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 The nutcracker

Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
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23 Octobre 2009

Cela faisait bien longtemps que Rosaleen n'était pas venue se balader dans le petit village de Pré-au-Lard. La rue principale bordée de ces maisons aux toits pointus lui était si familière et ne pouvait que renvoyer son esprit à l'époque de Poudlard, quand elle vagabondait dans les rues du village lors des sorties autorisées. Elle avait ressenti dans ces moments-là un frisson de liberté dont elle se souvenait encore. Accompagnée des gardes du corps qui la suivaient partout, elle avait transplané derrière le restaurant l'Hippogriffe Cendré afin de ne pas attirer l'attention sur cette sortie. Elle eut à peine le temps d'apercevoir l'ombre massive de Poudlard qu'on lui ouvrait déjà la porte et qu'on l'invitait cordialement à entrer. Elle eut un bref instant d'hésitation, comme si une autre alternative s'ouvrait à elle, comme si elle pouvait abandonner là les hommes qui la suivaient pour aller errer librement dans le village, sans regards, sans être suivie, sans être poursuivie. Comme avant. Mais elle revint vite à la raison, pénétrant dans le restaurant, une bouffée de chaleur, de discussion et d'odeur de nourriture lui parvenant au visage.

Elle fut escortée par les serveurs plein de déférence vers un salon privé, tapissé d'objets et de matières luxueuses, qu'elle effleura à peine du regard alors que le serveur répétait pour la troisième fois qu'il était heureux de recevoir la femme du Ministre Marchebank en ce lieu. Rosaleen lui retourna un sourire charmant, mais infiniment machinal, ce qu'il ne sembla pas remarquer. Un de ses hommes de sa garde se posta à l'entrée de la pièce, l'autre dans un recoin d'ombre, presque invisible. Elle abandonna sa contemplation pour s'asseoir sur l'une des chaises, entourant une table de bois sombre, attendant son invité. Elle lissa le pli de sa robe bleue, ne relevant les yeux que lorsque la porte s'ouvrit, laissant passer celui qu'elle attendait. Un véritable sourire naquit sur ses lèvres, alors qu'elle se levait :

- Bonjour, Adonis.


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Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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L'invitation de Rosaleen l'avait surpris. Bien plus qu'il n'avait bien voulu l'admettre. Son retour au ministère n'avait pas été des plus simple. Après le désastre qu'avait été son mandat à Poudlard, il n'avait pas souhaité se faire remarquer davantage. Il avait pris le poste que Leopold lui avait attribué et n'avait pas bronché. L'humiliation était déjà suffisamment conséquente. Mais c'était certainement ce qu'avait recherché son mentor en l'envoyant à Poudlard. Ce dernier savait qu'il avait courtisé sa femme. Il savait qu'il allait échouer.

Adonis n'avait jamais eu l'âme pédagogue. Il ne savait pas y faire avec les adolescents. Et encore moins avec les esprits vifs et rebelles. Il était plus à l'aise dans le monde politique. Il parlait le même langage qu'eux. Ainsi que dans les réceptions mondaines. Il avait été élevé dans le faste et la luxure après tout. Il avait appris leurs manières en même temps qu'apprendre à marcher. Il savait ce qu'il convenait de faire ou non. A Poudlard, il n'en allait pas de même.

Il avait donc serré les dents et ravalé sa fierté lorsqu'on lui avait confié la direction de l'ambassade Argentine. Il avait souri et été parti. L'avantage que cela lui procurait était l'éloignement de Caecilia. Cette femme était une véritable harpie. Encore plus depuis qu'elle était enceinte il lui semblait. Il allait falloir que ça se termine ou il n'allait pas le supporter plus longtemps.

Mais ce n'était pas le moment de sombrer dans la déprime. Il afficha un sourire de convenance alors qu'il poussait la porte de l'Hippogriffe Cendré. Il se présenta et donna la raison de sa présence. Le réceptionniste l'invita à le suivre et le conduit jusqu'à l'un des salons privés dans lequel on l'introduisit non sans que les gardes du corps présents à la porte ne le fouille et ne vérifie son identité grâce à sa baguette. Il se demanda même un moment si on allait la lui rendre. Tout ça était d'un ridicule. Il retint un soupir exaspéré et entra enfin dans le salon privé où l'attendait déjà Rosaleen. Il répondit à son sourire par un autre tout aussi grand et se dirigea vers la jeune femme pour l'embrasser sur la joue.

