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 Ivy League [Madison]

Isobel LavespèreChargée de communicationavatar
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16 Septembre

Au cœur des forêts du Massachusetts, la ville de Salem s'étendait sous le soleil paresseux de cette fin septembre, où on sentait les vents d'automne arriver. Isobel avait un peu froid, elle avait beau resserrer sa veste autour de ses épaules, elle frissonnait légèrement. Elle venait de la Nouvelle-Orléans où les températures avoisinaient encore les trente degrés, un grand classique de l'été indien. Elle n'avait pas prévu d'affaires vraiment chaudes en quittant la Louisiane, elle savait qu'elle irait à New-York mais ne se doutait pas qu'elle irait plus au Nord, dans la ville de son ancienne université. Elle avait rendez-vous avec son amie Madison dans un café qu'elles fréquentaient toutes les deux alors qu'elles étaient encore étudiantes à l'Université, elles en gardaient de bons souvenirs. A marcher ainsi dans les rues de la ville, Isobel se sentait un peu nostalgique, comme régulièrement ces derniers temps d'ailleurs. Elle revenait sur les lieux de son passé, que ce soit la ville de son enfance ou bien l'endroit qui avait accueilli ses études universitaires, qui lui manquaient un peu parfois. Elle était même arrivée un peu en avance pour se balader, revoir ces coins qu'elle avait fréquenté durant quelques années.

Cela lui faisait aussi du bien de quitter la Nouvelle-Orléans et son atmosphère pesante, pour rejoindre le reste du pays où elle se sentait respirer. Elle n'avait pas encore eu la réponse des prêtresses par rapport à son devenir et cela commençait à lui peser, elle se demandait même si ces dernières songeaient à répondre un jour ou bien préféraient la torturer en la laissant en suspens. Elle n'avait néanmoins pas pu, malgré son absence de réponse, continuer sa politique de l'autruche en ne croisant personne. Cela marchait au début puisqu'elle se contentait d'aller de son hôtel à la maison de son grand-père très tôt le matin et tard le soir, noyée au milieu de la foule des touristes. Mais cela avait fini par la lasser et, elle devait l'avouer, elle était également un peu curieuse de revoir le reste de sa famille. Elle avait commencé par quelques cousines, dont son grand-père avait l'adresse et avec qui elle s'entendait bien lorsqu'elle était enfant. Cela avait été plus qu'étrange de les revoir, elle devait bien l'avouer. L'ambiance avait été particulière, dès qu'elle avait frappé à leurs portes. Sa cousine Joséphine, par exemple, l'avait longuement regardée avant de la laisser entrer sans un mot. Isy pouvait sentir toute la défiance qu'elle avait à son égard, la manière qu'elle avait de marcher sur des œufs pour ne pas évoquer les débats du coven à son sujet ou ce qu'elle pensait elle-même de sa fuite. Elles avaient un peu parlé, échangé des nouvelles, Isobel avait rencontré ses enfants. Avec les autres de ses cousines, cela avait été un peu pareil. Aucune ne l'avait accueillie chaleureusement mais personne ne lui avait refermé la porte au nez. Les choses s'étaient mieux passées avec ses cousins, hommes dont forcément moins impliqués dans le coven. Elle n'avait néanmoins pas mis un pied dans le Chaudron pour faire face à leur communauté, elle préférait un par un, et n'avait pas croisé ses tantes, assez étrangement. Elle prenait le pouls du coven à distance, via Abel, le seul avec son grand-père qu'elle daignait voir régulièrement. Néanmoins, malgré ces retrouvailles pas forcément négatives, Isy se sentait mal à l'aise à la Nouvelle-Orléans, c'est aussi pour cela qu'elle respirait bien mieux dès qu'elle quittait la ville.

