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 Une question d'intégration [Marlene/Az]

Azénor ReynoldsEmployée aux Transportsavatar
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Dernière édition par Azénor Reynolds le Lun 22 Aoû 2016 - 19:15, édité 1 fois
Vendredi 10 juillet 2009 (jour de la St Ulrich)

Les vacances étaient là et pour la première fois depuis des années, Azénor n’était pas descendu du Poudlard Express. Comme lorsqu’elle était enfant, elle avait attendu à côté de ses parents de voir descendre ses petites sœurs et son frère. Elle avait passé la soirée dans le manoir familial mais avait dû rentrer à Londres promptement. Les vacances à Poudlard s’accompagnaient toujours d’un changement dans le rythme de vie des sorciers. Pour quelques semaines et après des mois d’absence, les enfants étaient de retour dans les foyers et les familles se recomposaient. Azénor, simple stagiaire, sans enfants n’avait pas eu d’autres choix que de travailler pour remplacer les nombreux congés.

Malgré tout, elle appréciait à sa juste valeur l’arrivée des vacances d’été. Les rues grouillaient de nouveau d’enfants, apportant une joie bienvenue dans ces temps troublés. L’humeur était à la fête après des mois de tension et Azénor appréciait ce répit. Et comme si cela ne suffisait pas, le soleil avait décidé de pointer le bout de son nez caressant doucement les peaux et réchauffant l’atmosphère.

C’est donc vêtue d’une petite robe d’été qu’Azénor parcourait le Chemin de Traverse. D’un pas énergique, elle venait de quitter le Ministère pour rejoindre Mary dans un de leurs bars préférés. Elle avait pris ses petites habitudes tout au long de cette année et trinquer avec Mary après un vendredi trop long était devenu un moment qu’elle chérissait.

Mais aujourd’hui n’était pas un jour comme les autres. Mary avait réussi ses examens de juin et était désormais en deuxième année dans ses études de sage-femme. Cette semaine, les nouvelles recrues avaient fait leur rentrée et Mary s’était vue attribuée une filleule. Azénor avait hâte de découvrir le visage de celle que son amie guiderait dans ses études et dans sa nouvelle vie de Londonienne.

Une vie d’étudiante londonienne impliquait de connaître quelques bons bars et des personnes sympathiques. Mary avait donc organisé une petite soirée pour présenter sa filleule à Azénor.

Le bar était bruyant, la terrasse bondée mais par chance Mary était arrivée en avance et était déjà installée face à une jeune femme à la belle chevelure brune. Azénor s’approcha avec enthousiasme :

« Bonjour ! Moi c’est Azénor, une amie de Mary depuis de longues années maintenant ! Je suis ravie de faire ta connaissance ! Félicitations pour ton entrée dans cette formation. C’est un beau métier que sage-femme… Tu te rends compte que tu vas aider des centaines de femmes à mettre au monde leur enfant. Franchement, c’est vraiment génial ! Si j’avais eu le courage de me lancer dans des études, j’aurais peut-être fait ça mais j’ai pas la patience, tu comprends… Enfin, t’en penses quoi jusqu’à présent ? Et tu vas bien au fait ? »



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Situé dans les docks, pas très loin de la Tamise, le bar qu'avait choisi sa marraine Mary avait une grande terrasse près de l'eau et elle était donc bondée en ce début de soirée d'été. Pas très à l'aise de passer devant tous ces gens – qui ignoraient pourtant sa présence et se contentaient de continuer tranquillement leur conversation mais c'était plus fort qu'elle – Marlene ne se détendit que lorsqu'elles trouvèrent une table. Faisant glisser son sac en bandoulière sur sa chaise et retirant sa légère veste, elle jeta un coup d’œil autour d'elle. C'était assez nouveau pour elle tout ça – pas qu'elle n'ait jamais mis les pieds dans un bar – mais sortir ainsi. Sept ans à Poudlard n'aidaient pas vraiment à faire de folles soirées en ville et son père avait toujours été très strict sur ce genre de chose. D'ailleurs, elle devait signer les papiers de son appartement le lendemain mais il lui avait encore dit de ne pas rentrer trop tard, ce qui l'avait doucement agacée.

Ce n'était pourtant pas le moment d'y penser, songea-t-elle tandis que Mary lui adressait un grand sourire. Sa première semaine en tant qu'étudiante sage-femme se terminait ce soir et elle en sortait heureuse. Elle avait passé son temps à observer les différents postes de travail et ses différents collègues mais elle avait hâte de commencer la formation en elle-même. Avant d'y entrer, elle n'aurait jamais soupçonné qu'un si grand service puisse tenir au rez-de-chaussée de l 'hôpital Sainte-Mangouste. Les étages étaient réservés aux blessures et maladies et magiques mais le rez-de-chaussée accueillait des cas plus classiques comme les crises cardiaques, les accidents sans intervention de la magie, ou bien encore le service Maternité, Gynécologie et Pédiatrie. Deux grandes portes en verre et trois secteurs qui travaillaient entre eux. En tant que future sage-femme, Marlene serait en maternité et gynécologie, elle travaillerait avec des Médicomages et des infirmiers. Ils s'occupaient donc des naissances, des suivis de grossesse mais aussi de la contraception et du suivi des femmes au cours de leur vie, leur avait expliqué la directrice du service, lorsqu'elle avait accueilli les nouvelles arrivantes – c'est-à-dire elle et Wendy Mason – lorsqu'elles étaient arrivées lundi.

Jusqu'ici, elles avaient rencontré les sage-femme de la promotion supérieure – elles étaient quatre, dont une redoublante - et Mary s'était désignée pour être sa marraine, répondre à sa question, la guider dans ses premiers pas. Elle lui avait donné des conseils pratiques sur l'organisation de l'hôpital (la cafétéria était toujours bondée, il valait mieux amener son repas, toujours avoir un carnet et un stylo dans la poche de sa blouse, travailler dès qu'elle rentrait le soir pour que tout soit frais dans sa tête, se forcer à faire une sieste avant les gardes de nuit...) et Marlene avait tout noté consciencieusement (après tout, elle et les carnets, c'était déjà une grande histoire). Elle avait assisté pendant la semaine à des consultations de prescription de contraception – la sage-femme qui s'en occupait ce matin-là lui avait dit que c'était l'une des premières tâches qu'elle pourrait accomplir seule – à la pesée et à la mesure de deux nouveaux-nés (et ils étaient absolument adorables avec leurs tous petits doigts et leurs petits nez) et à des suivis de grossesse. Pas d'accouchement la première semaine, mais elle attendait la suite avec impatience.

Au moment de quitter Sainte-Mangouste, Mary lui avait proposé d'aller boire un verre pour « faire connaissance » et Marlene avait accepté de bonne grâce, même si un peu intimidée. Les filles de la promotion d'au dessus paraissaient tellement plus affirmées et à l'aise, elles se connaissaient déjà bien, tandis que elle avait l'impression de détonner dans sa blouse rose pâle qu'elle trouvait encore un peu grande (ou intimidante). C'est ainsi qu'elles s'étaient retrouvées dans ce bar des docks, sa marraine affirmant qu'une amie à elle les rejoindrait plus tard. Elles avaient commandé deux cocktails colorés que le serveur venait de leur apporter et papotaient avec une certaine animation, la conversation étant assez fluide du fait du caractère léger et volubile de Mary.

- Et alors, s'enquérait-elle, tu t'es installée à Londres ? Tu viens d'où à la base ?

Marlene secoua doucement la tête, sa main sur la surface fraîche de son verre.

- Non, à Manchester ! J'ai de la famille là-bas, alors je transplane tous les matins.
- T'as du courage, répondit Mary en riant. Personnellement, après une garde de nuit agitée, je ne prends pas le risque de transplaner : mon appart' est sur la ligne directe de métro qui mène près de l'hôpital, je grimpe dans la rame et je me laisse porter !

Marlene avait songé un bref temps à vivre à Londres mais les loyers étaient élevés et la ville lui paraissait plus hostile que Manchester, qu'elle connaissait bien. Cela serait l'occasion de se rapprocher de sa famille – elle n'avait évidemment pas précisé qu'elle était sage-femme à Londres – et notamment de son grand-père paternel, qui était un peu malheureux tout seul. Elle n'eut pas le temps d'expliquer tout cela à Mary qu'une tornade brune s'approcha de leur table, débitant un nombre de mots à la seconde assez impressionnant. Elle releva les yeux pour reconnaître Azénor Reynolds, qui avait été dans l'année au dessus d'elle à Poudlard. C'était un peu le genre de filles qu'elle admirait, sociables, appréciées, qui semblaient à l'aise en toutes circonstances, lumineuses. Elles ne s'étaient jamais adressé la parole aussi fut-elle assez surprise de l'enthousiasme d'Azénor à son égard mais après quelques mili-secondes de flottement, Marlene se ressaisit et lui adressa un sourire, décalant dans le même temps sa chaise pour qu'elle puisse s'installer plus facilement.

- Salut ! Elle avait été noyée sous les questions, aussi s'efforça-t-elle de répondre à celles dont elle se souvenait. Merci, je suis contente d'y être entrée aussi ! J'aime bien jusqu'à présent, c'est intéressant, beaucoup de choses à apprendre ! Et ça va, et toi ?

Visiblement habituée à l'énergie de son amie, Mary ne sembla pas s'en formaliser.

- Az, je te présente Marlene ! Et Marlene...
- Azénor Reynolds. On était à Poudlard ensemble, répondit-elle avec un sourire.

Pas étonnant qu'elle n'ait pas été remarquée, elle, avant son poste de préfète, mais elle avait retenu le nom des autres.

