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 Quick tempers, slow minds [Esteban]

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Julian Twin, 45 ans, milicien


29 septembre 2009

Posté devant la salle de réunion, Julian faisait glisser sa baguette entre ses doigts. Longue de 32,4 centimètres, elle contenait un crin de licorne et était composée d'un beau bois de cèdre, clair et robuste. Comme toujours, la baguette choisit son sorcier, et celle-ci avait élu un sorcier à la détermination inébranlable pour être son porteur. Le cèdre était le bois des fidèles et des loyaux, description qui correspondait à merveille à ce ressortissant de la noble maison Poufsouffle. Depuis qu'il avait offert son arme et ses pouvoirs au FREE, Julian n'avait jamais failli à sa tâche : servir le régime et protéger ses membres. Servir le ministre Marchebank et le conserver au pouvoir le plus longtemps possible, telle était sa mission et son objectif, pour lequel il était dévoué corps et âmes. Et pour cause...

Contrairement à ce que la majorité des sorciers pensaient, tous les miliciens n'avaient pas été recrutés parmi les rangs du Ministère. C'était un secret de polichinelle au sein de la milice, mais Julian avait été recruté au fin fond d'une cellule d'Azkaban. Il y pourrissait depuis déjà plusieurs années, condamné par le régime Shakelbolt à l'issue d'un procès pour le moins rapide, pour ne pas dire expéditif. Julian avait toujours estimé avoir fait l'objet d'une sanction trop sévère, faisant les frais du traumatisme de l'Angleterre après la guerre des ténèbres. On l'accusait alors d'avoir collaboré pendant la terreur imposée par Lord Voldemort, et Julian n'avait jamais nié ses actes, mais il ne portait même pas la Marque ! Tout ce qu'il avait fait, c'était d'exercer son métier, son expertise, ce pour quoi il était bon, voire excellent : le contrôle et le dressage des créatures magiques... En tant qu'employé du Ministère, il n'avait fait qu'obéir aux ordres, et ce n'était à ses yeux pas à lui de juger si les créatures en question était dangereuses, ni l'usage qu'il était fait de leurs pouvoirs...

Heureusement, Leopold Marchebank était parvenu au pouvoir et, ayant toujours eu un faible pour les créatures magiques - cause que Julian supportait totalement - avait décidé de réhabiliter leur statut au sein de la société magique. En conséquence, la société avait besoin d'experts tels que lui, qui disposait d'une renommée européenne pour ses accomplissements dans le domaine, pour faciliter la présence des créatures auprès des sorciers. Le Ministère, en particulier, n'avait pas hésité à recruter des loups-garous et des vampires jusque dans les rangs de la milice, à placer des cerbères et des sphinx à Azkaban, et même à autoriser le port de la baguette à des créatures aux pouvoirs puissants, tels que les elfes et les vélanes... Situation progressiste, mais potentiellement dangereuse, d'où la nécessité d'avoir d'excellentes baguettes et des connaisseurs des créatures parmi les rangs de la milice. Non seulement des sorciers pouvaient s'attaquer aux hommes qu'ils étaient censés protéger, mais aussi des créatures dangereuses telles que des loups-garous, comme le révélait bien leur plus belle prise à ce jour : Klemens Dabroski du Kraken.

Ni vu ni connu, la peine de Julian avait été graciée par Marchebank lorsque ce dernier s'était vu octroyer les pleins pouvoirs et que la milice avait été constituée. Depuis, il se faisait peu à peu une place au sein de ce petit corps. Parfois méprisé par certains de ses collègues - ceux qui pensaient encore que l'on pouvait être milicien et avoir des cas de conscience - Julian avait su s'attirer le respect de la plupart d'entre eux en sachant gérer des situations difficiles. Beaucoup de sang-froid, de la discrétion et une excellente maîtrise de sa baguette : tels étaient les prérequis pour appartenir à la milice, et il en avait à revendre. La moralité, en revanche, n'était pas exactement sa priorité dans la vie. Mais ce n'était pas forcément un mal, d'après ce qu'il avait eu l'occasion de voir dans les cellules de Skye, ou d'entendre dans les couloirs du Ministère...

