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 Hospital(ité) [Emma]

Marlene BarclaySage-femmeavatar
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6 Novembre 2009

L'attentat avait eu lieu il y a une semaine et la pression n'était pas encore retombée à Sainte-Mangouste. La plupart des victimes étaient encore hospitalisées, la morgue identifiait encore les corps et tous les soignants étaient encore mobilisés. Ils ne comptaient plus leurs heures et chacun mettait la main à la pâte, parfois même ceux qui n'étaient pas de garde. Tout était bon pour aider l'hôpital à tourner et se soutenir entre personnels. C'était la première grosse tragédie de Marlene et elle se doutait bien qu'en travaillant dans le seul hôpital du pays, elle en connaîtrait d'autres. Mais malgré l'horreur de la situation, malgré ce qu'elle avait vécu en intervenant sur place, malgré le retour chaotique à l'hôpital, les cris, les pleurs, la douleur des gens, elle avait découvert au sein de l'établissement quelque chose qui dépassait cela : qu'ils soient Médicomage, infirmiers, aide-soignants, personnels techniques, tout le monde se soutenait, s'aidait et se montrait chaleureux pour que la chose soit plus facile. Au milieu de toute l'horreur de l'attentat, Marlene avait trouvé toute la bonne volonté humaine et c'était cela qui la faisait revenir tous les matins et multiplier ses heures. Parce qu'à la fin de leur service, ils se retrouvaient en salle de repos et parlaient, riaient, se consolaient : elle avait noué plus de liens avec ses collègues en une semaine qu'en cinq mois.

Elle était encore au stage aux urgences, aujourd'hui, et pour un mois encore et accueillait encore des victimes de l'attentat. Soit des victimes directes, qui avaient été blessées légèrement et n'étaient pas venues sur le coup pour ne pas encombrer l'hôpital mais qui, une semaine après, ressentaient le besoin de se présenter ou étaient envoyées par leur Médicomage traitant soit des victimes indirectes, généralement des gens très touchés psychologiquement, pas forcément présents sur les lieux mais qui avaient perdu quelqu'un ou étaient juste bouleversés par le drame. Ces personnes là étaient redirigées vers des psychomages, qui étaient eux aussi pris d'assaut. Normalement, en tant qu'apprentie, elle aurait dû travailler en lien étroit avec sa tutrice mais cette dernière était tellement occupée que Marlene avait le droit de s'occuper en autonomie de choses bénignes. Aussi avait-elle passé la matinée sur des plaies à nettoyer et des gens à écouter. Comme toutes les sages-femmes du Royaume-Uni, elle était censée devenir infirmière avant de se spécialiser mais elle commençait à ressentir une inclination particulière pour infirmière tout court et cela l'arrangeait bien de ne pas revenir à la maternité avant un mois : étonnamment, elle aimait bien les urgences. Lorsque quatorze heures sonna, ce fut pour elle l'heure de sa pause déjeuner et elle se dirigea - avec dix minutes de retard pour finir de compléter son dossier - vers son casier pour en sortir sa boite de nourriture, un gros carton recouvert de papier cadeau et une boite de chocolat : c'était l'heure de son rituel de la journée.

L'accident d'Emma l'avait beaucoup affectée, et elle en avait été très choquée. Dès qu'elle l'avait appris, elle avait voulu se précipiter au chevet de son maie amis était bloquée aux urgences. Elle n'avait pu y aller que tard le soir, alors que cette dernière était endormie par les médicaments. Elle était revenue le lendemain et depuis, ne ratait pas un jour de visite. Son amie n'était vraiment pas en forme, sur le plan physique mais aussi moral alors Marlene s'efforçait de lui apporter tout son soutien. Elle passait ses pauses auprès d'elle et venait s'enquérir régulièrement de son état. Elle était triste pour sa meilleure amie mais heureuse qu'elle soit en vie : elle avait lu dans les journaux que Priam et Anwar, deux élèves qu'elle connaissait de vue, étaient morts dans l'attentat. Comment est-ce que des élèves de Poudlard pouvaient être laissés comme ça, dans le monde, sans personne pour les surveiller et les aider ? Le tollé avait été général et Marlene n'avait pu que cautionner : ce n'était pas la première fois que cela arrivait et surtout, ils n'étaient pas les premiers morts. Moins de deux jours après, la direction de l'école et le conseil d'administration prenaient la décision d'interdire toutes les sorties libres en dehors de l'école : désormais, tous les élèves passeraient leurs années enfermés, sauf sortie scolaire encadrée. Cela ne pouvait être qu'une bonne chose, si on demandait son avis à Marlene. Les bras chargés, sa blouse jaune sur le dos, elle monta les étages pour venir frapper à la porte d'Emma, avant de l’entrebâiller.

- Coucou choupette, lança-t-elle d'une voix douce. Comment tu vas aujourd'hui ?

Elle pénétra dans la pièce, refermant la porte derrière elle avec son dos. Elle se déchargea de son gros carton sur la chaise visiteur à côté du lit et adressa un sourire à son amie affaiblie.