- Tu étais à Gryffondor, j'étais de Serpentard, l'année d'en dessous !


Marlene Barclay
   
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Azénor claqua une bise amicale sur les joues de Mary avant de faire de même avec Marlene, ne pensant pas un instant que ce geste pouvait être un peu trop familier pour la jeune femme. Marlene, puisque c’était son nom, eu tout juste le temps de reprendre ses esprits pour répondre à la tirade d’Azénor. Sa bonne éducation la poussa à retourner la question à l’ancienne Gryffondor, souhaitant savoir comment elle allait. Grossière erreur, si tout un chacun répondait à cette question par un banal « Ca va », Azénor, elle, l’entendait au sens littéral et en profitait pour raconter ses dernières aventures.

« Et bien, écoute, plutôt bien ma foi ! On a beaucoup de travail au Ministère en ce moment. Je ne sais pas si Mary te l’a dit mais je travaille au Ministère, au département des transports magiques ; je ne suis que stagiaire mais j’ai bon espoir d’obtenir un vrai poste, je crois que je ne suis pas trop mauvaise. Bref, je disais donc que le Ministère bat son plein, le service des transports est pas mal sollicité ses derniers temps, y’a eu pas mal de soucis avec le réseau de Cheminette récemment. Des trucs politiques apparemment, les groupuscules extrémistes j’ai entendu dire mais je ne me mêle pas de tout ça moi ! Dans tous les cas, j’ai des journées chargées ce qui est plutôt le bienvenu je n’ai plus envie de perdre mon temps avec des histoires de cœur par exemple, qui penserait qu’entretenir une relation était si chronophage et puis quel intérêt vraiment ? Par contre, s’il y a un truc que j’aime toujours autant c’est aller boire un verre avec des amis et rencontrer de nouvelles personnes ! Tu fais ma journée très chère ! »

Mary, habituée à la langue bien pendue d’Azénor, prit l’initiative de faire les présentations officielles. Lorsque Marlene montra l’avoir reconnu, Azénor fronça les sourcils. En effet, le visage de la jeune fille lui disait quelque chose mais c’était monnaie courante dans le Londres sorcier où grand nombre d’individus avaient fait leurs études à Poudlard. Néanmoins, ce nom lui disait vraiment quelque chose… Marlene… Serpentard…

« Marlene Barclay ! C’est ça, non ? Tu étais préfète, non ? Ma petite sœur, Fiona, et mon frère, Markus, sont tous les deux à Serpentard, du coup, je m’intéresse un peu à ce qui se passe dans cette maison. Ca ne te manque pas trop Poudlard ? »

Elle écouta la réponse avec un doux sourire et enchaîna, sincèrement curieuse de savoir comment se passait la transition Poudlard/monde des adultes pour la jeune fille.

« Comment se passe ta nouvelle vie à Londres ? Tu ne te sens pas trop isolée ? Je me souviens que j’ai eu du mal à me faire à tous ces nouveaux visages… Quand on est à Poudlard en septième année, on connaît les visages de tout le monde, on a vu les autres élèves grandir, on a grandi avec eux et d’un seul coup on se retrouve dans un univers étranger où on n’est de nouveaux des enfants et on ne reconnaît plus la moitié des visages… Déroutant. Enfin, c’était comme ça au Ministère en tout cas, je ne sais pas si tu vis la même chose à Sainte-Mangouste. »



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La bise que claqua Azénor sur ses joues fut une surprise mais elle fut trop prise de court pour réagir, surtout qu'elle n'avait pas tarder à enchaîner avec un flot impressionnant de paroles. Mais par Salazar, c'était un véritable talent ! Marlene pouvait se montrer bavarde quand elle était à l'aise, c'est-à-dire auprès de James, Emma et en famille, mais même pas autant ! Elle essaya de retenir tout le flot d'impressionnant que lui servit Azénor mais ce fut assez difficile. Pour autant, ce n'était pas désagréable, au contraire ! Elle était gentille, enthousiaste et à parler comme ça, Marlene se voyait déjà nouer des liens avec elle. Oh, elle avait toujours eu une grande imagination et une grosse faculté à se projeter mais peut-être que Azénor et elle deviendraient de grandes amies ? Elle se reverraient une fois ou deux, elle l'inviterait à boire le thé, elles se confieraient l'une à l'autre, elle lui présenterait James, elle lui présenterait Emma, elles se feraient des soirées entre filles et iraient au cinéma ! Sa première amie dans le monde adulte ! Toute enthousiaste à son tour, Marlene se redressa sur sa chaise pour mieux faire face à sa prolifique interlocutrice. C'était comme à Sainte-Mangouste : il fallait retenir tout ce que les patientes disaient en évitant de leur faire trop répéter, cela entrainerait sa mémoire !

- Non, je ne savais pas pour le Ministère ! Je te souhaite de décrocher ton poste permanent, lança-t-elle avec sincérité, si le Département est beaucoup sollicité, il n'y a pas de raisons que tu ne l'aies pas ! Tu peux remercier ces groupes extrémistes, fit-elle avec un sourire et une pointe d'humour. Et je suis contente de faire ta journée !

Peut-être que Azénor ferait sa soirée après tout ! Elle ne s'était volontairement pas attardée sur les groupes extrémistes parce que cela lui faisait un peu peur : le Ministère disait qu'ils n'hésitaient pas à s'en prendre aux civils et étaient là pour nuire à la société, c'était des descendants de Mardoliens, voire de Mangemorts ! Heureusement, ils semblaient être principalement sur Bristol et elle était tranquille à Manchester... C'était pour James qu'elle s'inquiétait plus, il vivait dans ce coin-là et avait choisi une carrière - parce qu'on se le dise, ce n'était pas un métier et elle désapprouvait de toutes ses forces ! - qui n'avait rien de rassurante. Mais il l'avait choisi et elle ne pouvait qu'attendre qu'il revienne à la raison : elle était bien trop amoureuse pour imaginer se séparer de lui.

Le fait qu'Azénor la reconnaisse lui tira une expression de surprise, rapidement remplacée par un sourire. D'habitude, personne ne connaissait son nom, sauf depuis qu'elle était devenue préfète-en-chef mais elle avait passé six ans dans le plus strict anonymat alors qu'une élève plus âgée la connaisse...

- J'étais préfète-en-chef ! confirma-t-elle avec fierté. Et je connais ton frère et ta sœur ! Ils étaient gentils ! Et non, je viens de le quitter, alors ça ne me manque pas trop ! J'avais un peu peur, tu vois, quand je suis partie parce que je n'avais pas encore de travail et c'était l'inconnu mais là, ça va mieux ! J'ai trouvé un travail, donc, un appartement, alors j'ai juste envie de commencer ma vie d'adulte !

Et il semblait que les bavardages de Azénor étaient communicatifs ! Prenant une gorgée de sa boisson, Marlene écouta les nouvelles questions qui venaient à elle - elle avait l'impression de passer un oral ! - avant d'avoir un sourire, ravie qu'on s'intéresse un peu à elle.

- En vrai, je suis à Manchester ! C'est pour être près de ma famille, ils sont moldus, surtout de mon grand-père. Il est veuf, il se sent un peu seul alors je vais pouvoir aller m'occuper un peu de lui ! Du coup, je ne me sens pas isolée ! Mary est là à l'hôpital, fit-elle avec un sourire pour la concernée, j'ai mes cousines et mon petit-ami donc je suis bien ! Il y a juste ma meilleure amie qui va me manquer, elle est encore à Poudlard...

Heureusement que Emma et elle devaient se voir pendant les vacances !

- Sainte-Mangouste est un peu déroutante, oui, mais c'est moins grand que le Ministère, alors... Et puis on est bien encadrées en maternité ! Je crois que je vais beaucoup aimer ce métier, sourit-elle. Et toi ? Tu as toujours su que tu voulais travailler au Ministère ?

Elle n'avait pas osé demander pour "le petit-ami chronophage" même si elle était un peu curieuse... Peut-être plus tard, sauf si Azénor en reparlait d'elle-même !


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Azénor ReynoldsEmployée aux Transportsavatar
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Azénor venait à peine de rencontrer Marlene mais elle sentait un bon feeling entre elles. L’apprentie sage-femme semblait réellement contente de la rencontrer et était d’une conversation agréable. Le fait qu’elle écouta attentivement le monologue d’Azénor n’était bien évidemment pas à négliger. En plus, elle avait des mots gentils et encourageants qui paraissaient sincères et pas uniquement polis, elle lui adressa donc un grand sourire tout en la remerciant :

« C’est gentil à toi, je croise les doigts pour que tu aies raison ! Et c’est vrai que ces extrémistes vont peut-être me porter chance en fait… »

Le département des Transports était très occupé à répondre aux demandes du Ministre concernant la surveillance des différents réseaux pour éviter tout problème. Il se disait même dans les couloirs du Ministère que certains de ces extrémistes vivaient parmi eux, étaient cachés parmi leurs collègues. Azénor devait avouer que cela ne la rassurait pas vraiment, si même au Ministère on n’était pas en sécurité…

Azénor remarqua la surprise de Marlene lorsqu’elle retrouva son prénom mais elle n’aurait pas dû être si étonnée, être préfète-en-chef ce n’était pas rien et Azénor prêtait attention à la vie de ses frères et sœurs, alors le nom de Marlene n’avait pu que parvenir à ses oreilles.