Couloirs dans lesquels il commençait d'ailleurs à s'assoupir, tant la réunion s'éternisait. Glissant sa baguette dans la fine ceinture qui maintenait sa robe d'uniforme fermée, Julian glissa un regard à son collègue John Slow. Ce dernier avait l'air maussade des mauvais jours, sa mâchoire contractée et l'oeil bovin. Pas vraiment la compagnie préférée de Julian pour les gardes... Hélas il avait bien essayé de jouer de son charme auprès de la belle Danielle Coleman pour tenter de se trouver un autre partenaire, mais sa chef avait été intraitable. Julian ne savait pas exactement s'il trouvait agaçant ou séduisant de se voir opposer une telle indifférence à chaque tentative d'approche, mais il ne comptait pas abandonner de suite : comment résister aux charmes d'une femme si séduisante, de sa supérieure qui plus est ? Il était bien trop tentant de s'essayer à l'aguicher...

"Tu crois qu'ils vont y passer la soirée ?", finit-il par demander à John, après un énième soupir de sa part.

"J'sais pas mais j'espère pas, c'est bientôt l'heure du match", grogna-t-il en tournant un oeil noir vers la porte close de la salle de réunion.

Julian tenta de se rappeler de l'équipe que supportait John, en vain, et se résigna à garder le silence. Mieux valait encore l'ennui que de supporter une énième conversation sur le Quidditch, sujet favori du milicien de base... Heureusement, leur attente fut de courte durée. La grande porte de chêne finit par s'ouvrir sur un flot de sorciers hauts gradés, engoncés dans leurs robes ouvragées et les bras chargés de dossiers. D'après les informations que Julian avait pu dénicher à droite ou à gauche, il s'agissait là d'une réunion capitale au cours de laquelle le département des transports magiques devait décider d'un certain nombre de mesures à prendre pour aider à la lutte contre la résistance. Julian aurait adoré pouvoir y assister, mais seule Coleman y avait été conviée en sa qualité de chef de la milice. Il la vit d'ailleurs passer en compagnie de l'américaine Peterson. Charmant duo, que Julian salua d'un hochement de tête poli, sans réfréner son sourire.

Comme pour énerver d'avantage son binôme, leur pigeon sortit en dernier de la salle. Il s'agissait du sous-directeur du département, Mark Yougman, en charge de la réunion. Ce n'était pas la première fois que Julian devait travailler avec Yougman et il ne fut donc pas surpris de le voir s'éloigner sans même un mot ni un regard pour les deux miliciens, comme s'ils étaient de modestes gardes du corps de la police magique. Yougman était connu dans les services pour son attitude princière et les airs mystérieux qu'il aimait à se donner, et on le disait pétri par l'ambition. S'il était toujours prudent avec les rumeurs, Julian voulait bien croire celle-ci. Son attaché-case à la main, Yougman marchait devant eux d'un air important, comme s'il était le dépositaire de la parole divine. En l'occurrence, il transportait les fameux plans qui avaient fait l'objet de la réunion, d'où la nécessité d'organiser une protection par la milice. Entre de mauvaises mains, ces documents pouvaient mettre à mal toute la stratégie du département...

Protéger un haut placé ne faisait pas partie des missions préférées de Julian, mais ma foi, il fallait bien s'y plier. Chaque jour ne pouvait pas se solder par une course-poursuite avec un criminel, et ce n'était sans doute pas plus mal, car il tenait malgré tout à la vie. Bonne baguette ou pas, tout le monde pouvait tomber sur plus fort que soi.

John et Julian suivirent silencieusement Yougman jusqu'au hall d'entrée du Ministère, et transplanèrent avec lui jusqu'à la zone de transplanage la plus proche de chez lui. Yougman habitait dans une ruelle chic du quartier sorcier de Londres, non loin du Chemin de Traverse, qui était protégée par un sort anti-transplanage. Cela permettait d'éviter les visiteurs indésirables, mais compliquait quelque peu leur tâche, puisqu'il leur fallait parcourir la fin du chemin à pieds.

D'un commun accord, Yougman et John prirent la tête tandis que Julian restait quelques mètres en arrière afin de surveiller la zone, prêt à intervenir en cas de problème. Il les entendit discutailler du match à venir en s'éloignant, et cessa d'écouter, aux aguets. Sa baguette magique en main, il se tenait sur ses gardes, bien que relativement confiant. La résistance n'avait jamais attaqué directement un homme aussi haut placé que Yougman, et se montrait particulièrement discrète dans le coeur de la capitale. Une attaque serait donc particulièrement surprenante. Il était justement en train de se faire cette réflexion lorsqu'il lui sembla entendre le sifflement d'un sort...

