AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 Tous les bateaux, tous les oiseaux, tous les soleils [Jalene]

James CarterAmbulancier magiqueavatar
Messages : 252

Voir le profil de l'utilisateur
23 septembre - Ecosse


Main dans la main, Marlene et James avançaient le long de la plage. Ils avaient retiré leurs chaussures et marchaient les pieds dans l’eau, sautillant de temps en temps pour ne pas se faire éclabousser par les vagues. Le temps était agréable, le soleil réchauffait doucement leur peau. James ne s’était jamais senti aussi bien depuis longtemps et profitait de ce moment de calme et de joie, un léger sourire flottant sur ses lèvres.

Il avait commencé sa formation presque deux mois auparavant. Il adorait ce qu’il faisait, vraiment. Il ne s’attendait pas à ça, à cette passion qui l’habitait désormais, cette envie d’apprendre plus, de découvrir plus. A Poudlard, il n’avait jamais été un très bon élève – ni un très mauvais, en réalité. Il travaillait dans les matières qu’il trouvait intéressantes, voilà tout. A Sainte-Mangouste, c’était différent. Il avait découvert une toute autre facette de sa personnalité, et s’épanouissait réellement dans ce qu’il faisait. Malgré le travail acharné, les horaires impossibles, il aimait vraiment sa formation d’ambulancier. Du reste, il appréciait l’environnement de l’hôpital. Il avait été surpris en découvrant une tête connue dans sa promotion : Samantha Miller, avec qui il s’était toujours plutôt bien entendu. Et puis, il arrivait à voir Marlene, de temps en temps, pour déjeuner. Depuis qu’ils avaient tous les deux commencé à travailler, le temps qu’ils passaient ensemble avait considérablement diminué. Parfois, il était de garde, la nuit, et rentrait dormir chez lui alors que Marlene commençait sa journée… Alors, dès qu’ils avaient vu qu’ils avaient un week-end complet de libre en commun, ils s’étaient empressés de prévoir une petite escapade.

C’était un peu hasard qu’ils avaient choisi ce petit village écossais. Ils avaient trouvé sur internet une charmante petite auberge qui proposait des prix assez acceptables. Bon, ce n’était pas le grand luxe, mais c’était amplement suffisant pour un week-end (et, à vrai dire, ils ne pouvaient pas s’offrir beaucoup plus). Et puis, ils avaient besoin de se retrouver tous les deux et cet endroit calme, paisible, correspondait parfaitement à leurs attentes. Ils étaient donc arrivés samedi matin, de bonne heure. Ils avaient déposé leurs affaires à l’auberge et s’étaient empressés de courir jusqu’à la plage. Ils avaient joué comme des enfants pendant toute la journée, riant aux éclats. Ils avaient mis les pieds dans l’eau –mais l’eau était gelée. James, pour impressionner Marlene, avait plongé sans réfléchir – mais l’avait bien regretté quand il était sorti, les lèvres bleues, et qu’il avait dû la supplier de bien vouloir lui lancer un sort pour le sécher – il avait, bien évidemment, oublié sa baguette dans sa valise.

Le week-end avait été merveilleux donc, mais touchait bientôt à sa fin – ils rentreraient en Angleterre en début de soirée. James attira Marlene contre lui en passant son bras sur ses épaules et lui déposa un baiser dans ses cheveux emmêlés par le vent et le sel.

« On devrait toujours vivre comme ça. » affirma James. « Au bord de la mer, sans personne autour de nous… » poursuivit-il en balayant l’étendue déserte des yeux.

C’était un peu le rêve, non ? Ils avaient tous les deux le permis de transplanage, donc ils pouvaient se rendre dans des lieux plus animés en un claquement de doigts ! Mais vivre ici… Oui, James n’y verrait aucun inconvénient.

