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 Make him laugh [Abel]

Grady McNeilEleveur de licornesavatar
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7 Octobre 2009

La plupart des grandes organisations possédaient des sièges sociaux dans les grandes villes pour qu'ils soient accessibles au plus de monde possible... Mais pas l'UNICORN, qui possédait plusieurs hectares de terrain dans le Cumberland. Des prairies à perte de vue peuplées de licornes au pelage éclatant, des collines, des enclos, des abris et au milieu de tout cela, plein de petites maisons basses comprenant les différents services de l'organisation. Grady adorait cet endroit, il adorait son nouveau métier, il aimait travailler en extérieur auprès des animaux. Tous les matins, il transplanait près de la chaumière des soigneurs où il retrouvait ses collègues, exclusivement des femmes, comme beaucoup de personnes travaillant sur le terrain : les licornes avaient traditionnellement du mal avec les hommes, il était plutôt une exception. Son travail consistait principalement à entretenir les prairies des licornes, à les mener dans les enclos et dans les écuries pour s'occuper d'elles : brosser leur pelage, lustrer leurs cornes, leur faire les sabots, s'occuper de leurs crinières... Il vérifiait aussi leur état de santé, si elles mangeaient bien, si elles n'avaient pas de blessures... Il ramassait aussi les crins qui tombaient pour les revendre en ingrédients magiques et quand une licorne étaient blessée, ils essayaient de récupérer un peu de sang mais n'allaient jamais prélever sinon : tout se faisait dans le respect et l'amour de l'animal. Leur élevage était reconnu dans le monde entier. Les gens venaient visiter l'exploitation et en apprendre plus sur ces créatures.  Ensuite, tous les midis, il allait déjeuner dans la chaumière principale, avec tous les autres gens qui travaillaient sur le domaine : vétérimages, administratifs, dresseurs, jardiniers, guides...

En ce début d'après-midi, il venait justement de finir de déjeuner (il préparait ses petites boîtes de nourriture tout seul comme un grand, premier signe selon lui et James de l'adultisme. Ce midi, c'était des pâtes au fromage, une énorme plâtrée qu'il avait avalée comme le glouton qu'il était, à l'image de son chat un peu, mais il ne fallait pas le dire). Le domaine était plutôt vide : les administratifs étaient en réunion et un spectacle de dressage se tenait dans le manège, attirant de nombreux visiteurs et même du personnel qui ne se lassait jamais – lui y compris – de voir ces magnifiques créatures au travail. Non, il n'avait pas du tout de passion pour les licornes, ce qui lui valait de nombreuses moqueries, c'est juste qu'il aimait bien. On disait toujours que c'était pour les filles mais il n'était pas d'accord : il n'était pas une fille et il était même très viril – il mettait juste de la crème hydratante parce qu'il avait les mains caleuses en travaillant dehors mais c'est tout, wo – et il les adorait. C'était des animaux mythiques, profondément gentils et aux pouvoirs magiques impressionnants et méconnus. Il avait déjà ses préférées dans le troupeau, il leur filait toujours des petits bouts de sucre en douce, c'était un secret bien gardé par lui et la vingtaine d'autres soigneurs qui se relayaient jour et nuit. Tout guilleret, il remontait le chemin de terre, ses bottes de travail un peu encrôttées – parce qu'il était toujours chic, il était quand même le petit-ami de Miss Monde Magique qui était belle, intelligente, gentille, douce et... bref, pas la question – quand il aperçu une silhouette à l'air un peu perdu. Puisqu'il était de nature profondément généreuse – sa maman l'avait dit d'abord et donc il la croyait puis il avait été à Poufsouffle donc si ce n'était pas un super signe, déjà que Poufsouffle était la meilleure des maisons c'était bien connu – il se dirigea vers lui à grandes enjambées, manquant légèrement de tomber mais bon, personne n'avait vu, il était trop doué, il était un ninja.  Dans sa tête, du moins. Dans sa tête, il était super badass. Même des fois, la nuit dans l'appart, il se battait contre les cambrioleurs. C'est-à-dire Marlene qui rentrait de garde de nuit pour dormir avec James. Mais bon, ça comptait quand même !

- Bonjoooour !

