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 Hildegard Josephina Flint

Hildegard J. FlintFuture élève de Poudlardavatar
Messages : 20

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Dernière édition par Hildegard J. Flint le Lun 9 Mai 2016 - 2:32, édité 2 fois
Hildegard Josephina Flint

Quelque part entre rage et chaos, vos protocoles je leur crache à la gueule.


Age11 ans
Date de naissance2 décembre 1997
Lieu de résidenceHilda n'a jamais déménagé, vivant dans une charmante petite bicoque en bord de mer, non loin d'un minuscule patelin gallois. Bon elle est aussi à Poudlard presque toute l'année, mais peu importe.

BaguetteEn bois de cèdre, sa baguette renferme un crin de licorne et mesure 31 centimètres exactement. Et malgré sa taille, Hilda a la fâcheuse habitude de la perdre.

Animal de compagnieIl y aurait bien Flint Jr. mais sa mère a été formelle : "Ton frère n'est ni un singe ni un troll, jeune fille". Sinon, elle a bien cette espèce de chien volant qui ne mange que de la viande, enfin comme tous les rapaces, et qui lui sert de hibou. Elle l'a d'ailleurs nommé Médor.

AvatarElla Purnell

Autre

Curriculum Vitae

Métier / Année d'étudePremière année
Maison / Ancienne Maison

Matières suiviesTronc Commun


Vie associative / hobbiesTrès peu pour elle. Elle doit déjà faire l'effort de supporter les bécasses de son dortoir et tous ces autres imbéciles d'élèves qui se prennent pour les maîtres de l'école, alors une autre activité de vie collective, hors de question. Pourtant, et n'allez pas croire que ça lui fasse plaisir de l'admettre, elle aimerait beaucoup -oui bon, adorerait plutôt !- faire partie de l'équipe de sa maison.

Bord politiqueEncore une fois, très peu pour elle. La politique, un horrible sujet barbant. Le seul parti qu'elle trouve un tant soit peu intéressant, c'est celui des Mardoliens. Et encore ! Seulement pour leur côté révolutionnaire, autrement elle n'adhère absolument pas à leur idéologie. Pour elle, la vraie seule politique est l'anarchie. Oui oui, vous avez très bien lu. Du haut de ses onze ans, presque douze, elle est une fervente partisane du chaos et du concept de libre-action. Ce qui déplaît fortement à sa famille.

Relation au régime MarchebankTrès sincèrement, Hilda n'a aucune idée de ce qu'il se passe réellement au Ministère, et très sincèrement, elle s'en contrefout mais à un point que vous n'imaginez même pas. Moins sincèrement, c'est un peu la panique à bord du vaisseau HJF. Tiraillée entre ses propres convictions et sa mère qui adule Marchebank comme il n'est pas permis, la tranquillité de la fillette est loin d'être assurée.


Description physique
L'aînée des Flint est le portrait craché de sa mère à son âge, si on omet les yeux marrons qu'elle tient de son grand-père paternel. Elle a les cheveux longs et d'un brun qui tire parfois sur le roux. Naturellement en pétard quand sa mère n'y prête pas attention, la fillette est contrainte de les coiffer si elle ne veut pas avoir à subir sa colère, ce qui arrive bien trop souvent à son goût. Quelques tâches de rousseurs, presque imperceptibles, viennent parsemer ses joues pleines d'enfant et un sourire sournois, plus rictus que sourire d'ailleurs, flotte aux coins de ses lèvres à longueur de journée. Ce rictus propre à Marcus, et dont elle est particulièrement fière, est une des manies qui exaspère grandement sa mère et qui au contraire a le don d'amuser son père. Une autre de ses manies, qui pour le coup irrite toute sa famille, est ce haussement du sourcil gauche qu'elle ne contrôle absolument pas et qui traduit chez elle une forme de provocation à peine dissimulée. Plutôt grande pour son âge, elle en profite pour martyriser son petit frère qui n'a pas la force de se défendre. Hilda n'aime pas prendre soin d'elle, enfin juste le strict minimum, au grand damne d'Amalia qui attend d'elle une attitude irréprochable. Et elle aime encore moins les robes qui envahissent son armoire. Ni pratiques, ni confortables, ni esthétiques, elle ne leur trouve aucun attrait et ne comprend pas comment on peut la forcer à porter de pareilles horreurs. C'est une faute de goût impardonnable d'après elle qui, si elle avait le choix, préférerait largement mettre des pantalons amples et souples et des pulls aussi larges que douillets. Cela faciliterait grandement ses mouvements mais elle n'a malheureusement pas son mot à dire. Aussi pense-t-elle, en arrivant à Poudlard, que la chance serait avec elle mais à peine la liste de fournitures en main qu'elle manque avoir une crise cardiaque en tombant sur les mots « uniforme » et « obligatoirement ». Le sort s'acharne décidément sur elle. Elle quitte une prison pour en retrouver une autre. Malédiction !