« Oh, et avec un chien ! C’est très important, un chien. Grady m’a expliqué que c’était une très bonne chose d’avoir un animal de compagnie, en plus. Il pourrait courir autant qu’il voudrait ici. » Et même se baigner, d’ailleurs. « Allez, on plaque tout, et on s’installe ici pour élever euh… Des mouettes ? »

Bon, ce n’était peut-être pas exactement une bonne idée. Mais ils étaient jeunes, ils avaient bien le droit de rêver !
Marlene BarclaySage-femmeavatar
Messages : 381

Voir le profil de l'utilisateur
Marlene avait toujours bien aimé la mer – en même temps, qui n'aimait pas cela ? - aussi, leur destination de week-end en amoureux avait été vite trouvé. L’Écosse était moins chère que les côtes ensoleillées de Cornouailles, et plus loin de son père, et James et elle en avaient profité pour prendre des petites vacances. Elle aimait beaucoup son nouveau travail mais c'était stressant, fatiguant et elle révisait beaucoup en parallèle du stage pour réussir ses examens théoriques. De plus, elle avait commencé début Juillet, une semaine après avoir quitté Poudlard, aussi n'avait-elle pas eu de vacances. Lorsqu'ils n'étaient pas encore ensemble et qu'elle imaginait la relation parfaite, cela impliquait des escapades romantiques (comme dans tout bon film qui se respecte), aussi était-elle ravie. Elle avait pu se mettre un peu en avant avec sa connaissance du pays – sa famille maternelle était écossaise – et même s'ils n'avaient pas pu se baigner (sauf James, mais il l'avait regretté très fort et elle avait ri aussi fort), ils avaient passé de bons moments. Elle était peinée que cela se termine et de devoir revenir en Angleterre, aussi profitait-elle entièrement de la balade sur la plage, regrettant de ne pas avoir pris son appareil photo.

Lorsqu'il l'attira contre lui, elle glissa une main dans son dos, écartant de son autre main ses cheveux qui lui allaient dans les yeux à cause du vent, de plus en plus présent. Sa phrase lui tira un sourire et elle promena son regard sur la plage vide – au fin fond de l'Ecosse en septembre, il n'y avait pas grand-monde – ravie par le lieu.

- Même en hiver ? le taquina-t-elle. Sous la pluie et la tempête ?

Oh, à bien y réfléchir, cela devait avoir son charme aussi... De toute manière, elle aimerait vivre au bord de la mer un jour. L'avantage d'être une sorcière, c'était quand même le transplanage : la possibilité de se déplacer comme on l'entendait. Ce n'était même plus nécessaire de vivre près de son lieu de travail, il suffisait d'y penser très fort et le tour était joué. C'était un luxe non négligeable et c'est bien pour cela qu'elle vivait à Manchester en travaillant à Londres. Comme cela, elle était proche de sa famille et de son grand-père, tout en étant employée à Sainte-Mangouste. C'était, en revanche, impossible à expliquer aux moldus et elle affirmait donc pour eux travailler à Manchester.

- Méfie toi, cela veut dire que Grady veut adopter un chien dans votre appart', ça. Un petit chiot trop mignon, certes, mais un chien quand même ! L'autre nuit, révéla-t-elle, je l'ai surpris en train de pleurer à moitié devant une émission vétérinaire...

Puisque James et son meilleur ami étaient en colocation, Marlene croisait souvent ce dernier. Ils arrivaient plutôt bien à s'accommoder l'un à l'autre – même s'il avait mangé ses yaourts que James avait acheté rien que pour elle ! - et même à s'entendre. Ce qu'elle ne disait pas, d'ailleurs, c'est que cette fameuse nuit, elle s'était levée parce qu'elle ne pouvait pas dormir et qu'ils avaient fini par regarder l'émission ensemble, suivant anxieusement l'opération de Honey Bee, ce chat renversé par une voiture (il était sauvé à la fin). Elle éclata de rire lorsqu'il proposa de tout plaquer pour élever des mouettes et lui caressa le dos.

- Des chèvres, plutôt ! Et on fait du lait bio, moins gras que le lait de vache, et on le revend à K&K pour qu'elles en fassent des milkshakes bio-allégés-sans-gluten-diététiques-énergétiques. Je suis quasiment certaine qu'on ferait fortune !

En ce moment, le monde entier semblait parler du nouveau centre de fitness de leurs anciennes camarades de classe. Surtout Grady, vu qu'il sortait avec Kessy... Mais aussi Azénor, sa nouvelle amie !

- Mais vivre ici, ça me plairait, oui, reprit-elle avec un sourire. Un jour peut-être, quand on aura des sous...

Et donc de glisser, mine de rien dans la conversation, qu'elle voulait vivre avec lui un jour.