"Bonjour Rosaleen. Comment vas-tu ? Tu es toujours aussi ravissante."


Adonis Greengrass
Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
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Les rumeurs de la bonne société étaient souvent plus efficaces qu'une parution dans La Gazette du Sorcier : les informations allaient vite dans leur petit monde, pour qui savait écouter. En l’occurrence, c'est lors de l'un des fameux thés du vendredi après-midi de Helen Harris que Rosaleen avait appris le retour d'Adonis Greengrass sur le sol du Royaume-Uni. Il eut le droit à de longues minutes de commentaires sur cet état de fait, assorties d'un long quart d'heure sur la grossesse de Caecilia ex-Selwyn, son épouse, l'ancienne amie de Rosaleen. Ce qui s'était passé lors du réveillon des Nimbus de Pompadour et les mots que la première avait prononcés à l'égard de Théo avait considérablement refroidi leur relation, qui n'avait fait que de se dégrader à l'annonce de ses fiançailles avec Adonis Greengrass, qu'elle avait pris soin de taire. Finalement, occupée par son mariage, ses études, sa grossesse et ses obligations d'épouse de Ministre, Rosaleen avait laissé ce lien sombrer dans l'oubli, y trouvant mesquinement une certaine satisfaction. Les propos de Maisie McMillan, affirmant que la jeune femme vivait très mal sa grossesse et sa maternité à venir n'avaient pas réveillé la, pourtant usuellement profonde, compassion de Rosie à son égard. Quoiqu'il en soit, elle avait donc appris le retour d'Adonis et avait saisi l'occasion pour lui écrire, profitant de la relation apaisée qu'ils avaient pu renouer après la mort de ses grands-parents.

- Je me porte plutôt bien, je te remercie, répondit-elle en le gratifiant d'un sourire chaleureux alors qu'il déposait un baiser sur sa joue. Je suis heureuse de te revoir.

Elle se sépara de lui pour reprendre sa place sur son siège, sans se départir de ton sourire.

- Je te remercie d'avoir accepté mon invitation, je désirais de tes nouvelles et une lettre me semblait si impersonnelle après tout ce temps. Comment te portes-tu ? As-tu apprécié l'Argentine ?

L'usage aurait voulu qu'elle lui présente ses félicitations pour la naissance à venir mais Rosaleen restait prudente sur ce sujet, préférant patienter pour voir la tournure de la conversation.


Avatar par Outlines

Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Dans un sourire, Adonis s'installa face à la jeune femme.

"Je suis heureux de te revoir également. Nos conversations m'ont manquées."

Il hocha doucement la tête lorsqu'elle le remercia d'être venu. Quoi de plus normal après tout ? Rosaleen restait son amie malgré tous les événements qui avaient eu lieu. Elle connaissait les sentiments qu'il avait à son égard mais il avait cessé de les épancher. Il se contentait de rester un bon ami. Et peut-être qu'un jour, lorsqu'elle se serait lassée de Leopold, il aurait la chance d'avoir plus.

"Merci de m'avoir invité."

Il plongea son regard dans le sien un moment de sourire doucement.

"Je vais plutôt bien malgré les circonstances. Ce n'est jamais facile de quitter son pays."

Il s'interrompit lorsqu'un serveur vint leur présenter les cartes. Il se saisit de la sienne et l'ouvrit par réflexe alors que le serveur s'éloignait. Les laissant seuls à nouveau.

"L'Argentine est appréciable. Les paysages sont magnifiques, le soleil brille en permanence et il y fait bon vivre. Peut-être un peu trop chaud par contre."

Un sourire amusé s'étira sur ses lèvres.

"J'y ai surtout trouvé une paix non négligeable. Caecilia est exécrable le peu de temps et de fois que je la vois. Je préfère l'éviter autant que possible. Et je reconnais que mon expatriation est plutôt bienvenue."

Il poussa un léger soupir blasé avant de redresser le regard sur Rosaleen.

"Excuse-moi, je ne fais que parler de moi... Comment se porte ton fils ? Il doit avoir bien grandi depuis la dernière fois que je l'ai vu."