Caractère
Sous ses airs de douce petite fille, Hilda est une véritable brute qui préfère l'action à la réflexion. Et pour cela, elle peut dire merci à son père. A chaque rendez-vous familial, elle se bat avec ses cousins, de plusieurs années ses aînés, et ramasse chaque fois la poussière. Mais loin de se décourager, elle continue, rendez-vous après rendez-vous, en espérant un jour les battre. De nature colérique, il n'est pas aisé de lui faire des remarques. Méprisante au possible, c'est une petite fille capricieuse et obstinée qui pense que tout lui revient de droit, et quand les choses ne vont pas dans son sens, elle use de violence pour se faire entendre. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle exècre la présence des gens, ne comprenant pas l'intérêt qu'il y a à partager sa vie avec des personnes inaptes à la laisser agir comme bon lui semble. Malgré ce qu'elle dit, elle tient énormément à sa famille et serait prête à tout pour la protéger. Cela ne l'empêche cependant pas de leur faire subir son mauvais caractère à longueur de journée. Si elle peut se montrer agressive, la fillette sait parfois se retenir et ainsi dévoiler une facette de sa personnalité que peu de personnes connaissent. Attentive à tout ce qui l'entoure quand elle est calme, elle se révèle alors très compréhensive et attentionnée, trouvant les mots pour réconforter et conseiller. Mais l'adage fait ce que je dis et non ce que je fais lui convient parfaitement et c'est pour cela qu'elle agira toujours avec démesure et exagération. Tout autant que son père, elle aime voler et ressentir le vent sur sa peau. Après des années d'entraînement, elle est à présent capable d'une agilité et d'une vivacité peu commune pour son jeune âge et n'en est pas peu fière. Au contraire de son aisance dans l'air, elle a une sainte horreur de l'eau après sa noyade dans la mer alors qu'elle avait six ans. Depuis, elle évite avec un soin tout particulier la plage et les endroits aqueux malgré les efforts de ses parents pour la réhabituer à la présence de l'eau. En constante guerre avec les règles et l'ordre, elle s'échine à s'opposer à toutes convenances. La vie est faîte pour être vécue avec panache alors au diable la retenue et la politesse qui l'enchaînent dans cette société trop conservatrice des bonnes manières. Hilda donnerait tout pour vivre librement et ses colères sont là pour le faire comprendre. Elle n'est pas du genre à se remettre en cause et pourtant cela l'aiderait beaucoup car elle ne parvient pas à faire la différence entre liberté et chaos. Ou plutôt, si, elle n'y parvient que trop bien. Ce qu'elle n'arrive cependant pas à comprendre, c'est que sa petite révolution personnelle ne l'amènera pas bien loin si elle continue de cette manière.


Histoire
Décembre 1997
Par une froide matinée de décembre, alors que dehors la guerre faisait rage, les pleurs d'un minuscule bébé résonnaient dans une maison, se mêlant au fracas des vagues sur la falaise et aux cris perçants des mouettes. Il faisait doux dans la petite chambre du couple Flint. Marcus regardait avec amour sa femme et le petit être qu'elle tenait dans ses bras. Sa fille, sa toute petite fille, venait de naître. Et il était si fier, si heureux. Amalia, quant à elle, repoussait tant bien que mal la fatigue que l'accouchement avait causé. Son bonheur était tel que des larmes maculaient ses joues. Leur bonheur à tous deux n'avait pour cause que ce nourrisson. Leur fille, leur petite Hildegard, le fruit de leur amour, attendue depuis des mois après une fausse couche qui avait mis à rude épreuve leurs nerfs, était enfin arrivée. Et la guerre pouvait bien faire des centaines de victimes, rien ne pourrait troubler l'harmonie parfaite de leur petite famille. Après tout, ils n'avaient rien à craindre, ils étaient de sang pur et ne prenaient pas personnellement part aux conflits. Ils étaient en sûreté et peu importe que des gens meurent, cela ne les regardait en rien.