Marlene Barclay
   
I was younger then
Take me back to when
I found my heart and broke it here

Avatar par Eilyam.
James CarterAmbulancier magiqueavatar
Messages : 252

Voir le profil de l'utilisateur
« Mais imagine, un petit chiot ! » s’exclama James, « Un petit chiot trop mignon avec sa petite bouille de bébé. Je suis sûr que tu craquerais ! »

En réalité, James et Grady avaient sérieusement pensé à prendre un chien avec eux. Pour l’instant, seul leur bon sens les avait arrêté, mais avec eux, il n’était pas certain que cette sage décision tiendrait encore longtemps…

« J’aime bien cette émission aussi… » avoua-t-il ensuite en glissant une main derrière sa nuque. « C’est hyper prenant ! Puis, quand je tombe dessus, je ne peux pas aller me coucher avant de savoir si la pauvre bête va s’en sortir. Ma conscience le refuse, c’est purement psychologique. » affirma-t-il en riant.

Il écouta ensuite Marlene évoquer l’idée d’un élevage de chèvres. Evidemment, il savait qu’elle plaisantait, mais James était un grand rêveur et ne parvint pas à s’empêcher d’imaginer la scène… En même temps, l’endroit où ils se trouvaient semblait sortir tout droit d’un rêve. Oh, ce n’était pas un lieu paradisiaque : l’eau n’était pas turquoise, le sable n’était pas blanc et fin, il n’y avait aucun palmier à l’horizon… Pour autant, James se sentait dépaysé. Il se sentait bien, sur cette plage balayée par le vent, au bord de cette mer, certes glaciale mais surtout sauvage. L’endroit avait un charme particulier qui ne le laissait pas de marbre. Alors évidemment, il lui était facile de s’imaginer vivre ici. Quitter la ville ne serait pas une décision difficile à prendre pour James. Il aimait le calme, et savait que, grâce à son statut de sorcier, il pouvait se rendre où il voulait en transplanant. Il réprima son sourire pour reporter son attention sur Marlene.

« Mais c’est une super idée ! En ce moment, on ne cesse de nous rappeler à quel point il est important de manger mieux, et surtout des produits frais… On ferait un carton ! »

L’idée était presque envisageable. Presque, parce qu’il n’était pas certain d’aimer le métier d’éleveur de chèvres. Cela pourrait être amusant, mais il tenait trop à son futur métier d’ambulancier. Et puis Marlene s’épanouissait également dans sa formation, il n’était pas question de changer.

Cependant, à la remarque de Marlene, James lui retourna un sourire et attrapa sa main dans la sienne. Depuis quelques temps, il réfléchissait de plus en plus à la possibilité de vivre avec Marlene. Il avait l’intime conviction que leur relation fonctionnerait, quoiqu’il arrive. Cela ne faisait pas si longtemps que ça qu’ils étaient ensemble pourtant, et ils ne cessaient de se chamailler. Mais l’amour qu’il portait à Marlene lui semblait réellement supérieur à ces gamineries qu’ils perpétuaient plus par habitude et taquinerie qu’autre chose. Son amour lui semblait mature, adulte et – plus important encore – vraiment sincère.

« J’espère qu’on deviendra suffisamment riche rapidement. » Fut sa seule réponse, confirmant ainsi son envie de vivre avec la jeune femme.

Ils continuèrent à marcher encore un peu, parlant de tout et de rien, profitant de l’air marin et de la température qui était plutôt clémente. Arrivés au bout de la plage, ils s’apprêtaient à faire demi-tour pour regagner l’auberge. Cependant, en tournant la tête vers la côte, James aperçu une pancarte qui lui tira un sourire. Une vieille maison inhabitée se tenait là, surplombant la plage. Une grosse pancarte « A vendre » était plantée devant.

« Ma chère, allons faire le tour du propriétaire ! » proposa James en entraînant Marlene derrière lui.
Marlene BarclaySage-femmeavatar
Messages : 381

Voir le profil de l'utilisateur
- Bien sûr que je craquerais, confirma Marlene avec un sourire, mais un chien n'est pas fait pour la vie en appartement ! Ça aime courir, creuser des trous dans le jardin... Il ne serait pas heureux sur votre canapé.

Elle-même aimait bien les animaux mais comptait en prendre quand elle aurait une maison. Elle voulait des chats, un chien... Plein ! Elle adorait vraiment cela. Son père n'avait jamais voulu prendre de chien, car il partait souvent en mission et c'était déjà compliqué de trouver un hébergement pour son petit-frère, alors pour un chien... Elle s'était promis d'en prendre un dès qu'elle pourrait. Un gros, plein de poils !

