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 D&CO [Abel]

Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
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Dernière édition par Daisy Mason le Jeu 23 Fév 2017 - 21:45, édité 1 fois
7 Octobre 2009

La récréation battait son plein dans le collège et les élèves étaient partout. Les clameurs des conversations montaient des différentes cours, notamment celle de Métamorphose, et le hall était envahi des enfants qui se protégeaient des débuts du froid d'Octobre, papotant joyeusement. Il y avait des capes enlevées un peu partout et Daisy manqua de glisser sur une, ni vue ni connue. Neville et elle redescendaient de la salle des professeurs, lui pour rejoindre ses serres avant le début de la prochaine heure – les deuxièmes années allaient voir la Mandragore et son rempotage – et il avait sous le bras un carton de cache-oreilles pour les protéger. Elle, elle descendait chercher le représentant du cabinet d'archimagie que l'école engageait pour mener les travaux de rénovation et d'agrandissement. Elle avait soumis l'idée au Ministère de la Magie il y a quelques mois et on lui avait répondu que pour le financement, elle devait effectuer un appel d'offres. Des agences de nombreux horizons s'étaient proposées et au final, le conseil d'administration avait sélectionné Laveau&Wells, l'agence qui avait mené le chantier de Leopoldgrad et de quelques grands bâtiments là-bas. Elle était enthousiaste à l'idée de mener de tels travaux, c'était comme redonner une nouvelle jeunesse à ce bâtiment millénaire tout en respectant l'essence de cette figure du pays. Elle était l'une des premières directrices à lancer des travaux comme ceux-ci, entre la réfection de la tourelle de la Salle des Quatre Maisons l'année dernière et l'ouvrage à venir.

- Monsieur Dubois, pas de Passe-Souaffle à l'intérieur, je crois que vous le savez très bien ! lança-t-elle au jeune adolescent qu'elle venait de croiser et qui s'empressa de cacher sa balle derrière son dos.

Elle lui jeta un regard désapprobateur et arrangea son chapeau tandis qu'elle continuait de traverser le hall jusqu'aux portes, accompagnée de Neville. Il l'abandonna avec une salutation chaleureuse en haut des marches de pierre qui menaient aux deux grands battants de bois de l'école et elle s'y posta, avisant les deux silhouettes qui se rapprochaient après avoir passé le portail aux deux sangliers ailés imposants. Quelques élèves passèrent à côté d'elle et la saluèrent joyeusement, la jeune Scavo lui lança un regard un peu curieux en remontant les marches et elle lui retourna un sourire tranquille. La cloche allait sonner dans quelques minutes et les élèves qui étaient dans le parc se rapprochaient du bâtiment, se poussant parfois un peu de peur d'être en retard en cours et de subir les foudres professorales. Aux côtés de William, leur concierge, se tenait un grand homme à la carrure plutôt imposante – surtout face à Daisy qui était plus petite de bien deux têtes – à qui elle tendit la main.

- Bonjour Monsieur Laveau, bienvenue à Poudlard ! lança-t-elle joyeusement. Nous sommes heureux de vous recevoir dans ce lieu ancestral !

Elle remercia William d'être allé chercher leur invité et désigna l'imposante bâtisse derrière eux, proliférante d'élèves.

- Comme vous le voyez, c'est l'heure de la récréation donc tous les enfants sont là mais nous pourrons visiter dans quelques minutes même si vous avez sûrement déjà fait vos recherches !

Ils passèrent tous les deux les portes pour entrer dans le hall bondé, la Grande Salle déversant des premières années à l'air encore un peu perdu. Le plafond haut laissait les conversations résonner dans un boucan plutôt impressionnant. Quelques élèves les regardèrent en chuchotant, toujours sensibles aux inconnus qui venaient dans leur petit cocon un peu fermé. Il était de toute manière plutôt rare de voir la directrice à l'heure de la récréation, elle préférait se déplacer dans l'école quand les couloirs étaient plus accessibles.

- Vous êtes donc américain ? interrogea-t-elle pour faire la conversation en attendant la cloche et qu'ils puissent procéder à la visite de l'école. Quel collège de sorcellerie avez-vous fréquenté ?

Elle savait que le territoire d'Amérique du Nord possédait, contrairement à eux, plusieurs écoles de magie. Edmund leur en parlait souvent, malgré sa grande fierté d'être très anglais : il avait fait ses études supérieures dans la vieille université de Salem et avait enseigné dans un collège là-bas, à Abigail Williams, l'école mixte de Salem. Il en parlait souvent, en gardant visiblement un bon souvenir même s'il aimait Poudlard plus que tout. Avec une certaine pensée nostalgique et affectueuse pour son collègue, Daisy embrassa du regard le hall de cette école qu'ils chérissaient tous tant. C'était un peu étrange de se dire qu'ils allaient modifier un peu ce qu'ils connaissaient tous mais elle savait que c'était nécessaire et ne doutait pas que le Conseil avait fait le bon choix en choisissant le projet du cabinet de l'archimage à côté d'elle.