- Je t'ai apporté un cadeau ! Et des chocolats, parce que ce soir, le menu de l'hôpital n'est pas fameux, j'ai regardé ! Tiens.

Elle déposa les chocolats sur la tablette du lit, n'osant pas s'asseoir sans que Emma ne l'invite : peut-être que cette dernière voulait se reposer. Si c'était le cas, elle déjeunerait avec ses collègues mais elle espérait que cette dernière ouvrirait le carton, recouvert de papier cadeau rouge, quand même : c'était un gros plaid gris, tout doux, pour rendre la chambre triste un peu plus confortable.


   
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Emma BlackbonnesPréfète en Chefavatar
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Le soleil brillait par la fenêtre. C'était rare qu'il fasse beau en Angleterre. Suffisamment pour être souligné en tout cas. Emma fixait donc les ombres projetées sur le sol de sa chambre. Jetant de temps à autre quelques coups d’œils par la fenêtre. Ou du moins essayant. Elle était trop loin pour bien voir. Et pour autant, c'était sa seule occupation journalière. Enfin mis à part les visites de ses parents qui avaient aussi ramené ses grands-parents pas plus tard que la veille. Mais tout le bruit et l'agitation l'épuisaient. Sans compter qu'elle en avait assez qu'on lui répète à quel point elle avait eu de la chance dans son malheur.

Sa grand-mère n'avait fait que parler de Priam Carrow. Que c'était une perte affreuse. Elle n'avait pas mentionné Dave Marchebank par contre. Il ne faisait sans doute pas parti des victimes. Ou alors l'antipathie de sa grand-mère pour Leopold Marchebank se faisait ressentir sur son fils. Elle n'avait fait que cancaner auprès de ses amies aussi vieilles et aigries qu'elle quand elle avait commencé à sortir avec Dave. Elle avait même mentionné des fiançailles. Chose qui n'avait jamais eu lieu. Il avait rompu avant pour son plus grand malheur. Elle avait tenté de rattraper les choses. Et avait fini ensevelie sous les décombres d'une banque.

Elle avait cru mourir de douleur et d'asphyxie. Elle y avait échappé de peu. Mais comme le disait si bien sa grand-mère, elle n'avait eu que la colonne vertébrale brisée. C'était bénin après tout. La magie réparait tout, même les connexions nerveuses. Et pourtant... Elle n'arrivait pas à marcher. Toujours pas. C'était dans la tête selon sa grand-mère. Elle avait peut-être raison. C'était sans doute dans la tête. Mais elle n'avait pas envie de se secouer pour le moment. Elle voulait juste qu'on la laisse tranquille. Elle aurait été plus heureuse morte.

L'idée tournait en boucle depuis quelques heures déjà. Elle en avait assez des épreuves. Assez de devoir se justifier pour tout. Assez que ses parents passent par tous les états à cause d'elle. Assez de leur faire des frayeurs. Assez de leur causer de l'embarra et des ennuis. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait en réalité. Mourir lui faisait peur. Elle n'avait pas envie de mourir. Mais ce qui l'effrayait le plus, c'était la douleur. Elle avait eu tellement mal là-bas. Tellement peur. Elle n'avait rien vu pourtant. Pas de boucherie ni rien de ce genre. Juste la noirceur oppressante des gravats au dessus d'elle.

C'était suffisant pour qu'elle ne supporte plus les espaces clos. Au début, elle se réveillait en hurlant de panique la nuit. Son lit n'était rien d'autre que son cercueil et sa chambre allait s'effondrer au dessus de sa tête. Il lui arrivait encore de se réveillait de peur la nuit. Ou de ne pas dormir du tout. Elle ne hurlait plus cependant. Elle ne disait plus rien. Se contentant d'écouter les gens parler autour d'elle. De laisser le kinémagithérapeute faire bouger ses jambes pour leur rendre une certaine mobilité. Elle pouvait les sentir à nouveau maintenant. Elles la faisaient souffrir horriblement. Des milliers d'aiguilles plantées dans ses jambes. La douleur était toutefois supportables grâce aux médicaments. Elle n'aurait pas tenu autrement.

Des coups discrets se firent entendre à la porte. Elle tourna la tête vers l'entrée, s'attendant à accueillir sa mère ou son père. Mais à la place, elle vit une tête brune familière apparaître. Un léger sourire se dessina sur les lèvres d'Emma alors que Marlene refermait la porte derrière elle. Les visites de son amie étaient toujours très agréables. Elle la regarda déposer les chocolats sur sa tablette et un paquet sur la chaise des visiteurs.

"C'est gentil Marlene. Tu es adorable merci."

Elle lui adressa un semblant de sourire et tira sur le ruban des chocolats tout en reprenant la parole.

"Je vais un peu mieux. Je n'arrive toujours pas à marcher mais ça devrait bientôt venir si j'écoute les médicomages."

Elle se saisit d'un chocolat et croqua dedans avant de tourner la tête vers son amie.

"Assied-toi ! Tu ne vas pas rester debout à me regarder quand même ?"

Le coin de ses lèvres se redressèrent légèrement alors qu'elle se saisissait du paquet que Marlene avait amené pour elle. Elle l'ouvrit délicatement et en sorti un plaid tout gris et tout moelleux. Elle le pressa contre sa joue pour en apprécier toute la douceur et baissa les yeux sur la jeune femme à ses côtés.