- T'es trop mignon, rit-elle quand James confia qu'il aimait bien l'émission vétérinaire aussi. Elle le regarda avec tendresse, toute souriante, avant de reprendre : on la regardera ensemble, va, comme ça, on sera soulagés tous les deux, ça finit toujours bien ! Parce que, je l'avoue, je l'aime bien aussi. Des fois, quand tu dors et pas moi, je me lève et Grady et moi on la regarde ensemble !

Elle aimait bien en fait ces moments, elle aimait bien Grady, elle le trouvait drôle. James s'endormait plus facilement qu'elle, elle restait plus longtemps à tourner, à chercher le sommeil alors, pour ne pas le réveiller, elle se levait quand elle était chez les garçons et s'installait sur le canapé. Parfois-même, elle s'y endormait, blottie sous une couverture et était réveillée par Grady qui allait travailler tôt (ou qui allait piquer dans le frigo, c'était souvent le cas.)

- Parce que tu te vois vraiment éleveur de chèvre ? Nettoyer la paille et tous ces trucs ? Hum, je te le laisse, fit-elle avec malice, je vais plutôt rester avec mes bébés, si ça te va !

Elle aimait trop son nouveau travail pour abandonner comme ça, surtout pour devenir fermière. Elle sentit son cœur se gonfler quand James saisit sa main, après qu'elle ait laissé sous-entendre qu'elle aimerait vivre avec lui un jour. Cela lui paraissait d'une telle évidence, elle avait envie de tout faire avec lui. Elle voulait qu'ils vivent ensemble, elle voulait qu'ils se marient un jour, dans quelques années et encore après, qu'ils aient des enfants. Certains diraient sûrement que c'était stupide, qu'ils étaient jeunes et que c'était ce qu'on pensait toujours de son premier amour. Qu'on ne restait que rarement avec son premier petit copain. Mais Marlene était vraiment très amoureuse et ignorait ce genre de commentaires. Évidemment, la vie pouvait changer, peut-être qu'ils se sépareraient un jour mais en attendant, elle préférait se dire qu'ils pouvaient tout faire ensemble et être heureux comme maintenant. Alors quand il confirma qu'il avait envie de vivre avec elle un jour, dès qu'ils pourraient, elle ne put retenir l'immense sourire qui naquit sur ses lèvres et se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser plusieurs fois.

- Je t'aime, souffla-t-elle entre deux baisers.

Elle resta contre lui un petit instant, profitant de sa chaleur et de son contact avant qu'ils ne recommencent à marcher, leurs mains nouées. Ils papotèrent avec enthousiaste, même si elle commençait un peu à avoir froid malgré la température plutôt clémente (elle était frileuse), jusqu'au bout de la plage. Ils s'apprêtaient à faire demi-tour pour revenir à l'auberge quand elle sentit James tirer sa main. Elle lut la pancarte "à vendre" mais freina un peu des pieds dans le sable.

- T'es sûr qu'on a le droit... ? Faut peut-être un agent immobilier...

Mais son amoureux semblait plutôt sûr de lui et même si Marlene n'était pas rassurée, elle se laissa entraîner. La maison dominait la plage, sur une dune de sable, même si elle avait un peu d'herbe autour. Une clôture délimitait son terrain, en bois un peu usé par la mer. Ils poussèrent le portail qui grinça et approchèrent de la porte. La façade était un peu usée, la maison pas très haute même si on apercevait des fenêtres dans le toit. Elle avait sûrement dû avoir beaucoup de charme à une époque, même si elle semblait abîmée désormais.

- On dirait une maison hantée, souffla-t-elle, j'espère que tu as ta baguette ! A toi l'honneur, monsieur l'aventurier !


Marlene Barclay
   
I was younger then
Take me back to when
I found my heart and broke it here

Avatar par Eilyam.
James CarterAmbulancier magiqueavatar
Messages : 252

Voir le profil de l'utilisateur
« Hého ! Il y a quelqu’un ?! » s’écria James, en entrouvant la porte de la maison à vendre. Il attendit quelques instants. « Bon, tu vois, personne ! Et puis, je ne t’ai pas dit que je suis très bon vendeur ? Je te jure, quand j’étais petit je faisais récolter à mon école une somme incroyable en vendant des gâteaux ! Vraiment, je pense que c’est un don. » Bon, il oubliait peut-être de mentionner qu’il faisait le tour de sa famille et que la « somme folle » était en réalité bien minime par rapport aux besoins financiers d’une école. Mais tout de même. « Du coup, ce sera moi, ton agent immobilier. »

Il se posta face à elle, et lui tendit la main pour serrer la sienne.

