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 Et voilà qu'elle aime [Jeremy & Juliet]

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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13 novembre 2033

La vie avait été belle, songeait Juliet en disposant les assiettes sur la table. Belle et clémente, surtout, considérant toutes les épreuves que Jeremy et elle avaient traversées. Ils en riaient, parfois, en se rappelant les moments forts de leurs années à Poudlard. D’autres fois, c’était comme si un voile de tristesse se posait sur ses pensées, lorsque son esprit s’égarait du côté de ses amis partis trop tôt, trop vite. Non, tout n’avait pas été facile, loin de là.

Plusieurs années s’étaient écoulées depuis la fin de la dictature, qui avait tenu l’Angleterre sous son emprise pendant trop longtemps. La vie avait repris, les rues étaient calmes, paisibles. Les élèves avaient réintégré Poudlard sans craindre que les opinions politiques des membres de leur famille n’aient de conséquences sur eux. Les membres de ce gouvernement factice avaient été jugés et condamnés et, enfin, le monde sorcier avait pu respirer. Juliet ne pensait plus que rarement à cette période de sa vie, maintenant. Cette peur qu’elle ressentait, l’angoisse constante qui régnait dans la petite maison de la Cité Nimbus, les crises de nerfs, de larmes, de panique, tout cela était loin d’elle. L’aide qu’ils avaient pu apporter, pendant cette période-là, était minime contrairement à d’autres. Ils avaient longuement hésité, avant de prendre la décision de ne pas s'engager activement, mais c’était le visage de leur fille qui les en avait dissuadé. Ils avaient toujours été sympathisants de la résistance, évidemment. Ils cachaient des résistants recherchés par le gouvernement, et prenaient part à des actes, tant que ceux-ci ne nécessitaient pas leur présence sur le terrain. Gabrielle ne pouvait pas se retrouver orpheline dans un monde si instable, si dangereux. Et, quand elle était née, ses parents s’étaient jurés de la protéger, coût que coût.

Et aujourd’hui, Gabrielle allait très bien. Elle avait eu vingt-cinq quelques semaines auparavant, et jouait au sein de l’équipe de Flaquemare, pour le plus grand plaisir de ses parents. En même temps, le talent de leur fille était plus qu’évident : elle avait appris à voler sur un balai-jouet avant même de savoir marcher correctement ! La petite-fille, très malicieuse, s’était révélée être une jeune femme talentueuse, au caractère bien affirmé, qui, selon Jeremy, n’était pas sans rappeler celui de sa mère. C’était sans trop de surprise pour Juliet que le Choixpeau l’avait réparti à Serpentard – au grand désarroi de son père. Pourtant, il avait fallu se rendre à l’évidence : Gabrielle appartenait à cette maison. Futée, intelligente et rusée, elle avait été très populaire au sein des verts et argents. Avec sa meilleure amie, Bianca Warlock, elles avaient fait les quatre-cent coups à Poudlard, s’en tirant de justesse avec des moues désolées et des sourires d’excuses.

Arthur était arrivé quatre ans après Gabrielle. Il avait vingt-et-un an aujourd’hui, et travaillait comme serveur au Chaudron Baveur afin de financer ses études de médicomage. Cette vocation lui était venue en cinquième année, et avait surpris toute la famille. Arthur n’était pas exactement le garçon le plus studieux de Poudlard. A vrai dire, jusqu’à ses quinze ans, ses notes n’avaient jamais été particulièrement excellentes. Ce n’était que lorsqu’il s’était mis en tête d’entrer en première année de médicomagie que le jeune homme s’était mis à travailler sérieusement. Pur Gryffondor, il avait souvent tendance à s’emporter facilement. Et, comme son père – même si ce dernier essayait de nier ce fait – il avait l’envie, le besoin, de sauver la veuve et l’orphelin.

Sarah était la plus jeune de la fratrie. Elle passait ses ASPIC à la fin de l’année – même si, comme elle disait si bien « ce n’est que dans sept mois, maman ! » Répartie à Poufsouffle dès que le Choixpeau avait effleuré son crâne, Sarah était joviale, sympathique et très souriante. Elle avait eu une période assez difficile avec ses parents – la crise d’adolescence, bien qu’elle ait une sainte horreur que l’on en parle en ces termes – dont elle venait de sortir. Sarah avait l’instinct grégaire, et n’allait nulle part sans son groupe d’amis. Plutôt bonne élève, elle s’était très vite intéressée par les potions et les sortilèges. Selon ses dires, elle aurait pu adorer la métamorphose, si cette matière n’était pas enseignée par son père.