Esteban CortázarRévolutionnaireavatar
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Dernière édition par Esteban Cortázar le Mar 21 Juin 2016 - 22:15, édité 1 fois
Esteban venait de rentrer des docks, il avait laissé ses affaires à l’entrée de son appartement. Nahuel était assis dans le canapé, lisant un livre dont il ne pouvait voir la couverture, il lui ébouriffa les cheveux au passage, s’attirant un grognement de sa part. Il ne s’attarda pas, il n’avait pas beaucoup de temps ce soir. Dans la cuisine, il sortit un plat maintenu sous un sort de conservation, il l’ôta et le réchauffa d’un geste.

Il mangea rapidement tout en discutant avec Nahuel. C’était agréable d’avoir quelqu’un chez soi lorsqu’on rentrait, Esteban avait oublié ce que ça faisait. Il avait vécu en colocation durant plusieurs années et avant cela dans des dortoirs ou dans un village où tout le monde était considéré comme de la famille. Il avait bien vécu avec Carmen mais ce n’était pas la même intimité qu’avec Nahuel qui était comme son frère. Ce n’était pas non plus la même chose qu’avec Klemens, Esteban avait plus ou moins habité au QG avec lui avant sa disparition, espérant ainsi rendre son enfermement moins difficile et rendant ainsi plus facile leurs rencontres. Avec Nahuel, Esteban retrouvait des gestes du passé, il retrouvait une fratrie même s’ils étaient tous les deux profondément meurtris et que leurs journées étaient loin d’être paisibles.

Ce soir cependant ils n’auraient pas le temps de discuter et de se remémorer le passé. Esteban était attendu par Summer pour une mission de la plus haute importance. Le Kraken bougeait : enfin ! Esteban était mauvaise langue, le Kraken était toujours en action mais il avait tellement besoin d’aller sur le terrain que tout lui semblait insignifiant. Depuis le décès de Klemens, Esteban n’avait effectué que de petites missions, il avait croisé la Milice une ou deux fois mais n’avait jamais pu l’affronter comme il le rêvait. Ce soir, les choses pouvaient changer…

« Je file, Nahuel ! Je ne sais pas à quelle heure je vais rentrer.
Fais attention à toi vieux débris ! J'ai pas envie de jouer au medicomage ce soir. »

Derrière la boutade, Esteban savait que son ami était inquiet pour lui. Il s’en voulait un peu de lui faire revivre les longues heures d’attente pendant que d’autres étaient en mission mais il ne pouvait faire autrement. Le retour ne Nahuel ne lui avait pas donné envie de tout quitter pour se refermer sur ses souvenirs. Esteban aurait presque préféré vivre en autarcie avec Nahuel et planifier leur vengeance. Malheureusement, ses cauchemars ne lui laissaient pas de répit et malgré le retour de Nahuel, c’était plus souvent les derniers mots de Klemens que le cri de Miguel, qu’il entendait.

Esteban s’était alors lancé dans la seule vengeance qui lui était accessible depuis l’Angleterre, celle de Klemens. Il se donnait à fond pour le Kraken, n’en déplaise à certains qui le trouvaient trop impliqué et trop directif, et menait de son côté des recherches sur Skye. Il surveillait Meredith Kane tant qu’il le pouvait, maintenant qu’il avait son adresse… Il la ferait payer ! Mais ce soir, pas de Meredith Kane à l’horizon, juste un obscur homme du Ministère.

Grâce à leurs contacts au sein du Ministère, ils avaient appris qu’une réunion aurait lieu le soir même au sujet de nouveaux moyens de surveillance mis en place par le département des Transports. Le Kraken avait définitivement besoin de ces informations ! Ils vivaient tous dans l’illégalité et un certain nombre d’entre eux étaient activement recherché, connaître les plans de l’ennemi était le meilleur moyen de sauver sa peau.

