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 De la classification des livres [Abigail/Azénor]

Azénor ReynoldsEmployée aux Transportsavatar
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Dernière édition par Azénor Reynolds le Lun 22 Aoû 2016 - 19:12, édité 3 fois
6 juillet 2009

Ce n’était pas qu’Azénor n’aimait pas les livres, au contraire, elle aimait passer certaines après-midi dans son lit avec un bon bouquin mais les librairies et particulièrement les bibliothèques, c’était une autre histoire. Un bon livre était fait pour être partagé, non ? Alors pourquoi régnait-il toujours dans ces lieux une atmosphère pesante, un silence profond seulement troublé par les respirations et les bruits des pages qui se tournaient. Ne pouvait-on pas laisser les gens s’exprimer ?

Azénor avait toujours eu un souci pour se taire, ça ne datait même pas de Poudlard, déjà enfant ses parents se désespéraient de ne pas réussi à la faire se tenir correctement lors des réunions entre familles de sang-pur. Azénor n’avait jamais pu s’empêcher de donner son avis même, et surtout, lorsqu’on ne lui demandait pas. Spontanée, elle n’hésitait jamais à intervenir dès qu’une idée lui traversait la tête.

Ses années à Poudlard avaient été compliquées pour cela mais, bon gré, mal gré, elle s’était pliée à la norme et était parvenue à ne pas trop dépasser les bornes durant les heures de classe. C’était cependant le maximum qu’elle pouvait faire et lorsqu’elle se rendait à la bibliothèque, elle se faisait systématiquement reprendre pour ses bavardages, si bien qu’elle avait fini par la déserter.

Néanmoins, elle était tout à fait consciente de l’importance des livres, ceux-ci apportant des réponses à bien des questions. C’est pour cela qu’elle se rendait régulièrement chez Fleury et Bott, comme ce jour-là.

Malgré la chaleur à l’extérieur, il faisait frais dans la boutique, les clients n’étaient pas très nombreux, les courses pour la futur rentrée n’étaient pas encore dans les esprits et le beau temps attirait plutôt les clients sur les terrasses. Azénor n’était donc pas gênée dans ses recherches ce qui ne l’empêchait pas d’être perdue. Elle avait une idée bien arrêtée sur le livre qu’elle voulait trouver mais impossible de mettre la main dessus. Elle avait bien tenté d’approcher les vendeurs mais la faible fréquentation du commerce se ressentait sur leur nombre. Le seul qu’elle apercevait était en grande discussion avait un vieux monsieur au sujet de grimoires anciens sur la vie des gobelins au VIème siècle. Passionnant…

Azénor commençait à s’impatienter lorsque son regard fut attiré par une chevelure rousse familière. Au milieu de tous ces livres, Azénor n’eut pas de mal à reconnaître la bibliothécaire de Poudlard dans son milieu quasi naturel. Même si elle l’avait peu connu, Azénor avait reçu suffisamment de regards noirs de sa part pour se souvenir d’elle.

Contrairement à ce que leur relation passée laissait présager, Azénor ne se cacha pas entre les rayonnages mais s’avança vers elle avec un grand sourire enjoué :

« Madame O’Brien ! Comment allez-vous ? Vous savez que vous tombez à pique ! J’aurais besoin de votre aide ! Vous comprenez, cette librairie a adopté un rangement assez mystérieux pour moi mais je suis sûre que vous, vous y comprenez quelque chose. Après tous, les livres, c’est votre domaine ! »

La bouche en cœur, Azénor observa la bibliothécaire, s’attendant à ce qu’elle lui sauve son après-midi : elle n’avait pas que ça à faire de sa journée quoi !



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Ah les vacances d'été. C'était chouette, vraiment. Bon, certes, ça m'obligeait à m'éloigner de la bibliothèque durant deux mois, mais... ce n'était pas si mal ! A force de traîner au milieu de ces livres poussiéreux, j'en finissais par devenir poussiéreuse moi-même, n'est-ce pas ? En fait, c'était dingue toute la poussière qui pouvait s'accumuler dans les livres. J'avais beau avoir totalement réaménagé la bibliothèque pour en faire un lieu plus chaleureux et plus "vivant", profitant de ce fait pour épousseter tous les ouvrages à l'aide d'un bon vieux sort de nettoyage, la poussière envahissait toujours les lieux en un rien de temps ! Incroyable. Heureusement que le sort était facile à lancer parce que sinon, je ne vous dis pas le boulot ! Comme si je n'avais que ça à faire en plus. Entre la préparation des livres et l'organisation des opérations "coup de coeur et bière-au-beurre", ça me prenait pas mal de temps !

Bref, je parlais de quoi déjà ? Ah oui, les vacances ! Tellement attendues en même temps... Bah oui, j'aimais bien partir en vacances, mais j'étais bien aussi au milieu des livres. Et puis sincèrement, quand je voyais la dose de travail que j'avais, je culpabilisais parfois de partir... Mais bon, j'étais en vacances. Et comme tous les ans, j'avais prévu de partir un peu. L'Ecosse d'abord, puis l'Irlande pour voir ma famille. Et pour ces quelques semaines de séjour, j'avais besoin d'un bon stock de livres.

Voilà comment j'avais atterri chez Fleury & Botts. Comme d'habitude, j'avais été accueillie avec le sourire. J'avais travaillé ici quelques temps, avant d'arriver à Poudlard, avant que la situation ne se dégrade. A l'époque, nous étions plusieurs libraires. Aujourd'hui, il n'en restait plus qu'un, faute de clientèle.

Je flânais donc dans les rayons, prenant mon temps, cherchant des ouvrages qui pourraient m'accompagner pendant mes vacances. Je cherchais principalement de la fiction, mais j'étais prête à me laisser tenter par des documentaires historiques. Et c'est alors qu'une voix attira mon attention. Je relevai la tête et cherchai quelques secondes autour de moi pour trouver la personne qui avait pu m'interpeller. Et je la vis.

C'était une ancienne élève. Rah, j'avais son nom sur le bout de la langue. Elle était en septième année lorsque j'étais arrivée à la bibliothèque de Poudlard. Zut ! Miss... Roy... Ray... Ah oui ! Reynolds ! Azénor, je crois.

- Miss Reynolds ?

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'y allait pas par quatre chemins, me demandant directement mon aide.

- Euh... oui !

Mon regard parcourut rapidement les rayons.

- C'est un classement par sujet, ça n'a rien de très "sorcier". C'est le même que celui de la bibliothèque.

Enfin, le même depuis que j'étais arrivée et que j'avais tout remanié.

- Qu'est-ce que vous cherchez ?

Spoiler:
 


Azénor ReynoldsEmployée aux Transportsavatar
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Azénor s’aperçut vaguement qu’Abigail était un peu surprise par sa façon de faire assez abrupte mais ne releva pas, impatiente d’obtenir une réponse. Elle voulait ce bouquin pour pouvoir rentrer chez elle au plus vite et profiter du ventilateur ensorcelé qui trônait dans leur salon. La bibliothécaire, toujours prête à rendre service, répondit rapidement aux questions pressantes d’Azénor, lui délivrant la clé du classement de Fleury & Bott.

