AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 I have the time of one life [Juliana & Roy]

Roy CalderChef de la mafiaEn ligneavatar
Messages : 1904

Voir le profil de l'utilisateur
6 septembre 2009, en fin d’après-midi

Adossé au mur du bâtiment, Roy attendait tranquillement, les yeux perdus devant lui. C’était une nouvelle période de soucis, qu’une récente nouvelle n’avait fait qu’accentuer. Les pensées et les tourments qui l’agitaient se percevaient dans son regard souvent sombre, et depuis, c’était la fatigue, la tristesse et l’amertume qui l’emportaient. Apprendre la mort de celui qui avait été son meilleur ami si longtemps, et avec qui il ne s’était jamais réconcilié n’avait fait que grossir la sensation de gâchis qui le prenait dès qu’on lui évoquait Klemens, maintenant. Cuisant échec, amère fin que celle-ci. Leur dernière discussion avait définitivement brisé leur lien. Le retour de Klemens, aidé des moyens que Roy avait mis pour le faire sortir de sa prison, avait donné l’espoir au trafiquant de signer leur réconciliation. Faux espoir, ce séjour à Skye avait complètement achevé de transformer l’homme qu’il était devenu, Roy s’était heurté à un véritable mur de haine. Klemens lui avait formulé ce qui était sûrement l’accusation la plus terrible qu’il n’ait jamais eu à encaisser, signant définitivement un impossible retour en arrière. C’est de ta faute.

De sa faute s’il avait subi ces sévices. De sa faute s’il n’était plus le même homme. Si une telle accusation l’aurait brisé en janvier, peu après leur dispute, Roy avait à ce moment-là pris suffisamment de recul pour refuser d’assumer des choix que Klemens avait fait lui-même. Choix qui l’avait conduit à une mort à laquelle il s’était préparé, au vu des serments qu’il avait prêtés… Trop de choses dans sa vie avaient brisé Klemens, trop de drames, de mauvaises rencontres, d’évènements terribles qui l’avaient conduit jusque ce chemin de violence sans retour. Le tort que Roy avait dans tout cela était de ne pas avoir assez anticipé, de ne pas avoir réussi à le maintenir hors de ses propres ténèbres. Mais il n’était pas celui qui l’y avait plongé, et lorsqu’il lui avait tendu la main, Klemens avait fait le choix de la refuser.

Le temps aurait peut-être changé les choses, même si Roy en doutait, tant ils en étaient tous les deux arrivés à un point de non-retour. De toute manière, il n’était plus possible de le savoir. C’était une blessure au coeur, une sincère et profonde blessure, que Roy savait qu’il pourrait panser un jour, car cela faisait déjà un moment qu’il avait tiré une croix sur cette amitié fraternelle. C’était la vie. Roy était en deuil, autant de l’homme que de leur amitié, oui, mais il était surtout résigné depuis bien longtemps.

C’était la vie, et la sienne ne devait pas cesser de suivre son cours pour autant. Plus que jamais, Roy avait envie d’oublier, de s’évader. Maintenant que sa vie était devenu un tumulte sans queue ni tête, il avait besoin d’une pause, une vraie. Et il savait que celle qu’il attendait devait ressentir la même chose, si ce n’était plus, enfermée qu’elle était dans une fausse identité et un appartement qu’elle n’avait pas choisi…

Lorsque la porte d’entrée du bâtiment se poussa enfin, Roy sortit de son état réflexif pour se positionner face à la jeune femme. Un simple coup d’oeil lui confirma qu’elle avait suivi les instructions du mystérieux Patronus qu’il lui avait envoyé avant de venir : sortir dès qu’elle pouvait, sans prendre d’affaires avec elle. Simplement elle, une veste, et ce médaillon autour du cou qui lui permettait de prendre cette apparence. Sans expliquer tout de suite ce qu’il avait en tête, il lui attrapa la main, un léger sourire aux lèvres en soufflant :

« Suis-moi. »

Elle ne devait pas bien comprendre ce qu’il comptait faire, et Roy s’en amusait assez pour le moment. C’était une surprise qu’il voulait lui faire, il comptait bien garder le silence jusqu’à ce qu’elle comprenne toute seule. Le suspense n’allait pas durer bien longtemps, de toute manière, il se contenta de l’amener une rue plus loin, lieu plus tranquille, pour se tourner de nouveau vers elle, avec cet amusement lisible au fond de ses prunelles.

« Tu me fais confiance ? Ferme les yeux, et tu les gardes fermés, hein, jusqu’à ce que je te dise de les ouvrir. Attention, ça va secouer… »

Les doigts entrelacés avec les siens, Roy ferma momentanément les yeux à son tour, juste le temps de les faire tous les deux pivoter sur eux-mêmes. Quelques secondes plus tard, l’ambiance sonore de la ville de Manchester avait laissé place au bruissement du vent. Roy s’assura que Juliana fermait encore les yeux, puis l’entraîna de quelques pas sur le côté, faisant attention pour elle à ce qu’elle ne trébuche pas. Lorsqu’il estima avoir trouvé le bon point de vue, il se positionna derrière elle, les mains posées sur ses épaules, puis lui glissa :

« Tu peux rouvrir les yeux. »

Laissant sa belle découvrir le paysage s’étendant à perte de vue devant eux, lui-même se laissa happer par les plaines verdoyantes d’un de ces lieux d’enfance qui avaient gravé sa mémoire à jamais. Instantanément, il se sentit rasséréné par les caresses du vent, le mouvement paisible des vagues, la douceur du soleil sur eux. Bristol possédait également ses belles côtes, mais une telle ambiance pesait désormais sur la ville qu’il était devenu difficile pour Roy de réellement en profiter. Quant à Juliana, Manchester n’était pas vraiment le genre d’endroit où elle pouvait s’évader, surtout pas quand elle y logeait en étant en fuite.

« Bienvenue sur la côte de Pembrokeshire -on ne se moque pas du nom, c’est très prononçable, je t’épargne l’accent gallois. Pas très loin d’ici vit ma grand-mère, mais on va peut-être pas lui faire une visite surprise, elle pourrait bien ne jamais s’en remettre, plaisanta Roy, en glissant ses bras autour de la taille de sa petite amie. Des champs, des dolmen, des falaises, il y a même une plage plus loin, en contrebas. Ici, nous sommes en terre moldue. Pas de Wanted Juliana McNeil affiché un mur de brique sur deux, pas de mouchard de la Milice, pas trop d’humains tout court, en fait… A moins que les moutons qui traînent ne nous cachent des choses, mais ça m’étonnerait, je les connais bien, ils sont sympas. »

Roy en voyait déjà quelques uns paître plus loin, comme dans un de ces tableaux qui faisaient la typicité des terres galloises où il avait grandi. Invitant d’un mouvement Juliana à se tourner vers lui, il décrocha doucement le médaillon qu’elle gardait autour du cou et la regarda changer progressivement de traits jusqu’à reprendre ceux qui lui appartenaient réellement, ceux que Roy aimait. Sa main caressa avec tendresse sa joue, tandis qu’il tentait de lire dans son regard ce qu’elle pensait de sa surprise, toute simple, mais il l’espérait, efficace.

« Ici, tu peux être toi-même. Et moi aussi. »

Sur ces mots, il se pencha pour lui voler un long baiser, qui acheva de le faire se sentir apaisé et complètement à sa place, s’arrêtant juste pour murmurer :

« Joyeux anniversaire. »



  - Power goes by and leaves me blind -
   
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
Messages : 1275

Voir le profil de l'utilisateur
Positionnée devant le miroir de l'entrée, Juliana faisait des grimaces et des mimiques à son reflet. Apprivoiser sa nouvelle apparence lui prendrait certainement beaucoup de temps, d'autant plus qu'elle ne pouvait pas s'entraîner à l'appartement : d'après Roy, il valait mieux éviter de porter le médaillon à longueur de journée pour éviter "les effets secondaires". Bien que suspicieuse à l'égard de cette formulation peu engageante, d'autant plus que Roy n'avait pas caché l'aspect vaudou de la chose, Juliana n'avait pas hésité à enfiler l'objet. Si cela pouvait lui permettre de sortir un peu de son appartement et de reprendre un semblant de vie normal, c'était bon à prendre... Même si cela impliquait de s'habituer à une voix différente, un corps plus petit et une poitrine bien trop handicapante - mais ce dernier aspect ne déplairait certainement pas à son chéri.

Ce dernier devait d'ailleurs l'attendre, aussi ne traîna-t-elle pas plus longtemps. Elle enfila une simple veste et coinça sa baguette magique dans la ceinture de sa robe, avant de quitter l'appartement. Tout en dévalant les escaliers, elle se demanda ce que son petit-ami lui avait réservé. Roy avait été mystérieux, et étant donné la date du jour, il s'agirait sûrement d'une surprise d'anniversaire. Etant donné les récents évènements, elle s'était à moitié attendue à ce qu'il annule, mais il avait visiblement considéré qu'ils avaient d'autant plus besoin d'une belle journée ensemble. Juliana était plutôt soulagée de ce choix. Si elle avait une leçon à tirer de tout ce qui s'était passé ces derniers temps, c'était bien qu'elle avait de la chance de pouvoir célébrer un anniversaire de plus, avec Roy qui plus est. Bien sûr, ils auraient pu décaler, mais... rien n'indiquait qu'ils seraient toujours là, ensemble, libres et en vie, dans quelques jours. A force de connaître le deuil, Juliana commençait à vivre les choses avec une certaine philosophie - ou plutôt, un fatalisme inquiétant - car elle savait que la vie continuerait, comme elle le faisait toujours. Malgré tout, elle aurait aimé ne pas avoir le coeur gros en se réveillant le matin de ses vingt-quatre ans...