Merci Irving
Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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Il y avait des choses qu’Abel s’était promis de visiter en Angleterre, ce qu’il avait accompli en grande partie. L’école de Poudlard rentrait dans la catégorie mais elle tenait du rêve, tant il était connu que l’emplacement du lieu était tenu secret et qu’il fallait avoir une bonne raison d’y pénétrer. N’étant pas professeur, et sans relation particulière avec le milieu de l’école, il s’était résigné à rayer mentalement cet endroit de sa liste. Alors, lorsqu’il avait appris qu’un appel d’offre unique, un appel d’offre qui avait fait beaucoup écrire dans les journaux, était lancé afin d’effectuer la rénovation de l’école, Abel y avait vu une chance inouïe, presque égale à celle de se faire confier le projet Leopoldgrad. Il était complètement pris dans la construction de la ville à ce moment-là, d’ailleurs, mais il s’était fait violence pour bâtir un dossier pour l’appel d’offre, déléguant quelques tâches sur Leopoldgrad en contrepartie. Il ne pouvait manquer cette occasion unique de non seulement voir l’école de ses propres yeux, mais en plus, y concevoir un projet ! Que demander de plus ?

Abel avait eu des yeux d’enfant rencontrant le père Noël en apprenant que son agence décrochait le poste, et c’était le même regard qu’il arborait en franchissant le portail de la vénérable école. Il était évidemment convaincu que les collèges américains, notamment celui de Salem où il avait effectué son secondaire, étaient meilleures, mais Poudlard… C’était tout de même quelque chose. Une entité qui méritait un grand respect, sans doute une des plus vieilles écoles de magie encore utilisée et aussi rayonnante internationalement. Que dire de son architecture ? Ne serait-ce que le terrain, il était fabuleux : les enfants étudiaient dans un cadre paysager incroyable, entre ce lac et ces montagnes qui cadraient ce château érigé à même les roches. Le nez levé vers le ciel, il percevait en marchant hasardeusement sur la pelouse les fines tours et les multiples passages et passerelles entre différentes ailes de l’édifice. Il s’amusait maintenant à tenter de reconnaître ce qu’il avait étudié avant de venir. Mais les plans disponibles de l’école étaient sommaires et mentionnaient des incertitudes, des manques, comme s’il s’agissait là d’un ouvrage infini qui réservaient encore des secrets, même après un millénaire, ce qui ne faisait que nourrir l’imagination d’Abel : allait t-il découvrir des pièces secrètes en menant ces travaux ?

« Par ici monsieur Laveau. »

La voix aimable du concierge qui l’attendait un peu plus loin lui rappela qu’il aurait tout le temps de faire un tour complet du château et s’attarder où il le voudrait plus tard. Abel avait rendez-vous avec la directrice et il ne s’agissait pas de la faire attendre inutilement. Une fois qu’il fut à nouveau à la hauteur de William Silvester, il laissa le portail aux statues ailées derrière lui et le suivit le long d’un chemin qui les menèrent jusqu’à la majestueuse entrée du château. Ils gravirent silencieusement les marches en pierre et les pensées d’Abel à ce moment-là se résumaient à : « c’est tellement la classe, ces gosses étudient dans un château, quoi, un château du onzième siècle, bon sang mais c’est trop génial, à Salem on a des édifices très élégants, mais c’est pas un château, ah ces anglais ont plein de défauts mais ils ont quand même le sens de l’héritage et de la noblesse » et d’ailleurs il faillit se prendre un des gosses au passage parce qu’il ne regardait pas tout à fait où il posait les pieds.

Heureusement il se ressaisit avant d’arriver en haut des marches car, malgré tout le respect qu’il avait pour la directrice de ce lieu majestueux, il aurait pu manquer de la voir elle aussi. Baissant le regard sur cette femme, qu’il s’attendait à voir plus… moins… il ne savait pas trop mais il s’attendait à un vénéré sage, Abel répondit à sa poignée de main en déclarant humblement :

« C’est moi qui suis heureux et chanceux de pouvoir apprécier ce lieu, madame la Directrice, merci de m’accueillir. »

Ils se frayèrent un passage dans le hall où fourmillaient les élèves. Laissant son regard se promener, Abel tenta d’attraper le plus de détails possibles de l’endroit : la pierre dure et cendrée des murs épais, la hauteur vertigineuse du hall, les innombrables tableaux et chandelles qui habitaient le lieu, et même les uniformes très classiques des élèves, très… anglais. Il attrapa le regard très curieux d’une petite blonde fixé sur lui, mais s’en détourna lorsque la directrice s’adressa de nouveau à lui.

