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 Comme par hasard [Robin MacFarlane/Esteban]

Esteban CortázarRévolutionnaireavatar
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Dernière édition par Esteban Cortázar le Mer 12 Juil 2017 - 15:09, édité 1 fois
8 octobre 2009

Trouver une baguette magique était bien plus compliqué que ce qu’Esteban avait espéré en ces temps de crise. Une bonne partie de la population bristolienne avait intérêt à posséder deux baguettes aussi Esteban s’était-il attendu à ce que le marché noir explose mais celui-ci se faisait très discret. Bien qu’il fasse confiance aux autres membres du Kraken, il n’avait pas voulu leur demander leur aide, ne voulant crier sur tous les toits qu’il cherchait une nouvelle baguette, cela aurait amené bien trop de questions. C’est ainsi qu’Esteban s’était rabattu sur ses quelques connaissances.

Lorsqu’il était arrivé à Londres, Esteban avait immédiatement cherché à se procurer une nouvelle baguette pour effacer ses traces. Il avait eu de grandes difficultés à trouver quelqu’un prêt à lui en vendre une. Il était étranger, ne connaissait personne et surtout ne savait où chercher. Il lui avait fallu plusieurs mois avant de finalement se faire des contacts dans l’Allée des Embrumes et rencontrer la bonne personne en la personne de Matthew MacFarlane.

Aujourd’hui, c’était au tour de Nahuel de chercher à se reconstruire une identité sorcière et Esteban lui avait promis de l’y aider, son petit frère de cœur pourrait bénéficier de ses contacts. Ce qu’il n’avait pas prévu était que ses connaissances ne s’étaient que peu développées en dix ans, il s’était donc décidé à reprendre contact avec celui qui lui avait fourni une baguette de qualité.

Malheureusement, Matthew MacFarlane était lui aussi très compliqué à rencontrer. Esteban avait appris qu’il avait passé du temps à Azkaban avant d’en ressortir quelques mois plus tôt. Il espérait qu’il soit toujours dans le marché ou qu’il puisse au moins lui donner quelques noms de personnes fiables. Cela faisait plusieurs semaines qu’il était sur sa piste sans parvenir à le voir, en fouinant, il avait découvert que sa sœur travaillait aux Folies Sorcières.

Emmitouflé dans ses vêtements de travail, Esteban patientait dans l’ombre des Folies Sorcières. Il espérait voir surgir la jeune femme, c’était l’heure où elle débauchait s’il avait été bien renseigné. Impatient, il souhaitait qu’elle sorte rapidement pour avoir le temps de discuter avec elle avant de se rendre sur les docks.

Il était tôt et l’air de l’automne se faisait frais, il lança un rapide sort de réchauffement sur ses mains et marcha quelques pas pour se dégourdir. Les yeux fixés sur la porte des Folies Sorcières il se forçait à faire abstraction de la dernière fois qu’il y était entré sans grand succès. Son humeur n’était clairement pas des plus agréables mais elle s’éclaira légèrement lorsqu’il reconnut la silhouette de Robin MacFarlane, en espérant que l’homme qu’il avait rencontré lui avait montré la bonne photographie.

Il attendit qu’elle s’éloigne un peu de son lieu de travail sûrement fréquenté par des miliciens. Il la suivit sur quelques mètres avant de sortir de l’ombre, les mains levées dans l’espoir de ne pas trop inquiéter la jeune femme qui devait certainement être sur ses gardes à une telle heure.

« J’espère ne pas vous avoir fait trop peur, Miss MacFarlane. Je m’excuse pour mes manières mais j’avais absolument besoin de vous parler. »

Il jeta un regard autour de lui pour s’assurer que personne ne les écoutait.

« Accepteriez-vous de faire quelques pas avec moi, c’est au sujet de votre frère. »

Son accent roulait mais il tâchait de mettre les formes en utilisant un anglais bien plus formel que celui qu’il utilisait habituellement, il ne voulait pas qu’elle le prenne pour une épave trainant sur le port la nuit.



Si tu me cherches...
... tu me trouves.
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Robin MacFarlane, Danseuse aux Folies, soeur de Matthew MacFarlane



Le matin même à Londres...


Vêtue de son fidèle perfecto en cuir de dragon d'un short en jeans et de hautes jambières en laine, Robin emprunta l'Allée des Embrumes et passa devant le fleuriste "Les fleurs du Mal" dont la devanture était murée depuis l'affaire Sorden. Un peu plus loin, les prostituées du Black Kiss terminaient leur nuit de travail adossées au mur de l'établissement face à l'appartement familial des MacFarlane. Matthew y vivait depuis sa sortie d'Azkaban, avec son père, et Robin passait tous les matin récupérer son frère avant de se rendre aux Folies où ils travaillaient tous les deux. Bien que ce rituel soit devenu une véritable épreuve depuis quelques mois, la jeune femme s'accrochait à ce semblant de normalité. Cette routine la rassurait même si elle était forcée de constater que tout avait changé depuis l'intervention...