« Il m’avait bien semblé comprendre cette classification mais je suis toujours aussi embêtée, je ne sais pas trop dans quelle catégorie pourrait se trouver le livre que je recherche. »

Alors que la jeune femme rousse lui posait la question logique concernant le livre qu’elle voulait, Azénor réalisa qu’elle aurait peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de quérir l’aide de son ancienne bibliothécaire. Ce n’était pas qu’elle ne lui faisait pas confiance mais elle n’avait pas spécialement envie de lui dévoiler sa vie privée… Trop tard…

« Et bien… Ce n’est pas un livre précis, plutôt un type d’ouvrage… Hum… »

Une fois n’est pas coutume, Azénor était à court de mots et puis, prenant son courage à deux mains, elle se lança et le malaise n’arrangea pas sa tendance à précipiter ses mots :

« En fait, je cherche un livre sur un sujet un peu personnel, voilà, j’ai rompu récemment avec mon petit ami. Enfin, disons qu’il a plutôt rompu avec moi, une grossière erreur si vous vouez mon avis. Je suis sûre que vous comprenez mon désarroi face à cette situation. J’avoue que malgré tout ce que je dis, j’ai un peu de mal à m’en remettre mais je suis plus forte que ça vous voyez ? Je ne veux pas pleurnicher, j’en ai rien à faire de ce Botruc, pas besoin de ruminer tout ça ! Mais… Heu… Parfois, j’avoue que j’aurais besoin de quelques conseils que je ne veux surtout pas demander à ma sœur Arielle. On habite ensemble, vous savez, elle est gentille et pleine de bons conseils mais je veux me débrouiller seule, je ne suis plus en première année. Et puis, l’autre jour, je lisais Multiplette et y’avait un super article qui offrait une liste de livres pour faire face à une rupture. Pas de chance, je n’ai pas réussi à le retrouver mais je me suis dit qu’en venant ici j’allais sûrement retrouver les livres en question sauf qu’une fois dans la boutique, j’avoue que je suis un peu perdue. Voilà, c’est pour ça que je vous ai demandé de l’aide. »

Légèrement essoufflée par son discours, Azénor prit conscience qu’elle avait un peu dérapé et elle qui était gênée de devoir parler de sa vie privée avec la bibliothécaire lui avait tout délivré sur un plateau. Elle crut bon de se rattraper un peu :

« Désolée de vous embêter avec tout ça, c’est juste que je suis un peu perdue et que vous êtes sûrement à même de répondre à mes questions. Juste, ne vous sentez obligée à rien, je crains d’avoir été un peu maladroite. »

De temps en temps, les principes de son éducation revenaient et elle paniquait un peu à l’idée de la réaction qu’aurait pu avoir sa grand-mère Highlands face à ses manières.



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Ok... Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Azénor n'apportait pas beaucoup d'informations pouvant m'aider dans sa réponse.

- Et bien... Tout dépend de quoi il parle. Tout ce que vous avez à faire, c'est d'identifier le sujet principal du livre que vous voulez et ensuite, vous allez voir dans le bon rayon...

Difficile de lui expliquer les choses mieux que ça. A Poudlard, je prenais mon rôle très au sérieux, n'hésitant pas à me déplacer dans les rayonnages avec les élèves lorsqu'ils avaient du mal à trouver ce qu'ils cherchaient. Mais à Poudlard, j'étais dnas mon royaume. Ici, je n'étais qu'une cliente parmi d'autres, quand bien même j'avais travaillé quelques mois dans cette librairie. Le truc, c'est que tant qu'Azénor ne me donnait pas plus d'informations, je pouvais difficilement l'orienter vers la bonne section. C'était la base du métier ça, d'ailleurs : analyser le besoin réel et y répondre correctement.

C'est alors qu'elle se lança. Je fronçai les sourcils en l'écoutant et esquissai une moue gênée au fur et à mesure qu'elle avançait dans son histoire. Voilà qu'elle me racontait sa vie maintenant ! Mais je lui avais rien demandé ! Tout ce que j'avais besoin c'était qu'elle me dise ce qu'elle voulait comme livre, pas qu'elle me raconte l'histoire de sa rupture et ce qu'elle ressentait à la suite de ça avec moult détails. Ca ne me regardait pas !

Je me raclai la gorge et balayai ses excuses d'un geste de la main.

- Non, c'est pas grave.
Enfin, un peu gênant quand même, et un brin déplacé, mais bon, passons. Si je comprends bien, ça serait un livre qui traiterait de comment gérer sa rupture et se relever ensuite, c'est ça ? A mon avis, ça doit se trouver dans le rayon développement personnel. Venez par là.

D'un geste, je l'intimai à me suivre dans la boutique. Il fallait tout de même être honnête, quand bien même les livres étaient classés par grandes thématiques, c'était un sacré bazar là-dedans. Il n'y avait pas tellement d'ordre logique d'une thématique à l'autre. Et pour en trouver une précise, il fallait parfois faire le tour des  rayons trois ou quatre fois. Mais on finissait toujours pas trouver. L'avantage, c'est que rien n'avait bougé depuis que j'étais partie alors je trouvais facilement le rayonnage que je cherchais.

- Tenez, ça doit être par là.

On avait tourné à droite, puis à gauche, puis encore à gauche, à droite à nouveau, on s'était glissées entre deux rayonnages tellement près qu'une femme enceinte n'aurait probablement pas réussi à passer et finalement, on y était, face au rayon "développement personnel". Un rayon minuscule, dont l'intitulé était presque effacé. pas étonnant qu'elle ne le trouvait pas !

- Et bien voilà, vous devriez trouver votre bonheur par ici.


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Azénor n’était pas idiote, elle voyait bien que sa tirade avait gêné la bibliothécaire, un peu embêtée de s’être autant laissé aller, elle s’apprêtait à dire à la jeune femme de laisser tomber, qu’elle se débrouillerait seule lorsqu’Abigail prit sa recherche en main. Elle s’empressa d’acquiescer à la question de la bibliothécaire avec un simple « oui » cette fois pour ne pas s’emporter.

C’est avec une certaine fascination qu’elle suivit la bibliothécaire dans les rayons de Fleury & Bott, comment faisait-elle pour se repérer dans tout ce fouillis, c’était un mystère ! Azénor était curieuse, aussi ne résista-t-elle pas longtemps à poser sa question :

« Comment faites-vous pour vous repérer dans cette librairie ? A Poudlard, je comprends, c’est votre métier, vous passez vos journées dans ces rayons, mais ici ? Moi j’ai l’impression d’être dans une jungle impénétrable à la recherche d’une espèce rare ! »

Azénor s’imaginait parfaitement en aventurière pénétrant des contrées inconnues, une machette à la main pour couper les lianes entravant son chemin. Elle découvrirait des animaux merveilleux, des plantes aux propriétés magiques qui feraient avancer la Médicomagie, des tribus utilisant des formes de magie méconnues… Oh oui, ce métier devait être fait pour la Gryffondor en elle. Enfin… Tant qu’elle ne comprenait pas qu’il nécessitait de dormir dans des endroits hostiles, d’affronter des bêtes plus agressives que merveilleuses et de se faire attaquer par des légions de moustiques.

Dans ses pensées, Azénor ne s’aperçut pas tout de suite qu’Abigail s’était arrêtée devant un rayon. Un minuscule rayon qu’elle n’avait jamais remarqué et qu’elle n’aurait jamais pu trouver seule aussi s’empressa-t-elle de remercier la documentaliste avant même de vérifier si c’était bien ce qu’elle recherchait.

« Merci beaucoup ! Je n’aurais jamais deviné que c’était ici et puis, si j’avais dû attendre un vendeur, j’y serai encore ! Il s’occupait d’un client qui paraissait plutôt exigent, une histoire de gobelins au VIème siècle ! Vous saviez qu’il y avait des gens qui s’intéressaient à ce sujet à part Mr Binns ? C’est fou… »

Tout en discourant, elle s’était pencher vers les ouvrages aux titres évocateurs : « Se remettre d’une rupture amoureuse pour les Cracmols, par James Lover », « Oublier son ex, par Jessica K », « Guide des échecs amoureux, publié par Sorcière Hebdo ». La liste était étonnamment longue et Azénor était un peu dubitative aussi décida-t-elle de demander un dernier conseil à la bibliothécaire avant qu’elle ne s’en aille.

« Dites, vous avez une idée de comment sélectionner un livre qui soit vraiment utile et instructif ? Je ne voudrais me tromper et me retrouver avec un ouvrage racontant des inepties ! »

Elle accompagna le tout d’un grand sourire en espérant que la jeune femme ne résiste pas à l’idée d’aider son prochain et, accessoirement, oublie qu’elle avait aussi des ouvrages à trouver et autre chose à faire que s’occuper d’une ancienne étudiante pendant ses vacances.