« C’est cela, je suis né et j’ai grandi aux Etats-Unis, répondit t-il poliment. J’ai étudié à Abigail Williams College de Salem, puis je suis entré à l’Université Nationale de Sorcellerie de Salisbury, dans le département d’architecture et d’urbanisme. J’imagine que vous devez connaître Abigail Williams, de la même façon que Poudlard a un certain retentissement chez nous aussi… Dans le milieu des archimages, l’édifice est connu en tout cas, précisa t-il en souriant. Comme vous disiez tout à l’heure, j’ai en effet fait des recherches, mais j’ai cru comprendre que même en habitant ici, on ne terminait jamais de découvrir des choses sur Poudlard, alors je suis doublement curieux de visiter »



Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
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Daisy écouta avec intérêt le jeune archimage lui parler de son propre parcours. Depuis qu'elle était devenue directrice, elle s'intéressait tout particulièrement aux systèmes scolaires des autres pays, parfois même pour s'en inspirer même si elle aimait le fonctionnement de Poudlard. Par exemple, de nombreuses autres écoles européennes - ou même les américains - ne pratiquaient pas l'internat systématique, les élèves rentrant chez eux le soir ou au moins le week-end. Elle estimait néanmoins que le pensionnat permettait aux élèves de mieux se plonger dans le monde magique, notamment pour les nés-moldus, et de pratiquer la magie le soir, pour s'entraîner, ce qui n'était pas le cas à la maison. Et il fallait admettre que vivre ensemble tous ensemble permettait aux enfants de nouer des liens solides, des amitiés qui survivaient au temps et aux épreuves. Combien de meilleurs amis s'étaient connus dans les dortoirs de Poudlard, lors des premières années ? Combien de mariages à venir s'étaient noués ici, entre ces murs antiques ? La culture des maisons et des Salles Communes était trop ancrée - et trop bénéfique pour elle - pour qu'ils songent à s'en défaire. Néanmoins, c'était en observant les autres écoles qu'elle avait des idées pour ouvrir Poudlard sur le monde ou bien en écoutant ses collègues qui avaient enseigné ailleurs.

- Abigail Williams ? rebondit-elle en entendant le nom du lycée, oui, nous connaissons effectivement bien ! L'un de mes regrettés collègues y enseignait voilà quelques années, les sortilèges. Peut-être l'avez-vous connu ? Le Professeur Edmund Harris, un grand spécialiste de sa matière. Et du monocle, ajouta-t-elle, avec une pensée aussi affectueuse que nostalgique pour son ancien ami parti trop tôt.

Il parlait souvent de ses années d'enseignement aux États-Unis, qui restaient sa première expérience en tant que professeur, après des années en tant que duelliste. Elle croyait se rappeler qu'il en conservait un bon souvenir mais savait Edmund très attaché au Royaume-Uni et à Poudlard, notamment à la maison Serdaigle, qui ne souffrait pas de comparaison pour lui. Néanmoins, en dehors de son collègue, elle bien évidemment entendu parler de l'établissement, qui jouissait d'une réputation qui dépassait les frontières américaines. C'était un grand établissement et certains élèves - Cassandre Harper pour en pas la citer - y avaient étudié un an. Cet établissement-là et l'Institut des Sorcières de Salem, aussi, qui jouissait désormais d'une sombre réputation entre les murs de Poudlard, pour avoir notamment formé Ana Sorden lors de son adolescence.

- Pourdlard est un bâtiment vivant, littéralement vivant, confirma Daisy en promenant ses yeux sur le hall. Les salles ne restent pas toujours à la même place. Certaines n'ont pas bougé depuis des années, et, lorsqu'elles le font, restent dans le même coin mais une fois à mes débuts, j'ai perdu ma salle. Je l'ai retrouvée trois étages plus bas, avec toutes mes affaires dedans, sourit-elle. C'est ce qui fait aussi tout le charme de l'école.

Ses derniers mots furent légèrement noyés lorsque la sonnerie retentit et que la masse d'élèves qui peuplaient le hall se leva pour se disperser dans les différentes ailes. Certains descendirent dans les cachots, d'autres se dépêchèrent de monter les escaliers pour rejoindre les étages, dans un joyeux brouhaha de cris, de rires et de discussions. Elle attendit quelques minutes que les couloirs se vident, le volume sonore descendant petit à petit, soulageant ses oreilles.