Janvier 2000
La fillette de deux ans à peine courrait dans toutes les pièces de la maison à force cris et rires. Son père tentait de l'attraper mais à chaque fois qu'il pensait y arriver, elle s'échappait tout aussi rapidement. Assise au coin du feu, sa mère observait leur jeu, un sourire amusé sur les lèvres et les deux mains posées tendrement sur son ventre arrondi. Mais loin d'en être amusé, Marcus était exaspéré par l'attitude de sa fille. Il était l'heure pour elle de faire sa sieste mais l'enfant n'était pas du même avis. Le jeune homme fini par s'affaler à côté de sa femme, épuisé par sa course.
« Ta fille va finir par me tuer, soupira-t-il lourdement. »
Il n'eut pour toute réponse qu'un faible rire. Hilda, se demandant où était passé son papa, le trouva, ironiquement, endormi contre sa maman. Elle fronça les sourcils tout en s'approchant d'eux. Amalia l'accueillit d'une caresse qui n'apaisa en rien la colère de la petite qui frappait son père de ses petits poings, sans grand effet.
« Papa, geignit-elle. 'Veux enco'e jouer ! »
Quelques minutes plus tard, la fille et le père dormaient profondément sur le canapé sous le regard doux d'Amalia.

Juin 2001
« HILDEGARD JOSEPHINA FLINT ! Descends immédiatement de cette table !
- NON !
- Si tu ne le fais pas tout de suite, tu es punies de desserts pour un mois !
- T'as pas l'd'oit ! Et puis d'abo'd, pou'quoi tu dis 'ien à Ma'cus quand c'est lui qui l'fait !
- Écoutes, ton frère a un an et tu en as bientôt quatre. Alors descends, et plus vite que ça, jeune fille !
 »
Le regard noir de sa mère contraint la fillette à obéir, se doutant bien, par expérience, qu'elle n'hésiterait pas à mettre sa menace en application. Et s'il y avait bien une chose qu'elle ne voulait pas, s'était d'être privée des merveilleux desserts que préparait avec soin sa mère. Une fois les deux pieds au sol, après avoir sauté depuis son perchoir en manquant se tordre la cheville, Hilda évita de justesse la main de sa mère qui lui aurait bien donné une fessée pour son impertinence. Puis elle courut dans sa chambre pour attraper son balai et s'élança depuis la fenêtre, chose qui lui était interdite pour bons nombres de questions de sécurité mais dont elle ne se préoccupait pas. Elle avait commencé les leçons de vol depuis moins d'un an et ne tenait pas encore très bien en équilibre mais, du moment qu'elle restait au dessus de la maison et ne s'envolait pas trop haut, elle se débrouillait tant bien que mal. Elle fut la première à apercevoir la chouette, qu'elle reconnut comme appartenant à Tonton Ronan, et se dépêcha d'atterrir pour savoir de quoi il s'agissait. La fillette retrouva la lettre entre les mains de sa mère, en pleurs. C'était la première fois qu'elle la voyait dans cet état.
« Maman ? Pou'quoi tu pleu'es ? »
Amalia releva la tête et, en reconnaissant sa fille, essaya d'effacer les larmes traîtres en esquissant un semblant de sourire rassurant.
« Oh, ma chérie ! Viens ici, lui demanda-t-elle en tapotant ses genoux. »
Elle ne se fit pas prier et s'assit doucement sur sa maman, comprenant qu'il n'était pas l'heure à désobéir.
« Tu te rappelles de Mamy Lizzie, la maman de Maman ?
- Celle qui est à Sainte Mangouste et que tu as dit qu'elle est t'ès malade ?
- Oui, ma chérie. Et bien, elle n'est plus malade…
- Elle est gué'ie ?
- Oui, elle est guérie. Mais on ne pourra plus la voir.
- Pou'quoi ?
- Parce que pour guérir, elle devait aller dans un endroit très beau et qu'elle ne peut plus revenir sinon elle serait encore très malade.
- On pou'a lui envoyer une lett'e ?
- Non, elle est dans un endroit très très loin, maintenant.
- Loin comme Lond'es ?
- Non, encore plus loin. Mais on peut aller lui dire au revoir.
- Elle est pas enco'e pa'tie ?
- Si, mais c'est un très long voyage et pour l'instant elle est encore sur Terre pour se préparer.
- Mais on la ve'a plus jamais jamais ?
- Non, ma chérie.
- C'est t'iste, quand même. Mais je suis contente qu'elle est plus malade. Je lui donne'ai un dessin pou' quand on lui di'a au 'evoir.
- D'accord, ma chérie. Je suis sûre que ça lui fera plaisir.
 »
Puis la petite Hilda, qui n'avait pas compris grand-chose à ce voyage, partit dans sa chambre pour commencer son beau dessin. Le soir venu, après que son papa soit rentré de son entraînement et vienne dans sa chambre pour l'embrasser alors qu'il la pensait endormie, elle entendit sa maman pleurer très fort et son papa la réconforter. Et elle se dit que, finalement, ce voyage était vraiment très triste.