« C’est vrai ? Tu connais Markus et Fiona ! Ils sont gentils, hein ? Bon, j’avoue que Markus est parfois un peu pourri-gâté et Fiona peut avoir des airs de petite princesse mais ils sont mignons. Ca me fait bizarre de me dire que plus personne ne vit à la maison, mes parents doivent se sentir seuls quand même… »

Marlene venait de marquer un point de plus en complimentant sa famille, vraiment, elle l’aimait bien cette jeune fille !

Alors que Marlene évoquait son début dans la vie active, Azénor replongea dans ses souvenirs. Elle n’avait pas eu la même réaction que Marlene. Sa sortie de Poudlard avait été un peu triste et très effrayante, elle avait longtemps refusé de penser à l’après-Poudlard et se retrouvait donc sans plan d’avenir. Heureusement, le Ministère l’avait sauvé de l’inactivité. Mais si la réponse positive du Minitère l’avait soulagée, elle ne l’avait pas vraiment emballée dans un premier temps. Elle ne se voyait pas passer sa vie dans les bureau du département des Transports, d’ailleurs, qu’est-ce qu’ils pouvaient bien faire là-bas ? Malgré tout, elle s’était montrée enthousiaste et reconnaissante et finalement, elle s’était prise au jeu et adorait son boulot.

« C’est vrai que quitter Poudlard est un sacré bon dans l’inconnu, je me souviens que j’étais particulièrement stressée mais c’est bien si tu prends goût à ta vie d’adulte. C’est excitant de se lancer comme ça et puis, le premier appartement, c’est quand même trop cool ! Tu vis du côté moldu, du coup ? Et tu as trouvé facilement un logement ? Je ne connais pas du tout Manchester, c’est agréable comme ville ? Il faudrait que j’aille y faire un tour un de ces jours ! En tout cas, c’est super gentil de ta part de rester auprès de ta famille, tout le monde ne l’aurait pas fait mais je trouve ça bien ! Et puis, c’est vrai que Poudlard nous coupe un peu de tout ça alors renouer avec la famille est une bonne idée. Remarque, c’est un peu ce que je fais aussi en vivant avec ma sœur. »

Lorsque Marlene évoqua sa meilleure amie, Azénor sentit que c’était un sujet un peu sensible. Pas étonnant si elle était encore à Poudlard, ce n’était pas facile de garder le contact avec ceux qui était encore à l’école.

« Comment s’appelle ta meilleure amie ? Elle est aussi à Serpentard ? Et ton petit ami ? »

Oui, Azénor était curieuse mais après tout si elle voulait découvrir qui était Marlene pour peut-être s’en faire une amie, c’était des questions essentielles !

« C’est important d’être bien encadré quand on commence une formation, j’ai eu cette chance également et ça te simplifie la vie. Par contre, je n’avais pas de marraine ce qui est un peu dommage je trouve ! Pour ce qui est du Ministère et moi… C’était pas vraiment une vocation rêvée, non. A vrai dire, je ne m’étais pas vraiment préoccupée du post-Poudlard et lorsque j’ai quitté le château, je me suis retrouvée à paniquer parce que je n’avais pas de formation ni de travail et qu’il était trop tard dans la plupart des cas. J’ai eu la chance inouïe d’être acceptée au Ministère et je n’ai pas craché dessus même si ça n’avait franchement pas l’air folichon… Qui voudrait passer sa vie à faire de la paperasse ? Et puis, finalement, j’ai été surprise ! J’ai très rapidement appris plein de choses intéressantes, j’ai découvert un monde qui m’était inconnu. J’ai des collègues sympathiques et je me suis plutôt bien intégrée ce qui fait que je ne me vois pas aller autre part maintenant. Et toi alors ? Tu as toujours voulu être sage-femme ? »

Alors qu’elle écoutait la réponse de Marlene, une serveuse s’approcha de leur table et elle s’empressa de passer commande :

« Un Mojitroll s’il vous plaît ! »

C’est qu’elle avait soif avec ce temps là !




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Lorsqu'elle avait été nommée préfète-en-chef, Marlene avait été plus que surprise, il est vrai et surtout pas animée par un profond sentiment de légitimité. Alors pour compenser, comme souvent, elle s'était appliquée à faire de son mieux. Elle avait travaillé tout l'été sur des programmes de rondes intégrant près de sept variables : entraînement de Quidditch, maladies, trop de devoirs, club de sortilèges, même les Bavboules ! Elle avait préparé des fiches mémoires sur les choses à faire, travaillé les plans de Poudlard pour vérifier l'efficacité des rondes et surtout, elle avait eu à cœur de pouvoir reconnaître, même de manière approximative, tous les élèves de l'époque et ce n'était pas une mince affaire. Sa promotion, c'était facile, les gens de l'année du dessous, ça allait aussi, le reste... Elle avait donc commencé par sa maison en observant la Répartition avec attention – même si elle était un peu perturbée par son tout premier baiser avec James (un peu beaucoup) – et avait même poussé le vice jusqu'à accompagner les premières années jusqu'à la Salle Commune, piquant le privilège à Nelly (ce qui n'était pas certes très préfectoral mais on était Serpentard ou on ne l'était pas). Mais ses techniques avaient été efficaces puisqu'elle avait vite retenu les noms des plus jeunes de sa maison, notamment les deux petits Reynolds.

- Oui, ça doit faire bizarre... confirma Marlene lorsque Azénor déclara que ses parents étaient désormais seuls à la maison, après avoir eu leurs enfants.

Elle venait de penser à son père, veuf depuis douze ans. Son grand-frère était dans l'armée et souvent absent et avait de toute manière quitté la maison très tôt, ses relations avec leur père s'étant dégradées rapidement après la mort de leur mère. Marlene, elle, avait été en pension depuis qu'elle était à Poudlard et n'était pas revenue s'installer au domicile familial après son diplôme. Elle avait un petit frère, Balthazar, qui avait quatorze ans. Il avait encore quelques années devant lui avant d'entrer à l'université mais il finirait par le faire et que deviendrait son père ? Il n'avait pas refait sa vie après la mort de sa femme, même si Marlene le soupçonnait d'avoir eu quelques liaisons depuis, notamment avec la femme du Ministère de la Magie qui avait passé des mois à les convaincre que la sorcellerie existait (c'était à croire que son père avait refusé de l'envoyer à Poudlard pendant longtemps pour la revoir) mais avec d'autres. Il rentrait plus tard dans ses moments-là, sortait plus souvent sous des excuses un peu banales, toujours les mêmes, et avait l'air de meilleure humeur. Mais même si son père avait une vie amoureuse, elle n'en n'avait jamais entendu parler : il n'avait jamais mentionné personne et encore moins présenté qui que ce soit à ses enfants.

Quand Balthazar s'en irait, il serait donc tout seul et elle s'inquiétait un peu pour lui. Il savait bien sûr se débrouiller mais ils avaient beaucoup déménagé, alors leur famille était loin, les amis de lycée de son père aussi. Il avait certes ses collègues mais Marlene n'aurait rien eu contre le fait qu'il refasse sa vie. Pendant des années, cette idée l'avait profondément dérangée, comme si cela avait impliqué de remplacer sa mère. Elle était presque contente que son père soit tout seul, tout à eux, même s'il n'était pas souvent-là. Avec le recul, peut-être que cela aurait fait du bien à leur famille, c'était un peu comme s'ils n'avaient pas bougé depuis la maladie et la mort de Dorothy. Ils avaient déménagé, ils avaient grandi mais ils étaient restés tous les trois comme un peu ancrés dans ce passé. Elle aurait bien voulu avec le recul que son père refonde une famille, elle aurait bien voulu avoir une sœur. Une petite, pour s'occuper d'elle, voire deux. Son père n'était pas si vieux que cela, après tout... S'il rencontrait quelqu'un de plus jeune... Mais Marlene n'avait personne à lui présenter de manière plus ou moins subtile et honnêtement, cela ferait un peu bizarre de le faire. Chassant cette pensée de son esprit, elle posa son menton dans sa main pour écouter Azénor qui avait repris la parole, passant sur sa propre sortie de Poudlard.

- Oh oui, ça, vivre toute seule, j'en suis contente !

Sept ans en dortoir avec Lauren McGowan. Sa toute nouvelle tranquillité n'avait pas de prix : elle ne s'était pas sentie chez elle en septième année et c'était assez désagréable. Son tout petit chez-elle, en revanche, elle allait pouvoir y vivre à sa guise, l'aménager comme elle voulait, y faire ce qu'elle voulait. C'était encore mieux que chez son père et ses réveils à huit heures même le dimanche !

- Oui, côté moldu, je suis née-moldus et sept ans au fin fond de l'Ecosse me suffisent, j'ai besoin d'un peu de civilisation ! Même si j'aime bien la campagne, en vrai, mais on dit que quand on est jeune, on vit en ville donc... Mais du coup, oui, j'ai trouvé facilement ! Je signe les papiers demain, à vrai dire.

Et des papiers, il y en avait ! Elle n'aurait jamais pensé que c'était si compliqué, la vie d'adulte.

- Manchester, j'aime bien, mais c'est parce que je connais bien ! C'est vivant, très étudiant, plein de cultures différentes aussi ! Puis bon, comme j'ai dis, y'a ma famille et c'est important. Je pourrais les voir souvent et mon grand-père sera moins seul, il est veuf depuis quelques années alors... Je l'aime bien, ça ne me dérange pas.

C'était vrai : elle avait toujours été très famille, c'était même sa vision du bonheur : une grande famille unie, avec plein de monde. La perte de sa mère avait été un coup mais elle comptait bien fonder une famille à elle un jour, et dans un sens, rattraper le coup. Au minimum deux enfants, au maximum... Beaucoup. Et en attendant, même si elle espérait que ce jour arriverait très vite (avoir des enfants avant vingt-cinq ans, pour elle, c'était l'idéal et puisqu'elle aurait fini ses études avant... Pourquoi pas ? Mais ce n'était pas la question du jour), elle avait sa famille actuelle et ses amis, sur qui la conversation dérivait justement, ce qui tira un surplus d'enthousiasme à Marlene.