- Monsieur Forrester, Miss Hellsoft, vous êtes en retard, dépêchez-vous un peu, lança-t-elle aux deux Gryffondor qui passaient. On s'entend mieux, n'est-ce pas ? plaisanta-t-elle légèrement à l'adresse de l'Archimage. Nous allons pouvoir commencer la visite !

Elle fit quelques pas dans le hall, ouvrant les bras comme pour l'englober.

- Vous l'avez sûrement vu sur les plans, nous entrons donc par le mur ouest ! Sur la droite, la Grande Salle, que nous allons voir, est notre réfectoire, nos salles d'examens terminaux, un lieu de convivialité... Bref, nous y faisons beaucoup de choses. Vous voyez les deux portes de chaque coté de l'escalier ? Nous y passerons tout à l'heure, mais celle de droite mène au couloir de la Salle Commune des Poufsouffle - une de nos quatre maisons - et aux cuisines, celle de gauche mène aux cachots. La seconde porte de ce côté mène à un couloir de classes !

Elle dépassa l'escalier de marbre pour rejoindre la Grande Salle, quasiment vide à cette heure-ci, sauf quelques élèves qui travaillaient ou jouaient aux échecs sur les grandes tables.

- La Grande Salle est vraiment emblématique de l'école, notamment avec son plafond. Je parle beaucoup, vous m'en voyez désolée, n'hésitez pas à m'interrompre ou à poser des questions ! Vous aviez des idées particulières, sur ce qu'on pourrait faire ? Je sais que le conseil d'administration a donné ses désidératas mais vous, en tant que professionnel ?



Merci Irving
Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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« Le professeur Harris ? Edmund Harris ? Un sourire éclaira le visage de l’archimage, alors qu’il se remémorait l’un des professeurs qui avaient marqué sa scolarité, dans son adolescence. Bien sûr, il a marqué toute une génération d'étudiants, glissa t-il d’un ton équivoque, sans trop préciser le sens de sa phrase, tout simplement car c’était le genre de professeur qui ne marquait pas tous ses élèves de la même façon… Alors il n’enseigne plus ici, maintenant ? »

Lui, il avait apprécié ce professeur et son enseignement qui correspondait tout à fait à la rigueur et la persévérance dont Abel était capable, et qui avait révélé son aptitude pour les charmes et sortilèges. Mais la sévérité et l’exigence du professeur Harris n’étaient pas au goût de tout le monde, même dans un collège élitiste et réputé comme Salem.

La conversation se dirigea vers le sujet qui les intéressait tous les deux, et Abel écouta avec attention les mots qu’employaient la directrice pour décrire le château. Littéralement vivant, c’était ce qu’il avait saisi dans ses lectures, et c’était précisément ce qui le fascinait. Très peu d’édifices pouvaient s’en targuer, car c’était l’effet unique d’un millénaire de magie sur un bâtiment, fondé par quatre sorciers légendaires. Les directeurs se succédant, les générations d’enfants grandissant au sein de ce château, et le temps passant sur cette pierre épaisse, toutes ces différentes énergies avaient contribué à donner une âme supplémentaire à l’édifice, qui recelait déjà une magie particulière. De ce qu’Abel avait pu lire, c’était l’oeuvre des fondateurs au moins autant que celle des milliers de sorciers qui avaient vécu un morceau de leur vie entre ces murs. Preuve en était que le bâtiment était capable de communiquer à sa manière avec ses habitants : souvent de façon malicieuse, comme ces escaliers mouvants qui déroutaient les élèves et ces salles qui changeaient de place, comme l’évoquait Daisy Mason. Mais le château avait également une âme bienveillante et initiatique à l’égard de ses étudiants, révélant le secret de sa légendaire Salle sur Demande à qui en ressentait le véritable besoin…

« J’ai lu des histoires comme ça, oui, confirma l’archimage. C’est tout à fait fascinant. En même temps, c’est ce qui va probablement compliquer nos interventions, j’imagine que le château ne se laissera pas si facilement faire… » glissa t-il, sans inquiétude, mais au contraire avec un certain amusement.