« Bonjour madame, bienvenue dans notre charmant village. Je vous en prie, veuillez entrer. » lança-t-il d’un ton emprunté. « D’ailleurs, je vous ferai remarquer que cette maison n’est pas du tout hantée. A part monsieur Delattre, mort ici même il y a quinze ans, elle n’a presque jamais été habitée ! » il esquissa un sourire, avant de tenter de reprendre son sérieux. « Suivez-moi donc, nous allons commencer la visite. »

Au hasard, il s’avança dans la pièce et jeta un coup d’œil circulaire.

« Voici donc le salon. C’est un peu rustique, je vous l’accorde, mais c’est tout à faire char-mant. D’autant plus qu’il donne sur une magnifique véranda ! » Il pointa du doigt la véranda avant d’esquisser une grimace. « Hum. L’effet « verre cassé » est parfaitement tendance cette saison ! Donc il s’agit d’une belle pièce à vivre, avec une vue sur la mer imprenable. De plus, la pièce est exposée plein sud (il n’en savait rien) ce qui fait qu’elle est chauffée naturellement durant la journée. Et pour le soir, vous avez une belle cheminée rustique ! »

Il se déplaça encore pour changer de pièce, et déboucha sur une pièce qui lui semblait être la cuisine.

« Je suis certain que vous apprécierez le charme de cette cuisine d’un style plutôt ancien. L’évier est typique de l’époque à laquelle cette maison a été construite ! Et puis, vous avez une grande cuisine, pour ranger beaucoup de paquets de céréales. Que demander de plus ? Je vous en prie, suivez-moi très chère, nous allons monter maintenant à l’étage. »

Il exécuta une courbette ridicule avant de se diriger vers les escaliers. Il monta les marches avec précaution, les testant avec un pied avant de mettre tout son poids dessus. Les escaliers débouchaient sur un couloir. Il ouvrit la première porte et s’y engouffra.

« Voilà une salle de bain qui colle parfaitement avec le style de la maison ! Bon, j’espère que vous êtes bien vaccinée contre le tétanos, sinon je vous déconseille fortement de vous approcher des tuyaux… Mais avec un peu d’huile de coude, tout sera comme neuf ! »

Il quitta la pièce pour entrer dans la suivante.

« Et ho ! Voici un magnifique bureau. Un lieu calme pour pratiquer des activités intellectuelles comme la lecture, la peinture ou l’écriture, bien évidemment. Avec sa fenêtre qui donne sur la mer, cette pièce ne pourra que vous ravir ! De plus, elle est facilement transformable en chambre pour enfants, si jamais vous avez des projets avec monsieur… » lança-t-il en haussant les sourcils, riant sous cape.

Il se dirigea ensuite vers la pièce en face.

« Et là ! Voilà la suite parentale, madame ! Une magnifique chambre au parquet authentique, et une jolie salle de bain réservée au couple ! N’est-ce pas tout à fait charmant ? D’autant plus que vous disposez d’un petit balcon pour prendre l’air et regarder la mer s’agiter. » Il invita Marlene à le suivre sur le balcon. « Et enfin, vous trouvez ci-dessous un petit jardin. Mais qui a besoin d’un grand jardin quand on a une plage à moins de cent mètres ? Dans tous les cas, c’est largement suffisant pour un chien. » conclut-il en lui offrant un sourire malicieux.

Il l’attira enfin vers elle, un grand sourire plaqué sur le visage. « Alors ? C’était bien hein ? Vous ai-je convaincu, madame Barclay ? »
Marlene BarclaySage-femmeavatar
Messages : 381

Voir le profil de l'utilisateur
Marlene fut surprise de constater que la porte de la maison était ouverte. C'était étrange, non ? Si James n'avait pas été là, jamais elle ne serait rentrée : et si un policier passait par là et décidait qu'ils étaient en infraction ? C'était de la violation de domicile privée, presque ! Pas très rassurée, elle s'efforça néanmoins de ne pas passer pour une peureuse, une trop grosse peureuse du moins, et suivit James sans lâcher sa main, après que ce dernier eut vérifié qu'il n'y avait personne dans la maison. Entendre son petit-ami raconter des bêtises la détendit un peu et elle posa les pieds sur le sol du salon, qui grinça sous son poids.

- Je ne veux pas dire, mais c'est exactement comme ça que commencent les films d'horreur. Un couple stupide qui va visiter une vieille maison déserte.