[color=red] « Sarah, tu pourrais aller t’habiller, quand même, ta sœur arrive bientôt ! » lui fit remarquer Juliet. Sa fille, affalée sur le canapé, son téléphone portable moldu à la main, poussa un profond soupir. [color=red] « Et range donc un peu ton bazar. »

L’adolescente se redresse avec nonchalance, et monta les escaliers en traînant volontairement les pieds, tirant un sourire mi-amusé mi-exaspéré à Juliet. Cette dernière retourna dans la cuisine, où elle y retrouva son fils, adossé au plan de travail.

« Bon, dis-moi, tu le connais, cet « ami » que Gaby veut nous présenter ? »

« Oui, ça se pourrait… » répondit-il, en restant volontairement énigmatique.

« Tu ne veux pas me donner un indice, par hasard ? »

« Mais en quel honneur, chère mère ? Je préfère vous laisser la surprise ! »

« En l’honneur que je suis ta mère, et que j’ai fait un gâteau au chocolat pour le dessert ? »

« Bon argument, mais je serai intraitable. »

« Et dire qu’on pensait que ce serait une bonne idée de faire des enfants… Quelle ingratitude ! » plaisanta-t-elle.

Sur une dernière parole, elle sortit de la cuisine afin de monter à l’étage, pour rejoindre son mari. Ce dernier était dans leur chambre. Elle s’appuya contre l’encadrement de la porte, observant Jeremy attacher les derniers boutons de sa chemise.

« Tu es parfait. » commenta Juliet en s’approchant de lui pour l’embrasser. « Ça va ? Ton cœur de papa-poule tient le coup ? »

Juliet avait longtemps été plutôt sceptique sur tous les clichés qu’on se faisait de l’amour. Elle avait vu ses parents se déchirer lorsqu’elle avait dix-sept ans, et, pendant les premières années de son mariage, avait toujours eu cette petite peur insidieuse de voir Jeremy s’éloigner d’elle. Force était de constater que le temps leur avait permis de se rapprocher encore plus, et de partager toujours plus. Certes, ils n’avaient plus vingt ans, et ne se baladaient plus dans des labyrinthes en chantant à tue-tête. Ils avaient vieilli, grandi, mûri ensemble. Ils avaient été présents l’un pour l’autre à chaque moment important, et jamais Juliet n’avait ressenti le besoin, ou même l’envie de s’éloigner de ce foyer qu’ils avaient construit ensemble. A vrai dire, Juliet aimait Jeremy comme au premier jour. Elle l’aimait avec les mêmes certitudes – voire encore plus – que lorsqu’elle avait vingt ans. Et, elle avait beau avoir aujourd’hui quarante-cinq ans, lorsqu’il la prenait dans ses bras, elle avait toujours l’impression d’en avoir vingt de moins.



Kit par Irving Ship
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Jeremy posa sa plume sur son bureau en entendant le bruit caractéristique des assiettes que l'on posait sur la table à manger. Un coup d'oeil à sa montre lui apprit qu'il était largement l'heure de se préparer pour le repas, comme son estomac s'acharnait à le lui répéter en grognant toutes les trois minutes. Poussant un soupir las, Jeremy reposa sa copie corrigée sur le tas de parchemins et se leva en s'ébrouant, le dos fourbus. Ses élèves allaient le rendre fou. C'était peut-être qu'il vieillissait, mais Jeremy avait l'impression que chaque génération était plus médiocre que la précédente, et il avait dû se retenir de mettre des Trolls à plusieurs de ses copies. Enfin, ce n'était tout de même pas si compliqué, la métamorphose, lorsque l'on faisait l'effort d'étudier pendant cinq minutes !

Accepter le poste de professeur de métamorphose à Poudlard n'avait pas demandé plus d'une minute de réflexion à Jeremy. C'était il y a bien des années, maintenant... A l'issue de ses études à Lycaon et de sa thèse sur la métamorphose humaine, qui avait été très bien reçu, les portes du Ministère lui avaient été ouvertes pendant quelques années où il avait pratiqué la métamorphose en tant qu'expert, sur le terrain. Cela lui avait permis d'apprendre beaucoup de choses de manière plus opérationnelle, après ses années d'études à avoir le nez plongé dans des manuels obscurs, et son travail lui plaisait, mais il n'avait pas résisté à la tentation d'enseigner. Ce n'était pas seulement parce que Poudlard représentait quelques unes des plus belles années de sa vie, ni parce qu'il s'y était toujours senti comme un strangulot dans l'eau - Jeremy avait la fibre d'un pédagogue. Que ce soit en tant que capitaine de Quidditch ou, à Lycaon, en donnant des cours particuliers, Jeremy avait toujours aimé faire partager son savoir et avoir le sentiment d'apporter quelque chose à ses étudiants.