Juillet 2003
Le parc du domaine des Flint était verdoyant et embaumait le manoir d'un parfum de tilleuls et de pins. Une des réunions de famille, organisées deux fois l'an, se tenait, comme à l'habitude, chez le frère aîné de Marcus Senior, sa femme et leurs trois fils. Toute la famille Flint était au rendez-vous et il fallait pour cela se mettre sur son trente-et-un. Hildegard n'avait pas échappé à la corvée et se trémoussait actuellement, engoncée dans sa robe trop serrée et vraiment trop encombrante, aux côtés de sa mère qui conversait tranquillement avec une vieille tante de la famille. La fillette avait aperçu son père en grande discussion avec quelques cousins à lui, accompagné pour sa part de son petit frère. Elle avait faim et s'ennuyait à mourir, chose dont personne ne semblait vouloir s'inquiéter. Quand elle vit ses trois cousins se diriger précipitamment vers la sortie, elle profita d'une inattention de sa mère pour les suivre, peinant à faire le moindre pas à cause de sa tenue pour le moins ridicule. En arrivant finalement sur la pelouse du jardin, elle n'eut qu'à tendre l'oreille pour repérer la cachette des garçons. Elle les interrompit dans une partie de bataille explosive tout juste entamée.
« Je veux jouer, moi aussi, proclama-t-elle.
- On joue pas avec les gamines, lui répondit Theophilus, douze ans.
- Ouais, dégage, la minus, enchérit Demetrius, neuf ans. »
Et avant que Achilles, treize ans, ne puisse en placer une, même si elle ne sut jamais s'il l'aurait fait, la petite fille de cinq ans se jeta sur eux, mordant, griffant et frappant. Dans la mêlée, elle ne put dire qui d'eux ou d'elle criait le plus fort, quoi qu'il en soit cela ameuta la moitié des adultes. Leurs parents respectifs leur passèrent un savon, lourdement accompagnés des critiques de certains sur la sauvagerie de leurs enfants -ce qui n'arrangea en rien à leur affaire. Tous quatre furent forcés de s'excuser et le reste de la journée se déroula plus ou moins tranquillement si on omettait la presque mort par étouffement d'un oncle, la violente querelle sur un sujet aussi barbant que la politique et les blagues plus que douteuses d'un autre oncle. Quand il fut l'heure pour la petite famille de Marcus Flint Senior de partir, le petit Marcus Junior endormi dans les bras de sa mère et la petite Hildegard fermement tenu par son père pour éviter qu'elle n'étrangle un de ses cousins, tous les adultes furent bien heureux de les voir emmener cette furie qui avait bien grandi en six mois. Cette journée de juillet annonçait cependant le début d'une tradition entre les cousins Flint qui ne manquaient pas de s'écorcher vifs à chaque futurs réunions de famille, pour leur plus grand amusement et pour la plus grande horreur des autres.

Avril 2004
C'était un beau dimanche de printemps, Amalia jouait dans le sable avec Marcus tandis que Hilda et son père volaient tranquillement à plusieurs mètres d'eux. Une banale journée en famille. Ils avaient commencé par pique-niquer sur la plage, après quoi Hilda avait insisté pour montrer à son père une nouvelle figure qu'elle maîtrisait assez bien. Il avait tout d'abord refusé, voler si près de l'océan pouvait se révéler dangereux, mais il avait finalement cédé devant la moue colérique de sa fille, lui faisant promettre de ne pas s'éloigner de lui. Ils s'amusaient, mais ce n'était pas une excuse pour manquer d'attention. Et un simple coup d’œil à sa femme et son fils troubla sa vigilance un court instant, mais suffisant pour permettre à Hilda de s'avancer au dessus de la mer.
« Hé, Papa ! Regarde comment je le fais bien ! »
Sa voix était bien trop loin de lui. Il n'eut le temps que de tourner la tête pour voir sa fille emporter par le vent et tomber de son balai.
« HILDA ! »
Son cri s'était joint à celui de sa femme et le hurlement d'épouvante de la fillette. Il accéléra, mais malheureusement pas suffisamment pour la rattraper. Et Hilda coulait, coulait, coulait. La panique freinait le moindre mouvement. Elle savait à peine nager. Et ses maigres battements de bras ne l'empêchaient pas de couler. Tout était sombre autour d'elle. Flou. Elle n'avait pas eu le réflexe de prendre sa respiration et bientôt elle manqua d'air. Elle suffoquait. Son corps devint lourd, si lourd, trop lourd. Engourdi par le froid. Elle avait froid, si froid, trop froid. Papa, Maman, aurait-elle voulu crier. Elle voulait pleurer. Elle ne voulait pas mourir. C'était si bête. Elle aurait du écouter son père. Elle n'aurait pas du s'éloigner, voler au dessus de l'océan. Elle coulait alors qu'il faisait si beau à la surface. La mer était calme. Et elle coulait. Et elle ne pensait qu'à cette souffrance dans ses poumons. A toute eau. Il y avait trop d'eau. Puis, le noir. « Papa, Maman, sauvez-moi. Je suis désolée. Je vous aime. Ne soyez pas trop triste, mon voyage sera très beau. »
Quand elle rouvrit les yeux, le blanc l'aveugla, elle était à Sainte Mangouste. Sa magie l'avait sauvée de la noyade.