L’arrivée d’une masse d’élèves fut temporairement une distraction pour Abel, qui s’amusa de voir de ses propres yeux ce qu’on racontait sur l’école. Tous en uniformes, aux couleurs des maisons auxquelles ils étaient fidèles… Un système tout à fait inconnu au collège de Salem, et qui amusait plutôt Abel. Un système qui rangeait les élèves dans des catégories selon leurs aptitudes et leurs personnalités, un système que l’on pouvait critiquer mais qui avait aussi la qualité de fabriquer un véritable sentiment de cohésion entre les élèves et d’appartenance à l’histoire du château. Il connaissait à peu près les caractéristiques des quatre maisons dans l’école, et s’amusait à penser qu’il aurait probablement eu sa place chez les bleu et bronze…

Il suivit la directrice qui commençait à lui présenter les pièces les plus proches, dont la Grande Salle évidemment, qui était l’une des plus commentées dans les ouvrages d’architecture. Il réagit davantage à ce qu’il connaissait moins, laissant son regard se promener sur les murs et les portes qu’elle lui désignait :

« Poufsouffle, la maison des travailleurs, c’est cela ? Les fameuses Salles Communes secrètes, j’ai hâte de découvrir ça… »

Elles faisaient partie des pièces les plus utilisées de l’école, et pourtant les moins informées pour les personnes extérieures. Il avait appris avec surprise que les élèves eux-mêmes ne connaissaient pas l’emplacement des salles communes qui n’étaient pas les leurs ! Abel ignorait si c’était des coutumes qui s’étaient installées au fur et à mesure des années ou si dès la création de l’école, les fondateurs protégeaient jalousement les quartiers qui abritaient leurs disciples. En tout cas, il avait trouvé ce détail à la fois étrange et fascinant.

Il quitta des yeux le plafond magique de la Grande Salle qui avait forcément happé son regard dès qu’il était entré, pour reporter son attention sur le professeur Mason.

« Je vous en prie, vous pouvez me raconter tout ce qui vous passe par la tête, plus j’en connaîtrai sur l’école et mieux je pourrai travailler, déclara t-il, avant de prendre un petit temps d’observation autour de lui, pour répondre à sa question suivante. Eh bien… La demande concerne surtout l’agrandissement des dortoirs et la rénovation des parties abîmées, donc avec mes équipes, je pensais commencer par mener une analyse assez approfondie du château pour comprendre comment on peut le transformer, sans changer l’identité de Poudlard. Et voir ce qu’on peut transformer d’autre, d’ailleurs. Il y a peut être des aménagements extérieurs à faire, par exemple. J’imagine que les élèves utilisent beaucoup le parc, on pourrait installer des toitures, qui seraient appréciables en été comme en hiver… J’ai vu aussi dans les plans récents qu’une salle pour réunir les quatre maisons a été aménagée dans une des tours, ce qui est une idée tout à fait intéressante. Est-ce qu’elle est appréciée par les élèves ? Parce que je me disais : pourquoi ne pas faire d’autres pièces communes ? J’imagine qu’une seule salle ne suffit pas à accueillir tous les élèves qui voudraient s’y installer en même temps, et que certains passent leur chemin en voyant qu’elle est déjà remplie. » proposa t-il, guettant l'avis de son interlocutrice.


Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
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- Lui-même, confirma Daisy au sujet d'Edmund, son regretté collègue.

Ce n'était pas forcément un fait des plus connus, tant ce dernier semblait anglais, mais il avait enseigné durant quelques années à Abigail Williams College, après sa carrière de duelliste international, ce qui lui avait permis d'entrer beaucoup plus facilement à Poudlard après la guerre, alors que l'équipe pédagogique était presque entièrement remplacée. Edmund avait déjà une grande expérience de l'enseignement, c'est ce qui le poussait également à vouloir le poste de sous-directeur. Il parlait de temps à autres de cette époque et Daisy l'écoutait volontiers, intriguée par un établissement de magie qui était - presque - aussi renommé que Poudlard, tout en étant si différent. Là-bas, l'internat n'était pas obligatoire, beaucoup d'élèves rentraient chez eux le soir en cars magiques, il n'y avait pas d'uniformes, les matières n'étaient pas toujours les mêmes... Presque un autre monde. Elle secoua doucement la tête lorsque le jeune archimage demanda s'il enseignait toujours ici. Elle aurait bien voulu que son collègue soit toujours parmi eux. Son attachement et sa loyauté à l'école de sorcellerie aurait été un atout dans ces temps troublés et il avait les épaules assez solides pour supporter les pressions extérieures. Néanmoins, il valait mieux pour lui qu'il n'ait pas connu ce qui était arrivé à Swann Twilfit... Ce fut avec un pincement au cœur que Daisy répondit à la question qui lui avait été posée.

- Malheureusement, il est décédé il y a deux ans environ, suite à l'évènement tragique que nos médias ont appelé le Bloody Sunday. Ce fut une grande perte, en tant que collègue, professeur mais aussi sorcier.  

