteaux qu'elle lui avait fait servir, qui lui mirent réellement l'eau à la bouche. Il ne fallait pas être difficile pour reconnaître que la renommée montante du Paradis d'Eden n'était pas usurpée, et il laissa échapper un "délicieux" après avoir dévoré son premier chou. Il s'apprêtait à s'attaquer à la pièce montée quand le babillage d'Eden lui fit presque recracher ce qu'il avait en bouche. Roy Calder ! Mais par Merlin, ce petit était partout ! Il ne pourrait bientôt plus faire trois pas sans entendre parler de lui.

"Vous êtes la cousine de Roy ?", répéta-t-il, interloqué. "Au douzième degré ?", faillit-il demander. Il y avait comme un décalage entre le mafieux dépravé et la petite chose sucrée et pétillante qui lui faisait face, et il lui semblait difficile de concevoir que ces deux-là puissent partager des grands-parents communs, mais pourquoi pas après tout ! Son Dave et sa Kessy étaient comme le jour et la nuit, et pourtant ils étaient autant de son sang l'un que l'autre... Aussitôt, l'esprit retord de Leopold fit ce qu'il faisait toujours lorsqu'il découvrait une information nouvelle sur quelqu'un de son entourage : il réfléchit à un moyen d'utiliser cela pour son propre profit, et de préférence pour lui nuire. Le ministre sourit intérieurement, diaboliquement, avant de répondre sur un ton empreint de bonhommie :

"Oui, je le connais en effet, le FREE a organisé plusieurs évènements aux Folies et il nous est arrivé de sympathiser autour d'une partie de...d'échecs version sorcier. Il ne joue pas encore très bien, à vrai dire, j'ai toujours quelques coups d'avance mais que voulez-vous... On n'apprend pas à un vieux sphinx à déjouer l'énigme. Alors je l'entraîne et peut-être qu'un jour, il me battra."

Sur ces bonnes médisances, Leopold enfourna une grosse cuillère de pièce montée dans sa bouche, et prit le temps de savourer le goût des biscuits délicatement parfumés de framboise qui fondaient sur sa langue.

"Alors comme ça, Roy aime les choux à la crême ! Dites-moi donc, miss Rosebury, comment était Roy lorsqu'il était petit ? Je serais curieux de le savoir... J'imagine un enfant plutôt turbulent, ai-je raison ?"




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Eden Rosebury-Smith, 29 ans, cousine de Roy, propriétaire des Paradis d'Eden

Le compliment que lui servit le Ministre sur les pâtisseries de l'anniversaire de Mldred tirèrent un gloussement et un rosissement de plaisir à Eden. Il faut dire que cette soirée avait été très prolifique pour son commerce puisque de nombreux invités hauts-placés s'étaient régalés de ses petits choux : la preuve, cela avait mené le Ministre de la Magie en personne dans sa boutique ! En plus, cela avait rempli de paillettes en sucres le cœur de sa chère amie Mildred et ça, c'était inestimable et portait la jeune pâtissière au comble de la joie. Installée face à Monsieur Marchebank devant ses adorables petits napperons de dentelle dans sa petite cour baignée de soleil, Eden aurait pu ronronner de contentement. Il faudrait absolument qu'elle remercie Mildred pour les contacts qu'elle pouvait lui apporter bien qu'il fallait adjuger à ses confections suffisamment de crédit pour écraser peu à peu le reste de la concurrence comme un fond de tarte de cheese-cake. Il aurait été difficile de le deviner au premier abord - ou au deuxième ou même au douzième - mais Eden avait de manière surprenante un sens des affaires assez développé. Disons qu'elle avait le flair pour savoir ce qui allait marcher - sa gamme de gâteaux diététiques - et ce qui allait faire un flop et qu'elle savait parier sur les bons chevaux, ou plutôt sur les bons gâteaux. Il était sûrement un peu plus facile de la manipuler lors des négociations mais elle gardait toujours à l'esprit les intérêts de son commerce (et avait su s'entourer d'un bon comptable et d'un très bon avocat, surtout, sur les conseils de Jason.)