Roy l'attendait au pied de son immeuble, et elle le salua d'un sourire avant qu'il ne l'entraîne une rue plus loin.

"Où est-ce qu'on va ?", ne put-elle s'empêcher de demander. Bien sûr, Roy ne lui opposa qu'un silence amusé, et elle prit son mal en patience. Elle acquiesça avec empressement lorsqu'il lui demanda si elle lui faisait confiance. Juliana avait déjà un bijou vaudou louche autour du cou, alors il était un peu trop tard pour reculer désormais, pas vrai ? Juliana ferma les paupières et s'accrocha aux doigts de Roy, pressentant le transplanage d'escorte qui allait suivre. Son intuition se révéla bonne puisqu'elle ressentit bien vite les sensations habituelles du mode de transport. Un sentiment d'excitation l'envahit aussitôt à l'idée qu'ils allaient quitter Manchester. Depuis des mois, la jeune femme n'avait connu que Bristol et Manchester, villes oppressantes du fait de leur caractère citadin et surtout à cause de la présence omniprésente de la dictature. L'endroit où Roy l'emmenait était très calme au contraire, seuls le bruissement du vent et le pépiement des oiseaux troublant le silence. La campagne, devina Juliana tandis que l'odeur caractéristique de l'herbe faisait frémir ses narines.

La campagne... et la mer, comme elle le constata en ouvrant les yeux. Une vue splendide s'offrit à elle, splendide et apaisante. Un sourire naquit spontanément sur les lèvres de Juliana, tandis qu'elle écoutait les explications de Roy. Ce dernier n'était pas spécialement quelqu'un de réservé, mais il ne parlait pas beaucoup pour autant des membres de sa famille ou de son enfance. Pas à elle, du moins, sans doute parce que leur relation était bien trop souvent parasitée par des évènements dramatiques. Heureuse de découvrir cet endroit qui était visiblement importante pour lui, elle commenta avec ravissement :

"C'est vraiment magnifique ! La mer m'avait manqué..."

Lorsqu'il ôta son médaillon, elle retrouva sa véritable apparence avec un certain soulagement. Bizarrement, que Roy enlace cette autre Juliana l'avait presque gênée, comme si ce contact n'était plus aussi familier sous sa nouvelle identité. Les quelques mots qu'il prononça ensuite lui indiqua que Roy semblait avoir la même opinion, et elle se sentit heureuse et apaisée, dans cet endroit solitaire, sauvage et éloigné de tout ce qui entravait leur quotidien. Elle tenta de lui exprimer sa gratitude à travers le baiser qu'ils échangèrent, puis rosit de plaisir quand il lui fêta son anniversaire. C'était tout simple, tout bête, une simple année de plus dans un quotidien si éloigné de ces basses considérations, mais... Fêter ce genre de choses, passer les bons moments ensemble quoi qu'il arrive, c'était peut-être ça qui leur permettrait de ne pas perdre la tête.

"Merci", souffla-t-elle en se nichant contre lui, "C'est exactement ce dont on avait besoin tous les deux. Tu as eu une super idée ! C'est un endroit que tu connais bien, alors ? La vue est vraiment splendide, ça fait tellement de bien d'être moi-même hors de l'appart..."

Elle se retint néanmoins de jeter un coup d'oeil alentours pour s'assurer qu'ils étaient seuls. Après tout, c'était le Pays de Galles et comme le disait Roy, il ne pouvait y avoir que des moutons, non ?

"Tu as l'air si bien à Bristol que j'oublie parfois que tu es gallois d'origine... Parle-moi avec l'accent, pour voir ?", le taquina-t-elle, tout en nouant ses doigts aux siens.




Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
Roy CalderChef de la mafiaEn ligneavatar
Messages : 1904

Voir le profil de l'utilisateur
Content de voir que sa surprise plaisait visiblement beaucoup à Juliana, Roy l’entoura de ses bras lorsqu’elle vint se blottir. Il répondit avec un sourire alors qu’elle lui disait qu’elle se sentait elle-même ici :

« Tant mieux, c’était l’effet que j’espérais produire… Oui, c’est un endroit que je connais bien, on venait passer nos vacances dans le coin, quand j’étais gosse, vu que ma grand-mère habite pas loin. Pas ici exactement, un peu plus loin du côté des plages plus touristiques. Mais j’aimais bien filer et gambader par là quand mes parents avaient le dos tourné. Plus drôle d’escalader les roches et se casser la figure à l’occasion » commenta t-il avec un rire narquois à ce souvenir.

Ils en avaient fait des bêtises ici, lui, et ses cousins ou cousines, en particulier avec Diego qui avait son âge, puis à l’occasion ils entraînaient Eden : c’était toujours utile d’avoir une Eden avec soi, elle servait de témoin en leur faveur en cas de bavure, parce qu’évidemment, les adultes la croyaient toujours… La boutade de Juliana le tira de ses pensées nostalgiques, il posa un regard malicieux sur elle.

« Mynd i'r traeth, énonça t-il d’un air mystérieux avant de la taquiner, en y mettant son accent chantant, roulant des r et accentuant les voyelles : Tu veux rrrépéter aprrrès moi ? Ca veut diiirrre… Allons verrrs la plage ! »

Mettant ses paroles à exécution, il saisit sa main pour l’entraîner avec entrain vers un chemin qu’il connaissait bien, commentant tout en marchant :

« J’ai un peu perdu mon accent à force de vivre ailleurs, ça va faire dix ans que je suis à Bristol, mine de rien. Puis dans ma famille, on parle plutôt espagnol ou anglais, en vrai. Je tiens beaucoup mieux une conversation en espagnol qu’en gallois, c’est plus décent comme langue » plaisanta t-il.

Il s’interrompit le temps de descendre une pente un peu caillouteuse, vérifiant que Juliana le suivait de son côté. Ils finirent par enfin poser les pieds sur le sable d'un bout de plage déserte et Roy en profita pour ôter ses chaussures. Puis il l’attira vers l’eau qui léchait les abords de la plage pour y mettre les pieds, et s’arrêta un instant à cette hauteur. Volant un baiser malicieux à sa petite amie, il déclara :

« Je ne t’ai pas dit de prendre un maillot de bain mais ce n’est pas très grave. Il se pencha pour ajouter, une lueur aguicheuse dans le regard. Prefiero que te desnuda.* »

Il traduisit dans l’oreille de Juliana, ce qui lui servit de diversion pour son coup suivant… qui consistait à la porter pour la balancer joyeusement dans les vagues. Face à elle toute trempée -et lui aussi au passage-, Roy éclata d’un rire amusé, avant de retrouver cet air sournoisement séducteur qui le caractérisait si bien.

« Et voilà, vêtements mouillés. Tu n’as plus le choix. »  

Spoiler:
 



  - Power goes by and leaves me blind -
   
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
Messages : 1275

Voir le profil de l'utilisateur
Elle pouvait parfaitement imaginer Roy enfant, sale gosse casse-cou qui partait à l'aventure sur les rochers. Ils se seraient sans doute bien entendus à l'époque aussi, ou alors auraient-ils fait leurs frasques dans des bandes d'enfants rivales, comme plus tard.

Un fou rire secoua la jeune femme quand Roy accéda à sa requête et commença à lui parler avec un accent prononcé, qui cassait absolument tout son charme de parrain de la mafia ténébreux.

"Voilà qui casse le mythe Roy Calder !", le taquina-t-elle en se laissant entraîner en direction de la plage.

Paradoxalement, si ce n'était pas ce qu'il y avait de plus sexy au monde, cela le rendait aussi plus accessible, moins mystérieux mais plus humain : ainsi Roy, avant de régner sur la Voie des Miracles, avant d'endiabler les nuits de Bristol au rythme des Folies, avant de s'acoquiner avec les cadres de la dictature, avait été un enfant comme tous les autres. Il avait eu une famille, avec ses origines, son histoire et ses habitudes. Il avait vécu dans son petit patelin du bout du monde, gamin intrépide qui grimpait sur les rochers, comme Juliana avait conquis les pentes de la cité Nimbus en courant dans les pattes des ouvriers. Juliana aimait découvrir ces facettes de Roy qu'elle n'avait pu qu'entrevoir que très rarement par le passé, lorsqu'il se présentait comme un grossiste pour potions un peu trop secret, puis quand les trois quarts de leurs conversations tournaient autour de la dictature. Perturbante, cette impression de découvrir seulement l'homme qu'elle aimait - mais plutôt plaisante. On ne finissait jamais vraiment complètement d'apprendre à connaître quelqu'un, de toute façon...

Elle le suivit le long d'une pente un peu escarpée, jusqu'à la plage. Un sourire ravi aux lèvres, Juliana prit le temps de respirer l'air iodé à plein poumons avant d'imiter Roy et d'ôter ses chaussures.

"Je suis d'accord pour l'espagnol", reprit-elle joyeusement en agitant ses orteils dans le sable frais. "Je le maîtrise assez mal contrairement à certains membres de ma famille, mais une langue que j'ai toujours trouvé harmonieuse."

Se laissant entraîner par Roy jusqu'à la mer, elle frissonna quand l'eau fraîche vint lui lécher les pieds. Juliana se laissa distraire par le baiser et les paroles aguicheuses de son amant, et ne vit pas la traîtrise venir. Prise par surprise, elle plongea dans les vagues et ne retint pas son cri - de froid et d'indignation mêlés - au contact de l'eau salée.

"Tu ne perds rien pour attendre !!", s'écria-t-elle en se redressant, la mine faussement furieuse. Juliana pataugea jusqu'à lui et se pendit à son cou, avant de se serrer contre lui avec ses vêtements mouillés. Qu'elle ne soit pas seule à subir l'assaut des vagues ! Elle pesa de tout son poids pour l'entraîner dans l'eau avec elle, et lui donna un baiser salé tandis qu'elle tentait de le débarrasser de sa chemise.