Elle sortit de ses pensées en arrivant sous une grande porte au cœur de la ville. Elle était au centre du cœur touristique de Salem, pas très loin du musée et de la maison des sorcières, en hommage aux procès qui avaient eu lieu ici il y a des centaines d'années mais jamais les visiteurs ne semblaient y faire attention, les sortilèges agissant depuis des années sans faillir. Elle passa sous la porte et se tourna vers le côté droit, où quelques mots en latin étaient gravés dans la pierre. Elle les effleura du bout du doigt et un léger scintillement de la pierre lui permit d'avancer. Elle franchit le portail magique pour déboucher dans l'immense quartier magique de la ville, entièrement historique. Plusieurs passages permettaient d'y accéder mais celui qu'elle venait d'emprunter donnait tout près du campus principal, les locaux anciens de l'Université Magique de Salem, la plus grande université – et la plus prestigieuse, évidemment – renommée à l'internationale. Contrairement à d'autres pays, la population magique des États-Unis était assez nombreuse pour nécessiter plusieurs campus d'études supérieures. Ils étaient au nombre de trois : Salem, la plus reconnue, la plus difficile également, qui accueillait des cursus tels que le droit, la médecine, la science politique, la communication, l'économie, la finance, les sortilèges, les potions, la métamorphose... Les cursus les plus élitistes dans le pays. L’Université Nationale de Sorcellerie de Salisbury, quant à elle, était souvent considérée deuxième – sûrement à raison si on demandait son avis à Isy – et accueillait des sciences humaines, de la botanique, de l'architecture, de l'art. La dernière était l'Université Communautaire de Magie Appliquée et se situait en Alaska, les grands espaces permettant de former à des disciplines sportives mais également d'accueillir des grands laboratoires d’ingénierie magique et autres cursus professionnels. Cette redistribution des savoirs permettait à l'origine à chaque campus de se spécialiser sans instaurer une compétition particulière entre les trois mais au fil des années, ils avaient commencé à avoir des enseignements en commun et chacun voulait être le meilleur. Par exemple, les sciences étaient enseignées aussi bien à Salem qu'à Salisbury, l'UCMA avait des centres de recherche en potion plus grands que ceux de Salem mais personne ne se leurrait au sein du pays : Salem était et restait maîtresse du jeu. Il était difficile d'y entrer, les étudiants qui le souhaitaient travaillaient très dur pour cela et, il fallait l'admettre, étaient souvent issus des lycées les plus prestigieux, dans un classique déterminisme social.

Isobel avait fait exception à cela, elle qui n'avait fréquenté aucun lycée, et elle avait été – et était – très fière de porter les couleurs de son université. Les bannières violettes et or de l'école battaient sous le vent alors qu'elle passait devant le bâtiment de droit qu'elle ne se lassait pas d'admirer à chaque fois. Chaque département se situait dans les anciens bâtiments, qui dataient de l'époque où les États-Unis étaient encore anglais. La faculté de médecine se trouvait un peu plus loin, avec des nombreux étudiants allongés sur ses pelouses. Elle descendit les rues pavées, dépassée par des groupes d'étudiants pour rejoindre le début du centre-ville, en passant par les nombreuses arches qui faisaient tout le charme de la ville. Le quartier magique s'étendait sur des kilomètres, abritant à la fois l'immense université mais également de nombreux quartiers d'habitations, de nombreuses résidences universitaires, deux lycées – Abigail Williams College et l'Académie des Sorcières de Salem – sans parler de nombreux locaux administratifs ou du siège de nombreuses entreprises. La ville avait été un jour la capitale magique du pays et en gardait de nombreuses traces, même si le MACUSA se trouvait désormais à New-York, évoluant en même temps que le monde moldu. Le coin restait néanmoins très habité et les sorciers toujours amusés de voir tous ces moldus se presser dans les musées relatant une soi-disant chasse aux sorcières. Elle dépassa le bâtiment de Sciences Politiques et de Sciences de l'Information en ralentissant un peu le pas, comme si elle allait y entrer comme à l'époque de ses études mais jeta un coup d’œil à sa montre et finit par reprendre sa route. Le centre-ville commençait lorsqu'on dépassait Abigail Williams College et sa haute tour si reconnaissable. Les bâtisses y étaient tout aussi anciennes et on sentait tout le poids de l'histoire du pays alors que l'on pouvait se perdre dans les rues étroites et parfois un peu tortueuses du lieu. Elle avait aimé cet endroit dès qu'elle y était arrivé, alors que sa famille le détestait, c'était le symbole de l'oppression de la Nouvelle-Orléans et de la communauté vaudou. Mais la ville était belle et grande, remplie de commerces et de vie, d'événement qui ponctuaient l'année. On pouvait se balader dans les grandes forêts autour, qui accueillaient mille et une légendes, ou rejoindre la baie l'été, pour s'y baigner si on avait le courage.

Le cœur de la ville était dynamique et animé, rempli de sorciers pressés et de familles un peu bruyantes. Les enseignes hétéroclites se disputaient les rues passantes, entre librairies magiques et boutiques de baguettes, épiceries de diverses nationalités, boutiques de vêtements aussi bien moldus que sorciers, commerces à la mode et échoppes traditionnelles, tous les mondes se retrouvaient à Salem et constituaient une étonnante harmonie qui donnait à Isobel le sentiment d'être revenue vraiment à la maison. Ici, tout faisait très américain, de la taille des maisons à la taille des gobelets de café, aux accents qu'on entendait parfois et aux balais rutilants garés devant les boutiques. Elle dépassa un groupe de lycéens qui s'agitaient devant un disquaire et descendit quelques marches pour rejoindre une petite place à l'ombre d'une école primaire en pierre blanche. Quelques restaurants, un fleuriste et un café où des étudiants au pull de l'université révisaient dans d'épais bouquins. Lorsque Madison et elle étaient encore dans leurs études, justement, elles venaient toujours là pour être tranquilles, les pubs plus près des résidences étant toujours bondés. Il avait été un temps où Isy avait travaillé pas très loin, dans une animalerie, avant de travailler quelques soirs par semaine dans des bars pour financer sa vie ici. Son amie n'était pas encore arrivée mais elle passa la porte, ayant trop froid pour rester dehors, et alla s'installer sur les banquettes en cuir vert un peu abîmées mais confortables. Elle retira sa veste, se frictionna les mains alors que le serveur lui apportait la carte avec un sourire. Elle comptait prendre un café – un vrai, un américain – mais l'accepta tout de même. Elle était occupée à la feuilleter quand un bruit de pas lui fit relever la tête et apercevoir Madison, ce qui lui tira un grand sourire. Elle se leva pour la serrer dans ses bras.