Ce qu'il aurait également pu être difficile de croire, c'est le fait qu'Eden puisse bénéficier d'un peu de répartie et de culot mais cela aurait été dénier sa part génétique. Aussi lorsque le Ministre lui affirma que la manière dont elle vendait sa chaîne donnait envie de lui proposer des challenge, elle ne gloussa pas, comme à so habitude, mais se contenta d'offrir son sourire le plus rayonnant, son ongle laqué de rose venant tapoter l'une des photos de son catalogue qui représentait le château de Poudlard. Ce gâteau avait été fait pour les onze ans d'un petit sorcier qui allait donc rentrer au collège et avait rencontré un franc succès.

- Comme vous le voyez, nous avons déjà de bonnes bases en architecture culinaire, pépia-t-elle. Quant à savoir comment nous représenterions votre première année de mandat et le FREE... Et bien pour cela, il faut nous engager !

Si la réplique fut prononcée avec un sourire à en faire pâlir un Lumos, le ton était tout à fait commerçant et étonnamment déterminé pour celui qui connaissait les intonations habituelles d'Eden, toutes en courbes, douceur et bonbons au miel de fleurs. Mais la conversation embraya par la suite sur un sujet moins professionnel mais tout aussi plaisant à ses yeux : son adorable cousin Roy. Lorsque le Ministre lui demanda confirmation de leur lien de parenté, elle ne vit en rien la surprise dans son ton et se contenta de hocher la tête avec ferveur et affection.

- Oui, nous avons un an de différence, nous avons grandi ensemble !

Encore une chose difficile à croire tiens mais le contraste entre elle et son cousin passait au dessus de la tête d'Eden comme un Cosmos 2009. Ils n'avaient effectivement qu'un an de différence et faisaient partie des premiers enfants de cette nouvelle génération, avec leur cousin Diego. Ils avaient joué ensemble étant petits - ou plutôt elle l'avait suivi sans cesse depuis qu'elle avait appris à marcher - et avaient fait la majeure partie de leur scolarité à Poudlard ensemble, à une année de différence bien qu'ils ne soient pas dans la même maison. Ils se voyaient évidemment moins l'âge adulte - et Roy était si occupé avec son commerce - mais dès qu'elle le voyait, elle ne pouvait s'empêcher de pousser de petits cris de Boursouf sous TNB et lui sautait toujours au cou.

- Oooooh, fit-elle avec des paillettes dans les yeux lorsque le Ministre révéla qu'il jouait aux échecs avec son cousin. Voilà qu'il devenait ami avec les gens importants de ce monde, comme elle était fière de lui ! Elle avait toujours dit qu'il irait loin de toute manière - il était bien trop intelligent - et l'avait toujours défendu contre vent et marées ou plutôt contre Reyes et Calder. Je ne l'imagine pas jouer aux échecs, je dois bien le dire, il a toujours été si impulsif !

Elle ne voyait pas son cousin adoré se poser tranquillement devant un plateau, à l'image de Jason, mais peut-être que fréquenter des gens très hauts placés aidait à changer d'avis. Peut-être même qu'il s'était mis au golf ou au polo sur pégases ! Voir le Ministre poser des questions sur son cousin dénoua la langue d'Eden, elle qui aimait tant parler de sa famille adorée ! Riant de bon cœur à la remarque, elle hocha la tête avec ferveur.

- Oh que oui, vous imaginez bien ! Intenable, littéralement, il rendait fou les adultes ! Un peu filou, un peu bavard et bon, disons-le, - elle se pencha légèrement vers lui comme si elle allait lui confier un secret d’État sur l'espionnage des russes - il faisait des bêtises ! Mais c'était toujours un a-do-rable garçon, il l'est toujours ! Vous savez, ajouta-t-elle avec un peu plus de sérieux. Nous sommes nombreux alors ce n'était pas forcément facile de se faire une place mais Roynounet a toujours réussi avec brio ! C'est quelqu'un de très brillant, ajouta-t-elle avec une énorme couche de tendresse.

Elle sourit doucement tandis qu'elle pensait à son cousin et par extension au reste de la famille avant de taper dans ses mains, prise d'une idée brillante.

- Oooh vous voulez voir des photos ? J'en ai toujours dans mon bureau ! De nous tous enfants !  
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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"A-do-rable", répéta Leopold en hochant la tête, n'en croyant pas sa chance.