S’ils avaient su qu’une réunion se tiendrait et avait eu le nom de quelques personnes devant s’y rendre, ils n’avaient pu savoir qui dirigerait la réunion. Le Ministère était méfiant et redoublait de prudence, si Marcus Peyne semblait tout destiné à la diriger, Esteban doutait que ce soit lui qui conserve les documents. C’était trop évident, trop dangereux. Le choix d’Esteban s’était porté sur le sous-directeur du département, un certain Mark Yougman. Il serait sans doute beaucoup moins protégé et pourrait leur donner les informations.

Esteban était posté dans une ruelle menant chez Yougman dans l’espoir de le voir arriver de la réunion. Lorsqu’il apparaîtrait, il était convenu qu’ils cherchent à le désarmer pour qu’il leur donne les informations qu’ils cherchaient ou encore mieux les documents de la réunion. Summer attendait de l’autre côté de la rue, ainsi, d’où qu’il vienne, ils pourraient l’intercepter.

L’attente était longue et Esteban sentait ses membres protester contre sa position figée. Il marcha quelques pas pour se détendre, tous ses sens aux aguets. Soudain, des voix se firent entendre. Le cœur battant, Esteban se fondit dans l’ombre et tendit l’oreille. Ce n’était pas les premières personnes qui passaient dans la rue et chaque fois, Esteban avait sentit l’adrénaline monter en lui avant qu’elle ne reflue alors que des inconnus poursuivaient leur chemin.

C’était deux hommes, il parlait du match de Quidditch qui devait avoir lieu le soir même. Esteban ne connaissait pas les équipes, bien peu intéressé par le Quidditch anglais. C’était un sujet des plus classiques, rien qui ne puisse lui indiquer l’identité des hommes, il allait devoir attendre qu’ils approchent pour pouvoir faire une reconnaissance faciale. Il s’approcha du coin de la ruelle où il était dissimulé et observa.

C’était un homme noir d’une grande taille, il correspondait au signalement mais Esteban ne pouvait pas faire d’erreur. A ses côtés un homme au teint pâle, de longs cheveux sombres et bouclés… Esteban ne savait de qui il s’agissait. Il hésitait à intervenir lorsqu’un troisième homme entra dans son champ de vision. Marchant quelques pas derrière les deux premiers, il était aux aguets. Un garde du corps… Esteban sourit. Il venait de lui donner la confirmation qu’il s’agissait bien de Yougman, ironique pour un garde du corps.

Toujours à l’abri, Esteban appuya sur le bracelet qui ornait son poignet et qui devait chauffer celui qu’avait Summer, c’était le signal. Il leva sa baguette et murmura :

« Stupéfix »
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Julian Twin, 45 ans, milicien


L'éclair rouge vif frappa Julian en pleine poitrine. Aussitôt, il sentit ses membres se figer d'une façon surnaturelle et il se sentit basculer en arrière. Impuissant, il ne put même pas grimacer de douleur lorsque son dos et son crâne frappèrent le pavé de la rue, expulsant l'air hors de ses poumons. Un bref sentiment de panique l'envahit, mais il parvint à le repousser presque aussi vite alors qu'il prenait la mesure de la situation. Contrairement à ses prévisions, ils étaient attaqués, ce qui signifiait deux choses : la résistance s'enhardissait, et le Ministère faisait bien l'objet de fuites. Voilà qui promettait des lendemains intéressants pour ses collègues et lui... Si son agresseur n'en finissait pas avec lui, mais, pendant les quelques secondes qu'il passa figé au sol, personne ne vint l'achever.

Alors il prit son mal en patience et se concentra sur la façon dont les choses allaient se passer. John n'allait pas tarder à le libérer d'un sort, puis il se hâterai d'emmener leur protégé en sécurité dans sa maison. C'était leur priorité, aussi John ne resterait pas pour l'aider, mais il enverrait son patronus de loup chercher du renfort dès qu'il en aurait la possibilité. Une fois libéré, Julian n'aurait pas de temps à perdre. Il lui faudrait sauter sur ses pieds, se défendre contre cet homme et surtout, tout faire pour le neutraliser. Le regard fixé sur le ciel blanc, Julian se tint prêt à l'action, répétant intérieurement l'enchaînement qui s'apprêtait à suivre.