- Coucou ! J'espère que tu n'as pas attendu dehors, j'avais trop froid pour ne pas m'installer. J'avais oublié à quel point les hivers arrivaient vite ici ! Comment vas-tu ?

Elles s'étaient vues en Juillet pour la dernière fois, quand elle était venue à New-York pour faire un break mais n'avait pas eu le temps ces derniers mois de prendre beaucoup de nouvelles. Entre son moral, ses problèmes de magie et surtout, tout son travail avec l'ouverture de Leopoldgrad, elle avait été encore moins disponible que d'habitude. C'était les premières vacances qu'elle prenait depuis un an et donc sûrement la première fois qu'elle était disponible pour ses amis, même si ces dernières se termineraient dans une dizaine de jours.


Isobel Lavespère
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Madison, amie d'Isobel


Lorsqu’on habitait aux Etats-Unis, la magie et plus particulièrement les transports magiques prenaient toute leur importance. Régulièrement, Madison songeait aux pauvres moldus qui se trouvaient coincés dans les embouteillages interminables autour des grandes cités ou qui passaient des heures dans les avions pour se rendre d’une ville à une autre. Madison était originaire de la côte est, elle avait grandi à Manhattan et avait ensuite fait ses études à Salem comme tout sorcier qui se respectait.

Bien qu’elle adorât la vie New Yorkaise et la vie passionnante de la petite cité universitaire, c’est sur la côte ouest qu’elle s’était installée à la fin de ses études. Passionnée de musique depuis son adolescence, elle avait rapidement souhaité lier ses études de communication avec ce domaine. A Salem, elle s’était jointe à l’association musicale de l’université et avait travaillé avec l’équipe chargée de la radio magique, au fil des années elle avait gagné le respect de ses partenaires et avait pu faire découvrir – du moins l’espérait-elle – un certain nombre de petits groupes indépendants lui tenant particulièrement à cœur.

Forte de cette expérience, à la fin de ses études, Madison avait pris la décision de déménager dans l’état de tous les possibles, celui où les rêves artistiques devenaient réalité : la Californie. Elle souhaitait y rencontrer de jeunes artistes et leur permettre de se faire connaître. Encore fallait-il trouver un cadre lui permettant de jouer son rôle de découvreuse de talents. Comme beaucoup d’autres avant elle, Madison s’était installée à Los Angeles, dans un appartement modeste, le temps de trouver un emploi.

Ses parents, inquiets de la voir se lancer dans le monde tellement incertain et dangereux de la musique avaient bataillé ferme pour qu’elle renonce à son projet, sans succès. Ils avaient fini par se résigner à une condition, qu’elle accepte de rencontrer des amis à eux possédant un gros label musical. Ravie de cette opportunité d’entrer dans le monde musical par la grande porte et espérant se faire rapidement une place de choix dans l’entreprise, Madison avait accepté.

C’est sans surprise que sa candidature avait été retenue – de l’avantage d’avoir des parents ayant des relations – et elle avait commencé à travailler chez Magic Los Angeles Records, plus connu sous l’abréviation MLA Records. Malheureusement, elle avait rapidement déchanté en s’apercevant qu’elle n’était qu’un pion dans une grande machine et qu’elle n’était pas prête de pouvoir découvrir elle-même des talents. Consciencieuse et acharnée, elle ne s’était pourtant pas déclarée vaincue et travaillait d’arrache-pied depuis des années afin de se faire une petite place chez MLA Records.

Habituée des grandes villes puisqu’elle était New Yorkaise, Madison avait pourtant eu du mal à s’habituer à la vie de Los Angeles. Enfant, elle n’avait eu qu’à compter sur les connaissances de ses parents et avait vécu parmi la jeunesse dorée de New York. A son arrivée à Salem, elle avait pu compter sur ses anciennes relations mais s’était également fait d’autres amis, grâce au système de groupe à l’université. En débarquant à Los Angeles, elle ne connaissait personne et avait vite compris qu’il était difficile de créer des liens dans cette ville où chacun cherchait à obtenir quelque chose des autres.

Les mondes magique et moldu se mêlaient bien souvent ce qui multipliait les lieux de rencontres et les têtes à retenir. Perdue dans cet océan de nouvelles personnes, Madison avait eu du mal à se faire sa place et avait préféré la compagnie de ses amis de Salem. C’est à ce moment qu’elle avait apprécié pleinement la rapidité des transports magiques qui lui permettaient d’aller passer une soirée dans un petit bar branché de New York avec Logan, Jack, Jessica et Isobel avant qu’elle ne parte pour l’Angleterre.