La semaine précédente, le ministre avait connu la pire des humiliations par la faute de ce même a-do-rable Royounet. Suite à un pari perdu, Leopold avait dû se présenter tout de cuir vêtu à sa réunion officieuse des Folies Sorcières, pour le plus grand plaisir de ses dames... Isobel en particulier avait eu l'air de beaucoup apprécié, elle qui gardait toujours une certaine réserve toute professionnelle en présence du ministre n'avait pas pu s'empêcher de rire. Oh, Leopold était beau joueur, et il tenait à honorer ses paris, mais il avait bien la ferme intention de se venger, et l'univers avait décidé de lui sourire en lui offrant l'instrument de cette vengeance...

Dans ces conditions, les gâteaux furent bien vite oubliés : embêter Roy lui paraissait être un objectif bien plus urgent que d'organiser le gala du FREE. Ce gâteau en forme de Poudlard lui avait bien donné une idée, mais il y reviendrait. Pour l'heure, il frétillait presque de plaisir à l'idée des photos délicieusement compromettantes sur lesquelles il allait mettre la main. Que devrait-il en faire ? En glisser une ou deux à Mildred, assurément, cela lui ferait plaisir, mais aussi les afficher dans les locaux des Folies Sorcières pour l'amusement de tout un chacun... Isobel, Hailey ou encore les Veilleurs ne voudraient pas manquer ça.

"Avec plaisir, j'aimerais beaucoup voir vos photos ! Vous savez, Roy est un ami à moi. J'adorerais en savoir plus sur sa famille et sur son enfance", répondit-il avec le sourire carnassier du lion face à la gazelle.

"Vous le connaissez, il peut être assez secret, alors je suis enchanté de rencontrer quelqu'un de sa famille. Comment a-il pu me cacher une cousine aussi exquise !"

Oh, Leopold croyait comprendre pourquoi Roy ne se vantait pas nécessairement de ses liens avec la sorcière qui lui faisait face. Eden était charmante, mais elle tout aussi semblait naïve, et il était prêt à mettre sa main à couper qu'elle ignorait tout des relations de Roy et de ses véritables activités - sans doute se serait-elle un peu plus méfiée sinon de ce ministre qui prétendait jouer aux échecs avec son cousin, le gérant de cabaret. Avec une petite pointe de condescendance, il songea qu'Eden lui semblait être le type même de la ménagère de moins de cinquante ans qui s'occupait tant bien que mal avec ses pâtisseries et qui croyait tout ce que racontait Mildred dans ses écrits, que ce soit l'actualité politique dans Multiplettes ou sa vision du grand amour dans ses romans. Eden n'avait pas l'air difficile à manipuler, et Roy avait donc bien du souci à se faire si quelqu'un de mal intentionné venait à croiser sa route... Quelqu'un comme Leopold, par exemple.

Plantant sa petite fouchette dans son gâteau, il ajouta, charmeur : "Exquise comme cette pâtisserie je dois dire."




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Eden Rosebury-Smith, 29 ans, cousine de Roy, propriétaire des Paradis d'Eden

- Roy est un ami à vous ? répéta Eden avec des yeux ronds comme des Bavboules. Ooooh mais c'est merveilleux ! Il a toujours su se faire plein d'amis, il était très populaire à Poudlard ! Mais un aussi grand ami que vous !

Elle était à deux doigts d'inviter le Ministre de la Magie du Royaume-Uni à prendre le thé chez sa grand-mère avec Roy et toute la famille (sans évidemment se rendre compte que c'était impossible et déplacé, c'était quand même le Ministre de la Magie) quand il reprit la parole pour complimenter ses pâtisseries et déclarer que Roy pouvait être très secret. Hochant la tête avec ferveur, Eden eut un rire et fit un geste de la main.

- Si vous saviez ! On dirait qu'il dirige la mafia tant il est secret ! confirma-t-elle avec un rire. Il aime avoir son petit monde, je crois, comme ça il est tranquille ! C'est souvent le signe des gens qui n'ont pas confiance en eux... réfléchissait-elle à voix haute. Il a peut-être peur de nous décevoir mais il ne faut pas ! On l'aime tellement, roucoula-t-elle avec sincérité.

Elle débordait d'amour pour le monde entier mais le reste de la famille aimait Roy, elle le savait. Il suffisait de voir Carla, elle l'adorait, même si elle disait le contraire ! Avec une pensée pour sa petite Carlita chérie, elle eut soudain une illumination. Elle avait des photos de ses sœurs dans son bureau à l'étage... Mais aussi du reste de sa famille !