Ils mourraient généralement les premiers, même avant l'apparition du titre du film. Même avant l'apparition du héros : ils étaient l'introduction. James, lui, ne paraissait pas inquiet pour deux sous puisqu'il se présenta comme son agent immobilier, ce qui tira un sourire malgré tout à Marlene. Elle se détendit en lui serrant la main, amusée.

- Et donc Monsieur Delattre n'est pas resté en fantôme ? C'est dommage, voyez-vous, je suis une sorcière, cela ne me dérange nullement !

Elle avait pourtant pleuré la première fois qu'elle avait vu un fantôme, à Poudlard, c'était le Baron Sanglant mais depuis elle s'y était habituée, même si elle n'aimait pas vraiment cela. Elle ne serait pas folle au point de vivre avec des spectres, par exemple, comme certains le faisaient même s'ils étaient de bonne compagnie. Elle abandonna ses pensées un peu morbides pour écouter James, qui faisait décidément un bon agent immobilier. Elle le suivit religieusement dans ses déambulations, hochant la tête à chacun de ses propos. Elle ponctua la visite de commentaires comme « Très intéressant », « Et vous avez la superficie de cette pièce ? », « Est-ce que c'est bien isolé ? », « De quand date la plomberie ? », se prenant facilement au jeu devant l'enthousiasme communicatif de James. En réalité, la maison avait beaucoup de charme quand on regardait bien. Certes, c'est assez délabré et vieux mais les pièces étaient grandes, le parquet très beau et la vue sur la mer était magnifique, on la voyait des nombreuses fenêtres de la maison. Cela avait dû être un bel endroit à une époque et la personne qui l'achèterait pourrait sûrement lui redonner sa splendeur d'antan.

- Pas pour le moment, répliqua-t-elle avec malice lorsque James-Immobilier parla de projets d'enfants.

Ils venaient à peine d'entrer dans la vie d'adulte et dans leurs métiers respectifs, ce n'était pas pour prendre une autre voie dès maintenant. Pourtant, Marlene voulait des enfants tôt dans sa vie mais pas tôt à ce point-là : elle voulait un métier et une maison avant. Et puis James et elle n'en n'étaient pas à faire des enfants, s'ils en faisaient ensemble un jour... Cette idée la fit un peu rougir et elle perdit le fil de la conversation jusqu'à ce qu'ils arrivent sur un petit balcon qui donnait directement sur la mer. Elle profita quelques secondes de la vue magnifique jusqu'à ce que James l'attire contre lui, ce qui lui tira un rire.

- Vous essayez toujours de convaincre vos clientes en les draguant à la fin ? lança-t-elle en glissant ses bras autour de son cou. Vous devez en vendre, des maisons !

Elle déposa un baiser sur ses lèvres avant de s'appuyer contre la rambarde, testant quand même la solidité de cette dernière : il ne manquerait plus qu'ils basculent tous les deux.

- Je suis convaincue ! Je signe où ?

Elle se retourna vers la façade abîmée par les vents marins avant de jeter un coup d’œil à James.

- En vrai, c'est dans ce genre de maisons que je voudrais vivre un jour. La vue est magnifique et puis tu es tranquille, loin de tout... Enfin, pas vraiment avec le transplanage, c'est ça qui est génial. Tu imagines si on avait les moyens de s'acheter une maison ? On pourrait tout refaire, tout aménager. Casser le mur entre la cuisine et le salon, mettre de la peinture partout et des rideaux bleu clair. On pourrait repeindre la clôture en blanc et faire une jolie allée. Tondre le jardin et planter des fleurs, si la terre n'est pas trop sèche. Ça serait vraiment trop bien, tu ne penses pas ? Dommage que nos économies soient de ving-cinq livres et six paquets de céréales !


Marlene Barclay
   
I was younger then
Take me back to when
I found my heart and broke it here

Avatar par Eilyam.
James CarterAmbulancier magiqueavatar
Messages : 252

Voir le profil de l'utilisateur
"C'est vrai." commenta-t-il lorsque Marlene évoqua les films d'horreurs. "Sauf que je suis loin d'être stupide !"

La visite dura une petite quinzaine de minutes, pendant lesquelles James s'amusa - comme un enfant, certes - à jouer à l'agent immobilier. Objectivement, la maison était dans un sale état. Mais, avec des travaux et un peu d'huile de coude, elle pouvait s'avérer magnifique. James avait toujours eu un faible pour les vieilles maisons, avec des poutres apparentes et du parquet. Il leur trouvait beaucoup plus de charme que les maisons modernes, désespérément tristes.