"Merci Marlene. Je l'adore ! T'es vraiment la meilleure."

Elle esquissa difficilement un sourire alors que les larmes lui montaient aux yeux. Son amie était tellement gentille avec elle. Elle avait de la chance de l'avoir. C'était bien la seule outre ses parents qui s'inquiétait réellement pour elle. Elle tendit la main dans sa direction pour espérer se saisir de la sienne et la serrer très fort contre elle.


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Le léger sourire que lui adressa Emma mit du baume au cœur de Marlene. Elle s'inquiétait tellement pour son amie qu'elle guettait les moindres signes qui pourraient signifier qu'elle était sur la voie de la guérison, ou du moins, du mieux. Elle avait donc tendance à la couver un peu, en essayant d'adoucir son quotidien et de la faire sourire. Elle était particulièrement bien placée pour savoir à quel point le milieu hospitalier pouvait être difficile... Même pas parce qu'elle y travaillait : elle avait passé beaucoup de temps à la maternité et c'était la plupart du temps un endroit très heureux, même si des problèmes s'y produisaient. La magie permettait souvent de soigner des cas très grave et garantissait souvent une issue heureuse. Les urgences étaient une autre histoire mais ce n'était pas par là qu'elle connaissait l'hostilité de cet environnement, cela remontait à bien avant, avant même qu'elle ne rentre à Poudlard, qu'elle n'apprenne qu'elle était une sorcière. Sa mère était tombée malade quand elle avait six ans, d'un cancer très agressif. Évidemment, elle ne gardait pas de cela de grands souvenirs précis mais plutôt des sensations d'enfants, des images marquantes de sa mère malade, avant son décès. Ce qui l'avait le plus touchée dans tout cela, c'était l'hôpital. Elle se rappelait encore des murs jaunes, de cette odeur particulière des hôpitaux moldus et de cette infirmière qui leur donnait toujours des bonbons, à elle et Albert.

Elle n'avait pas la prétention de pouvoir sauver Emma de cette horrible expérience, surtout que cette dernière devait encore rester là pour une durée indéterminée mais elle essayait de faire au mieux pour y apporter des petites touches agréables, de la distraire un peu. Les premiers jours, elle avait apporté un bouquet de fleurs, demain, elle comptait aller acheter des livres pour lui apporter un peu de lecture. On s'ennuyait vite ici : tous les patients le disaient. Encore, chez les moldus, il y avait la télévision : ici, les journées devaient sembler bien longues, souvent uniquement rythmées par le passage des infirmières et les visites. Voir son amie croquer dans un chocolat redonna un vrai sourire ravi à Marlene, comme une maman oiseau qui voyait son petit se sustenter. Rassurée par ce bête petit détail, elle se dit qu'elle pourrait déjeuner : elle se serait sentie coupable de manger devant Emma si cette dernière était répugnée par la nourriture. Pourtant, elle reprenait dans quarante minutes et ce jusqu'à vingt heures, au moins : il faudrait bien tenir. Elle grimaça légèrement quand son amie avoua qu'elle ne pouvait toujours pas marcher : c'était un sujet d'inquiétudes récurrent, après tout, son corps avait subi un tel choc... Elle savait que la magie pouvait faire des miracles, qu'elle aurait été condamnée chez les moldus mais pouvait-on tout espérer des sortilèges ? Certains sorciers subissaient les mêmes blessures et ne remarchaient jamais : elle en avait fait l'expérience en intervenant au Fall Away...

- Qui est ton kiné ? demanda-t-elle en se penchant pour regarder le dossier au pied du lit. Ross ? On dit qu'il est très bon. S'ils disent que ça ira mieux... Mais prends ton temps : il faut le faire quand tu le sens. Et quand ça ira mieux, on ira faire du shopping à Londres, comme avant !

Elle s'assit sur la chaise visiteur alors que Emma saisissait son paquet et que Marlene la regardait le défaire avec un certain enthousiasme. Pourvu que ça lui plaise, pourvu que ça lui plaise ! Quand elle sourit, pressant le plaid contre sa joue, elle lui adressa un grand sourire, contente d'avoir pu lui faire plaisir.

- De rien, je me suis dit que ça rendrait ta chambre un peu plus cosy !

Mais la joie de son amie sembla bien vite se muer en larmes et Marlene se retrouva un peu dépourvue devant cette image. Elle n'avait jamais eu l'intention de faire pleurer Emma, bien au contraire ! Elle saisit avec fermeté la main qu'elle lui tendait, de ses deux mains à elle, pour lui transmettre un peu de chaleur en la serrant dans la sienne.

- Ne pleure pas, ça va aller, c'est promis.

Elle se pencha vers elle pour lui offrir une étreinte et lui frotter le dos, en espérant la consoler un peu. Elle ne savait pas vraiment quoi dire pour apaiser la détresse de son amie qui avait vécu un tel drame et vivait une situation comme celle-ci. A sa place, Marlene aurait sûrement fait pire : elle serait restée en boule à pleurer toute la journée, incapable de rester seule et sûrement suspendue à James en permanence. Elle aurait aimé avoir le remède magique pour aider son amie mais à part lui lancer en douce un puissant sortilège d'allégresse... Ce n'était clairement pas une solution pérenne.