Une fois devant la porte, Robin prit une profonde inspiration et toqua pour s'annoncer avant d'entrer de son propre chef.  Son père, Evrett, était assis dans la cuisine face à un cendrier plein à raz bord. Une cigarette s'y consumait encore et une forte odeur de mandragore régnait dans la maison...

"Salut Pa', dit-elle en s'avançant de quelques pas. Matt est prêt ?"
Evrett MacFarlane leva ses yeux rougis par la drogue en direction de sa fille. Il attrapa son joint, tira une bouffée dans un silence religieux avant de répondre d'une voix enrouée.
"Y a pas d'Matt ici."

Robin poussa un soupir exaspéré. Elle n'avait pas le temps de s'embrouiller avec son père aujourd'hui, surtout pas sur ce sujet là. Sa répétition de danse débutait dans moins d'une heure et elle devait absolument se dépêcher pour passer le check point de Bristol. Ignorant la remarque d'Evrett, elle se dirigea vers la petite chambre d'adolescent que son frère occupait.

"Matt , c'est Robin, j'entre ! annonça-t-elle en appuyant sur  le loquet.

Éclairé par la lampe de chevet, Matthew était assis dans son lit, le pyjama sagement boutonné jusqu'au menton. Il semblait plongé dans la lecture des contes de Beedle le Barde mais la vision de Robin lui tira un sourire sincère emprunt d'innocence.

"Bonjour Robin." Dit-il d'un ton doux.

"Matt mais qu'est ce que tu fais encore en lit !? On travaille aujourd'hui ! lâcha-t-elle en se dirigeant vers la fenêtre pour ouvrir les volets,  C'est pas possible on va encore être en retard ! Je ne peux pas me permettre d'avoir une nouvelle retenue sur salaire !  Lève toi et habille toi ! ordonna-t-elle en se retournant pour faire face à un Matthew penaud et perdu.

"Mais on est dimanche. Tu m'as expliqué que le dimanche je pouvais rester au lit le matin pour lire." expliqua-t-il en toute bonne fois.

Robin passa une main lasse sur son visage. Matthew avait raison, elle le lui avait dit quelques semaines plus tôt lorsqu' il l'avait attendu un dimanche entier pour aller travailler. Il était resté debout dans la cuisine jusqu'au lendemain, son casse croute de midi dans les mains.

"Oui c'est vrai, je t'ai dis ça, admit-elle d'un ton radouci, mais regarde le planning que je t'ai fait. Le 8 octobre c'est aujourd'hui. La case d'aujourd'hui est coloriée en quelle couleur ?
-En bleu.
-Donc ça veut dire ?
-Ça veut dire que je travaille. Matthew porta une main devant sa bouche, horrifié par son erreur. Je travaille ! s'exclama-t-il en déboutonnant frénétiquement sa veste de pyjama. Oh mince, mince, mince !" ajouta-t-il avec fébrilité.
-C'est pas grave Matt, calme-toi,  tenta  Robin pour le rassurer, habille-toi, je vais te préparer ton sandwitch."

Tout à son agitation, Matthew ne vit même pas Robin quitter la pièce et rejoindre la cuisine où Evrett l'attendait en la scrutant d'un regard étonnamment perçant.

"Tu vois, je t'avais dit que Matt n'était pas là..."

"Papa, arrête ça tu veux." le coupa-t-elle en attrapant le sachet de pain de mie. Elle laissa les premières tranches toutes sèches -Evrett avait laissé le paquet ouvert-et attrapa les suivantes un peu plus tendres.

"Ce type dans la chambre ce n'est pas mon fils, tu entends ?" reprit Evrett, bien décidé à ne pas se laisser dicter sa conduite par sa fille, Et ne me dis pas que tu à l'impression d'avoir véritablement parler à ton frère, je ne te croirais pas."

Evrett était dans le vrai. Le Matthew qui s'affairait dans sa chambre tel un enfant obéissant n'avait absolument rien à voir avec le frère qu'elle avait toujours connu. Pour autant, Robin ne comptait pas donner raison à son père. Même s'il était différent, Matt restait - et resterait- toujours son frère. Elle se mura donc dans un silence digne tout en tartinant ses tranches de pain.

"C'est ça. Ignore moi si ça te fais plaisir mais tu sais que j'ai raison, éructa Evrett en venant se placer tout près de sa fille, Ils ont tué notre Matthew avec leur intervention magique. Ils ont anéantis toute ses particularités, détruit ses souvenirs, modifié son essence même... Et tout ça pour quoi ? Pour obtenir une baguette alors qu'il était parfaitement capable de s'en fabriquer une lui-même ! "

Evrett marqua une pause avant de designer de la main la chambre où Matthew se trouvait encore.

"Non mais regarde le ? Il ne sait même pas qui il est ! Il ne sait même pas qu'il a été marié, qu'il a buté sa femme et qu'il a une putain d'gosse dans la nature !"

"Papa. Arrête." intima Robin en hachant des cornichons avec vigueur.
"Et je ne te parle même pas de ses activités de faussaire. C'est fini ! Il se fait pipi dessus rien qu'à l'idée d'arriver en retard au boulot. Il est devenu pire que toi ! C'est dire !"