"Oui." avoua James lorsque Marlene lui demanda s'il draguait toujours ses clientes. "On m'a toujours dit de me servir de mon joli sourire !" blagua-t-il avec un sourire.

James écouta Marlene s'enthousiasmer à propos de la maison qu'il venait de lui faire visiter. Ses paroles faisaient écho à ses propres pensées, et il se surprit à imaginer la maison, l'aménagement, la décoration... Une grande maison, rien que pour eux, au bord de la mer... Et puis, toutes les villes à proximité, puisqu'ils pouvaient transplaner. Il pourrait rentrer du travail et se détendre, au bord de la mer, loin de l'agitation de Londres ou de Bristol... C'était le rêve, songea-t-il avec un doux sourire. Et puis, ils étaient encore jeunes et énergétiques : la charge de travail de leur faisait pas peur.

"C'est vrai que, dit comme ça, ça semble parfait." répondit James en souriant à sa petite-amie. Sourire qui se changea en grimace lorsqu'il fut question des économies. "Au moins 8 paquets de céréales !" rétorqua-t-il avec humour."Je ne sais pas si cette maison vaut si cher. Je veux dire, c'est vrai qu'elle est bien placé, mais le village est complètement paumé, et elle est quand même un peu en ruine.". En tout cas, il ne devait pas y avoir beaucoup de visites ! "Nous ça ne nous dérange pas, parce qu'on est sorciers, donc on peut gagner Londres en quelques secondes, mais pour des moldus... Et puis imagine la facilité avec laquelle on pourrait faire les travaux, en faisant recours à la magie !" s'enthousiasma James en promenant son regard autour de lui.

Plus il en parlait, plus l'idée commençait à germer dans sa tête. Mais ce n'était pas raisonnable du tout ! Ils venaient de terminer l'école, ils n'allaient pas acheter une maison, ils étaient trop jeunes pour ça, non ? James secoua la tête, un peu perdu par ces envies nouvelles. Certes, ils étaient jeunes, mais devait-on attendre d'avoir vingt-cinq, ou même trente ans, pour se lancer dans la vie ? Et s'ils se sentaient prêts maintenant, n'était-ce pas ce qui importait vraiment ? Plutôt que d'attendre sagement que le timing soit le bon ? Tout ce que le jeune homme savait, c'était qu'il était bien avec Marlene. Merveilleusement bien, même. Et qu'il ne comptait pas la quitter demain, ni même dans dix ans, à ce qu'il sache. Alors pourquoi pas, en soi, s'ils avaient les moyens ?

"Hypothétiquement," commença-t-il "Si on avait miraculeusement les moyens, est-ce que ça te dirait, de vivre ici ?" demanda-t-il, avec curiosité. "Genre, pas dans dix ans, mais quand tu es jeune ?" lança-t-il avant de se rattraper : "Enfin, même dans dix ans, tu seras toujours jeune et belle hein, mais voilà, tu m'as compris."
Marlene BarclaySage-femmeavatar
Messages : 381

Voir le profil de l'utilisateur
- C'est sérieux, tout ça ! répliqua Marlene lorsque James avoua qu'il se servait de son joli sourire (très très joli sourire, il est vrai...) pour avancer dans la vie. On voit pourquoi Mason a voulu de toi comme Préfet-en-Chef !

L'année dernière, leurs nominations respectives avaient été critiquées puisque ni l'un, ni l'autre n'était Préfet auparavant. On aurait pu croire que Amely Anderson ou Dave Marchebank auraient le badge, mais non : cela avait été James et elle. Encore maintenant, elle se demandait pourquoi. Autant, James, cela pouvait se défendre, il était apprécié, plutôt charismatique, les élèves se sentaient en confiance avec lui mais elle... Elle n'en n'était pas mécontente, au contraire : cela avait beaucoup aidé son dossier scolaire et lui avait permis de terminer sa scolarité sur une note impressionnante, elle qui n'avait pas forcément des résultats brillants. Et bien, elle pourrait quand même dire à ses enfants qu'elle avait été Préfète-en-Chef dans sa jeunesse !

