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 Zephyr Hypérion Von Schwartzberg

Zephyr Von SchwartzbergMagizoologisteavatar
Messages : 63

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Dernière édition par Zephyr Von Schwartzberg le Mer 11 Jan 2017 - 22:32, édité 1 fois
Zephyr Hypérion Von Schwartzberg

Life is magic or inversely


Age29 ans
Date de naissance16 Avril 1980
Lieu de résidenceLeopoldgrad

BaguetteBois d'Aulne, plume de phénix, 27.5 cm, rigide.

Animal de compagnieZephyr possède un Fléreur qui le quitte rarement. Il n'aime pas sortir sans Chimère, il a ainsi la vague impression d'être protégé des personnes malveillantes.

AvatarEddie Redmayne

AutreDc de Nahuel Munoz.

Curriculum Vitae

Métier / Année d'étudeMagizoologiste
Maison / Ancienne MaisonA fait ses études à Durmstrang

Matières suiviesJe ne suis plus un élève!


Vie associative / hobbiesPoète amateur. Il aime à ses heures perdues épancher les quelques vers qui lui trottent dans la tête.

Bord politiqueS'il devait définir son opinion politique cela serait certainement... un grand blanc. Il n'a pas réellement d'idéaux définis. Il est rêveur et utopiste. Il se sait sans attaches et il peut parfaitement choisir de fuir un pays qu'il estime dangereux pour lui. Il est suffisamment naïf et crédule pour ne pas se rendre compte des problèmes sous-jacents. Pour lui, tout est merveilleux tant qu'on ne lui met pas clairement les problèmes sous le nez.

Relation au régime MarchebankZephyr est pour le moment parfaitement neutre. Il n'a que quelques échos de la politique anglaise et ne s'y intéresse pas vraiment à dire vrai. Du moment qu'il peut mener sa petite vie sans soucis et qu'on ne l'empêche pas de s'intéresser aux animaux tout lui va.


Description physique
Une grande perche maladroite. C'est la première pensée qui vient à l'esprit quand on aperçoit Zephyr. S'ensuit ensuite l'impression qu'il n'a pas la lumière à tous les étages avec son sourire niais en permanence greffé sur son visage. Il donne parfois l'impression d'être un imbécile heureux. Mais pas du tout, il est juste heureux de nature. C'est tout. Il n'est pas plus bête que la moyenne. Pas plus intelligent non plus d'ailleurs. Il ne faut pas se fier à son air un peu benêt. Il est juste rêveur.

Ses yeux bleus toujours remplis de malice, de joie ou de curiosité. Il n'est rien d'autre qu'un grand enfant dans un corps d'adulte. Il s'émerveille de tout et sur tout. Il semble que ses yeux ne soient pas suffisamment grands et nombreux pour tout voir et tout appréhender. Sa grande taille l'aide d'ailleurs à dépasser les autres d'une bonne tête pour mieux voir ce qui se passe autour de lui.

Sa maigreur naturelle ne fait qu'augmenter cette impression de grandeur. Et accentue d'avantage sa maladresse. De grands doigts fins au bout de grands bras fins qu'il ne sait pas toujours occuper. Créant des mouvements amples qu'il ne contrôle pas toujours. S'il n'était pas gaucher, on pourrait dire qu'il a deux mains gauches. Alors, on se contente de dire qu'il n'est pas doué. Sa grande taille l'encombre donc plus qu'autre chose. Une courbure est donc apparut au niveau de ses épaules. Il fait le dos rond pour s'adapter aux personnes qui l'entourent. Il ne veut pas s'imposer, il ne veut pas paraître trop différent non plus. Alors il s'adapte.

Cela ne l'empêche pas de sourire. Il en faut beaucoup pour lui faire perdre son sourire. C'est une forme de protection face au monde et aux gens. Il ne laisse pas voir sa mélancolie. Ses yeux gardent toujours leur pétillement. C'est sa marque de fabrique. Avec le petit plissement de nez qui laisse ressortir les tâches de rousseur qui le parsèment.


Caractère
Zephyr est ce que l'on appelle communément une bonne pâte. Toujours prêt à aider son prochain, il croit sincèrement à la bonté de l'homme. Il voit rarement le mal autour de lui. Il ne voit que des situations qui peuvent par moment avilir l'homme. Pourtant, il sait parfaitement que ce dernier peut se montrer cruel avec autrui. Mais pourtant, il continue de croire que rien n'est perdu. Il aime se dire que tout le monde peut changer. Mais surtout, il est incroyablement optimiste. Ou du moins, il essaye. Il préfère voir le verre à moitié plein plutôt que le contraire. Il préfère se dire que demain ne peut être que meilleur.

Légèrement fataliste sur les bords, il n'agira pas pour changer les choses. Il regardera de loin l'action se dérouler en priant pour que rien de grave n'arrive. Il n'est pas courageux pour un sous. Il n'est pas violent. Il est gentil, timide, naïf, mignon, adorable. Tout un tas de qualificatif qui le désigne comme le bon copain. Il ne dira jamais un mot plus haut que l'autre. Sera généralement toujours d'accord avec ce qu'on lui propose.

Souvent dans la lune ou dans ses pensées, il ne se montrera pas agressif. D'un tempérament doux, il sourit à la vie et croque à pleine dent dedans. Il est loyal envers ses amis même s'il lui arrive de laisser le temps passer et de se rendre compte qu'il n'a rien fait pour préserver les liens d'amitiés qui l'unissait à telle ou telle personne. Il laisse souvent les choses se faire. Beaucoup trop. Mais il n'aime pas se presser. Il n'aime pas le conflit non plus.

Il n'y a rien de plus désagréable qu'une dispute. Il n'y a rien de mieux que le compromis. Ou le silence. Souvent le silence est d'or. Observer la nature se taire. Il aime rire. Il aime beaucoup ça. De nature curieuse, il s'intéresse à tout et à tout le monde. Même s'il ne sait pas toujours comment se faire comprendre, il est toujours sympathique. Toujours le mot ou le geste gentil. Il est profondément empathique. Parfois un peu trop.

Ses émotions sont facilement déchiffrables. Il ne sait pas mentir. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas mentir. C'est comme s'il avait avalé un chaudron de veritaserum lorsqu'il était tout petit. Le mensonge l'insupporte. S'il y a bien une chose pour laquelle il n'est pas prêt de pardonner, c'est bien ça. Parce que lui, il fait confiance aux gens. Il est prêt à consacrer tout son temps et toute sa patience s'ils en ressentent le besoin.