Evrett essayait de la pousser dans ses retranchements, elle le savait, aussi ravala-t-elle ses larmes de rage. La colère de son père couvait depuis des mois. Il avait toujours voué un culte à Matthew, le brillant faussaire, le repris de justice qui avait réussi à cacher ses véritables activités aux juges du Magenmagot. L'enfant prodigue ! Mais aujourd'hui, il n'arrivait pas à composer avec ce nouveau Matthew, sorti de Skye deux mois plus tôt après une ultime intervention de réhabilitation. Meredith Kane avait présenté cette opération comme une opportunité à saisir.  Elle avait besoin d'un cobaye pour tester son nouveau programme "Mémo-Ries" et Matthew était le candidat idéal. Cette intervention magique allait lui permettre de ré-organiser ses souvenirs, d'en occulter certains- les plus douloureux et traumatisants- au profit d'autres plus épanouissants. Instaurer une nouvelle hiérarchisation des souvenirs en somme afin de ne plus être hanté par des pulsions destructrices suite à son histoire familiale assez dramatique. Matt avait longuement pesé le pour et le contre et il avait surtout vu là l'opportunité de payer définitivement sa dette à la société. En effet, à l'issue du cobayage, Meredith Kane lui avait assuré qu'il serait un homme nouveau et qu'il retrouverait ses droits fondamentaux comme porter légalement une baguette ou récupérer la garde de sa fille... mais encore fallait-il qu'il se souvienne d'en avoir une...

Il n'avait pas fallut longtemps à Robin pour qu'elle se rende compte que le programme était allé beaucoup trop loin. La psychomage Kane avait littéralement effacé de la mémoire de Matthew tout un pan de sa vie. Elle ne leur avait restitué qu'une enveloppe vide à alimenter de nouveaux souvenirs.

Alors oui, il était un homme nouveau, serein et tranquille la plupart du temps, fini les excès de colère. Il ne paraissait plus tourmenté par le passé. Matthew MacFarlane était devenu un être inoffensif pour la société. Il avait une baguette qu'il utilisait dans le respect scrupuleux de la loi. Il était dénué de toute méchanceté: Sincère et innocent... Tellement différent de ce qu'il avait toujours été.

"C'est de ta faute... C'est toi qui lui a dit que c'était une bonne idée d'écouter cette psychomage. Qu'après ça, il serait de nouveau libre de vaquer à ses occupations, qu'il retrouverait Eve. Tu as participé à sa destruction, tu m'entends ? Matthew est mort !  Cette lopette en train de faire son lit au carré là-bas, ce n'est pas mon fils !  Ce truc ne mérite même pas de vivre !"

Robin serra fermement le manche du couteau et d'un geste rapide et sûr, elle dirigea la pointe tout près de la jugulaire de son père. Certes elle était une danseuse, douce et gracile mais elle n'en restait pas moins une MacFarlane parfaitement capable de se faire comprendre.

"Tu la fermes maintenant, compris ? Moi aussi j'en connais un qui ne mérite pas de vivre..." Elle appuya le tranchant de la lame contre le cou mal rasé de son père pour l'obliger à reculer. Elle n'avait nullement l'intention de le tuer, au contraire, mais elle souhaitait juste qu'il arrête de la malmener. Evrett ne respectait ni la politesse ni la gentillesse aussi Robin était bien obligé de s'adapter pour daigner être entendue par son propre père. En bonne MacFarlane, elle devait sortir les griffes.

"Tu sais aussi bien que moi que Matthew a pris cette décision tout seul. Personne n'était en mesure lui imposer quoi que ce soit, ni toi, ni moi. Je suis autant...elle chercha le bon terme quelques secondes avant de poursuivre...décontenancée que toi face à ce nouveau Matthew mais que veux tu que nous fassions ? Tu veux aller voir Meredith Kane et lui dire "Ce n'est pas normal, mon fils ne se souvient pas qu'il est le meilleur faussaire du pays, qu'il a repris son activité juste sous votre nez et que vous ne vous êtes rendu compte de rien ! Ah oui et  j'oubliais, bien qu'il vous ait dit le contraire, il met tout en œuvre pour retrouver sa fille, et quand je dis tout, ça veut dire qu'il n'hésite pas à corrompre le milicien en charge de sa conditionnelle, ni a fabriquer une baguette pour Ana Sorden."

Robin interrogea Evrett du regard comme pour le mettre au défit d'aller trouver Kane.

"Dans ce cas disons lui la vérité. On peut très bien lui révéler qu'il s'est fait lobotomiser le cerveau !"

Pourrait-il seulement encaisser un tel aveu, lui, le nouveau Matthew ? Cet être fragile était-il prêt à renouer avec son passé ?  Prêt à entendre cette sordide histoire où il était question d'une mère de famille droguée étouffée par son propre mari devant leur fille... Robin secoua la tête de gauche à droite comme pour chasser cette éventualité.

"Si tu veux pas le faire, je m'en charge." affirma Evrett en faisant un pas en direction de la chambre.
"Attends !"