- Huit paquets ! Appelons la banque, un tel trésor, il faut que nous le mettions en sécurité ! N'en parle pas trop fort, surtout, rajouta-t-elle en riant. Il fallait bien avouer qu'ils ne roulaient pas sur l'or. Les payes d'apprentis n'étaient pas bien élevées et ils n'avaient pas vraiment d'économies. Les quelques sous que Marlene avait mis de côté en travaillant l'été et en faisant du baby-sitting alors qu'elle était à Poudlard étaient passés dans son déménagement et l'achat de choses indispensables comme des bougies et des guirlandes. Et des plaids. Des trucs importants, donc. Depuis qu'elle était en poste, elle essayait de mettre de côté mais c'était difficile ! Entre le loyer, la nourriture, les charges, l'électricité et puis toutes les dépenses auxquelles on ne pensait jamais avant d'y faire face... Genre la taxe d'habitation. C'était bien nul, et bien cher. Oui, c'est vrai, reconnut Marlene quand James avança que cette maison ne devait pas être si chère, mais il faut y mettre le prix des travaux : la plomberie, l'électricité, l'isolation... Puis même avant cela, les frais de notaire et tout ce que tu payes quand tu es propriétaire, comme des impôts supplémentaires. Bref, un gouffre financier ! Déjà que je trouve ça cher de louer nos apparts, fit-elle en haussant les épaules, un sourire aux lèvres.

Être sorcier était certes plus économique sur bien des plans. Si on avait son permis de transplanage, pas besoin de payer le pass Transplano auprès du Magicobus et on pouvait travailler très loin de chez soi, surtout qu'il n'y avait qu'un fuseau horaire dans tout le Royaume-Uni, ce qui évitait les décalages. Même les travaux étaient moins chers car les sorciers bâtisseurs utilisaient moins de matériel que les moldus et puis ils passaient moins de temps sur le chantier. Certains sorciers étaient même très doués tout seuls en sorts de construction, ce qui devait être bien pratique. Marlene, elle, ne s'y risquerait pas. Elle restait aux sortilèges ménagers. Les bras posés en arrière sur la balustrade du balcon, elle promena son regard sur la façade abîmée par le vent et tâchée par le sel. La maison était bien abîmée, oui... Elle posa les yeux sur James lorsqu'il reprit la parole, ses mots lui faisant écarquiller grands les yeux.

- Tu voudrais qu'on vive ensemble ici ? Hypothétiquement ? Maintenant ?

L'idée lui faisait accélérer le cœur. Elle y avait déjà pensé, évidemment, quand ils avaient parlé de la manière dont ils géreraient la fin de Poudlard. Ils avaient décidé à ce moment-là, sans le formuler ouvertement, de ne pas vivre ensemble pour prendre leur temps. Son père n'aurait sûrement pas apprécié de toute manière, lui qui préférait qu'ils n'aillent pas trop vite, James et elle. En soi, cela n'avait pas dérangé Marlene. Au début de leur relation, elle aurait pu prendre ces appartements séparés comme le fait que James ne veuille pas trop s'investir avec elle mais ils étaient, à ce moment-là, trop bien ensemble pour que cette pensée lui traverse l'esprit. Ils prenaient juste leur temps. Elle aimait bien vivre seule aussi, c'était la première fois de sa vie et elle était contente dans son petit chez-elle, surtout que son amoureux et elle se voyaient quand même souvent et vivaient tranquillement leur relation. Néanmoins, l'idée que James veuille vivre avec elle lui mettait le rouge aux joues, toute ravie. Elle ne savait pas trop quoi en penser, mais elle aimait bien cette idée.

- Hypothétiquement... Pourquoi pas, fit-elle en glissant ses bras autour du torse de James. Mais ça serait un projet un peu fou, quand même. On a même jamais vécu ensemble, c'est notre premier week-end en amoureux, lança-t-elle en riant. Et puis, qu'est-ce qu'en penseraient nos parents ?


Marlene Barclay
   
I was younger then
Take me back to when
I found my heart and broke it here

Avatar par Eilyam.
Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Tous les bateaux, tous les oiseaux, tous les soleils [Jalene]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Super grande bataille ( tous ceux qui peuvent chasser de tous Clan+ BLAIREAUX)
» ON E TOUS KOPIN DONK JE VOU EME TOUS
» Congratulations : Tous pour un et un pour tous c'est ça la Wonderland Family
» Joyeux noel à tous!
» "Tous ensemble seuls 2 - Demain c'est aujourd'hui" (Everybody's alone 2 - Tomorrow is now)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Ailleurs,-