Et de la patience, il en possède beaucoup. Altruiste jusqu'au bout des doigts. Mais aussi utopiste. Il n'est pas toujours très au fait de ce qui se passe réellement autour de lui. Il préfère souvent se voiler la face et s'inventer un joli conte. C'est beaucoup moins douloureux que la réalité. Parce qu'il est beaucoup trop sensible pour son propre bien. Il arrive malgré tout à enfouir toutes ses peines et toutes ses blessures au fond de lui. Les transformants en optimisme pour ne pas écouter la voix dans sa tête qui répète sans cesse qu'il n'est qu'un raté.

Parce qu'au fond, il souffre d'insécurité et de confiance en lui. Il peut réussir tout ce qu'il entreprend cela n'étouffe pas la solitude qu'il ressent en permanence. Cette mélancolie douce propre aux romantiques des livres moldus. Il se sent un peu dans cet esprit là. Alors il compense par une carapace de joie de vivre, de gentillesse et de bonté. C'est tout ce qu'il sait faire. Et aussi étudier. Observer les animaux, prendre soin d'eux, parler d'eux.

Il est passionné jusqu'au bout des ongles. Il ne vit que pour ça ou presque. Il aime en savoir encore et toujours plus sur eux. Parce qu'ils sont beaux, ils sont fascinants. Et même leur barbarie parfois à une sorte de beauté funeste. Il veut tout savoir sur eux. Il veut les comprendre et il veut que le monde les comprenne. Il veut qu'ils soient respectés, aimés et protégés. Et aussi parce que sans eux, le monde ne tournerait pas aussi rond. Toutefois, il a conscience de la dangerosité de certains. Il sait parfaitement s'arrêter lorsqu'il le faut. Mais il souhaite avant tout faire découvrir au monde la place qu'ils occupent et l'importance qu'ils ont pu avoir au cours des grands événements historiques du monde sorcier.


Histoire
Pour comprendre mon histoire, il faut remonter plusieurs années en arrière. Certains actes et certains moments de mon enfance découlent directement du passé. Des actions et des choix de personnes nés bien avant moi. Je n'ai pas choisi ma famille, je n'ai pas choisi mon enfance. S'il avait fallu que je le fasse, certaines choses ne se seraient pas passées comme elles ont eu lieu. Je vais vous raconter un passé. Voici mon histoire et celle de ma famille.



Allemagne ~ 1945 :

"Le maître est tombé..."

Un silence de mort s'abattit dans la salle de réception. Tous les yeux étaient tournés sur l'homme essoufflé et ruisselant de sueur qui venait d'entrer dans la pièce. Helios Von Schwartberg s'avança vers l'homme tremblant et posa une main sur son épaule.

"Calmez-vous Frantz !"

Il posa sur lui un regard impérieux avant de lui presser une épaule. Ses doigts se crispants légèrement pour intimer à l’homme de reprendre un semblant de contenance.

"Expliquez-nous donc un peu plus en détail ce qu'il s'est passé."

Il montrait un calme désemparant compte tenu de la situation. Mais il fallait que quelqu'un garde la tête froide et il ne pouvait y en avoir d'autre que lui. Il était le seul à même de maintenir l'ordre. Il esquissa donc un sourire encourageant pour inciter Frantz à parler. Ce fut laborieux mais l'homme réussit à ânonner quelques mots.

"Dum... Dumbledore l'a vaincu... Il est... Il est à Nurmengard..."

Son regard se fit fou et il s'accrocha tel un désespéré à la robe de son interlocuteur.

"Nous sommes perdus Helios !"

Un brouhaha paniqué et inquiet commença à s'élever dans la pièce. Helios Von Schwartzberg n'était pourtant pas le plus âgé de l'assemblé. Il n'était pas non plus forcément le plus sage et pourtant il savait ce qu'il devait faire pour préserver leur sécurité et leur stabilité sociale. Il leva les bras en l'air et s'éclaircit légèrement la voix pour attirer l'attention de tous et leur intimer le silence.

"Mes amis... S'il vous plaît ! Restons calme. Il ne faut surtout pas céder à la panique. Les autorités ne savent rien de nous pour la plupart. Ils ne savent pas qui nous sommes et ne savent rien de nos activités. Nous avons toujours agis avec intelligence et dans l'ombre. Il suffit de retourner à l’anonymat et personne n'en saura jamais rien. Si vous craignez pour vos vies, il vous suffit de rentrer chez vous et de faire comme si rien n'avait jamais eu lieu. Pour plus de sécurité, débarrassez vous de certains objets qui pourraient se montrer compromettant mais surtout gardez un comportement normal. Toute agitation inhabituelle pourrait se montrer suspecte. Il en va de la survie de chacun. Tout le monde doit garder son calme. Rien n'est peut-être complètement perdu..."

Grindelwald n'était peut-être pas aussi fini que le laissait croire cette arrestation. Il était possible qu'il revienne d'un jour à l'autre, son sourire narquois aux lèvres. Mais en attendant, il était essentiel de rester discret. Son regard se posa sur les membres de l'assemblée. Ils reprenaient leurs esprits et hochaient un à un la tête. C'était ce qu'il fallait faire. Ne pas se mouiller mais ne pas non plus oublier leur idéologie. Pour le plus grand bien. Tout ceci avait un sens. Il échangea un regard avec Waclaw Dabroski et hocha doucement la tête. Qu'il aille retrouver son fils nouveau né. Lui-même attendait avec impatience de pouvoir rentrer. Sa femme semblait être au plus mal lorsqu'il l'avait quitté quelques heures plus tôt. Il échangea encore quelques mots avec certains partisans avant de transplaner à son tour. Tout était rentré dans l'ordre. Et ceux qui se feraient prendre et bien... dommage pour eux. Il n'était pas responsable d'eux après tout.

Il monta quatre à quatre les marches du perron avant de pénétrer sans ménagement dans le manoir. Il jeta sa cape sur son elfe de maison qui se dépêcha d'aller le ranger tout en s'inclinant sur son passage. Il courait presque dans le manoir. Montant les escaliers à toute vitesse, passant devant la chambre d'Attis, s'arrêtant à peine pour prendre le temps de l'embrasser sur le front. Un hurlement strident se fit entendre alors qu'il atteignait enfin la chambre conjugale. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il ouvrait les portes. Il s'approcha de sa femme et caressa son front perlé de sueur. Elle venait de donner la vie pour la seconde fois. Il lui sourit, la fierté emplissant ses yeux. Il se tourna ensuite vers le médicomage qui tenait un enfant dans les bras. Son enfant. Il le prit et le regarda un long moment. Le détaillant des yeux à la tête.

"Je ferais de toi un sorcier fier et digne Japet Von Schwartzberg."    