Elle était sûre que son père ne prendrait pas des pincettes pour faire une telle révélation à Matthew. Il n'y mettrait pas les formes et Matt ne s'en remettrait probablement jamais.

"Je vais le faire mais laisse moi le temps." dit-elle alors, surtout pour retarder l'échéance.

Evrett observa sa fille quelques secondes avant de lui poser un ultimatum.

"Je ne veux plus de lui chez moi, t'entends ? Tant qu'il n'est pas redevenu le Matthew que je connais, je ne veux plus avoir à faire à lui. Sinon je lui dis tout."

Matt sortit au même instant de sa chambre, les cheveux soigneusement coiffés et  vêtu d'une chemise impeccablement repassée. Bien incapable de percevoir la tension qui régnait dans la pièce, il aborda sa sœur avec un large sourire.
"Je suis prêt." Dit-il, tout fier de lui d'avoir fait si vite.

Le regard humide de Robin passa d'Evrett à Matt pour lequel elle se força à sourire en retour.

"C'est super Matthew, parvint-elle à articuler malgré sa gorge nouée, mais sois gentil, prends quelques affaires de rechange avec toi... Je t'invite à passer quelques jours à la maison."  


***


Pas d'extra ce soir. Robin voulait juste rejoindre son appartement pour voir si Matt était bien arrivé. Il avait fini d'installer le décor aux Folies en fin d'après-midi et il était rentré seul jusqu'à chez elle à l'heure où elle entamait la première du nouveau spectacle de danse. Elle savait que quelques sommités  du gouvernement attendaient sa venue dans l'aile secrète des Folies pour continuer la soirée avec elle mais elle avait prétexté une indisposition passagère auprès de Calder.
Elle quitta donc le célèbre cabaret par l'entrée de service et s'aventura dans les ruelles quasi désertes de Bristol afin de rejoindre le check point le plus proche.  Il y avait bien un moyen de quitter le dôme depuis le hall des Folies mais cette sortie n'était pas autorisée pour les membres du personnel, qui plus est en civil. Il faut croire que son look un peu grunge n'était pas au gout de Magpie !

Robin trainait donc ces docs en direction du port lorsque quelqu'un l'interpella par son nom. Rares étaient les fans qui parvenaient à la reconnaitre sans ses strass et paillettes. En privé, elle n'était pas particulièrement coquette: Pas de coiffure sophistiquée ni de maquillage élaboré si bien que la majorité des clients des Folies se laissaient berner. Seuls ses vrais admirateurs parvenaient à la reconnaitre dans son quotidien. Robin avait une petite poignée d'adulateurs qui ne manquaient aucun de ses show aux Folies. Certains étaient des clients assez intimes qu'elle retrouvait après ses représentations et d'autres de simples sorciers lambdas qui lui offraient des fleurs et des chocolats à défaut d'avoir les moyens de s'offrir un moment privilégié avec elle.

Robin était toujours très gentille avec eux -bien plus qu'avec les pontes qui déboursaient des galions pour passer une nuit avec elle. Elle prenait généralement le temps de discuter avec eux et même de faire une ou deux photos souvenir à leurs cotés. Elle pensait d'ailleurs avoir à faire à un nouveau fan ce soir lorsqu'elle croisa la route de ce bel étranger qui faisait tant d'effort pour ne pas avoir l'air menaçant. Il ignorait surement qu'il parlait à une jeune femme qui avait passé son enfance dans l'allée des Embrumes et qui était loin d'être impressionnable.

"Bonsoir, répondit-elle en souriant, je serais bien restée pour discuter un peu avec vous mais je suis assez pressée ce soir. " Elle indiqua d'un geste du pouce le cabaret des Folies Sorcières dans son dos et ajouta, Je danse à la même heure demain et je vais toujours à la rencontre des spectateurs à la fin du show. On pourra parler autour d'un MiM Tonic si ça vous dit ! "

Elle s'apprêtait à s'éclipser lorsque l'étranger évoqua la véritable raison de sa visite. Il se fichait bien d'elle, en vérité il voulait parler de Matthew. Le sourire de Robin se figea. Il n'était pas le premier à vouloir entrer en contact avec son frère par son intermédiaire et elle était prête à parier que le jeune homme l'abordait pour quelque chose d'illégal. A vrai dire, Robin avait pris les devants: Elle avait rencontré des fournisseurs de son frère au marché noir pour leur dire qu'il arrêtait l'activité. Elle avait ensuite retrouvé plusieurs de ses anciens clients qu'elle avait prévenu: Plus personne ne devait contacter Matthew pour une baguette. Il arrêtait le business. Si quelqu'un insistait et souhaitait le rencontrer, on devait passer par elle. Calder était au courant et les Veilleurs s'étaient chargés de faire circuler l'info dans la Voie. C'était surement un indic du mafieux qui avait transmis l'information au jeune étranger qui se tenait devant elle.