Se sentant de moins en moins à sa place à Los Angeles mais ayant appris à apprécier la vie californienne avec son rythme si particulier, sa météo extraordinaire et ses plages sublimes, Madison prit la décision de déménager et grâce à ses économies et à l’argent que lui offraient régulièrement ses parents, elle put s’installer à Carmel-by-the-sea, cité pittoresque où il faisait bon vivre. Elle y loua une petite maison qui semblait sortie d’un conte de fée mais qui était en réalité tout confort grâce aux charmes magiques et à un mobilier choisi avec goût.

C’est récemment après des années de bons et loyaux services que la réussite sembla enfin lui sourire puisque MLA Records lui offrit un poste d’importance dans leur nouveau label : Wiz Music. Survoltée par le projet, Madison travaillait nuit et jour depuis le début de l’année pour donner à ce label l’importance qu’il méritait. Elle avait donc passé beaucoup moins de temps qu’auparavant avec ses amis et n’avait pu voir Isobel comme elle le souhaitait pendant ses vacances. Elles avaient donc convenu toutes les deux d’un rendez-vous dans un lieu chargé de nostalgie.

Madison se rendait peut souvent à Salem, non pas qu’elle soit dégoûtée de la ville ou qu’elle regrette le temps qu’elle y avait passé, tout devait avoir une fin et elle avait tournée la page de cette époque, mais elle n’avait simplement plus vraiment d’occasion de s’y rendre. C’est donc avec plaisir qu’elle se promenait dans les rues qui avaient été les siennes quelques années auparavant. Elle serrait fermement son manteau autour d’elle, presque surprise de la différence de température entre la Californie et Salem, elle aurait dû s’y faire pourtant depuis le temps qu’elle faisait des aller-retour mais elle se laissait surprendre à chaque fois.

Elle parvint finalement sur la petite place où elle avait rendez-vous avec Isobel sans pour autant l’apercevoir. Isobel était quelqu’un de ponctuel, contrairement à Madison, aussi après quelques moments de réflexion, Madison poussa la porte de l’établissement. Elle ne s’était pas trompée, Isobel était déjà installée à une table semblant l’attendre. La jeune femme se leva prestement lorsqu’elle l’aperçut et la serra dans ses bras avec chaleur. Madison appréciait sincèrement Isobel et elle déplorait son déménagement qui les avait éloignées. Elle retint la sorcière quelques instants supplémentaire avant de s’écarter en souriant :

« Tu m’as manquée, ma belle ! »

Elle s’assit face à Isobel qui lui tendit la carte, glissant un œil dessus pour vérifier que les boissons n’avaient pas changé, elle se résolut à prendre la même chose que lorsqu’elle était étudiante.

« Tu n’es pas la seule, je me fais avoir tous les ans alors que je viens très régulièrement. C’est fou, on se croirait déjà en hiver alors que chez moi je continue d’aller à la plage après le travail ! »

Elle secoua la tête, agitant ses boucles rousses avant de répondre à la question de son amie.

« Je vais bien, un peu fatiguée par le travail mais bon… C’est normal… Et toi alors ? Comment vas-tu ? »

La question n’était pas innocente, ces dernières années les visites d’Isobel s’étaient faites plus rare et elle venait rarement sans une bonne raison ou sans avoir plein de détails croustillants sur l’Angleterre à raconter.  
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- Tu m'as manqué aussi, répondit Isobel en serrant son amie dans ses bras.

C'était vrai, elle n'était pas assez présente. Il y avait certes le fait qu'elle vive sur un autre continent et avec le décalage horaire, ses amis et elle n'étaient jamais vraiment disponibles aux mêmes horaires. Elle travaillait aussi beaucoup et les billets de Portoloin pour les États-Unis étaient chers, elle ne pouvait pas rentrer souvent. Mais en dehors de ces contraintes matérielles, ils s'étaient éloignés depuis qu'elle était partie pour l'Europe, eux qui avaient été si complices durant leurs études. Elle se sentait parfois en décalage avec eux, qui pouvaient encore se voir très souvent, qui échangeaient beaucoup plus tandis qu'elle était ailleurs. Elle s'était fait d'autres amis, aussi, qui partageaient son quotidien. Cela n'avait rien de franc comme éloignement, c'était diffus, et elle ne l'avait pas amélioré ces derniers mois en étant si indisponible mentalement, empêtrée dans ses problèmes. Maintenant qu'elle se trouvait face à Madison, aussi chaleureuse qu'à son habitude, elle se sentait un peu coupable de ne pas faire l'effort de prendre plus souvent des nouvelles, de s'impliquer dans leurs vies, se reposant beaucoup sur la question de la distance. Pour autant, quand ils étaient réunis, ils bavardaient avec autant de facilité que s'ils s'étaient vus la veille, prenaient toujours autant de plaisir à se retrouver et à échanger : c'est bien pour cela qu'ils arrivaient à rester amis malgré tout. C'est bien pour cela qu'elle avait saisi l'occasion de les voir alors qu'elle était sur le territoire. Elle dînait avec Jessica et son petit-ami ce soir et voyait Jack et Logan à l'heure du déjeuner demain, Jack ayant réservé dans un endroit qu'elle allait adorer, selon lui.