Bavière ~ 1965 :

"Japet ! Que fais-tu encore ici ? Tu devrais déjà être en bas. Tes invités t'attendent ! Ne t'avons nous donc rien inculqué ? Resteras-tu donc un raté et une déception toute ta vie ? Même le jour de ton mariage, tu arrives à me faire honte."

Une moue de dédain et de dégoût mêlés se dessinèrent sur le visage d'Helios. Japet baissa la tête, retenant les larmes qui menaçaient de couler.

"Je suis désolé père."  
 
Il avait pourtant l'habitude des brimades et des endoloris depuis le temps. Mais il n'arrivait pas à s'endurcir comme il le fallait. Vingt ans qu'il vivait un cauchemar.

"Arrête de t'excuser et bouge ton gros derrière de sale Cracmol."

L'insulte avait été sifflée avec haine. Japet se recroquevilla sur lui même attendant le sort de torture qui ne vint pas. Le jeune homme redressa la tête surpris. Son père était pourtant prompte habituellement. Peut-être qu'aujourd'hui, il n'était pas d'humeur. Sans demander son reste, il s'éclipsa en direction du jardin. Le soleil lui brûla les yeux lorsqu'il sortit du manoir. Il aperçut Attis en grande conversation avec son beau-père. Il vit sa mère au loin donnant des ordres de dernières minutes aux elfes de maison.

Il resta un moment devant l'entrée sans trop savoir quoi faire. Il y avait bien trop de monde. Il n'avait pas l'habitude. Il ne se faisait aucune illusion sur le fait que son mariage arrangeait tout le monde. Son père trouvait un moyen de se débarrasser de son cracmol de fils et Pallas Hoepner de sa simplette de fille. Un problème de moins sur la conscience des aristocrates sorciers. Helios avait déjà prévu de donner une petite maison à Japet et espérait bien ne plus entendre parler de son fils. Mais Japet avait bien l'intention de ne rien devoir à son père. Une fois le mariage terminer, il avait l'intention d'utiliser la dote de Séléné pour s'enfuir. Si elle voulait suivre, c'était tant mieux pour elle. Sinon, il se débrouillerait tout seul.

Il en avait assez de ce monde. Le monde moldu lui semblait bien plus accueillant. Il ne voulait plus jamais entendre parler du monde magique. La magie n'était rien d'autre qu'un poison vicieux. Si sa future femme voulait le suivre, elle aurait interdiction d'utiliser la magie. Enfin, il avait entendu dire qu'elle avait un piètre niveau. C'était à peine si elle savait lancer un recurvite. Et son intelligence semblait limitée. Elle serait une alliée de poids dans sa nouvelle vie.

Le jeune homme fut tiré de ses pensés par l'arrivée de sa mère à ses côtés. Cette dernière posa un regard peiné sur lui et serra son épaule avant de déposer une légère bise sur sa joue. Elle avait toujours été douce avec lui. Ce serait la seule à lui manquer. Mais elle n'avait jamais rien fait pour empêcher son mari de s'en prendre à lui. Tout comme Attis qui avait toujours eu une indifférence totale pour lui. Ils ne faisaient pas partis du même monde. Tous ces gens... Il avait envie de tous les exterminer. Mais il savait que c'était impossible. Les sorciers n'étaient rien d'autre que des monstres. Il ressentait une haine profonde pour eux.

"C'est l'heure Japet."

Il hocha la tête et se retira de la poigne de sa mère. Il s'avança sous le chapiteau dressé dans le jardin. Il attendit sagement que Séléné le rejoigne et lorsque leurs regards se croisèrent, il lui adressa un sourire timide qu'elle lui rendit. Les choses s'annonçaient plutôt bien. Le reste de la cérémonie et de la soirée ne fut qu'un mélange de sons et de lumières flous. Il ne prêtait plus attention à ce qui se passait autour de lui. Seul son plan comptait désormais. Il profita d'un moment seul avec sa nouvelle épouse pour lui expliquer son projet. Il ne mit pas longtemps à la convaincre de son amour sincère pour elle. Le reste fut un jeu d'enfant. Lorsque la soirée fut terminée. Ils disparurent tous les deux dans la nuit noire pour ne jamais revenir.



Je suis né le 16 Avril 1980 dans un petit hôpital moldu de Berlin. Ma naissance n'a rien d'extraordinaire. Je suis le petit dernier d'une famille de cinq enfants. Je ne sais pas vraiment si j'ai été désiré ou non. Je sais juste que ma mère m'a aimé et que mon frère aîné, Egeon, a toujours tout fait pour nous protéger ma sœur, mes frères et moi.



Quartier résidentiel moldu de Berlin ~ Maison familiale des Von Schwartberg ~1984 :

La maison sentait bon le pain d'épices. J'aimais bien le pain d'épices de maman. Parce que quand maman faisait du pain d'épices, elle souriait. Elle m'en donnait toujours un petit bout en plus en me faisant chut du doigt. Parce que j'aimais bien rester dans la cuisine avec maman. Elle sentait bon maman. Elle me faisait des chatouilles des fois et aussi quand elle faisait un gâteau, j'avais le droit de faire avec elle. Elle me mettait toujours de la farine sur le bout du nez. Elle me disait que j'étais beau comme ça. Elle me disait que je ressemblais à mon tonton. Le frère de papa. Elle ne l'avait qu'une fois mais elle l'avait trouvé beau.

Maman me racontait toujours pleins d'histoire quand papa n'était pas là et que les autres étaient à l'école. Moi, j'étais encore trop petit elle disait. Elle voulait me garder avec elle encore un peu. Elle se sentait moins seule avec moi et elle avait moins peur. Elle me caressait toujours les cheveux en disant ça. Je ne comprenais pas très bien ce qu'elle voulait dire. Mais ce n'était pas grave. Elle avait l'air heureuse. Elle souriait. Et moi, j'avais du pain d'épices et mon nounours en forme de girafe. J'aimais bien ma girafe. J'aimais bien aussi les petites souris qui se cachaient dans le grenier.

Castor et Pollux se moquaient de moi quand j'allais leur donner des bouts de fromage. C'était maman qui me les donnait. Elle était gentille maman. Elle nous disait d'aller jouer dans notre chambre quand papa rentrait du travail. Parce que papa, il fait peur. Maman dit que c'est parce qu'il boit un peu trop. Elle dit qu'il est gentil sinon. Elle dit qu'il n'est pas méchant si on ne fait pas de bêtises. Mais quand on en fait, il se fâche très fort et il fait très mal. Surtout à Egeon. Pourtant, il est gentil mon grand frère. Il ne fait pas exprès les choses. Des fois, il fait bouger les choses toutes seules. Il fait des choses bizarres. Mais il n'y a pas que Egeon qui le fait. Castor et Pollux le font plus souvent que lui. Lachésis le fait souvent aussi. Et moi aussi, l'autre jour devant maman sans faire exprès.

