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 New home [James & Marlene]

James CarterAmbulancier magiqueavatar
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12 juillet 2009 - Manchester

« Cinquante nuances de Green, Le temps d’un amour, Ma vie avec toi… » énuméra James en sortant un à un les livres de Marlene du carton dans lequel ils avaient été rangés le temps de son déménagement. « L’été de nos amours, Passion et tourments, La tempête amoureuse… » Il releva la tête pour observer sa petite-amie avec un sourire narquois : « Je ne me rendais pas compte que ton amour pour les romans nu… romantiques était aussi étendu ! »

Il savait que la jeune femme aimait se plonger dans des livres qu’il qualifiait volontiers de « navets ». D’ailleurs, il se moquait souvent d’elle à ce sujet – surtout quand il pouvait mettre la main sur un de ces romans pour en lire quelques passages niais et les glisser subtilement dans leur conversation avec un sourire amusé. Ce n’était que lorsqu’il s’était retrouvé face aux nombreux cartons de déménagement de Marlene qu’il avait pris véritablement conscience que sa collection était bien plus grande qu’il ne l’imaginait. S’il la taquinait avec ça, en réalité, il n’en avait que faire. Tout le monde avait bien le droit d’avoir son pécher-mignon. Bon, il était bien dommage que celui de Marlene soit les romans d’amour souvent mal écrits et stéréotypés mais il ne pouvait pas la blâmer pour ça. Il avait, lui, un penchant pour les romans policiers – plus ou moins bien ficelés, certes.

« Tu vas te sentir seule ici. » lança James en regardant autour de lui. « Il faudra que tu viennes chez moi, ce sera plus animé ! » fit-il en toute innocence.

Cela faisait trop peu de temps qu’ils étaient ensemble pour envisager sérieusement de s’installer tous les deux. James y avait pensé, il ne le niait pas, mais il n’était pas sûr que ce soit une bonne idée pour tout de suite. Il était important qu’ils aient tous les deux un endroit où être si jamais quelque chose se passait mal entre eux, ou si une dispute éclatait. Marlene avait donc son propre studio et lui s’était installé avec Grady, dans un appartement du côté du Bristol moldu. Cette colocation promettait d’ailleurs d’être mouvementée – Grady et James ayant une tendance très nette à se nourrir de paquets de céréales lorsqu’ils se retrouvaient ensemble.

« En plus, je suis sûr que Grady sera content si tu viens souvent, depuis qu’il a arrêté d’avoir peur de toi… » plaisanta James en s’adossant au mur du studio de la jeune femme.
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Marlene avait beaucoup déménagé au cours de sa vie et faire des cartons était presque devenu une habitude. Elle avait suivi son père au cours de ses nombreuses pérégrinations militaires, de base en base, de maison en maison. Mais cette fois-ci, son père et son frère cadet restaient en Cornouailles : c'est elle qui partait. Tout s'était enchaîné très vite après la sortie de Poudlard : elle avait reçu la lettre d'acceptation de Sainte-Mangouste le premier juillet, lui annonçant très cordialement qu'elle était attendue pour faire sa rentrée le trois. Elle faisait ainsi une croix sur ses vacances mais elle était bien trop heureuse d'avoir trouvé une formation pour s'arrêter sur ce genre de considérations.

Elle avait donc fait sa rentrée en tant qu'apprentie sage-femme le lundi précédent, aux côtés de Wendy Mason, la seule personne de leur promotion qui suivait la formation. C'était intimidant de se retrouver là, surtout qu'elle n'avait pas songé être prise. Elle avait postulé à plusieurs endroits, avaient reçu des refus qui lui avaient fait des coups au moral et craint pour son avenir. Certains de ses camarades avaient reçu dès Juin des accords de principes mais pas elle. Pouvoir travailler à Sainte-Mangouste était donc une opportunité rêvée, surtout que le métier l'intéressait, c'était ce qu'elle préférait avec infirmière. Pour le moment, il s'agissait surtout de beaucoup d'observation, de présentation du service, des tâches, des gens qui y travaillaient. La semaine avait été à la fois longue et très courte et elle n'était pas mécontente d'être en Week-end.

Pas de repos pour autant ! Dès qu'elle avait appris qu'elle avait une formation, elle s'était empressée de chercher un appartement. Elle savait avant même les ASPICS qu'elle vivrait à Manchester, la ville de naissance de sa mère. Cela se permettait de lui rapprocher de sa famille, de ses cousines, de son grand-père paternel qui y vivait aussi et s'y sentait un peu seul. Elle avait trouvé son studio assez vite : la plupart des logements étudiants étaient encore disponibles et son père avait déjà mis de côté pour la caution au cours de l'année, puisqu'ils avaient toujours convenu qu'elle prendrait son indépendance quand elle aurait un salaire. Du moins, elle en avait convenu et son père avait été à peu près d'accord : il aurait bien aimé l'avoir un peu à la maison, après sept ans en pensionnat. Mais Marlene était impatiente de cette nouvelle vie d'adulte qui s'offrait à elle, qui sonnait comme un nouveau départ après Poudlard. De nouveaux collègues, un nouvel environnement, vivre par elle-même.. Elle était aussi inquiète qu'impatiente.

Elle avait signé les papiers hier matin, récupéré les clés et avait commencé ses cartons – grâce à la magie, vider une partie de sa chambre avait été assez rapide – et fait quelques achats pour commencer à meubler l'appartement. Il était plutôt petit mais clair et lumineux, dans le quartier de Hulme. Une petite entrée pleine de placard, une grande pièce centrale avec deux grandes fenêtres qui donnaient sur le petit jardin de la résidence – elle était au troisième étage – une petite cuisine dans une légère alcôve un peu plus en recul de la pièce principale et une petite salle de bain (qui avait néanmoins l'avantage d'avoir une fenêtre). C'était encore un peu vide – il n'y avait qu'un canapé-lit tout neuf,cadeau de son oncle et sa tante, une table, deux chaises, une bibliothèque et des appareils de cuisines récupérés auprès de sa famille – mais c'était déjà ça ! Elle achèterait le reste au fur et à mesure, son père avait promis de l'accompagner faire quelques courses et elle imaginait déjà comment elle le décorerait (et ça impliquait plein de plaids, de coussins et de trucs qui ne servaient à rien mais qu'elle aimait bien, comme des bougies ou des boites colorées).