Il évita volontairement le sujet Leopold. Ils étaient ici pour passer un bon moment après tout.


Adonis Greengrass
Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
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- J'imagine, concéda Rosaleen lorsque Adonis lui affirma que ce n'était jamais facile de quitter son pays.

Elle n'avait jamais eu l'occasion de vivre à l'étranger mais l'idée ne lui aurait pas déplue. Elle avait dû attendre son voyage de noces pour sortir du Royaume-Uni mais profitait désormais régulièrement des voyages officiels de son époux : mais c'était très différent, très codifié, il ne s'agissait pas de flâner au hasard dans les rues d'un endroit inconnus pour en découvrir les charmes... Peut-être que vivre à l'étranger lui aurait plu, songea-t-elle, si elle n'avait pas tant de raisons de rester ici. Découvrir une nouvelle culture, un nouveau mode de vie, être une inconnue dans un foule, un nom inconnu et vivre tranquillement, dans une maison à la campagne, sans personne autour. Évidemment, en tant qu'ambassadeur, ce n'était pas ce que pouvait pas faire Adonis et il était lui aussi soumis à des contraintes importantes. Ses pensées furent interrompue par le serveur qui leur tendit la carte avant de s'effacer, ses yeux accrochant les plats désormais familiers.

- Il y a la mer, fit-elle un peu rêveusement. Comme ici, certes mais... Les plages ensoleillées et l'eau chaude, pour s'y baigner agréablement... Pas comme dans la Manche, en somme, conclut-elle avec un sourire. J'aimerais beaucoup visiter cet endroit un jour, j'aurais peut-être cette chance. Il y a beaucoup d'endroits dans le monde que j'aimerais voir et que j'aimerais que Reda et Oreste voient.

Cette simple envie de voyage pouvait maintenant se concrétiser facilement grâce à Leopold, qui veillait sur eux, comme sur elle. Leurs perspectives de vie avaient été métamorphosées grâce à ce mariage et c'était aussi l'une des choses que Rosaleen ne pouvait oublier, quand bien même elle avait été blessée cet été. Elle devait se concentrer sur la chose que Leopold et elle avaient en commun et qui pouvait fonder leur mariage : l'amour de la famille qu'ils entretenaient et l'envie de la protéger. C'était un point sur lequel ils ne pouvaient que se retrouver et elle avait envie d'oublier leurs dissensions pour ne garder que le meilleur de cette union, notamment pour Nicholas. Visiblement, les choses étaient plus difficiles dans le mariage d'Adonis au vu de la manière dont il mentionna son épouse. Quelque peu surprise de la rigueur de son ton, Rosaleen n'en montra néanmoins rien.

- J'ai ouï dire par Helen Harris que la maternité l'angoissait, les choses s'apaiseront sûrement dès la naissance. Je te présente toutes mes félicitations, d'ailleurs ; ton oncle doit être très fier.

Les choses s'apaiseraient après la naissance, oui, parce qu'elle connaissait Caecilia : elle laisserait une gouvernante prendre le relai. Une union Greengrass et Selwyn était néanmoins une très bonne nouvelle et ravissait le petit monde des Sang-Pur qui se déliait peu à peu : un mariage sang-pur était toujours une excellente chose, maintenant que des héritiers, comme Eliott Warlock - ou Théo Nott - choisissaient d'épouser des gens en dehors de leurs rangs.

- Ne t'excuse pas, tu as été isolé en Argentine, si tu veux te confier à moi, je suis là. Elle était sincère en disant cela, elle était contente d'avoir regagné l'amitié d'Adonis et ne souhaitait pas perdre ce lien. Effectivement, répondit-elle en souriant doucement lorsque Nicholas fut mentionné. Il grandit si vite, il a déjà deux mois... Tu le verras très bientôt, les semaines passent comme des minutes une fois que le bébé est là. La présence de Nicholas à la maison est un apaisement agréable après toutes ces agitations.

Les enfants cachés de son mari, ses adultères à sa première épouse, les tensions au manoir entre Dave et son père, les retombées de la presse, l'obsession de Multiplettes pour sa grossesse qui était devenue insupportable : bref, une année chargée.