Il était désormais à hauteur de l'inconnu, il était un peu plus grand que lui, et il trouva qu'il avait une tête un peu de hibou avec ses lunettes et c'était rigolo. Songeant que ce n'était pas très adulte de comparer les gens avec des hiboux, il se reprit et essaya d'avoir l'air adulte, mature et posé. A peu près.

- Je peux vous aider ? s'enquit-il. Vous venez pour le spectacle ? Vous verrez, c'est surprenant ! Comme un coup de sabot sur la tête ! Enfin, j'ai encore jamais pris de coup de sabot sur la tête mais bon, ça doit être surprenant. Comme le spectacle.


   
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Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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Il y avait une pile de dossiers grande comme son bras dans le bureau anglais de Laveau & Wells. Ils ne refusaient quasiment aucun projet, afin de renflouer les dépenses générées par l’ouverture de leurs bureaux -il fallait dire qu’ils avaient été gourmands à en ouvrir deux à la fois, dans deux villes chères- et pouvoir payer leurs premiers salariés. Deux jours plus tôt, il avait reçu la visite pour le moins abracadabrante de Mildred Magpie dans ses locaux, avec un projet tout aussi extravagant, et il avait ressenti le besoin de prendre un peu de recul avant de s’en occuper. Alors, la veille, Abel avait pris le premier dossier sur cette pile pour l’examiner et demander à leur secrétaire de lui réserver un rendez-vous avec le gérant de l’UNICORN. Il avait passé le reste de la journée à se renseigner un peu sur l’organisme et réfléchir à leurs demandes.

Abel arriva volontairement en avance à son rendez-vous, dans l’idée de voir un peu quel terrain s’offrait au projet avant de rencontrer son commanditaire, histoire d’avoir de meilleures bases de discussion. Il était curieux de voir ces hectares de verdure que mentionnait le dossier, et même, curieux de voir l’association en marche. C’était la première fois qu’il avait affaire à une association de défense de créatures, et c’était encore plus remarquable qu’il s’agisse de licornes. Les licornes ne faisaient pas foule aux Etats-Unis, pas autant qu’au Royaume-Uni en tout cas. En vérité, il n’avait jamais eu l’occasion d’en approcher. Leurs cours spécifiques à Salem se concentraient sur d’autres types de créatures, plus abondantes en Amérique : les rougarou, les wendigo, les jackalope, les squonk, les panthères d’eau… Quant aux licornes, Abel n’en connaissait que la théorie, ce qui se résumait à leur apparence et leurs propriétés magiques. Alors il était curieux de voir cela de plus près.

Il informa l’accueil de son identité, où on lui donna un badge qu’il rangea dans sa poche, et on lui désigna le bâtiment où se trouvait le bureau du gérant. Mais une fois dehors, Abel choisit de se diriger d’abord vers un chemin qui menait à des enclos, s’il en croyait la pancarte. Il marcha un petit moment, tout en observant silencieusement les terrains de l’association. Cet endroit ressemblait à un gigantesque parc pour licornes, où poussaient des petits bâtiments à peine visibles dans ce paysage infini. C’était le véritable charme de la campagne, qu’Abel savoura un instant avant de remarquer la silhouette d’une licorne au loin. Les enclos étaient relativement vides, sans doute parce qu’elles participaient au spectacle dont Abel avait vu l’annonce à l’entrée. Il ferait peut-être bien d’y faire un tour…

Ses pensées furent interrompues par un bonjour tonitruant derrière lui d’un jeune homme auquel il n’avait pas fait attention. Il répondit poliment un « Bonjour » à son tour, devinant à sa tenue puis à son discours qu’il s’agissait d’un employé de l’association. Peut-être n’était t-il que stagiaire, il avait du mal à déterminer son âge : il avait une certaine carrure mais quelque chose sur son visage et son expression faisait encore juvénile. Le côté un peu comique, peut-être.