- Emma ! Elle est aussi à Serpentard, juste un an de moins que moi. Enfin, presque deux je crois, j'ai dix-neuf ans en octobre. Et mon petit-ami s'appelle James, il était préfet-en-chef avec moi.

Ils avaient passé six années auparavant à ne pas pouvoir – de manière assez superficielle visiblement – en peinture mais ce n'était pas forcément un détail à préciser à quelqu'un qu'elle rencontrait pour la première fois.

- Le Ministère ne fait pas de parrainage ? En même temps, cela a l'air tellement impressionnant...

Oui, le Ministère faisait peur et pourtant, elle y avait postulé, par nécessité. Elle était contente de ne pas avoir été reçue, elle préférait travailler dans le domaine de la santé ! Puis c'était immense, il y avait des gens si importants et beaucoup de pression... Elle n'avait pas envie de cela mais si cela allait à Azénor, c'était très bien ! Elle l'écouta lui raconter son parcours avec attention, notamment parce qu'elle se retrouvait beaucoup dedans. Pas de vocation, pas de promesse de poste en sortant de l'école et la panique de ne pas trouver... Et encore, elle, elle avait trouvé tôt !

- C'est super que tu t'y plaises ! En plus, même si tu veux changer un jour, ça fera bien sur ton CV et tu auras de l'expérience.

C'était difficile de postuler à la sortie de l'école : certaines formations étaient très exigeantes et comme elles se basaient sur leurs BUSES et leurs résultats de l'année pour la plupart, comme les ASPICS n'avaient pas encore été corrigés. Le pire étant sûrement ceux qui trouvaient une formation mais finalement, ne décrochaient pas les ASPICS pour y entrer ou pire, n'étaient pas diplômés !

- Oh, non ! répondit Marlene en secouant la tête lorsque Azénor lui demanda si elle avait toujours voulu être sage-femme. J'ai fais un peu comme toi : arriver en septième année sans vocation ou idée de métier, alors j'ai postulé à plein d'endroits. En fait, je voulais être professeur des écoles mais dans le monde magique, ce n'est pas très répandu ou difficile d'y entrer, Cosmos est très demandé... Du coup, je n'ai pas été prise. Sinon, je voulais travailler avec des enfants ou être dans la santé. Je n'avais pas le niveau pour être Médicomage mais infirmière me plaisait bien, ma mère l'était... Finalement, la maternité m'a répondu et je suis contente ! C'est un petit peu travailler avec des enfants, même si c'est plus les femmes adultes... Mais je suis contente ! Comme tu dis, on découvre au fur et à mesure !


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Marlene avait l’air particulièrement enthousiaste face à cette nouvelle vie qui s’offrait à elle et c’était tant mieux, la sortie de Poudlard était tellement pleine de bouleversements qu’il fallait être bien accroché pour y résister. C’était un sujet un peu tabou mais bon nombre d’élèves de Poudlard faisaient une petite dépression à leur entrée dans le monde des adultes. Après sept années passées dans ce cocon un peu coupé du monde qu’était Poudlard, se retrouver projeté dans un monde où vie active rimait avec responsabilité et stress était parfois un peu trop dur à encaisser, surtout lorsqu’on songeait au fait que les amis avec qui on avait vécu chaque instant de notre adolescence étaient parfois très loin.

Azénor avait eu la chance d’être en colocation avec sa sœur aînée ce qui lui avait permis de faire le lien avec sa famille et avec Poudlard en même temps et puis elle avait vu Adrian très régulièrement jusqu’à ce qu’il la largue comme une vieille chaussette. Elle l’avait d’ailleurs un peu trop vu avait-elle réalisé ensuite car elle avait perdu de vue un certain nombre de ses amis de Poudlard. Ce n’était pas facile de garder le contact avec tout le monde et même si lors des derniers jours, chacun se promettait d’écrire régulièrement et de se voir, la vie réelle reprenait rapidement le dessus et la recherche d’appartement, les nouveaux emplois ou études qui débutaient avaient vite raison de certaines amitiés. Lorsqu’Adrian et elle s’étaient séparés, Azénor s’était rendue compte qu’elle était bien plus seule qu’elle ne le pensait et sans la présence réconfortante d’Arielle, elle serait sans doute encore en train de se morfondre dans son lit.

Marlene, elle, semblait heureuse de retrouver le monde dans lequel elle avait grandi, c’est sûr que pour les enfants nés-moldu, l’internat devait être particulièrement violent.

« Je dois avouer que je ne connais pas bien le monde moldu. Je suis née dans une famille de sang-pur et même si nous respectons le monde moldu, je n’ai jamais trop eu l’occasion de le fréquenter. C’est vrai que le monde magique doit être vraiment dépaysant, lorsque je suis allée dans le monde moldu, j’avais vraiment l’impression d’être dans un autre pays voire même sur une autre planète… »

Un léger frisson la traversa au souvenir des voitures filant à toute vitesse, aux moldu parlant seuls dans la rue sans que personne ne semble trouver cela étrange… Non, vraiment, elle avait beau comprendre que les moldu devaient être respectés, qu’ils étaient des humains comme eux, elle n’arrivait pas à s’empêcher de penser qu’ils étaient quand même sacrément bizarres.

« Toi aussi tu as grandi à la campagne ? Ca me fait tellement bizarre de vivre en ville ! Après le manoir et Poudlard, me retrouver au cœur de Londres dans un petit appartement, c’est assez déstabilisant mais je m’y suis assez rapidement habitué. Tu vas voir, c’est cool d’avoir tout à porter de main, même pas besoin de transplaner, il suffit de descendre dans la rue pour aller boire un verre ou faire les boutiques, c’est quand même agréable ! Si en plus tu as ta famille qui y vit, tu devrais vite t’y sentir chez toi ! »

Comme on aurait pu s’y attendre, le sujet de sa meilleure amie et de son petit ami enthousiasmèrent Marlene qui s’empressa de les présenter. Azénor réfléchit quelques minutes, elle aimait à penser qu’elle connaissait la plupart des élèves de Poudlard, entre sa présidence du club des supporter de Gryffondor et ses multiples frères et sœurs, il est vrai que bon nombre de noms lui était déjà venus à l’oreille. Emma, Serpentard, le lien ne mit pas longtemps à se faire.

« Emma Blackbonnes ? »

Elle connaissait la jeune fille de nom depuis son enfance puisqu’elle était une sang-pur qui était dans les mêmes cercles que ses parents, néanmoins, si son nom était aussi gravé dans sa mémoire, c’était pour une autre raison.

« Celle qui a tué une fillette et permis l’emprisonnement d’Ana Sorden ? »

Peu consciente de la maladresse dont elle faisait preuve, Azénor était déjà passé à autre chose, cherchant à deviner qui était ce James qui faisait battre le cœur de Marlene. Elle eut tôt fait de faire le lien.

« Et James, c’est le Poufsouffle qui avait organisé la soirée de fin d’année avec Ashley ? »

Elle se souvenait bien de cette soirée qui avait eu lieu lors de sa sixième année, Ashley avait été survolté pendant des semaines et lorsqu’il était venu passer quelques jours au manoir pendant les vacances, ils n’avaient fait que parler de ça. Il l’avait d’ailleurs bien inspiré lorsque ç’avait été à son tour d’organiser cette soirée mythique.

Le sujet des amis fut abandonné aux profits d’une discussion sur leur orientation professionnelle.

« Je n’ai pas eu le droit à un système de parrainage, non, mais ça ne veut pas dire que je n’ai pas été bien accueilli. Ce n’est pas formalisé mais il y a toujours des membres du service qui prennent sous leur aile les petits nouveaux. Moi par exemple ça a été Moira, elle m’a appris plein de chose, m’a guidé dans le service et me briefe régulièrement sur qui est qui, encore aujourd’hui ! Au final, ce n’est pas si différent de ce que tu vis à St-Mangouste je pense. Après, je ne sais pas trop comment ça se passe dans les autres service mais aux Transports en tout cas, c’est comme ça. »

Elle sourit ensuite à Marlene alors que celle-ci valorisait son stage, ce n’était pas le cas de tout le monde, elle avait parfois le droit à des regards méprisants lorsqu’elle disait qu’elle était stagiaire administrative au service des Transport. C’était sûr, ça n’avait rien de glorieux et dans l’esprit de beaucoup, elle se contentait de servir des cafés aux secrétaires et puis elle n’était même pas sur le terrain, dire qu’on prenait soin des différents réseaux attirait tout de suite la curiosité et l’intérêt. Certes, son boulot consistait en partie à servir des cafés mais c’était aussi rédiger des rapports lorsqu’un incident se produisait ou fouiller les archives pour être sûr d’avoir une liste à jour des cheminées raccordée au Réseau… Un travail de fourmi qui était essentiel au bon fonctionnement des Transports Magiques et donc d’une bonne partie de leur monde. Après tout, que deviendrait le monde magique si soudainement les Transports tombaient en panne ? Ce serait une belle pagaille et St-Mangouste risquerait de recevoir bon nombre de patients. Azénor avait donc réellement l’impression d’être utile à la société et c’était très agréable comme sentiment.

Azénor écouta avec attention le récit de Marlene, elle se retrouvait vraiment dans ses tâtonnements concernant son orientation.