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Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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"Tu es la bienvenue à l'ambassade dès que tu le souhaites. J'ai un manoir de fonction face à la mer. Le paysage est à couper le souffle. Si tu souhaites venir y passer des vacances avec les enfants, c'est tout à fait possible. Enfin si Leopold est d'accord bien sûr."

Adonis esquissa un léger sourire devant l'air rêveur de son ami. Elle était vraiment comme dans ses souvenirs. Et il ne pouvait s'empêcher de penser à quel point cela devait être merveilleux de partager sa vie. Mais elle avait fait un choix et ce n'était pas lui qu'elle avait choisi. Il devait se faire à cette idée.

Ils revinrent à des choses moins joyeuses que les voyages lorsque Rosaleen mentionna Helen Harris et son épouse. Il hocha légèrement la tête à ses remerciements.

"Merci. Oui, il est fier comme un Paon. A croire que c'est lui qui s'est marié et qui va être père. L'héritage et le nom Greengrass sont sauvés."

Il esquissa un léger sourire désabusé avant de reporter son regard sur la jeune femme.

"Et pour Caecilia, je pense qu'en effet, les choses iront mieux après la grossesse. J'envisage de la faire venir en Argentine avec moi si elle le désire. Je souhaite avoir mes enfants près de moi. Qu'elle soit présente ou non, pour le reste. Elle est libre de faire ce qu'elle souhaite."

Il savait qu'il était dur avec son épouse mais depuis le début de leur mariage, elle n'avait rien fait pour se rendre agréable. Elle lui avait bien fait comprendre qu'elle ne voulait de ce mariage que pour ne pas finir vieille fille. Il semblait qu'il était un bon parti et pour le reste chacun vivait sa vie de son côté. Elle était devenue dure et agressive avec lui depuis son départ en Argentine comme si elle lui en voulait de sa déchéance.

Il sourit sincèrement à Rosaleen pour la remercier de lui permettre de se confier. Et il l'écouta parler de son fils avant de froncer les sourcils lorsqu'elle évoqua les tensions. Il avait lu comme tout le monde dans la presse, l'annonce des enfants cachés de Leopold et de ses nombreux adultères. Cela n'avait pas dû être facile pour Rosaleen. Tout comme pour Dave qu'il avait toujours estimé et apprécié. Il saisit la main de la jeune femme dans la sienne.

"Si tu souhaites en parler, je suis là. J'imagine que la situation n'a dû être simple pour personne."

Il lui adressa un doux sourire avant de relâcher sa main. Il ne voulait pas trop enfoncer le clou mais si elle l'avait choisi lui, il n'y aurait jamais eu toutes ces histoires d'adultères.


Adonis Greengrass
Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
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Rosaleen ne connaissait pas exactement la teneur des liens qui unissaient son mari et Adonis mais elle savait ces derniers compliqués et ambigus. Elle savait également que Leopold était au courant de la relation - chaste relation - qu'elle avait entretenue avant son mariage avec lui. Il y avait fort à parier qu'il ne serait sûrement pas très enthousiaste à l'idée que sa jeune épouse emmène Nicholas visiter Adonis, encore moins à l'autre bout du monde et elle ne pouvait l'en blâmer. Néanmoins, elle eut l'élégance de ne pas le faire remarquer et offrit un sourire chaleureux à son interlocuteur.

- C'est une invitation très généreuse, je te remercie.

Elle se sentit compatissante quand Adonis évoqua son oncle avec une certaine amertume, racontant que ce dernier se pavanait comme un paon depuis le mariage de son père, bien au fait de ce genre de comportements. Après son mariage avec Leopold et surtout, après l'élection de ce dernier, sa grand-mère se rengorgeait d'orgueil et parcourait le manoir Marchebank comme s'il était sien, comme si l'union de sa petite-fille la plaçait sur un piédestal. L'incendie qui leur avait ôté la vie était bien la preuve de cette erreur... Néanmoins, si elle s'était sentie pleine d'empathie au sujet de l'attitude de son oncle, elle ne put s'empêcher de remarquer la manière dont Adonis parlait de sa femme. Les mariages dans leurs milieux n'étaient pas guidés par l'amour mais la plupart étaient tendres et respectueux. Leopold et elle ne s'étaient pas unis parce qu'ils étaient animés de la même passion dévorante mais menaient une vie de couple qui se voulait épanouissante et douce, ils partageaient des valeurs communes et souhaitaient tous les deux construire un foyer aimant pour leur famille. Elle n'envisagerait pas de séparer Nicholas de son père, par exemple, c'est aussi pour cela qu'elle avait œuvré à pardonner Leo après la naissance de ce dernier et trouvait la décision d'Adonis dure. Elle était néanmoins trop bien élevée pour le faire remarquer et se contenta de sourire doucement à Adonis, pour lui assurer de son amitié.