Depuis, il n'avait pas regretté sa décision, et le fait qu'il adore ses collègues n'y était certainement pas pour rien. Jeremy pouvait passer des heures à parler Quidditch avec la prof de vol et était le premier à animer la salle des profs en racontant des anecdotes sur ses cours ou en râlant contre les directives du Conseil d'Administration de l'école. Généralement apprécié de ses élèves, Jeremy avait néanmoins récolté une réputation de favoritisme envers sa maison, ou plutôt de rudesse envers Serdaigle - il fallait bien venger les autres maisons des nombreuses années sous le joug d'Edmund Harris - et Serpentard - mais c'était plus fort que lui, ils avaient tous des têtes de fourbe, sauf sa petite fille chérie bien sûr. Mais ça, c'était juste parce que le Choixpeau magique devenait sénile.

Tout en choisissant une chemise à carreaux dans sa penderie, Jeremy songea aux moments difficiles qu'il avait connu en tant qu'enseignant. Il y avait eu ceux où la politique frayait son chemin dans l'école, comme elle avait pris la désagréable habitude de le faire, mais aussi ceux que ses enfants lui avaient fait connaître. Gabrielle en particulier lui en avait fait voir des vertes et des pas mûres, avec sa meilleure amie machiavélique, et les Baker passaient alors régulièrement des soirées avec les Warlock à se demander comment ils allaient sévir cette fois. Arthur leur avait aussi causé son lot de soucis, à fréquenter l'infirmerie avec autant d'assiduité que son père à l'époque - Jeremy n'avait d'ailleurs pas tout raconté à son épouse. Enfin, Sarah n'était pas en reste, avec sa crise d'adolescence qui l'avait conduit à avoir quelques moments d'insolence envers ses enseignants. Oui, leurs enfants leur en avait fait voir de toutes les couleurs, mais Juliet et lui auraient difficilement pu être plus fiers de leur progéniture.

Depuis que sa fille aînée avait rejoint Flaquemare, Jeremy rayonnait de fierté et était devenu le plus assidu des supporters. Pourtant, s'il affectionnait ordinairement les repas passés avec elle pour pouvoir commenter le dernier match ou la dernière actualité sportive, Jeremy n'était pas ravi de celui qui les attendait ce jour là. Ce n'était pas un hasard s'il s'était tenu à l'écart des préparatifs, prétextant un paquet de copies à corriger en toute urgence. Sa petite fille avait annoncé avoir un "ami" à leur présenter, et cela n'annonçait rien qui vaille...

Entendant les pas de Juliet qui venait le rejoindre, Jeremy se retourna vers elle tout en bataillant avec ses derniers boutons. Son compliment parvint à le dérider, et il l'enlaça brièvement pour l'embrasser... Avant de se renfrogner aussitôt à sa question.

"Humf je ne suis pas un papa poule, je ne vois pas de quoi tu parles", grogna-t-il avec humeur. "Je suis parfaitement capable d'accepter que ma fille ait un ami, merci bien. Je me demande qui c'est, cet ami, j'espère qu'il sait bien se tenir. Il a intérêt à bien se comporter. Tu ne sais pas qui c'est, toi ? Les enfants ne t'ont rien dit ?"

Derrière le ton bourru de Jeremy se dissimulait une certaine inquiétude qui n'avait certainement pas échappé à son épouse, qui le connaissait trop bien. Jeremy s'était toujours méfié des relations de sa fille aînée, qui n'étaient jamais assez fréquentables au goût de son père. Quelle idée de se fourrer dans des ennuis avec des Serpentard, aussi ! Et les joueurs de Quidditch n'étaient pas tous fréquentables, ce milieu pouvait attirer des ennuis. Juliet en avait bien fait les frais, avant de tomber enceinte... Papa poule, Jeremy devait bien l'être un peu, mais quel père n'était pas inquiet pour sa fille ?

Il ne put poursuivre son interrogatoire de Juliet bien longtemps, puisque la sonnette retentit dans toute la maison. Jeremy échangea un regard avec Juliet, et tendit l'oreille en entendant son fils ouvrir la porte. Ils purent distinctement l'entendre échanger des salutations joyeuses avec Gabrielle, et une voix masculine se fit entendre, achevant de renfrogner Jeremy. A la fois peu pressé de découvrir le propriétaire de cette voix et curieux, il suivit sa femme hors de la chambre en traînant les pieds, le visage fermé.



Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet esquissa un sourire amusé en hochant la tête avec indulgence. Non, Jeremy n’était pas papa-poule, bien sûr que non ! Il était juste inquiet pour sa fille. Comme il avait été inquiet lors de sa première année de maternelle, puis lorsqu’elle avait pris le train pour la première fois pour Poudlard, puis lorsqu’elle avait été répartie à Serpentard, puis lorsqu’elle avait été recrutée dans l’équipe de Quidditch… Juliet ne blâmait pas son mari d’être protecteur – notamment envers leur fille aînée. Elle-même l’était aussi, même si elle avait bien moins tendance à grogner que lui. Elle était tombée enceinte de Gabrielle lorsqu’elle avait vingt ans, et ils avaient dû faire des sacrifices importants pour l’élever, pour lui assurer bonheur et sécurité. De plus, Gabrielle était née lors d’une période troublée, ce qui avait renforcé encore plus leur vigilance. Et les bonnes habitudes sont bien difficiles à perdre…

« Non, Arthur a refusé de me dire quoique ce soit. Les enfants sont ingrats ! » plaisanta-t-elle. « De toute façon, Gabrielle ne ramènerait jamais quelqu’un à la maison si elle n’était pas sûre de son choix. Regarde, c’est la première fois qu’elle nous fait rencontrer un de ses petits-amis ! Je suis certaine qu’il est très bien. »

En réalité, Juliet appréhendait également la rencontre. Gabrielle avait vécu quelques désillusions amoureuses, et c’était le premier garçon dont sa mère entendait parler depuis Max, un imbécile notoire selon sa fille, qui aimait bien plus la publicité que cette relation lui apportait que la jolie blonde en elle-même. La jeune femme avait mis du temps à s’en remettre et s’était jurée de faire bien plus attention. Juliet fut sortie de ses pensées par la sonnerie, et échangea un regard avec son mari. La voix de Gabrielle, celle d’Arthur, et celle d’un illustre inconnu l’incita à sortir de sa chambre, Jeremy sur ses talons.

« Allez, dis-toi qu’au moins, ça ne peut pas être pire que tous les cas qu’on a eu à Poudlard ! »

Ulrich Keller, Darren O’Connor, Anton Smith… Ils avaient connu une belle brochette de garçons aussi imbuvables que peu fréquentables. Juliet afficha un grand sourire alors qu’elle descendait l’escalier et se dirigea vers sa fille, qui s’avançait également vers elle.

« Bonjour ma chérie » lança-t-elle en l’enlaçant, « tu vas bien ? »

Avec le rythme effréné des entraînements et les nombreux matchs auxquels Gabrielle participait, ses parents la voyaient de moins en moins, même s’ils essayaient de se libérer le plus souvent possible pour aller assister à ses matchs. Alors que sa fille s’éloignait pour enlacer son père, Juliet se retrouva face à son ami.

« Bonjour ! » lança-t-elle en se penchant pour lui faire la bise.

« Bonjour madame. Darren, enchanté de vous rencontrer. »

« De même. » répondit Juliet, un peu surprise.

La coïncidence était quand même assez surprenante. L’auror glissa d’ailleurs un regard vers son mari, pour vérifier s’il se tenait à peu près tranquille. Déjà qu’il n’était pas plus emballé que cela de rencontrer le petit-ami de sa fille chérie, mais si en plus celui-ci avait comme prénom Darren ! Elle allait en entendre parler, c’était certain. Juliet décida de donner le bénéfice du doute à ce jeune homme. Après tout, ce n’était pas parce qu’elle avait des à priori sur le prénom que cela devait altérer tout son jugement ! Et puis, Darren était un prénom assez répandu, non ?

« Venez, allons-nous asseoir, nous serons mieux installés pour parler dans le salon ! » s’exclama-t-elle en entraînant Gabrielle derrière elle. Arthur avait préparé l’apéro, comme elle le lui avait demandé, et il n’avait pas fait les choses à moitié ! Elle le remercia d’un sourire, et s’installa sur un des canapés. Les conversations commencèrent, fusant de toute part. Juliet s’empressa de questionner sa fille sur sa vie, son entraînement à Flaquemare, commentant en riant les dernières nouvelles du club. Arthur et Darren échangeaient avec animation sur un sujet encore inconnu, et Sarah suivait les discussions, participant de temps en temps pour donner son opinion. Puis, peu à peu, le silence revint. Décidant qu’il était grand temps de passer à l’interrogatoire – déformation professionnelle – Juliet se lança.

« Et donc, que fais-tu dans la vie, Darren ? »

« Je suis médicomage à Sainte-Mangouste, dans le service de pédiatrie. » répondit-il avec un sourire, que Juliet lui rendit volontiers. Médicomage, un bon point ! En pédiatrie en plus, deuxième point.

« C’est un très beau métier. » commenta-t-elle.

« Je ne peux qu’être d’accord. Cela vaut mille fois les sacrifices qu’on fait pour y arriver. »

Arthur acquiesça avec ferveur, tandis que Gabrielle posait sa main sur celle de Darren en lui adressant un sourire ravi.

« Gabrielle m’a dit que vous êtes Auror, c’est bien cela ? » reprit le jeune homme.