- Je ne sais pas comment on a pu survivre ici ! Et encore, dans ta résidence, il faisait chaud, chez Jess et moi, c'était un cauchemar d'isolation ! Les deux filles vivaient à l'époque en résidence universitaire, dans le quartier de Grindylow Bottom. Comme dans beaucoup d'universités américaines, les premières année avaient obligation de vivre sur le campus - sauf s'ils avaient déjà une adresse dans la ville - afin qu'ils soient vraiment immergés dans la vie universitaire. La plupart restaient en résidence le reste de leurs études ou prenaient une colocation, mais les prix des logements fournis par l'université étaient avantageux, même s'ils allaient du simple au double. Isobel était à l'époque entièrement fauchée, dépendante de ses bourses et de son travail, et vivait donc dans les résidences les moins chères, à un quart d'heure à pieds du centre, et donc les moins récentes. Elle en gardait un très bon souvenir, en soi, sauf de l'hiver : elle n'avait jamais eu aussi froid. La plage après le travail... Là, tu en as de la chance, ça vaut le coup de vivre en Californie !

Du soleil toute l'année, des températures agréables, peu de pluie, la mer, des jolis paysages... En plus, Madison vivait dans un village absolument adorable, le plus charmant des endroits que Isobel ait jamais vu. Quand elle rendait visite à son amie, elle était toujours admirative : Mad avait vraiment de la chance de vivre dans un tel environnement. Mais cela lui allait bien, elle qui était d'un tempérament solaire. Isobel aurait bien aimé vivre dans une région aussi ensoleillée - elle qui venait du sud du pays - mais même tout en bas de la Grande-Bretagne, ce n'était pas vraiment un temps californien. Du coup, elle tombait malade tous les hivers et se plaignait à qui voulait bien l'entendre que cette météo n'était pas humaine.

- Ça se développe bien le boulot ? J'ai lu l'autre jour que la musique ne se portait pas super bien en ce moment...

Mais son amie était depuis longtemps implantée dans le domaine et surtout, Isy était certaine de son talent, elle ne devait pas trop avoir de soucis à se faire. Surtout qu'on lui avait offert une place plutôt récemment chez WizMusic, c'est qu'on avait confiance en elle. Parcourant la carte des yeux, Isobel choisit de prendre un cappuccino et fit signe au serveur qui s'approcha pour prendre leur commande. Une fois qu'il se fut éloigné, elle s'enfonça dans le confortable canapé vert, attrapant un porte-carte qui trainait sur la table et le faisant tourner entre ses doigts. Elle ne savait pas trop quoi répondre à cette question. "Je ne sais pas", aurait été la réponse la plus claire mais cela aurait eu le mérite d'inquiéter sérieusement Madison. Cette dernière ne connaissait pas les détails de son passé familial, juste les grandes lignes mais... Elle ne voulait pas mentir à son amie.

- Je... J'ai eu des moments compliqués. Désolée de ne pas t'avoir rappelée la dernière fois. J'ai eu quelques problèmes personnels, je... Je reprends contact avec ma famille. C'est pour ça que je suis ici.

Exit le vaudou, les covens : Madison et les autres ne connaissaient que la normalité de la chose. Une mère alcoolique, une famille étouffante, une ado en fuite et plus de contacts depuis.


Isobel Lavespère
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Madison, amie d'Isobel

Madison ne pouvait s’empêcher de sourire, voir Isobel la ravissait. Elle avait toujours adoré – et admiré il fallait l’avouer – son amie du Bayou. Madison était souvent nostalgique du temps de leurs études où même s’ils travaillaient dur, ils passaient du bon temps ensemble. Leurs soirées avaient été mémorables et même si elle avait trouvé des amis en Californie, elle n’arrivait pas à retrouver chez eux l’insouciance de leur petit groupe de Salem. Madison ne ratait jamais une occasion de retrouver Jack, Logan, Isobel ou Jessica, c’était toujours l’assurance d’un bon moment même s’il commençait parfois par des sujets aussi triviaux que la météo.

« Je me souviens ! C’était le Pôle Nord votre chambre ! J’ai encore l’image de Jessica et toi portant deux pulls sur le dos avec une couette par dessus et une tasse de café pendant les périodes de révisions… »

C’avait été une blague entre eux pendant de nombreuses années et si ils en avaient ri, sur le moment, elle avait sincèrement plaint ses amies. Ils avaient d’ailleurs organisé des sessions de révisions plus fréquemment en invitant les filles à venir dans leurs appartements correctement chauffés. De bons souvenirs également… C’était fou comme le temps sélectionnait les meilleurs moments et en occultait les plus difficiles. Si elle était un peu objective, Madison se doutait que les révisions ne devaient pas être très agréables même si elles étaient plus supportables grâce au groupe.