Robin fourra ses poings au fond de son perfecto et fit quelques pas en direction de la jetée:

"Je suis réellement pressée, dit-elle, je vais jusqu' au check point du port...si vous voulez m'accompagner, nous discuterons en route."
Sans attendre de réponse, elle avança d'un bon pas en direction de la mer:
"Alors Monsieur... Monsieur comment déjà ? s'enquit-elle avant d'ajouter, que souhaitez vous me dire à propos de mon frère ?"
Esteban CortázarRévolutionnaireavatar
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Esteban fut surpris par la réaction tout à fait banale de la jeune femme, pas même un sursaut et elle se disait prête à bavarder avec lui en plein milieu de la nuit. Il lui fallut quelques secondes de réflexion pour ajouter un et un, Robin était la sœur de Matthew, il y avait fort à parier pour qu’elle fréquente – ou ait fréquenté – le même milieu que son frère. Se faire aborder dans une ruelle déserte de nuit n’était sans doute pas la situation la plus dangereuse qu’elle ait eu à gérer dans ce cas.

Et pourtant la jeune femme parvint à la surprendre une fois de plus en le prenant pour un fan cherchant l’attention de sa danseuse préférée. Robin avait beau sembler charmante, Esteban n’avait que faire de ses talents de danseuse, c’était son frère et les informations qu’elle pouvait lui fournir qui l’intéressaient. Il eut tôt fait de la mettre sur la piste en mentionnant Matthew.

La jeune femme se figea un instant avant de s’approcher de lui et de l’inviter à la suivre. Esteban était sur ses gardes, il n’aimait pas ne pas savoir dans quoi il se dirigeait, il voulait contrôler la situation de A à Z, qui savait ce qu’il allait trouver sur le port ? Malgré ses inquiétudes, il n’avait pas d’autre choix que celui de suivre Robin. Il connaissait bien le port puisqu’il y travaillait ce qui fit taire ses angoisses le temps de répondre :

« Je vous suis. »

Il lui emboita le pas tout en l’écoutant prendre les directions de la conversation en lui demandant ce qu’il voulait et surtout qui il était. Robin n’était pas née de la dernière pluie, il avait eu raison lorsqu’il avait pensé qu’elle avait dû traîner dans des milieux où il fallait se débrouiller pour s’en sortir. Il ne pouvait néanmoins pas lui dévoiler son identité, il ne la connaissait ni de Merlin ni de Morgane et il ne tenait pas à prendre de risques inutiles.

« Monsieur Hernández, Carlos Hernández. »

Plus banale comme nom, il n’y avait pas. C’était un nom d’emprunt qu’il avait déjà utilisé plus d’une fois, sa mère aurait sans doute été ravie de savoir qu’il utilisait ainsi son deuxième prénom.

« Je n’ai rien à vous dire concernant votre frère, j’aurais plutôt quelques questions. »

Il laissa planer le silence quelques instants en observant la réaction de son interlocutrice.

« Savez-vous où est-ce que je pourrais le trouver ? »



Si tu me cherches...
... tu me trouves.
Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
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Carlos Hernàndez. Robin était sûre que Matt n'avait aucune commande en cours à ce nom au moment de son opération. Jayce avait récupéré les baguettes commanditées par les Veilleurs et elle avait pris celles des clients personnelles de Matthew. Il ne lui restait que deux baguettes à restituer à leurs propriétaires: Une partiellement terminée à destination du dénommé Mike Smith, au bois encore brut mais en état de marche, et une autre entièrement finie pour une certaine Cynthia Roose.

Ce monsieur Hernàndez ne cherchait visiblement pas à récupérer sa baguette mais plutôt à s'en faire faire une nouvelle, songea-t-elle en lui jetant un regard en coin alors qu'il marchait à ses côtés.  Ce nom et ce visage ne lui disaient rien -elle se serait souvenu d'un si joli minois- mais elle était bien placée pour savoir que ce genre de clientèle usait régulièrement d'une autre identité, administrative et physique,  pour contacter des membres de la pègre.

Même dans l'Aile Ouest des Folies, il n'était pas rare que certains clients se présentent sous polynectar. C'était une blague récurrentes entre les filles: Quand elles soupçonnaient un individu sous l'emprise de la célèbre potion elles chuchotaient: " Je crois que j'ai écopé de Leopold Marchebank !"

Leur ministre était surement celui qui avait le plus à perdre à être vu par - ou en compagnie- des prostituées des Folies  mais connaissant sa propension à fricoter avec de nombreuses partenaires les filles étaient sûres qu'il était venu au moins une fois dans l'Aile Ouest. Elles savaient reconnaitre un homme à femmes quand elles en voyaient un et il avait beau affirmer avoir trouvé la femme de sa vie, Robin et les autres estimaient que la jolie  Rosaleen était déjà trompée depuis longtemps.  Et puis, Marchebank était bien trop souvent présent au cabaret ou au casino pour que ce soit innocent !

Enfin, pour l'heure, Robin ne conversait pas avec le Ministre de la Magie mais avec cet inconnu qui insistait pour savoir où trouver Matthew.
"Il a arrêté. Trouvez-vous quelqu'un d'autre." Dit-elle sans plus de cérémonie. Elle ne comptait pas tourner autour du pot pendant des heures sachant que Carlos Hernàndez, par excès de prudence, n'allait surement jamais prononcer le mot "baguette".