En attendant, elle installait ce qu'elle avait récupéré de sa chambre, notamment ses livres que James énonçait d'un ton un peu moqueur. Redressant les yeux de son carton de draps, elle écarta une boucle sombre de ses yeux – sa queue de cheval était un peu précaire – et leva légèrement les yeux au ciel.

- Ce n'est pas nul, ça fait toujours plaisir à lire ! C'est bien plus joyeux que des cadavres au détour d'une poubelle, lança-t-elle avec un léger sourire en faisant référence aux lectures de James. Puis tu verra, prédit-elle, tu finira par en lire un aussi, une nuit d'insomnie !

Et ce jour-là, elle le surprendrait et pourrait lui en reparler tout le temps. Vraiment, tout le temps ! Parce qu'après tout « Temps nuageux avec risque d'amour » était un excellent roman, il avait reçu le prix des lectrices de Cosmowitch ! Se levant pour aller ranger des draps dans le placard de l'entrée, elle revint au moment où son petit-ami lançait qu'elle allait se sentir seule ici. Sa seconde remarque lui tira un sourire et elle s'appuya contre la table.

- Mais j'y compte bien ! L'occasion d'observer deux spécimens d'étudiants-ou-presque dans leur milieu naturel qu'est la garçonnière à manger des céréales à même le paquet... C'est presque anthropologique !

Mais James n'avait pas tort : elle avait un peu peur de se sentir seule ici. Elle avait vécu toute sa vie avec quelqu'un et même si l'ambiance de son dortoir n'était pas des meilleures – et qu'elle était heureuse de l'avoir quitté – cela faisait une présence. Ici, elle rentrerait seule le soir et elle avait n'avait pas vraiment l'habitude. Elle s'y ferait sûrement ! Elle avait sa famille à côté, elle pouvait voyager dans tout le pays grâce au transplanage et elle avait James : fini les coins reculés de Poudlard, ils pourraient être enfin tranquilles tous les deux et se réveiller le matin ensemble  (elle n'avait pas osé lui proposer de passer la voir chez son père depuis qu'ils avaient quitté l'école, elle n'avait pas très envie que ce dernier pique une crise.)

- Je ne vois pas en quoi je fais peur, répliqua-t-elle. Je suis adorable. C'est toi qui l'a dit, ajouta-t-elle dans un mélange de flirt et de moquerie (ils savaient faire les deux en même temps, tout un entraînement.) En plus, c'est Grady qui est un peu flippant ! Il est grand, s'agite partout, passe du coq à l'âne et il joue aux Bavboules... On dit que Voldemort jouait aux Bavboules, tu sais !


Marlene Barclay
   
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James CarterAmbulancier magiqueavatar
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« Hors de question je me retrouve à lire Temps nuageux avec risque d’amour, je préfère encore perdre le sommeil ! » plaisanta James avec un sourire taquin.

Depuis qu’ils étaient en couple, les lectures de Marlene étaient devenues un sujet sur lequel ils aimaient bien plaisanter. Enfin, du moins, un sujet sur lequel, lui, aimait bien plaisanter. Il n’était pas exactement certain que Marlene appréciait vraiment, mais bon, elle le lui rendait bien ! Après tout, ils s’étaient toujours lancés des piques, et cela n’avait pas arrêté lorsqu’ils s’étaient mis ensemble. Evidemment, les moqueries étaient plus tendres, même affectueuses, mais elles étaient toujours là. C’était parfois un peu étonnant de les entendre se chamailler à longueur de journée, mais, aux yeux de James, c’était ce qui faisait la particularité de leur relation. Non, ils ne passaient pas leur temps à se regarder dans le blanc des yeux, et c’était, selon lui, une bonne chose. Il aimait provoquer Marlene, observer sa mine renfrognée, l’entendre répliquer avec véhémence. Il souriait encore lorsqu’elle l’appelait « Carter » en fronçant les sourcils. Il la trouvait adorable et exaspérante à la fois, et entrait dans son jeu sans y croire vraiment.

« Comment ça, des « spécimens » ? Je te signale que nous sommes des adultes parfaitement responsables, aptes à nous concocter des petits plats équilibrés ! » répliqua-t-il « Et même qu’on a déjà fait un planning pour le ménage ! »

C’était presque vrai. Presque, parce qu’ils avaient surtout énoncé tous les deux les tâches ménagères qu’ils détestaient particulièrement faire. Pour James, c’était le repassage – il avait horreur de ça, et d’ailleurs, il avait une tendance à se brûler avec le fer dès qu’il utilisait cet engin du diable. La solution était simple : il suffisait de ne pas repasser ses vêtements, ou alors le moins possible. En cas d’extrême urgence, James connaissait une parade infaillible : pendre ses vêtements sur des cintres et les accrocher dans la salle de bain pendant qu’il prenait une douche – ce qui n’était pas son activité favorite, mais presque. Dans le cas de Grady, c’était le rangement qui était problématique. Pour avoir vécu avec lui pendant sept ans, James était déjà habitué aux tendances bordéliques de son ami. Bon, dans cette situation-là, James s’était promis qu’il ferait un effort pour garder l’appartement à peu près présentable – surtout pour que Marlene ne fuit pas en courant quand elle y viendrait.

« Evidemment que tu es adorable. » répondit James en lui volant un baiser. « Mais tu fais quand même un peu peur, tu sais quand tu fais ton regard noir… » plaisanta-t-il – à moitié, parce que c’était quand même légèrement la vérité. « Et Grady ne fait pas peur ! Bon il est un peu bizarre, c’est vrai, mais c’est juste qu’il est un peu maladroit. » Bon, très maladroit, même. « Et puis, je suis sûre que lire des romans d’amour augmente les envies de tuer quelqu’un. Moi, au moins, j’expie mes envies de meurtres à travers mes lectures, c’est parfaitement sain ! » affirma-t-il avec sourire moqueur. « Tiens, en parlant de meurtre, sur une échelle de zéro à Nick-Quasi-Sans-Tête, à quel point je risque de mourir quand je vais rencontrer ton père ? » reprit-il, l’air de rien.