Elle m'a dit que ce n'était pas grave mais qu'il ne fallait pas le dire à papa ou il allait s'énerver très fort. Papa ne voit pas toujours quand on fait des choses. Mais des fois, on ne contrôle pas. Et c'est Egeon qui prend. Parce qu'il dit que c'est lui. Il ne veut pas que les jumeaux se fassent gronder alors il prend les coups pour eux. Il est gentil Egeon. Mais des fois, il fait un peu peur. Surtout quand il fixe le vide sans rien dire. C'est Lachésis qui est allé le réveiller. Elle lui a crié dessus pour qu'il arrête de faire peur. Alors il a arrêté. Et il n'a pas recommencé, je crois.

La porte d'entrée me réveilla aussi. Je fis un sourire à maman et descendit de ma chaise pour aller accueillir mes frères et ma sœur qui venait de rentrer de l'école. Je fis un gros câlin à Egeon et à Lachésis. Les jumeaux étaient déjà partis dans la cuisine. Ma soeur me prit la main et m'emmena pour le goûter. J'aimais bien le goûter. Castor et Pollux faisaient toujours pleins de singeries pour nous faire rire. Après avoir mangé, nous sommes tous montés dans la chambre de Lachésis. C'était elle qui avait la plus grande. Et j'aimais bien me mettre sur son lit au milieu de toutes ses peluches.

Nous avons bien rigolé tous ensemble comme souvent le soir. J'aimais bien mes frères et ma sœur. Ils étaient gentils avec moi. On jouait bien et on rigolait beaucoup. Et puis maman nous appelait pour qu'on vienne manger. On disait bonsoir à papa en faisant attention d'être bien gentils. Moi j'aimais bien lui faire un sourire. Des fois, il me le rendait. Ce soir, il se contenta de me regarder et de me grogner de m'asseoir à ma place au lieu de faire le pitre. Je ne voulais pas le contrarier alors j'ai fait comme il m'a dit. Je me suis assis et j'ai mangé toute l'assiette que maman m'avait donné. J'étais tout content de moi. J'ai montré mon assiette vide à maman avec un grand sourire. J'avais le droit de manger du dessert non ? Je voulais encore du pain d'épices.  

"Je peux avoir du pain d'épices maman ? J'ai tout mangé !"

"On attend que Papa ait fini son assiette Zephyr, d'accord ?"

Je hochais la tête. J'étais d'accord. Mais j'en voulais quand même. Je ne pensais qu'à ça. Que papa finisse son assiette pour que j'ai du dessert. Je regardais le pain d'épices avec envie quand ce dernier se mit à voler tout seul. J'ouvris de grands yeux ravis. Il était vivant ! Il venait vers moi en plus. Je tendis la main pour l'attraper mais avant qu'il n'arrive à moi, papa tapa du poing sur la table et se leva hors de lui.

"Qui a fait ça ?"

Le pain d'épices tomba par terre et je sentis les larmes commencer à couler le long de mes joues.

"Qui ? Parlez ! Dépêchez-vous ou c'est le petit qui prend !"

Papa hurlait de plus en plus fort.

"Non pas Zephyr ! Tu vas le tuer. Il est encore trop petit..."

Maman suppliait papa en pleurant. Elle s'accrocha à son bras en suppliant de ne pas me faire de mal. Mais papa était trop énervé et il mit une gifle à maman qui tomba par terre. Je voulus me lever pour aller la voir. Elle n'allait pas bien. Il fallait que j'aille l'aider. Mais Lachésis m'empêcha de bouger. Elle m'attrapa et me força à m'asseoir sur ses genoux. Je tentais de m'échapper en me débattant mais elle était trop forte pour moi. Je pleurais très fort. J'avais peur. Je vis alors Egeon se lever au moment ou papa s'approchait de moi.

"C'est moi père !"

Papa fit une grimace en se tournant vers mon frère aîné.

"Encore toi ! J'aurais dû m'en douter. Tu n'es qu'un monstre. Une abomination depuis ta naissance."

Je vis Egeon me regarder, je vis une larme sur sa joue avant que papa ne l'emmène. Lachésis me lâcha sous le choc. Je me débarrassais de son emprise et allait voir maman qui se réveillait tout juste. Elle regarda papa emmener mon frère sans rien dire pour le protéger. Je regardais maman la bouche ouverte. Je savais ce que papa allait faire. Je me levais et me précipitais à la suite de papa. Il ne fallait pas, ce n'était pas bien. Mais je n'eus pas le temps de faire quoique ce soit que Lachésis m'attrapait la main et m'emmenait avec les jumeaux dans sa chambre.

Je dus m'endormir à un moment, parce que quand je me suis réveillé, j'ai juste entendu un grand bruit. Je n'ai pas pu bien voir mais lorsque Lachésis a ouvert la porte de sa chambre le bureau de papa était tout cassé. Il n'y avait plus de mur. Et il y avait un cri. J'ai cru reconnaître maman. Et après, j'ai vu des messieurs arriver. Ils ont parlé à Lachésis. Ils ont pris les jumeaux par la main. Une dame est venue s'accroupir devant moi. Elle avait un drôle de bout de bois dans la main. Elle m'a pris dans ses bras. Elle m'a dit que ça allait aller. Elle m'a dit que j'allais habiter avec mon tonton désormais.

"Elle est où maman ? Elle va venir habiter avec tonton aussi ?"

"Non mon Trésor. Ta maman ne viendra pas."

"Pourquoi ? Je veux ma maman !"

Je commençais à pleurnicher dans les bras de la dame. Elle ne voulait pas me rendre ma maman.

"Chut mon Trésor ! Ça va aller. Ta maman est dans un monde meilleur maintenant."

"Je veux pas que ma maman elle aille ailleurs sans moi. Je veux mamaaaaaaan !"

Les larmes coulaient à flot sur mes joues. Je sentis la dame me serrait un peu plus contre elle.

"Chuuut Trésor."

Ce fut tout ce que j'entendis parce que mes yeux commencèrent à me piquer. Tout devint flou autour de moi. Ma tête était lourde. J'avais sommeil. Très sommeil. Je mis mon pouce à ma bouche et m'endormis.



Bavière ~ Manoir Von Schwartberg ~ 1984 ~ Quelques jours plus tard :

"Il est où Egeon ?"

Mon doudou girafe contre moi, je fixais Lachésis. Elle poussa un léger soupir et me caressa tendrement les cheveux.