"Toi d'abord", chuchota-t-elle malicieusement à son oreille.



Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
Roy CalderChef de la mafiaEn ligneavatar
Messages : 1904

Voir le profil de l'utilisateur
« Aha, j’ai réveillé la guerrière ! »

En effet, la réaction de Juliana ne tarda pas à lui tomber dessus, littéralement. Déstabilisé par son poids et et le froid de ses vêtements mouillés, Roy tomba à son tour dans l’eau, en protestant et en riant tout à la fois. Cette femme allait le conduire à sa perte ! A son tour trempé, il se redressa à moitié, pris de jurons mêlés de rires. Rire qui se mua en sourire malicieux à la suggestion de son amante.

« Je vois, je vois, ça veut admirer le mythe Roy Calder… »

Et il allait se faire un plaisir de relever le défi, évidemment. Après s’être redressé, il commença à chantonner un air et déboutonner lentement sa chemise, jouant totalement de la situation, avec des sourires et des oeillades séductrices, des caresses alanguies sur son propre corps… entamant ce qui n’était ni plus ni moins qu’un strip-tease !

« Je te la fais gratuit, parce que c’est ton anniversaire. Mais normalement il faut payer, bébé. » Ponctuant son commentaire d’un clin d’oeil aguicheur, il se pencha pour murmurer : « En nature, évidemment. »

Désormais débarrassé de sa chemise, Roy se retourna momentanément pour la jeter derrière eux sur le sable. Il revint vers Juliana en brassant l’eau autour de lui, commença à défaire sa ceinture…

« Mais d’abord… » Et s’arrêta une fois au niveau de son amante. « Contre-attaaaaaaaque ! »

Sans laisser le temps à Juliana de protester, il s’accroupit pour attraper ses jambes et la porter tel un sympathique sac à patates. Il s’était promis une chose aujourd’hui. Faire de cette journée un magnifique anniversaire pour son amoureuse… En commençant par lui faire sa fête, tel un adolescent de quatorze ans. C’était plus fort que lui, revenir dans le terrain de jeu de son enfance lui donnait envie de s’amuser comme un gamin ! Plaquant sa main contre la cuisse de sa belle, il la tapota affectueusement en clamant face au soleil :

« Je ne te balance pas par-dessus bord si tu dis que je suis le plus beau et le plus fort. En anglais. Et en espagnol. Montre-moi ce que vaut ton espagnol, ma petite Rouliana. »



  - Power goes by and leaves me blind -
   
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
Messages : 1275

Voir le profil de l'utilisateur
Juliana sourit avec indulgence quand Roy se traita lui-même de mythe, tel un joueur de football suédois aux chevilles enflées qui se pensait légende. Décidément, elle ne pourrait jamais changer son insolente estime de lui-même ! Qu'à cela ne tienne, le spectacle privé qu'il lui offrait n'était pas pour lui déplaire... Elle répondit à ses oeillades séductrices par des sourires enjôleurs, profitant de la vue tout en barbotant dans l'eau fraîche.

"Hmm, je suis sure qu'on peut réussir à négocier", susurra-t-elle en réponse, avant d'observer Roy se débarrasser de sa chemise en riant. Elle s'avança vers lui quand il fit mine de se débarrasser du reste de ses vêtements, l'esprit envahi d'idées peu avouables, et se fit complètement surprendre par son attaque traîtresse. Un cri d'indignation s'échappa des poumons de Juliana qui se mit à tambouriner de ses poings sur son dos pour qu'il la lâche. Sa requête lui tira un grand rire moqueur et, bien trop fière pour obéir, elle s'exclama :

"Eh bien tu n'as qu'à me noyer tout de suite parce que tu peux être sur que jamais je ne dirais ça ! Tu te le dis déjà bien assez tout seul ! Allez, balance-moi à l'eau, plus vite que ça !"

Comme il l'avait élégamment jeté sur ses épaules, elle put sans mal s'en prendre à sa taille en l'attaquant de chatouilles pour le forcer à s'exécuter. Lorsqu'il finit par la plonger dans l'eau fraîche de nouveau, elle l'entraîna dans sa chute. Juliana s'enroula ensuite autour de lui à l'aide de ses bras et de ses jambes et plongea son regard malicieux dans le sien.

"Capturé par le Kraken", annonça-t-elle d'un air satisfait, avant de capturer ses lèvres en un long baiser.




Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
Roy CalderChef de la mafiaEn ligneavatar
Messages : 1904

Voir le profil de l'utilisateur
La réaction de Juliana, brave et fière comme toujours, tira un sourire à Roy, qui se transforma en protestations lorsqu’elle commença à le chatouiller. Si c’était comme ça…

« Très bien, la mort par-dessus bord, c’est votre décision, moussaillon ! »

Faisant un geste pour la balancer à l’eau, il se retrouva en vérité à la rejoindre, car la belle se défendait bien, à s’accrocher à lui pour l’entraîner dans sa chute. Désormais parfaitement trempé, Roy émergea, prêt à pousser un cri d’indignation, mais Juliana l’interrompit en s’enroulant autour de lui. Il porta ses mains à ses jambes pour la soutenir, puis fondit le sourire qu’elle faisait naître sur ses lèvres dans leur baiser. Lorsqu’ils se séparèrent, Roy garda son visage à quelques centimètres du sien, ses yeux plongés dans les siens, tandis qu’il soufflait :

« Je vois, tu gagnes toujours, hein. » Puis ajouta, juste histoire de ne pas perdre complètement la face : « Tu as de la chance que ça soit ton anniversaire… »

Ses mains glissèrent jusque ses hanches pour l’inciter à descendre, sans la lâcher du regard. Il enlaça ses doigts avec les siens et marcha à reculons, en l’entraînant à sa suite, jusqu’à retrouver le sable du rivage, tout en continuant de parler :

« Et comme c’est ton anniversaire, je me suis promis de t’embêter aujourd’hui, ma petite krakinette rebelle. Maintenant que c’est fait, je peux passer à la seconde partie du plan. » Sa voix et son regard adoucis, il encadra son visage de ses mains, pour lui donner un tendre baiser, qu’il entrecoupa simplement pour souffler : « Je t’aime. »

Ce qu’il ne disait pas si souvent, mais il se plaisait à penser qu’il le disait juste aux bons moments. Aujourd’hui était une occasion fabuleuse, à la fois de passer un moment coupé de la folie du monde extérieur, de leurs responsabilités, de leurs craintes, et une occasion de lui témoigner tout ce qu’il ressentait pour elle. Alors que l’eau les avait refroidis, Roy sentait sa peau bouillir au contact de celle de son amoureuse, qu’il se mit à caresser et embrasser bien au-delà du raisonnable, dans cette plage où ils étaient heureusement à l’abri des regards des curieux…

Ce moment de volupté passé, Roy tenait Juliana serrée contre lui, en appui sur son bras, à moitié allongé sur sa chemise étendue au sol. Sa main libre se perdait dans la chevelure détachée de sa belle, qu’il regardait avec tendresse, avant de commenter de son humour pas salace du tout :

« Moi, je pense qu’on devrait s'acheter une plage privée. Comme ça, on pourra vraiment se mettre tous nus et faire l’amour dans des endroits improbables. »



  - Power goes by and leaves me blind -
   
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
Messages : 1275

Voir le profil de l'utilisateur
Sa main caressait paresseusement la joue de son amant, son regard perdu dans le sien, tandis qu'elle revivait mentalement les instants qu'ils venaient de partager. Juliana s'était peut-être endurcie au fil du temps, mais Roy avait toujours le don de l'attendrir, de quelques caresses ou d'une déclaration. Comme il était Roy, il était aussi parfaitement doué pour la tirer de ses pensées romantiques d'une remarque salace...

"Parce que tu as besoin d'un endroit privé pour ça, toi, peut-être ?", rétorqua-t-elle malicieusement. "Cela dit, je ne suis pas contre l'idée de la plage privée... Même si on se sent déjà seuls au monde, ici."

Un soupir d'apaisement s'échappa de ses lèvres. Se redressant sur ses coudes, Juliana observa la mer qui s'étendait à l'infini, immense étendue d'une eau sombre et rebelle. Aussi loin qu'elle se souvienne, Juliana avait toujours aimé la mer, qui l'emplissait toujours d'espoirs, de rêve et de mélancolie. Cet endroit l'inspirait et rechargeait ses réserves d'énergie et de détermination. Oui, Juliana était une fille de la mer. Ce n'était pas un hasard si elle avait été attirée par la ville de Bristol, son port et sa Promenade des Marins...

Elle avait toujours préféré le caractère sauvage d'une côte sauvage à l'urbanité d'une ville, mais il fallait bien des humains pour un ouvrir un restaurant. Au fil du temps, Juliana avait appris à aimer sa vie de citadine, mais cette échappée belle en pleine nature aux côtés de l'homme de ses rêves lui laissait entrevoir d'autres perspectives. Hélas, son combat n'était pas fini, bien au contraire - il ne faisait que commencer.

Juliana finit par s'arracher à sa contemplation pour envelopper Roy d'un regard de gratitude.

"Merci pour cette journée surprise, elle est parfaite."




Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
Roy CalderChef de la mafiaEn ligneavatar
Messages : 1904

Voir le profil de l'utilisateur
Roy était bien. C’était anodin, comme constat, cela en avait l’air en tout cas. Et pourtant, c’était une phrase qui prenait tout son sens ici, dans ce paysage paisible avec elle, et qui se trouvait décuplée par le fait que l’extérieur était devenu si brutal pour eux deux. La charge d’un gang, sa collaboration avec le Ministère, ses affaires avec Mildred, toutes ces sources de profit, de frissons mais aussi d’ennuis et d’anxiété s’entrechoquaient les unes les autres dans un rythme de vie que Roy ne parviendrait sans doute pas à tenir si bien s’il fumait moins de monalisa. A plusieurs niveaux, son rythme n’était pas sain, il avait la sensation que les journées s’enchaînaient sans avoir même le temps de les voir passer. C’était une vie aussi grisante qu’épuisante et la seule chose qui l’empêchait de devenir toxique se tenait blottie dans ses bras.

Quelques mois plus tôt, il avait déjà l’impression d’aimer si fort cette femme, et pourtant, il avait découvert qu’il pouvait l’aimer davantage encore. Depuis qu’ils s’étaient remis ensemble, il avait appris tellement de choses sur elle, des grandes révélations sur son passé avec les Carrow, aux petits détails les plus bêtes que seule une vie de couple permettait d’apprendre, en passant par les faiblesses qu’elle n’avouait à personne, ses ambitions secrètes et ses objectifs affirmés, les choses qu’elle aimait ou qu’à l’inverse, elle ne supportait pas. Leur couple avait beau être secret, fragmenté, conflictuel, il n’avait rien manqué de toutes ces petites choses-là qui rendaient à Juliana une profondeur qu’il n’avait pas fini d’aimer. Alors le même sourire apaisé flottait sur ses lèvres, tandis qu’il posait son regard, non pas sur la mer, mais sur le dos de ce petit bout de femme, avec qui il avait le sentiment d’être exactement à sa place.  

Son sourire s’accentua lorsqu’elle le remercia avec une sincérité visible. Il se redressa pour se positionner en appui sur ses genoux, afin de pouvoir fouiller dans les poches arrière de son pantalon, tout en déclarant :

« Attends un peu, tu n’as pas encore eu ton cadeau ! Ferme les yeux. »

On pouvait considérer que cette journée au bout du monde, tous seuls en amoureux était déjà le cadeau de la journée, mais Roy n’avait pas fini de gâter sa belle. Il se positionna derrière Juliana, après avoir vérifié qu’elle avait bien fermé les yeux.

« Ce n’est pas extraordinaire non plus, mais… J’ai écumé des boutiques pour trouver le bon objet ! Puis j’ai fini par faire modifier un modèle pour avoir vraiment ce que je voulais, parce que je suis le genre chiant sur les détails. »

Et Juliana était bien placée pour le savoir, si Roy avait appris à se faire à toutes ses petites manies, il en était de même pour elle. Et Roy au quotidien, c’était un homme qui râlait sur les affaires mal rangées, qui le remarquait tout de suite quand un objet avait été déplacé dans l’un de ses meubles, qui examinait trois fois ses chemises avant de les enfiler et qui pouvait passer trente minutes devant son miroir à replacer ses cheveux. C’était son sens du détail qui l’avait aidé, entre autres, à devenir un bon commerçant, parfois c’était aussi ce qui lui faisait perdre un temps fou, qu’il perdait toutefois volontiers si cela pouvait lui permettre de finir satisfait. Il se faisait suffisamment confiance pour savoir ce qu’il voulait et se donner les moyens de l’obtenir, en étant dès le départ certain de sa réussite. Et pourtant, cette fois, il avait comme une petite pointe de fébrilité en accrochant le bijou autour de cou de Juliana, puis au moment où il souffla :

« Tu peux ouvrir les yeux. »

Cela allait t-il lui plaire, réellement ? Il s’estimait comme quelqu’un qui avait du bon goût, en temps normal, mais l’enjeu que représentait pour lui la réaction de Juliana effaçait quelque peu sa confiance légendaire. Il la laissa découvrir son cadeau, son regard glissant sur le pendentif en étoile de mer, sertie d’une perle, qui remplaçait la chaîne vaudou qui ornait habituellement le cou de Julia. Une chaîne jolie, mais porteuse de lourdes significations… Alors que le collier qui lui offrait représentait un élément qu’ils aimaient tous les deux, et qui avaient uni leur destin autour d’une ville au charme incontestable. Avant qu’elle ne réagisse vraiment, il tendit à Juliana une petite boîte satinée qui rentrait dans le creux de sa main, puis l’ouvrit face à elle.

« Elles vont avec. J’imagine que tu ne les mettras pas forcément beaucoup mais… Je les trouvais parfaites. »

C’était le genre de boucles d’oreilles qu’il fallait porter pour des occasions, mais Roy n’avait pas pu résister à lui offrir ces petits bijoux où se dessinaient discrètement les tentacules d’une pieuvre argentée… Une parure de la mer, pour une amoureuse de l’océan, comme lui, pour résumer. Il n’y avait pas les violons du rendez-vous romantique dans un restaurant huppé, mais le bruit des vagues autour d’eux suffisait amplement à bercer leurs coeurs.

« Eh ouais, je suis le genre à offrir le cadre qui correspond aux cadeaux, tu vois » lança t-il en accentuant un ton pédant, juste pour la blague. Mais il retrouva son sourire sérieux, et ses yeux pétillants en soufflant : « Je me suis dit que ça t’irait bien, et j’ai eu raison. Ca te plaît ? »



  - Power goes by and leaves me blind -
   
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
Messages : 1275

Voir le profil de l'utilisateur
Juliana était une femme simple, qui n'avait jamais eut des goûts de luxe. Il n'était pas difficile de la satisfaire, avec un peu d'imagination et beaucoup de coeur, et c'était ce qu'avait fait Roy en l'amenant passer son anniversaire avec lui sur cette belle plage sauvage. Juliana ne s'attendait donc pas particulièrement à avoir un cadeau en plus de cette journée, même si elle ne fut pas surprise d'apprendre que Roy avait prévu quelque chose. Son petit-ami était plus attaché qu'elle aux choses matérielles, comme leurs styles de vie en témoignaient, et surtout il aimait la couvrir de petites attentions. C'était sans doute cela qui lui avait fait comprendre qu'il était tombé amoureux, cette fois, car Roy se montrait bien plus attentionné qu'auparavant, lorsque leur relation se résumait à un numéro de charme.

"Un cadeau, hii", jubila-t-elle en se redressant et en examinant Roy sous toutes ses coutures, comme si elle s'attendait à ce que le cadeau apparaisse par magie sous ses yeux. Juliana n'était peut-être pas particulièrement attachée aux choses matérielles, mais elle n'allait pas cracher sur un cadeau tout de même, surtout cette année. Elle n'en recevrait pas d'autres, à part celui de Joel, et cela leur conférerait une valeur toute particulière...

Un sourire aux lèvres, elle ferma les paupières avec impatience. Juliana écouta le récit de Roy en sentant son coeur se réchauffer à l'idée qu'il se soit donné tant de mal pour lui trouver le cadeau parfait. Sa conclusion la fit rire, car c'était quelque chose au sujet duquel elle le taquinait régulièrement. Roy était un perfectionniste dans l'âme, et maniaque par-dessus le marché, absolument tout son contraire. Combien de fois l'avait-il houspillée car elle avait laissé traîner des vêtements en boule sur le sol, sa baguette échouée n'importe où.

"Toi, chiant sur les détails, jamais, je ne vois pas de quoi tu parles !", ironisa-t-elle avec tendresse.

Elle le sentit écarter quelques mèches de cheveux sur sa nuque, et un frisson la parcourut, le long de sa colonne vertébrale. Il accrochait quelque chose à son cou, un bijou certainement, ce qui acheva de la faire sourire. Elle n'en possédait pas beaucoup, des bijoux, et n'était généralement pas très coquette, alors ce pendentif serait le bienvenue... Mais comme ses paupières étaient closes, Juliana ne savait pas encore à quel point.

Enfin, Roy lui permit d'ouvrir les yeux et elle baissa la tête pour examiner l'objet. Une exclamation de surprise franchit ses lèvres à la vue de l'étoile de mer argentée, sertie d'une perle à la couleur laiteuse. Avant qu'elle ne puisse réagir, il lui glissa une autre boîte dans la main, et elle sentit son coeur s'emballer. Décidément, elle était gâtée aujourd'hui, tellement qu'elle ne semblait même pas le mériter ! Les joues rosies par le vent et une pointe inhabituelle de timidité, Juliana ouvrit délicatement la petite boîte pour découvrir des boucles d'oreille en forme de pieuvre. Ses yeux s'arrondirent de surprise, et elle effleura silencieusement l'objet en redessinant les tentacules argentées. Roy qui lui offrait des bijoux pour lui rappeler Bristol et le Kraken... Merlin, il était adorable, et ce cadeau la touchait plus encore que le pendentif. Elle accrocha les boucles à ses oreilles en riant doucement de la blague de son petit-ami.

"Si ça me plait ? Tu plaisantes, c'est magnifique, merci ! Tu n'aurais pas pu trouver mieux", s'exclama-t-elle avec un sourire qui exprimait son ravissement.

"Heureusement que tu es là pour ramener Bristol à moi", souffla-t-elle en plongeant son regard empli de gratitude dans le sien. Encadrant son visage de ses mains, elle captura longuement ses lèvres en un baiser salé. Venant se caler dans ses bras, adossée à lui, Juliana se laissa bercer par la respiration de Roy et par le bruit des vagues qui agitaient la mer face à elle. Elle se sentait si bien à cet instant, apaisée et envahie d'une plénitude qui lui donnait envie de rêver à d'autres journées comme celle-ci - juste Roy, les vagues et elle...

"Tu crois qu'on pourra vivre ensemble en bord de mer, un jour ?", s'enquit-elle en jouant avec son pendentif du bout des doigts.




Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
Roy CalderChef de la mafiaEn ligneavatar
Messages : 1904

Voir le profil de l'utilisateur
Le sourire ravi et la fascination silencieuse que Juliana semblait porter à ses nouveaux bijoux suffit à emplir Roy d’une agréable sensation de chaleur. Il ne doutait pas qu’elle allait apprécier ses cadeaux, elle l’aurait fait même si cela avait été des objets de moindre valeur, car elle était comme ça, une femme aux goûts simples et sensible aux attentions. Alors il avait anticipé ce moment, mais cela restait une sensation irremplaçable et précieuse d’apporter du bonheur à la femme qu’il aimait. Le regard qu’elle lui offrit fut l’un de ces regards que Roy photographia mentalement, pour le ranger dans tous les bons souvenirs qu’il avait partagés avec sa belle.

« Je me suis dit que ça te ferait du bien » déclara t-il, en lui rendant le même tendre sourire, alors qu’elle évoquait Bristol.

Manchester avait beau être une ville active et pleine de potentiel, Roy se doutait qu’elle ne pourrait jamais remplacer l’affection que Juliana nourrissait pour Bristol, surtout quand on savait dans quelles circonstances elle avait du s’exiler. Lui-même s’était senti contrarié, et avait changé son regard sur sa ville, maintenant qu’elle n’abritait plus sa petite amie, mais il s’efforçait de prendre le bon côté des choses : cet éloignement leur permettait paradoxalement d’être plus proches, car à Manchester, Juliana était un peu plus libre de ses mouvements. A Manchester, Roy pouvait s’afficher en compagnie d’une femme sans attirer l’attention, car il y passait relativement incognito, ce qui n’était pas le cas à Bristol.

Il aurait voulu passer des après-midi à lézarder sur la charmante plage en contrebas des Folies Sorcières avec Juliana, mais ce n’était pas possible, et ce ne le serait sans doute jamais. Alors il avait décidé de lui offrir cette journée et ces cadeaux, pour elle, mais aussi pour eux deux, et c’était une entreprise qui semblait réussie. Répondant tendrement à leur baiser, Roy enlaça sa taille lorsqu’elle vint s’adosser contre lui, sans rien ajouter de plus. Il se laissa simplement porter par la beauté du paysage de fin de journée face à eux, et savoura le bien-être que lui procurait la présence de Juliana.

La question qu’elle lui posa le tirera de ses rêveries. Il baissa légèrement la tête vers elle pour contempler son expression à la fois apaisée et pensive face à la mer, ce qui lui tira un sourire.

« Ooh, je vois que l’idée de la plage privée a fait son chemin dans ta tête… commença t-il par la taquiner, avant de déposer un petit baiser sur son épaule et réfléchir sérieusement à la question. Hum, j’ai envie de dire qu’on pourrait tout faire, si on le décide et qu’on s’en donne les moyens. »

Et il ne disait pas cela comme des belles paroles lancées en l’air, il savait de quelle force ils pouvaient faire preuve tous les deux pour mener un plan ou un projet à bien, lorsqu’ils s’alliaient. Ils se l’étaient déjà prouvé au cours de ces derniers temps à plusieurs reprises. Roy était suffisamment malin pour se ménager des portes de sortie s’il le fallait, et pour être honnête, il avait déjà pensé à fuir loin, un jour, avec Julia… Il y avait pensé comme un rêve, un lointain espoir qu’un jour, ils pourraient avoir une vie normale et simple, ailleurs. Il y avait pensé sans y penser, en vérité, car l’un comme l’autre étaient trop pris par leurs groupes respectifs et leurs objectifs présents, pour le moment. Pourtant, c’était une réjouissante perspective, particulièrement celle que lui proposait Juliana.

« Moi ça me plairait bien, reconnut t-il, un sourire dans la voix. On aurait une belle maison toute proche d’une plage, dans un lieu tranquille… Un endroit loin d’ici. Loin de l’Angleterre, même. Pour vraiment tout reprendre à zéro. Il se pencha un peu plus vers l’oreille de Juliana, pour continuer de susurrer des mots attrayants. Imagine un peu, on pourrait aller dans un tout autre pays. Le sud de l’Europe, quelque part près de la mer Méditerranée… Ou même l’Amérique, tiens ! C’est super beau l’Amérique Latine, il y a des photos chez ma grand-mère, elle a de la famille au Mexique. »

Il ne savait pourquoi ces photos l’avaient marqué, mais un jour, il était tombé sur de vieux albums et les avait feuilletés sans demander, fasciné par les couleurs et les jolis paysages inconnus qui s’y trouvaient. Elles étaient restées gravées dans sa mémoire d’enfant, tout comme les histoires que sa grand-mère était venue lui conter en le surprenant près des albums. Avec un sourire à ces souvenirs, il conclut à l’adresse de Juliana, haussant légèrement les épaules.

« Peu importe où on vivra au fond. Tant qu’on reste ensemble… »

C’était la seule véritable chose qui importait. Et il était possible que, pour pouvoir le faire, ils soient forcés de partir loin, un jour, compte tenu du contexte actuel. Mais ils n’en étaient pas encore là, et pour le moment, Roy souhaitait profiter autant que possible de tous leurs moments à deux. Il profita d’un instant où elle tournait son visage pour l’embrasser avec douceur, puis sourire contre ses lèvres. Ces rêveries continuaient de tourner dans sa tête et l’amusaient beaucoup.

« On pourrait tellement s’installer quelque part là-bas, la vie n’est pas très chère, reprit t-il. On pourrait se trouver un joli endroit près de la mer, et ouvrir un commerce à deux, vu que c’est ce qu’on fait le mieux, toi et moi. Je pourrais t’apprendre l’espagnol petit à petit. En commençant par les mots doux… Ses lèvres malicieuses se déplacèrent le long de sa nuque pour remonter près de sa joue, en des baisers papillons, tout en articulant quelques mots. Mi queridaTe echo de menosBesame… »

Illustrant ses paroles, Roy saisit son menton pour tourner son visage vers lui et capturer ses lèvres en un langoureux baiser. Sur l’instant, il sentit son coeur s’emballer, plus que d’habitude, sans savoir si c’était la beauté du lieu, celle de Juliana, ou encore celle des rêveries auxquelles ils se laissaient aller. Mais lorsqu’il se détacha, son coeur palpitait encore contre ses tempes, et ses mots suivants sortirent avec un naturel désarmant, dans un souffle contre les lèvres de sa belle :

« Casate con migo. »

Il recula légèrement pour pouvoir contempler le visage truffé de détails qu’il connaissait désormais par coeur chez sa petite amie. Pourquoi venait t-il de dire cela ? Il n’en savait fichtrement rien. C’était ce qui était venu, c’était ce qu’il avait envie de dire. Il n’avait pas du tout prévu cela, mais il ne remettait même pas en question la logique de son cheminement, à cet instant. En fait, il s’agissait même plutôt de mots qui avaient tout leur sens, à ses yeux. Son regard sondait silencieusement celui si clair de Juliana, et Merlin, il était plein d’une conviction dont il apprenait l’existence juste maintenant, une conviction qui le rendait presque inconscient des puissants battements de son coeur.

« Ca veut dire épouse-moi. »



  - Power goes by and leaves me blind -
   
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
Messages : 1275

Voir le profil de l'utilisateur
Comme elle, Roy semblait d'humeur rêveuse. Adossée à lui, Juliana l'écouta avec plaisir tandis qu'il invoquait un futur à deux, qui lui semblait à la fois paradisiaque et inatteignable, comme un rêve qui ne se produirait jamais. Elle avait trop souvent, trop longtemps imaginé sa vie s'achever au coeur de l'Angleterre et de sa guerre pour espérer des lendemains paisibles au loin, avec l'homme qu'elle aimait... Pourtant, peut-être était-ce la brise marine qui emplissait ses poumons, ou bien les battements puissants du coeur de Roy qu'elle sentait sous sa peau nue, mais elle pouvait l'imaginer, ce futur qu'il lui susurrait.

L'espace d'un instant, elle se prit à espérer, et à prier de toutes ces forces pour qu'il devienne réel - même si cela semblait fou. Les propos de Roy faisaient sens : n'étaient-ils pas capables de tout, l'un et l'autre, lorsqu'ils s'associaient ? Malgré ses échecs, Juliana ne se sentait plus comme elle se sentait il y a encore un an, petite fourmi invisible et impuissante, incapable de lutter contre la fatalité de son destin. Aujourd'hui, entourée par l'étreinte de Roy, rassurée par ses accomplissements passés et par la détermination de Joel, Juliana se sentait effectivement capable de tout. Y compris de tout laisser tomber un jour, pour se construire une vie heureuse à l'autre bout du monde...

Car Roy avait tout dit : peu importait, au fond, tant qu'ils étaient ensemble. Oh, pas tout de suite, pas maintenant, Juliana n'abandonnerait pas la lutte tant qu'il y avait encore la moindre force en elle, mais un jour, oui, elle pourrait fuir avec lui. Elle pouvait la voir, cette maison, avec sa façade blanche et ses volets bleus, dissimulée par les dunes. Elle pouvait les voir tous les deux, apprenant l'espagnol, vieillissant, commerçant - cette idée lui tira un petit rire affectueux. Ouvrir un commerce à deux, voilà qui promettait d'être comique tant elle pouvait parier qu'ils se disputeraient absolument chaque jour sur chaque détail, mais la passion faisait partie de leur couple depuis le début et elle n'était pas prête de s'en passer. S'ils quittaient le tumulte de l'Angleterre, de la guerre et des Folies Sorcières, ce ne serait pour un quotidien plus anonyme mais pas ennuyeux, pas si elle voulait entraîner Roy avec elle. Ma foi, le voilà qui semblait envisager sérieusement de quitter un jour son gang pour s'adonner à l'honnête métier de commerçant... Juliana mentirait si elle niait que c'était quelque chose qu'elle désirait voir.