Et puisque qu'elle avait sincèrement apprécié son collègue, comme la plupart de ses collègues d'ailleurs, qu'elle estimait toujours à défaut parfois de partager de nombreuses affinités avec eux, elle aurait pu en parler longtemps, surtout à l'un de ses anciens élèves. Elle était un peu curieuse de savoir si Edmund avait toujours été l'intransigeant professeur qu'on avait connu ou s'il avait été un débutant un peu trop tendre avec ses élèves... Difficile à imaginer mais pourquoi pas ? Heureusement, depuis qu'elle était Directrice, Daisy avait appris à se concentrer un peu plus surtout lorsqu'on en venait au futur de l'école. L'engagement des travaux n'avait pas été simple à faire admettre au Conseil d'Administration, souvent très immobiliste lorsqu'on en venait à d'aussi gros budgets. Poudlard était également une Institution millénaire que tous les sorciers du pays avait connue et il était difficile pour eux de l'imaginer changer, même en bien. En l’occurrence, certains membres ne voyaient pas l'utilité d'engager des travaux. Le collège était globalement en bon état, du moins pour les parties qui étaient utilisées. Le problème était que la population magique grossissait et que donc, il fallait réhabiliter et organiser différemment certains espaces du château, les dortoirs en étaient le meilleur exemple : depuis quelques années, il fallait multiplier les lits dans certaines promotions, ce qui n'était pas du plus grand plaisir des élèves. Il était grand temps, pour Daisy, de faire souffler un vent nouveau sur Poudlard, sans pour autant dénaturer la vénérable enveloppe de l'école. Tout un programme.

- Sûrement pas, confirma Daisy avec un mélange d'amusement et de consternation lorsque l'archimage supposa que le château ne se laisserait sûrement pas faire facilement. J'espère que tout se passera bien, quand même, il peut se montrer assez farceur, avec un humour très anglais. Demandez aux fantômes, ils ont beaucoup d’anecdotes à ce sujet, sans parler des multiples légendes qui hantent cet endroit...

Mais elle le laisserait, lui et ses équipes, découvrir tout cela. Enquêter sur Poudlard  - et fouiller l'école - réservait toujours son lot de surprises. Elle-même ne prétendait pas tout savoir de l'endroit, qui le pourrait ? Quand on voyait que la Chambre des Secrets était restée cachée durant dix siècles... Avec un Basilic dedans. Et un Basilic n'était pas un petit animal de compagnie. Qui sait ce qui se cachait encore dans les murs, sous l'école, partout ? Elle ne serait pas étonnée d'apprendre qu'on avait retrouvé Avalon au fond du lac. Après tout, Merlin était un Serpentard, Morgane une Serdaigle... Il ne serait pas étonnant qu'ils aient fini par lancer Excalibur au milieu de l'endroit magique le plus secret de Grande-Bretagne, non ? Abandonnant ses théories fantasmagoriques, Daisy entreprit plutôt de donner des détails complets sur l'école en répondant aux questions de Monsieur Laveau.

- C'est cela, la maison des travailleurs ! Mais également des justes, des patients et des loyaux. Je prêche un peu pour ma paroisse, avoua-t-elle avec un sourire en coin, j'en ai été la directrice durant des années. Mais les autres maisons ne sont pas en manque de mérites non plus ! Je ne sais pas si vous les connaissez mais nous avons Serdaigle, créativité, vivacité d'esprit, amour de la connaissance, Serpentard, ambition, ruse, détermination et enfin Gryffondor, courage, audace, hardiesse ! Ils sont tous représentés en héraldique dans la Grande Salle, comme vous pouvez le voir, continua-t-elle alors qu'ils avançaient.

Elle laissa Abel à la contemplation du plafond magique alors qu'elle adressait un sourire tranquille aux élèves curieux qui se tournaient vers eux. Les visiteurs n'étaient pas des plus fréquents au sein de l'école ou bien alors, directement dans son bureau. Le quotidien des élèves serait un peu chamboulé avec les travaux et tous ces étrangers qui allaient venir voir leur école. Cela ferait un peu d'animation positive ! Elle ajoutait "positive" car ils ne manquaient généralement pas d'animation ici mais pas toujours du meilleur goût...

- Nous allons nous arranger pour que vous et vos équipes aient un bon accès à l'école pour que vous puissiez travailler au mieux, affirma-t-elle. Nous allons devoir néanmoins fixer tout cela avec le Ministère de la Magie, nous avons maintenant des règles très strictes concernant la sécurité de l'école mais après votre association pour Leopoldgrad, je ne pense pas que cela posera de soucis ! Et pour répondre à votre question, oui, la Salle des Quatre Maisons est plutôt populaire et souvent bondée, nous l'avons fait aménager dans une ancienne tourelle !