Elle lui accorda un sourire désolé en haussant les épaules et prit l'escalier ensablé qui desservait la plage. C'était plus court et plus agréable de couper par là plutôt que d'emprunter la rue au dessus. Elle fit quelques pas dans le sable sec et rejoignit la zone laissée humide par la marrée descendante quand elle s'aperçut que Carlos était toujours là:

"Écoutez, je ne suis pas stupide. Vous venez m'attendre en pleine nuit à la sortie de mon travail, dans l'allée la plus sombre de Bristol, pour me parler de Matthew. Je sais très bien ce que vous cherchez mais mon frère ne pratique plus ce genre d'activités. Même si vous allez lui poser la question directement il ne sera pas en mesure de répondre favorablement à votre requête. Croyez-moi. Ce n'est pas une question de volonté, c'est...comme ça. "

Pour le moment, il n'y avait aucun nouveau faussaire sur la Voie mais Robin était bien placée pour savoir que dans la mafia personne n'est irremplaçable: Comme le dit l'adage "Le malheur des uns, fait le bonheur des autres", et  nul doute Jayce ou Roy étaient déjà à la recherche d'un suppléant.

"Actuellement il n'y a personne sur Bristol qui puisse vous aider. A Manchester par contre vous devriez pouvoir trouver ce que vous cherchez mais encore faut-il pouvoir passer les contrôles à l'entrée du dôme... "

Elle était quasiment sûre que ce dernier point posait problème à ce cher Carlos.

"...Sinon, vous attendez un peu. J'imagine que ce n'est qu'une question de semaines. Laissez-moi des coordonnées où je peux vous joindre et je vous mettrai en relation avec la bonne personne en temps voulu." finit-elle par dire en  enfonçant ses poings dans la poche de son perfecto.

Elle avait tout intérêt à aiguiller les clients de Matthew vers une tierce personne afin qu'ils ne cherchent pas à entrer en contact avec son frère directement. Tout devait se dérouler sans faire de vagues et sans que Matthew ne soit inquiété aussi était-elle prête à jouer les intermédiaires pour qui en aurait besoin.


Robin MacFarlane
Esteban CortázarRévolutionnaireavatar
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La réponse sèche de la danseuse des Folies n’était pas suffisante aux yeux d’Esteban. Si elle savait pour quelle raison il cherchait son frère, elle devait sans doute être en mesure de le rediriger vers les bonnes personnes. Trouver quelqu’un d’autre, Esteban n’était pas contre, encore fallait-il qu’il trouve un moyen d’entrer dans le monde fermé des trafiquants de Bristol. Il avait essayé et n’avait rien trouvé, il n’avait pas de temps à perdre, chaque jour qui passait sans bonne nouvelle au sujet de la fausse baguette était un jour de plus où Nahuel se promenait désarmé. Esteban avait bien trop de soucis en ce moment, il n’était pas contre en rayer un de sa liste. Maintenant qu’il avait enfin mis la main sur une personne susceptible de lui donner des réponses, il n’allait pas la lâcher facilement.

Il cherchait le bon moyen de la relancer, il n’avait certainement pas envie de passer par la force mais la jeune femme semblait butée. Elle finit par s’expliquer un peu plus et laissa Esteban encore plus perplexe. Que Matthew ait cherché à se ranger, pourquoi pas… Ca arrivait qu’un criminel cherche à se refaire un nom et à effacer son passé pour vivre une vie moins dangereuse. Esteban ne savait pas grand chose de lui, peut-être avait-il eut des enfants entre temps, peut-être avait-il réchappé à l’agression de trop, il n’en savait rien mais les paroles de Robin et surtout la petite hésitation qu’elle marqua intriguèrent Esteban.

Il préféra cependant garder ses soupçons pour lui et laissa la jeune femme parler. Si elle avait semblé sèche et un peu agacée en début de conversation, elle montrait désormais qu’elle avait les deux pieds dans les histoires de son frère et savait très bien de quoi elle parlait. Satisfait d’avoir trouvé la bonne personne, Esteban se sentait un peu plus à l’aise.

« Comme vous l’avez sûrement deviné, aller à Manchester et surtout contacter ce genre de personne à Manchester est un peu compliqué pour moi actuellement. Je suis assez pressé mais je tiens à garantir ma sécurité, je suppose que je pourrais donc attendre que le marché de Bristol soit de nouveau ouvert. »

Ce contretemps agaçait fortement Esteban, il envisageait presque de se rendre à Manchester mais ce genre d’affaire nécessitait parfois plusieurs entrevues et Esteban ne voulait pas mettre en péril sa position. Il avait plusieurs moyens illégaux pour sortir de la ville mais tous étaient liés au Kraken et il n’avait aucune envie de les informer de ses agissements. La présence de Nahuel et la quête de baguette qu’il poursuivait en ce moment devaient être cloisonnés de ses actions de résistants pour la sécurité de tous. C’était bien pour cela qu’Esteban peinait depuis plusieurs semaines à contacter la pègre de Bristol là où il aurait pu le faire dès le premier jour s’il s’était adressé aux bonnes personnes au Kraken. Il savait pas exemple que Summer Host avait ses entrées sur la Voie des Miracles.