- Oooh, ne bougez pas, je reviens ! Apportez-donc un peu de champagne à Monsieur le Ministre ! lança-t-elle à ses employés tandis que ses petits talons frappaient le sol alors qu'elle se dirigeait vers son bureau.

Ce dernier était décoré de manière encore plus rose que le reste de la boutique, tout en dentelle, rose, rose, encore du rose et des choses adorables : c'était comme entrer dans une bonbonnière géante où les seules nuances de couleur venaient des paillettes. Elle ouvrit le dernier tiroir de son bureau en bois de rose peint en rose - cela ne s'inventait pas - et redescendit tout aussi vite vers la terrasse où elle avait abandonné Monsieur Marchebank.

- J'ai des photos si vous voulez ! Alooors, marmonna-t-elle en commençant à le feuilleter. Pointant du doigt après quelques pages un enfant rieur dans un jardin, elle eut une exclamation. Là, c'est lui ! Il avait deux ou trois ans, je crois ! Oh, et là, c'est lui et moi sur le balai jouet de notre cousin Diego ! Et là, c'est lui dans le bain ! Il était trooooop trognon ! Oooh et là, c'est lui sur le pot, comme un grand ! Et là, à sept ans, il jouait à l'Auror ! C'est trop choupi, hein, hein ?

Toute ravie, Eden continuait de tourner les pages. Des photos de famille, des cousinades...

- Oooh ça c'est Roy à douze ans ! Le bébé qu'il tient, c'est ma petite sœur Carla ! Oh, et là, c'est encore Roy bébé ! A la maternité ! Il était tout potelé, de bonnes joues !

Elle releva les yeux vers le Ministre, toute heureuse.

- Ca passe vite le temps !
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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Leopold manqua de s'étouffer avec sa pâtisserie quand Eden plaisanta au sujet de Roy en tant que chef de la mafia. Merlin, il fallait qu'il prévienne son acolyte de se montrer un peu moins secret avec sa famille, ce n'était pas ainsi que l'on évitait les soupçons, bien au contraire ! Quelqu'un qui parlait aisément de tous les aspects de sa vie, y compris des moins reluisants, n'avait rien à cacher, n'est-ce pas ? C'était dans l'audace et dans la transparence apparente que brillait un bon menteur, dans une excellente couverture, et non pas dans les mystères et une discrétion trop appuyée... La couverture, Roy l'avait déjà, c'était les Folies Sorcières. Alors il devait inonder sa famille d'histoires croustillantes à ce sujet, pour détourner leur attention. Après tout, si la crédule Eden elle-même commençait à additionner 1 + 1, c'était que d'autres pouvaient le soupçonner aussi....

"Je suis d'accord, Roy devrait avoir une plus grande confiance en lui", répondit Leopold en conservant son sérieux au prix d'un grand effort. C'était sans doute le plus gros mensonge qu'il ait jamais proféré, ce qui n'était pas peu dire.

Absolument aux anges, Leopold sirota sa coupe de champagne frais - décidément, les Calder-Rosebury savaient recevoir - en attendant qu'Eden lui rapporte l'instrument de la chute à venir de son cousin. L'album photo. Rose, bien sûr.

Le ministre entreprit de tourner les pages avec un délice qui confinait au ravissement, examinant chaque photo avec la plus grande attention tandis qu'Eden lui en faisait le commentaire. Un sourire charmant et poli aux lèvres, il avait les mâchoires tellement crispées pour s'empêcher de rire qu'elles étaient douloureuses. Il ne sut pas ce qui causa sa perte exactement, la photo du bain, celle du pot, ou celle de Roy l'Auror - une vraie perle - mais il finit par éclater d'un rire ravi, en applaudissant joyeusement les photos.

"Ah, c'est un vrai délice que ces photos, Eden, heureusement que vous êtes là pour perpétuer la mémoire de la famille ! Roy était vraiment... trop trognon, oui, c'est le mot ! Quel enfant turbulent, je parie qu'il faisait plein de bêtises à cet âge", s'exclama-t-il avec jubilation, avide d'avoir plus d'anecdotes pour pouvoir se moquer convenablement de son ami.