Ce n’était pas qu’il avait peur. Enfin, pas complètement. Mais le père de Marlene avait l’air sacrément impressionnant. Et puis, il était militaire. Or, pour avoir un père militaire également, James pouvait avancer sans trop se tromper qu’il valait mieux ne pas trop les contrarier…
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- Au contraire, si tu les trouves si ennuyeux que cela, tu devrais essayer de les lire pour dormir... contra-t-elle avec satisfaction.

Le dernier mot lui revenait pour une raison très simple : c'est elle qui avait raison ! Ces romans étaient très bien et la preuve était qu'ils avaient beaucoup de succès ! Mildred Magpie était après tout l'un des auteurs les plus vendus du monde magique, si ce n'était pas un signe... Et puis elle ne lisait pas que ça. Elle lisait Jane Austen aussi ! C'était du roman d'amour aussi, certes, mais c'était des classiques de la littérature anglaise et James ne pouvait pas dire le contraire, pour le coup (bien qu'elle soit persuadée du fait que les Hauts de Hurlelune deviennent un jour un classique de la littérature magique, Emma et elle avaient longuement débattu à ce sujet l'autre jour dans le train qui les ramenaient à Londres). Mais bon, ils ne tomberaient sûrement jamais d'accord sur des questions de littérature... Du coup, elle comptait bien l'attaquer sur les films ! Elle voulait acheter le DVD de cette saga moldue qui avait eu beaucoup de succès et qu'elle n'avait pas pu voir au cinéma, bien qu'elle ait lu les livres, comme elle était à Poudlard... Elle comptait bien leur organiser une soirée télé ! Il devrait tomber dans le piège si elle disait juste que ça parlait de vampires... Peu de chance que son petit-ami ait entendu parler de Twilight à Poudlard !

- Des plats équilibrés... ? répéta-t-elle avec une certaine circonspection. Parce que tu connais vraiment les légumes, toi ? Laisse moi te signaler que les frites ne sont pas des légumes !

Les pommes de terre ne comptaient pas vraiment non plus, surtout pas sous forme de chips ! Marlene était bien contente d'habiter toute seule après Poudlard, elle allait de nouveau pouvoir cuisiner. C'était très bon à Poudlard mais il y avait quand même beaucoup de plats sorciers - comme des oeufs de Botruc au plat - et elle n'était pas très fan et puis c'était beaucoup trop riche à chaque fois, il y avait mille fois trop de choses sur les tables ! Elle préférait manger plus léger, mais c'était parce qu'elle faisait toujours très attention à son poids... La mention du planning de ménage la fit rire et elle secoua la tête.

- Genre ! Comme si vous alliez le respecter, je demande à voir ça ! Et puis ne le perd pas celui-là... ajouta-t-elle innocemment en référence à une dispute qui avait animé presque toute leur année : le fameux planning des rondes perdus (et le fait qu'elle soit persuadée que cette perte était de la faute de James, elle se revoyait la mettre dans son sac, cette feuille !)

Elle s'adoucit lorsqu'il lui vola un baiser et résista à l'envie de lui faire un câlin, riant légèrement lorsqu'il affirma qu'elle lui faisait peur parfois. Elle n'y croyait pas vraiment ! Sinon, il ne l'aurait jamais embêtée autant, même avant qu'ils ne soient ensemble. Marlene n'était clairement pas le genre de filles impressionnantes, elle était plutôt du côté invisible de la barrière.

- Grady fait peur, maintint-elle. Il est un peu bizarre. Tout le monde le disait. Bizarre-sympa mais bizarre ! Disons que lui, au moins, n'avait rien dit quand ils s'étaient mis ensemble. Il avait sûrement son avis sur la question mais ne l'avait jamais exprimé et la saluait toujours avec un sourire lorsqu'il la croisait dans les couloirs de Poudlard. Tous les amis de James n'avaient pas réagi aussi bien... Refusant de penser à ce qui était désormais du passé, Marlene se promit de faire un effort pour se rapprocher un peu de Grady. C'était après tout le meilleur ami de James et ils allaient se voir souvent, vu que les deux garçons vivaient ensemble. De toute manière, elle le pensait en disant qu'il était plutôt sympathique quand on l'écoutait ! Au contraire, répondit-elle à la suite de la conversation, lire des romans d'amour rend plus heureux. Parce qu'on lit des choses qui rendent heureux et ça permet de voir le monde du bon côté. Toi, tes romans policiers, ils sont glauques !

Les morts, la violence... C'était trop angoissant pour elle, elle préférait s'en passer. Déjà que lire les journaux n'était pas très réjouissant en ce moment. Elle évitait donc, quitte à être un peu moins au courant de l'actualité. C'était aussi l'avantage de vivre dans le monde moldu et elle faisait assez confiance au gouvernement pour gérer tout cela : après tout, il faisait très attention à la sécurité.

Une autre personne qui faisait attention à la sécurité, c'était son père que James allait bientôt rencontrer et visiblement, il l'appréhendait un peu derrière ses airs bravaches. Se décollant de la table contre laquelle elle était appuyée, Marlene glissa ses bras autour du cou de son petit-ami pour l'attirer à elle, l'embrassant doucement, juchée sur la pointe de ses tennis. Elle finit par se séparer de lui sans cesser de l'étreindre, ses mains retombant sur ses épaules.

- Je dirais Nick-Quasi-Sans-Tête, affirma-t-elle avec sérieux. Mon père m'a toujours dit "pas de copain" donc... Il t'attendra sûrement avec une arme, poursuivit-elle en haussant les épaules comme si c'était la routine.

Laissant planer un silence pour le laisser absorber ses paroles, elle finit par sourire, secouant doucement la tête.