"Il est avec papa et maman. Je te l'ai déjà expliqué. Ils sont dans le ciel."

"Ça veut dire qu'on les reverra plus jamais ?"

"Oui, ça veut dire ça..."

Elle me fit un sourire triste et je me collais contre elle pour lui faire un câlin. Tout était nouveau ici. On était dans une grande maison. On nous avait présentés à pleins d'autres enfants. On nous avait dit que c'était nos cousins et nos cousines. Ils étaient plus âgés que nous. Il y avait la grande Eucléia et puis après, il y avait les jumeaux, Hermes et Phobos. Et pour finir, il y avait la plus petite, Psychée. Ils avaient l'air gentil. En tout cas, les jumeaux s'entendaient bien. Lachésis avait l'air de bien s'entendre avec Psychée et Eucléia semblait avoir un faible pour moi. Elle faisait que me prendre dans ses bras. D'ailleurs, c'était bizarre qu'elle ne soit pas encore là, à jouer avec moi.

Je lâchais ma sœur quand Oncle Attis et Tante Orithye entrèrent dans la pièce. Ils nous fixèrent un moment et ma tante finit par me faire un sourire gentil. Elle avait l'air d'être aussi gentille que maman. Mais ce n'était pas maman. Elle était venue cette nuit dans ma chambre quand j'avais fait un cauchemar. Elle m'avait fait un bisou sur le front et était resté avec moi jusqu'à ce que je m'endorme. Mais ce n'était pas ma maman quand même. Soudain, une créature avec une tête de chauve-souris apparut de nulle part. Je me collais, effrayé, contre Lachésis. Je ne savais pas que ce que c'était mais ce n'était pas très beau.

"Le maître m'a appelé ?"

"Oui. J'aimerais que tu rassembles les enfants dans le salon."

"Bien maître."

Je fixais mon oncle un moment en fronçant les sourcils alors que la créature disparaissait dans un plop. J'étais mi-intrigué mi-effrayé. C'était vraiment bizarre comme animal, je n'en avais jamais vu avant.

"C'était quoi ça, Tonton ?"

Un sourire amusé se dessina sur les lèvres d'Oncle Attis alors qu'il s'avançait vers moi et qu'il me prenait dans ses bras.

"Ça, c'était un elfe de maison. Ce sont des serviteurs. Tu comprends ?"

Je hochais la tête. Il me semblait que je comprenais.  

"Pourquoi nous on en avait pas à la maison ?"

J'avais entouré le cou de mon oncle d'un bras, laissant pendre mon doudou girafe dans son dos. Il poussa un léger soupir avant de me regarder.

"Tu n'en avais pas parce que les elfes de maison ne peuvent vivre que avec des sorciers."

J'ouvris de grands yeux surpris. Des sorciers ? Comme dans les histoires que maman racontait le soir. Elle disait qu'ils étaient méchants. Qu'ils faisaient de vilaines choses aux petits enfants.

"Les sorciers ? Mais c'est méchant les sorcier. Les elfes de maison vivent avec des méchants ? Tu es méchant Tonton ?"

Je vis Lachésis fixer notre oncle avec intensité. Je crois qu’elle non plus ne comprenait pas. Ou alors, elle savait des choses et pas moi. Tante Orithye se mit à rire très fort à côté de moi alors que mon oncle me reposait par terre. Nous étions arrivés dans le salon et tout le monde y était rassemblé.

"Justement, Zephyr. Les sorciers ne sont pas tous méchants. Il y a de gentils sorciers. Ta tante, tes cousins, ton grand-père et moi-même sommes des sorciers. Ta maman aussi était une sorcière. Ta soeur et tes frères en sont également. Et toi aussi, tu es un sorcier."

La bouche entrouverte, je regardais mon oncle incrédule. Je regardais tout le monde dans la pièce. Avant de prendre la main de Lachésis dans la mienne et de la fixer, les yeux remplis de larmes.

"Je veux pas être un sorcier. Il ment hein dit ? Je veux pas être un méchant."

Je secouais le bras de ma sœur sans grand résultat. Elle regardait mon oncle sans rien dire. Alors je secouais plus fort. Eucléia s'approcha alors de moi et m'attira contre elle en me souriant.

"Pourquoi tu serais méchant ? J'ai l'air méchante moi ?"

Je secouais la tête de droite à gauche. Son sourire s'agrandit un peu plus.

"Les sorciers ne sont pas plus méchants que d'autres gens. Nous avons juste des pouvoirs magiques. Tu en as aussi, je suis sûre. Tu n'as jamais rien fait de bizarre ? Déplacer des objets sans les toucher par exemple ?"

Je hochais la tête.

"Si. Mais papa disait que c'était mal. Qu'il ne fallait pas. Que c'était anormal. Il a traité Egeon de monstre à cause de ça. Je veux pas être un monstre."

Les larmes coulèrent à nouveau sur mes joues alors que ma cousine me serrait fort contre elle.

"Tu n'es pas un monstre Zephyr."

"Pourquoi papa, il se fâchait alors ?"

"Parce que ton papa était triste de ne pas pouvoir faire de magie. Il était en colère contre la magie parce que lui n'avait pas la chance d'en avoir en lui. C'est pour ça qu'il vous punissait très fort."

Je tournais la tête vers mon oncle. Je le fixais un moment. Papa était triste parce qu'il n'était pas un sorcier ?

"C'est à cause de lui que ton frère est mort !"

Je sursautais en entendant la voix grinçante qui avait retenti derrière moi. C'était grand-père Helios. Je ne l'avais vu qu'une fois à mon arrivée au manoir mais il m'avait tout de suite fait peur.

"Père... Vous ne pouvez pas dire ça voyons."

"Si je peux. Cet imbécile de Cracmol a tué mon petit fils. C'est un meurtrier. S'il n'avait pas obligé le gamin à refouler sa magie toute son enfance, il ne se serait jamais transformé en Obscurus."

"Et si vous n'aviez pas maltraité Japet, peut-être n'aurait-il pas agi ainsi !"

Le regard d'Oncle Attis devient sombre et grand-père baissa la tête. J'en profitais alors pour tirer sur la manche de mon oncle.

"C'est quoi un Scurus ?"

"C'est..., il poussa un profond soupir. C'est un parasite. Une petite créature magique qui se forme quand un petit garçon ou une petite fille doit cacher sa magie trop longtemps. La créature finit par grandir encore et encore jusqu'à manger le petit garçon ou la petite fille. Il devient un monstre qui détruit tout sur son passage."

Un frisson glacial m'envahit.

"Egeon a été mangé alors ?"