Sournois, le ministre ne put s'empêcher de demander, ayant déjà oublié la raison initiale de sa présence dans la boutique : "Cela vous embêterait que je fasse une copie de ces photos ? J'aimerais lui faire une surprise, pour lui rappeler ce bon vieux temps, avec sa famille..."

Après tout, il n'aurait pas été Leopold Marchebank s'il avait laissé une occasion pareille, pas vrai ?



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Eden Rosebury-Smith, 29 ans, cousine de Roy, propriétaire des Paradis d'Eden

Il n'y avait bien que Eden Rosebury pour exposer ainsi ses photos de famille à l'homme le plus puissant du monde magique mais elle ne le réalisait absolument pas, toute plongée dans la contemplation de ces souvenirs. Il n'y avait rien qu'elle ne puisse chérir plus que sa famille - même le rose, ce qui n'était pas peu dire - et elle aimait se replonger dans le temps de l'enfance de ses cousins et d'elle. Ils avaient grandi tous ensemble, Roy, Diego et elle n'avaient qu'un an de différence par exemple. Cela l'attristait beaucoup qu'ils se soient éloignés à l'âge adulte même si son père disait que c'était normal. Ils avaient tous leur vie, elle en avait bien conscience mais Eden, en brave Poufsouffle, s'échinait à maintenir ces liens. Elle gardait souvent Emmanuela, la petite fille de Diego qu'elle adorait et gâtait énormément, elle voyait ses sœurs Maria et Alma plusieurs fois par mois, passait un coup de Cheminette par semaine à Carlita même si cette dernière ne répondait pas toujours. Elle écrivait plus que régulièrement à ses sœurs à Poudlard, déjeunait souvent avec Irina quand elle avait du temps, allait au Ministère rendre visite à Jason et lui apporter des gâteaux, ainsi qu'à Adrian, même si elle avait parfois l'impression que ce dernier l'évitait un peu... Elle essayait aussi de garder contact avec Santino et Julius, plusieurs par mois, passait voir sa grand-mère une fois par semaine, ainsi que ses parents, et ses tantes, et ses oncles. Eden était attachée à sa famille.

Et il y avait Roy. Roy, qu'ils voyaient tous beaucoup moins, qui était rarement aux repas de famille, qui se montrait toujours un peu mystérieux sur ce qu'il faisait. Son cousin Roy, qu'elle avait vu s'éloigner un peu désespérément après Poudlard. Alors quand elle le voyait, elle était toujours au comble de la joie. Elle aurait aimé le voir autant que les autres membres de sa famille mais c'était compliqué ! Alors lorsqu'elle rencontrait quelqu'un qui le connaissait, c'était comme récupérer une petite partie de lui et elle ne pouvait pas s'empêcher de s'épancher. Même si c'était face au Ministre de la Magie et qu'elle devait pour cela ressortir les photographies compromettantes - Eden les définissait pourtant comme adorables - de leur enfance. Elle redressa la tête lorsque le Ministre éclata de rire, visiblement ravi de voir ces clichés. Elle eut un grand sourire lorsqu'il déclara que c'était un délice et sourit encore plus, si seulement c'était possible. Elle hocha vigoureusement la tête lorsque le caractère turbulent de son adorable cousin vint dans la conversation.

- Il était plein d'énergie ! On jouait beaucoup ensemble, avec notre cousin Diego ! On a fait plein de bêtises ! Enfin, comme tous les enfants, tempéra-t-elle avec un geste de la main. Dessiner sur les murs, casser des objets en jouant à Passe-Souaffle dans la maison alors que c'était interdit... Il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas ! Mais c'est parce que l'on s'amusait beaucoup ! On se voit moins, désormais, confia-t-elle avec une certaine tristesse, ses yeux tombant sur les photos.

Mais le chagrin d'Eden se dissipa quelque peu lorsque le Ministre de la Magie demanda s'il était possible d'avoir une copie de ces photographies. Encore une fois, une personne normale se serait posée des questions ou aurait eu un certain respect d'un concept nommé "vie privée". Mais tout cela semblait étranger à Eden qui eut un grand sourire, ravie de pouvoir rendre service à un si grand homme, qui plus est, à un ami de Roy.

- Oooooh, comme une exposition photo ? demanda-t-elle avec joie. Bien sûr, ce serait...