- Je plaisante, ne fais pas cette tête ! Elle glissa sa main sur sa joue en riant. Ça se passera bien ! Il est un peu protecteur mais tu connais ce genre de milieux... Je lui ai déjà dit beaucoup de bien de toi, ça ira. Et puis je ne ramène pas non plus n'importe qui à la maison, tu es quelqu'un de très bien. Et elle le pensait sincèrement. James était quelqu'un de droit, honnête, loyal, fidèle, généreux. Tu étais quand même préfet-en-chef, le taquina-t-elle. Et puis, peu importe comment ça se passe. Moi je t'aime.


Marlene Barclay
   
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James se sentit pâlir légèrement à la réponse de Marlene. Comment ça, Nick-Quasi-Sans-Tête ? Il ne voulait vraiment pas – mais alors vraiment pas ressembler au fantôme des Gryffondor ! Déjà, parce qu’il aimait plutôt bien sa tête, et ensuite, parce qu’il aimait beaucoup la vie. Non, ce n’était pas qu’il appréhendait réellement de rencontrer le père de Marlene mais… Un peu, quand même. James ne s’était jamais rendu chez les parents de ses petites-amies, et il n’était pas complètement rassuré. Au fond de lui, il savait qu’il n’avait rien à craindre. Il était poli, respectable, s’apprêtait à s’engager dans une formation tout à fait légale. Et puis, il avait la chance – si on pouvait appeler cela une chance, parfois, il en doutait – de venir également d’une famille de militaires. C’était déjà un point de marqué auprès du père de Marlene et James voulait mettre toutes les chances de son côté.

« T’es pas drôle » grommela-t-il lorsque la jeune femme reprit la parole. Il se dérida un peu lorsqu’elle posa une main sur sa joue, et sourit franchement en écoutant le reste de sa réponse. « Je t’aime aussi. » lança-t-il avant de l’embrasser. « Et je t’aimerai même si ton père pointe son arme de service sur moi ! » finit-il en riant. « Ok, ok, j’arrête ! »

Plus les mois passaient, plus James se rendait compte qu’il avait de la chance. Et pourtant, il n’était pas passé très loin de cette chance. Têtus et bornés comme ils pouvaient l’être tous les deux, il ne s’en était fallu que de peu pour qu'ils passent à côté l'un de l'autre. Aujourd’hui, James était réellement heureux d’avoir su ouvrir les yeux et passer au-dessus de sa première impression, qui était loin d’être la bonne. Certes, Marlene avait des défauts, il le reconnaissait, mais elle était aussi dotée de grandes qualités qui compensaient largement.

« Et puis, préfet-en-chef de Poufsouffle, ce qui témoigne de mon côté parfaitement respectable ! Contrairement à ces vils Serpentard un peu fourbes… » plaisanta-t-il en replaçant une mèche de cheveux derrière l’oreille de sa petite-amie.

S’éloignant un peu d’elle, James se laissa tomber sur un pouf tout juste sorti d’un carton, et en attrapa un autre avant d’entreprendre de l’ouvrir.

« Bon alors, raconte-moi un peu ta formation de sage-femme ! » lança-t-il avec entrain. Marlene avait commencé les cours le trois juillet et elle avait très prise depuis avec ses recherches de logement, ce qui faisait qu’ils n’avaient jamais réellement eu le temps de se poser un peu pour en parler.

James, lui, ne commençait sa formation que le premier août, ce qui lui laissait un petit mois de vacances – à son plus grand plaisir. Il avait eu une longue – très longue – réflexion avant d’envoyer un dossier de candidature pour entrer dans la formation d’ambulancier magique. Il avait été très tenté par la proposition que lui avait faite Roy Calder. Il avait beaucoup pesé le pour et le contre, mais avait fini par renoncer. Il s’était alors retrouvé sans piste et sans la moindre idée de ce qu’il allait bien pouvoir faire. Son père lui avait proposé de rentrer dans l’armée – évidemment – ce qu’il avait refusé, Grady lui avait soumis l’idée de postuler dans la même formation que lui – mais James n’était pas très à l’aise avec les créatures magiques, et sa mère n’avait fait que paniquer et lui reprocher son manque d’organisation. C’était l’intérêt de Marlene pour le milieu de la santé qui l’avait interpellé. Il ne se voyait pas du tout devenir médicomage, et encore moins sage-homme (enfin, maïeuticien), mais il s’était renseigné sur les différentes formations proposées par l’hôpital, et une en particulier lui avait beaucoup plu, celle d’ambulancier magique. Il s’était donc lancé, à quelques jours de la fermeture des inscriptions, et avait été reçu, à son plus grand plaisir.

« C’est marrant quand même, qu’on se retrouve à travailler au même endroit. » remarqua-t-il avec un sourire.
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Marlene rit franchement devant la mine bougonne de James, ne s'interrompant que lorsqu'il l'embrassa, et encore : lorsqu'ils se séparèrent, elle souriait encore. Il faut dire que même s'il s'inquiétait, et elle pouvait le comprendre, son père n'était pas si terrible que cela. Il avait son caractère, il est vrai, cette manière de fixer un peu froidement les gens et cet air imposant mais il n'était pas injuste. Face à James, il ne dirait rien, en privé, il râlerait sûrement sur la forme parce que sa fille unique ramenait un garçon à la maison (et qu'il avait ce côté très traditionnel où personne n'approchait de sa petite fille) mais Marlene était certaine qu'il apprécierait James. Après tout, elle ne lui ramenait pas une sorte de Jayden Valentyne tatoué et percé et malpoli, loin de là. Elle était presque persuadée qu'il suffirait à James de mentionner les nombreux militaires de sa famille pour lancer la discussion et plaire à son père.

- Il ne pointera pas son arme de service sur toi, tempéra Marlene en tirant sur les extrémités de sa queue de cheval pour la resserrer, l'arme de service, quand on s'en sert, ça laisse des traces, ajouta-t-elle avec un air machiavélique. La bêche dans le jardin, c'est mieux.