Décembre 2004
Sept bougies multicolores sur un gâteau.
Six yeux radieux fixés sur elle.
Cinq paquets joliment emballés.
Quatre chaises en bois autour d'une table.
Trois souffles éteignant les flammèches.
Deux dents manquantes à son sourire.
Une petite fille de maintenant sept ans.
Après quelques applaudissements guillerets, sa mère fit apparaître un couteau et entreprit de partager le gâteau d'anniversaire en parts égales, dont quatre qu'elle posa sur de petites assiettes à dessert en faïence, tandis que son père versait du jus de citrouille dans leurs verres. Profitant d'un instant d'inattention de ses parents, Hilda donna un discret coup de coude dans les côtes de son frère qui, sous le choc, recracha le liquide qui atterrit sur le chemisier d'un blanc nacré de leur mère. Un simple evanesco fit disparaître le jus mais restait une belle tâche orangée, jurant sur la blancheur immaculée. Et sous le ricanement bien moins discret d'Hilda, Marcus se fit gronder, malgré toutes ses protestations. Léger incident sans grande conséquence mais son frère lui jetait à présent des regards furieux alors qu'Amalia était partie se changer.
« Je peux ouvrir mes cadeaux maintenant ?
- Attends que Maman revienne, d'accord ?
- Papa
, geignit-elle. S'il-te-plaît !
- Bon, bon, d'accord, vas-y
, céda-t-il.
- MAMAN ! On commence sans toi, hurla la fillette pour se faire entendre de l'autre côté de la maison. »
Elle ouvrit alors un par un ses cadeaux, déchirant sans remord leur papier chatoyant : un recueil de contes de Papy Charles et de Mamy Larissa, une robe froufroutante de Tonton Thaddeus et de Tata Helen, une boîte à farces Weasley de Tonton Ronan, un nouveau balai pour remplacer celui qu'elle avait perdu dans la mer avec un nécessaire de son Papa et un dessin de Marcus. Elle embrassa son père et son frère, laissant sur leurs joues quelques miettes de gâteau.
« Merci de m'avoir attendu, les fit sursauter Amalia -ses sourcils froncés laissant toutefois place à un large sourire- qui tenait une cage où reposait fièrement un hibou marron sombre tacheté de plumes plus claires. Tiens, ma chérie, un dernier cadeau pour toi.
- C'est quoi ce truc ?
- Un hibou moyen-duc
, expliqua-t-elle, il pourra te livrer la Petite Gazette et tu pourras même le prendre avec toi une fois à Poudlard. J'ai pensé que tu aimerais avoir un peu plus d'autonomie, après tout, tu as enfin l'âge de raison.
- Merci Maman. Mais il est un peu moche, quand même...
- Il est trop mignon
, s'extasia le petit Marcus de sa minuscule voix aiguë, dis, dis, tu pourras me le prêter, dis ?
- Pas question ! C'est le mien, et t'es trop petit pour t'en occuper !
- C'est même pas vrai ! Hein, Maman, que je suis pas trop petit ?
- Bien sûr, mon chéri. Mais c'est le cadeau d'Hilda alors tu devras attendre tes sept ans pour en avoir un, d'accord ?
- Ouais ! C'est génial !
- Et comment tu veux l'appeler ?
- Médor.
- Tu es sûre de toi ?
- Oui, c'est mon chien maintenant.
 »
Et personne ne chercha à comprendre la logique de la fillette.