« J’avoue que je me la pète un peu auprès de mes anciens amis depuis que je vis en Californie. Tu n’imagines pas ce qu’en pense les New-Yorkais ! Même s’ils détestent l’avouer, ils sont verts de rage. C’est ma revanche face à leurs moqueries, certains amis de mes parents n’ont toujours pas digéré que je m’installe sur la West Coast… »

Les clivages nord-sud et est-ouest étaient aussi présents dans le monde magique que dans le monde moldu. Certes, les distances ne semblaient pas être les mêmes grâce aux transports magiques mais l’histoire de la magie américaine était très liée à l’histoire moldue aussi certains stéréotypes étaient partagés.

« Je t’en avais parlé la dernière fois, j’ai eu un poste dans le nouveau label de la MLA Records, Wiz Music, je suis super fière d’avoir été choisie même si je n’ai pas un poste aussi important que je l’aurais souhaité. Je travaille donc d’arrache-pied pour essayé de montrer à mes boss ce que je vaux. C’est pas facile, tu sais à quel point le milieu de la musique est concurrentiel ! »

Parfois Madison se demandait si elle pourrait un jour faire le métier dont elle rêvait. Elle n’avait pas fait toutes ces études pour remplir des dossiers administratifs. Elle voulait pouvoir faire partager la musique qu’elle aimait, donner une voix aux petits groupes indépendants qui trimaient dans des studios miteux. Elle avait espérer grâce à MLA Records pouvoir les rendre célèbres mais elle déchantait chaque année un peu plus. L’envie de tout plaquer la prenait parfois, elle avait même envie dans ses rêves les plus fous de créer son propre label musical. Elle revenait toutefois rapidement à la raison, elle avait un poste moyen dans un des plus grands labels, elle était jeune et ne pouvait que progresser dans l’entreprise ! Elle était trop impatiente !

« C’est vrai que le marché de la musique n’est pas au plus fort avec les nouveaux moyens d’échanges dans le monde moldu, plus grand monde n’achète de CD et si jusqu’à présent le monde magique était préservé, l’arrivée des technologies chez nous change la donne. Je pense quand même que le monde a besoin de musique et que même si les choses évoluent, nous aurons toujours un rôle important. »

L’arrivée du serveur les coupa dans leur conversation et après avoir commandé un Thé Noir Bio aux fruits rouges, elle se tourna vers Isobel pour prendre de ses nouvelles. La réponse d’Isobel la surprit, elle n’était pas habituée à la voir se confier et encore moins au sujet de sa famille, c’est donc avec précaution qu’elle lui répondit :

« Ne t’en fais pas, je comprends tout à fait que tu sois occupée, pour être franche, je n’ai pas eu beaucoup de temps à vous accorder non plus ces derniers mois. J’espère que tes problèmes s’arrangent ? Ce n’est pas trop dur de reprendre contact après toutes ces années ? »

Pour être franche, Madison était mal à l’aise, elle ne savait que dire pour pousser son amie à se confier si elle en avait besoin sans pour autant qu’elle ait l’impression d’être piégée par ses questions. Elle se cacha donc derrière un grand sourire amical avant de guetter le retour du serveur avec leurs commandes en laissant à Isobel le temps de rassembler ses idées.
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Isobel rit de bon cœur à l'évocation de leurs souvenirs communs. Elle ne se lassait jamais de se rappeler de cette époque, elle en gardait de tels souvenirs malgré les difficultés qu'elle avait pu rencontrer... Elle s'y était beaucoup épanouie et avait intégralement repris sa vie en main à cette époque. Ses années d'études avaient été charnières dans sa vie et des fois, elle aurait bien aimé y retourner. Comme maintenant, tiens. La vie lui paraissait plus simple à l'époque mais dans le fond, c'était peut-être une impression. On oubliait plus facilement les difficultés d'hier que celles d'aujourd'hui, quand bien même elles semblaient insurmontables à une époque.

- Je porte encore parfois deux pulls et une couette chez moi, révéla-t-elle. Il fait super froid en Angleterre – enfin les anglais disent que non mais je maintiens que oui – et pour éviter de dépenser toutes mes primes en chauffage, je dois revenir aux vieilles méthodes.

Et encore, elle avait la main plutôt leste sur le thermostat et tant pis pour l'environnement. Des fois, elle se demandait pourquoi elle n'avait pas déménagé plus au sud... Sa vie à Salem et à New-York aurait dû lui servir de leçon. Enfin, ce n'était pas le même froid entre ici et le Royaume-Uni : de ce côté du pays, les températures étaient mordantes, c'était un hiver sec, enneigé, le genre d'hiver qui réveillait tous vos sens dès que vous mettiez le bout du nez dehors. En Angleterre, c'était venteux et humide. Et pluvieux. Très pluvieux. Revenir à la Nouvelle-Orléans lui avait rappelé ce qu'étaient des températures décentes et, limite plus que sa famille, c'était le soleil du sud qui lui avait tant manqué. Enfin, on le trouvait ailleurs aussi, songea-t-elle alors que Madison revenait avec enthousiasme sur sa Californie chérie.