« Eh bien, pas tout à fait, même si je vais peut-être y faire un tour, avoua t-il au sujet du spectacle. Je voulais voir d’abord à quoi ressemblaient les enclos. »

Après une seconde de réflexion, Abel décida d’omettre pour le moment de dire qu’il venait ici en tant qu’archimage. Ce jeune homme avait l’air sociable et bavard, alors il se dit qu’il pourrait discuter à loisir et obtenir plusieurs informations qu’il aurait peut-être plus de mal à obtenir en précisant qu’il travaillait pour son patron. Il se contenta simplement de déclarer :

« Je m’appelle Abel, c’est la première fois que je visite votre organisme. De là d’où je viens, les licornes sont très rares, alors je suis simplement curieux… Vous travaillez ici ? »


Grady McNeilEleveur de licornesavatar
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L'homme ne sembla pas vraiment se formaliser de l'approche plutôt cavalière – héhé, cavalière. Quand on parlait de licornes. Des chevaux. Des chevaux cornus – de Grady, qui continua à lui sourire largement, les mauvaises langues auraient dit benoîtement. Il faisait partie des équipes qui étaient volontaires pour organiser les visites du domaine, il aimait beaucoup cela. Après tout, il était quelqu'un de sociable et parler avec les licornes n'était pas la chose la plus enrichissante du monde au niveau discussion, alors que les visiteurs étaient toujours très curieux ! L'UNICORN était ouverte aux visites libres les après-midi et des visites guidées étaient organisées régulièrement. Les visiteurs apportaient une source de revenus considérables, grâce au paiement des entrée, mais aussi grâce à la boutique souvenirs. Qui résistait à une petite peluche licorne absolument adorable ? Pas Grady, en tout cas. Il en avait déjà acheté trois. Face à l'homme, il croyait voir un visiteur indépendant et ne songea pas à lui demander son ticket d'entrée : il était bien trop tête en l'air.

- Vous devriez vraiment voir le spectacle, c'est unique au monde ! Nos dresseuses bossent vraiment dur dessus, si vous voulez voir le début, la prochaine séance est dans une heure ! On fait aussi une chouette parade de Noël. Y'a les cours de bébés-soigneurs aussi, mais vous êtes un peu vieux. Enfin grand.

Les séances de bébés-soigneurs avaient beaucoup de succès. Ouvertes de deux à huit ans, des enfants passaient l'après-midi à s'occuper des licornes accompagnés des soigneurs : les caresser, les brosser, remplir leurs seaux, tresser leurs crinières... Ce n'était ouvert qu'aux enfants car les licornes avaient plus de mal avec les garçons passé cet âge, alors il fallait leur présenter des enfants. C'était souvent un super cadeau d'anniversaire : il comptait en offrir un à Louise bientôt !

- Moi, c'est Grady ! répondit-il joyeusement en tendant sa grande main à l'inconnu. Vous venez des États-Unis ? interrogea-t-il. Je demande ça à cause de votre accent. Je suis super fort en accents ! Je sais faire l'accent écossais trop trop bien, we arena here tae speak 'boot horses, fit-il d'une voix gutturale, et puis l'accent allemand, we hafe got misundertsund your speech. L'accent français aussi : 'ello, aïe would like tou see the younicorns plise.

Il s'apprêtait à faire une imitation caricaturale de l'accent texan mais il se dit que si son interlocuteur venait de là-bas, c'était plutôt limite, aussi s'interrompit-il à temps.

- Oui, je travaille ici, je suis soigneur ! Vous voulez que je vous fasse un tour ?

Certes, il n'avait pas payé pour la visite accompagnée mais personne en s'en rendrait compte. C'était beaucoup plus sympathique de voir le domaine accompagné, parce que les soigneurs et les dresseurs délivraient toujours beaucoup d'explications et d'anecdotes sur la vie des licornes, connaissaient le nom des bêtes, savaient comment s'en occuper. Pour les plus chanceux, une licorne s'approchait d'elle-même et se laissait caresser par les visiteurs. Une fois, il avait même vu un bébé licorne d'à peine trois mois trottiner après une petite-fille d'à peine trois ans, visiblement passionné par elle. A tous les coups, une grande amitié était née ! C'était comme lui et Bibiche. Bibiche, de son vrai nom, Betsy, était une licorne de cinq ans qui avait un peu de mal à se laisser approcher. A force de patience de Poufsouffle, Grady était parvenu à la toucher, puis à s'occuper d'elle sans qu'elle ne dise rien. Maintenant, elle cherchait son contact, grignotait son t-shirt et lui donnait des coups de tête affectueux - mais un peu dangereux et douloureux, rapport à la corne - quand il croisait son chemin. C'était une belle histoire : il lui gardait toujours des pommes.