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Alors là, la question d'Azénor me laissa perplexe quelques secondes. Comment je faisais ? Ben, je sais pas, j'ouvrais les yeux, peut-être ? Ou j'étais tellement passionnée par les livres que je les reconnaissais facilement ? Non, sérieusement, y'avait pas de magie dans tout ça, la réponse à la question était on ne pouvait plus simple en réalité.

- J'ai travaillé ici quelques temps, avant de prendre le poste de bibliothécaire à Poudlard. Je connais bien le magasin qui, par chance, n'a pas changé d'un poil depuis que je suis partie !

J'esquissai un sourire et reportai mon attention sur les livres que j'avais en face de moi. Habituellement, je ne prêtais pas une grande attention au rayon "développement personnel". Oh je n'étais pas parfaite, loin de là, et j'avais une tonne de complexes. Mais j'étais du genre un peu lâche sur les bords, je crois. Au lieu de prendre mes soucis par la main et d'essayer de les résoudre, je préférai m'enfermer dans un bon roman et vivre la vie des personnages par procuration. J'étais comme ça, à mille lieues dans les rêves, et absolument pas les pieds sur terre.

La remarque d'Azénor me tira de mes pensées et j'acquiesçai avec un sourire.

- Des tas de gens sont passionnés par l'Histoire en règle générale. Vous savez, Miss Reynolds, c'est important. Ca nous permet de voir nos erreurs et d'avancer, et d'essayer de ne pas les reproduire. Et puis...

Je haussai les épaules.

- Il y a certaines anecdotes tellement rocambolesques qu'on se croirait dans un roman avec des centaines de personnages ! C'est une véritable aventure que l'Histoire !

Bien, maintenant qu'Azénor était à bon port, je commençai à me dire qu'il était temps que je la laisse. Après tout, j'avais accompli ma mission et j'avais moi-même quelques emplettes à faire. Mais c'était sans compter sur la jeune femme qui, au moment où je me décidais à bouger, s'employa à me donner une autre mission.

- Et bien...

J'attrapai un premier livre sur l'étagère.

- Le titre donne souvent une bonne indication du contenu du livre, mais pas forcément. On peut en lire la quatrième de couverture qui donne le plus d'informations, mais on prend le risque d'être déçu. Certains livres ne correspondent pas vraiment à l'idée qu'on s'en fait en en lisant le résumé. Personnellement, pour ce genre d'ouvrage, je préfère jeter un oeil à la table des matières ou au sommaire. Cela nous donne souvent un aperçu bien plus complet du contenu véritable du livre. On peut ainsi s'assurer qu'il traite bien du sujet que l'on recherche. Après...

Je haussai à nouveau les épaules.

- On peut aussi se fier à l'éditeur. Certaines maisons d'édition sont spécialisées dans certains domaines. Comme "Mandragore et carotte" par exemple, spécialisée dans la botanique. Mais c'est un réflexe de bibliothécaire. Les sorciers lambda ne connaissent généralement pas les maisons d'édition. Ou du moins pas aussi bien.

Je fourrai le livre entre les mains d'Azénor.

- Regardez-le, retournez-le, ouvrez-le, parcourez-le. C'est, à mon avis, le meilleur moyen de vous assurer qu'il correspond à ce que vous cherchez.


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Azénor était peut-être une bavarde maladive mais elle n’était pas de celles qui ne s’intéressaient pas à leur interlocuteur. Elle aimait parler pour échanger avec les autres, sa curiosité la poussant à poser toujours plus de questions sans parfois s’apercevoir que son interlocuteur avait autre chose à faire qu’écouter ses monologues. Miss O’Brien avait le grand mérite d’être patiente et bienveillante, aidant Azénor sans même y réfléchir, peut-être une déformation professionnelle mais elle aurait tout aussi bien pu lui demander d’attendre qu’un vendeur se libère.

Lorsqu’Azénor découvrit que son ancienne bibliothécaire avait fait partie de ces vendeurs, elle ne put s’empêcher de l’interroger quant aux goûts littéraires parfois discutables des sorciers. L’exemple de l’homme passionné par l’histoire des gobelins au VIe siècle n’eut pas l’écho estompé car Miss O’Brien semblait comprendre ce genre de passion. L’habitude ou simplement une plus grande ouverture d’esprit ?

L’ancienne Gryffondor n’était pas idiote, si elle y repensait à deux fois ou si elle écoutait quelqu’un lui expliquer comme le faisait Miss O’Brien, elle pouvait tout à fait saisir l’importance d’un tel sujet, c’était plus l’idée d’en être passionné qui l’intriguait.

« Je ne doute pas de l’intérêt que peut avoir l’Histoire, même ses parties les plus étrangères à notre époque mais de là à en être passionné et vouloir s’y intéresser sur son temps libre, j’ai du mal à comprendre ou plutôt à me représenter la chose. Enfin, si comme vous le dites on peut se laisser emporter par la petite histoire, ça ne doit pas être si terrible que ça. Je me souviens que pour organiser la soirée de fin d’année, j’avais fait des recherches sur l’Antiquité et ça m’avait beaucoup plu ! Les histoires entre les dieux démontrent des trésors d’imagination. »

Azénor sollicitant de nouveau l’aide de la bibliothécaire, celle-ci lui fit un cours accéléré sur la recherche documentaire.

« En fait, c’est exactement la même démarche que pour les recherches scolaires. J’avais pensé qu’il y avait peut-être une approche différente pour ce genre d’ouvrages mais ce n’est pas compliqué, du moins ce n’est pas une démarche qui m’est inconnue ! Vous avez une idée d’éditeur qui soit fiable dans ce rayon en tant que spécialiste du livre ? En tout cas, merci beaucoup pour votre aide ! Vous avez bien facilité ma recherche et m’avez fait gagné un temps précieux. »

Leur discussion touchait à sa fin mais Azénor tenait à remercier une nouvelle fois Miss O’Brien.

« J’espère ne pas vous avoir fait perdre trop de temps, je ne voudrais pas vous retenir plus longtemps. En tout cas, j’étais ravie de vous revoir ! J’espère que tout se passe bien pour vous à Poudlard. Comment va ce bon vieux château, d’ailleurs ? »

Elle avait quelques nouvelles de Poudlard par sa fratrie mais elle serait curieuse d’avoir le point de vue d’un membre de l’équipe éducative.



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J'adressai un sourire à Azénor. Les gens se posaient souvent des questions à propos des passions des autres, se demandant comment ils pouvaient autant s'intéresser à des choses comme l'histoire par exemple. Mais souvent, ils ne se disaient même pas qu'eux-mêmes avaient parfois des passions qui pouvaient interroger les autres.

- Je crois que c'est  simplement une histoire de personne et de goût. Tenez, si je vous dis que j'ai un goût prononcé pour la littérature anglais moldue du XIXème siècle et la danse modern-jazz, vous allez certainement me regarder avec des yeux ronds. Ca peut paraître étrange à beaucoup de personnes, encore que du côté des moldus, pas tant que ça. Mais c'est quelque chose qui me parle. Vous-même avez certainement des passions ? Il est fort probable que je serais étonnée de l'intérêt que vous pourrez porter à telle ou telle chose, parce que ça ne sera absolument pas mon cas.

Mon sourire s'agrandit alors qu'Azenor faisait le rapprochement entre une recherche documentaire personnelle et une recherche scolaire et j'acquiesçai, pour confirmer ce que la jeune femme affirmait.

- Des éditeurs spécialisés dans ce domaine ? Et bien..., je pris un livre sur l'étagère pour le lui montrer, cette édition possède une collection, "Bien dans ma tête de sorcier" qui est généralement très bien conçue. Elle traite de plein de sujets différents sur le développement personnel et les ouvrages sont faciles d'approche. Il y a des explications, des conseils pratiques. Je sais que du temps où je travaillais ici, ils s'en vendaient beaucoup. Les sorcières étaient très friandes de ce genre d'ouvrage.