« C’est exact. » confirma Juliet en hochant la tête. « Ça va bientôt faire vingt ans, d’ailleurs. J’ai été nommée lieutenant il y a une dizaine d’années environ. » Sans vouloir l’effrayer hein, mais si jamais il arrivait malheur à sa fille…

« Le métier d’Auror doit vraiment être passionnant ! » fit Darren, avant de s’adresser à Jeremy. « Monsieur Baker, je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, j'ai été votre élève à Poudlard. J'étais à Serdaigle»



Kit par Irving Ship
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Jeremy laissa échapper un grognement sceptique quand Juliet évoqua les cas qu'ils avaient connu à Poudlard. Ah, ça, des cas, ils en avaient connus ! Rien que l'idée que sa fille chérie puisse tomber sur un Ulrich bis ou un Darren bis lui flanquaient la chair de poule. Quand bien même il ne s'agirait que d'un Killian, il ne serait pas rassuré pour autant, se rappelant de son attitude avec les filles... et même de la sienne, Jeremy n'ayant pas été exemplaire. C'était peut-être pourquoi il avait plus de mal que son épouse à appréhender cette rencontre : lui savait comment étaient les garçons à cet âge, et la pensée que l'un d'eux soit parvenu à séduire sa petite fille lui était insupportable.

"T'imagines c'est un Serpentard !", souffla-t-il, la voix blanche tandis que cette idée abominable s'insinuait dans son esprit. A la vue de sa fille qui enlaçait son épouse, Jeremy se détendit quelque peu et lui offrit même la grâce d'un sourire.

"Bonjour ma fille", l'accueillit-il quand Gabrielle vint l'enlacer à son tour. Il garda un bras possessif autour de sa taille, qui se raidit sensiblement à l'entente du dernier prénom qu'il avait envie d'entendre... Darren. Comme monté sur un ressort, Jeremy tourna une tête aux yeux exorbités vers le nouvel arrivant et le fixa intensément, en quête du moindre signe de ressemblance avec son ancien ennemi de Poudlard. Cela ne pouvait tout de même pas être le fils de Darren O'Connor, si ? C'était impossible. D'une part, parce que son esprit refusait d'envisager la possibilité : sa fille ne lui aurait jamais fait une chose pareille ! D'autre part, parce que même O'Connor ne pouvait pas être narcissique au point d'appeler son fils avec le même prénom que lui... Quoi que... ça lui ressemblait bien, après tout. Ne s'était-il pas déjà fait cette réflexion auparavant ? "S'il y a bien quelqu'un pour nommer son fils après lui, c'est bien Darren O'Connor" ? Cela lui disait quelque chose.

Donc, ce n'était certainement qu'une malheureuse coïncidence. Ce jeune homme avait simplement eu la mauvaise fortune de porter le même nom qu'un abruti de la pire espèce, c'était des choses qui arrivaient. Reprenant ses esprits, Jeremy se força à prononcer un "bonjour" à travers sa mâchoire crispée, et à tendre la main en direction du fameux Darren. A bien le regarder, il lui était vaguement familier - comme l'étaient à peu près tous les jeunes sorciers de son âge, car tous avaient suivi à un moment ou à un autre des cours de métamorphose à Poudlard... Un ancien élève, donc, dont il tenta frénétiquement de se rappeler des souvenirs.

Par mimétisme, Jeremy suivit les autres sur le canapé, laissant sa femme mener l'apéro. Il s'installa tout au fond de son fauteuil préféré, les bras croisés sur sa poitrine et le visage fermé. Peu à peu, des flashs lui revinrent - la première fois qu'il avait fait l'appel en première année, et que son regard avait accroché ce nom, réminiscence d'un temps passé. Une silhouette fluette de première année, parmi tant d'autres, sur les bancs de... quelle maison déjà ? Il ne savait plus. Les élèves venaient et passaient, il était l'un des enseignants avec le plus gros volume horaire et le plus grand nombre d'étudiants, les métamorphoses étant suivies obligatoirement jusqu'aux BUSEs, puis poursuivies par un nombre non négligeable d'élèves jusqu'aux ASPICs. Cet O'Connor n'avait pas plus attiré son attention qu'un autre, et c'était ainsi qu'il l'appelait à l'époque, O'Connor, car s'il n'avait jamais su appeler le père par le prénom, il n'allait pas commencer à le faire avec son fils.

Comme quelque chose de désagréable auquel on cesse vite de penser, Jeremy n'avait plus pensé à Darren fils depuis qu'il avait cessé de suivre ses cours. Hélas, les choses désagréables avaient parfois tendance à vous rattraper, et c'était le cas aujourd'hui... Oui, il en était sûr désormais : il avait face à lui le fils de son ancien ennemi juré. Sa propre fille l'avait trahi !

Et voilà monsieur qui jouait les gendres modèles auprès de Juliet, monsieur qui voulait devenir pédiatre, gnagnagna. Grommelant intérieurement, les sourcils de plus en plus froncés à mesure que la conversation de poursuivait, Jeremy se retint de séparer brusquement l'homme de sa fille lorsque cette dernière posa sa main sur la sienne. Devant son père, qu'elle avait trahi, n'avait-elle pas honte ?!