Ces quelques secondes durant lesquelles il était complètement incapable de se défendre lui semblèrent durer une éternité. Heureusement, il entendit bientôt la voix brusque de John qui lançait l'Enervatum, puis ses pas qui s'éloignaient à toute vitesse, conjugués avec ceux de Yougman. A l'instant où le contre-sort l'enveloppa, il sentit la rigidité de ses membres se dissiper. Roulant rapidement sur lui-même pour se retrouver sur le ventre, Julian redressa la tête et leva sa baguette dans la direction de laquelle était parvenue le premier sort.

"Stupéfix !", cria-t-il à la volée, mais il n'y avait plus personne à stupéfixer. Bondissant prestement sur ses pieds, Julian jeta un coup d'oeil en direction des deux hommes qui s'éloignaient, et les vit tourner au coin de la rue, sans poursuivant. Fronçant les sourcils, il se mit à courir à son tour, en direction d'une ruelle sombre. Peut-être que son assaillant s'était retranché ici, dans le but de l'attirer ou de lui échapper. Peut-être qu'un autre terroriste attendait Slow et Yougman plus loin...

Pas le temps de réfléchir, ni d'élaborer de stratégie, Julian devait se débarrasser rapidement de cet homme pour partir aider Slow. Alors il se précipita baguette en main dans la ruelle sombre, et avisa une silhouette masculine à quelques mètres.

"Incarcerem !", lança-t-il immédiatement en direction de l'individu, sans prendre le temps de l'identifier. Sa vie pouvait en dépendre, et celles de ses collègues avec elle.


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Dernière édition par Esteban Cortázar le Lun 18 Juil 2016 - 13:59, édité 1 fois
Esteban se replia dans l’ombre de la ruelle en attendant que Summer apparaisse, il ne pouvait se permettre d’attaquer seul. Ce n’était pas que l’envie lui manquait, au contraire, il avait plus qu’envie d’affronter des miliciens mais la sécurité primait, celle de sa coéquipière notamment et il ne pouvait se permettre de la mettre dans une mauvaise posture pour une vengeance personnelle, c’était comme cela que ça fonctionnait une équipe.  

Summer n’arrivait pas… Inquiet, Esteban hésitait sur la marche à suivre, devait-il commencer l’intervention ou attendre encore un peu avec le risque que son premier coup qui avait fait mouche n’ait servi à rien. Viser le deuxième garde du corps était trop risqué puisque le ministre et lui courraient côte à côte, il ne pouvait risquer de blesser le ministre qu’ils devaient faire parler.

Les secondes dans ce genre de mission étaient précieuses et le retard qu’avait Summer venait de le mettre en bien mauvaise posture. Comme prévu, le premier homme qu’il avait touché venait d’être libéré par son compagnon. Il lança un Stupéfix inutile avant de se précipiter vers la ruelle où Esteban était retranché. Les doigts de l’Argentin se resserrèrent sur sa baguette, l’adrénaline coula dans ses veines. Il allait l’avoir son face-à-face !

L’ombre le protégeait et le milicien n’avait pas la certitude qu’Esteban se trouvait là, aussi l’Argentin avait-il l’effet de surprise. Il était en position d’attaque à côté d’une poubelle pouvant lui servir d’abri. Concentré, il avait son sort sur le bout de la langue. Au loin, il entendit l’éclat d’un échange de sort, Summer avait dû intercepter les autres. Cette interruption le retarda de quelques secondes :

« Diffindo ! »

Le sortilège de découpe frappa le milicien mais celui-ci avait eu le temps de repérer Esteban et d’attaquer. L’éclair croisa le sort d’Esteban qui ne put se protéger. Dès l’instant où il le toucha, Esteban sentit les liens se resserrer autour de lui alors que ses jambes se collaient l’une à l’autre, Esteban eut le temps de se laisser tomber derrière la poubelle, faible rempart contre l’adversaire.

Le cœur battant à tout rompre, Esteban tâchait de se libérer, il devait réussir à sortir un bras. Dans un effort frénétique, le résistant parvint à écarter son poignet pour lancer un sort, ses mouvements étaient très réduits et il devait parer au plus pressé. Le milicien s’était approché et s’apprêtait à lui lancer un sort. Il lui fallait un sort d’une grande facilité d’exécution qui distrairait son adversaire le temps qu’il se délivre.