Une nouvelle question se posait puisque Robin avait besoin d’un moyen de le contacter. Par sécurité, il ne lui avait pas donné sa véritable identité, difficile donc de la diriger vers les docks puisque personne n’y connaissait de Carlos Hernández, il ne tenait pas à ce que sa couverture tombe aussi rapidement. Lui donner son adresse réelle était bien entendu hors de question. Les quelques connaissances qu’avait Esteban – et qu’il n’appelait même pas amis – étaient liées au Kraken et il ne voulait pas les impliquer. Quelle solution lui restait-il ? Le seul contact qu’il pouvait impliquer dans l’affaire était Nahuel, il n’avait clairement pas envie de mêler le jeune homme à la pègre locale mais aucune autre solution ne lui venait à l’esprit. De plus, la baguette était pour lui, il aurait peut-être besoin de rencontrer le fabriquant, il serait alors difficile de l’exclure totalement de la transaction. Sa décision prise, Esteban livra les informations à Robin :

« Vous pouvez laisser un message à Nahuel à La Gorgone déchaînée, c’est à côté des docks. Il saura quoi faire. »

Il aurait pu quitter la jeune femme sur cet accord mais il n’arrivait pas à faire taire sa curiosité. Ils marchaient côte à côte sur le sable mouillé au beau milieu de la nuit, les risques d’être écoutés étaient presque nuls. Après quelques secondes d’hésitation supplémentaire Esteban se lança.

« Qu’est-il arrivé à Matthew ? Je ne le connaissais pas très bien mais sa disparition totale du marché noir me semble étrange. Je n’aurais pas dû avoir à passer par votre intermédiaire. »

Il espérait ne pas avoir braqué la jeune femme mais il n’avait rien à perdre et outre sa curiosité personnelle, le savoir était le pouvoir en ces temps troublés.



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Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
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Comme elle l'avait pressentie, Carlos ne semblait pas particulièrement emballé à l'idée d'acheter sa baguette au marché noir de Manchester. Il était plus sage d'attendre que le remplaçant de Matthew soit officiellement nommé, ici, à Bristol. Robin partageait ce point de vue et elle fut soulagée de voir Carlos se résigner à cette idée. Dans ce genre de trafic, il n'était pas rare que les clients se montrent particulièrement insistants-voir même menaçants. La jeune femme savait faire face à ce type de comportement mais elle appréciait  d'avoir à faire à un individu plutôt civilisé, cette fois.

Civilisé et réfléchi. En effet, Carlos ne semblait  pas prendre de décision à la légère. Alors qu'elle venait de lui demander un moyen d'entrer en contact, il prit le temps de réfléchir aux options qui s'offraient à lui. Il était clair maintenant qu'il officiait sous une fausse identité et qu'il ne voulait visiblement pas donner son numéro de cheminette si facilement -dommage d'ailleurs, car si cette enveloppe corporelle était réellement la sienne, Robin aurait apprécié de l'avoir dans ses contacts- songea-t-elle sans toutefois se laisser trop distraire par les beaux yeux de l'étranger. Pourtant elle comprenait sa réserve puisqu'elle se l'appliquait à elle-même: Rares étaient ses contacts aux Folies ou sur la Voie qui connaissaient réellement son adresse à Brighton. Seuls Dustin était au courant -car il était son ami- ainsi que Roy, Jayce et Magpie puisqu'ils l'avaient embauchée, mais ils étaient bien les seuls... Dans le milieu, mieux valait savoir cloisonner sa vie privée. Ceux qui voulaient trouver Robin MacFarlane devaient se présenter aux Folies Sorcières de Bristol ou chez l'apothicaire de l'Allée des Embrumes qui n'était autre que son père à qui elle rendait visite tous les jours.

Enfin jusqu'à aujourd'hui. Le souvenir de la conversation qu'elle avait eu ce matin même avec Everett raviva les ressentiments de la jeune femme à son égard. Masquant son trouble et son impatience derrière des gestes calmes, Robin sortit un paquet de cigarettes de ses poches et en alluma une pour se tranquilliser. Cela lui ferait office de repas du soir, se dit-elle en inspirant longuement une première bouffée, de toute manière elle n'avait pas vraiment faim. Le temps lui tardait juste de rentrer chez elle pour s'assurer que Matthew allait bien.

Alors qu'elle expirait  la fumée en l'air pour ne pas incommoder son vis à vis,  il parut enfin prêt à lui révéler leur point de contact: La Gorgone déchaînée.

"Oui je vois où ça se situe,
répondit-elle lorsque l'argentin précisa l'emplacement sur les docks, Nahuel, très bien. Je lui dis que je viens de votre part et il devra savoir ce qu'il en est." intima-t-elle alors.