"Oui Zephyr. Egeon a été mangé par le monstre. Et le monstre a mangé ton papa et ta maman en même temps."

Je sentis Lachésis venir se serrer contre moi. Les jumeaux se tenaient par la main. Ils semblaient tous effrayés. Moi, j'étais juste très triste. Parce que je ne pourrais plus jamais revoir ni ma maman ni Egeon. Je n'aimais pas les Scurus ou le truc que Tonton Attis, il avait dit.
 


En grandissant, je compris plus de choses. Je sus précisément ce qu'il s'était passé ce soir là. Je sus que tout ceci n'avait été que la conséquence d’incompréhensions et d'étroitesse d'esprit. Pour autant, mon enfance fut heureuse et normale. Mon oncle et ma tante étaient des gens bienveillants et affectueux. Mes cousines et mes cousins devinrent comme des grands-frères et des grandes sœurs supplémentaires.



Durmstrang ~ Dortoir des Première années ~ Septembre 1991 :

Cela faisait trois jours que j'étais à Durmstrang et... Tout était magique. Cette école était juste trop bien. Je m'étais tout de suite entendu avec mes camarades de dortoir. Surtout avec Klemens en fait. Il était drôle et super intéressant. Il me fascinait. Son frère avait le même âge que les jumeaux et j'avais effectivement pu les voir traîner ensemble. J'étais aux anges. Je ne pensais pas pouvoir me faire des amis aussi vite. D'autant plus que le voyage n'avait pas été des plus simples. J'avais voyagé à côté de Lachésis. Cette dernière n'avait pas arrêté de me tripoter les cheveux. Ou alors de remettre ma cape en place. Elle avait pestiféré quand elle avait vu le pendentif autour de mon cou et me l'avait arraché sans ménagement.

Elle disait que ce n'était pas bien. Que ce n'était pas parce que grand-père disait que les moldus étaient inférieurs aux sorciers qu'il fallait le croire. Que les jumeaux étaient bêtes mais que je n'avais pas à faire comme eux. Elle était gentille Lachésis mais parfois elle était un peu pénible à me dire toujours ce qu'il fallait que je fasse. Je savais bien que les sorciers n'étaient pas mieux que les autres. Mais grand-père avait insisté en me donnant le pendentif. Il avait dit qu'avec ça personne ne m'embêterait à l'école. Que c'était Grindelwald en personne qui le lui avait donne. Je n'avais pas osé protester. Je savais qui était le mage noir. J'avais lu suffisamment de livres au manoir pour savoir que les idées de grand-père étaient parfois douteuses. Mais je n'avais pas eu le cœur à refuser son collier. J'avais donc laissé Lachésis me le prendre.

Je savais que les jumeaux avaient un peu les mêmes idées que notre grand-père. Et je savais aussi qu'ils détestaient le souvenir de notre père. Moi... Je n'avais pas vraiment de rancœur par rapport à tout ça. J'étais vraiment jeune à l'époque. Tout ce que je savais, c'était que parfois ma mère me manquait. Mais surtout, c'était Egeon qui me manquait. Ou plutôt, l'idée que je me faisais de mon frère aîné. Je le voyais comme un héros. Et l'idée qu'il ait pu se sacrifier pour moi me rendait triste. J'aurais préféré qu'il soit encore parmi nous. Qu'il soit à Durmstrang avec moi. Il aurait été en septième année et j'étais certain qu'il aurait réussi tout ce qu'il aurait entrepris. Il aurait adoré les cours.

Pour l'instant, je n'avais pas encore eu trop le temps de m'intéresser à toutes les matières proposées mais je savais déjà que j'allais me plaire. Les professeurs avaient l'air assez strict et en même temps assez pédagogue. Le dortoir était petit et un peu sombre mais le feu qui ronflait en permanence dans la cheminée le rendait tout de même confortable. Nous étions cinq par dortoir et mes camarades étaient tous gentils. Je ne savais pas si cela continuerait mais pour l'instant, je n'éprouvais aucune tristesse. Le manoir ne me manquait pas trop. Mais d'un autre côté, j'avais eu hâte d'aller à l'école à mon tour. Au fil des années, le manoir s'était vidé de ses habitants. Eucléia, Hermes, Phobos et Psychée menaient leur vie désormais. Ils avaient quitté le manoir et ne revenaient que rarement nous rendre visite. Les trois dernières années avaient été longues pour moi.

Cette rentrée représentait donc beaucoup pour moi. C'était une nouvelle vie où j'allais apprendre beaucoup de choses. Tout m'émerveillait et j'avais hâte de savoir utiliser ma baguette convenablement. J'avais hâte d'en savoir plus sur la magie et sur le monde qui m'entourait. J'étais peut-être un petit peu trop optimiste mais je ne doutais pas que ma scolarité serait une grande aventure remplie de rebondissement. Surtout si mon début d'amitié avec Klemens Dabroski persistait.



Durmstrang ~ Dortoir des Quatrième années ~ Octobre 1994 :

"C'est injuste ! Comment ils peuvent nous faire ça ? J'arrive pas à y croire !"

Cela faisait déjà plusieurs minutes que Klemens tempêtait dans tout le dortoir.

"Pourquoi ce crétin de Jacek aurait le droit d'aller en Angleterre et pas nous ? T'es pas d'accord ?"

Il me fixa comme pour me prendre à partie. Je ne savais pas trop quoi répondre pour être honnête. Bien sûr l'idée de voyager me tentait vraiment mais... le Tournois des Trois sorciers un peu moins.

"Ça te plaît toi, l'idée que Castor et Pollux, ils visitent Poudlard sans toi ? Tu crois franchement qu'ils vont te ramener un souvenir ?"

Je haussais les épaules alors que mon meilleur ami soupirait en secouant la tête.

"T'es vraiment qu'un débile quand tu t'y mets Zeph'. Tes frères sont des crétins encore plus gros que mon frère."

"Arrête Klem, protestais-je. Je sais bien que tu ne les aimes pas mais ils ne sont pas aussi horrible que tu le dis."

Il me fixa un moment le regard narquois.

"Tu sais ce qu'ils font au moins ?"

"Honnêtement ? Je m'en fiche."

Klemens avait beau être mon meilleur ami, par moment, il était pénible. Quand il avait une idée en tête, il ne l'avait nulle part ailleurs. C'était parfois très amusant. Mais parfois, c'était vraiment lourd. Je savais qu'il détestait son frère. Il m'avait plus d'une fois raconté que ce n'était qu'un snobinard imbuvable. Mais il fallait aussi admettre que mon ami avait tendance à provoquer les colères de son aîné. Il ne faisait rien pour rendre les choses faciles. Que ce soit avec son paternel ou avec son frère. Il n'y avait qu'avec sa petite soeur Kaszia qu'il était attentionné et agréable. Même avec moi, il pouvait se montrer arrogant. Il attirait l'attention, c'était indéniable et il le savait parfaitement. De fait, il en jouait constamment.