C'était précisément un des titres de cette collection que j'avais mis entre les mains d'Azenor.

- Vous pouvez même chercher du côté des livres des moldus. Je veux dire, finalement, il y a des questions qu'ils se posent, comme nous. Et certains ouvrages moldus décryptent très bien les méandres des pensées humaines. Vous avez la collection "guide marabout" qui est assez intéressante. Je sais que mon père s'y plongeait régulièrement.

Je reportai mon regard sur le rayonnage et esquissai un sourire.

- C'est vrai que, au premier abord, on peut sembler un peu perdu dans cette multitude d'ouvrages. Mais on finit par apprendre, et par reconnaître ceux qui méritent vraiment notre attention.

J'avais un gros souci, une fois qu'on me lançait dans ce domaine, j'étais presque intarissable. Heureusement, Azénor y mit fin en me remerciant de mon aide.

- Je vous en prie. C'est toujours un plaisir pour moi d'aider les gens. Surtout dans un domaine que je connais ! J'espère que mes conseils se révéleront bons et que vous allez trouver ce que vous cherchez !

Quant à Poudlard... Je haussai les épaules. Que pouvais-je bien dire ? Certainement pas la vérité ! Il fallait que je garde mes pensées personnelles sur Poudlard pour moi.

- Et bien, il est égal à lui même.


Oh non, absolument pas ! La dictature s'insinuait toujours un peu plus à l'intérieur de l'école. Il y avait le sous-directeur Greengrass, et la Magpie qui allait s'occuper de l'atelier théâtre. La directrice Mason avait beau faire son possible pour conserver l'intégrité de l'école sans avoir l'air d'opposer trop de résistance au gouvernement en place, il n'en était pas moins vrai que celui-ci asseyait de plus en plus son autorité. Progressivement, sans en avoir l'air. Et ça avait quelque chose d'inquiétant.


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« Des passions ? J’en ai certaine en effet, j’ai une fascination pour les pom-pom girl américaine depuis qu’on en a parlé en étude des moldus ! J’avais même un peu adapté le modèle pour Poudlard en tant que présidente du club de supporter de l’équipe de quidditch de Gryffondor ! On faisait des chorégraphies et tout, je ne sais pas si mon successeur continue à le faire… Concernant vos passions, elle ne me paraissent pas tellement étrange, avoir un période de la littérature qui nous plait tout particulièrement me semble normal, surtout pour une bibliothécaire. Personnellement, je suis plus attachée à des genres qu’à des périodes. J’aime les récits d’aventures et les romances, c’est encore mieux lorsque les deux sont liés ! »

La discussion revint sur le sujet de la recherche que faisait Azénor.

« Je prends note de vos conseils, c’est vrai qu’on a parfois besoin d’être guidé dans notre vie quotidienne et ce genre d’ouvrage m’a l’air très intéressant, ajouta-t-elle en feuilletant le livre que lui avait conseillé Abigail. Je n’avais pas pensé aux livres moldus mais ça me semble être une bonne idée, après tout, ils ne sont pas si différents que nous et se pose un peu les mêmes questions sur la vie. »

Depuis quelques temps, Azénor se sentait de plus en plus intriguée par le monde moldu, elle trouvait étrange cette communauté qui coexistait avec la leur et le cas des enfants né-moldu la questionnait tout particulièrement. Elle avait envie de se promener dans ce monde et projetait d’ailleurs d’aller y faire du shopping dans peu de temps depuis que sa sœur le lui avait conseillé.

Aborder le thème de Poudlard semblait mettre la bibliothécaire légèrement mal-à-l’aise mais Azénor était un peu nostalgique de l’ancien château :

« Il y a des choses qui sont immuables ! Enfin, vous aviez tout de même bien révolutionné la bibliothèque je me souviens ! Vous avez de nouveaux projets ? »



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Cette petite discussion sur les passions des uns et des autres, c'était bien sympa, mais ça ne faisait pas avancer le schmilblick. En tout cas, ça me faisait bien rire intérieurement, qu'Azénor s'étonne que quelqu'un soit passionné d'Histoire alors qu'elle même était s'intéressait à quelque chose de plus étonnant encore. Les poms-poms girls ? Sérieusement ? Vous me direz, à bien y réfléchir, ça n'avait rien de tellement étonnant, à voir l'effet qu'elles produisaient chez les jeunes moldues.

Alors qu'elle évoquait tout haut nos ressemblances avec les moldus, j'acquiesçai, un léger sourire venant éclairer mon expression.

- Je suis contente que vous pensiez cela. La seule différence qu'il y a entre les moldus et nous, c'est ça. Je sortis ma baguette de ma poche et la montrai à Azénor. Le fait que nous sachions nous en servir et pas eux ne fait pas de nous des êtres supérieurs contrairement à ce que certaines personnes voudraient nous faire croire. Nous avons notre baguette, ils ont... des tas d'autres qualités. Je fronçai les sourcils et penchai la tête sur le côté. Peut-être avais-je tort de penser de la sorte. Mais c'étaient le genre de pensées que je ne pouvais pas taire. Je m'étais battue pour ça, mon frère avait sacrifié sa vie pour défendre ce genre d'idées. Ça ne devait pas être en vain.

- J'ai révolutionné la bibliothèque ? c'est peut-être un peu excessif ? Je me suis juste contentée d'en faire un lieu plus attirant, plus agréable. J'ai pris exemple sur les bibliothèques moldues pour ça. Ils font preuve d'une certaine ingéniosité lorsqu'il s'agit de mettre leurs bibliothèques en avant. Elles sont beaucoup moins austères, il est tellement agréable d'y passer quelques heures. Quand je vous disais qu'ils avaient des qualités... J'esquissai un nouveau sourire et haussai les épaules. Le simple projet que j'ai, à l'heure actuelle, c'est de continuer à faire évoluer la bibliothèque. Les sorciers  sont relativement conservateurs et Poudlard n'échappe pas à la règle. Les changements doivent se faire progressivement. Mais ils se feront, je n'ai guère de craintes à ce sujet.


HS:
 


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Azénor ne s’en était pas douté mais la bibliothécaire semblait être une grande défenseuse des moldu.

« J’avoue ne pas être une experte des moldu. Je suis née dans une famille de sang-pur mais comme tout le monde maintenant, j’ai suivi des cours d’étude des moldu et j’ai parfois visité leur monde. De toute façon, le manoir de ma famille est proche d’un petit village moldu où j’allais jouer parfois avec mes sœurs. Néanmoins, leur monde me reste un peu mystérieux, c’est un de mes objectifs récents d’en apprendre plus sur eux. Je trouve ça intriguant la coexistence de ces deux mondes pas si différents comme vous le dites. Et puis, il y a le cas des sorciers nés de parents moldu que je trouve fascinant ! »

Elle pensait aller faire du shopping du côté moldu dans quelques temps sur les conseils de Rosalyn et espérait en découvrir plus sur monde. En attendant, toutes les informations étaient bonnes à prendre.

« Vous connaissez bien le monde moldu ? Quelles sont leurs autres qualités dont vous parlez ? »

Sa question pouvait paraître un peu personnelle voire impertinente mais elle n’était plus à Poudlard et pensait sincèrement que la bibliothécaire était quelqu’un qui pourrait lui apporter des réponses. Quitter Poudlard et ses professeurs pouvait parfois être déstabilisant, depuis leur plus jeune âge, les enfants sorciers étaient habitués à avoir une référence porteuse de vérité : les parents puis les professeurs du noble château. Du jour au lendemain, ils obtenaient leur diplôme et entraient dans le monde des adultes, peu nombreux étaient les sorciers qui retournaient chez leurs parents à la fin de Poudlard, ils étaient alors lancés dans le grand bain, jugé apte grâce à leur diplôme à se débrouiller seuls. Or, il était un peu utopique de croire que des jeunes gens de 17 ou 18 ans ayant vécu en huis clos toute leur adolescence étaient armés pour faire face au monde. Azénor saisissait cette occasion pour renouer avec la présence rassurante d’un adulte référent et ayant à ses yeux les réponses qu’elle cherchait.