Riant sous ses baisers, elle l'écouta lui parler espagnol et, sans vraiment comprendre pourquoi, elle sentit son coeur rater un battement à ses dernières paroles. Elle tenta de convoquer ses vagues notions d'espagnol pour saisir le sens de ce qu'il venait de dire et qui, elle le sentait, avait de l'importance, mais Roy finit par traduire la petite phrase, la plongeant dans un océan de stupeur...

L'épouser. Il venait vraiment de lui demander de l'épouser, là, comme ça, en pleine conversation, sans préparation psychologique, sans que jamais ils n'aient évoqué telle possibilité auparavant ? Se marier, alors que la guerre faisait rage, avec son ennemi n'était pas exactement au programme pour Juliana, et cela semblait si incongru qu'elle se demanda sérieusement si les mots ne lui avaient pas échappé, comme un défi, une manière de la surprendre. Pourtant, les pupilles sombres de Roy la fixaient avec une intensité qui lui donnait le vertige. Une tension était apparue brusquement entre eux, trahissant l'importance de ce moment.

Le coeur battant à tout rompre contre sa poitrine, l'esprit comme anesthésié, Juliana finit par rompre le silence pour demander, de sa voix enrouée :

"C'est une vraie question ? Je veux dire... C'est vraiment, sincèrement ce que tu veux ?"

Son souffle désordonné venait se mêler à celui de son compagnon, au visage si proche qu'elle mourrait d'envie de sceller son accord d'un baiser. Mais avant, il lui fallait une réponse, une assurance, comme pour conjurer toutes les incompréhensions du passé, et pour éloigner les doutes du présent...




Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
Roy CalderChef de la mafiaEn ligneavatar
Messages : 1904

Voir le profil de l'utilisateur
Roy ignorait d’où diable lui était venu cette soudaine inspiration, mais elle était venue, et il se rendait compte qu’il n’avait pas la moindre envie de la repousser. Epouser quelqu’un, il n’y avait jamais sérieusement songé, il s’était même moqué de l’idée une grande partie de sa vie. Pourquoi donc se lier à une seule et unique femme pour la vie, quand on pouvait en avoir plusieurs à ses pieds ? Tel avait été son credo, un long moment, un credo qui lui avait permis de profiter de relations libres, sans lendemain, plaisantes car elles étaient brèves et sans enjeu. C’était tout l’inverse qu’il avait avec Juliana. Pour commencer, il ne s’était jamais autant pris la tête avec une femme qu’avec elle. Cela avait l’air anodin comme ça, mais Roy Calder qui restait de son plein gré avec une femme qui lui prenait la tête, vraiment ce n’était pas anodin du tout et s’expliquait tout simplement : il n’avait jamais aimé une femme autant qu’elle.

Qu’elle lui paraissait lointaine, cette vie licencieuse qu’il avait menée. Juliana qu’il tenait entre ses bras avait réussi à tout éclipser d’un revers, par sa force de caractère, son charme fauve et les instants précieux, passionnés qu’elle lui offrait. Dans sa vie dissolue, elle s’était imposée comme un repère dont Roy avait cruellement besoin, plus que sa fierté ne voulait le reconnaître. Ils avaient tous les deux vécu de difficiles évènements ces derniers temps, et pourtant, Roy s’en était plus facilement, plus sainement redressé que lorsqu’il n’avait pas cette accroche. A personne il ne s’était dévoilé comme à Juliana, avec personne il ne faisait preuve d’autant de tendresse, et il savait au fond de lui que même s’ils en arrivaient à se séparer, il ne pourrait jamais retrouver avec qui que ce soit ce qu’il avait noué avec elle, quand bien même il était un homme de nature passionnée. C’était tout bonnement indescriptible, cette sensation de pouvoir tout faire pour elle, d’aimer d’un feu dévorant, presque ravageur -ils avaient quelques disputes d’une violence mémorable à leur actif, après tout- d’être empli d’une certitude inébranlable sur ses sentiments, et d’aimer tout cela par Merlin ! Alors il ne cilla pas, il n’hésita pas lorsqu’il répondit dans un souffle :

« Oui c’est ce que je veux. »

Sa main se glissa jusqu’à la joue douce de sa belle, tandis qu’il fouillait son regard à la recherche de ses pensées profondes. Il l’avait surprise, il le voyait. Même lui, il était en train de se surprendre. A cette conviction qu’il faisait ce qu’il fallait se mêlait un certain émerveillement de constater ce qu’il avait été capable de déclarer. Pourtant, aucun défi ne faisait peur à Roy Calder, bien au contraire, il était le genre d’homme à les chercher, à les provoquer. Mais… Demander une femme en mariage ? Lui déclarer un sincère amour ? C’était bien dans ce domaine qu’il avait été le plus joueur, sans oser paradoxalement aller une seule fois jusqu’au bout des choses. Sauf aujourd’hui.

« Je crois que si on ne le fait pas maintenant… Peut-être qu’on ne pourra jamais le faire. Et j’ai envie que ça arrive, un jour. Un sourire étira doucement ses lèvres. J’ai même envie que la petite maisonnette sur la plage à l’autre bout du monde arrive aussi, un jour. »

Ce n’était pas une petite histoire de défi personnel. Cette journée, et leurs rêveries à deux avaient eu le don d’ouvrir les yeux de Roy sur ses envies inavouables. C’était presque timidement qu’il appréciait ce qu’il était en train de découvrir sur eux, sur lui-même. Il était capable de se projeter dans un futur avec elle. Il était enfin capable de se projeter dans un futur tout court, lui qui avait toujours appliqué une philosophie épicurienne, à se laisser porter au jour le jour, à craindre de réfléchir au lendemain et à enchaîner par conséquent les non-sens pour se donner l’impression que sa vie était malgré tout bien remplie. Son regard plongé dans celui de Juliana, à guetter ses réactions, Roy se sentit pour une fois dans sa vie un peu fébrile. Il avait toujours été doué en improvisation, pour se sortir des situations complexes, mais il n’avait tellement pas envie de faire une bourde à cet instant qu’il lui était bien difficile de ne pas se laisser gagner par de l’appréhension.

« Ca doit te paraître sorti de nulle part, même moi j’avais pas prévu ça, honnêtement, rit t-il avec un amusement presque nerveux. En plus, c’est tellement pas le contexte idéal pour le faire, avec tout ce qu’on vit à côté, toi et moi… Mais, le jour où on s’est remis ensemble, tu m’as demandé comment j’imaginais ma vie plus tard, dans des dizaines d’années. Je t’avais dit que je n’en avais aucune idée, que c’était pas mon genre de voir si loin. Je sais ce dont j’ai envie, maintenant. J’avais peut-être pas envie de le voir, parce que… Eh bien, parce que ça me fait sortir de ma zone de confort, avoua t-il, baissant légèrement le regard. Peu importe. Je te le demande quand même. »

Saisissant la main de Juliana, à défaut d’avoir une bague à lui présenter, Roy l’enlaça dans la sienne et posa sur elle un regard pour une fois sans le moindre filtre sur ce qui se passait dans son coeur.

« Juliana, veux-tu m’épouser ? »



  - Power goes by and leaves me blind -
   
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
Messages : 1275

Voir le profil de l'utilisateur
Quelque chose remua en Juliana quand Roy lui répondit, sans l'ombre d'une hésitation. Dire qu'elle ne s'y attendait pas aurait été un euphémisme : c'était complètement inattendu, incongru même, de la part de Roy. Lui, demander une femme en mariage ? Par opportunisme, encore, à la limite, mais par amour ? Elle qui pensait que lui rester fidèle pendant quelques mois serait déjà un accomplissement suffisant pour le Don Juan de Bristol, voilà qu'il surpassait de très loin ses espoirs avec cette demande... Juliana l'avait sous-estimé. Elle avait sous-estimé la profondeur du lien qui les unissait, de l'amour qu'il lui portait et des rêves qu'il nourrissait pour leur couple. Cet amour, qui guidait pourtant les actions de Roy depuis plusieurs mois, elle en prenait seulement la complète mesure maintenant, en l'entendant rêver le plus sérieusement du monde à ce futur avec elle...

Une maison sur la plage, au bord de l'eau, elle et lui, loin de tout trouble et de toute dictature... Oui, cela semblait merveilleux, mais aussi inaccessible, et elle n'avait pas réalisé que Roy pouvait vouloir cela lui aussi. Cela signifiait quitter son gang, abandonner la mafia et sa position acquise durement au fil du temps, pour se consacrer uniquement à eux, à elle. C'était abandonner une vie de luxe et de gloire pour... Pour quoi, au juste, s'aimer, se déchirer et s'aimer encore, comme ils savaient si bien le faire ? Jamais elle n'avait imaginé qu'il serait prêt un jour à l'envisager pour de bon, malgré leurs discussions à ce sujet, tant ils semblaient aux prises avec un présent inextricable. Alors elle ne s'était pas autorisé à l'espérer vraiment, jusqu'à présent. Imaginer qu'un jour, Roy et elle ne seraient plus ennemis ni emprisonnés dans cette réalité anxiogène, mais heureux ensemble à mener une vie paisible, lui semblait aussi fou que délicieux.