Sa voix se coupa en apercevant Cami, l'une de ses serveuses qui lui faisait de grands gestes à travers la baie vitrée séparant la salle de la terrasse. Du doigt, elle désignait les assiettes de gâteaux sur la table comme pour rappeler à sa supérieure les enjeux de cette rencontre. Les employés d'Eden savaient à quel point elle pouvait se montrer distraite et il était important de lui remettre les pieds sur terre de temps en temps. C'était bien pour cela qu'elle progressait dans le commerce : elle était étonnamment bien entourée, comme si l'univers essayait de la préserver un minimum.

- Peut-être que nous pourrions voir cela lors de la signature du contrat, corrigea-t-elle avec un grand sourire. Après tout, il fallait bien qu'elle vende ses gâteaux (en plus des photos de son cousin.) Il serait fier d'elle s'il voyait qu'elle était si bonne négociatrice ! Après tout, il faisait du commerce aussi ! Toute contente, Eden se secoua légèrement sur sa chaise avant qu'une question ne lui vienne à l'esprit. Mais d'ailleurs, monsieur le Ministre, comment mon cousin et vous êtes devenus de si bons amis ?
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Derrière ses abords naïfs, Eden Rosebury-Smith était une commerçante dans l'âme, cela se voyait à la façon dont elle ramenait leur discussion à l'objet de leur rencontre, et à ses succès passés. Cela, Leopold ne pouvait que le respecter, même si d'autres aspects de la sorcière lui semblaient délicieusement incongrus. Comment Roy avait-il pu lui dissimuler aussi longtemps une telle sorcière ? C'était tout un personnage, cette Eden, un personnage drôle et attachant. Ce dernier point était plutôt surprenant pour Leopold, qui avait plutôt tendance à trouver horripilant, voire méprisables, ce type de gens. Mais Eden avait un côté décalé qui lui plaisait beaucoup.

"Hé bien, vous venez de présenter deux arguments de poids en faveur de cette signature", répondit Leopold d'un ton léger, tout en coupant un nouveau morceau de gâteau de la pointe de sa fourchette. "Vos délicieuses pâtisseries, et vos anecdotes sur mon cher ami !"

Il n'était pas aisé de répondre à la question qu'elle lui posa ensuite. Eden connaissait-elle les activités illicites de son frère, et soupçonnait-elle ses liens avec le gouvernement ? Non, à en juger par ses propos précédents, et sa touchante naïveté, qui l'empêchait de se montrer honnête. Pour autant, il n'était pas obligé de lui mentir complètement :

"Ah, je ne devrais sans doute pas vous répondre...", commença-t-il, l'air penaud. S'avançant un peu sur son siège, il examina son interlocutrice de son regard noisette, comme pour déterminer si elle était digne de confiance.

"Cela reste entre nous, mais il m'arrive régulièrement de fréquenter l'établissement de votre cousin. Les responsabilités politiques qui pèsent sur moi sont parfois si lourdes que je ne résiste pas à la tentation d'aller me détendre au casino, et il s'avère que j'ai déjà défié votre frère au poker. Evidemment, un ministre ne devrait pas être vu trop souvent dans un endroit tel que les Folies Sorcières - endroit respectable, bien entendu, mais ça ne fait pas très sérieux pour un ministre, vous comprenez... Alors j'essaie de ne m'y rendre que lors d'évènements spéciaux, lorsque je reçois des invitations officielles, comme pour l'organisation de Miss Monde Magique ou pour l'anniversaire de Miss Magpie."

Eden elle-même avait bien dû se rendre aux Folies Sorcières de temps à autre. Il était prêt à parier qu'elle n'avait pas la moindre idée de la moitié des activités qui s'y déroulaient, surtout les moins recommandables.

"Je trouve la compagnie de Roy rafraîchissante, sans doute parce que je suis entouré de politiques à longueur de journée, peut-être aussi à cause de l'écart d'âge."

Une pensée traversa son esprit à la mention de l'âge et il révéla à Eden d'un ton amusé : "D'ailleurs, son père Victor, votre oncle donc, était dans mon dortoir, à Serpentard. Nous n'étions pas très proche, et me voilà ami avec son fils, la vie est étrangement faite, parfois."