C'était l'une des quelques bonnes idées d'Adonis Greengrass en tant que sous-directeur, avant que ce dernier ne soit nommé Ambassadeur en Argentine.

- Faire d'autres lieux de ce genre permettrait de déclencher plus de convivialité entre les élèves, c'est une bonne idée ! Vous savez, l'un de mes axes est de développer les liens entre les maisons, de sortir un peu plus de leur communauté habituelle. J'ai beaucoup étudié les autres systèmes, en Amérique par exemple, et c'est tellement différent... Mais ce qui serait le plus intéressant, ce serait de demander aux élèves et professeurs ce qu'ils en pensent ! Le conseil a ses désirs, moi aussi, mais après tout, ce sont les élèves et l'équipe qui utilisent le plus le château, on pourrait organiser une sorte de concertation. En attendant, on peut continuer la visite si vous voulez ! Derrière la table des Professeurs, nous avons une salle annexe et tout au bout - elle se retourna - nous avons également une petite salle attenante où les premiers années attendent avant d'être répartis. Vous voulez enchaîner avec les cachots ou avec le premier étage ?

Alors qu'ils reprenaient leur chemin, Daisy arrangea son chapeau pointu noir qui avait  tendance à glisser sur ses cheveux et relança la conversation avec un sujet un peu plus délicat.

- Vous savez, les gens sont très frileux lorsqu'on en vient à parler de Poudlard... Modifier les programmes, modifier le fonctionnement, c'est comme de demander à un Botruc de lâcher son arbre ! Les gens sont touchés dès qu'on en vient à l'école de leur enfance. Vous savez, ici, c'est le seul établissement alors les gens y sont attachés, pas comme chez vous avec votre dizaine de lycées et de collèges... Et puis, pour le dire poliment, vous êtes Américain, ajouta-t-elle avec un sourire. Cela va faire jaser ! Déjà que le Conseil interdit de modifier la silhouette de l'école - même si ça, je comprends - cela ne va pas arranger les choses ! Tout le monde va dire que vous n'y connaissez rien et que vous allez juste dénaturer les choses. Je ne le pense pas, je vous rassure, mais c'est sûrement les retours que nous allons avoir.  Je pensais demander l'aide du Ministère sur ce point là aussi, à leur service communication. Ils nous avaient aidés il y a quelques années pour l’actualisation des programmes. Une vraie polémique ! C'était Miss Isabel Laves... Hum, un nom étrange. Elle gère ce qui nous concerne.

Un courrier du Ministère lui revint en tête et elle fronça les sourcils.

- Ah non, je crois qu'on a changé... Je crois que c'est Monsieur Bannerman désormais. Quoi qu'il en soit, c'est pour dire qu'il faut s'attendre à quelques résistances. J'espère que cela ne vous décourage pas : vous vous engagez sur quelque chose d'énorme !



Merci Irving
Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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« Oh ! C’est regrettable, toutes mes condoléances, déclara Abel, le ton affecté. J’ai beaucoup aimé suivre son enseignement à Salem, il fait partie des professeurs qui m’ont marqué. »

Triste pays qui avait connu de nombreuses turbulences l’année passée… Abel n’y avait pas été directement confronté, puisqu’il était arrivé avec la vague de travailleurs et investisseurs étrangers que drainait la dynamique économique du FREE. Depuis que Marchebank était ministre, il semblait que le pays était un peu plus en sécurité, ce qui était un progrès appréciable.

Lorsque la directrice se mit à lui parler de l’humour anglais du château et de ses fantômes, la figure d’Abel se détendit en un sourire, tandis qu’il s’imaginait ce qu’il allait bien pouvoir découvrir ici. Il était véritablement excité par ce projet, comme un enfant qui disposait d’un nouveau jouet incroyable, et il avait hâte de s’y lancer. Malgré son emploi du temps chargé et ses multiples projets, il avait tenu à tenter sa chance pour faire partie de l’équipe qui rénoverait Poudlard : c’était une occasion qu’aucun archimage sensé n’accepterait de manquer dans sa carrière. Chez Abel, ce projet éveillait en particulier son appétence pour les architectures un peu secrètes, dissimulées par des charmes puissants, et dont il avait fait sa spécialité lors de ses études. Il n’y avait rien de plus passionnant à ses yeux que décortiquer les secrets d’une architecture cachée, et tous savaient que Poudlard détenait encore des secrets à découvrir.