- J'espère que vous saurez trouver la solution qui vous siéra le mieux, et aux enfants également. L'air de l'Argentine aiderait peut-être Cilia à s'épanouir, je n'ai pas l'impression qu'elle soit ici très heureuse...

Mais Caecilia Selwyn avait-elle été un jour heureuse ? Elle avait toujours semblé si froide, si distante, encore plus depuis l'emprisonnement de sa mère. Elle et Rose avaient été amis fut un temps et Cilia était aussi froide que Rosaleen pouvait être douce, aussi sombre qu'elle pouvait être solaire elle était heureuse. Mais cela faisait longtemps que les deux femmes ne s'étaient pas confiées l'une à l'autre et elle ne pouvait lancer de paris sur l'état du mariage de son ancienne amie : chaque union avait ses travers et Adonis le lui rappelait d'ailleurs en mentionnant la situation compliquée qu'avait traversé la sienne ces derniers mois. Ses yeux verts se posèrent sur la main de son ami qui était venue saisir la sienne et même si geste n'avait rien d'indécent, les pensées de Rose se tournèrent vers son mari. Elle savait qu'il n'apprécierait pas cela et ne souhaitait pas qu'il en soit incommodé. Elle ne retira pas son bras mais lorsque Adonis la relâcha, elle prit la carte de ses deux mains, soulevant le menu.

- Surtout pour Dave, à vrai dire. C'est son monde à lui qui a été le plus chamboulé. Celui de Meredith Marchebank aussi, je le suppose. Et celui de la petite Cassandre Harper... Moi, je n'avais pas grand-chose à dire. Mais c'est vrai que... Qu'elle en avait été blessée et que cela avait beaucoup affecté l'image qu'elle se faisait de son époux. Que j'en ai été dérangée. C'était un peu avant la naissance de Nicholas, cela faisait forcément remonter des échos et des questions mais... Nous avons fini par parler et je l'ai pardonné, il le faut. Nous avons une famille ensemble et nous y tenons. Et... C'était des erreurs d'avant, d'un précédent mariage. J'avais cinq ans, rends-toi compte ! Comment pourrais-je oser exiger quelque chose de la situation ? Je vais essayer aussi de rendre la situation la plus agréable pour tout le monde. Je veux par exemple inclure la jeune Kessy à la famille, elle a le droit d'être aimée et chérie.

Elle fut interrompue par le serveur qui revint prendre leurs commandes avec déférences. Rosaleen choisit rapidement et lui adressa un sourire courtois alors qu'il repartait.

- Mais je ne veux pas t'importuner avec cela, ce sujet a été débattu partout.


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Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis espérait également que la situation évoluerait avec la naissance des jumeaux et avec la potentielle venue de Caecilia en Argentine. La solitude lui pesait plus qu'il ne voulait bien l'admettre. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir fait de nouvelles rencontres. Il avait notamment fait la connaissance de l'ambassadrice allemande, Lachésis Von Schwartzberg, une jeune femme tout à fait charmante. Mais il se perdait dans ses pensées. Il hocha donc la tête en réponse à Rosaleen tout en souriant légèrement.

"J'imagine que je ne suis pas l'époux le plus attentionné du monde à son égard... Peut-être que si elle me rejoint, elle sera effectivement plus épanouie."

Il était difficile d'admettre qu'il pouvait être responsable en parti de la situation mais il était intimement convaincu que son épouse ne serait jamais pleinement heureuse. Peu importait l'endroit où elle irait. Toutefois, ne souhaitant pas s'appesantir sur sa situation, il demanda à Rosaleen comment elle vivait les dernières annonces. Il hocha la tête avec compréhension tout en notant le mouvement de recul de la jeune femme.

"La communication est une chose importante dans le couple. Je suis heureux d'apprendre que les choses se sont arrangés entre vous."