"Je vais te le dire ce qu'ils font moi ! C'est eux qui s'amusent à gribouiller les murs de la marque de Grindelwald. Bien sûr, ils se sont pas fait prendre. Ils ont entraîné d'autres débiles dans leur trip. Et c'est les autres qui se sont fait prendre ! Krum a refait la tête des autres crétins. Mais tes frères et le mien ont réussi à s'en sortir. Et toi tu trouves ça juste ?"

"Et qu'est-ce que tu veux faire ? Les dénoncer à Krum ?"

Je le fixais en soupirant.

"Tu sais, ça changera rien du tout. Tu partiras pas en Angleterre quoiqu'il arrive. On est trop jeune. Faut avoir dix-sept ans révolus pour partir. T'étais là, t'as entendu comme moi ce qu'a dit le directeur Karkaroff. Donc autant te faire une raison tout de suite. T'es coincé comme moi ici. Le Tournois des Trois Sorciers, c'est pas pour toi."

Klemens me lança un regard noir en marmonnant. Il n'était pas content mais je m'en fichais. Il allait devoir se faire une raison et passer à autre chose.



Durmstrang ~ Dortoir des Sixième années ~ Avril 1997 :

"Klem ?"

"Mmmm ?"

Mon ami releva une tête à moitié endormi sur moi. Je ne savais pas trop par où commencer. C'était assez dérangeant d'aborder ce genre de sujet. Je savais mon meilleur ami très libéré dans certains domaines et parfois, ça me gênait. J'aurais voulu que les choses soient plus simples. J'aurais aimé ne pas devoir attendre un signe de lui. J'aurais préféré qu'il revienne vers moi de lui même. Mais cela faisait trois jours. Trois jours que j'allais en cours sans avoir la tête à ça. Mes pensées étaient obsédées par mon meilleur ami. Ce n'était pas raisonnable. On ne partageait même pas les mêmes cours en plus. Moi, je faisais un cursus centré sur les animaux, la nature et tout ce qui se rapprochait à la magie soignante.

Un truc de hippie se moquait sans arrêt Klem. Lui, apprenait la magie offensive et défensive. Il ne savait pas vraiment ce qu'il comptait faire plus tard. A part voyager. Il me disait tout le temps qu'il voulait explorer le monde. Et moi, je l'écoutais me raconter ses rêves, les yeux pleins d'étoiles. Contrairement à lui, je savais où j'allais depuis des années. J'avais toujours été captivé par les animaux magiques. Ils me fascinaient. Je voulais tout savoir d'eux, je voulais les étudier, les protéger et que les gens les découvrent comme moi je les voyais. J'avais des rêves plein la tête. J'étais sans doute un peu trop naïf.

"Je... euh... Je voulais qu'on... qu'on discute de ce qui s'est passé samedi... Tu sais après la soirée..."

Je sentis mes joues me chauffer. Je devais ressembler à une tomate bien mûre. Et le sourire narquois de Klemens confirma mes craintes.

"Oui et bien quoi samedi ? On s'est bien amusé non ?"

"Euh... oui... enfin... je... je pensais que..."

"Que quoi Zeph ? Tu pensais quoi ? Si c'est ça qui te fais peur, je te rassure tout de suite. C'était pas sérieux. C'était juste pour s'amuser un peu. T'as pris ton pied. J'ai pris le mien. C'est aussi simple que ça."

Il haussa les épaules et se rallongea sur son lit. Je restais un moment à le fixer sans rien dire. J'aurais aimé lui dire ce que j'avais sur le cœur. J'aurais voulu lui dire que pour moi, ce n'était pas juste un coup d'un soir. Que ça avait de l'importance pour moi. J'aurais voulu lui dire que je l'aimais peut-être un peu plus que comme un ami. Mon cœur me faisait mal. Bien trop mal pour que ce soit raisonnable. Je ne pensais pas que Klemens pourrait me faire sentir ainsi un jour. Je me sentais minable. Pour Klem tout n'était qu'un jeu. Je comprenais mieux ses petites amies quand elles le traitaient de connard. J'aurais aimé le secouer fort pour qu'il me regarde au moins une fois en face. Qu'il voit qui j'étais réellement. Mais qu'est-ce que ça aurait changé de toute manière ? Il ne m'aimerait jamais comme je l'aimais de toute façon.    

Pologne ~ Hôpital magique de Varsovie ~ Août 1998 :

"Klem... S'il te plaît... Parle moi..."

Je fixais mon meilleur ami, l'implorant du regard de me parler. Je savais que trop bien ce qu'il lui était arrivé. J'étais là quand il s'était fait mordre. Pour tout dire, c'était moi qu'il avait sauvé de la morsure. Je me repassais cette affreuse nuit sans arrêt. Je revoyais les crocs du loup-garou à quelques mètres de moi. Il arrivait à toute vitesse sur moi. Et je revoyais Klem me poussant de la trajectoire du montre pour prendre ma place. J'avais cru que j'aurais pu stopper le loup. J'avais été naïf. Ce n'était pas mes quelques cours qui me permettaient de faire quoique ce soit. Pourtant, je connaissais tous les sorts nécessaires à dompter les animaux. Je savais tout d'eux... En théorie. En pratique, c'était une toute autre paire de manche.

Je réalisais que je ne savais rien du tout. Je réalisais qu'il allait falloir que je parte pour en apprendre plus. Faire le tour du monde. J'étais censé le faire avec Klemens. Et ma proposition tenait toujours. Peu importe ce qu'il était devenu. Il ne voulait pas s'exprimer ? Soit ! Il avait toujours été butté de toute manière. Je lui lançais un dernier regard farouche avant de lui tourner le dos.

"Tu veux rien dire ? Très bien dit rien ! Mais ma proposition est toujours valable. Tu es le bienvenue en Allemagne. Comme tu l'as toujours été d'ailleurs. Je t'attendrais un mois avant de commencer mon tour du monde. Viens si tu veux."

Je ne pouvais rien faire de plus pour lui. S'il ne voulait pas se bouger, ce ne pouvait pas être moi qui le ferait bouger. Puis sans un mot de plus, je quittais la chambre de mon meilleur ami avec un pincement au cœur. J'espérais réellement qu'il me rejoindrait en Bavière.