« Wingardium Leviosa ! »


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Julian Twin, 45 ans, milicien

Le Diffindo trancha la peau du front de Julian en lui laissant une coupure nette, qui lui tira un cri de douleur. Il lâcha un juron et porta la main à son visage pour tenter d'atténuer le flot de sang qui l'aveuglait. Son propre sortilège avait fait mouche, hélas, ce court laps de temps avait suffit à son attaquant pour tenter de se libérer et récupérer un peu de sa liberté de mouvement. Le temps que Julian s'approche, il s'était fait surprendre par un sortilège. Il sentit ses pieds décoller du sol, juste une seconde, mais le sort était raté et il ne tarda pas à retomber durement sur les pavés.

Son adversaire n'eut heureusement pas le temps de se libérer, mais il pointait sa baguette droit sur lui, et Julian le lui rendait bien. Une proie immobilisée n'était certes pas un grand danger, mais il préférait rester sur ses gardes face à un opposant non identifié, aux compétences inconnues. Le plus inquiétant était surtout que Julian n'avait aucune idée du nombre d'assaillants, et pouvait se faire surprendre à la moindre minute. Or, pendant qu'il était ici, John était seul à protéger Mark... Son esprit s'activa à toute allure. Stupéfixer cet homme de suite, ou bien le faire parler ? Il fit rapidement son choix, pour savoir ce qui attendait le ministre.

"Qui êtes-vous ? Et combien êtes-vous ?", interrogea-t-il durement. "Vous feriez mieux de me le dire tout de suite avant que j'emploie la manière forte. Je n'hésiterai pas à utiliser tous les sorts nécessaires, alors ne me faites pas attendre !!!"

Il ne se laissait que quelques secondes pour obtenir une réponse. Si le terroriste ne cédait pas, pas même après un petit Doloris bien senti, alors il s'élancerait à la poursuite de son ou ses complices...
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Ce milicien de malheur commençait vraiment à l’agacer ! Que croyait-il ? Qu’il était capable d’entraver leur mission ? Il ne savait pas à qui il avait affaire, il ne se doutait pas de ce qui couvait sous la surface. Toujours ligoté, Esteban sentait la colère monter en lui. Ce n’était censé être qu’une mission de renseignement, il n’allait pas se faire piéger comme ça. Il ne supporterait pas de se retrouver aux mains de la Milice, il avait une mission, une vengeance à mettre en œuvre. Klemens le méritait. Et puis… Lui aussi la méritait… Il en avait plus que marre de subir les pertes causées par les dictatures. Ces hommes qui se croyaient au dessus des lois, au dessus de tout et pensait avoir le droit de lui retirer les seules choses qui donnaient un sens à son existence.

Esteban n’était pas un lâche, Esteban était un soldat, un résistant habitué à se battre, à résister. Si cet abruti pensait l’avoir avec un simple sort de ligotage, il était stupide ! Aussi lorsqu’il commença à le menacer en lui posant des questions sur l’opération, Esteban lui répondit par un sourire arrogant.

« Vous pensez que la menace fonctionnera sur moi ? Vous pensez que la torture me fera parler ? »

Un petit rire cynique lui échappa.

« Croyez-moi, vous n’êtes pas le premier à essayer et je ne crois pas me tromper en disant que vous n’êtes pas le plus dangereux. »

Il avait résisté à plusieurs semaines d’emprisonnement en Argentine sans parler alors les menaces d’un milicien anglais de pacotille ne l’effrayaient pas. Au contraire, parler lui faisait gagner du temps alors qu’il rassemblait sa magie pour trouver un échappatoire. La plus grande faiblesse des sorciers étaient de trop se reposer sur leur habilité à maitriser la magie. Combien de sorciers s’étaient fait surprendre par un bon coup de poing ? Beaucoup trop pour que les combattants ne s’y forment pas. Chaque combattant avait ses petits trucs, certains surprenaient leur adversaire par la métamorphose voire même par un animagus pour les plus doués, d’autres envoyaient des poisons mortels à leurs ennemis.

Esteban avait grandi dans un village Mapuche, un village où l’art de la magie était très différent de celui qu’on lui avait enseigné à Buenos Aires. Des siècles de traditions qui lui avaient été transmis au cours de son enfance et après ses études à Buenos Aires, venant compléter ses compétences. Esteban était un bon sorcier, de ceux qui maitrisaient leurs sortilèges et savaient les lancer avec une efficacité redoutable, mais ce qui faisait d’Esteban un sorcier capable de prendre la tête d’un réseau de résistance, de survivre à des semaines d’emprisonnement, de se sortir de bien des situations périlleuses, c’était la magie des ancêtres. Cette magie dont on s’était tellement moqué lors de son arrivée à Buenos Aires, ces croyances de paysans comme on lui disait si souvent. Il avait appris à l’étouffer, à faire oublier qu’il était différent pour se couler dans le moule du parfait petit sorcier citadin.