« Je suis heureuse d’apprendre que tu penses avoir trouver une voie qui te convienne. Ce n’est pas facile d’avoir le travail qu’on veut, le monde magique n’est pas si grand que ça, certaines places sont chères ! C’est vrai que le métier de professeur des écoles n’est pas très répandu dans le monde magique, moi, par exemple, j’ai eu des professeurs à domicile. On est trop peu nombreux dans la campagne pour que ce soit organisable et puis je pense que c’est une question de tradition aussi. Même si mes parents ne sont pas forcément du genre à vouloir respecter les vieilles règles des sang-purs, ils ont tout de même été élevés d’une certaine façon et pour eux, c’est normal de faire l’école à domicile. Ce qui n’est pas le cas des moldu, je crois ? »



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- Oooh tu es sang-pur ? répéta Marlene avec de grands yeux. C'est super classe !

Elle avait toujours eu une fascination pour ce monde qu'elle avait découvert de loin en arrivant chez les sorciers. C'était comme une noblesse, comme ces histoires de princesse qui lui parlaient tellement, comme Kate et William ! Emma était sang-pur et c'était au travers de cette dernière qu'elle avait pu appréhender un peu mieux ce qui lui apparaissait être comme une société de luxe et d'élégance. Elle aurait bien aimé en faire partie elle aussi, avoir un grand nom, une grande famille respectée... Ce n'était pas qu'elle avait honte de son milieu social mais parfois, face à des gens comme Emma, elle se sentait un peu en décalage. Après tout, elle était de la classe moyenne : son père ne pouvait pas tout lui offrir, ils devaient faire attention à l'argent, elle n'assistait pas à des soirées grandioses comme Emma... Ou Azénor, visiblement ! Mais elle avait d'autres atouts, réalisa-t-elle quand cette dernière lui parla du monde moldu comme un environnement un peu étrange.

- Ce n'est pas si différent du monde magique, affirma Marlene en glissa une mèche de ses cheveux derrière son oreille - ils étaient trop longs, elle avait envie de les couper - élevant un peu la voix pour être entendue malgré le vacarme des alentours. Le Chemin de Traverse était rempli en ce début d'été et la terrasse était bruyante. Les gens fonctionnent pareil, c'est juste que la technologie remplace la magie. Par exemple, fit-elle en comptant sur ses doigts, on a des bus, comme le Magicobus mais en moins rapide. Au lieu de balais, on a des voitures ou des motos qui roulent. On a plusieurs écoles dans le pays, plein en fait, mais le fonctionnement est comme à Poudlard pour certaines ! A la place des Cheminettes, on a des téléphones et crois-moi, c'est vachement plus pratique ! Tout plein de choses en fait. Et on a des trucs que vous n'avez pas, ajouta-t-elle en prononçant le "vous" comme si elle était moldue. Comme le cinéma, c'est super cool, des images qui bougent pour raconter une histoire. Ou internet ! C'est toutes les connaissances de la terre entière contenues dans une seule petite boite ! Tu peux savoir tout sur tout, regarder des films ou des vidéos - des images qui bougent - ou parler à des gens de la terre entière !

C'était des choses qu'elle regrettait à Poudlard d'ailleurs. L'été, elle avait accès à toutes les technologies moldues - elle avait même un téléphone même s'il ne sonnait pas beaucoup - et il fallait s'en passer toute l'année. Elle était bien contente de pouvoir de nouveau associer sa nature de sorcière et son origine moldue. C'était pour ça qu'elle retournait dans le monde normal aussi, pour avoir accès aux choses toutes bêtes comme la télévision (il ne fallait pas qu'elle fasse trop de magie à côté, c'était tout, mais elle savait faire sans). Prenant une gorgée de sa boisson, elle eut soudain une illumination. Elle s'était promis de se faire une toute nouvelle vie en sortant de l'école, une vie bien mieux qu'au collège, et ses bonnes résolutions, soigneusement notées sur un carnet relié, incluait le fait de se faire de nouvelles amies. Elle n'était parfois pas très douée pour socialiser, elle était plutôt timide, mais Azénor la mettait très à l'aise avec son expansivité et sa gentillesse naturelle.

- Je pourrai t'emmener si tu veux ! On pourrait aller au cinéma à Manchester. Si tu veux, hein, ajouta-t-elle en rougissant un peu. Ca pourrait être sympa. Et je te ferai goûter le pop corn ! Tu pourraiss venir aussi, lança-t-elle à l'adresse de Mary qui les écoutait silencieusement depuis le début, un sourire aux lèvres.
- Avec plaisir, fit-elle avec enthousiasme. Ça fait longtemps que je ne suis pas allée au ciné !
- Tu es née-moldu ?
- Sang-mêlée ! Mais du coup, je connais bien le monde de mon père ! précisa-t-elle en se levant. Je reviens, je vais aux toilettes, continuez sans moi !

Marlene hocha la tête tandis que Mary se faufilait précautionneusement entre les tables et que la conversation reprenait de plus belle avec Azénor, cette fois-ci sur les lieux où elles avaient grandi. C'était toujours un sujet un peu délicat pour Marly, qui avait beaucoup déménagé mais cela lui faisait au moins des choses à raconter, même si elle n'était pas née dans un manoir comme venait de le laisser échapper son interlocutrice.

- Un manoir ? Ça doit être tellement joli ! J'adore les vieilles bâtisses ça me fait penser aux romans de Jane Austen, tu connais ? C'est moldu. Orgueil et Préjugés, Raison et Sentiments ?

Des ouvrages qui occupaient une grande place dans sa bibliothèque, tout comme ceux des sœurs Brontë si on cherchait du côté de la littérature classique ! Elle ne savait même plus combien de fois elle avait lu les Hauts de Hurlevent.

- J'ai grandi dans des bases militaires, en fait, révéla-t-elle. Mon père est soldat. Je suis née en Allemagne et on a beaucoup bougé depuis. Actuellement, nous sommes en Cornouailles ! Enfin, lui et mon petit frère du coup, comme moi je déménage...

Et Manchester et la Cornouailles, c'était tout à fait différent ! Elle n'avait pas tant aimé la région d'ailleurs. C'était certes très beau et il y avait la mer, mais c'était paumé. Quand elle rentrait l'été, il n'y avait rien à faire autour et elle s'ennuyait beaucoup, surtout qu'elle avait peu de personnes à aller voir. Mais cela changerait désormais : elle avait James avec qui elle avait très envie de passer l'été, pour faire plein de choses avec lui et Emma, avec qui elle avait même prévu des vacances entre filles ! Emma, que Azénor connaissait visiblement, mais pas pour les bonnes raisons. Fronçant les sourcils en entendant la description de son amie, Marlene ne put s'empêcher de réagir avec vivacité.

- Ne dis pas ça ! Elle n'a tué personne !

Son amie était pudique sur le sujet et Marlene n'avait donc pas les détails de l'histoire mais elle refusait d'entendre des horreurs pareilles !

- C'était un horrible accident et c'est entièrement la faute d'Ana Sorden, affirma-t-elle avec fermeté. Emma est une fille absolument adorable, c'est l'une des personnes les plus gentilles que je connaisse. C'est une victime dans cette histoire !

Elle le maintiendrait devant chaque personne qui dirait le contraire. Mais devant Azénor, elle comprit rapidement qu'elle s'était un peu emportée : cette dernière ne pensait sûrement pas à mal, elle avait l'air gentille et cela devait être une maladresse. Ne se formalisant pas sur ce sujet fâcheux, Marly préféra laisser la conversation dériver sur un sujet qu'elle affectionnait beaucoup : James.

- C'est bien lui, James Carter ! confirma-t-elle avec une certaine fierté. Bon, elle était un peu niaise, il fallait bien lui laisser, elle ne faisait rien de mal. On est ensemble depuis fin novembre. Tu connais Ashley ? interrogea-t-elle avant de se rendre compte de la stupidité de sa question : ils avaient le même nom de famille. Heureusement qu'elle n'avait pas dit devant elle qu'elle n'aimait pas cet ami de James et qu'il le lui rendait plutôt bien, en raison de ses relations avec Samantha. C'est ton frère ?

Cela serait bien sa chance ! Le sujet professionnel était bien moins glissant et elle écouta avec intérêt Azénor lui parler de sa formation. Le Ministère, cela avait l'air chouette aussi mais cela lui semblait très impressionnant, avec tous ces gens importants. Elle avait toujours peur de faire une bêtise, déjà à Sainte-Mangouste alors face aux gens qui dirigeaient littéralement le pays... Non, il n'y avait pas à dire, Marlene était bien dans son coin !

- Oui, c'est très rare comme place et l'école à Cosmos a déjà les professeurs qui lui faut, fit-elle avec une certaine tristesse en repensant à la lettre de la directrice qu'elle avait reçu. Chez nous, chez les moldus, l'école à domicile est très rare, je ne crois même pas que ce soit spécialement bien vu. Tout le monde va à l'école, dès la maternelle, le primaire à la grande limite ! On y apprend tout ce qu'il nous faut avant d'aller au collège. Personnellement, je trouve que c'est un miracle que tout le monde arrive à Poudlard en sachant compter ! Toi, regarde, tes parents ont pu te payer des professeurs particuliers. Mais ceux dont les parents n'ont pas les moyens ou pas de place à l'école Cosmos ? Ils doivent se débrouiller ! Heureusement que Marchebank a instauré l'école pour tous, je ne comprends pas que ça n'aie pas été fait avant !


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Azénor écoutait attentivement les explications de Marlene, elle était agréablement surprise par sa réponse complète. En général les personnes qu’elle interrogeait restaient plutôt succinct sur le sujet mais Marlene semblait ravie de lui parler du monde moldu. Lorsque Marlene lui proposa d’aller au cinéma, Azénor passa en mode « puce excitée ».