Submergée par un intense sentiment de soulagement, Juliana éclata d'un rire heureux et spontané lorsque Roy réitéra sa demande. Elle n'avait jamais espéré que Roy la demande en mariage, pas avant plusieurs années en tout cas. Elle n'avait même jamais réellement songé au mariage, avec quiconque, jusqu'à cet instant. Si elle avait soupçonné ses intentions, sans doute aurait-elle prévu de refuser, trop consciente des enjeux et des obstacles qui s'opposaient à cette union... Mais à ce moment précis, toutes considérations pratiques et pragmatiques s'étaient envolées de son esprit. Tout ce qu'elle voyait, c'était l'homme qu'elle aimait, qui lui offrait son amour et lui promettait une vie à deux. Tout ce qu'elle sentait, c'était la chaleur de ses mains qui enveloppaient les siennes, formant un écrin protecteur et aimant. Tout ce qu'elle éprouvait, c'était un cocktail explosif de joie, d'impatience, d'enthousiasme, d'espoir, d'amour et de tendresse, tant d'émotions positives qui l'envahissaient pleinement, et balayaient tout sur leur passage. C'était comme une immense vague d'émotions qui la submergeait et la trempait jusqu'à la moelle, lavant et emportant des mois et des années de sentiments négatifs en se retirant. C'était aussi bon qu'avaler un immense bol d'air frais et iodé après des mois à se sentir asphyxiée, prisonnière entre quatre murs prêts à se resserrer sur elle pour l'écraser. C'était ce rayon de lumière, justement surgi d'entre les nuages pour éclairer la dune et guider un peu plus sa décision...

Sa décision, elle était prise, presque malgré elle, malgré sa raison et malgré la guerre. Car elle ne parvenait qu'à écouter ce qu'elle éprouvait au plus profond de son être. Car elle ne pouvait qu'entendre ce petit mot que son cerveau lui criait, encore et encore.

Sa réponse ne fut donc pas plus préméditée que la question de Roy lorsqu'elle lui répondit : "Oui."

Le petit mot, prononcé d'une voix rendue rauque par l'émotion, se mélangea au vent et parvint à peine aux oreilles de Roy. Alors elle répéta, plus assurée, un immense sourire aux lèvres : "Oui, oui, je veux t'épouser."

Elle glissa ses mains autour de sa nuque et écrasa ses lèvres sur les siennes, en un baiser salé, tremblant et survolté, sans doute leur meilleur. Faisant basculer Roy sous son poids, elle l'embrassa encore, à en perdre haleine, son coeur martelant sa poitrine à grands coups furieux. Désormais, ils étaient deux. Et qu'importe le régime, qu'importe la résistance et la mafia, qu'importe leurs noms, leurs convictions, leurs prétentions, ils étaient liés, depuis cet instant et à jamais.

Spoiler:
 



Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
Roy CalderChef de la mafiaEn ligneavatar
Messages : 1904

Voir le profil de l'utilisateur
Roy était souvent sûr de lui. Il pouvait assez vite estimer ses chances de réussite lorsqu’il entreprenait quelque chose, et croire en son diagnostic. Par exemple, il avait été certain que son cadeau d’anniversaire plairait à Juliana. Il n’en avait pas douté et c’était ce qui s’était produit. Pourtant, sur cet infime instant qui sépara sa demande et la réponse de Juliana, il se sentit plus incertain que jamais. Il la regardait de ses yeux brillants, le coeur battant d’appréhension, comme si elle détenait la réponse à ce qui allait décider de la suite de sa vie et c’était le cas, en quelque sorte. Juliana l’aimait, il le savait. Mais était t-elle prête pour autant à l’épouser ? Elle pouvait très bien ne pas en avoir envie. Elle pouvait lui opposer des arguments très sensés, comme le fait qu’elle menait une guerre, qu’elle ne pouvait pas se consacrer à un mariage et que pourrait y redire Roy ? Elle aurait raison…

A son plus grand bonheur, ses doutes s’effacèrent très vite, car Juliana fut prise d’un rire joyeux qui lui annonça sa réponse avant même qu’elle ne la prononce. Aucune parole n’avait été aussi délicieuse aux oreilles de Roy que celle qu’elle lui offrit. Oui. Elle avait dit oui ! Il n’avait pas prémédité cet instant, il n’avait pas prévu de la demander, et pourtant l’allégresse qu’il ressentit égalait celle d’un homme qui attendait et espérait cette réponse depuis longtemps.

« C’est vrai ? »

La joyeuse surprise qui se lisait sur son visage trouva sa réponse dans le baiser enthousiaste qu’elle lui offrit, en basculant sur lui. Ses mains glissèrent le long du dos de Juliana en de tendres caresses, tandis qu’il l’embrassait lui aussi à en perdre son souffle. Ah que c’était bon, cette sensation d’exploser de bonheur, cette euphorie grandissante, cette passion insatiable qui électrisait tous ses sens et décuplait ses sensations ! Il n’avait jamais rien goûté de tel, et il avait presque envie de rugir de joie pour laisser toutes ces émotions se libérer. Lorsqu’ils se séparèrent pour reprendre leur souffle, Roy eut un grand sourire presque enfantin puis un éclat de rire qu’il ne put retenir. Un rire qui ne s’amusait ni d’elle, ni de lui, mais qui laissait simplement exprimer sa joie.

« C’est dingue, je m’attendais pas à ça, avoua t-il. C’est… juste fou. On est fous, haha. Je nous aime. »

Se redressant sur son coude, il déposa un petit baiser enjoué sur les lèvres de sa belle, puis un autre. Et encore un autre. Il finit par la mitrailler littéralement, de petits bisous sur les lèvres, les joues, le nez, le front, la mâchoire, puis il disparut dans son cou qu’il fit mine de dévorer. Entre deux rires et quelques commentaires :

« Hmmm, je te dévorerais bien toute entière, tu as le goût de la mer… Il redressa son visage de la niche confortable qu’était le cou de sa désormais fiancée. Un sourire malicieux étira ses lèvres. Désolé, j’ai pas choisi le bon bijou, finalement, ça aurait dû être une bague. »

S’il l’avait prévu, cela aurait été plus simple, mais tant pis. Les choses s’étaient faites ainsi, et c’était parfait. Roy se nota toutefois de faire cet achat plus tard, car une bague… C’était tout de même symbolique. Plongeant son regard dans celui de Juliana, il poursuivit dans un souffle aguicheur, un poil rêveur :

« Madame Juliana Calder… La classe, non ? »



  - Power goes by and leaves me blind -
   
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
Messages : 1275

Voir le profil de l'utilisateur
La surprise émerveillée de Roy faisait écho à celle de Juliana, qui réalisa alors à quel point sa demande était spontanée. Elle n’eut pas le temps de craindre qu’il la regrette, tant il la mitrailla de baisers en laissant exploser sa joie, et elle se laissa elle aussi pleinement envahir par ce qu’elle ressentait. Que c’était bon, ce moment de pur bonheur, et cette douce euphorie qui l’envahissait ! Cela ne suffisait pas à chasser l’ombre de la guerre, mais c’était la promesse pour Juliana de pouvoir trouver un appui, un soutien indéfectible en la personne de son compagnon, comme elle le serait pour lui. Quelqu'un qui ne la jugerait pas, quelqu’un pour qui elle ne serait pas une terroriste, une meurtrière mais Juliana. Roy la voyait comme elle-même ne se voyait plus depuis longtemps, comme une personne à part entière, digne d’être aimée, et cela lui réchauffait le cœur. Juliana n’était peut-être pas condamnée à la solitude, finalement.

Et ce sentiment, peut-être qu’elle n’aurait pu le chercher auprès de personne d’autre que lui, car il vivait avec les mêmes fantômes et la même culpabilité qu’elle, même s’ils le vivaient différemment. Grâce à lui, elle avait l’impression d’avoir trouvé un point d’ancrage dans sa vie tumultueuse, de trouver enfin une direction dans la tempête. Il lui avait donné une raison de se battre, de donner toutes ses forces dans la bataille mais d’y survivre.

Un sourire indolent apparut sur son visage quand il affirma qu’elle avait le goût de la mer, et elle s’enroula un peu plus autour de lui en guise de réponse, tels les tentacules d’une pieuvre.

« C’est vrai ça », feint-elle de s’indigner, « je veux une bague somptueuse, que je pourrai exhiber sous le nez de tous mes amis. C’est-à-dire euh… sous le nez de Joel. »

C’était déjà pas mal, en soit, puisqu’elle pouvait parier que la tête de son meilleur ami serait impayable. Elle savait que la nouvelle ne le plairait pas plus que cela, étant donné l’inimitié qui le liait à Roy, mais elle espérait qu’il serait heureux pour elle malgré tout. Elle comptait bien lui proposer d’être son témoin, alors mieux valait qu’il ne déteste pas le marié… Mais elle savait qu’il avait bon cœur et accepterait pour elle.

La remarque rêveuse de Roy la tira de sa rêverie et elle rit un peu béatement à cette idée. Prendre le nom de quelqu’un n’avait jamais fait partie de ses priorités, mais maintenant qu’elle se trouvait dans cette situation, elle réalisait que l’idée lui semblait séduisante.

« Juliana Calder… Ca sonne bien, ma foi », répondit-elle en répétant le nom intérieurement. Taquine, elle ajouta : « Mais tu sais que tu épouses une féministe, mon chéri. C’est à toi de prendre mon nom, Roy McNeil c’est pas mal aussi, non ? »

Elle ne s’attendait pas un instant à ce qu’il accepte, bien sûr. Le grand Roy Calder, abandonner son précieux nom de famille ? Jamais, songea-t-elle affectueusement. De toute façon, la question ne se posait pas vraiment pour le moment… Un peu nostalgique, elle serra la main de Roy dans la sienne et souffla :

« De toute façon, aux yeux de la loi, je serai toujours Juliana McNeil… Je me demande si nous pourrons nous marier officiellement un jour. On va devoir faire une sorte de mariage clandestin, je suppose… Mais ça reste symbolique. »




Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
Roy CalderChef de la mafiaEn ligneavatar
Messages : 1904

Voir le profil de l'utilisateur
Si l’évocation de Joel lui tirait toujours une petite grimace, cette fois, elle lui tira un large sourire, car Roy avait toutes les raisons de croire que ce serait Joel qui ferait la grimace en voyant une bague au doigt de sa chère meilleure amie. Il allait proprement s’étouffer, c’était certain. Roy pouvait mettre sa main au feu qu’il serait pris de court, car il n’imaginait pas cette situation. Roy Calder, faire une demande en mariage ? Mais ça voudrait dire que Roy Calder était sérieux, et Joel Hudson avait du mal à croire en ce concept, il le savait.