- En même temps, New-York est le centre du monde, dit-elle innocemment. Demande à Logan : passé Manhattan, plus rien ne se vaut. Elle-même gardait des souvenirs plutôt désagréables de Los Angeles, aussi s'abstenait-elle de traîner trop souvent ses escarpins du ce côté du continent. En même temps, les amis de tes parents... Enfin, tu vois bien comment ils sont. Ils ne sortent même pas de l'Upper East Side. Ils doivent voir la Californie comme un grand rassemblement de hippies.

Madison, tout comme Logan, appartenait à cette élite New-Yorkaise qui ne refusait rien, qui vivaient dans ces grands appartements penthouse qui mettaient toujours des étoiles dans les yeux d'Isobel. Elle avait découvert cet univers si particulier au contact de ses amis et, pour elle, issue des milieux populaires du sud du pays, cela avait été un vrai dépaysement. Maintenant, c'était différent, elle fréquentait aussi ces milieux avec son travail et commençait à avoir pas mal d'amis aux salaires indécents (mais pas elle, malheureusement.) Elle aimait ce genre d'ambiance, d'endroits, ces gens élégants, cultivés – pour la plupart – qui avaient vu tant d'endroits dans le monde. Elle aimait les jolies choses et les jolis endroits et, qu'on appelle cela compensation si on voulait, elle voyait dans sa chance de les fréquenter une véritable revanche sur la vie. C'était aussi pour cela qu'elle dépensait la majeure partie de son salaire en choses bien trop chères : cela lui donnait l'impression d'avoir véritablement réussi. Entre l'époque où sa mère n'avait plus un dollar en poche après le cinq et aujourd'hui, où elle pouvait dépenser sans remords trois cent livres dans une paire de chaussures, elle préférait largement maintenant.

- Sûrement oui, répondit-elle pensivement quand Madison affirma que les labels de musique auraient toujours un rôle important. Je me demandais juste sur le plan financier... J'entendais l'autre jour à la radio moldue que le téléchargement – tu sais, c'est le machin quand ils arrivent à avoir les trucs sans CD ou autre support – avait pas mal nui à l'industrie musicale. Enfin, les sorciers ont l'avantage de voir les choses arriver. Et puis sait-on jamais ce que sera le milieu dans quelques années, quand tu vois ce que développe Logan...- fit-elle avec un sourire.

Après tout, le projet ambitieux – et génial – de leur ami toucherait aussi au monde de la musique dans les années à venir, comme il l'avait dit lors de leur dernier entretien. Madison pouvait se vanter là d'avoir un sacré contact... A vrai dire, la plupart des gens qui connaissaient Logan pouvaient se vanter de l'avoir dans leur carnet d'adresses mais il ne fallait pas lui rappeler trop souvent, il le savait déjà trop bien. L'arrivée du serveur pour prendre la commande de Mad détourna les pensées d'Isobel de son ami et surtout, permis à la conversation d'embrayer sur un sujet beaucoup moins agréable. Elle s'était sentie obligée d'être honnête avec Madison parce qu'elle n'aimait pas lui mentir ou lui cacher des choses... Ce qu'elle faisait pourtant, à tout le reste du groupe aussi puisqu'elle ne parlait jamais du vaudou ou de son enfance en détails mais ce n'était pas vraiment par plaisir. C'était parce que c'était une culture secrète – et aussi une culture du secret – et parce qu'elle se protégeait. Elle se demandait souvent ce qu'ils penseraient de tout cela, si leurs rapports seraient les mêmes s'ils connaissaient la vérité. Est-ce qu'ils l'estimeraient autant s'ils savaient qu'elle était une sorcière vaudou ? Qu'elle avait le pouvoir de faire des choses que beaucoup désapprouveraient ? Qu'elle avait déjà réalisé des actes plus que répréhensibles? Qu'elle avait tué, même indirectement, comme elle le considérait ? Non, sûrement pas. Elle préférait continuer à leur présenter la meilleure partie d'elle-même, comme avec le monde entier d'ailleurs.

- C'est... Elle prit quelques secondes pour réfléchir à sa réponse. Compliqué, si. On a toujours eu des rapports compliqués alors après seize ans de silence... Plein de choses sont restées en suspens, ils m'en veulent, je leur en veux aussi pour des vieux trucs... Ce n'est pas simple.

Son amie connaissait de son enfance pas mal de chose, la magie et le coven en moins. Famille étouffante, mère alcoolique, père inexistant, milieu difficile... Bref, la vérité, sans les détails.