Peut-être allait-elle simplement rencontrer Carlos sous sa véritable identité, se dit-elle, mais si tel n'était pas le cas, elle n'avait pas l'intention de rentrer dans les détails afin d'expliquer l'objet de sa visite au fameux Nahuel:* "Bonjour, je viens pour la baguette que vous avez commandé au marché noir et qui va surement vous servir à commettre des  vols, des braquages, des attentats et peut-être des meurtres. Vous avez cinq minutes à m'accorder ?"  Sourire. *

Même pas en rêve.

Elle était prête à se mouiller dans le marché clandestin pour Matthew mais elle n'était pas suicidaire pour autant !
Une fois cette dernière mise au point apportée, la jeune femme fit quelques pas en direction du port mais elle s'arrêta de nouveau, voyant que Carlos n'en avait pas fini avec ses questions. Il était charmant, vraiment, et en d'autres circonstances elle lui aurait peut-être proposé d'aller boire un verre sur la Promenade des Marins au dessus, mais là, elle voulait juste rentrer chez elle. Elle n'avait aucune envie de discuter de Matt avec lui, d'apporter des explications dont elle n'était même pas sûres elle même, aussi laissa-t-elle poindre son agacement dans le dernier regard qu'elle lui jeta, associé à une ultime recommandation:

" Si on vous propose un jour le programme Mémo-Rise de Skye, un conseil:  Fuyez."

Elle ne pouvait pas être plus claire. Le projet Mémo-Rise était sur le point d'être mi en place par le gouvernement et toute la presse parlait de ce programme révolutionnaire. Bizarrement, il n'était question nulle part des cobayes utilisés pour la mise au point d'un tel traitement et elle espérait que Carlos saurait lire entre les lignes.

En attendant, elle comptait bien le planter là, sur la plage, sans plus d'explications... du moins, c'est ce qu'elle croyait.


Robin MacFarlane
Esteban CortázarRévolutionnaireavatar
Messages : 218

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Les points techniques furent rapidement arrangés et Esteban accepta facilement la condition que lui imposait Robin. Nahuel serait bien sûr au courant de sa venue et il l’aurait averti d’être le plus discret possible. Non pas qu’il ait besoin qu’on lui rappelle d’ailleurs… Esteban faisait au moins confiance à Nahuel pour savoir être prudent, il n’aurait pas survécu jusqu’à là sans cela.

« Il sera averti et aura la somme demandée. »

Ils n’auront plus qu’à faire un échange discret. L’avantage de la magie sur le monde moldu c’est qu’il était très facile de dissimuler l’argent dans des objets discrets. Un petit sort et un vulgaire bol d’arachides pouvait contenir des pièces de monnaie dissimulées. La curiosité d’Esteban finit par prendre le dessus et il souhaita en savoir plus sur ce qu’il était advenu de Matthew MacFarlane. Le visage de sa sœur lui appris qu’elle n’était pas très ouverte à la discussion sur le sujet. Cependant, elle finit par lâcher une phrase assassine contre le programme Mémo-Rise.

Skye… La bête noire qui hantait les cauchemars d’Esteban. Cette institution qui avait brisé puis tué son amant. La vague de haine coutumière le submergea de nouveau et sa mâchoire se serra.

« Aucune chance que j’accepte ce genre de programme. Plutôt mourir que d’aller à Skye. »

Il n’était pas prudent ! Il fallait qu’il se ressaisisse ! Il n’en connaissait pas assez sur Robin pour lui parler ainsi. La douleur de la perte de Klemens le faisait se mettre en danger et ce n’était pas bon, pas bon du tout…

HRP:
 



Si tu me cherches...
... tu me trouves.
Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 60

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"Plutôt mourir que d'aller à Skye."
En attendant ces mots, Robin marqua un temps d'arrêt pour observer Carlos. La mâchoire serrée et l'air décidé, il semblait être au moins aussi convaincu qu'elle du caractère néfaste de cette nouvelle institution. Elle n'était pas la seule à craindre les dérives du centre de réhabilitation... Peut-être que Carlos en avait fait l'expérience lui aussi et qu'il était, comme Matthew, un détenu en liberté conditionnelle.

Robin était réellement curieuse d'en savoir plus. Elle se sentait un peu démunie face à cette énorme entreprise qu'était Skye et l'idée d'avoir un allié qui partage son avis et sa perception du Centre était séduisante, vraiment. Elle prête à faire un pas vers Carlos pour en savoir davantage sur les raisons de son animosité mais elle se ravisa au dernier moment. Elle ne savait rien de lui. Il ne lui avait été recommandé par personne du milieu et ce n'était pas très judicieux de dénigrer ouvertement le gouvernement dans les rues de Bristol surtout quand on savait que les principaux clients de Robin aux Folies étaient du personnel du Ministère.

Elle avait un potentiel contrat à offrir à Roy qui lui permettrait peut-être de monter en grade au sein de la nébuleuse mafieuse, mieux fallait rester prudente et ne pas gâcher cette opportunité. Elle décrocha donc un léger sourire à son vis à vis avant de se retourner pour s'en aller, définitivement.

Fin du RP

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Comme par hasard [Robin MacFarlane/Esteban]

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