Daisy lui fit ensuite un bref topo sur les quatre maisons à Poudlard, auquel Abel acquiesça en hochant de la tête :

« Oui, je les connaissais, c’est bien ancré dans l’histoire et la réputation de l’école, et ça fait partie des choses que nous les américains trouvons à la fois amusant et fascinant, avoua t-il. Nous n’avons pas du tout de système de maison, on fonctionne plutôt par classes, à la manière des moldus. Du coup, les étudiants sont davantage mélangés entre eux. Mais ce que je trouve pas mal avec votre système, c’est que ça crée tout de suite des groupes solidaires. C’est pas forcément évident pour des enfants de se retrouver en internat toute l’année. Donc j’imagine que se retrouver dans une maison qui correspond aux qualités et appétences de chacun, ça aide à se sentir bien accueilli et dans un lieu qui nous ressemble, ça doit être très rassurant. »

Il se souvenait le jour où il avait quitté la Nouvelle Orléans pour étudier au collège de Salem, il était encore tout jeune à l’époque, et il n’avait pas forcément bien vécu d’être loin de ses parents plusieurs jours de la semaine. Il savait qu’il aurait aimé pouvoir s’identifier rapidement à un groupe à cette époque. Il s’était amusé en découvrant les caractéristiques des maisons de Poudlard à s’imaginer où il aurait atterri. Très probablement Serdaigle, déjà à l’époque, il remplissait ses cahiers de dessins, lisait tout ce qui lui passait sous la main et s’intéressait à de multiples matières… Puis, le bleu n’allait pas trop mal avec ses yeux.

La jeune directrice était en tout cas très coopérative, elle semblait avoir à coeur de bien accueillir l’archimage et lui signifier sa pleine collaboration.

« Je suis d’accord, c’est une bonne idée d’organiser une concertation, c’est toujours très éclairant pour démarrer des projets, approuva t-il, tout en suivant Daisy vers la suite de la visite. Elle lui proposa de choisir leur destination suivante, et Abel n’hésita pas, une lueur brillant dans ses yeux : Les cachots ! J’ai cru comprendre qu’une partie se trouvait sous le lac noir, c’est quand même une belle prouesse architecturale… »

Il était probablement l’un des premiers visiteurs à tenir à ce point à passer par des cachots bas sous plafond et obscurs, mais peu importait, Abel assumait très bien sa nerd attitude.

La discussion prit un tournant plus délicat, il le sentit au ton plus prudent que Daisy adopta en lui expliquant combien l’image de Poudlard était protégée. Il s’y attendait, cette école faisait partie du patrimoine magique de ce pays depuis un millénaire, alors évidemment, il fallait rester très prudent avec les tentatives de changement. L’américain en Abel avait tendance à penser que les britanniques étaient globalement très frileux avec le changement, quoique le FREE tentait de mettre un peu de neuf et d’innovant dans le pays.

Il n’avait en revanche pas prévu qu’une équipe de communication ministérielle se joignerait au projet. Il rendit mentalement grâce à l’obscurité des cachots qui dissimula un peu son teint brièvement plus pâle, à l’instant où Daisy bloqua sur un nom qu’il avait reconnu dès les premières syllabes. Isobel allait donc travailler avec lui sur tous ses projets en Angleterre ? Si leur collaboration sur Leopoldgrad avait été efficace, il doutait que ça soit à nouveau le cas, dans le contexte où ils se trouvaient tous les deux, à s’adresser à peine la parole…

Mais heureusement, la directrice corrigea et déclara que quelqu’un d’autre la remplaçait. Tant mieux, songea l’archimage en son for intérieur. Il ne connaissait pas ce Bannerman, mais au moins, sa relation avec lui pourrait être parfaitement neutre et professionnel.

« Je m’attendais à ce que ça soit un projet délicat, ça ne me décourage pas du tout
, reprit t-il, en se tournant vers Daisy. C’est normal que ça soulève des inquiétudes. Croyez bien que, tout américain que je suis, je respecte énormément ce patrimoine que représente Poudlard. Pour moi, c’est un honneur de pouvoir exercer mon métier ici, et si j’en ai l’occasion, j’assurerai personnellement à votre Conseil que je n’ai pas l’intention de dénaturer cet endroit. En tout cas, je m’en voudrais beaucoup que ça produise un tel résultat, alors je compte surtout sur vous et votre équipe pour nous freiner si cela arrive, plus que sur les communicants du Ministère. »

Aucun archimage n’était jamais à l’abri de laisser son projet prendre un mauvais virage et s’en apercevoir trop tard, après tout. Abel avait une certaine expérience dans la restauration, pour des temples, notamment, mais il n’avait jamais décroché de projet aussi conséquent que Poudlard, dans cette catégorie. Il lui faudrait s’entourer de spécialistes pour l’assister dans cette énorme tâche, une équipe était déjà en train de se monter.


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D&CO [Abel]

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