"Je me souviens", grommela-t-il en réponse lorsque l'odieux personnage se tourna vers lui, tout sourire. En plus, c'était un Serdaigle, un Serdaigle ! Jeremy n'avait jamais spécialement porté les Serdaigle dans son coeur, traumatisé par Edmund Harris en tant qu'élèves, puis par des élèves trop sérieux et lèches-bottes en tant qu'enseignant. Il était connu que le professeur Baker se montrait volontiers plus indulgent avec un Poufsouffle ou un Gryffondor, et peut-être qu'O'Connor ne le portait pas spécialement dans son coeur non plus...

"Le fils de Darren O'Connor, c'est bien cela ?", s'enquit-il d'un ton bourru, ayant encore le minuscule espoir qu'on le détrompe. "Juliet et moi étions avec votre père à Poudlard... Nous n'étions pas franchement amis. Du temps de vos années à l'école, vous m'avez donné l'impression d'un jeune homme correct, j'espère ne pas me tromper. J'espère surtout que vous traitez mieux les gens que votre père à l'époque, et surtout ma fille. Sinon, je n'hésiterai pas à vous remettre brutalement les idées en place comme j'ai pu le faire avec lui."

Il redressa un peu le torse, un avertissement au fond du regard. Il jaugea ostensiblement le jeune homme, insensible aux "Papa !" indignés de sa fille, et lâcha avec sérieux :

"Notre combat dans la boue du terrain de Quidditch est entré dans la légende de Poudlard."

Puis il se détendit d'un - très léger - sourire.


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet connaissait son mari depuis des années. Elle avait été sa meilleure amie avant de devenir sa petite-amie, puis sa femme. Ils avaient connu et partagé tant de moments ensemble qu’elle ne pouvait même pas les compter. Ils avaient trois beaux enfants, et leur vie de couple, même si elle avait connu des hauts et des bas, l’avait toujours rendue heureuse. Aujourd’hui encore, elle était toujours amoureuse de Jeremy. Ils ne restaient pas ensemble par habitude, ou pour leurs enfants, mais parce qu’ils s’aimaient toujours, parce qu’ils prenaient plaisir à être ensemble, à partager des moments tous les deux. Ils étaient la preuve que le grand amour existait.

Et si elle aimait son mari, c’était aussi pour ses défauts et sa mauvaise foi – particulièrement agaçante quoiqu’attendrissante. Elle l’observa, un sourire moqueur aux lèvres, se renfrogner au fur et à mesure que Darren parlait. Avec l’âge, Jeremy était devenu un peu plus bougon qu’il ne l’était à vingt ans. Surtout sur des sujets délicats comme celui-ci. Gabrielle avait toujours été la petite fille de son papa, et ce dernier semblait considérer que les choses étaient très bien ainsi. Juliet avait beau lui servir des discours sur le fait que les enfants devaient prendre leur envol, elle n’y croyait elle-même qu’à moitié. Si elle savait se réjouir pour sa fille, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir un pincement au cœur. Elle aurait aimé garder sa fille encore un peu rien que pour elle.

Lorsque Jeremy se décida à prendre enfin la parole, Juliet lui jeta un coup d’œil méfiant. Si elle comprenait le peu d’enthousiasme qu’il avait à rencontrer ce jeune homme, elle ne souhaitait pas non plus qu’il l’agresse. Cependant, la mention du nom de famille du fameux Darren la fit grimacer. En effet, elle ne pouvait pas en vouloir à son mari de son montrer sceptique. Lorsqu’on avait Darren O’Connor comme père, on pouvait facilement virer dans des comportements peu recommandables. Elle n’avait pas de contacts avec celui-ci depuis des années – en même temps, ils ne s’étaient jamais vraiment appréciés. Mais elle souvenait bien de sa façon de traiter les autres, et surtout les femmes. La vie de Poudlard, à son époque, était d’ailleurs rythmée par les histoires amoureuses sordides de Darren O’Connor. Il y avait eu Lorgan, et puis cette fille de Serdaigle aussi. Immédiatement, Juliet scruta le visage de Darren Junior. Si sa fille était avec lui, c’était forcément qu’il devait être un bon garçon. Gabrielle avait hérité du tempérament de sa mère et ce n’était pas le genre de fille à se laisser embobiner par un garçon. Mais tout de même.

Elle laissa échapper un rire, sous le regard accusateur de sa fille ainée, lorsque Jeremy menaça ouvertement Darren. Ce n’était pas tant la menace qui le faisait rire, mais plus la mention des conflits entre Jeremy et Darren à l’époque de Poudlard. En effet, ces derniers étaient plutôt mémorables. Mais le temps était passé et de l’eau avait coulé sous les ponts. Juliet n’était pas certaine d’apprécier son ancien camarade de classe aujourd’hui, mais elle pouvait laisser une chance à son fils.