Ce fut la dernière fois que je vis Klemens Dabroski avant de nombreuses années. Je l'attendis en vain pendant plus d'un mois. J'appris le drame quelques mois après mon départ pour la Roumanie. Le loup en lui avait tué la seule personne qu'il aimait plus que lui-même. Sa petite Kaszia. La nouvelle me brisa le cœur. J'aurais aimé être auprès de lui. J'aurais aimé pouvoir être là pour le réconforter et le déculpabiliser. Malheureusement, il avait déjà quitté la Pologne et s'était volatilisé. S'il ne voulait pas être retrouvé, il y avait peu de chance qu'on le retrouve.

De mon côté, ma vie était celle que j'avais toujours rêvé. Je parcourus le monde à la découverte des animaux magiques du monde. J'appris beaucoup en leur présence. J'appris beaucoup sur moi et sur le monde. Les cultures découvertes étaient merveilleuses. Les paysages à couper le souffle. J'eus les larmes aux yeux plus d'une fois. Je fis des rencontres formidables. Je menais une vie de bohème pendant près de cinq ans avant de m'établir plus ou moins. Je décidais de m'établir en tant que Magizoologiste itinérant. Répertoriant toutes sortes d'espèces animales magiques. Je mis en place une exposition itinérante pour faire découvrir les merveilles que pouvaient renfermer la nature. Les animaux méritaient d'être connus et reconnus. Je refis le tour du monde avec mon exposition. Voyageant de pays en pays et de ville en ville. Cette vie me convenait parfaitement jusqu'à ce que je tombe sur un petit village français typique. L'envie de m'installer se faisait sentir après avoir parcouru le monde.

Ma route recroisa par hasard celle de Klemens Dabroski. Je ne m'attendais pas à le trouver en France. Il me raconta ses années d'errances. Ses troubles et ses joies. Je fus vraiment heureux d'apprendre qu'il avait réussi à s'installer quelque part. Il m'expliqua ce qu'il s'était passé pendant la dernière pleine lune. Ses doutes et ses peurs. Je l'invitais à retourner auprès de ses amis et de son amant. De ce que je compris, il était amoureux. Réellement amoureux. Pour la première fois de sa vie. Une pointe de jalousie m'envahit. L'adolescent en moi aurait voulu qu'il éprouve cet amour pour moi. Mais je savais que c'était utopique. Je lui souhaitais tout simplement le bonheur.

Il retourna en Angleterre et me donna régulièrement des nouvelles. Je sus que son amant avait perdu la vie dans un accident. Je suivais sa vie de loin. De mon côté, je fis le tour de la France avec mon exposition. Puis, un jour Klemens arrêta de m'écrire. C'était en février 2009. Un an après l'avoir revu pour la dernière fois. Une pointe d'inquiétude s’immisça en moi mais mon exposition française n'était pas encore terminée. C'était ma dernière et elle se devait d'être parfaite. Ensuite seulement, je rejoindrais l'Angleterre.

Je mis pied sur le sol Britannique en octobre 2009. La ville de Leopolgrad était en pleine expansion. C'était le lieu parfait pour implanter mon exposition et pour m'installer. Je souhaitais mettre un point final à mes voyages. Je voulais pouvoir trouver une terre d'accueil après avoir tant voyagé. Je parlais toutes sortes de langues et de dialectes. L'anglais faisait parti de celles que je parlais le mieux. Mon périple anglais ne faisait que commencer. Une fois installé convenablement, il me faudrait trouver des indices sur Klemens. J'avais sa dernière adresse connue. Ne restait plus qu'à le retrouver maintenant. Une fois que l'exposition serait bien lancée.



Famille et entourage
Egéon Von Schwartzberg -  Frère
Frère aîné de six ans. Egeon a été la première victime de Japet. Obligé de refouler sa magie toute son enfance, il a fini par abriter un Obscurus qui a fini par se dévoiler complètement après une énième torture paternelle. L'obscurus a été détruit par les Aurors allemands.

Castor & Pollux Von Schwartzberg -  Frères
Les jumeaux ont trois ans de plus que Zephyr. Cancres invétérés durant leur enfance, ils ont finis par adhérer aux idées extrémistes sur la pureté du sang de leur grand-père.

Lachésis Von Schwartzberg -  Sœur
Sœur aîné de Zephyr. Cinq ans plus âgé que lui, elle a agi comme une maman de substitution à la mort de leurs parents.

Japet Von Schwartzberg -  Père
Père violent de Zephyr. Son état de Cracmol et les violences de son père l'ont rendu aigris et intolérant à la magie. Toute allusion ou émanation de magie lui étant insupportable. Il a ainsi obligé ses enfants à réprimer leur magie intuitive. Transformant son fils aîné en Obscurial.

Séléné Von Schwartzberg -  Mère
Séléné a toujours été considérée comme plus bête qu'elle ne l'était réellement. Elle a suivi son mari lorsqu'il a quitté le monde magique et a élevé ses enfants du mieux qu'elle a pu. Tentant de les protéger des violences de son mari. Elle a malheureusement échoué avec Egeon. Croyant qu'il gérait parfaitement.

Attis Von Schwartzberg -  Oncle
Oncle de Zephyr. Il a recueilli ses neveux et sa nièce à la mort de son frère. Il n'a pas bien compris ce qui a poussé son frère à de tels extrémités. C'est un homme doux et gentil qui aime sincèrement sa famille.

Hélios Von Schwartzberg -  Grand-père
Fidèle de Grindelwald. En essayant de pousser par la torture son fils Cracmol à faire de la magie, il n'a réussi qu'à le dégoûter purement et simplement du monde magique. Il n'éprouve toutefois aucun remord sur les actes qu'il a pu commettre.

Klemens Dabrosky -  Meilleur ami
Zephyr est à la recherche de son ami. Les sentiments d'adolescent qu'il a pu éprouver pour lui n'ont pas complètement disparus. Il espère pouvoir enfin lui avouer ce qu'il a sur le cœur quand il le retrouvera.


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nom: "Zephyr Von Schwartzberg",
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qualif_pres: "Magizoologiste",
age_pres: "29 ans (16 Avril 1980)",
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description: "Zephyr est un jeune homme enjoué. Toujours prêt à aider son prochain. Magizoologiste,, il a les animaux dans la peau. Il les trouve fascinants. Maladroit dans ses gestes, il n'est pas très à l'aise lorsqu'il y a beaucoup de monde autour de lui. Il préfère les petits comités. Bonne âme, il n'a pas de mauvaise pensée pour qui que ce soit. Il apprécie tout le monde et ne veut de mal à personne. Et il ne voit pas toujours le mal autour de lui. Il préfère laisser les choses se faire plutôt que d'intervenir au risque de blesser quelqu'un.",
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