« Révolutionner peu paraître être un terme un peu fort mais je vous assure que pour nous votre présence a changé beaucoup de choses. Du jour au lendemain, la bibliothèque n’était plus un lieu aussi austère et surtout on ne risquait plus d’attirer des regards meurtriers à chaque bruissement. Vous connaissez bien les bibliothèques moldu ? Qu’est-ce qu’elles peuvent bien mettre en place pour rendre ces lieux attractifs ? »

Azénor ne voulait pas être impolie, d’autant plus que son interlocutrice semblait être passionnée, mais elle avait du mal à voir une bibliothèque comme un lieu où on aurait envie de venir de son plein gré. Elle était trop bruyante et remuante pour se sentir à l’aise dans les bibliothèques qu’elle avait côtoyée.

« Il est vrai que les sorciers sont assez conservateurs mais je pense qu’avec de la volonté, on peut faire changer les choses et parfois même sans que cela ne prenne trop de temps. Il n’y a qu’à voir ce qu’arrive à faire Mr Marchebank depuis qu’il est Ministre de la Magie. »

HRP:
 



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- Mon père est moldu.

J'esquissai un sourire à l'attention d'Azénor. Qu'elle ait cette envie de mieux connaitre les moldus, de mieux appréhender leur monde, je trouvais ça bien. Je sais ce que vous allez dire, en tant que sang-mêlé, je ne pouvais qu'approuver ce genre de désir. J'avais grandi entre les deux mondes, avec cette curiosité qui pouvait caractériser les enfants comme moi, de comprendre l'un et l'autre. Avec cette envie que la barrière entre les deux tombe. C'était difficile, vous savez, quand on était dans la famille de mon père, de faire comme si nous étions "normaux" (à leurs yeux s'entend). Nous nous sentions dans l'obligation de mentir à nos propres grands-parents et nous n'aimions pas ça. Mais comment auraient-ils pu réagir ? Enfin, je m'égare, le sujet n'est pas là.

Quoiqu'il en soit, je trouvais ça bien qu'Azénor s'intéresse à eux. C'était comme ça qu'on pourrait aller vers un monde plus tolérant.

- Et il n'y a pas besoin de chercher très loin pour leur trouver des qualités. Le simple fait de voir ce qu'ils sont capables de faire sans l'aide de la magie, ça a de quoi rendre admiratif n'importe qui, non ? Dites moi, Miss Reynolds, si vous brisiez votre baguette, que ressentiriez-vous ?

Je connaissais déjà plus ou moins la réponse à cette question, c'était la même pour tous les sorciers ou presque. Du moins ceux qui n'avaient pas l'habitude du monde moldu.

- Vous seriez totalement perdue, non ? Depuis notre entrée à Poudlard, nous apprenons à toujours tout faire avec notre baguette. Ou presque. La magie fait partie de notre vie quotidienne et sans elle, nous sommes désemparés, quoi de plus normal ? Les moldus, eux, ne connaissent pas la magie. Ils savent vivre sans. Leur quotidien n'est pas dépendant d'un si petit objet. Oh bien sûr, ils ont d'autres choses qui leur sont aussi importantes que notre baguette pour leur quotidien. Mais je crois qu'ils s'adapteraient bien plus facilement à un monde sans électricité que nous à un monde sans magie. Mais ce n'est que mon avis personnel.

C'était difficile à expliquer, surtout à une sang-pur comme Azénor qui, au fond, ne connaissait pas grand chose des moldus. Parce qu'entre nous, le cours d'étude des moldus, ça ne suffisait pas. Quand la discussion bascula sur les bibliothèques moldues, j'eus un petit temps de réflexion. Comment réussir à les décrire à Azénor de façon à ce qu'elle comprenne comment je les voyais, moi ?

- Elles sont plus... vivantes. En règle générale. La tendance, chez les moldus, est de faire des bibliothèques dans lesquelles on pourrait se sentir comme chez soi. Des lieux de travail bien sûr, mais aussi de détente et de repos. Ils créent de grands espaces avec des fauteuils confortables dans lesquels on peut juste s'asseoir pour lire et rester autant de temps qu'on veut. Certains installent même des distributeurs de boisson ou de nourriture, parce qu'après tout, on a le droit d'avoir une petite faim en lisant ou en travaillant. Ils organisent des animations. Ce sont des lieux où la culture est reine. Et pas seulement celle qui passe par les livres. Ils prêtent de la musique, des films (si au moins Azénor pouvait savoir ce qu'était un film...), ils organisent des concerts, des lectures théâtralisées. C'est... je soupirai et esquissai un sourire. Il faut le voir pour vraiment savoir ce que c'est.

Quant à l'allusion à Mr Marchebank, je préférai ne pas me lancer dans le débat. Qui sait de quel "côté" Azénor se trouvait ? Etait-elle pour ou contre Marchebank ? Là, sur l'instant, j'aurais plutôt dit pour. Mieux valait faire preuve de prudence et garder mes pensées pour moi.

- Oui, c'est vrai. Avec de la volonté, on peut faire beaucoup de choses...

HS:
 


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« Oh ! Votre père est moldu ! Vous avez de la chance d’avoir pu grandir dans les deux mondes ! Je pense que c’est un vrai atout lorsqu’on est sorcier. Ca n’a pas été trop dur de concilier les deux dans votre jeunesse ? Et pour votre père, ce n’est pas trop difficile de côtoyer notre monde sans en avoir les caractéristiques ? »

Azénor avait entendu plus d’une fois parler de familles brouillées à cause des différences culturelles qui existaient entre les deux mondes. Les couples mixtes n’étaient pas rares en eux-mêmes mais ils avaient plus de difficultés à tenir sur la durée. Azénor avait du mal à s’imaginer vivre dans le monde sorcier sans avoir de pouvoirs magiques. C’était d’ailleurs pour ça que de nombreux Cracmols finissaient par s’éloigner voire par quitter totalement le monde magique.

« Si je n’avais plus de baguette ? Je serais perdue très certainement, triste également et désemparée, j’aurais l’impression d’avoir perdue une partie de moi….Très franchement je ne suis pas sûre que j’y survivrai… Et puis, je n’aurais plus aucun avenir, plus aucune vie possible dans ce monde ! La vie quotidienne n’y est pas faite pour les gens sans pouvoirs, je ne serais même pas capable d’illuminer une pièce le soir ! »

Il était fou de penser que les moldus étaient parvenu à recréer, à réinventer ce que la magie leur avait offert en quelque sorte. Les machines avaient palliées aux sortilèges. Une des innovations les plus impressionnantes mais aussi les plus dégoutantes aux yeux d’Azénor était la médecine moldue, ils réussissaient à soigner les gens presque aussi bien que les sorciers même si leurs méthodes étaient bien souvent plus longues et plus barbares.

La discussion revint ensuite sur la spécialité de son interlocutrice, à savoir les bibliothèques et Azénor fut stupéfaite de la description qui en fut faite.

« Des distributeurs de nourriture ? Mme Pince en ferait une crise cardiaque ! Pardon… il n’était pas forcément de bon ton de se moquer d’une ancienne bibliothécaire devant sa successeuse. J’ai du mal à imaginer les bibliothèques que vous me décrivez mais, si vous parvenez à mettre cela en place, je suis certaine que aurez beaucoup de succès. Poudlard manque d’espaces communs à toutes les maisons qui soient chaleureux, pour réviser les ASPICs, ça doit être génial ! »

Azénor imaginait déjà les groupes de travail qui pourraient être mis en place. Elle avait eu des amis dans différentes maisons, même si les plus proches étaient des Gryffondor, et elle aurait bien aimé pouvoir travailler avec eux dans un espace tel que le décrivait Miss O’Brien. Voir même passer du temps avachis sur des fauteuils à lire tranquillement, quoiqu’Azénor n’était pas une grande lectrice, donc plutôt à profiter d’activités culturelles.