- Il y a quelque chose que je peux faire pour t'aider, Emma ? s'inquiéta Marlene en se rasseyant sur sa chaise, reprenant la main de son amie dans la sienne. Dis-moi quoi, je le ferais.


   
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Emma hocha la tête distraitement à la question sur son kiné. Elle n'avait pas particulièrement envie de s'attarder sur son état physique. Elle ne se sentait pas prête à remarcher tout de suite. Et elle se sentait encore moins prête à ressortir de l'hôpital. Elle n'avait pas envie d'affronter le regard des gens maintenant. Elle voulait rester dans cette bulle que lui offrait Ste Mangouste encore un petit moment. C'était assez apaisant au final de rester ici à ne rien faire. Juste se laisser aller dans un lit toute la journée.

Elle s'attarda sur les cadeaux que Marlene lui avaient amené. Une parade comme une autre pour éviter de devoir répondre à son invitation shopping. Elle n'était pas sûre d'avoir encore la force de pouvoir le faire. La foule l'effrayait. La peur de revivre le trente octobre la tiraillait de l'intérieur et la faisait étouffer. Elle pouvait sentil la crise d'angoisse approcher. Alors mieux valait ne pas s'attarder sur ça maintenant. Elle s'attarda donc sur le plaid qu'elle venait de déballer. Les larmes aux yeux face à la gentillesse inconditionnelle de Marlene.

Elle sera les mains de son amie fort dans la sienne, les larmes coulant le long de ses joues sans qu'elle ne puisse rien faire pour les arrêter. Elle esquissa un petit sourire désolé à travers ses larmes et les essuya de sa main libre. Hochant la tête lentement suite aux paroles de réconfort de la jeune femme. C'était la seule parmi ses amis à avoir pris de ses nouvelles. A s'être réellement inquiété pour elle. Elle lui rendit son étreinte avec force avant de la relâcher. Ses larmes ayant finies par sécher.

"Comment va Dave ? Est-ce que tu sais ce qu'il lui ait arrivé ?"

Elle n'avait pas eu de nouvelles du jeune homme. Ne savait pas s'il avait survécu ou non. C'était pour lui rendre visite qu'elle s'était trouvée dans la banque après tout. Elle avait peur d'apprendre qu'elle ne pourrait plus jamais lui parler. Elle avait eu le temps de réfléchir sous les décombres et elle en était arrivée à la conclusion qu'elle n'arriverait pas à aimer le Dave des dernières semaines. Mais peut-être qu'il serait redevenu celui qu'il était avant après ce drame. Ou alors peut-être qu'elle ne l'avait jamais vraiment connu et compris. Et peut-être qu'elle n'avait été amoureuse que de l'image qu'il renvoyait. Mais de cela, elle ne pourrait en prendre réellement conscience que lorsqu'elle pourrait lui reparler à nouveau.

"J'étais là-bas pour lui parler mais... le bâtiment s'est écroulé avant..."

Elle baissa légèrement la tête mortifiée. Elle était vraiment puérile et pathétique à ne penser qu'à des choses sans grande importance. Ce n'était pas le moment de s'apitoyer sur un amour sans espoir.


Emma Blackbonnes


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Marlene fut surprise l'espace d'un instant lorsque Emma mentionna Dave, ne comprenant pas comment elle avait pu savoir qu'il était dans la banque. Ce moment passé, elle réalisa tout simplement qu'il travaillait là-bas et avait donc de fortes chances d'y être quand le drame était arrivé. C'était d'ailleurs ce qui s'était passé pour la plupart des victime, elles avaient eu le malheur d'être au mauvais endroit au moment un banal jour de semaine. En intervenant sur les lieux, transportée en ambulance avec sa tutrice, elle en avait croisé des centaines comme ça, des blessés, graves, légers, traumatisés ou même des morts. Des gens qui étaient juste là, qui ne faisaient rien d'autre que de vivre leurs vies et qui mourraient en une fraction de secondes, parce que quelqu'un l'avait décidé. Parce qu'une personne avait décidé qu'il était contre le gouvernement, alors elle avait tué tous ces gens, qui n'avaient rien fait. Les terroristes, les résistants, comme ils osaient s'appeler - résistants à quoi, à la simple humanité de ne tuer personne ? - étaient des monstres et aux yeux de Marlene, ils auraient dû tous disparaître de la surface de la terre, tous, sans exception. Tout ceux qui, même à petit échelle, avaient contribué à ce désastre.

- Je l'ai vu, quand je suis intervenue avec les secours. Je... J'étais sur son cas. Il est en vie, révéla Marlene, mais je n'en sais pas beaucoup plus. Quand tu es aux urgences, tu pares au plus pressé et tu ramènes vite la victime vers les services concernés. Un peu nerveuse, elle glissa une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Depuis, je n'ai plus de nouvelles mais il est hospitalisé ici. Pour ce genre de patients, les gens connus ou importants, il y a un protocole spécial. Ils sont dans des chambres particulières, qui sont surveillées, tous les soignants sur le cas sont soumis à enquête et interrogatoire, même s'ils ne font qu'apporter le plateau déjeuner... C'est pour limiter les risques de sécurité, et les journalistes aussi.