« Sérieusement ? Tu m’emmènerais au cinéma ? J’ai toujours rêvé de découvrir cette bizarrerie moldue, je dis pas ça méchamment, hein ! Mais je n’osais pas y aller toute seule, c’est un peu trop effrayant et j’aurais eu peur de trahir le secret magique. Et puis franchement, je n’ai aucune idée de comment il faut faire ! A la rigueur j’aurais pu trouver l’endroit où ça se passe mais ensuite… »

Azénor avait beau être une gryffondor curieuse, elle n’était pas excessivement téméraire et certainement pas du genre à se mettre en danger volontairement ou pire à risquer d’enfreindre les lois. Elle n’était pas d’accord avec tout ce qu’elles disaient mais si elles étaient là c’était bien pour une raison, des politiques et des experts y avaient longuement réfléchie et elle leur faisait confiance.

Lorsque Marlene s’enthousiasma à propos du manoir, Azénor rit doucement. Certes, elle vivait dans un manoir mais cela n’avait rien à voir avec ceux des grandes familles de sang-pur, la sienne n’était pas des plus florissante même s’ils avaient une belle lignée.

« Oh, tu sais mon manoir n’est pas si grand que cela. Je ne dis pas que je ne l’aime pas, au contraire j’en suis folle, mais mes parents l’ont reçu à leur mariage et il était en très mauvais état. Ils l’ont retapé petit à petit, je n’ai grandi que dans une partie. Au fil des ans la partie habitable s’est agrandie mais encore aujourd’hui une partie du manoir est vide ! »

Petits, ils aimaient aller jouer dans les parties interdites du manoir, certaines étaient simplement en mauvais état mais d’autres étaient réellement dangereuses et leurs parents ne manquaient pas de les rabrouer lorsqu’ils n’en faisaient qu’à leur tête et jouaient les explorateurs.

« Jane Austen ça me dit quelque chose, il me semble qu’on en avait parlé en Etude des Moldu. C’est bien comme romans ? »

Azénor n’était pas une grande lectrice mais elle ne disait pas non à un roman de temps en temps, ça lui donnait l’impression de renouer avec l’adolescente de bonne famille qu’elle devrait être. Techniquement, elle n’avait rien contre la lecture et aimait même plutôt cela mais elle était de nature impatiente et un peu hyperactive alors rester des heures au calme à lire était souvent un combat.

En parlant de combat, Azénor resta bouche bée lorsqu’elle appris que Marlene était fille de militaire. Elle ne se serait jamais doutée qu’une fille douce et discrète comme Marlene puisse avoir un père dans l’armée, c’était inconcevable pour elle…

« Militaire ? Genre il a fait la guerre et tout ? Ca ne te fait pas peur ? »

Azénor espérait ne pas vexer Marlene puisqu’apparemment elle défendait avec vigueur ses proches. C’était quelque chose qu’Azénor appréciait aussi chercha-t-elle à rassurer Marlene lorsqu’elle parla d’Emma.

« Je suis désolée si je t’ai blessée, j’avoue ne pas connaître grand chose de l’histoire et je veux bien te croire lorsque tu dis que ce n’est pas de sa faute. J’ai toujours trouvé qu’Emma avait l’air douce et gentille, ça ne m’étonne pas que vous soyez amies d’ailleurs. »

Le « sujet James » paraissait bien moins périlleux et même si Azénor avait quelques réticences à parler d’histoires d’amour en ce moment, elle s’engouffra dans la brèche. Il faut dire qu’elle aimait aussi les potins et quoi de mieux que les histoires de cœur pour cela.

« Je suis super contente pour James et toi, vous devez former un joli couple et puis ça a l’air d’être sérieux, ça fait un moment que vous êtes ensemble ! Et oui, Ashley est de ma famille mais ce n’est pas mon frère, je n’ai qu’un frère qui est encore à Poudlard, il s’appelle Marcus. Ashley est mon cousin ! Tu le connais bien ? »

Azénor s’était un peu éloignée de son cousin depuis qu’elle avait quitté Poudlard, il lui manquait parfois, ils s’entendaient bien tous les deux avec leurs grands discours interminables et leur vision idéaliste du monde les entourant. Parler de lui amena Azénor à noter dans un coin de sa tête d’aller lui rendre visite au plus vite. Elle lui apporterait des smoothies fait maison ! La chaleur de l’été et la passion d’Arielle pour les fruits frais les avaient amener à se nourrir de smoothies depuis quelques semaines. Elles s’amusaient à inventer des recettes plus improbables les unes que les autres et à se faire deviner les fruits et légumes les constituant.

La conversation dévia de nouveau et éloigna Azénor de ses smoothies épinard-myrtille-citrouille. Le Ministère. Bien plus important comme sujet et plus sérieux. En parlant de mesures politiques, Marlene avait l’air bien au courant des mesures scolaires.

« J’ai du mal à m’imaginer ce que peut être l’école pour les jeunes enfants… A Poudlard je comprends, les élèves sont déjà grands et peuvent vivre en communauté mais avant… Ce doit être intenable d’avoir des classes d’élèves de six ans par exemple. Je ne dis pas que ce soit pas bien, je comprends le principe mais ça me semble juste très étrange. Tu as toutefois raison concernant les précepteurs, nous étions beaucoup d’enfants chez moi donc c’était assez rentable pour mes parents mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Je sais que certaines familles de sorciers s’associent pour l’éducation de leurs enfants, ils choisissent un précepteur et réunissent les enfants pour les leçons. »

C’était un système plutôt efficace qui permettaient aux enfants de se sociabiliser tout en restant dans un environnement choisi et sécurisant. Azénor ne savait pas quel modèle comptait développer le Ministre concernant l’éducation mais elle pensait que des aides aux familles pour développer cette organisation était une bonne idée.



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La seule mention du cinéma semblait mettre Azénor dans un sacré état, ce qui tira un sourire à Marlene. Effectivement, c'était plutôt chouette comme activité même si elle n'avait pas l'occasion d'y aller beaucoup. Elle était coincée à Poudlard durant l'année, occupée durant les vacances et en plus la base actuelle de son père était dans la campagne de Cornouailles aussi était-ce un peu compliqué de se déplacer. De toute manière, aller au cinéma seule n'était pas très amusant et son petit frère et elle étaient rarement d'accord sur les films qu'ils voulaient aller voir et il y allait beaucoup avec ses copains. L'idée d'avoir elle aussi une copine à emmener plaisait à Marlene, surtout qu'elle pourrait en profiter pour lui faire découvrir son monde d'origine. Toute enthousiasmée par cette idée, elle répondit vivement.

- Avec plaisir ! Quand tu veux ! On pourra aller voir une comédie, ça serait chouette ! Ou un film romantique, si tu aimes ça ? Enfin, si tu aimes le romantisme, je me doute que tu n'as jamais vu de film... C'est trop dommage que la magie perturbe l'électricité, on pourrait faire plein de choses à Poudlard. Chez moi, je devrai faire attention, je vis en résidence moldue... C'est fou quand même que personne n'ait résolu ce problème ! Je veux dire, les sorciers peuvent voler et métamorphoser des choses mais sont incapables de faire de l'électricité !

Définitivement à l'aise avec son interlocutrice, Marlene devenait enjouée et bavarde. Surtout si on la lançait sur le sujet des différences entre sorciers et moldus ! Elle pouvait en parler des heures, elle qui avait été arrachée à son monde d'origine. Évidemment, être une sorcière avait ses avantages et elle en était plutôt contente dans le fond, mais elle aurait aussi bien vécu de rester une adolescente normale qui n'avait pas besoin de mettre des pattes d'araignées dans un chaudron et de porter des robes (ce qu'elle ne faisait pas tellement préférant les vêtements moldus). Avec Azénor, c'était d'autant plus intéressant d'en parler qu'elle était sang-pur et avait donc un point de vue et une expérience de vie forcément différente. Après tout, elle vivait dans un manoir ! Même si elle essayait de le minimiser, Marlene avait des étoiles dans les yeux rien qu'à cette idée.

- C'est tout de même super ! Puis tu dois avoir un grand parc... J'aurai beaucoup aimé, moi j'ai grandi en pavillon ou appartement ! Et oui, Jane Austen écrit des romans, des romans d'amour ! Elle est très connue. Je te prêterai des ouvrages si tu veux, j'en ai certains en plusieurs exemplaires parce que j'aimais bien les éditions. Ce sont des classiques !

Marlene lisait beaucoup, beaucoup de romans d'amour certes, mais en grande quantité. Elle lisait le soir avant de dormir, le week-end, même aux déjeuners à Poudlard lorsqu'elle mangeait toute seule. Son jeu préféré était de se trouver un coin tranquille et confortable où personne ne venait l'embêter et de lire toute la journée. C'était souvent le lot des solitaires de toute manière.

Quand le travail de son père arriva sur le tapis, elle fut plutôt surprise par les questions d'Azénor. Il faut dire que les sorciers n'avaient pas d'armée, contrairement aux moldus, donc il est vrai que ce n'était pas très connu mais... Pourtant, loin d'en être contrariée, au contraire, plutôt ravie qu'on s'intéresse à elle, elle répondit largement.