   
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Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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Abel ne manqua pas la petite bourde que fit le garçon en le taxant de « vieux » mais il ne s’en formalisa pas, et cela confirma sa première intuition. Ce jeune homme devait avoir la vingtaine, fraîchement employé à l’association, cela se voyait dans son ton énergique et ses petites maladresses de langage.

« Très bien, je passerai y faire un tour, dans ce cas. »

Dans une heure, il serait sans doute en pleine discussion avec le directeur sur le projet qu’il avait pour son association, mais peut-être plus tard, se promit t-il. Il n’y avait pas ce genre d’association de dressage des licornes en Amérique, et Abel était d’un naturel curieux, alors il ne disait jamais non lorsqu’il s’agissait de découvrir quelque chose de nouveau pour lui.

Le jeune homme lui révéla son nom, puis, il ne savait trop comment -Abel avait mal suivi la transition, tellement il enchaînait les phrases avec enthousiasme- il se retrouva à lui faire une démonstration de différents accents. Comme ça, en live. Plutôt déconcerté de la façon dont Grady paraissait tout de suite à l’aise avec des inconnus, jusqu’à leur faire un sketch, Abel ne réagit pas tout de suite. La pensée qu’il s’entendrait probablement très bien avec Isaac lui traversa l’esprit et ce fut ce qui lui tira un vague sourire. Le dernier accent qu’il imita, l’accent français, lui fit hausser les sourcils, sans qu’on sache trop s’il était amusé ou dubitatif. Probablement un mélange. Il devait parler de l’accent français de France, pas de celui de Louisiane, qui n’était pas aussi caricatural. Mais ils avaient l’excuse de vivre dans un pays officiellement anglophone.

« Eh bien… Je ne me rends pas très bien compte de mon propre accent, mais je n’ai pas compris grand-chose à votre démonstration d’écossais. J’espère que les américains sont plus compréhensibles. »


Et il espérait ne jamais avoir à se trouver face à un écossais, il se sentirait bien stupide. Finalement, Grady se proposa pour lui faire une visite guidée du domaine, ce qui fit hocher la tête d’Abel. Il n’espérait pas tomber sur un employé disponible, mais puisque l’occasion était là, il comptait bien ne pas la manquer.

« Avec plaisir, je vous suis. »

Il marcha dans la direction que Grady impulsa, en regardant partout autour de lui pour attraper le plus de détails possible, comme il en avait l’habitude. Puisqu’il avait un employé sous la main, il pouvait aussi en profiter pour lui poser des questions sur ses activités, les défauts et les qualités du centre, c’était toujours bon à prendre pour mieux connaître le terrain qu’il allait devoir modifier.

« Vous êtes soigneur, vous disiez ? Ca vous plait, comme travail ?
demanda t-il avec curiosité. En quoi ça consiste exactement ? »


Grady McNeilEleveur de licornesavatar
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- Si vous dites que c'est Grady qui vous envoie, il avait prononcé cette petite phrase d'un air de conspirateur, vous serez peut-être placé au deuxième rang, c'est le mieux. Surtout si vous êtes papa, c'est là où vos enfants verront le mieux : les gens veulent toujours être au premier mais la rambarde du manège gâche la vue des petits.

Et oui, il était commercial le Grady, songea-t-il avec un peu de fierté. Peut-être qu'il avait caché en lui, bien caché, le talent d'un gros sharack de la finance, prêt à faire couler des sociétés pour gagner des millions, boire de l'alcool cher et acheter des palaces à l'autre bout du monde. Ou bien à se faire construire un petit palace à la Cité Nimbus. Avec une piscine. Pour inviter les gamins du quartier et faire des bombes dans l'eau. Des bombes de sharack.