« En effet, » commenta-t-elle « mémorable. Quoiqu’un peu ridicule, non ? » plaisanta-t-elle en lançant un regard malicieux à son mari.

« Papa… Tu as fait ça ? » s’exclama Sarah en regardant son père avec des yeux écarquillés.

« Oh crois-moi ma chérie, ton père était un parfait Gryffondor. Aventurier en plus de ça ! » ajouta-t-elle en songeant à leurs nombreuses mésaventures.

« Mouais… » lança la petite dernière, sceptique.

Juliet esquissa un sourire. Il était toujours difficile de concevoir que des parents puissent avoir eu une vie avant d’avoir des enfants et de les élever. Elle était d’ailleurs plutôt bien placée pour le savoir !

« Ne vous en faîtes pas monsieur Baker, je n’ai pas de mauvaises intentions envers votre fille, et je ne souhaite que son bonheur. Et puis, de toute façon, de nous deux, c’est elle qui fait le plus peur. » Gabrielle lui donna un coup de coude avant d’échanger un regard complice avec sa mère. « Qu’est-ce que je disais ! »

« Bon, eh bien dans tous les cas, Darren est un garçon très sympathique et charmant, donc cela me ferait vraiment plaisir que vous appreniez à le connaître. » déclara Gabrielle. Elle se pencha vers son père pour poser sa main sur son bras. « Tu feras bien ça pour moi, papou ? » lança-t-elle avec un grand sourire.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Dernière édition par Jeremy Baker le Dim 4 Juin 2017 - 17:03, édité 1 fois
"Glorieux, pas ridicules !", répliqua Jeremy en bombant le torse, les sourcils froncés en une expression faussement guerrière. A l'époque, il prenait très au sérieux l'inimitié qui le liait à cet homme, et à vrai dire, il n'était pas sur de plus l'apprécier aujourd'hui. Son fils devait forcément être plus fréquentable, pour que sa fille s'en entiche, mais enfin, les chiens ne faisaient généralement pas des chats. Il espérait de tout coeur que son père lui avait pas inculqué ses valeurs nauséabondes et sa façon de traiter les femmes, car il n'hésiterait pas à le métamorphoser en ver de terre s'il faisait souffrir sa Gaby.

Il glissa un regard vers sa plus jeune fille qui venait de l'interpeller, et lui lança un discret clin d'oeil. Si ses enfants savaient le nombre de fois où leur prof de père avait piétiné le règlement de Poudlard, lorsqu'il était lui-même élève ! Ils en avaient, des histoires à raconter, Jeremy et Juliet... Leur jeunesse avait été plus que mouvementée, entre leur histoire d'amour haute en couleur et le contexte fou dans lequel ils avaient suivi puis achevé leur scolarité. Ils avaient connu Ana Sorden et l'ère Marchebank, et vécu certains des évènements les plus durs des dernières décennies, comme le Bloody Sunday. Mais tout cela, pour leur progéniture, c'était bien loin, bien vieux et poussiéreux, cela relevait du domaine des livres d'Histoire... Alors la réaction de Sarah lui tira un rire amusé, et il tendit la main pour ébouriffer sa petite tête blonde.

Grâce à ces boutades familiales, Jeremy avait commencé à se détendre, mais mini O'Connor eut alors le mauvais goût d'intervenir. Pourquoi était-il encore là, celui-là, pourquoi ne voulait-il pas gentiment disparaître pour laisser sa fille chérie rencontrer un gentil Poufsouffle ? Ou personne, d'ailleurs, pourquoi aurait-elle besoin d'un petit-ami alors qu'elle avait son papa pour s'occuper d'elle ? L'air méfiant, Jeremy considéra le jeune homme en silence, avant d'être manipulé de la plus machiavélique des façons par Gabrielle. Comment était-il censé lui refuser quoi que ce soit quand elle prenait cet air-là ? Depuis la naissance de sa fille, et malgré la naissance de ses deux autres enfants, Jeremy n'avait jamais arrêté d'être un papa poule, quoi qu'il en dise. Que ce soit avec Gaby, Arthur ou Sarah, c'était la même chose. Heureusement pour lui, les deux autres n'étaient pas aussi Serpentard que Gabrielle, car l'aînée avait compris très jeune que ses risettes lui permettaient d'obtenir tout ce qu'elle voulait de son paternel...