Et pourtant… Pour Esteban la magie était différente, il ne la voyait pas comme une partie de lui mais bien comme une partie du monde qui l’entourait. Un monde auquel il appartenait. Dans ces circonstances, pourquoi se contenter de la magie que son corps générait ? Pourquoi ne pas puiser dans la magie l’entourant, flottant en permanence autour de lui, se déplaçant par vague sous ses pieds ? Esteban avait appris à s’ouvrir au monde l’entourant, à percevoir ce que le sorcier lambda ne sentait pas. Lorsqu’il se concentrait, il était capable de ressentir les ondes parcourant son environnement ou plutôt parcourant la nature. Bien entendu, il n’était pas un dieu, il ne pouvait pas soudainement déclencher une tornade emportant seulement son adversaire mais il pouvait déclencher une brise pour détourner l’attention de son ennemi. Et surtout, il était capable de jouer avec cette énergie, d’y mêler la sienne et modifier son environnement.

Alors qu’il détournait l’attention de son adversaire en continuant à parler, il avait laissé son esprit percevoir le monde qui l’entourait, trouver un moyen d’impulser sa magie dans celle qui vibrait autour de lui. Un sourire satisfait orna ses lèvres lorsqu’il trouva la faille.

« Si j’étais vous, je regarderais où je mets les pieds… »

Non loin de là, un chêne poussait, un chêne aux longues racines dont l’une d’elle passait juste sous les pieds du milicien. Un petit sort de croissance et la voilà qui bougeait sous le sol, déstabilisant son adversaire le temps suffisant pour qu’Esteban se libère et retourne la situation. Allongé au sol, le milicien était en bien mauvaise posture.

« Vous croyiez m’avoir sous votre baguette ? La première leçon d’un combattant est de ne pas sous-estimer son adversaire. »

Il était fatigué de tout cela, de cette mascarade, de ces apparences. Pourquoi devait-il toujours se justifier ? Pourquoi son esprit lui posait-il toujours les mêmes questions ? Etait-il obligé de faire cela ? N’y avait-il pas un autre moyen ? Non. Il n’y avait pas d’autres moyens ! Quinze ans qu’il se débattait avec sa conscience et malgré tout le résultat était toujours le même. C’était l’autre ou Esteban. Pas d’échappatoire possible.

« Malheureusement pour vous, vous avez vu mon visage et je ne tiens pas particulièrement à retrouver ma tête sur tous les journaux demain matin. »

Sans plus réfléchir, Esteban lança le sort de découpe droit sur la carotide de l’homme. Un travail de précision, un geste maitrisé. Il regarda le sang s’écouler de la plaie et la vie déserter le corps de l’homme, avec un regard absent. La terre mise à nu par la racine de chêne buvait le liquide vital. Un cycle qui se terminait.

Une pensée traversa la brume de ses pensées, sa mission n’était pas terminée. Il se redressa et s’avança pour sortir de la ruelle. Sa tête tourna. S’appuyant contre le mur en pierre d’un des bâtiments, il ferma les yeux et inspira profondément. Cela faisait trop longtemps qu’il n’avait pas pratiqué ce type de magie et il n’avait plus l’habitude de la perte d’énergie qu’elle occasionnait. Il se reprit et continua sa route, lançant un dernier regard vers le cadavre qu’il laissait derrière lui.

Il avait tué de nouveau. Il était en résistance. La guerre avait repris. Se sentait-il mieux ? Non. Avait-il l’impression d’avoir enfin retrouvé un but à sa vie ? Sans doute. Se sentit-il soulagé d’avoir pris la vie d’un milicien ? Pensait-il avoir vengé la mort de Klemens ? Certainement pas. C’est avec un goût amer dans la bouche qu’il quitta la ruelle pour terminer sa mission. Le chef du Movimiento para la Libertad y la Igualdad de todos los Argentinos* était de retour.

Fin du RP

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