Février 2006
Sous le soleil froid et brumeux de cet après-midi d'hiver, deux enfants s'amusaient sous le regard tendre de leur mère, assise sur un banc de pierre gelé. Ils criaient joyeusement, tentant d'échapper aux boules de neiges qu'ils se lançaient avec plus ou moins d'adresse. Cachée derrière un arbre aux branches ployant sous la masse blanche, la fillette de huit ans se jeta sur son petit frère alors qu'il passait à côté d'elle, la neige s'insérant, pernicieuse, dans son cou frêle, lui faisant pousser un petit cri sous le rictus de sa sœur, bien vite accompagné par son rire. Un grondement furieux fit brusquement trembler la terre. Le ciel s'obscurcit et une rafale de vent emmena de violents flocons, aveuglant les trois Flint. Désagréablement surpris par le changement soudain de temps, Amalia s'empara des mains gantées de ses enfants pour les ramener à l'intérieur. Une fois au sec, elle les plongea immédiatement dans un bain chaud, malgré les multiples protestations d'Hilda. Elle aurait préféré les laver séparément mais, si elle ne voulait pas que l'un des deux attrape froid, il lui fallait accepter de passer ce mauvais quart d'heure. Le bain à deux était depuis toujours intenable, qui de l'un éclaboussait l'autre, qui de l'autre savonnait les yeux de l'un. La salle de bain finissait toujours inondée et les enfants plus excités que jamais. A présent propres et secs, ils se rendirent dans la cuisine pour préparer le goûter d'anniversaire de Marcus en attendant le retour de leur père. La table était recouverte d'une jolie nappe blanche sur laquelle étaient cousus d'énormes tournesols et sur le gâteau trônaient six bougies enchantées de sorte à ne pas fondre. Ils attendirent une demi-heure puis décidèrent de faire un jeu de société. Après trois parties et une bonne heure passée, ils entamèrent le gâteau puis ouvrirent les cadeaux. Ils continuèrent de jouer, finirent les devoirs qu'elle leur avait donné, prirent leur dîner, et quand la petite aiguille s'approcha des huit heures, les deux enfants se couchèrent tandis qu'Amalia attendait son mari dans le salon, un livre pour toute compagnie. Mais Hilda n'arrivait pas à dormir, ou plutôt elle ne voulait pas. Elle était inquiète pour son Papa. C'était le premier anniversaire qu'ils fêtaient sans lui. Puis elle l'entendit. Mais alors qu'elle s'apprêtait à descendre les escaliers pour le rejoindre, la voix furieuse de sa Maman retentit.
« C'est à cette heure-là que tu rentres ?
- Désolé, l'entraînement a duré plus longtemps que prévu. Clark voulait pas nous lâcher.
- C'était l'anniversaire de Marcus, tu l'avais peut-être oublié ?
- Mais je ne pouvais pas partir ! Il voulait qu'on profite de la tempête !
- Toute la journée ?! Et ça ne t'est pas venu à l'esprit d'au moins prévenir, non ?
- Écoute, Maly, je suis vraiment désolé. Mais je suis vraiment claqué, on en parle demain, d'accord ?
- Si tu crois que tu peux te défiler aussi facilement ! Ah, ça non ! J'en peux plus de toi, Marcus ! Tu avais seulement à être présent un seul jour, un seul putain de jour ! C'était vraiment trop te demander ? D'être là pour l'anniversaire de ton fils ? Tu es claqué ? Pauvre bichon ! Et moi, alors ? Tu crois que c'est facile de les tenir tous les jours ? Non, ne me touche pas ! Tu crois que j'aimerais pas avoir un peu de temps pour moi ? Tu crois que ça me fait plaisir de t'attendre tous les soirs ? Non ! Je suis exténuée, Marcus, tu comprends ça ? Exténuée !
- Et bien prends-les, tes vacances ! Qui t'en empêche ? Je t'ai déjà dit qu'on pouvait prendre une nourrisse, si tu en avais besoin !
- Et tu sais très bien que n'ai aucune envie qu'une autre personne élève mes enfants ! Et pourquoi tu ne pourrais pas t'en occuper, toi, quelques jours par mois ?
- On en a déjà parlé, Maly ! Je ne peux pas me le permettre !
- Je vois. Je crois… Je crois que je vais aller quelques temps chez Ronan. Avec les enfants. Ça pourra que nous faire du bien.
- Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Pourquoi tu irais chez ton frère ?
- Parce que j'en ai marre, Marcus. Vraiment marre. Si ça continue comme ça, je vais exploser. J'en peux plus. J'ai besoin de faire une pause.
 »
Hilda se demanda comment son frère pouvait encore dormir après les cris de leurs parents, auxquels elle n'avait pas tout compris. Elle se trouvait encore en haut des escaliers quand sa mère apparut face à elle. Amalia soupira en constatant que sa fille avait probablement tout entendu.
« Va t'habiller, ma chérie, on va chez Tonton Ronan.
- Pourquoi ?
- Pour les vacances, allez, file maintenant.
 »
Elle n'attendit pas sa réponse et pénétra dans la chambre de Marcus qu'elle prit dans ses bras. Après quelques coups de baguettes, trois valises flottaient derrière elle et elle retourna sur le palier où l'attendait Hilda, qui n'avait pas bougé.
« Je veux pas y aller, moi.
- Ne discute pas, Hildegard. On y va, et puis c'est tout.
- Non, je veux rester avec Papa. Pourquoi il vient pas ? Pourquoi tu as crié sur lui ?
- Tu veux vraiment rester ?
- Oui.
- Très bien
, soupira Amalia. »
Elle l'embrassa puis descendit au rez-de-chaussée, abandonnant une des valises derrière elle. Hilda courut jusqu'à son père et serra sa main.
« Tu n'es pas obligé de partir, Maly.
- Au contraire, tu m'y a contrainte.
- Tu reviens quand, Maman ?
- Je ne sais pas, ma chérie. Tu pourras m'envoyer des lettres, avec Médor, d'accord ?
- D'accord.
 »
Et sa Maman disparut dans des flammes vertes avec son frère.