"Hmmff oui bon grmbl, tu ne perds rien pour attendre", grommela-t-il avant de secouer la tête, désespéré par sa propre faiblesse. "Méfie toi, Darren, Gabrielle tient de sa maman et elle sait parfaitement mener son monde à la baguette. Tu l'aurais vu petite, à deux ans, elle obtenait déjà tout ce qu'elle voulait de son oncle Théo rien qu'en lui faisant de grands sourires. Il n'arrêtait pas de lui apporter des cadeaux et des friandises en douce."

Jeremy échangea un sourire avec Juliet à ce souvenir, puis se pencha vers la table basse pour attraper quelques biscuits apéro. Il les mâchonna un instant puis posa un regard grave sur Darren. Il était temps de passer aux choses sérieuses...

"Alors Darren, qu'est-ce que tu aimes faire dans la vie ? Est-ce que tu aimes le Quidditch ?"



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Juliet observa la technique de sa fille en souriant, amusée par la situation. Gabrielle, dès son plus jeune âge, avait compris comment faire craquer absolument tous les hommes de son entourage - son père, ses grands-pères, son parrain... Il lui suffisait d'un regard suppliant, ou d'un grand sourire éclatant pour qu'ils craquent tous les uns à la suite des autres. Elle approuva d'ailleurs d'un hochement de tête la recommandation de son mari. Gabrielle, elle, préféra jouer l'étonnée.

"Ah bon, je faisais ça ?" demanda-t-elle, l'air amusée.

"Oh que oui. Quand tu avais deux ans, dès que Théo te gardait, tu passais ta journée à trottiner derrière lui et à lui faire de grands sourires pour qu'il te donne un bonbon. C'était de la manipulation pure et simple, et il ne savait même pas comment te dire non." raconta Juliet en souriant. "Mais c'était la même chose pour nous, alors on ne disait trop rien." avoua-t-elle en jetant un regard à son mari.

"Gaby avait vraiment trop de chance. Vous lui laissiez tout faire. Alors que pour moi, c'est toujours non." maugréa Sarah en croisant les bras.

"C'est clair que tu es à plaindre ! " lança Arthur en lui ébouriffant les cheveux. "Crois-moi, papa et maman ne me laissaient jamais sortir."

"Ça c'est simplement parce que tu finissais toujours à l'hôpital, chéri." argua Juliet.

"C'est vrai ! Tellement que tu as décidé de travailler là-bas, même." se moqua Sarah.

"Parfaitement. Pour être plus près, au cas où." plaisanta Arthur.

Que les enfants pouvaient être ingrats, parfois, songea Juliet, amusée de la situation. Gabrielle, Arthur et Sarah n'étaient vraiment pas à plaindre. Ils avaient toujours été écoutés par leurs parents, et même s'ils n'avaient pas été pourris-gâtés, ils avaient été largement choyés.

Reportant son attention sur Darren, Juliet écouta sa réponse aux questions de son mari.

"Oui ! Je jouais un peu quand j'étais à Poudlard. J'étais attrapeur dans l'équipe de Serdaigle." expliqua-t-il. "Mais je n'ai pas pu continuer après, mes études me prenaient trop de temps. On joue parfois en famille, mais je suis loin d'avoir le niveau de Gabrielle !" déclara le jeune homme en lançant un regard à sa petite-amie.

Juliet hocha la tête, sans pouvoir s'empêcher de penser que, vraiment, une partie de Quidditch chez les O'Connor, ça ne devait pas être particulièrement amusant.

"J'ai même réussi à le faire changer de camp ! Quand on s'est rencontré, il soutenait les Canons." déclara Gabrielle sur un ton grave. "Mais maintenant ça va, il est pour Flaquemare."

"Je me demande franchement ce qui l'a fait changer d'avis." lança Arthur en souriant, avant de rigoler franchement lorsque sa soeur lui tira puérilement la langue.

Observant ses enfants se chamailler gentiment, Juliet sentit comme un pincement au coeur. Ils avaient vécu de si belles années, en famille, songea-t-elle. Et maintenant, il fallait accepter qu'ils partent, qu'ils fassent leur vie, rencontrent d'autres personnes, se marient, fondent une famille à leur tour... Alors qu'elle s'était toujours dit qu'elle accepterait cela sans difficulté, elle se rendait maintenant compte que ce n'était pas si évident que ça.

"Je reviens, je vais finir de préparer le déjeuner." expliqua-t-elle en se levant du canapé. "Tu viens m'aider, Jerem ?" demanda-t-elle, en lançant à son mari un regard qui ne lui laissait pas vraiment le choix.

Ils gagnèrent la cuisine tous les deux, et, une fois dans la pièce, Juliet garda le silence pendant quelques instants, agitant distraitement sa baguette pour empiler des plats sales.

"Ils grandissent trop vite." lâcha-t-elle finalement en croisant le regard de son mari. "Et finalement, moi non plus je ne suis pas sûre d'aimer trop ça."



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Et voilà qu'elle aime [Jeremy & Juliet]

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