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Eden Rosebury-Smith, 29 ans, cousine de Roy, propriétaire des Paradis d'Eden


Ravie comme une licorne en liberté, Eden laissa échapper un glapissement de joie lorsque le Ministre annonça qu'elle avait avancé deux arguments de poids en la faveur de la signature d'un contrat. Elle était certaine de ses pâtisseries mais elle n'était pas la seule à en faire dans le monde magique, peut-être que le palais du Ministre Marchebank le porterait ailleurs. Mais savoir que grâce à son cousin Roy adoré, elle avait plus de chances de remporter ce grand projet, la portait aux nues ! Oooh, il serait tellement heureux de savoir qu'il l'aidait à faire des affaires, lui qui était aussi un commerçant de Bristol ! Tout ça contre quelques adorables photographies de lui, qui faisaient sourire quiconque pouvait les voir. En même temps, elles étaient teeeellement mignonnes et Roy était teeeeeellement mignon à cette époque qu'on ne pouvait que craquer ! Choupsi l'Elfe apporta de nouvelles pâtisseries au Ministre - un baklava au miel de Ragnarov, délicieusement sucré et croustillant, un flan parfumé à la noisette et un crumble de fruits exotiques qui explosaient sous la langue quand on mordait dedans.

- Je suis ravie que cela vous plaise, Monsieur le Ministre. Sachez que ce qui est ici n'est qu'un échantillon : les gâteaux seront à la hauteur de votre imagination, nous pouvons tout inventer !

Pourtant, Eden avait reçu une formation plutôt classique de pâtissière. Passionnée dès qu'elle avait pu marcher, elle avait suivi les traces de sa grand-mère Isabella puis des Elfes de Maison du collège Poudlard quand elle avait rejoint la merveilleuse maison d'Helga. Au début, ils étaient surpris de sa présence mais à force, ils avaient fini par s'y faire. Il faut dire que Eden avait été persévérante comme un Niffleur devant un coffre au trésor : elle était descendue tous les jours jusqu'à ce qu'elle puisse s'y sentir chez elle. Elle avait appris de précieuses choses là-bas, sur l'art de la cuisine en générale, mais, tout comme dans son caractère, elle préférait le sucré. Elle avait quitté Poudlard pour faire un apprentissage en restauration et avait finit par devenir pâtissière. Mais ce qu'elle préférait, c'était inventer. Au début, cela donnait d'aussi bons résultats que Roy Calder et l'honnêteté mais au fil du temps, elle avait fini par réussir des associations de plus en plus audacieuses et qui remportaient tous les suffrages. Les Paradis d'Eden proposaient donc des versions classiques des pâtisseries habituelles mais aussi des choses originales, comme des éclairs à la gelée de papaye et au kiwi, des pièces montées destructurées aux parfums changeants selon les bouchées ou bien même ces petites billes de chocolat avec en leur cœur le parfum préféré d'enfance de celui qui la consommait. La magie permettait de faire des choses fantastiques et elle ne s'en privait pas.

Quand le Ministre lança qu'il ne devrait sans doute pas lui répondre, Eden ouvrit des yeux grands comme ceux d'une chouette, aux aguets. Il s'était légèrement avancé sur sa chaise et elle fit de même par mimétisme, aussi passionnée par ses paroles que si elle avait en face d'elle le plus grand des professeurs au monde. Quand il ajouta que cela devait rester entre eux, elle hocha la tête, frénétiquement. Elle n'était pas la meilleure pour garder des secrets, bien loin de là mais elle essayait de s'améliorer. Certes, elle avait dit au dernier repas de famille dernier secret de Maria, entre l'entrée et le plat, mais cela lui avait échappé ! Elle essayait de se retenir mais elle parlait si facilement que les mots - et les choses qu'il ne fallait pas dire - lui venaient tout seul. Quand il s'agissait de bonnes nouvelles, elle avait naturellement envie de les partager pour voir tout le monde être heureux ensemble et répandre le bonheur, comme un arc-en-ciel répandait les sourires sur les visages. Lorsqu'il s'agissait de mauvaises nouvelles, elle avait envie de consoler les gens et que tout le monde le sache afin que la personne triste soit bien entourée. Elle n'avait que de bonnes intentions mais parfois, et elle le comprenait même si cela la rendait chagrine, les gens lui en voulaient. Pour le secret du Ministre, elle voulait néanmoins bien faire un gros effort : après tout, c'était le Ministre de la Magie.