- Oui, il a fait la guerre, il a été déployé plusieurs fois ! Mais plus souvent quand ma mère était encore là. Non, ça ne me fait pas peur, pourquoi est-ce que ça ferait peur ? Beaucoup de moldus font ce métier. Tu sais, ils sont avant tout là pour défendre les populations. Ils ne font pas que la guerre d'ailleurs, ils font de la prévention, ils assurent la sécurité des grands évènements, ils sont dans les gares... Un peu comme des Aurors ! Je suis plutôt fière de mon père, même s'il est vrai que c'est un métier très prenant. Mon grand-frère est dans la marine, lui !

Lorsqu'elle était petite, il avait été déployé parfois sur des périodes de dix mois, alors elle et ses frères restaient avec leur mère qui gérait tout. Après le décès de cette dernière, il n'était plus parti durant un temps, réassigné à des tâches de bureau puis était revenu plus localement sur le terrain, même s'il lui arrivait d'être encore déployé six mois, souvent quand elle était à l'école. Son petit frère restait donc avec leurs grands-parents durant ce laps de temps, mais il en avait l'habitude. En ce moment, son frère était déployé dans le Golfe. Elle ne savait pas lorsqu'il reviendrait, bientôt avec un peu de chance. Il lui manquait beaucoup et c'était difficile de communiquer sur un navire.

- C'est gentil, répondit-elle lorsque Azénor s'excusa pour Emma. Mais oui, elle est douce et gentille !

Quand son interlocutrice répondit que cela ne l'étonnait pas qu'elles soient amies, elle rougit un peu. Elle était très fière et très contente d'être l'amie d'Emma et surtout, on lui disait rarement qu'elle était gentille ou douce. Sauf James, mais c'était différent. Toute l'année, elle avait surtout entendu qu'elle était une horrible lèche-botte à la solde du sous-directeur, alors la gentillesse d'Azénor lui faisait plaisir. La mention d'Ashley Reynolds, le cousin de cette dernière, lui rappelait justement ces remarques...

- C'est sérieux, oui, confirma-t-elle avec plaisir (de toute manière, elle avait du mal à concevoir un couple qui n'était pas sérieux, elle était bien trop impliquée). Et ton cousin et moi, euh... Pas trop, en fait, murmura-t-elle quand elle demanda s'ils s'entendaient bien. En fait, il est ami avec une fille avec qui je ne m'entends pas vraiment, et c'est un ami de James alors... Il n'a pas été très sympa quand on s'est mis ensemble ou par la suite. Du coup... Désireuse de changer de sujet, Marlene s'empêcha d'enchaîner. Et toi, tu as un petit-ami ?

Lorsque Azénor se lança sur le sujet de l'enseignement des enfants - encore un sujet qui lui tenait très à cœur - Marlene venait de terminer sa boisson et elle répondit avec enthousiasme, même si elle était encore déçue de ne pas pouvoir se lancer dans cette voie.

- Chez les moldus, c'est un système bien rôdé ! Les professeurs sont formés et c'est moins "formel" que Poudlard, plus ludique en quelque sorte ! Il y a un seul enseignant par classe, les activités tournent plus vite, il y a moins de devoirs... C'est adapté à l'âge en fait ! Mais ils apprennent quand même plein de choses. Ils font du sport aussi, des jeux... Cela commence dès la maternelle ! Je ne sais pas si c'est intenable mais je pense que c'est une question d'habitude, d'apprendre à gérer les élèves. Puis ils ont de grandes récréations ! Je pense que le Ministère va s'inspirer de ce modèle, je ne vois pas comment faire autrement !


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« Aller voir une comédie me semble une excellente idée ! Je suppose que le cinéma aide à se changer les idées… Un film romantique… Je suis un peu moins dans l’esprit ces derniers temps mais si tu y tiens, ça me conviendrait aussi ! Et pour l’électricité, je pense que les sorciers n’en font pas parce qu’on n’en a pas besoin… Après tout, c’est ce qui permet aux moldus de pallier à l’absence de magie. »

Azénor n’avait jamais vraiment réfléchi au problème de l’électricité. Pour être totalement franche, elle savait à peine ce que c’était, elle avait beau être intéressée par l’étude des moldus, ça lui avait juste semblé être un truc compliqué que les moldus avaient inventé pour faire ce qu’eux faisaient grâce à la magie. Elle parvenait à comprendre que ça puisse manquer aux né-moldus mais ne voyait pas bien ce que ça pourrait leur apporter. Elle n’osait d’ailleurs imaginer les catastrophes que donnerait l’installation de l’électricité chez les sorciers. Les vieux manoirs de sang-pur imprégné de magie depuis des décennies réagiraient sans doute violemment. Azénor songea aux réactions que pourraient avoir les sorts de protection des Highlands face à l’invention moldue… Sans doute rien de bon !

« J’ai un grand parc en effet ! On y passait des heures avec mes sœurs et mon frère lorsqu’on était enfant, d’autant plus que le manoir était continuellement en travaux et un peu dangereux à notre âge… Je serais ravie de pouvoir lire du Jane Austen, ces derniers temps j’ai envie de découvrir d’autres cultures, quelles soient moldues ou sorcières d’ailleurs… »

Azénor fut donc ravie d’en apprendre plus sur ce métier de militaire que lui décrivait Marlene, elle n’avait aucune idée qu’il puisse y avoir autant de tâches assignées à cette profession.

« Ils font tant de choses que ça ? J’en avais aucune idée ! Je me souviens juste qu’on avait parlé en étude des moldus du fait que les guerres actuelles en Angleterre étaient menées par des militaires professionnels et plus par les hommes du peuple comme pendant les guerres mondiales. A part ça, je n’y connais pas grand chose. »

D’ailleurs, elle ne voyait pas bien le rapport avec le grand frère de Marlene.

« C’est cool de pouvoir bosser sur la mer, il doit beaucoup voyager ! Et il fait quoi sur son bateau ? Il est pêcheur ? »

Si elle en croyait les rougissements de Marlene, Emma était une amie qui comptait beaucoup pour elle et dont elle était fière. Azénor était contente de voir qu’une fille sympathique comme Marlene ait de bons amis ; c’était important les amis, ils étaient présents lorsqu’un coup dur nous tombait sur la tête ou simplement pour partager les petites joies du quotidien.

« Oh ! C’est dommage que tu ne t’entendes pas avec Ash ! Il est super sympa ! On s’entend bien tous les deux depuis qu’on est tout petit, on se ressemble un peu d’après notre famille. Peut-être qu’avec le temps, vous apprendrez à vous connaître… »

Azénor n’avait pas vu son cousin depuis un bon moment, aux dernières nouvelles il habitait avec son petit-ami Sean à Bristol. Son coming out n’avait pas plu à tout le monde dans la famille et il n’était pas venu aux dernières réunions. Azénor se dit qu’elle pourrait aller lui rendre visite, elle devrait facilement obtenir une autorisation pour entrer à Bristol puisqu’elle travaillait aux Transports. Mais déjà le sujet changeait pour celui de sa vie amoureuse… Mauvaise pioche Marlene…

« Je n’ai pas de petit-ami, non… Je suis sortie avec Adrian Calder pendant un an mais on s’est séparé au mois de mai et depuis j’ai décidé que je n’avais pas besoin d’un mec pour vivre heureuse. »

Et non, elle n’était pas en colère contre Adrian ! Du tout ! Elle avait parfaitement bien accepté cette rupture… On va dire ça… Au grand bonheur d’Azénor la conversation dévia rapidement et elle comprit que Marlene était un vrai puits de connaissance lorsqu’il s’agissait du monde moldu ! Après les militaires et la littérature, c’était au tour du système éducatif… A Poudlard, Azénor avait découvert quelques éléments de l’école moldu à travers les discours d’amis né-moldu ou de sang-mêlé mais Marlene semblait bien mieux maîtriser le sujet. A moins que ce ne soit Azénor qui soit plus intéressé ? Le fait est qu’elle écouta attentivement son interlocutrice.

« Ca m’a l’air très différent en effet ! Peut-être que Poudlard pourrait aussi s’inspirer de ce modèle ? Avoir des activités plus ludiques ne serait pas du luxe parfois ! Et sélectionner certains professeurs également… »

Azénor ne voulait pas être mauvaise langue mais il était vrai que certains professeurs n’étaient clairement pas fait pour l’enseignement ! Peut-être qu’une formation et une sélection seraient bénéfiques. Un dernier détail chiffonnait Azénor :

« Qu’est-ce que la maternelle ? »



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- Oui, ça change vraiment les idées ! En plus, tu peux y acheter du pop-corn et c'est super bon, ça met dans l'ambiance ! Le pop-corn, explicita Marlene en songeant que ce n'était pas très sorcier, c'est une friandise faite de maïs soufflé que tu sucres ou que tu sales. C'est super bon !

Bon, pour être tout à fait honnête, elle n'allait pas au cinéma si souvent que cela car ce n'était pas très marrant toute seule. Elle y allait parfois avec son petit-frère mais ils étaient rarement d'accord sur le choix du film. Maintenant elle pourrait y aller avec James et visiblement avec Azénor et l'idée lui plaisait beaucoup. Elles pourraient vraiment devenir amies, ça serait super ! Elle les voyait déjà toutes les deux à faire plein de sorties et à papoter comme maintenant : c'était ce genre de choses qu'elle avait toujours voulu et en ce début d'été, l'âge adulte lui paraissait délicieusement prometteur. Ravie, elle décrocha un grand sourire radieux à son interlocutrice.

- Mais l'électricité fait des choses que la magie ne fait pas, argumenta-t-elle, même si la magie fait aussi des choses impossibles pour les moldus, c'est vrai... Mais par exemple, les sorciers n'ont pas d'équivalent à la télévision ou à la fusée ! Les moldus peuvent aller dans l'espace ou sur la lune, expliqua-t-elle avec fierté. Et puis même avec toute la magie du monde, personne n'a réussi à faire internet ! Je te montrerai l'internet si tu veux, j'ai un ordinateur. Et Jane Austen. Et un film de Jane Austen. En fait, je peux te montrer tout ce que tu veux !  