Oui, elle le taquinait, elle avouait et cela l'amusait beaucoup. Il ferait sûrement la même chose lorsqu'elle rencontrerait sa famille à lui et elle était certaine de faire bien moins la fière ! Qu'est-ce qu'elle ferait si les parents de James ne l'appréciait pas ? Heureusement, rien n'était encore prévu pour le moment, ce qui laissait un peu le temps de se préparer. Elle demanderait des conseils à Emma tiens, elle était toujours très douée dès qu'il s'agissait de ce genre de choses, sûrement avec son éducation sang-pur (et le fait d'être la petite-amie du fils du Ministre de la Magie, ce qui était quand même assez classe. S'ils avaient été en royauté, Emma aurait été une princesse, c'était quand même plutôt cool.)

- Mon père n'y connaît rien en maisons, donc il est persuadé que la mienne est absolument géniale. J'ai peut-être dû lui dire que la tienne ne servait à rien, fit-elle en faisant mine de réfléchir.

Les clichés sur les Poufsouffle, c'était facile. Combien faut-il de Poufsouffle pour changer une brindille de balais ? Aucun, ils seront tous occupés à redistribuer le balai aux licornes, ce genre de choses. Mais c'était tentant aussi ! Toutes les maisons de Poudlard avaient des identités très fortes et... Il y avait Poufsouffle. Mais bon, elle n'allait pas le dire devant James, il allait encore lui reprocher d'être trop Serpentard (et le Choixpeau avait songé un petit temps à l'envoyer là-bas mais elle n'allait pas lui dire). Elle l'observa se laisser tomber sur un pouf – d'un joli jaune justement – pour lui demander des nouvelles de sa formation. Tout en continuant de vider les cartons – en l'occurrence, de vêtements – et de les ranger dans le placard (l'avantage des studios, pas besoin de crier pour se faire entendre), elle commença avec enthousiasme, tirant légèrement sur haut blanc qui se relevait à chaque fois qu'elle mettait des choses sur l'étagère la plus haute, puisqu'elle dressait sur la pointe des pieds pour l'atteindre.

- C'est vraiment bien, ça me plaît beaucoup ! C'est vrai que c'est autre chose que l'enseignement... Mais je ne sais pas, ça me plaît. Ça me donne l'impression d'être un peu utile. Enfin, pour le moment, j'ai un peu l'impression d'être dans les pattes de tout le monde mais c'est le début ! Ce qui est chouette, tu vois, fit-elle en se retournant vers lui, une pile de jeans dans les bras, c'est qu'il y a plein de postes différents. Il y a la maternité, évidemment, les naissances et les suivis, mais aussi la préparation à l'accouchement, les soins du nouveau-né, les groupes de parole pour les parents un peu dépassés... Tu sais qu'ils ont installé une unité pour les mères en difficulté avec leurs enfants depuis Chaudrillon ? Comme beaucoup se sont retrouvées avec un bébé imprévu, ce n'était pas forcément facile... En plus de cela, il y a toutes les consultations de santé, de contraception, de prévention... Vraiment plein de choses et soit tu restes dans une unité qui te plaît, soit tu tournes ! En tout cas, pendant le stage, on tourne !

Et elle en était plutôt ravie, elle qui ne savait pas vraiment ce qui lui plaisait le plus... Pour le moment, elle avait été présentée à tous les services et suivait sa tutrice en attendant d'avoir sa première mission en individuel !

- En plus, la réunion d'information était super. On va même suivre des enseignements dans d'autres services de l'hôpital ! Sur la prescription, sur la prise en charge des douleurs, sur les soins d'urgence aussi ! Tu m'imagines, faire des soins d'urgences ? lança-t-elle en riant. Enfin, dans tous les cas, je suis contente, conclut-elle avec un sourire ravi.

C'était peut-être le début d'une vocation, qui sait ? Marlene n'y avait jamais pensé puisqu'elle s'était toujours à peu près projetée dans la même carrière. La force des choses la menait à autre chose mais cela lui plaisait pour le moment. Elle retrouvait aussi un peu de sa maman dans tout cela, elle qui avait été infirmière.... Et puis Sainte-Mangouste, c'était un nouveau départ, une occasion d'entrer dans la vie adulte, d'avoir un vrai métier (et un métier, qui plus est, qui passait bien dans le monde moldu ce qui lui évitait de mentir à sa famille et était donc un plus). Elle referma la porte du placard derrière elle quand James lança que c'était amusant qu'ils travaillent au même endroit. Pour le coup...

- Avoue que tu me suis, le taquina-t-elle. Tu ne peux pas te passer de moi !

A vrai dire, elle était plutôt contente de cette situation. Leurs deux formations s'annonçaient prenantes et cela serait l'occasion de se voir un peu plus, de déjeuner ensemble parfois... Elle n'avait pas envie qu'ils s'éloignent sous prétexte qu'ils quittaient l'école et Marlene était décidée à tout faire pour entretenir cette relation. Travailler dans le même milieu les rapprocherait, puisqu'ils se comprendront mieux, et ne pas travailler dans le même service leur évitera d'être tout le temps sur le dos de l'autre : c'était parfait.

- Je trouve ça très chouette, finit-elle par avouer en s'asseyant par terre, à sa hauteur, une main sur son genou. Ça fera un peu comme Poudlard mais en moins... Préfectoral !

Elle lui adressa un sourire et se redressa pour passer ses bras autour de ses épaules, déposant un baiser dans le creux chaud de son cou.

- Je suis contente qu'on reste ensemble, aussi, murmura-t-elle, les yeux fermés.


Marlene Barclay
   
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« Nous sommes la maison de la loyauté, de l’honneur ! Il n’y a bien que les Serpentard pour dire des horreurs sur les Poufsouffle. » rétorqua James.

Les rivalités entre les maisons étaient connues de tous, à Poudlard. Même si cela était désormais bien plus gentillet que lors de la Grande Guerre, il était quasiment impossible de ne pas prendre part au conflit. Chacun défendait ses couleurs – en même temps, avec des compétitions comme la Coupe des Quatre Maisons, ou encore la coupe de Quidditch, il était difficile de faire autrement. Il fallait seulement faire la différence entre compétition inter-maison et rivalité méchante, voire agressive. Les boutades que se lançaient régulièrement James et Marlene appartenaient définitivement à la première catégorie. Dans tous les cas, le jeune homme avait des amis dans toutes les maisons, il aurait été malvenu qu’il soit virulent… Même si cela ne faisait pas de mal, de temps en temps, de rappeler que les Poufsouffle dominaient le monde.