Mars 2006
Cela faisait un mois qu'elle n'avait vu ni sa mère ni son frère. Cela faisait un mois qu'elle passait ses journées avec Miss Humphrey, une vieille dame qu'elle détestait. Cela faisait un mois que son père ne lui parlait presque pas. Cela faisait un mois que Hildegard enrageait. Contre sa mère, contre son père, contre son frère, contre son oncle, contre sa nourrisse, contre le capitaine de son père, contre le monde entier. Elle ne pouvait plus rien faire chez elle, ni balai, ni jeux. Seulement lire, travailler, et aider la vieille sorcière à faire à manger. C'était à peine si elle était sortie. Et elle ne supportait plus de rester enfermée. La vieille sorcière avait caché tout ce qui pourrait être amusant et fermait chaque porte et fenêtre pour ne pas qu'elle sorte dehors. « C'est bien trop dangereux pour une petite fille comme vous, mademoiselle. » Elle lui en foutrait, elle, des « trop dangereux » à cette vieille peau. Elle avait bien tenté de s'en plaindre à son père, mais chaque fois c'était à peine s'il l'écoutait. Alors quand elle disparut, un beau matin, cela n'aurait pas du les étonner. Elle avait saccagé toute la maison, renversant meubles et brisant objets, puis était sortie par une fenêtre à présent dépourvue de vitre. Il était à peine cinq heures et la fillette s'était déjà bien éloignée de chez elle, s'enfonçant toujours plus dans la petite forêt bordant la plage. Ce n'est que lorsque ses pieds la lancèrent et que son estomac gronda qu'elle s'arrête, prenant place sur une vieille souche d'arbre. Autour d'elle, des arbres, identiques, à perte de vue. Elle était perdue et n'avait pas pensé à prendre de nourriture, quelle piètre fugueuse elle faisait. Toute sa rage était simplement sortie en une seule vague et elle n'avait pas réfléchi à ce qu'elle ferait après. Ce n'est que lorsque le soleil entama sa descente qu'elle commença à paniquer. Légèrement d'abord, puis démesurément. Et si on ne la retrouvait pas ? Et si elle mourrait de faim ? Et si un loup-garou la trouvait et la dévorait ? La nuit arriva, et avec elle ses premières larmes de terreur. Tout était de la faute de sa mère, si elle n'était pas partie, jamais tout ceci ne se serait passé. Du haut de ses huit ans, elle ne comprenait pas tous les tenants et aboutissants de l'affaire et son esprit étriqué ne pouvait concevoir qu'ils étaient tous un peu en tord. Elle voulait seulement rentrer chez elle et retrouver sa vie telle qu'elle aurait toujours dû être. Quand elle se réveillerait, son Papa et sa Maman seraient avec elle, elle pourrait embêter son frère à loisir, il n'y aurait plus de Miss Humphrey pour la priver de quoique ce soit et tout serait rentré dans l'ordre.
A cause de, ou grâce à, la fugue d'Hildegard, Marcus et Amalia décidèrent, malgré leurs réguliers désaccords, de ne pas se séparer pour ainsi préserver leurs enfants.

Novembre 2008
Quatre jours avant son anniversaire, une chouette apporta une lettre. Mais pas n'importe quelle lettre, LA lettre, celle qui lui ouvrait le passage vers Poudlard, celle qui confirmait qu'elle était une sorcière. Dans une épaisse enveloppe jaunie, la lettre tout aussi rugueuse où s'étalaient de belles lettres vertes d'une écriture souple et distinguée, toute en cercles et en calligraphie. Les mots semblaient flotter devant la fillette, elle en aurait pleuré de soulagement si seulement elle avait pour habitude pleurer. Mais ses yeux étaient toutefois humides, tout comme les joues de sa mère. Personne dans la famille n'en avait jamais douté, après tout elle avait fait preuve de magie inconsciente très tôt, mais cela restait tout de même une preuve matérielle de son entrée à l'école de sorcellerie écossaise. Pour Hildegard, c'était une nouvelle aventure qui commençait, loin de tous ses repères, excitante perspective.