« Poudlard manque cruellement d’activités culturelles extérieures. Je veux dire, les élèves apportent certaines choses avec les clubs mais ce n’est pas pareil d’avoir quelque chose d’organisé pour toute l’école. Ca nous permettrait encore une fois de passer du temps ensemble dans un endroit neutre plutôt que de devoir aller dans une salle commune ou une autre, voire même d'aller à Pré-au-lard… Vous avez des projets de ce type pour l’année prochaine ? »



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- Disons que le fait de grandir à cheval entre deux mondes est à la fois enrichissant et perturbant aussi, parfois.

Sans compter les moqueries et les insultes qu'on pouvait recevoir quand on était à sang-mêlé à Poudlard. Et le fait de devoir être prudent et de ne rien montrer de "sorcier" lorsqu'on était du côté moldu.

- Mais on s'y habitue. Et au final, c'est plus un avantage qu'autre chose d'être à l'aise dans les deux mondes. Quant à mon père... il n'a jamais vraiment eu à faire au monde magique. En fait, mes parents vivent dans le monde moldu. J'esquissai un sourire, et me mis même à rire. Ils me font penser à cette série télévisée, ma sorcière bien aimée. C'est ma mère qui s'est adaptée au monde moldu et non l'inverse, parce que finalement, c'est plus facile que l'inverse. Les sorciers peuvent se montrer cruels envers les moldus, mais l'inverse n'est pas vrai, parce que les moldus ne savent pas que les sorciers existent. Mais pour autant, mon père connait tout de notre monde.

Je crois qu'au fond, j'avais de la chance. Beaucoup de familles mixtes vivaient mal le fait d'être si différents. Mais mes parents avaient trouvé cette sorte d'équilibre qui avait fait que leur couple tenait bon envers et contre-tout. Il avait pourtant bien failli ne pas survivre à la mort de mon frère, Cillian, dans la grande bataille de Poudlard. Mon père avait déversé toute sa haine du monde magique, il s'était raccroché à sa colère pour pouvoir continuer à avancer. Mais l'amour que mes parents avaient l'un pour l'autre était resté solide et l'avait aidé à faire son deuil, à comprendre, à accepter. Mes parents étaient, à mes yeux, des êtres admirables.

Et puis nous passâmes au sujet des bibliothèques et la réaction d'Azénor me fit sourire.

- C'est justement ce genre d'espaces que je souhaite créer à Poudlard. Et j'ai de la chance, la directrice, Mme Mason, me soutient dans ce projet. Rien n'est plus important que l'unité, n'est-ce pas ? Cela nous permet de rassembler les quatre maisons ensemble, d'essayer de gommer ces rivalités qui peuvent exister parfois. D'amener les élèves à travailler ensemble et non les uns contre les autres. C'est notre unité qui a fait notre force lors de la bataille de Poudlard. Et nous ne voulons pas l'oublier. Malheureusement, les traditions ont du mal à s'estomper. Mais cela viendra certainement, avec le temps.

Quand aux activités culturelles extérieures, je ne pouvais qu'être de l'avis d'Azénor ! Malheureusement, la bibliothèque de Poudlard restait une bibliothèque scolaire, et non une de ces bibliothèques publiques que je venais de décrire à Azénor. Et cette étiquette "scolaire" m'empêchait parfois de mettre en place tout ce que j'aurais voulu. La bibliothèque de Poudlard étant une bibliothèque d'école, on voulait y privilégier le côté scolaire, pédagogique, au détriment de la détente que ce genre d'endroit pouvait également apporter. Et c'était mon rôle, finalement, de convaincre le corps professoral que les élèves ne travailleraient que mieux s'ils avaient également de quoi se détendre sur leur temps libre. Et qu'une activité culturelle, quelle qu'elle soit, pouvait également avoir un intérêt sur le plan pédagogique. Mais tout ça, il aurait été compliqué de l'expliquer à Azénor. Aussi me contentai-je de répondre à sa question sans trop développer ce que je viens de vous dire.

- En fait, oui. Nous allons proposer un atelier théâtre à la rentrée prochaine avec l'aide de Mildred Magpie...

J'aurais peut-être dû faire attention au ton que j'employais, mais j'eus beaucoup de mal à ne pas cacher mon... manque d'enthousiasme face à cette idée. Ce n'était pas le projet en lui-même qui dérangeait, non, au contraire, mais plutôt la personne qu'on m'imposait comme binôme. D'ailleurs, cela avait dû s'entendre à la façon que j'avais eue de prononcer son nom. Un brin d'amertume, de cynisme peut-être ?


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Ma sorcière bien aimée, quel était donc cette chose ? Les moldus avaient parfois de drôles d’idées lorsqu’il s’agissait de représenter le monde magique…

« Si c’est votre mère qui s’est adaptée au Monde Moldu, je suppose que vous avez dû grandir dans ce Monde-là ? Vous aviez des contacts avec le Monde Sorcier ? Vous alliez vous promenez sur le Chemin de Traverse par exemple ? Et est-ce que cela n’a pas posé de problèmes lors de vos premières manifestations de magie ? Je suis désolée de paraître un peu trop intrusive mais depuis quelques temps le sujet des enfants sorciers ayant grandis dans le monde moldu me passionne. Si mes questions vous dérangent, n’hésitez pas à me le dire. »

Azénor était bien consciente que ce n’était pas le genre de conversation qu’on était censé avoir avec son ancienne bibliothécaire mais après tout elle était sortie de Poudlard maintenant et elle n’avait que peu connu la bibliothécaire en poste. Leur rencontre pouvait donc être assimilée à la rencontre entre deux adultes se connaissant de vue ou ayant travaillé au même endroit et apprenant à mieux se connaître au détour d’un rayon de chez Fleury & Bott. Que de très normal.

« C’est une bonne idée d’essayer de gommer les différences entre les Maisons, bien que je ne sois pas favorable à l’idée de supprimer leur existence ni celle de la Coupe des Quatre Maisons, je pense qu’un peu de compétition est bénéfique dans notre apprentissage et est assez formateur. On s’ennuie vite à Poudlard et les différents tournois que ce soit le Quidditch ou les autres clubs sont primordiaux à l’équilibre de l’école je pense. Je suis toutefois d’accord lorsqu’il s’agit d’apprendre à mieux nous connaître, d’autant plus qu’on sera amener à recroiser grand nombre de nos camarades dans notre vie future et pas uniquement des gens de notre Maison, le Royaume-Uni magique n’est pas bien grand. »


Au Ministère, Azénor croisait un certain nombre d’anciens camarades, elle avait même travaillé avec certains d’entre eux comme Irving. Ca avait toujours un côté étonnant et rassurant de croiser ces visages connus et parfois il lui arrivait de se dire qu’il était étrange qu’elle n’ait pas mieux connu les autres élèves, ceux qui n’étaient pas de nobles Gryffondor.

Si Abigail semblait avoir plein de bonnes idées pour améliorer la bibliothèque, Azénor n’était pas au bout de ses surprises. Lorsque le nom de Mildred Magpie fut prononcer, Azénor écarquilla les yeux de surprise : la romancière avait un projet avec Poudlard ! Qu’elle aurait aimé être encore dans le vieux château. Elle était tellement sous le choc qu’elle faillit ne pas percevoir le manque d’enthousiasme de son interlocutrice.

« Un atelier théâtre ! C’est une excellente idée ! Et Mildred Magpie va certainement motiver les élèves à venir nombreux. Vous l’avez déjà rencontré ? »

Azénor était une Gryffondor et la curiosité que le Choixpeau avait perçu lorsqu’elle avait 11 ans ne l’avait pas quittée. Elle avait bien envie de voir ce que la bibliothécaire avait à dire sur la romancière. Elle appréciait ses livres et était admirative du parcours de cette femme, néanmoins elle n’était pas contre un avis un peu plus nuancé apporté par une personne l’ayant rencontré. Et puis les potins, y’avait que ça de vrai…



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Les questions d'Azénor arrivaient en cascade. C'était à la fois étonnant et amusant. Je n'aurais jamais cru pouvoir inspirer autant d'intérêt à quelqu'un. Je veux dire, ma vie ne m'avait jamais semblé passionnante. Mais Azénor semblait vraiment avide d'en savoir plus sur moi. Ou plutôt, sur ma vie chez les moldus. Parce que oui, j'avais bien compris que c'était ça qui l'intéressait chez moi, cette moitié moldue. Qu'à cela ne tienne, je n'avais pas de raison de ne pas lui répondre, n'est-ce pas ?