Même si elle avait voulu, elle n'aurait pas pu en apprendre plus sur le cas du fils du Ministre : elle n'avait pas les autorisations pour accéder au dossier et était encore trop nouvelle pour avoir les bonnes relations au sein de l'hôpital, celles qui lui aurait permis de demander aux soignants sur le cas des nouvelles. Elle aurait aimé, pourtant, afin de pouvoir rassurer un peu son amie. Elle aurait aimé lui apporter du réconfort supplémentaire en lui apportant des bonnes nouvelles tangibles.

- Mais je suis certaine que ça va aller, affirma-t-elle avec un regain d'enthousiasme. Les meilleurs Médicomages sont ici et puis ça fait une semaine : si on passe les premières vingt-quatre heures après un accident, c'était déjà un signe très positif.

Elle pressa l'avant-bas d'Emma en guise de soutien. Elle comprenait que son amie soit encore attachée à son ex-petit-ami, la rupture avait été si brutale (du point de vue de Marlene du moins, qui était bien évidemment entièrement du côté d'Emma et avait appelé Dave "fieffé goujat" durant tune semaine - ou du moins, une version bien moins édulcorée de cette appellation). Si James rompait avec elle et qu'il lui arrivait ensuite un horrible accident, elle serait dévastée. Pour autant, elle fut une nouvelle fois un peu surprise d'entendre Emma lui annoncer qu'elle était sortie de l'école pour aller le voir. Elle n'avait pas osé poser la question avant, de peur que cela ne passe pour une accusation (du type "mais qu'est-ce que tu faisais en dehors de Poudlard, Merlin ?") mais avec le recul, cela pouvait être logique. Loin de trouver la préoccupation de sa meilleure amie ridicule, Marlene lui adressa un sourire doux.

- Qu'est-ce que tu voulais lui dire ? Que tu voulais te remettre avec ou bien... Le traiter de Cognard décérébré qui ne sait pas ce qu'il perd en ayant rompu avec toi et qui finira par le regretter ? Je suis avec toi dans les deux cas, fit-elle en plaisantant, pour essayer de tirer un sourire à Emma.

Elle se pencha également pour prendre sa boite déjeuner qu'elle avait posé par terre et casa cette dernière sur ses genoux, l'ouvrant dans un petit pop de plastique. Elle détacha les couverts fixés sur le côté et mélangea sa salade, pas moins attentive à ce que disait son amie.


   
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Un soupir de soulagement lui échappa alors que Marlene lui affirmait que Dave était en vie. C'était le plus important. Le reste pouvait attendre. Elle ne doutait pas qu'il devait souffrir ou même qu'il avait subit un traumatisme important. Mais il était vivant. Elle n'avait plus d'inquiétude à se faire sur ce sujet. Elle ne savait pas vraiment comment elle aurait réagi s'il avait péri lors de l'attentat mais elle ne voulait pas forcément le savoir. Maintenant, elle pouvait arrêter d'angoisser et penser un peu plus à elle.

Elle se laissa retomber contre ses oreillers et écouta distraitement son amie parler. Elle ne lui en voulait pas de ne pas pouvoir lui apporter plus d'informations. Elle se doutait qu'elle ne pouvait pas approcher. Après ce qu'il s'était passé, seul les médicomages les plus expérimentés devaient avoir le droit d'approcher le ministre et sa famille. C'était tout à fait compréhensible. Emma n'avait donc aucune raison de blâmer Marlene. Elle lui retourna même un faible sourire lorsqu'elle plaisanta sur la raison de sa présence à Leopoldgrad.

"Je ne sais pas trop en réalité... Je crois que c'était pour essayer de lui demander pardon. Pour essayer d'arranger les choses. Maintenant... Je ne sais pas trop."

Elle baissa le regard sur ses draps blancs. Elle se donnait l'impression d'être frivole et de rentrer dans le jeu de sa grand-mère. Elle se demandait si à la fin, elle n'était pas restée avec Dave juste pour son statut de fil de ministre. Elle se dégoûtait elle-même de penser ainsi. Pourtant, elle appréciait réellement Dave. Elle repensait à certaines de leurs conversations. Il avait été à l'écoute. Mais c'était elle qui n'avait pas su entendre parfois. Elle voudrait tellement revenir en arrière et réparer ses erreurs. Lui donner l'oreille attentive dont il aurait eu besoin.

Aujourd'hui, elle savait que c'était trop tard. Mais elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle ressentait pour lui. De l'amitié ? Ou autre chose ? Elle ne savait pas ce qu'était réellement l'amour. Lorsque Dave l'avait quitté, c'était sa fierté plus que toute autre chose qui avait été blessée. Cela voulait-il dire qu'ils n'étaient plus fait pour être ensemble ? Cela voulait-il dire que cette séparation était pour le mieux ? Comment déceler ses sentiments ? Elle n'arrivait pas à être objective. Elle n'arrivait pas à savoir si sa compagnie lui manquait ou non. Elle n'arrivait pas à savoir si c'était lui qu'elle désirait ou un autre. L'idée d'être Madame Marchebank était séduisante. Mais juste pour la vanité. Partager sa vie avec Dave n'était pas sa priorité lorsqu'elle avait ce genre de pensées.