- Oooooh, lança-t-elle, toute impressionnée après les révélations de Leopold. Je ne vois pas le problème, pépia-t-elle. Les gens ont tendance à penser que le Ministre de la Magie doit être absolument irréprochable, ils sont là, à tout guetter dans les journaux, comme ma sœur Maria, tiens ! Mais vous savez, moi, je pense que le Ministre doit être tout aussi humain que les gens qu'il dirige ! Sinon, il ne pourrait pas comprendre les erreurs des gens et leurs faiblesses et leurs vies, en fait ! Vous ne devriez pas avoir à vous cacher, conclut-elle comme si elle venait de faire un grand discours sur les droits civiques des êtres de l'eau. Je suis heureuse que mon cousin vous permette un peu de vous divertir, c'est un garçon si drôle, si charmant, si adorable avec ses amis. S'il n'était pas mon cousin, je le voudrais en ami, parce que je saurai que je peux compter sur lui !

Il ne vint pas à l'esprit d'Eden que peut-être, Roy ne voudrait absolument pas être ami avec elle s'ils ne partageaient pas le même ADN.

- Vous connaissez mon oncle Victor aussi ? s'enthousiasma-t-elle. Oh, c'est presque comme si vous faisiez partie de la famille alors !

Il y avait des choses qu'on ne pouvait pas dire à l'homme le plus puissant du monde magique et pourtant... Eden les disait. Sans problème. En souriant et en le regardant avec de grands yeux ravis et illuminés comme un ciel étoilé d'été. Elle appréciait tellement le Ministre, qu'elle trouvait intelligent, proche des gens, chaleureux, gentil et puis c'était un ami de Roy, que demander de plus en gage de qualité ? Toute ravie, elle se redressa sur sa chaise en battant légèrement des mains tandis que Choupsi apportait de nouvelles coupes de champagne, qu'il proposa humblement à Leopold et même à son garde du corps, près du rosier. Eden en saisit une et la leva légèrement.

- Monsieur le Ministre, je propose que nous buvions à un contrat futur plein de possibilités et... d'amis en commun !  
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La bouche pleine de crumble de fruits exotiques, Leopold écoutait Eden d'une oreille tandis qu'elle babillait au sujet de sa position de ministre, de Roy puis de Victor. C'était fou ce que cette femme paraissait naïve, et elle devait probablement en agacer plus d'un, mais aux yeux de Leopold elle n'en était que plus attachante. Eden, c'était tout son contraire, quelqu'un de profondément bon, gentil, qui ne voit que le positif autour d'elle et qui se réjouit de choses simples, comme d'une explosion de saveurs dans une pâtisserie. Elle semblait transparente comme de l'eau de roche, là où Leopold était opaque, hypocrite, menteur et mauvais. Elle paraissait généreuse tandis qu'il était égocentrique et cet ensemble de qualités dont il était parfaitement dépourvu le fascinait quelque peu. Qu'il devait être agréable d'être Eden ! Leopold était prêt à parier qu'elle était heureuse dans la vie, puisqu'elle ne parvenait pas à voir la noirceur du monde. Comment Roy pouvait partager l'ADN d'une femme pareille le laissait songeur, et c'est à cela qu'il pensait en dégustant ses pâtisseries.

"Vous me faites trop d'honneurs", répondit-il avec amusement lorsqu'elle affirma qu'il faisait pratiquement partie de la famille. Leopold était persuadé que Roy se serait étouffé en entendant une phrase pareille.

Son plaisir semblait sans fin, puisqu'une nouvelle coupe de champagne lui fut apporté par le petit elfe qu'il remercia chaleureusement. C'était l'une de ces journées où sa position de ministre lui semblait les plus appréciables... Leopold imita Eden et leva son verre, pour venir effleurer le sien en un léger tintement.

"A notre nouveau partenariat", approuva-t-il avec un sourire confiant. Ses recherches s'arrêteraient là, il ne trouverait pas mieux qu'Eden, qui paraissait parfaitement dévouée à la cause, et ses pâtisseries délicieuses pour assurer la tâche. Le ministre prolongea la dégustation encore un moment pour le simple plaisir de profiter de la compagnie raffraichissante d'Eden, de ses anecdotes et de son hospitalité, puis il finit par prendre congé, non sans une promesse de contrat. Leopold s'en fut enfin, des photos sous le bras, et un sourire triomphant aux lèvres.
RP terminé.



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Nous avons les souvenirs que nous méritons [Leopold :face:]

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