Il esquissa un sourire amical avant de se concentrer sur son menu. Il avait espéré que les choses seraient bien moins idylliques entre les deux époux. Visiblement, il s'était trompé. Il profita de l'intervention du serveur pour reprendre une contenance et rebondir sur les derniers mots de la première dame lorsqu'il s'éclipsa à nouveau.

"Tu ne m'importunes pas Rosaleen. Si cela te tiens à coeur d'en parler, je suis là pour t'écouter. Quel ami ferais-je autrement ?"

Il plongea son regard dans le sien en souriant amusé.



Adonis Greengrass
Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
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Rosaleen écoutait, elle le reconnaissait à contrecœur, Adonis parler de son mariage avec une certaine curiosité. Tout d'abord parce qu'il incluait Caecilia, qu'elle avait bien connue mais de qui elle n'était plus proche et aussi parce qu'elle pouvait y trouver des similitudes avec le sien. Au grand désarroi des sang-purs les plus conservateurs, leur petite société évoluait et la manière de s'unir également. Les mariages arrangés avaient longtemps été la norme et l'un des seuls moyens de convoler d'ailleurs, le mariage d'amour étant vu comme une fantaisie qui durait peu. Mais la jeune génération était souvent différente et si les mariages entre familles nobles étaient toujours fréquents, ces derniers se nouaient souvent par amour, à force de se fréquenter dans les soirées. Elle passait également sur les mariages morganatiques qui étaient également de plus en plus fréquents et choquaient à chaque fois ceux qui étaient très attachés aux traditions : Eliott Warlock, cadet de sa famille, avec une née-moldus, Owen Harper avec une sang-mêlée et puis, sans même mentionner Théo Nott. Aussi, autour d'elle, il n'était pas forcément facile de discuter cela. Maisie Harris, anciennement McMillan, avait épousé Melvin par amour, tout comme Susan Bones, devenue une Prewett après une relation de plusieurs années. Et si elle ne se retrouvait pas dans les mariages des jeunes femmes de la bonne société, elle ne pouvait même pas mentionner le sien auprès des filles de Lycaon, elles n'étaient pas du même monde...

- Je suis certaine que tu fais de ton mieux, assura-t-elle à Adonis. Et il faut reconnaître que ce n'est jamais facile, lors d'un mariage de raison, il faut faire des concessions. Tu sais ce qui déplaît tant à Caecilia ?

Si l'on demandait son avis à Rosaleen, c'était sûrement le fait d'être mariée et bientôt mère, elle qui avait toujours été si indépendante... Elle avait sûrement cédé à la pression sociale. Que ce soit chez eux, ou chez le reste des sorciers, une femme seule recevait beaucoup d'injonctions.

- Nous essayons, en tout cas. Toi et moi avons grandis dans des foyers atypiques et ce n'est pas ce que je veux offrir à Nicholas, j'aimerais qu'il ait la vie la plus stable possible, malgré tout. J'aimerais vraiment être une bonne mère pour lui. Et offrir une autre vie à Oreste, également.

Il s'agissait là des principes directeurs de sa vie, de son avenir. Protéger son fils et lui offrir le meilleur, et protéger son frère qui méritait de finir de grandir tranquillement après tous les drames de son enfance. La famille était la plus grande des justifications pour elle et elle savait qu'elle partageait cela avec son époux, également très attaché à ses enfants, à sa sœur ou à Griselda. Aux yeux de Rosaleen, c'était la valeur commune de leur mariage. Elle répondit au sourire qu'Adonis lui adressait, cette fois-ci sans arrière-pensée ou retenue.

- Et je suis heureuse de t'avoir comme ami, Adonis, tu m'es d'un grand soutien. Je ne peux plus parler aussi librement qu'avant, à mes camarades d'école par exemple. Je sens de toute manière que mon mariage a creusé un fossé, seul mon ami Connor est vraiment resté le même avec moi. C'est politique, évidemment. C'est drôle, en soi, puisque Leopold et moi ne partageons pas les mêmes idées... Mais au final, je me sens un peu seule des fois, il travaille beaucoup, Oreste et Reda sont à Poudlard désormais... Elle soupira légèrement. Je n'ai même pas le droit de me plaindre, j'ai beaucoup de chance.


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