James arrêta momentanément de déballer le carton qu’il avait dans les mains, le temps d’écouter Marlene lui parler de sa formation. Un sourire aux lèvres, il hocha la tête lorsqu’elle évoqua avec entrain son futur travail. Il était véritablement heureux de la voir s’épanouir. Durant la fin de la septième année, la jeune femme avait été déçue des réponses qu’elle recevait quant à son orientation. Ce poste à St Mangouste lui avait insufflé beaucoup de joie, et il s’en réjouissait. Et puis, c’était un peu grâce à elle aussi qu’il avait réussi à trouver sa voie… De plus, il était persuadé que ce travail l’aiderait à s’épanouir autant dans son travail que dans sa vie. Il était bien conscient que Marlene avait du mal à s’ouvrir au changement, surtout lorsqu’elle en avait peur. Or, travailler dans un hôpital lui ferait côtoyer des personnes différentes d’elle, parfois atteintes de pathologies qu’elle répugnait auparavant. Il pensait vraiment que cela pourrait l’aider à ouvrir un peu les yeux sur le monde.

« En effet, je ne peux pas passer une minute en sachant que nos lieux de travail sont trop éloignés loin de l’autre ! » s’exclama-t-il avec un ton théâtral. « D’ailleurs, le pôle d’urgence de l’hôpital est encore trop éloigné de ton service… Tu penses que je devrai songer à devenir préparateur d’accouchement ? »

Il rit en imaginant les situations cocasses dans lesquelles il pourrait se retrouver. La sœur de James avait été enceinte et il n’avait pas trouvé ça répugnant pour autant – c’était juste un gros ventre, en réalité. Par contre, il pouvait parfaitement mourir sans savoir véritablement ce qu’il se passait pendant tout ce temps.

« C’est vrai… Dommage, j’aimais bien nos badges ! Tant de puissance dans un bout de plastique. » plaisanta-t-il lorsqu’elle fit référence à leur statut de préfet-en-chef.

Il accueillit son baiser avec plaisir, et glissa son bras dans son dos pour la soulever et la poser sur ses genoux.

« J’en suis heureux aussi. » souffla-t-il en caressant une de ses joues avec son pouce. Il laissa passer un silence, avant de reprendre, un sourire malicieux aux lèvres. « Par contre, je suis assez frustré ! Tu vas être sage-femme, donc je ne pourrai même pas réaliser le fantasme de la belle médicomage qui vient me soigner, puisque je n’attendrai jamais d’enfants. Je suis si déçu. » fit-il avec une moue, avant de rire quelques secondes.
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- Les Serpentard, les Serdaigle, les Gryffondor... compléta Marlene quand James affirma que seuls les gens de sa maison disaient des horreurs sur les Poufsouffle.

C'était un peu la maison sur laquelle il était facile de dire des choses pas très aimables en réalité, ils étaient un peu les têtes-de-turc de l'école et pourtant, ils étaient gentils, il suffisait de voir James ou Grady. A vrai dire, après quelques semaines dans l'école, Marlene avait été soulagée de ne pas avoir été répartie à Poufsouffle en entendant les gens s'en moquer même si elle se rendait compte que cela aurait pu bouleverser beaucoup plus de choses dans sa vie. Elle n'aurait pas été avec les mêmes élèves déjà, au quotidien. Peut-être qu'elle se serait fait des amies, il y avait Nora Weaver dans sa promotion. Peut-être que James et elle se seraient entendus plus tôt... Mais peut-être qu'ils ne seraient pas sortis ensemble. Elle ne referait pas leur histoire si elle le pouvait, elle l'aimait trop. De toute manière, Poudlard était derrière elle et la maison Serpentard aussi : cela ne comptait plus vraiment en dehors de l'école. Elle était heureuse de quitter cet environnement maintenant qu'elle savait ce qu'elle allait faire de sa vie. Elle se sentait adulte, comme ça, dans son appartement à elle, avec son petit-ami, à discuter de son travail.

- Ou gynécomage... proposa-t-elle alors que James cherchait en plaisantant des solutions pour se rapprocher de son service. Non, vraiment, ça ne te tente pas ?

Ce n'était pas le métier qui semblait passionner les garçons de son âge. D'ailleurs, les apprentis en gynécomagie de son service n'étaient que des femmes. A bien y penser, les employés de son service étaient principalement des femmes : infirmières, sage-femmes... Même les médicomages. Marlene pouvait un peu comprendre même si bon, ce n'était pas qu'une affaire de femmes, la maternité. Assise sur les genoux de James, elle répondit à son sourire, bercée par ses caresses et sa tendresse. Sa réplique suivante la fit rire - évidemment si on passait dans les fantasmes - et elle resserra un peu ses bras autour de son cou.

- J'aurai une blouse, ça compte quand même ?

En réalité, c'était plutôt un ensemble semblable à celui des infirmières, mais en rose pâle. Pour le moment, elle ne s'y sentait pas très à l'aise mais cela viendrait sûrement avec le métier. Elle espérait du moins ! Elle avait un petit badge sur la poitrine qui annonçait son rang de stagiaire et cela la rassurait un peu : les gens ne lui posaient pas vraiment de questions et donc, elle ne faisait pas de bêtises.

- Mais c'est un peu cliché la Médicomage, non ? Enfin, tu devrais être content, tu vas en croiser... Elle avouait, elle disait un peu cela pour voir sa réponse.

Marlene n'était pas la plus jolies des filles selon elle alors que James... Il était séduisant, beaucoup de filles le regardaient à Poudlard ou même dans la rue. Il n'aurait pas de mal à trouver mieux qu'elle et elle s'en inquiétait parfois même s'ils étaient bien ensemble. Elle n'avait pas envie que cela s'arrête.