- Mais mon grand-père est content de me revoir, annonça-t-elle en sentant un sourire poindre sur ses lèvres. On a beaucoup parlé. J'ai même un peu parlé à ma mère mais c'est plus délicat... Mais je crois qu'elle a un peu changé.

Elle semblait moins boire, déjà, ce qui était beaucoup quand on y pensait. Elle ne s'était pas attardée sur ce sujet fâcheux avec elle, essayer d'avoir une conversation normale était déjà un problème assez important pour que Isobel s'y consacre tout entier.

- Je ne sais pas vraiment ce qui va advenir de tout cela, soupira-t-elle. Mais bon, au moins, j'aurai essayé... Et si ma famille me vire, tu me laissera passer Thanksgiving avec toi, hein, hein ? fit-elle mine d'implorer.

Quelques fois, ses amis l'invitaient pour cette fête rituelle et c'était toujours amusant de se retrouver plongée dans les familles des autres. Depuis qu'elle était en Angleterre, elle ne le fêtait même plus et ce n'était pas un mal : comme Noël, Thanksgiving avait moins de charme quand on le passait seule.

- On fera ça au Royaume-Uni. Il faut que tu viennes me voir, d'ailleurs, mon canapé lit est très confortable et j'ai plein de très jolis garçons à te présenter !


Isobel Lavespère
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Madison Montgomery, amie d'Isobel

Discuter avec Isobel lui faisait un bien fou, elle avait l’impression de replonger quelques années plus tôt, de renouer avec l’étudiante qu’elle était en en gardant que le meilleur. La jeune femme lui avait vraiment manqué, elle était heureuse qu’elle se plaise en Angleterre mais son boulot plus que prenant l’éloignait lentement mais sûrement de ses anciens amis. Et maintenant, Logan l’avait rejointe ! Leur petit groupe s’étiolait… Malgré tout, lorsqu’ils se voyaient, leur amitié était toujours intacte.

Un court instant, Madison s’imagina dans quelques années lors d’une énième réunion. Qui d’entre eux serait marié ? Qui aurait des enfants ? Serait-elle parvenu à se créer une réputation dans le milieu de la musique ? Permettrait-elle à de jeunes groupes d’accéder au succès qu’ils méritaient ? Elle l’espérait.

La conversation pourtant ne suivit pas ses pensées loufoques et devint bien plus sérieuse. Isobel parlait peu de son passé, de sa famille, ils avaient rapidement compris que c’était un sujet tabou. Et si elle s’était un peu confiée avec le temps, Madison comme les autres était bien consciente de manquer une bonne part de sa vie. Pendant un temps, cela l’avait agacée. Isobel réussissait tout mieux qu’elle et il fallait en plus qu’elle se la joue mystérieuse… Elle avait fini par l’accepter en se disant que lorsqu’elle serait prête, elle leur en parlerait.

« J’espère vraiment que les relations avec ta famille s’apaiseront. Si tu trouves plus facile d’être avec ton grand-père qu’avec ta mère, je pense que tu as tout intérêt à passer du temps avec lui. Tu peux faire les choses petit à petit, non ? Te rapprocher des personnes qui t’ont le plus manqué et qui te semblent les plus accueillantes. Ensuite, lorsque tu te sentiras un peu plus à ta place, tu pourras te permettre d’aborder le cœur du problème. »

Madison n’était pas certaine que ses conseils étaient adéquats puisqu’elle ne connaissait pas le « cœur du problème » justement mais au moins elle aurait essayé et avec de la bonne volonté. Isobel une fois de plus ne semblait pas vouloir s’attarder sur le sujet et Madison préféra ne pas insister.

« Tu serais plus que bienvenue à Thanksgiving ! Tu me fais penser que je n’ai toujours pas décidé ce que j’allais faire à cette date… Mes parents m’ont invité bien sûr mais j’avais aussi envie d’en faire une réunion entre nous. Enfin, si Logan et toi êtes en Angleterre, ça sera sans doute compliqué. Tu crois qu’on pourrait se voir à Noël ? »

L’invitation qu’elle faisait fut rapidement retournée.

« Tu me prends par les sentiments ! Des beaux mecs et un lit confortable, avec ça tu es certaine que je viendrai te voir ! Plus sérieusement, ça fait un moment que je pense aller visiter le vieux continent. Puisque tu me le proposes aussi gentiment, je te promets de venir te voir lors de mes prochaines vacances. »

La conversation reprit avec légèreté, chacune s’enquérant de la vie amoureuse de l’autre à grand renfort de ricanements comme si elles étaient encore de toutes jeunes femmes. Le temps fila bien trop vite et la nuit tomba rapidement sur Salem, poussant les deux jeunes femmes à prendre congés l’une de l’autre non sans se promettre de garder le contact. Après un dernier salut, Madison s’enfonça dans les rues de Salem afin de trouver un endroit tranquille où se concentrer pour transplaner.


[Fin du RP]
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Ivy League [Madison]

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