« Oh oui, je vais te trouver la plus belle bague d’Angleterre, et promets-moi de prendre Joel en photo quand tu la lui montreras » ricana t-il.

Les pensées de Roy voguaient déjà vers quelle bague il pourrait acheter pour sa belle, et il savait qu’il serait encore plus difficile de la choisir que le cadeau d’anniversaire qu’il lui avait fait. Il savait qu’il allait écumer des boutiques pour dénicher la perle rare, pas seulement parce qu’il était perfectionniste, mais parce qu’il voulait combler sa fiancée et lui trouver un joyau digne d’elle. Sa petite moquerie le ramena à leur conversation et il éclata d’un rire presque indigné.

« Quoi ! Jamais de la vie, tu sais que tu épouses un macho, enfin, la titilla t-il. Reconnais que Juliana Calder, ça sonne quand même carrément mieux que Roy McNeil. »

Juliana Calder… Il sentait qu’il allait sauter sur toutes les occasions de le prononcer, car ce nom était comme une caresse à ses oreilles et ses lèvres. Et pourtant, quelques années plus tôt, Roy aurait éclaté de rire si on lui avait dit qu’il épouserait une femme de son plein gré, et qu’il trouverait même l’idée délicieuse. Ce n’était pas qu’il militait contre le mariage à cette époque, mais il avait toujours cru que c’était bon pour les autres, pour les couples sérieux, et que lui menait un autre genre de vie incompatible avec ce concept, ce qui lui allait parfaitement bien. C’était avant que Juliana ne s’impose comme une femme qui lui importait plus que son petit confort personnel, une femme pour laquelle il s’était senti prêt à modifier certains aspects de sa vie, une femme qui avait fini par tant l’obnubiler qu’il avait cessé de voir les autres. Posant les yeux sur Juliana, Roy se fit la réflexion que ce brin de femme l’avait tout de même bien changé. Mais il se reconnaissait toujours : il se savait d’un tempérament passionné, un tempérament qui n’avait jamais disparu, qu’il s’agisse d’enchaîner les aventures sans lendemain pour se sentir vivre, ou s’abandonner tout entier à une relation qui le saisissait aux tripes. Finalement, cette demande en mariage instinctive, imprévue, après un instant de tendresse et de volupté lui ressemblait bien.

Caressant la main de Julia dans la sienne, il laissa son regard se perdre entre les vagues et l’horizon. Elle avait raison, ce serait surtout symbolique car seuls eux deux, et peut-être quelques personnes de confiance comme sa soeur et Joel pourraient être au courant. Ce serait un petit mariage très confidentiel, et évidemment, Roy aurait préféré pouvoir présenter fièrement sa femme à tous, mais ce n’était pas possible. Ce ne serait sans doute jamais possible, s’il fallait avoir tout à fait les pieds sur terre. Juliana McNeil allait officiellement disparaître, selon un plan secret qui était déjà en marche, et elle avait commencé à se vêtir d’une toute autre identité. Roy était bien incapable de dire de quoi le futur de ce pays serait fait, et si un jour elle pourrait y retrouver grâce. Il n’était même pas certain que lui même ne se trouverait pas un jour dans la même position qu’elle. Il leur fallait redoubler d’attention et de prudence, s’ils voulaient un jour effleurer ce futur qu’ils étaient en train de rêver. Il leur faudrait aussi sans doute se préparer une sortie de secours, au cas où ils n’auraient plus d’autre choix que de fuir. Reportant son regard sur Juliana, son ton fut assez grave lorsqu’il reprit la parole.

« Oui, ça sera seulement entre nous… Mais on pourra le refaire officiellement. Après tout ça. » Roy se garda d’ajouter tous les « si » qu’il aurait fallu ajouter. Il préférait évoquer ce futur comme s’il était certain, car il voulait y croire, de tout son coeur. Ses mains saisirent le visage de Juliana alors qu’il déclarait doucement ce qu’ils comprenaient tous les deux d’une toute nouvelle façon, désormais : « Il faut qu’on se préserve toi et moi, encore plus qu’avant. »

Il déposa un tendre baiser sur ses lèvres, décidé à profiter le plus simplement de ce qu’ils avaient tous les deux, sans trop s’inquiéter d’avenir. Ils venaient de se promettre l’un à l’autre et c’était toute la force dont Roy avait besoin pour croire en une fin heureuse.



  - Power goes by and leaves me blind -
   
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
Messages : 1275

Voir le profil de l'utilisateur
Julia donna un petit coup de coude affectueux dans les côtes de son fiancé lorsque celui-ci se moqua de Joel, sans retenir son rire pour autant. Ah, ça, il allait en faire une belle, de tête ! Cela dit, elle n'était pas contre l'idée de recevoir la plus belle bague d'Angleterre en témoignage de leur engagement. Juliana n'aurait sans doute pas l'occasion de la porter en public pour le moment mais c'était important malgré tout, au fond, de rendre leurs fiançailles aussi réelles et tangibles que possible. Cela passait étrangement par le fait de respecter des traditions auxquelles elle n'avait jamais accordé grande importance auparavant, comme faire une belle cérémonie, et son imagination s'emballait déjà à ce sujet.

Ainsi, elle voulait une bague somptueuse, un beau mariage, et elle accepterait de porter son nom. Elle, une McNeil fière et indépendante, se surprenait à attendre avec une certaine impatience de se faire appeler Calder, elle pourtant féministe convaincue. Mais ce serait l'aboutissement d'un long chemin semé d'embûches, sur lequel elle avait failli se perdre un bon nombre de fois, et il était presque miraculeux que Roy et elle en soient là aujourd'hui. Ils avaient cette possibilité de s'aimer et de rêver ensemble, et cela l'émerveillait tant les chances que cela arrive étaient minimes. Ils ne s'étaient pas construits malgré les obstacles, malgré la guerre et leurs différends mais en fonction et grâce à cela, et cet amour était la preuve à ces yeux que le dicton "à quelque chose, malheur est bon" gardait tout son sens. Ces mois terribles qu'elle avait enduré l'avaient changé profondément et la personne qu'elle était aujourd'hui était capable du pire, elle le savait déjà. Mais pas seulement.

Juliana voulait que ces fiançailles marquent l'aube d'une nouvelle période de son existence, au cours de laquelle elle tenterait de tirer les leçons du passé et d'agir avec plus de discernement, pour devenir une meilleure personne.

"Je le reconnais", répondit-elle donc avec un sourire gracieux. Elle ne serait peut-être jamais Juliana Calder aux yeux de la loi, mais elle le serait au fond d'elle-même, et c'était ce qui importait le plus.

Les deux jeunes fiancés laissèrent leurs regards se perdrent dans l'horizon quelques instants, leurs esprits s'égarant dans de profondes considérations. Juliana avait conscience de la solennité de l'instant, qui resterait probablement gravée dans sa mémoire, mais appréciait la simplicité et la tendresse avec laquelle cette demande avait été faite. Tout était exactement comme cela devait l'être, et il lui semblait que le futur s'étendait devant eux comme l'océan sous leurs pieds, parfois ombrageux, salé, tumultueux, mais ouvert à d'infinies possibilités. Il n'était jamais trop tard pour prendre son destin en main, ni pour en changer la course. Nulle âme n'était jamais damnée.

Ses pupilles claires captèrent le regard grave et concerné de Roy, et elle approuva ses paroles d'un simplement mouvement de tête, pressant la joue contre sa main chaude. Elle s'abandonna à leur baiser, tendre et émouvant, puis répondit avec une confiance insoupçonnée :

"On se préservera. On y arrivera."

Et puis peut-être qu'ils n'y parviendraient pas, et puis peut-être que si, mais l'important n'était pas vraiment là. Ils essayeraient ensemble.

Son expression se fit moins sérieuse, de la malice regagna son visage et elle bondit sur lui pour célébrer leurs fiançailles d'un baiser plus passionné. Cette journée était un cadeau en soit, un moment rien qu'à eux sur la plage déserte, où ils pouvaient se montrer libres et insouçiants, deux choses que Juliana n'avait pas ressenti depuis bien longtemps. Décidée à en profiter jusqu'au bout, elle chassa toutes préoccupations de leurs esprits à grands renforts de baisers, chatouilles et taquineries, puis tira Roy dans l'eau fraiche pour une nouvelle baignade à deux. Ils ne partirent qu'à la nuit, transis mais heureux. Juliana garda précieusement le souvenir de cette journée au fond d'elle, au cours des mois qui suivirent, comme un espoir au coeur des heures les plus sombres : celui d'en vivre tant d'autres encore.
Ship RP terminé



Jennifer Lawrence, merci à Roy ♥
Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

I have the time of one life [Juliana & Roy]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» You met me at a very strange time of my life. |-| w/ Harley Teller
» First time of her life (PV Kitrina)
» thybalt › you met me at a very strange time in my life
» This is your life and it's ending one minute at a time. ▽ Jude
» Seize the Time!An essay by Cynthia McKinneySeptember 19, 2008

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Ailleurs,-