"Je ne suis pas sûre qu'il soit celui qu'il me faut. Et je ne pense pas être celle qu'il désire. J'ai eu le temps de réfléchir... Je suis incapable de dire si je l'aime ou non. Je ne sais même pas ce que aimer veut réellement dire."

Elle poussa un profond soupir avant de poser le regard sur la fenêtre de sa chambre.

"J'ai l'impression que même si je lui parlais, je ne serais pas plus avancée. Je me suis bercée d'illusions. Et je suis fatiguée de jouer le jeu de ma grand-mère. Fatiguée qu'elle sache mieux que moi ce qu'il faut que je ressente. Tout ce qui l'intéresse c'est que je me marie à un bon partie. Mais ce n'est pas ce que je veux moi... Je veux juste être heureuse."

Et actuellement, cela semblait fortement compromis. Heureusement que ses parents ne lui mettaient pas la même pression. Elle n'avait quasiment pas vu sa mère. Trop occupée à gérer le flot de patients qu'avait dû accueillir Ste Mangouste. Peut-être même qu'elle avait soigné Dave ou Leopold Marchebank lui même. Après tout, elle était une Medicomage de renom dans tout ce qui concernait les reconstructions magiques. Si elle n'avait pas été sa fille, il faisait aucun doute que sa mère aurait participé à la reconstruction de sa colonne.

Même si elle était encore paralysée, elle avait eu de la chance dans son malheur. Sa moelle épinière n'avait pas été touchée. Elena Blackbonnes avait eu le temps de lui dire entre deux patients qu'elle s'en remettrait avec du temps et de la rééducation. Elle avait pu voir le soulagement dans les yeux de son père. Elle avait pu voir beaucoup de choses dans leurs yeux ces derniers jours. Et notamment l'inquiétude. Elle ne voulait pas leur causer de soucis et tout ce qu'elle espérait, c'était que tout ceci s'arrange à un moment ou un autre.

"Et toi... avec James... Ça va ?"

Elle esquissa un semblant de sourire avant de tourner le regard vers son amie. Changer de sujet semblait être la meilleure façon de se changer les idées.



Emma Blackbonnes


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L'humeur d'Emma inquiétait Marlene, beaucoup. Évidemment, après un tel accident, personne ne pouvait aller bien mais certains se montraient combatifs tout de suite, comme pour ne pas perdre de temps. Son amie, elle, lui semblait... lasse. Et elle avait l'impression que tout cela dépassait le cadre de ses blessures physiques. Elle avait l'impression qu'elle était profondément malheureuse et elle ne savait pas vraiment quoi faire pour l'aider, pour lui redonner le sourire, l'envie de se lever de ce lit et de reprendre le cours de sa vie. Elle-même n'était pourtant pas la plus grande optimiste du monde et elle avait subi elle-aussi de longues périodes de tristesse mais il lui semblait qu'elle avait trouvé un équilibre à sa vie. Depuis de longues années, Marlene se sentait plutôt bien, plutôt heureuse. Elle avait James, qui lui apportait énormément de bonheur et d'amour, qui la faisait se sentir jolie parfois sous son regard, quand il la prenait dans ses bras et lui disait qu'il l'aimait. Elle avait son travail, qu'elle aimait de plus en plus, qui la faisait se sentir utile et qui lui permettait de prendre un peu confiance en elle. Pour la première fois depuis qu'elle était adolescente, Marlene se sentait énergique et positive et, pour la première fois depuis des années, elle voulait utiliser cette énergie de manière positive plutôt que de répandre la négativité.

Elle mourrait d'envie d'aider Emma et c'était pour cela qu'elle venait la voir tous les jours, qu'elle lui apportait des cadeaux. Elle pensait sincèrement que son amie avait tout pour être heureuse, malgré toutes les horribles choses qui lui étaient arrivées dans la vie, et qu'elle pouvait y arriver, sortir de cette apathie qui semblait la gagner. Elle était intelligente, jolie, gentille et d'une bonne famille qui pouvait l'aider. Elle avait toutes les cartes en main pour y arriver et Marlene voulait l'aider. Elle savait néanmoins que cela passait pour le moment par le fait de l'écouter et d'être là pour elle et c'était quelque chose qu'elle savait faire. Elle n'était pas la personne la plus empathique du monde mais pour celle qu'elle considérait comme sa meilleure amie, la meilleure amie qu'elle ait jamais eu, elle le voulait et elle s'appliquait à être une bonne personne pour elle. Voyant Emma baissa les yeux alors qu'elle prenait la parole pour expliquer ce qui l'avait poussée vers Dave le jour de l'attentat, elle abandonna ses couverts pour lui serrer la main et lui adresser un sourire tranquille.