Se rendant compte qu'elle s'emballait un peu - Azénor allait la trouver collante ou désespérée d'avoir des amis - Marlene rougit un peu et prit une gorgée de sa boisson pour la jouer plus décontractée. Parler de la profession de son père lui permit de diminuer un peu en débit et elle hocha la tête quand Azénor s'étonna du nombre des tâches des militaires. Elle était contente d'en parler : même en terres moldues, c'était souvent un métier mal compris ou dévalorisé.

- C'est une profession très polyvalente. En plus, les militaires ont une formation supplémentaire parfois : certains sont médecins, d'autres cuisiniers, informaticiens... Pour faire tourner les casernes et les unités. Chacun apporte son talent. Oh, les informaticiens sont les gens qui s'occupent des ordinateurs, précisa-t-elle avec bienveillance. Et oui, mon frère voyage beaucoup ! Il m'envoie des photos de chaque pays qu'il voit, de chaque ville. C'est super même si du coup il n'est pas souvent là... C'est le problème des militaires, tu vois, ils passent des mois à l'étranger avant de revenir pour quelques temps puis repartir. C'est une vie un peu instable.

Elle en avait d'ailleurs pas mal souffert quand elle était enfant, en plus des déménagements, même si sa mère s'occupait beaucoup d'eux. Depuis qu'il était veuf, son père partait moins longtemps mais elle le sentait de toute manière moins puisqu'elle était en pension dix mois sur douze.

- Oh non, il n'est pas pêcheur, répondit-elle avec un rire. Il y a des marins qui sont pêcheurs mais mon frère est dans la marine militaire. En fait, chaque pays a ses bateaux pour patrouiller sur son territoire maritime, le protéger, porter secours aux bateaux marchands ou de tourisme en difficulté... Les protéger des pirates, par exemple, qui sont des gens armés qui s'en prennent aux bateaux. Les bateaux servent aussi à transporter les soldats et servent de base mobiles : quand on ne peut pas stationner dans un pays en conflit, on stationne en mer. Il y a des portes-avions aussi : des aéroports - donc des endroits pour faire atterrir les avions - sur la mer. Il y a aussi des sous-marins d'espionnage et des bateaux avec des missiles nucléaires... C'est un peu compliqué le militaire mais en gros, c'est une arme très dangereuse ! Puis tu vois, la marine sert pour dissuader les gens de nous attaquer puis protéger en cas de problèmes ! C'est des soldats, donc, mais sur l'eau ! Et ils mènent parfois des missions avec d'autres pays.

En bonne fille de militaire, Marlene était très renseignée sur la question. Elle connaissait les grades de l'armée, son fonctionnement, ses coutumes... Bref, c'était un domaine qu'elle maîtrisait. Entre son père, son frère, ses deux grands-pères, c'était presque un héritage, elle avait toujours grandi dans ce milieu et elle en était plutôt fière quand son grand-père lui montrait ses médailles pour la dixième fois ou bien qu'elle voyait son frère tout beau dans son uniforme. Mais la conversation dériva sur des eaux plus troubles quand Azénor évoqua son cousin Ashley, leur souhaitant à lui et elle de mieux s'entendre avec le temps. Poliment, Marlene préféra garder le silence même si elle n'en pensait pas moins : elle n'avait pas très envie de s'entendre avec lui, vu sa réaction quand James et elle s'étaient mis ensemble. Elle s'en passait très bien et elle préférait Grady qui avait au moins la décence d'être amical avec elle. Ce fut aussi par politesse qu'elle se retint de relancer Azénor sur Adrian Calder, un ancien de sa maison. Elle ignorait qu'ils étaient sortis ensemble et elle avait toujours bien aimé ce genre d'histoires. Mais puisque son interlocutrice semblait plutôt sensible sur le sujet, elle allait s'abstenir. Peut-être une autre fois.

- Oh, je suis désolée pour toi !

Mais elle ne doutait pas qu'Azénor retrouverait bien vite un petit-copain si elle le souhaitait : elle était jolie et sympa, les garçons devaient lui courir après !

- Si tu veux mon avis, Poudlard aurait besoin d'une réforme sur plein de points ! Je ne regrette pas en soi d'avoir été formée à la sorcellerie, mais quand même, y'a plein de choses qui posent problème !

Elle aurait pu en faire une liste longue comme le bras.

- La maternelle, c'est l'école avant l'école primaire. Les enfants vont à la maternelle vers deux ou trois ans jusqu'à six ans, quand ils entrent en primaire donc, où ils apprennent à lire. La maternelle, ils apprennent la socialisation, ils font des dessins, apprennent à écrire leur nom, apprennent les formes, les couleurs, font des activités... Ce n'est pas obligatoire contrairement aux autres cycles mais beaucoup d'enfants y vont. Comme ça, leurs mères peuvent retravailler ! Avant même la maternelle, on a la crèche : c'est pour garder les bébés mais là, ce n'est que du jeu et des gens pour prendre soin d'eux ! Tu sais, on va beaucoup à l'école dans le monde moldu : de la maternelle jusqu'à l'université, on apprend plus de choses que dans le monde magique qui n'est concentré que sur la magie !

Elle tourna sa paille dans son verre.

- Tu vois, les sorciers se pensent souvent supérieurs aux moldus mais je pense qu'ils auraient beaucoup à apprendre de ce monde. Je suis contente d'être née-moldus, ça m'apporte beaucoup de recul sur le monde sorcier !


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Azénor écoutait Marlene avec attention en essayant de masquer sa mauvaise connaissance du monde moldu. Certes, elle avait déjà entendu parlé de l’internet, de l’ordinateur et de la fusée mais de là à pouvoir expliquer ce que c’était ou faire la distinction entre l’internet et l’ordinateur... Elle voulait bien croire que les moldus avaient plein d’inventions extraordinaires même si elle ne voyait pas trop ce que c’était. Certaine choses néanmoins l’interpelaient :

« J’ai toujours du mal à croire que les moldus sont allés sur la lune et dans l’espace… Je me demande ce qu’attendent les sorciers pour faire la même chose ! Je parie qu’il y a des langue-de-plomb qui travaillent sur le sujet au département des Mystères. »

Azénor trouvait totalement cool l’idée de pouvoir quitter la Terre pour découvrir de nouvelles planètes. Une idée venait de lui traverser l’esprit :

« Vous avez des films qui montrent les autres planètes ? Qui montrent la vie sur la Lune ? J’aimerais bien voir ça ! »

Marlene semblait déterminée à plaire à Azénor et surtout à lui faire découvrir le plus de choses possibles ce qui comblait la curiosité naturelle de l’ancienne Gryffondor. Elle en apprenait ainsi énormément sur le métier de militaire, elle n’aurait jamais cru par exemple qu’il pouvait y avoir des cuisiniers ou des médecins et pourtant c’était plutôt logique si on y réfléchissait mais tout était là, Azénor ne s’était jamais posé la moindre question sur les militaires avant ce jour.

Lorsque Marlene lui fit comprendre qu’elle s’était totalement fourvoyée, Azénor se sentit un peu idiote. Jusque là, elle était parvenue à maintenir les apparences mais manifestement le frère de Marlene n’avait rien d’un marin-pêcheur. Son travail semblait bien plus compliqué et s’apparentait plus à celui d’un auror ou d’un policier magique protégeant la population qu’à celui d’un vulgaire pêcheur de Bristol.

Du travail de la famille de Marlene, la conversation dévia vers ceux qu’avait souhaité exercer la jeune fille. Azénor n’aurait jamais pensé discuter de réforme de l’éducation lors d’une première rencontre mais avec Marlene cela lui semblait très naturel. Elle n’avait pas attendu grand chose de cette rencontre, ç’avait juste été une opportunité de mieux connaître les personnes avec qui Mary passait ses journées mais finalement ce petit apéro donnait à Azénor l’impression d’avoir rencontré quelqu’un qui pourrait devenir une véritable amie. C’était sans doute un peu tôt pour le dire mais Azénor se sentait bien aux côtés de Marlene et elle comptait vraiment sortir avec elle dans le futur.  

« Je n’ai pas été élevée dans l’idée que les sorciers étaient supérieurs aux moldus, je suis certaine qu’on aurait à apprendre d’eux et c’est bien pour ça que je trouve intéressant l’enseignement de l’étude des moldus à Poudlard. Cependant, je pense qu’il est difficile pour les sorciers de réellement appréhender ce qu’est être moldu comme je pense qu’il serait très difficile pour un moldu de comprendre le monde sorcier sans y être immergé dès son plus jeune âge. Je suppose que ton père a du mal à comprendre ta nouvelle vie comme moi j’ai du mal à comprendre la sienne. Les mondes magique et sorcier sont tellement différents et sont séparés depuis si longtemps qu’il me semble utopique de penser qu’ils peuvent totalement se comprendre et s’accepter. Cela dit, ils auraient sans doute à apprendre l’un de l’autre… Au final, je pense que les sorciers nés-moldu sont d’une grande richesse pour notre société, tu as raison d’en être fier ! »

Après ce petit laïus, Azénor reprit son verre qu’elle sirota tranquillement tout en écoutant Marlene lui répondre. L’impression d’Azénor se confirma tout au long de la soirée, Marlene était une chic fille et elle avait tout intérêt à la revoir durant l’été.

[Fin du RP]



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Une question d'intégration [Marlene/Az]

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