- Non ne vous en faites pas, ce n'est pas grave. J'avoue être étonnée cependant, par l'intérêt que vous portez à cette question. Mon expérience n'a rien d'extraordinaire, je ne suis pas la seule sang-mêlé qui existe ! Et je ne suis pas non plus une née-moldue ! Mais je vais répondre à vos questions tout de même.

J'esquissai un sourire et pris appui sur le rayonnage qui était derrière moi. Entre nous, on aurait pu choisir meilleur endroit qu'une librairie pour parler de tout ça, non ? Mais nous étions là, alors autant faire avec.

- J'ai grandi du côté moldu, oui, jusqu'à ce que j'entre à Poudlard. Mais je n'étais pas ignorante du monde des sorciers pour autant. Ma mère, bien qu'en ayant choisi de vivre parmi les moldus plutôt que parmi les sorciers, n'en n'oubliait pas d'où elle venait pour autant. Nous allions régulièrement voir mes grands parents. Il m'arrivait même de passer des vacances chez eux. J'ai été familiarisée avec la magie dès le début. La coexistence des deux mondes m'a toujours semblé naturelle et évidente. J'avoue ne m'être jamais vraiment posé de question.

Je haussai les épaules. J'avais toujours connu ce mode de vie, ça n'avait rien de très étonnant pour moi. Ca me semblait même normal. Je me souviens de l'étonnement que j'avais eu en apprenant que la plupart des sorciers ne comprenaient strictement rien au monde moldu. Ca m'avait paru tellement bizarre ! Alors qu'en fait, c'était ma situation qui n'était pas banale !

- La manifestation de mes dons a été... particulièrement perturbante je dirais. Je faisais des choses que je ne contrôlais pas. Ca inquiétait mon père. Non pas qu'il ait eu peur de mes capacités, mais il craignait que le secret ne soit révélé. Les moldus ont une façon très étrange de réagir face à quelque chose qu'ils ne connaissent pas. Ils ont peur. Et ça peut les mener à faire des choses regrettables. J'ai eu de la chance, je n'ai jamais rien fait d'étrange en compagnie d'autres personnes. Mais à partir de cette période, j'ai passé beaucoup plus de temps chez mes grands-parents qu'avant.

Je me souvenais de l'excuse que mes parents avaient données. Ils avaient dit que j'étais malade et que j'avais besoin d'un changement de climat pour guérir. En réalité, mes grands-parents vivaient aussi en Irlande, mais c'était la seule idée qu'ils avaient eue. Imaginez sinon, ce que les gens auraient pu penser d'eux ? Qu'ils avaient abandonné leurs enfants ? (parce que mon frère jumeaux avait commencé à développer ses pouvoirs en même temps que moi, bien sûr !) Ils auraient pu avoir des ennuis. Mon père étant médecin, l'explication passa comme une lettre à la poste. Quant à moi, mes parents me manquaient, bien sûr, terriblement. Mais mes grands-parents étaient des anges et... c'était vraiment marrant chez eux, avec toute cette magie !

La discussion sur Poudlard avait au moins le mérite de détourner l'attention de moi. c'est que, mine de rien, à la longue, c'est plutôt déstabilisant de parler de soi, de son enfance à une presque inconnue. Quand bien même elle était gentille et que je savais que sa curiosité n'était pas mal placée.

- Oh, je ne suis pas favorable non plus à la disparition des maisons. Mais j'estime qu'il n'est pas nécessaire d'exacerber les tensions entre chacun plus que nécessaire. Je veux dire, nous avons déjà fait les frais de ceci, nous savons où cela nous a mené. Tâchons de ne pas répéter les mêmes erreurs.

Parler de Mildred Magpie, par contre, je m'en serais bien passé. J'hésitai quelques secondes avant de répondre à Azénor, cherchant ce que je pourrais bien dire sur elle sans être trop catégorique. Après tout, cette femme était assez proche du ministre Marchebank, n'est-ce pas ? Peut-être était-il dangereux de critiquer ouvertement une de ses collaborateurs... Heureusement, pour l'instant, Azénor ne me demandait pas d'entrer dans les détails. Peut-être ne le ferait-elle pas, avec un peu de chance.

- Oui, nous allons travailler ensemble sur ce projet. La première pièce qui sera montée par l'atelier théâtre est une adaptation des Hauts de Hurlelune. J'aurais préféré un ouvrage plus classique pour commencer, mais il est vrai que la popularité de madame Magpie et de son roman permettront d'attirer plus d'élèves. J'espère seulement qu'ils ne nous abandonneront pas lorsque nous passeront à des œuvres moins connues des jeunes d'aujourd'hui.


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Azénor écouta avec avidité le récit de son interlocutrice, elle avait toujours été intéressée par les récits de vie et celui d’Abigail changeait des éternelles histoires de sang-purs auxquelles elle était habituée.

« Merci de m’avoir raconté tout ça, je trouve intéressant de découvrir les multiples liens qu’on peut avoir avec le monde magique. Je suis fréquemment étonnée par la diversité des parcours des sorciers. Déjà à Poudlard j’étais un peu surprise de voir les parcours des sang-mêlés ou des né-moldu, non que j’ignorais leur existence mais j’avais peu d’occasion de les rencontrer, mais aujourd’hui dans le monde adulte, j’en découvre encore plus. Lorsqu’on est à Poudlard, on a l’impression que tous les sorciers passent par cette institution ou par une autre similaire mais en réalité, il y a bien d’autres façons d’apprendre la magie et les pays n’ont pas tous la même idée de l’instruction magique. »

Poudlard était un terrain de discussion beaucoup plus neutre et qu’elles connaissaient toutes les deux suffisamment pour être à l’aise.

« C’est vrai que trop de compétition peut être néfaste et je pense que l’institution en elle-même doit un peu changer. Les professeurs notamment et le personnel encadrant doivent être particulièrement attentifs à ce qu’ils disent. On entend encore trop souvent des petites piques ou des semblants de justification du type : « C’est un Gryffondor, c’est normal », je pense que ça n’aide pas à apaiser les tensions qui peuvent parfois exister même si ce n’est rien comparé à ce que mes parents ont pu connaître. »

Il fallait être réaliste, si les Maisons continuaient à régir la vie de Poudlard, la compétition n’était plus la même et était généralement bon enfant. Certaines leçons du passé avaient été tiré mais pour combien de temps, telle était la question, et Abigail avait raison de s’en soucier.

« Vous allez adapter Les Hauts de Hurlelune ! C’est super ! C’est un joli projet. Je comprends que vous auriez préféré quelque chose de plus classique pour commencer mais c’est une opportunité en or de pouvoir préparer une pièce avec l’auteure elle-même ! Ca devrait enrichir votre travail et attirer des étudiants comme je le disais. J’ai envie d’être optimiste, si cette pièce se passe bien, ça devrait continuer avec d’autres, il n’y a pas de raison. »

Azénor était vraiment surprise et enthousiaste face au projet et elle réfléchissait déjà aux modalités d’exécution.

« Vous allez faire un casting tout ça ? Miss Magpie sera présente pour choisir les acteurs ? »

Quelle pression pour les apprentis acteurs que de se retrouver face à une romancière telle que Mildred Magpie pour leurs premiers pas sur scène.