Famille et entourage
Marcus Flint Sr. - Papa
Poursuiveur des Catapultes de Caerphilly depuis sa sortie de Poudlard, Marcus est un père assez peu présent du fait de ses entraînements réguliers. Il tient cependant énormément à ses enfants et porte beaucoup d'espoir en Hilda. Ils entretiennent une certaine complicité et la fillette a tendance à le préférer à sa mère. En effet, étant souvent absent, il lui passe presque tout et ne voit pas le mal à trop la gâter. Et si Hilda est aussi capricieuse, c'est en grande partie à cause de son indulgence.

Amalia Flint - Maman
Femme au foyer à la poigne de fer, c'est à Amalia de gérer les crises quotidiennes de ses enfants. Avant la naissance d'Hildegard, elle travaillait au Ministère mais a préféré s'occuper de sa fille plutôt que de continuer sa carrière d'avocate. D'une sévérité intransigeante, elle est la seule forme d'autorité qu'Hilda craint un tant soit peu et en veut beaucoup à son mari d'autant la choyer, d'autant plus que c'est à elle de ramasser les pots cassés, lui n'étant pas là pour contrôler la petite furie.

Marcus Flint Jr. - P'tit frère, ou Troll domestique
De deux ans son benjamin et de constitution assez fragile, Marcus est le bouc émissaire préféré d'Hilda. Plutôt discret et facilement effrayé, il supporte mal sa sœur qui le prend constamment en chasse, il ne se passe pour ainsi dire pas un seul jour sans qu'elle ne l'embête ou ne le fasse pleurer. Cependant, ils s'amusent très bien ensemble et il n'est pas rare des les entendre rire aux éclats. Il est soulagé qu'elle parte enfin à Poudlard mais a tout de même peur de se retrouver seul et de ne plus voir sa sœur.

Juliet Baker - Grande cousine
Les deux cousines ont commencé à s'apprécier suite à un incident chez Isadora où Juliet lui a sauvé la mise, chose pour laquelle Hildegard lui est reconnaissante. Depuis, elles s'entendent plus ou moins bien, la plus vieille se retrouvant un peu dans l'insubordination de la plus jeune et cette dernière appréciant sa présence lors des longues réceptions familiales. Cela n'empêche cependant pas Hilda d'avoir du mal à supporter Juliet et sa trop grande jovialité.


Code:
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nom: "Hildegard Flint",
statut_perso: "PJ",
img_prez: "http://www.zupimages.net/up/16/18/isg0.jpg",
qualif_pres: "Première année",
age_pres: "11 ans (2 décembre 1997)",
ville_pres: "Poudlard",
rapport_pres: "Totalement neutre",
description: "Gamine colérique, Hildegard n'est pas seulement à prendre avec des pincettes mais aussi avec une combinaison intégrale en peau de dragon. Elle n'a rien de la petite fille sage qui fait tout ce qu'on lui dit, au contraire même, les autres doivent faire ce qu'elle dit. C'est une des raisons pour lesquelles elle n'a pas d'ami, sans compter qu'elle dit elle-même ne pas en vouloir. Passionnée de Quidditch, elle compte bien être prise au poste de poursuiveuse dès qu'elle en aura l'occasion.",
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Qu'est-ce qui vous a poussé à vous inscrire? Le contexte, le graphisme, et le contexte. Et les personnages aussi.
Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
Messages : 3476

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Bonjour Hildegard Choupi

Juste un petit message pour savoir où tu es dans ta fiche, savoir si tu as des questions ou besoin d'aide Choupi


Valtersen.

   
« You might belong in Hufflepuff, where they are just and loyal. Those patient Hufflepuffs are true and unafraid of toil.»
(c)crackintime
Hildegard J. FlintFuture élève de Poudlardavatar
Messages : 20

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All done
Danielle ColemanChef de la miliceavatar
Messages : 126

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FICHE VALIDÉE  
    Félicitations !

    Avant de commencer à jouer, n'oublie pas d'aller
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   Ta situation est un peu particulière ! En effet, Hildegard va entrer à Poudlard dans quelques temps. Or, nous jouons actuellement en août 2009, mais nous allons passer en septembre rapidement. Nous allons donc ouvrir dans la semaine un RP de Répartition, pour que tu puisses jouer Hildegard pendant ce moment si particulier ! En attendant, tu peux toujours ouvrir des RP qui ne se déroulent pas dans l'enceinte du château.

    Tu peux aller rechercher un partenaire de jeu ici, ou encore demander comme bon te semble à n'importe qui ! Bon jeu  

   


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Hildegard Josephina Flint

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