- Il est correct, votre accent, enfin, on sait que vous êtes américain mais c'est pas un défaut d'être américain, même si bon, vos sandwiches ont pas une taille normale et vous dites pas trottoir correctement. Mais j'écoute cette série sur la RITM, Spelling Bad, c'est trop cool et ça se passe aux Etats-Unis les acteurs ont cet accent américain, surtout un type qui vient du Texas et on dirait qu'il mâche quand il parle - il claqua de la mâchoire pour illustrer son propos - et je pige jamais rien mais bon, c'est pas trop grave, le personnage est secondaire, parce que en fait, avant il était principal, mais il y a eu un changement de scénario et... Bref, c'est pas la question.

Grady était persuadé qu'il avait une maladie de la parole. Genre ses parents l'avaient trop stimulé pour qu'il parle alors qu'il était encore bébé et depuis, il ne pouvait plus s'arrêter. Il parlait même en dormant, selon ses copains de dortoir et Kessy, de longues soliloques sur des sujets aussi intéressants que les différents taux de sucre dans le beurre de cacahuètes (sujet brûlant de société auquel on ne prêtait pas assez attention, les médias étaient vraiment corrompus, Julia avait bien raison !). Même ses supérieurs l'avaient averti de ne pas abreuver les clients de mots comme un Irlandais boit au bar : il fallait leur laisser le temps de souffler, d'assimiler l'information et surtout, il fallait se concentrer sur le domaine professionnel, c'est à-dire le centre UNICORN. C'était ce que se répétait Grady, comme un mantra, alors que son visiteur et lui commençaient à marcher dans le domaine.

- Alors là, nous sommes au cœur du domaine, vous avez l'entrée là-bas, comme vous avez vu, la maison d'accueil, avec à droite, la maison de repos des employés et la boutique souvenir en face. Tous les points blancs que vous voyez, ce sont nos petites chaumières, elles sont assez basses pour se fondre dans l'environnement des licornes, pour garder un aspect un peu champêtre. Il y a trente-cinq hectares en tout, divisés en plusieurs zones et desservis par des chemins de randonnées et des chemins utilitaires pour nous. Là, je vous emmène en zone blanche, c'est là où on a des prairies fermées et les centres de soins.

Alors qu'ils marchaient, Abel posa plusieurs questions qui tirèrent un grand sourire à Grady, qui répondit avec enthousiasme.

- C'est génial, c'est le meilleur boulot du monde ! Je m'occupe des soins techniques des licornes, je les brosse, m'occupe de leurs sabots, de leurs crinières, je vérifie leur état de santé, au niveau des yeux ou de la corne par exemple. Je gère aussi les box et les écuries, au niveau ménage et alimentation, et je m'occupe aussi d'amener les visiteurs auprès des licornes, j'anime aussi des ateliers de prévention et de découverte ! Et aussi, c'est nous les soigneurs qui nous aventurons dans les zones les plus éloignées pour trouver les licornes qui se sont éloignées et qu'on voudrait ramener en zone blanche pour leur faire des soins par exemple !

Grady passait des journées bien remplies, ce qui lui permettait de retourner végéter sur son canapé sans culpabiliser lorsqu'il rentrait, afin de faire des activités constructives comme manger des céréales sans les mains.

- J'ai beaucoup de chance de pouvoir bosser ici, je sors à peine de Poudlard et puis je suis un garçon. Vous savez, ici, c'est pas comme le reste du monde, fit-il en riant, c'est nous les hommes qui sommes oppressés ! Les licornes sont plus à l'aise avec les femmes donc quand on est un homme, il faut vraiment nouer une relation de confiance avec elles pour pouvoir les approcher. La plupart des hommes ici sont administratifs ou vétérimages.

Ils arrivaient à des écuries en bois, entourées de grandes palissades délimitant des grands prés verdoyants. Grady s'accouda sur la barrière, à côté de son visiteur.

- Ici, c'est les écuries : on y amène les licornes qui vont faire les spectacles, celles qu'on veut surveiller, celles qui doivent être soignées ou qui vont passer la nuit là... Cela nous permet de les avoir sous la main parce que sinon, elles sont en liberté dans le parc, avec d'autres espèces à cornes inoffensives et c'est toujours une épopée de les ramener ! Si vous voulez, je peux en sortir une du box. Vous ne pourrez pas la toucher, elle risquerait de se fâcher, mais c'est l'occasion de la voir de près !


   
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