- Tu restes dormir ici ? s'enquit-elle. Je crois que mon père ne doit pas repasser... Donc ça devrait le faire !

Non, elle n'avait pas très envie que son père sache qu'ils dormaient ensemble. Peut-être s'en doutait-il mais ce n'était pas la peine de lui confirmer.

- Si on finit tout ça assez tôt, on pourra aller se balader ! Je te montrerai la ville.


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« Oui, je suppose que ça fera l’affaire… » répondit James en haussant les épaules, lorsque Marlene mentionna sa blouse. « Je plaisante, je plaisante, ce sera parfait. » se reprit-il immédiatement – il n’avait pas non plus envie de risquer sa vie. « Tu es parfaite. » souffla-t-il en lui volant un baiser.

Il secoua la tête en écoutant sa remarque sur les médicomages qu’il allait fréquenter. Un des plus gros soucis de Marlene, c’était son manque de confiance en elle. Il avait beau lui répéter qu’il l’aimait, qu’il n’avait d’yeux que pour elle, il sentait bien qu’elle n’était jamais franchement rassurée. C’était parfois, il fallait bien l’avouer, un peu vexant. Du reste, elle ne cessait de se dévaloriser. James, pour sa part, se considérait comme un garçon plutôt simple. Oui, il était appréciait de ses camarades, mais il n’était pas non plus le garçon le plus populaire de sa promotion ! Et il préférait largement passer ses soirées avec Grady à regarder une émission complètement instructive en mangeant des céréales, plutôt que de se rendre à la dernière soirée à la mode…

Et Marlene refusait de voir ses qualités – qui étaient pourtant nombreuses. Oh, James ne fermait pas les yeux sur ses défauts – d’ailleurs, il était persuadé que, pour qu’un couple fonctionne, il fallait avoir conscience des deux. Elle était obtus, parfois trop fermée d’esprit. Elle avait du mal à se remettre en question – non, il n’avait jamais perdu cette feuille des plannings. Mais, à côté de cela, elle était généreuse, attentive, patiente. Puis, elle le supportait, ce qui, entre nous, était également une vraie qualité.

« Je crois que je préfère les blouses, maintenant. » finit-il par répondre en lui faisant un clin d’œil.

Puis, après tout, les médicomages hommes aussi avaient leur charme ! Amy avait un jour expliqué à James que, selon une étude menée par un organisme parfaitement sérieux, les femmes avaient un faible pour les hommes en uniforme. Il avait été très sceptique, mais le phénomène s’était confirmé plusieurs fois devant ses yeux. Son cousin moldu, Alex, s’était engagé dans l’armée, quelques années auparavant. Et il fallait voir sa prestance, et les regards que certaines filles qui lançaient, lorsqu’il passait devant elles ! Puis, de toute façon, lui aussi aurait un uniforme ! Et puis, il allait sauver des vies, si ce n’était pas classe, ça.

« Si ton père ne risque pas de passer me décapiter dans mon sommeil, alors oui, avec plaisir ! » répondit James, heureux de la proposition de Marlene.

Ils passaient déjà beaucoup de temps ensemble, puisque Marlene était plus que la bienvenue chez Grady et lui. James aimait sa présence – et puis, ils mangeaient des vrais repas, quand elle était là. Pas qu’il ne sache pas cuisiner – il avait quelques rudiments, disons – mais surtout parce qu’il avait très (trop) souvent la flemme de se mettre en cuisine. Et puis, les céréales, c’était très complet ! C’était ce qui était marqué sur la boîte en tout cas : « céréales complètes ».

« Bien chef, on se remet au travail alors ! » s’exclama-t-il en exécutant un salut militaire dans les règles de l’art. Il se releva pour ouvrir un autre carton. « Ta cousine vit à Manchester, c’est bien ça ? Vous avez vécu ici, avec ta famille ? »
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Marlene fit une légère moue quand James déclara que sa propre blouse ferait l'affaire. Elle n'était pas jalouse, non ! C'est juste qu'elle avait peur que James se rende compte qu'il pourrait trouver une fille bien mieux, plus jolie, plus assurée, moins pénible avec ses insécurités... Elle avait bien conscience qu'elle en faisait trop, qu'elle ne devrait pas s'inquiéter. Personne ne forçait James à être avec elle, il le faisait parce qu'il en avait envie. Mais c'était plus fort qu'elle. Elle l'aimait tellement, elle était si bien avec lui, qu'elle avait peur que tout s'arrête et qu'elle se retrouve toute seule, comme avant. Ce n'était pas sain, disait sa cousine Fenella d'un ton docte. Il ne fallait pas se reposer que sur son petit-ami dans la vie, il fallait avoir d'autres amis, d'autres choses. Elle essayait ! Déjà, elle comptait s'intégrer dans son nouveau travail et elle avait rencontré Azénor cette semaine, qu'elle trouvait adorable et dont elle espérait beaucoup. Sa moue boudeuse disparut immédiatement quand James se corrigea, affirmant que cela serait parfait, qu'elle était parfaite, et elle sentit son cœur battre un peu plus fort. Elle déposa un léger baiser sur le bout de son nez, les joues un peu rosies.

- Tu es gentil, murmura-t-elle.

James était la personne la plus adorable du monde avec elle, la plus adorable qu'elle connaisse. Il était toujours attentif, attentionné, très doux et prévenant avec elle, même s'il n'hésitait jamais à lui dire ce qu'il pensait, il faisait attention à ne pas la blesser. Elle se sentait bien avec lui, elle se sentait en sécurité et c'était une sensation qu'elle n'avait pas souvent, même dans sa famille. Ils se connaissaient bien et fonctionnaient bien ensemble, ce qu'elle n'aurait pas pu prévoir, et c'était sûrement pour cela qu'ils étaient si bien ensemble. Elle n'avait pas envie que ça s'arrête et, tant pis si c'était stupide, elle avait envie que ça dure des années.