- Comment ça, tu ne sais pas ce que aimer veut dire ? interrogea-t-elle doucement. Tu n'étais pas amoureuse de lui ?

Quand on y pensait bien, c'était une bonne question. Comment est-ce qu'on était vraiment sûr d'être amoureux ? Marlene, elle, ne savait pas vraiment quand est-ce qu'elle avait compris qu'elle aimait James, cela avait été assez progressif mais maintenant, elle le savait. Elle se sentait fondre quand il faisait certaines choses, quand il avait l'air si concentré quand il lisait le paquet de céréales le matin ou qu'il riait, ou qu'il marmonnait des choses dans son sommeil. Elle se sentait bien quand elle était avec lui et avait l'impression de pouvoir passer des heures dans ses bras, parce qu'elle s'y sentait aimée et chérie et protégée. Elle savait qu'elle était amoureuse, parce qu'elle avait tout le temps envie de lui dire.

- Je ne comprends pas tout ce que tu dis, Emma, avoua Marlene, tracassée. Qu'est-ce que tu veux dire par "jouer le jeu de ta grand-mère ?" Pourquoi tu t'es bercée d'illusions ?

Elle voyait le regard vague de son amie et cela lui pinça le cœur. Elle voulait vraiment l'aider mais se sentait démunie face au mal-être de son amie, qui lui semblait si grand. C'était comme si tout se mélangeait dans sa tristesse, Dave, sa famille, sa recherche du bonheur... Elle voyait bien qu'elle avait envie de changer de sujet mais Marlene se sentait mal de devoir faire comme si tout allait bien. Elle aurait aimé que ce soit le cas mais elle s'inquiétait vraiment... Pour autant, elle saisit la perche de Emma, cherchant à alléger la situation au moins pour quelques instants.

- Tout va bien... On se voit moins en ce moment, on est tous les deux super occupés avec les retombées de l'attentat mais tout va bien. On veut partir en vacances quelque part, à l'étranger, cet été, nos premières longues vacances ! Ça serait bien, quelque part, au soleil ! Mon père n'est pas ravi par l'idée, il aime bien James mais je crois qu'il n'aime pas que je grandisse et que je parte trois semaines avec un garçon. Enfin, on verra bien ! Il t'embrasse, d'ailleurs, ajouta-t-elle en serrant la main de Emma dans la sienne. Pas mon père, corrigea-t-elle avec un sourire amusé, mais James. Il passera dès qu'il pourra ! Je suis sûre qu'il t'amènera une peluche tellement énorme que tu ne pourras pas la stocker !

C'était bien le genre de son petit-ami, ça ! Reprenant une généreuse bouchée de sa salade composée - ce n'était pas des plus adaptés mais elle devait repartir travailler en ayant manger - Marlene hésita ensuite un instant avant de revenir sur un sujet sensible, avant de se décider, de la voix la plus douce possible.

- Tu sais Emma, ce n'est pas grave si tu ne sais pas vraiment ce que tu ressentais pour Dave... Cela ne voulait pas dire que tu étais bien avec lui, que ça te rendait heureuse. J'ai cru voir que tu étais heureuse, moi, à partir de là... Tu as le droit de regretter ou d'avoir envie de lui reparler. Si au final, tu as cru que étais amoureuse mais non, ce n'est pas de l'hypocrisie, c'est juste que tu t'étais trompée. Ce n'est pas grave, cela ne veut pas dire que vous avez eu tort de vous mettre ensemble. C'est juste que, peut-être, vous n'étiez pas fait là pour l'autre et ton Féodor personnel est quelque part ailleurs !


   
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Parler des ambitions de sa grand-mère pour elle ne lui semblait pas forcément justifier. Du moins pas pour le moment, elle ne voulait pas mettre Marlène mal à l'aise avec ses histoires de famille. Mais elle en venait à tout remettre en question, jusqu'à son amour pour Dave. Elle l'avait aimé, c'était assez certain. Peut-être l'aimait-elle encore ? Là-dessus, elle n'avait aucune certitude. Quand elle pensait à lui, elle ressentait une sorte d'affection, elle s'inquiétait pour lui mais comme elle l'aurait fait si Marlène ou James s'était trouvé à sa place. Elle n'avait pas le sentiment de s'inquiéter plus. Peut-être était-ce le contre coup de l'attentat ? Peut-être qu'inconsciemment, elle estimait cette rupture responsable de son état à elle. Elle savait que c'était stupide comme résonnement mais au fond si elle était restée à Pré-au-Lard, il ne lui serait rien arrivé de tout ça. Elle aurait continué sa petite vie insipide.

Expliquer tous ses doutes à Marlène serait trop compliqué. Elle préférait changer de sujet et l'écouter lui parler de James. Étirer un petit peu ses lèvres pour simuler un sourire lorsqu'elle évoqua la venue prochaine de James. Elle voyait à quel point son amie était amoureuse et Emma était sincèrement heureuse pour elle. Peut-être un peu jalouse de ne plus avoir personne pour elle. Mais est-ce qu'à un seul moment Dave avait été aussi présent pour elle ? Oui, il l'avait été quand elle lui avait parlé de Ana Sorden. Tout le problème venait d'elle. C'était elle qui n'avait pas su être là quand il avait eu besoin d'elle. Elle n'avait pas su écouter quand il lui parler de sa nouvelle famille.