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Manifestement, le projet théâtre que j'allais mener conjointement avec la Magpie intéressait Azénor. Je n'aurais pas cru que ce pourrait être le cas d'ailleurs. Enfin, si, mais pas autant. Pitié, ne me dites pas que j'étais face à l'une de ses plus ferventes admiratrices ! Ce n'était pas possible. Comment une telle femme pouvait-elle avoir autant d'admirateurs ? Je n'étais pas du genre à dire qu'il y a avait une bonne et une mauvaise littérature, je n'avais pas ce genre de considération. Je n'étais pas élitiste à ce point. Mais les oeuvres de la Magpie ? Sérieux ? Je ne pouvais pas être une bibliothécaire qui se respectait et dire que son oeuvre était magistrale. C'était un torchon incroyable. C'était tellement mal écrit en plus ! Encore l'histoire aurait-elle pu être vaguement intéressante, mais sous la plume de la Magpie, c'était juste imbuvable. Tout juste bon à caler quelques meubles si vous voulez mon avis. Ou à allumer un feu. Encore que ça restait un livre et que brûler les livres était quelque chose d'impensable pour moi. C'était pour cela que le seul et unique exemplaire des Hauts de Hurlelune que la bibliothèque de Poudlard avait acquis servait désormais à caler un rayonnage dans la "réserve", pas celle qui rassemblait les livres interdits, non, celle qui servait à stocker les trucs dont je ne savais plus quoi faire.

Bref, je m'égare, je crois.

- C'est en effet une opportunité en or, oui. Et la popularité de cet oeuvre attirera d'autant plus d'élèves en effet. Peut-être trop, même...

Oui, attendez une minute, mais qu'est-ce qu'on allait faire si la moitié de l'école manifestait l'envie de participer à ce club ? Il n'y avait tout de même pas assez de personnage dans l'oeuvre de la Magpie pour occuper tout le monde, même si on attribuait une doublure à tous les personnages...

- J'imagine que nous allons faire un casting oui. Nous n'allons certainement pas avoir le choix. Ce n'est pas comme si nous avions à nous battre pour trouver suffisamment de comédiens. Ici, ils viendront d'eux-mêmes. Ce qui m'embêtent, c'est qu'il nous faudra peut-être même refuser des élèves, c'est dommage, en un sens. Quant à savoir si la Mag... si Madame Magpie sera là, je ne sais pas trop. Je suppose que oui. Elle ne voudra certainement pas que nous choisissions les comédiens à sa place. Vous savez, elle est... assez directive et exigeante.

Mon dieu, j'allais avoir du mal à supporter notre collaboration. Même si j'acceptais d'y mettre du mien, j'étais presque sûre que ce ne serait pas le cas de le Magpie. Elle allait me faire vivre à un enfer, j'en étais sûre. Surtout après ce que je lui avais balancé à la figure lors de sa séance de dédicace et ce, même si elle avait semblé avoir tout oublié.

- Madame Magpie n'est pas... telle qu'on l'imagine la plupart du temps,
laissai-je échapper, ne pouvant résister à l'envie de rétablir la vérité sur cette femme...


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Azénor ne pouvait qu’imaginer l’engouement qu’allait susciter le projet et pire la venue de Mildred Magpie à Poudlard. Elle aurait aimé y être encore pour pouvoir vivre cette folle aventure ! Elle n’avait jamais fait de théâtre mais aurait sans doute tenté sa chance, son aisance à l’oral l’avantageant sans doute.

« C’est une excellente opportunité pour que des élèves puissent dévoiler leur talent ! Et puis vous aurez peut-être des surprises et des révélations parmi les élèves qui vont se présenter. Certains élèves paraissent très renfermés mais se révèlent lorsqu’ils sont sur scène ! C’est cool si ce projet permet de donner confiance et popularité à ces élèves. Il est vrai qu’à Poudlard même s’il y a de nombreux clubs, aucun n’a autant d’influence que le Quidditch mais je pense que votre projet peut faire concurrence à nos sportifs ! »

Non pas que ça l’enchante, Azénor avait longtemps était présidente de l’association de supporters de l’équipe de Quidditch de Gryffondor mais elle appréciait également l’art et trouvait intéressant de le voir se développer dans l’enceinte du vieux château. Elle espérait juste que de nombreux élèves se lanceraient dans l’aventure et que personne de talentueux n’ose pas monter sur scène face au jury, c’était d’autant plus risqué que Mildred Magpie serait sans doute présente d’après Miss O’Brien.

Cette information pourtant ne semblait pas enchanter la bibliothécaire si elle en croyait son ton. Mildred était une femme publique sans doute habituée à ce que tout tourne selon ses envies or à Poudlard, elle entrait sur le domaine de la bibliothécaire, Azénor comprenait que la situation puisse être source de tensions. Elle sentait que cela préoccupait Abigail aussi tenta-t-elle de la réconforter.

« Peut-être que lorsque vous la connaitrez un peu plus vous la comprendrez ? Vous dites qu’elle n’est pas telle qu’on l’imagine, ça peut également être positif ! Et puis, ce projet commun devrait vous rapprocher… »

Azénor aimait assez la romancière qu’elle trouvait impressionnante dans sa réussite littéraire mais aussi journalistique. C’était une femme forte qui devrait servir d’exemple aux jeunes filles. Néanmoins, Azénor était curieuse, elle tenait là une occasion en or de demander plus d’informations sur Magpie à quelqu’un la connaissait.

« Comment l’avez-vous trouvé lorsque vous l’avez rencontré ? »

Alors qu’elle écoutait la réponse d’Abigail, Azénor s’aperçut que le temps avait filé. Elle avait prévu de retrouver Mary sur le Chemin de Traverse pour prendre un verre et celle-ci devait déjà être en train de l’attendre. Azénor releva donc un visage souriant vers Miss O’Brien :

« Je vais devoir vous quitter, Miss O’Brien, on m’attend. Merci beaucoup pour votre aide et pour cette conversation, j’espère vous recroiser un de ces jours. »

Elle salua la bibliothécaire avant de se précipiter vers le comptoir pour acheter le livre qui lui avait été conseillé.
HRP:
 



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Comment j'avais trouvé la Magpie ? Inutile de vous dire que je n'avais pas l'intention de répondre honnêtement à cette question, même si sincèrement, ça me démangeait. C'est qu'elle était tellement horripilante cette bonne femme !

- Insupportable...

Ce n'était pas faux, mais c'était loin de la vérité si vous voulez mon avis. Bon sang, dire qu'on allait me la coller dans les pattes pour l'atelier théâtre. Je n'étais pas certaine d'avoir assez de patience pour la supporter aussi longtemps. Comprenez moi bien, je ne suis pas d'un naturel méchant. On dit souvent de moi que je suis plutôt arrangeant au contraire. Et que j'encaisse facilement là où d'autres n'auraient eu aucun mal à réagir. Sauf que j'avais mes limites. Encaisser face à la Magpie, je m'étais efforcée de le faire tout au long de sa séance de dédicaces et j'avais craqué juste avant la fin...

- Elle est... Mildred Magpie

C'était le genre de conclusion qui voulait tout dire. Si Azénor connaissait le personnage, alors elle verrait forcément ce que je voulais dire par là. Si elle ne la connaissait pas, ça la laissait au moins libre d'imaginer ce qu'elle pouvait être. Et de l'idéaliser aussi, si l'envie l'en prenait.

J'acquiesçai alors qu'elle s'excusait pour prendre congé. A vrai dire, je n'avais que trop traîné moi-même. Je devais bien avouer qu'encore une fois, je m'étais laissée aller à perdre la notion du temps. Bizarrement, ça m'arrivait continuellement lorsqu'il y avait des livres dans les parages.

- Je vous en prie, ce fut un plaisir. Nous aurons certainement l'occasion de nous croiser à nouveau.

Je lui adressai un sourire et la laissai partir dans sa direction tandis que moi, je retournai au rayonnage dans lequel j'étais plongée avant qu'Azénor ne vienne m'interrompre dans mes propres recherches.


[RP terminé]


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De la classification des livres [Abigail/Azénor]

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