- Beurk, fit-elle quand il parla de décapitation. Non, il ne passera pas je pense, il a tout déposé. Et puis c'est chez moi maintenant, je fais ce que je veux ! Il s'en doute aussi sûrement que toi et moi on... Bref, il doit s'en douter. Mais j'ai pas envie de lui mettre sous le nez, tu vois ? C'est mon père. Il est assez strict sur ce genre de choses.

Surtout pour elle, qui était une fille. Elle ne savait pas trop pour ses frères mais elle supposait que c'était moins compliqué. Il n'avait pas semblé très ravi quand il avait appris qu'elle fréquentait un garçon mais c'était ainsi. Elle n'allait pas rester toute seule toute sa vie, non ? Cela serait vraiment triste. De toute manière, elle était certaine qu'il apprécierait James, pour plein de raisons. Elle ne dirait pas qu'elle avait hâte de cette rencontre - qui s'avérait un peu tendue - mais une fois qu'il aurait mis un visage sur le nom de James, Marlene était sûre que son père finirait par s'y accommoder à peu près.

- Je suis tellement contente qu'on vive dans nos propres appartements ! lança-t-elle en se redressant. On va pouvoir se gérer comme on veut ! Ça fait vraiment très adulte, réalisa-t-elle après un instant de réflexion. Comme dans les séries ! On pourra se voir quand on veut, manger ce qu'on veut, à l'heure qu'on veut... Même si bon, je pense qu'on aura pas le même rythme, taquina-t-elle.

Elle ne comptait pas faire des folies sous prétexte qu'elle devenait indépendante ! Elle avait été élevée de manière trop stricte. Néanmoins, Grady et James, et bien... Ils étaient des garçons. Elle rit lorsque James lui fit un salut militaire avant de se remettre à déballer ses cartons. Elle attrapa une lampe de chevet qu'elle alla installer près du lit, tâtonnant un peu pour trouver la prise.

- Oui, ma cousine Fenella - c'est écossais comme prénom, ce n'est pas étrange - et pas mal de membres de ma famille en fait. Ses sœurs, mon oncle, ma tante... Mon grand-père maternel et mes grands-parents paternels ! Plein de Barclay. Mes parents sont nés ici, révéla-t-elle avec un sourire. Mon père est parti faire son école militaire mais ma mère est restée ici, a commencé à travailler ici. Et ils se sont rencontrés ici, lors d'un marathon ! Mais non, je n'ai pas vécu à Manchester, on a toujours beaucoup déménagé avec le boulot de mon père, tu sais ce que c'est. Mais j'y suis attachée, comme il y a plein de monde... Je suis contente d'y revenir, après Poudlard. Je vais pouvoir voir mon grand-père !

C'était un homme âgé et un peu délaissé, depuis la mort de sa femme et de sa fille. Marlene comptait réparer cela en lui rendant visite souvent et en prenant soin de lui, elle l'aimait beaucoup en plus, il était gentil et lui parlait beaucoup de sa mère.

- Oooh, on ira déjeuner chez lui, lança-t-elle en se retournant vers James, enthousiaste. Il fait un super haggis, ajouta-t-elle narquoisement. Comme je suis moitié écossaise, tu ne pourras pas y couper !

Tout le monde aimait la panse de brebis farcie, non ?

- Avoue que tu es ra-vi de sortir avec moi !


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« Je compte avoir un rythme de vie très sain ! » affirma James.

Bon, c’était un pur mensonge, d’accord. De toute façon, le fait de faire une colocation avec Grady bannissait un mode vie sain. Son meilleur ami et lui vivaient un peu au jour le jour, se nourrissant de céréales et de tartines de Nutella. D’ailleurs, pouvait-on mettre des céréales sur des tartines de Nutella ? C’était une idée à creuser un peu ça ! Et puis, il était certain que leurs soirées ne seraient pas forcément toutes reposantes – loin de là. Déjà, parce que les deux jeunes hommes comptaient sortir un peu, et puis parce qu’ils ne s’ennuyaient jamais quand ils étaient tous les deux. Souvent, ils se lançaient des paris – stupides, peut-être, mais ça les faisait rire.

« C’est pas parce que c’est écossais que ce n’est pas bizarre… » fit remarquer James lorsque Marlene évoqua sa cousine Frenella

Il était vraiment heureux que Marlene prenne tant de plaisir à s’installer dans cette ville, et il était persuadé qu’elle y serait vraiment bien. Il savait à quel point la famille était une chose importante pour elle, et le fait d’être proche de ses grands-parents, semblait la réjouir. James, quant à lui, n’était pas si proche que ça de ses grands-parents. En réalité, il n’avait plus que son grand-père paternel et sa grand-mère maternelle. Son grand-père n’était pas au courant de sa condition de sorcier et avait toujours été déçu par le fait que son seul et unique petit-fils ne rejoigne pas l’armée, comme tous les hommes Carter l’avaient fait jusqu’à présent. Quant à sa grand-mère, James avait été très proche d’elle lorsqu’il était jeune, mais depuis quelques années elle avait été diagnostiquée Alzheimer et sa condition ne cessait de se détériorer depuis.

« Oooh, non. Pitié, non, pas du haggis ! » s’exclama James avec une expression de dégoût.

Un jour, sa mère avait décidé qu’elle en avait marre qu’ils mangent toujours la même chose. Elle disait vouloir faire découvrir à ses enfants des saveurs venues d’ailleurs. Chaque semaine, elle cuisinait donc un plat typique d’un pays du monde. Cette idée avait ravie James et sa sœur, jusqu’à l’épisode du haggis. James se souvenait encore de l’odeur de son assiette ainsi que de son aspect peu ragoutant. Depuis, il s’était juré de ne plus jamais manger cela. Mais jamais il ne pourrait refuser un plat proposé par le grand-père de Marlene ! Ce serait complètement impoli, et James détestait paraître malpoli (et encore plus devant la famille de sa petite-amie). Mais… Mais cela restait du haggis.

« Ah… Mais je suis devenu végétarien, tu ne savais pas ? » annonça-t-il avec un sourire victorieux. On pouvait devenir végétarien du haggis, non ? Oui, vu l’abomination du plat, James en était certain.

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