Elle n'était qu'un monstre d'égoïsme. Pour elle, Rosaleen était la meilleure des belles-mères possible, elle n'avait pas entendu le mal-être de son petit-ami à l'annonce des enfants illégitimes de Leopold. Elle était restée dans son petit monde de paillettes et de licornes. Bien au chaud à Poudlard alors que Dave avait besoin de soutien à l'extérieur. Et maintenant tout semblait perdu. Un immense gâchis qu'elle se sentait incapable de réparer. Une larme silencieuse coula le long de sa joue alors que Marlène ramenait le sujet sur Dave et sur ses sentiments. Elle attrapa la main de sa meilleure amie dans la sienne et lui sourit légèrement.

"Tu es adorable Marlène."

Mais elle ne croyait plus en Feodor ni à toutes ces bêtises. Elle avait la sensation que sa vie ne pouvait être que solitaire. Qui voudrait d'une fille comme elle ? Une tueuse sans aucune empathie. Elle était devenue un monstre. Comment pouvait-elle continuer à vivre de cette façon ? Ou trouver la force de passer outre une fois encore ? Elle était tellement fatiguée.

"Je pense que je suis responsable de beaucoup de choses. Et il y a peu de chances que je puisse trouver un Feodor tout de suite."


Elle poussa un léger soupir avant de laisser son regard se perdre à nouveau à travers la fenêtre.

"Je suis heureuse que James et toi vous soyez trouvés. Vous avez l'air heureux."

Elle tourna à nouveau la tête vers la jeune femme à ses côtés et lui sourit faiblement. Elle avait enfin droit à son conte de fée et s'était mérité. Marlène méritait le meilleur dans sa vie.


Emma Blackbonnes


Sur une idée originale de Vigounet pour la signa et ava de Daisy ♥
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- Oh, non, non, non, ne pleure pas, s'exclama Marlene bouleversée en voyant une larme couler sur les joues d'Emma. Je suis désolée, je ne voulais pas te rendre triste, ne pleure pas, je vais pleurer aussi sinon, assura-t-elle en serrant sa main.

Effectivement, le chagrin de sa meilleure amie faisait tambouriner le cœur de Marlene et elle sentait ses yeux s'humidifier. Qu'est-ce qu'elle était stupide ! Emma n'allait pas bien, elle venait de vivre un attentat, elle était mal par rapport à Dave et de quoi est-ce qu'elle lui parlait, elle ? De ses prochaines vacances avec son petit-ami ! Elle était stupide et un grand élan de culpabilité l'étreignit. Elle posa sa boite repas par terre, sans lâcher la main de son amie. Elle se sentait tellement désolée de lui causer du chagrin alors qu'elle essayait de la consoler. Elle ne savait plus quoi faire pour l'aider, pour lui apporter un peu de réconfort. Elle aurait voulu avoir la solution miracle mais elle ne l'avait pas, elle n'était jamais passée par là où passait Emma. Son plus gros drame était le deuil de sa mère mais Emma ne vivait pas un deuil, elle vivait un traumatisme. Marlene posa sa seconde main sur celle de son amie, désespérée de trouver quelque chose pour lui apporter un peu de chaleur. Elle avait beau dire qu'elle était adorable, elle voyait bien qu'elle l'avait fait pleurer. Elle était juste stupide. Quand elle lui assura qu'elle ne trouverait pas de Féodor tout de suite et que James et elle étaient adorables, elle culpabilisa encore plus. Elle lui parlait de sujets insignifiants alors qu'elle vivait un vrai drame... Elle n'était qu'une écervelée.

- Pardonne moi, Emma, je n'aurai pas dû te parler de choses si futiles... Je suis désolée.

Elle faisait ce qu'elle détestait chez les autres à l'époque où elle était souvent triste et jalouse, elle ramenait son bonheur en première ligne alors que c'était la chose à ne pas faire. C'est juste qu'elle avait essayé de changer les idées d'Emma, de la faire se sentir un peu mieux avec une conversation superficielle comme elles en avaient l'habitude l'année dernière, elle n'avait pas pensé que cela ne serait pas à propos. Mais elle ne savait plus quoi faire, elle avait l'impression qu'un puits de tristesse sans fond habitait sa meilleure amie et pire : qu'elle était résignée à tout cela. Quand Marlene était triste, elle n'aspirait qu'à un changement, elle voulait que la situation se résolve. Elle ne prenait pas cela pour une fatalité. Emma, elle, semblait presque blasée de la vie, persuadée qu'il n'y aurait plus rien pour elle alors qu'elle avait dix-sept ans.

- J'ai juste envie de t'aider, dis moi ce que je peux faire pour toi, et je le ferai. Je veux vraiment être là pour toi, Emma, je veux vraiment t'aider. Tu n'es pas toute seule, je suis là, je te le promets. Dis moi ce que je peux faire, supplia-t-elle.


   
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Hospital(ité) [Emma]

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